- Accueil
- Forums
- la communauté : Entraide et conseils
- Imposteur en roue libre
Bonjour
Au boulot, quand ça va pas, que t'as une montée de j'sais pas faire-que tu te sens jugeable-incompétent, que ton imposteur contrôle ton cerveau et que ça te fait faire des erreurs et sûrement dégager du stress ou autre face aux autres ?
Tu fais quoi pour retrouver un état de : c'est rien de sorcier, j'l'ai déjà fait, et pis je n'ai pas l'obligation d'être parfait ?
Autre cas de figure : Et si en plus ce boulot, est super, est une opportunité exceptionnelle, que tu vas y apprendre plein de choses utiles, mais que tu sais pas si ton vrai toi le veut, mais que t'y arrives pas à être compétent, mais que tu es là mais pas vraiment là, et que t'es méga isolé à faire un choix déchirant ?
Salut Flex,
De "nature" à devoir contrôler pour survivre, j'ai trouvé un travail qui répond à ce besoin, sinon c'est la sécurité pénale de mon travail et la mienne qui sont engagées.
Donc c'est une auto alimentation de la vigilance imposée par ma caboche depuis blessure d'enfance et traumas.
Avec un joli syndrome de l'imposteur alors que j'occupe un poste d'experte/référente depuis 10 ans, j'ai néanmoins un réseau de quelques collègues tous neuroA, et on se contacte pour se rassurer si besoin.
Toutefois, me payant le luxe d'une thérapie depuis 3 ans suite à un burn out, et le thérapeute faisant un travail complet, ce travail ne me convient plus car je n'ai plus à maintenir cette vigilance, ce contrôle à ma caboche (cercle vicieux ayant conduit au burn out).
Je ne suis pas malheureuse pour autant parce que ce travail fait réfléchir/chercher/analyser/piloter, donc nourrit ma caboche 👍 . Mais je vais me former prochainement à un autre travail.
Voilà, ce témoignage ne répond sûrement pas complètement à tes questions, mais je voulais juste dire qu'en effet c'est souvent difficile et que ça prend du temps pour y voir clair
<c'est rien de sorcier, j'l'ai déjà fait, et pis je n'ai pas l'obligation d'être parfait> : donc ton cortex préfrontal SAIT qu'il n'y a aucun danger et que tu gères.
Mais <t'as une montée de j'sais pas faire ...> Et c'est quand même l'amygdale qui prend la main.
Si tu coupes court à la montée d'angoisse tu peux reprendre le contrôle. Mon fils a surmonté ses crises de panique qui provoquaient des crises de palpitation, quand l'amygdale by-passe les centres de contrôle du cerveau c'est spectaculaire. Il a dû mettre en place une routine pour calmer les palpitations (exercice respiratoire), détourner l'attention en la focalisant sur une image mentale positive.
J'ai aussi ma propre technique pour remobiliser mes ressources au lieu de les dilapider en analyses du risque. Dans mon cas (où pas de palpitations) c'est les gros mots. Je jure, pire que le capitaine Haddock. C'est une formidable soupape qui relâche la tension, qui me met à distance de la source de stress, mobilise assez d'énergie pour me préparer à l'action d'autant plus que traiter mes problèmes de pleins de noms d'oiseaux revient à les dévaloriser et à faire de moi la dominante.
La suite varie. Souvent je m'offre une petite douceur à boire ou manger en même temps que je m'attelle au boulot, si le stress revient que mon esprit se redisperse je compte (c'est bête, mais ça me recale sur mon objectif) et si le stress revient plus fort rebelote "Je vous emm**** bande de biiip, vous n'êtes que des espèces de biiip, je vais vous biiip (un truc qui leur plaîra pas c'est sûr ^^)". Jamais de manière audible of course.
Ton intervention (et puisque j'ai choisi d'y répondre) m'a donné envie d'aller voir ce qui se raconte du côté des neurosciences. Visualisation IRMf de cerveaux en situation de menace, étude des processus ascendants et descendants ... Je reviendrai plus tard, faire un petit résumé, si ça vous intéresse.
Salut @Agate,
Si j'ai bien compris, tu as volontairement pris un poste d'experte dont la responsabilité pénale peut être engagée en cas d'erreur ? En gros tu aimes le risque!
Mais tu quittes bientôt ce métier car ta thérapie (quel type de thérapie?) t'a mise en sécurité psy donc plus besoin de te nourrir de cette vigilance. Une sorte de révélation tardive, ce qui répondrait à mon avt-dernière ligne.
Mais comment identifie-t-on tout ça : si on est survigilant inconsciemment (quoique j'm'en doute un peu), et l'origine de ça, et pourquoi on fait tel métier..?
@Euh...
En fait c'est léger et vraiment ça se manifeste pas en palpitation ou tremblements ou que sais-je, juste ça me fait oublier des détails, ou mes connaissances...
Et autre chose, j'ignore si c'est lié mais parfois ça me fait être hyper lent sur une tâche, et ne pas comprendre après coup comment j'ai pu mettre autant de temps. Et donc rebelotte, je me compare aux plus rapides, et ainsi de suite!
Merci pour tes exemples concrets et oui ton résumé neurosciences cerveaux menacés processus ascendants et descendants m'intéresse bien ?
Pour prendre ce poste, il y avait 2 moteurs : le challenge intellectuel, offrir de meilleures conditions de vie pour mes enfants. Et les 2 freins : le manque de confiance et la névrose du contrôle.
Après 2 précédentes psychothérapies "classiques" avec 2 psychiatres de la vieille école, puis un burn out, et après conseils avisés, un nouveau thérapeute a tout repris avec moi.
Il m'a proposé l'ICV (Integration du Cycle de Vie) majoritairement pendant 3 ans, pour tout détricoter en profondeur. Lors de la dernière séance, pour travailler un point précis, il a proposé l'EMDR. Je n'ai pas encore assez de recul pour en parler.
En revanche, voici un lien sur l'ICV : https://www.li-france.com/les-annuaires
Un bon thérapeute a logiquement plusieurs cordes à son arc afin de proposer selon le profil, l'histoire, et les besoins du patient, la meilleure approche thérapeutique à utiliser, voire les mixer, ou en changer en cours de thérapie. Exemples d'autres approches thérapeutiques :
- TCC
- Hypnose
- Thérapie Systémique
- Approche Psychanalytique
- Thérapies Psycho Dynamiques
- EMDR
C'est grâce à une thérapie complète que l'on découvre des "trucs" insoupçonnés, inconscients sur sa vie, son fonctionnement, au-delà de ce pourquoi on est venu consulter à la base. Ça n'annule pas qui tu es ni tes névroses, c'est une découverte de soi et un apaisement.
Bonjour,
Mes symptômes : ( la liste est longue ! )
- intégrations des échecs comme étant ma responsabilité, et les succès des ' concours de circonstances '. . . En écrivant cela je vois bien le piège: je m'enterre moi même dans mon piège à ours ! L'ours est gros, je fais un gros piège!!
- hypersensibilité aux critiques et remises en question . Si jamais quelqu'un voit qui je suis vraiment il va me virer au moins et peut-être même pire !
- overdoing, en faire toujours trop... Et burn out.
- procrastination pour éviter de me confronter.
- épuisement cérébral.
- faire tout sauf la bonne tâche ... Ranger la gomme plutôt que d'attaquer le problème ... Ranger toutes les gommes !! Le reste c'est après.
- choix de postes dans lesquels je suis surdiplomée pour ne pas montrer mon incompétence . Et bonjour l'ennui !
- incapacité à m'auto évaluer. Un avantage: Pas la peine de passer le test, en mon résultat je le coche à 2 .
- excès d'émotions. Panique ! panique ! Casse toi de là !
- dysfonctionnement de longue date, et bien encré dans un mécanisme rodé . Difficile à déboulonner après toutes ces années. Je suis devenue pro de l'auto- sabotage , est ce donc ma seule compétence ?
- me comparer aux autres. Eux z'y parviennent ! Pas moi ! "Allo maman bobo, maman comment tu m'as fait ..." (Pour reprendre Souchon) .
Jamais suffisamment ni suffisamment bien .
Mes solutions actuelles... J'ai encore du travail .
- Réalisation d'une anamnèse et TCC avec un thérapeute.
- je fais des listes de tâches. Les Todo list . Si je suis débordée par rien ( et j'ai souvent du rien qui bloque tout) , je prend la liste, et je fais bêtement le truc car c'est écrit. Une fois dans l'action, j'oublie pourquoi j'avais un souci. Même pour une réunion, même pour des dossiers dont les chiffres alignent les zéros. Liste !
- si tout se brouille je tente de prendre conscience des émotions, je les nomme et je les mets dans une boîte mentale ( je referme le couvercle) et je poursuis mon travail.
- humour, humour. Ma soupape pour reprendre un pouvoir sur moi même et mes idées ( peut-être comme les grossièretés)
- sport . Si j'ai une épreuve énooooorme qui m'attend. Je fais une séance de sport juste avant autant que possible . ( A une époque c'était footing, aujourd'hui vélo elliptique). Je suppose que c'est une histoire d'hormones de stabilisation et de confiance en soi, style endorphines. Ça me recale dans mes pantoufles. Et je repars chaussée de mes pantoufles grand confort ?.
- mon âge, "avec le temps tout va tout s'en va " . Les syndromes aussi . Bon pas une bonne nouvelle ?. La sagesse est de ne plus s'affoler de rien en somme. Il arrive un stade où tout devient " bof un truc de plus ". L'ours est peut-être pas si gros que cela en fait ?
Il te faut t'enregistrer sur le site pour participer aux forums.
Rejoins-nous vite !
