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Le petit cercle de la sagesse

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Le petit cercle de la sagesse
Yemethzile 15 décembre 2021 à 16:26

Bonjour tout le monde.

J'ai commencé à écrire un livret sur la sagesse. C'est assez cryptique, mais c'est quelque peu le but. J'ai déjà 6 micro-chapitres, mais je ne poste que le premier, et je ne mettrai le reste que si quelqu'un me le demande. En général, je n'ai pas beaucoup de succès, notamment car il est mal vu de paternaliser.

Je voudrais faire un sujet où tout le monde peut parler de comment être plus sage dans sa propre vision, et en quoi cela consiste. Je serais ravi de lire ce que les inspirés ont à dire.

En attendant, voilà le premier chapitre:

"- Le petit cercle de la sagesse -

1.

Une histoire, c'est un petit trésor. Personne n'a eu l'outrecuidance de la déceler jusque là. Elle attend sous la neige, ou dans le creux d'un arbre, mais elle attend quelque part.

Seul un héros aura le courage de l'arracher à son ombre. Seul lui, ou seule elle, a eu l'humilité de grandir. Toujours s'inspirant de ce que l'on voit, et des petits mots des hommes sages.

Il y a des trésors dans les plus lointains déserts, et dans les précipices les plus escarpés. Aller vite, ou aller loin, ça ne fait que nous mener à différents chemins. Tous ces chemins ont leur propre part de trésors.

Il faut croire que l'important, c'est d'aller là où personne n'en revient ? C'est une forme de sacrifice, et de récompense. C'est l'histoire de notre courte mortalité.

Qu'avez-vous le temps de perdre, mon cher ami ? Car moi-même voyez-vous, j'ai toutes ces prérogatives, de toutes ces choses qui s'étalent en poussières devant les infinis. Tout est en sable sur le joyau de nos mots.

Nos mots, ce n'est pas un trésor, c'est un simple cadeau. Tout le monde naît avec son propre verbiage, son propre terreau. L'eau coule et s'écoule, sur ces mots en cascade, et jusqu'au ciel en lierres.

Le Trésor, il est intimement lié au temps. Il faut forcément un certain temps pour l'atteindre. Desfois le temps est court, desfois il arrive trop tard... Mais le temps est une ressource plus fine qu'on ne le croît.

J'en ai des finesses à tisser, sur le canvas de vos perceptions. Toujours, sachez-le : on ne connait jamais un homme. On ne connait que ses interfaces, et sa peau poreuse.

On en fait des histoires, mais non, on ne connait jamais un homme. On ne sait ce qu'il a traversé, ce qu'il a trouvé de trésors lui-même, de ce qui lui a été juste, et injuste.

On ne peut que s'hésiter à se juger soi-même seulement, mais jamais plus que soi-même. Notre prochain court dans des bottes trouées qui nous déchireraient le pied, et pourtant il a l'air bien rabougri, comme fraîchement levé."

Eh voilà. Il y en a plus (et du meilleur) de dispo ! N'hésitez pas aussi à rajouter vos propres textes sur le sujet de la sagesse, du zen, et de ce genre de choses. C'est un monde à explorer. 😀

Cordialement,
Pierre

Ambre31le 15 décembre 2021 à 22:42  •   71622

Salut @Yemethzi -Pierre, cool de te lire! Merci de partager avec nous ta prose qui avance comme un ruisselet, creusant son lit au fur et à mesure.

Elle m'amène plusieurs questions. D'abord qu'appelles tu la sagesse ? Ensuite tu parles de la sagesse envers soi, en évoquant "la sagesse sur sa propre vision", c'est ça? Et enfin, que veux tu dire par paternaliser ?

Et je serais ravie de lire la suite bien évidemment 🙂.

Yemethzile 16 décembre 2021 à 18:17  •   71653

Salut Ambre, et merci pour ta réponse !

La sagesse: elle est pour moi le mystère ultime, et c'est pour ça que je l'approche de manière cryptique. C'est visiblement étrange, mais j'ai l'espoir que l'univers soit bien foutu, justement, et que donc ça aide tout de même à contribuer au schmilblick, par le brainstorming de chacun et par la nature intrinsèque à ce qui est cryptique. Pour te répondre de manière claire... Je dirais que la sagesse, c'est l'art et la science de mieux se comporter. Enfin, je suis adepte de la méthode tranchante du dictionnaire, "Idéal supérieur de vie proposé par une doctrine morale ou philosophique". Je trouve ça éclairant, contrairement à ce qu'on aurait pu croire.

Par la "propre vision", c'est une manière ampoulée de dire "votre perspective sur la question".
Par "paternaliser", je veux dire "se mettre en position de supériorité".

Je vais mettre 2 chapitres parce que le deuxième est naze, mais lecture requise pour le 3ème micro-chapitre que je préfère, bien qu'il soit un peu mièvre. Je pense que c'est affreusement banal à lire, mais c'est à quelqu'un d'autre d'oser porter ce flambeau...


2.

Il en faut de tout, et de tout il y en a. Venez avec moi, et je vous raconterai quelques uns de ces balayages d'étoiles. Après tout, petit rappel que chacun est issu du même univers, que chacun est connecté, et que le bien-être global est logique plus que plainement "idéaliste".

Laissons les grands mots aux grands hommes. Être logique, ça veut dire quoi ? Ça veut dire avoir engrangé des préceptes vérifiés par le temps, et par le nombre. Être "idéaliste", ça veut dire que toute matière est faite de pensées et de perceptions.

Ça, on s'en fiche pas mal, au final, car alors on aura tout le temps d'en découvrir plus à ce sujet. Pensons plutôt à l'urgence d'être logique, et d'engranger ces fameux préceptes primaires, et dont tout découle, de ce qui est de bien...

Le Premier précepte, c'est la Voie du Milieu. La plus prime racine, elle tombe juste, tout juste, tout le temps. C'est mathématique. Pourtant, il faut aussi sortir du chemin battu.

Alors il y a comme à la pèche, des lancers de bouchon, et du rappel de fil. Il faut voir toute l'étendue du lac, voir large, et tirer loin, et ramener avec prudence, avec un enthousiasme maîtrisé.

Vous pouvez bien sentir la touche, mais si vous tirez comme un malade, ça n'ira jamais dans vos mains. Il y a un paradoxe. Il faut se maîtriser, dans la Voie du Milieu, et c'est là que la pèche paie.

Nous sommes faits pour dévider à la juste cadence, et à l'endroit le plus juteux. Tout l'univers conspire, à ce que l'on le capture. Il est conçu pour se nourrir à soi-même.

Il y a donc de la Clémence. Tout est moins dur qu'on tend à le penser, et pourtant c'est un challenge dont on revient avec une jolie histoire. Il y a de la Clémence, et de la marge pour des tours, et des retours.

Dans le registre des erreurs de raisonnement, je vous propose la Déviation Nécessaire. A partir du moment où l'on admet 2 catégories de choses, alors il est nécessaire qu'il y ait une différence entre leurs attributs, et qu'elle apparaîsse plus grande qu'elle n'est réellement.

Par exemple, on peut penser "l'essence coûte chère", car elle est à +20% d'il y a quelques années, alors qu'en fait elle est encore au rabais à l'échelle des décennies. Nous faisons constamment cette erreur, que j'appelle la Déviation Nécessaire.

Je peux avoir l'air sage, parce que j'écris plus "sagement" que les autres, alors qu'en fait dans l'absolu je suis un idiot. Il y a toujours ce piège, entre le relatif et l'absolu. Alors comment savoir ce que sont les choses dans l'absolu ? Il y a-t-il même un absolu ?

J'ai bien peur que ce ne soit pas à moi de répondre à cette question. S'il y a un absolu, il est nécessaire qu'il soit trouvé dans la concertation, dans la mise en commun de nos lumières, sur le pilier du savoir.

Le Pilier du Savoir, c'est ce que j'appelle le sens commun, qui a été biologiquement conçu, et évolué. Tous ensembles nous sommes plus justes dans nos estimations, c'est encore un bénéfice auxiliaire de la Voie du Milieu. C'est mathématique !


3.

Si j'ai le courage d'écrire cet ouvrage, c'est parce que je pense, et parce que je sais intimement, que chacun de nous est une partie du tout, et que chacun de nous a dans son coeur une Voix, aussi digne d'être entendue que chacune autre.

Comment oser croire autrement ? Quand même encore, ce que l'on croit se répercute sur ce qui est. Il faut croire, et dans cette croyance se manifester, dans une prophétie auto-réalisatrice.

La prophétie auto-réalisatrice, c'est un autre précieux précepte à connaître, pour ne pas tomber dans son engrenage. Si on nous a dit qu'on écrit mal, on passera sa vie à mal écrire, alors qu'en fait il suffisait de 5 heures pour apprendre les règles de base.

Il faut toujours être dynamique, et être Force de Proposition. C'est-à-dire qu'il faut se savoir sur un trajet, dans une métamorphose constante, et que tout s'atteint quand on y met le temps, et l'effort.

Il y a des gens qui se limitent artificiellement, parce qu'ils ont peur de trop essayer, et d'échouer, et de se penser absolument perdants, absolument voués à ne pas réussir. C'est une tragédie de croyance. Cela s'appelle la peur d'échouer.

Il y a la peur d'échouer, et la peur de réussir. Parce qu'une fois que l'on a réussi, alors il nous incombe la responsabilité de produire, et de se défaire de toutes nos excuses, pour produire ce que l'on a été destiné à produire.

C'est une peur sans fondement, car en vérité, (et c'est le précepte suivant), il ne faut pas faire ce qui nous est récalcitrant, mais il faut faire ce que l'on aime faire, car alors le travail vient sous peu d'efforts. J'ai encore la naïvité de croire que chacun trouve sa place.

Le problème de la société moderne, c'est que tout le Monde est en compétition avec tout le Monde. Tout le monde est de fait, ultra spécialisé, pour arracher un bout de raison de vivre, un bout de viande. C'est une triste chose.

Plutôt que de dire "c'est une triste chose", rappelons-nous la loi de la Déviation Nécessaire, et celle de la prophétie auto-réalisatrice. Quand on admet ce problème, il y a tendance à l'amertume, au désespoir.

Mais quand on regarde bien, on sait que l'on trouvera une solution, et qu'un jour tout le monde aura trouvé une solution à tout le Monde, et l'on vivra heureux et mis en valeur, chacun à la place qu'il rêve d'être. C'est ce en quoi je crois.

Je suis ici pour vous aider à réussir. C'est mon mantra. Ensemble, nous ferons briller la Terre, si ce n'est que pour un instant. Le plus important de mes préceptes, c'est que l'importance dans l'absolu, ce n'est pas de perdurer, mais c'est de briller.

L'important, c'est de donner de la valeur, d'incorporer l'honneur et la vertu en un unique acte, et que pour toujours l'univers ait le souvenir de cet acte, de votre ouvrage, de votre sacrifice. A chacun il est à portée de faire briller l'Humanité.

Je sais, je ne vous connais pas, mais nous sommes tellement liés que je sais que je commence à vous titiller votre ambition. Quelque chose se réveille en vous. Vous aviez passé une vie endormie, et j'ai l'audace de croire que votre réveil sera glorieux.

😇

Ambre31le 18 décembre 2021 à 09:20  •   71794

Merci @yemethzi. Tu exprimes plein de choses la dedans. C'est un peu un guide, ton guide vers ta sagesse alors... C'est chouette de partager. N'hésite pas à partager le reste si tu le souhaites.

Yemethzile 25 décembre 2021 à 13:07  •   72290

Eh bien merci Ambre mais je suis triste que ça n'intéresse pas grand monde ! Je vais devoir trouver une autre manière de contribuer, j'espérais que on serait plusieurs à discuter de nos guides mutuels, se critiquer les uns les autres, ça aurait pu être beau. Je vais poster les 3 autres derniers micro-chapitres qu'il me reste et m'arrêter là. Ce n'est pas dramatique. Joyeux noël à toi et à tout le monde ! 👍


4.

L'autre grande erreur de raisonnement, c'est celle de croire que vu que l'homme est petit, alors il est insignifiant. N'a-t-on pas déjà bien répété que la taille ne fait pas la valeur ?

Quitte à penser ainsi, je dirais même l'inverse, que plus c'est petit alors plus c'est précieux. C'est la subtilité de l'univers, c'est ce qu'il dit sur le pourtour. C'est un murmure...

Dans ces murmures, se trouve la vérité la plus précieuse, la plus raffinée. Alors que tout autour, tout brûle, nous sommes tous emmêlés dans des émanations les plus spirituelles.

Venez avec moi, ivres dans ces encens, en dansant revèches, libres et sauvages. Venez avec moi, et je vous changerai à tout jamais, tout comme vous m'avez changé, sans même le savoir.

Quand on apprivoise, on se fait apprivoiser avant tout. Quand on produit, on est également le produit. Quand on écrit, on fait la lecture de notre plus chère substance. Tout est bidirectionnel.

En mathématiques, on appelle ça hyper-directionnel, car tout est à tout relié. On sait que E = MC2, c'est à dire que la masse et l'énergie sont liés. Tout est un océan d'énergie, sous l'habit de matière.

Il a vibré, ce Il que l'on appelle Dieu, et il continue de vibrer à travers chacun de nous. Alors ce que nous faisons de bien, c'est de lui, mais nos erreurs aussi, sont de lui.

Voilà mon deuxième précepte le plus important. Je ne vous pas demande de croire, mais d'accepter que nos erreurs existent car elles font le bien de la Société de la Vie.

Si nous étions parfaits, alors nous dévorerions tout sur notre passage, et la vie serait un triste corridor. La vie est un tel manège, une telle danse, car justement chacun laisse la place aux autres de danser.

Il est plus que naturel de faire des erreurs, il est nécessaire et fondamental, et même éternel, que l'on fera des "erreurs" au bénéfice des autres humains, et au bénéfice des autres espèces, et même au bénéfice de la matière inerte.

Accepter cela, c'est comme passer le premier palier de la pensée zen. Je n'ai pas la prétention d'être zen, mais j'ai celle de mettre en valeur ce qu'il m'est important d'intégrer.


5.

Comment allez-vous intégrer toutes ces informations ? Y a-t-il un plan, une stratégie ? Pourquoi est-ce que l'on fait des fiches pour apprendre la cuisine, mais pas pour apprendre la vertu ?

C'est que l'on espère que la vertu est assez bien foutue pour être évidente, pour tout perméer de ce que l'on fait, pour partout suinter. C'est notre candeur la plus louable.

La vérité elle est dans les brouillons de Benjamin Franklin, de Sénèque, des accords Toltèques. La vérité, c'est que la vertu est une pratique volontaire et concentrée, dans les évènements de tous les jours.

Il faut choisir ce que l'on travaille, et le travailler. Juste le lire ne suffit pas, ou de toute évidence la société entière aurait été civilisée depuis tous ces millénaires de sagesse étalée.

Si on veut devenir "sage", il faut le travailler dans chaque décision que l'on fait. C'est évident en soi-même car être sage cela veut dire toujours agir le plus sagement possible, et donc à chaque décision.

Cela ne veut pas dire se donner à 100% tout le temps, mais à optimiser nos efforts à 100% de rentabilité globale, c'est-à-dire d'utilitarianisme.

L'utilitarianisme, c'est un sacré diable de philosophie. Cela fait des miracles et des enfers. C'est la clef, et le tombeau. Croire que tout le mal qu'on fait puisse être excusé par la suite.

C'est un souhait le plus maudit. Autant le dire tout de suite, je ne crois pas à l'utilitarianisme, car je ne pense pas qu'on ait jamais la moindre idée du plus grand bien.

Il vaut mieux ramer le bateau vers le Soleil, il vaut mieux espérer et perdurer dans la Voie du Milieu, et au moins aussi longtemps que ça semble être la plus belle échappée.


6.

Si vous voulez un exemple de valeurs à pratiquer, parlons de ces fameux accords toltèques. C'est un sage mexicain contemporain, qui nous a délivré un merveilleux ouvrage.

Il s'agit d'apprendre le développement personnel, à travers 4 préceptes. "Que votre parole soit impeccable", "Ne jamais en faire une affaire personnelle", "Ne pas faire de suppositions", "Faire toujours de votre mieux".

A chaque jour qui vient, essayez-vous de penser à ces accords lors de votre raisonnement. Tous les 4 jours, le cycle se répète.

Il y a même en bonus un cinquième accord qui est "Soyez sceptique, mais apprenez à écouter". Il me semble crucial surtout dans la société moderne de faux et de sous-entendus.

Ce que les jeunes ignorent souvent, c'est l'importance d'ECOUTER. J'ai même failli nommer ceci "Ecoute", tellement l'écoute est cruciale, dans tout ce que l'on fait.

Quand on fait de la musique, il ne faut pas vibrer comme un robot, mais dans l'écoute de la mélodie, de l'émotion qui est procurée.

Quand on écrit un texte, il faut être à l'écoute du lectorat, de leur psychologie, de leur histoire, et écrire dans l'écoute de ce qu'ils sont capables de lire.

Quand on converse avec les gens, il y a toujours un message caché, et qu'il faut au plus tôt apprendre à déceler. Il y a ces même messages dans les livres de tous bords.

Biologiquement, nous tendons à nous exprimer au-delà de notre conscience, c'est-à-dire que l'on déborde d'informations, pour le bien de la société et du groupe en lui-même.

Ecouter, c'est la plus belle version de vivre.

😜


Tchuss tchuss voilà, c'est un peu imbu de soi-même mais pour l'instant je ne peux pas faire mieux, c'est mon petit cadeau pour Noël.

Bonnes fêtes tout le monde !


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