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- Les neuro athypiques et le lacher prise ?
Bonjour a tous ,je me demande si un neuro Atipyque a plus de difficulté a être dans le lâcher prise ?
Bonne question !
Perso, c'est soit seule, soit uniquement avec des personnes de confiance et encore, alcool aidant.
Mais au final, n'est ce pas un peu le cas de tout le monde ?!
En revanche, profiter pleinement de l'instant présent (c'est peut-être flou comme distinction), ça j'ai vraiment beaucoup de mal.
Tu pensais à quelque chose de précis ?
Je ne connais pas le lâcher prise. Je m'invente des formules pour faire muter ma perspective mais le lâcher prise en soi me semble une défaite. Il faut que je sois toujours vainqueur de moi même.
En revanche, je sais laisser tomber.
Je me demande quelle est la différence entre lâcher prise et laisser tomber ?
Peut être que lâcher prise c'est laisser tomber sans culpabiliser ?
Ou laisser tomber c'est lâcher prise en culpabilisant ?
En fait je crois que tout ça s'apprend, mais après, est ce que les "neuros atypiques" ont plus de mal à lâcher prise ?
Peut être que oui, par la force des choses, mais ce n'est peut-être pas un si mal grand mal que ça au final, enfin tout est une question d'équilibre.
Il faudrait chercher dans des cas concrets pour aller plus loin surement.
@Festif
Pour moi, "lâcher prise" est comme un abandonnement, comme une défaite.
"Laisser tomber" c'est juste se rendre compte de l'inutilité d'une démarche et l'abandonner.
Mais c'est mon ressenti, peut être que sémantiquement ce n'est pas si clair.
C'est surtout que, sémantiquement, et pour rester dans le cadre de la langue française, et son étymologie, et donc son usage, "lâcher prise" n'est ni un abandon, ni une défaite, mais plutôt une volonté (si,si) de relâcher l'emprise ; c'est à dire décider de ne pas se figer sur le contrôle qu'on pense avoir sur les choses, ou sur l'Autre. Car lâcher prise demande de la volonté, et même parfois du courage.
Laisser tomber, selon ta perception des choses, revient donc à ce lâcher prise.
Je trouve, mais c'est très personnel, et je m'en excuse, que ce glissement de l'un à l'autre, est très parlant. Une petite peur inconsciente de perdre le contrôle, peut-être. En tout cas, je le dis sans jugement, plus comme une invitation à se questionner.
Quoi qu'il en soit, pour répondre à la question de départ, personnellement, je ressens très fort cette difficulté à lâcher prise quand je ne suis pas en sécurité.
Non pas parce que je le verrais comme une défaite (au contraire même, ce serait une victoire sur moi-même), mais parce que j'y perçois un risque majeur, celui de me retrouver bien trop vulnérable, et donc en danger potentiel.
@Asperite
Il se trouve qu'on pourrait ressentir cette différence sémantique de manière subiective par rapport au propre vécu.
Par "lâcher prise" je comprends l'abandon. Reconnaitre une défaite. Accepter une perte.
"Laisser tomber" est pour moi la volonté de ne pas continuer une démarche inutile. Prendre une décision sage. Emprunter un meilleur chemin.
Cela peut ne pas être linguistiquement claire mais parfois on a une approche émotionnelle de la langue.
J'étais plutôt partie sur la libération psychologique du besoin de contrôle pour trouver une certaine tranquillité.
Mais nous attendrons le retour de @Flyingsaucer !
Lacher prise pour moi c'est ne pas agir, et donc cela implique de faire confiance.
Confiance dans l avenir, aux autres
Accepter l' imperfection, l'aleatoire
Devenir poreux, se laisser porter.
Laisser la possibilité à l'extérieur de définir la suite,
Abandonner le pouvoir,
Ce n est pas decider d arrêter.
C est peut etre abandonner l'illusion de la maîtrise et de la responsabilité.
C est renoncer, accepter que naviguer face à des éléments déchaînés ou non n'est pas utile, s'économiser.
C'est flotter, se laisser balloter par les éléments.
Franchement c'est pas désagréable.
Bonjour ,merci pour vos retours! pour moi être dans le lâcher prise ,ce n est pas une dèfaite.par exemple si quelqu un ta blessè ,es ce que tu rumines des semaines durant? ,ou es ce que tu arrives a passer oûtre? , donc être dans le lâcher prise! C est retrouver son equilibre ,alors cela ne peut pas être une dèfaite! La reponse de Juliette concorde avec ce que j en pense ,toute fois j aimerai savoir comment vous y prenez vous pour y parvenir ?
@Rodamons si, c'est très clair sémantiquement parlant. Aussi c'est intéressant et rigolo de voir les différences de sémantique chez les uns et les autres, et comment nous nous y accrochons.
@Flyingsaucer ça peut être l'histoire d'une vie d'arriver à lâcher prise, et tu as l'air de quand même bien y parvenir !
C est pas si facile , j arrive a tourner la page rapidement quand c est dans une relation affective ,mais face a l injustice ,j ai beaucoup de revolte. Du coup j évite la télé, les medias etc... je m en porte mieux. m' occuper du jardin c est comme une meditation ,cela permet de faire le vide. Tu as raison c est un travail de toute une vie. Pour mon premier cours de philo nous devions lire Candide. C est alors que j ai compris et aussitôt decider de quitter l ècole pour aller vivre ma vie .!
Ha l'école n'apprend pas forcément à vivre, et qu'est ce qui y apprend d'ailleurs ?
J'ai trouvé mes réponses dans la philosophie, mais certains y sont allergiques.
Le jardinage peu aussi être une bonne école peut être ?
Montaigne méditait sur la vie et la mort en jardinant! Pour le lâcher prise sur l'injustice du monde, le truc c'est d'arriver à faire la part des choses. Nous ne pouvons pas sauver le monde, mais nous pouvons y apporter notre pierre. Le lâcher prise se fait quand tu comprends qu'apporter ta touche au monde est ce que tu peux y faire de mieux, pour toi et pour le monde.
Le premier truc qui me vient c'est:
commencer par définir ce que tu entends ici par "lâcher prise", pour que tout le monde parle de la même chose (1/ on n'a pas tous le Larousse dans la tête 2/ même quand c''est le cas, il y a toujours une histoire de nuances).
Ensuite: dans quel cadre tu veux situer ça ?
pro, perso, amical, amoureux, sportif, développement personnel, etc ... ?
Bonjour Festif , je comprends ce que tu dis .la philosophie m a beaucoup aidée a me conforter sur mes choix de vie . quand à l injustice ,tout ce que je peux faire a ma petite echelle ,c est garder mon integritè,et continuer à vivre avec mes valeurs humaines . Je ressent l 'injustice , comme un mur contre lequel je ne peux pas lutter. Je pense que Beaucoup de Zebres ont du êtres victimes d injustices tout au long de leurs vie ! cela à cause d 'erreurs sur l' interpretations de qui nous sommes réellement ! Et finalement si le zebre à besoin de s isoler ,peut être "c est qu il est fatigué de lutter ,de combattre des murs ,alors on ouvre les yeux sur tout ce qui paraît absurde ! Peut être que lâcher prise c est cultiver son jardin ! Et la beauté de tout ce qui vit !
@Flyingsaucer
Le lacher prise n'est pas la bonne réponse a tout notamment dans le cas que tu cites sur l'injustice.
Alors la question est plutot comment se preserver face à l'ampleur des injustices et trouver, à sa mesure, une possibilité d agir, de contribuer a plus de justice. , comment se sentir comprise avec d'autres gens qui ne tolèrent pas.
Faire comme si ca n avait pas d importance et ce n etait pas grave revient à alimenter l iinjustice et a aggraver la dissonance en soi. Ce ne sera jamais une bonne reponse. Je pense que tu le sens en toi et que c est pour ca que ca n'est pas possible.
Bonjour, oui tu as raison . Cependant on ne peut pas être constament en etat de révolte ,il faut mieux se changer les idées, passer a autre chose ,quand on ne peut pas y faire grand chose. Cela ne veut pas dire que l on s en fiche pour autant.
@Cecicela
citation :
Le lacher prise n'est pas la bonne réponse a tout notamment dans le cas que tu cites sur l'injustice.
Faire comme si ca n avait pas d importance et ce n etait pas grave revient à alimenter l iinjustice et a aggraver la dissonance en soi. Ce ne sera jamais une bonne reponse.
C'est complétement mon ressenti aussi. Je me retrouve dans l'action, à réparer les torts, s'opposer à ce qui est nuisible.
Dans mon cas il s'agissait récemment d'une relation ou quelqu'un de toxique m'avait fait beaucoup de mal gratuitement; rien de plus nuisible pour moi que d'entrendre dire "il faut que tu aprennes le renoncement, le pardon, te laisser aller... Tu es petit, le monde est vaste... Il faut t'effacer, accepter ton sort..."
Hors de question. On m'a fait une injustice, on m'a fait mal, ni oubli ni pardon. Je tourne le dos et j'efface la personne de mon esprit, tout simplement, et je ne lui souhaite ni du mal, ni du bien. Comment pourrait-on souhaiter quelque chose à un phantome, à quelqu'un qui n'a jamais existé ?
Les discours "renoncialistes" (car c'est ce qui est pour moi le lacher prise), désolé mais ça ne me correspond pas, voir m'irritent profondément (lorsqu'on me prodigue des conseils - comme si lorsque je suis préjugé, ce serait toujours à moi de faire des efforts et être dans l'acceptation et le pardon). j'en sortirais avec ma confiance ébranlée. J'ai besoin de garder le cap, garder le contrôle et sortir d'une épreuve la tête haute. La renonciation, l'acceptation de l'inacceptable, le pacifisme, le ghandisme, tourner l'autre joue, la non-action - toute ça n'est pour moi non seulement pernicieux, mais toxique. Je vois la vie comme une lutte où on peut TOURNER LE DOS à un chemin sans issue, mais toujours la tête haute, toujours combatif, toujours actif.
Après, si ça peut aider certaines gens, je suis content pour eux.
Bonjour,
Je crois que le seul moment où j'arrive à lâcher-prise c'est quand je fais la planche dans l'eau. Si je ne lâche pas, je ne flotte pas, c'est aussi simple que ça. C'est donc déjà une forme de contrôle de l'équilibre 😅 et voilà le chien se mord la queue et ça boucle. Donc si lâcher-prise c'est abandonner, changer de cap, laisser faire et ne pas intervenir alors oui dans ce cas ok tant que ça concerne les autres ça me va parce qu'il ne s'agit pas de contrôler leur vie, leur pensée, leurs actes. Mais s'il s'agit de moi c'est différent ! Quand j'ai décidé un truc, je peux m'enteter longtemps, même quand tout me montre que ce n'est pas la bonne voie, la bonne façon, ni le meilleur choix.
Je ne prône pas le non agir, c'est plus compliqué que cela, mais pour Gandhi il a quand même obtenu l'indépendance de l'Inde face à l'Angleterre me semble t'il?
@Festif
"Gandhi a acquis l'indépendance de l'Inde par l'Ahimsa" : c'est plus compliqué que ça. Bien que catalyseur incontestable, Gandhi n'a pas été le seul acteur. Il y avait aussi le Congrès national indien de Jawaharlal Nehru -- beaucoup plus pragmatique --, la Ligue musulmane, ainsi que la lutte armée et le nationalisme radical.
Par ailleurs, Gandhi lui-même a vécu la partition du sous-continent en deux États comme la défaite ultime de sa politique de non-violence, estimant à la fin de ses jours que son grand dessein s'était soldé par un échec.
S'il faut séparer l'homme de son oeuvre, on ne peut ignorer les failles du personnage quand il est érigé en modèle absolu : ses prises de position troublantes lors de la Shoah (recommandant aux Juifs un martyre collectif plutôt que d'alimenter la violence), son racisme ouvert envers les Noirs africains durant ses années en Afrique du Sud, ou encore la brutalité de ses « tests de chasteté » dans sa vie privée avec de très jeunes femmes. Tout cela nuance fortement la sainteté attribuée à ce grand personnage historique.
@Festif @Flyingsaucer : bien sûr 👍 😊
Le lâcher prise est une aptitude temporaire, si c'est une réaction ou un mode de vie, ça ne porte pas le même nom.
Et puis la question n'était pas de juger le lâcher prise de toute façon.
Juger le lâcher prise n'est peut-être pas le sujet @Agate c'est vrai.
@Rodamons je te fais confiance pour Gandhi alors, après tu sais c'est peut être encore juste de la sémantique, mais je ne vois pas trop de différence entre le non agir et faire de l'autre un phantom.
C'est pour discuter non pour juger ou critiquer ou quoi que ce soit d'autre de négatif, je précise car à l'écrit c'est pas toujours clair.
@Festif
citation :
je ne vois pas trop de différence entre le non agir et faire de l'autre un phantom
La différence est dans l'esprit. Vouloir effacer de sa conscience quelq'un qui vous a fait énormément de mal est un acte volontaire. "Faire la paix avec son passé" serait pour moi humiliant et me feraient garder un traumatisme. On ne pardonne pas à son boureau. C'est comme lorsqu'on a vécu dans l'ombre d'un pervers narcissique. Il faut simplement l'oblitérer de sa conscience, pas comprendre, pas pardonner, pas accepter son passé séreinement. Lui nier l'existence. Ce n'est pas de l'amnésie, c'est du mépris dans sa forme la plus absolue.
Mais c'est mon remène personnel adapté à ma façon d'être, je ne le recomande à personne.
Du coup je reviens vers @Flyingsaucer
citation :
je me demande si un neuro Atipyque a plus de difficulté a être dans le lâcher prise
Ta formulation fait penser que le lâcher prise est une bonne chose, je suis sûr que tu le penses avec les meilleures intentions.
Pour moi c'est exactement ce qui ne me faut pas. Toutes les fois dans ma vie où je l'ai appliqué se sont soldées avec un désastre émotionnel et psychique pour moi. Je suis quelqu'un de hyperintense, j'ai besoin d'un autre régistre de remèdes. Mon caractère se forge dans la lutte, pas dans le renoncement.
Je suis d accord pour le mèpris ! C est aussi la solution que j adopte ! Nous sommes seul a pouvoir juger de notre valeur ,et il ne faudrais pas perdre l estime de soit ! Cela ne veut pas dire que nous ne devons pas nous remettre en question , mais cette remise en question doit venir de sa propre conscience et non pas du jugement ou de la comparaison aux autres . Nous sommes tous uniques et different . Pour lâcher prise je pense que cela demande d' accepter que personne est parfait ! Cela n est pas un pardon mais une tolérance!
Pour moi, le "lâcher prise" est encore un de ces concepts entre le psy-machin-chose et le soi-disant développement personnel. En résumé, cela ne me concerne pas. Pire, lorsqu'on dit devant moi qu'il faut "lâcher prise," ça a tendance à m'énerver...
Je ne sais pas si je réponds bien à la question de départ, mais c'est tout ce que j'ai là-dessus ! 😂
@Merlin
Euh. T'es moi 100% mais en moins poli lol. Je ne voulais pas froisser la gentille amie qui a posté ça mais autrement, toi c'est moi au niveau "fond de ma pensée".
Je crois que la sémantique a un sacré pouvoir sur chacun d'entre nous aussi.
J ai experimentè le lâcher prise ,a travers les techniques d Aiikido. Il s agit de ne pas s opposer a la force ,par la force. Il s agit d être comme l 'eau ,insaisissable ,adaptable . L exemple de nadiasilvit me plait bien ! ,faire la planche sur l' eau plutôt que de se debattre si on ne sait pas nager ! Pour moi le lacher prise n a rien avoir avec les methodes de devellopement personnelle etc .. car ce n est pas une demarche intellectuelle ,mais un État d être unitè corps / esprit. Comme le dit Festif , nous avons chacun notre dialectique ,mais au final je pense que l on se rejoind sur le sujet.
J'ai expérimenté le lâcher prise. Trés récemment. Aprés avoir passé 6 ans dans le ressenti, la colère de l'injustice, l'impardonnable. 6 ans, qui succédaient à 20 ans de mépris et de duperies. 24h sur 24, 7j/7 à refuser tout pardon face à la dévastation. Un jour, épuisé, plus mort que vivant, j'ai compris que quoi que je fasse, quoi que je pense, les personnes qui m'ont détruite ne seront jamais ni punies, ni inquiétées de quoi que ce soit. Le seul qui en souffrait, c'était moi. Ce jour là, j'ai accepté tout. De l'injustice jusqu'à ma propre mort. Finalement, toute cette colère et ce refus n'avaient servis à rien. Alors j'ai lâcher prise d'un coup. J'ai laisser les commandes, j'ai quitté le cockpit de l'avion pour m'installer en classe premium et profiter d'un bon repos, que le coucou s'écrase ou non. Depuis je n'ai plus de coup de colère, ni de ressentiment. Je ne pouvais pas contrôler ce système. J'ai crû pouvoir (ou devoir) le faire fléchir pour réparer le mal. Mais non seulement c'était impossible, mais ça m'avait laissé exsangue au bout du compte. Ce n'est pas de l'abandon, ni du refus. C'est laisser aller ce sur quoi on ne peut pas agir. Et pour apporter mon témoignage à la question de départ, me concernant, oui, il m'a fallu, je pense, beaucoup plus de temps qu'un individu lambda. Une part de moi était boostée aux hormones et alimentée depuis des années en colères et injustices, se prenant plus ou moins pour Batman (le "surmoi" je crois bien en psycho quelque chose).
C'est en écoutant à nouveau toutes mes émotions, des plus noires aux plus lumineuses que j'ai retrouvé l'équilibre.
Il est possible, en tout cas pour moi, que le processus ait été plus long en raison de la neurodivergence.
C'est possible de lâcher prise. Mais c'est à chacun de lui donner le sens dont il a besoin, de décider pourquoi et de trouver comment.
En espérant ne pas vous avoir trop saoulé avec mes propos 😉
Merci Alaric, ton temoinage est franc est très parlant.
@Flyingsaucer pour moi les techniques méditatives et énergétiques que l'on retrouve en arts martiaux et en yoga ne sont absolument pas du "lâcher prise". Davantage un équilibre des énergies internes, une harmonie intérieure, qui n'est pas du tout incompatible avec le contrôle. Je suppose que tout est encore une question de définitions :)
Bonjour Merlin , je ne faisait pas allusions a des methodes de meditations. Mais a une methode d auto dèfense ou l utilisation de la force n est pas la réponse a une attaque. Pas facile a expliquer ,puisque c est quelque chose que l on comprends apres l avoir experimenter pour en avoir la sensation dans son corps et son esprit. Il s agit de devenir comme l eau .
L'idée de l'eau qui coule rejoint aussi le taoïsme.
De mon côté je fais un medley de tout ce qui peut exister et le met à ma sauce.
Mais on peut essayer de trouver un mot qui nous mettrait tous d'accord ?
Sérénité ?
Encore c'est pas gagné surement!😄
@Festif
Sages paroles, j'aimerais bien mais tu vois, je pense TOUS ici on est du même avis mais on bataille sur la syntaxe. Moi un truc comme "lâcher prise" franchement ça me fait perdre les pédales et me met dans tous mes états (enfin non, en public je ne dirais rien mais je le ressentirais à fond). Est-ce que "laisser pisser" est plus raisonnable ? Moi je veux bien "laisser tomber" mais "lâcher prise" c'est comme si j'avoue ma défaite complète face à la vie (ça n'engage que moi mais ça me DERANGE méchamment comme formulation c'est comme une castration complete, jamais ça). Puis les choses comme "lâche karma go with the flow el condor pasa" vraiment ça me (ok je reste poli). Non mais de la marmelade sur le micro stop, je suis fromage charcut pas tarte à la pomme. Non non non ni oubli ni pardon je ne suis pas un chou de Bruxelles ceux qui m'ont fait souffrir je leur souhaite d'attrapper une diarrhée carabinée le jour de leur mariage.
Au japon un mot veux dire plusieurs mots ,alors que nous choisisons ,sérénité ,équilibre ,ou harmonie ,l idée reste la même. Laisser tomber pour moi c est renoncer , lacher prise c est ne pas entrer dans la lutte c est trouver la paix. Si nous gardons du resentiment après avoir laisser tomber , c est que l on a pas lâcher prise. Mais je comprends très bien @Rodamons que notre ressenti des mots sonne différent selon notre vécu.
Total respect pour toi et on peut ne pas avoir le même ressenti d'un mot !
@Rodamons je ne pense pas que cela soit une question de syntaxe, non, laisser pisser et lâcher prise ne sont pas la même chose, en tout cas pour moi.
Ne pas souhaiter du mal à quelqu'un n'est pas synonyme de pardon ou d'oubli.
Vouloir du mal à quelqu'un et que du mal arrive à ce quelqu'un n'est pas lié de toute façon et n'apporte pas grand chose finalement dans le fond au négatif initialement créé.
Et puis il y a tellement d'événements négatifs qui peuvent impacter la vie d'une personne sans qu'il y ait un coupable ou un responsable physique sur qui déverser sa rage, son désespoir, bref son énergie.
La gestion de soi est propre à chacun, il n'y a pas de vérité, de chemin à suivre, pour rester tranquille dans sa fenêtre de tolérance.
Et là encore, ce n'est que mon avis.
@Agate
Je ne peux pas pardonner à quelqu'un qui n'a pas demandé son pardon et qui se promène en plein jour comme si elle n'a rien fait alors qu'elle a brisé plein de destins.
"Et là encore, ce n'est que mon avis."
Avec tout mon respect mais NON, je ne pardonne pas, je n'oublie pas. Je pardonne juste à ceux qui le demandent.
Laisse pisser ça passe mais pas lâcher prise...
Ha il y a quelque chose qui bloque la @Rodamons!
Je plaisante hein !
Bon souhaiter une diarrhée à un mariage ça va ce n'est pas très méchant.
Ça me fait penser à Laurence Devillers une philosophe qui disait que le pardon n'était pas pour elle, apprendre à ne pas forcément pardonner c'est aussi une libération.
Elle comprend que ça puisse choquer mais c'est ce qui lui a permis de se sortir de mauvaises situations.
Alors comme quoi nous sommes tous différents oui.
@Festif
Dans 99% des cas je pardonne et ça fait un bien fou.
Dans 1% des cas je ne pardonne pas et ça fait un bien fou.
@Rodamons un truc que j'avais vu tagué sur un mur, il y a longtemps, et que j'apprécie: "J'ai toujours pardonné à ceux qui m'ont offensé. Mais j'ai la liste." :D
@Flyingsaucer je vois, j'avais mal compris ton intervention. Je garde cependant le même point de vue: c'est effectivement proche des pratiques taoïstes, comme le souligne @Festif , une philosophie très proche de la mienne. Et que je ne perçois pas du tout comme du lâcher prise. Dans le cas que tu évoques, utiliser sa propre énergie pour "couler et envelopper" devant celle de l'agresseur réclame pour moi une forme profonde de contrôle, et surtout pas du lâcher prise. Mais encore une fois, c'est peut-être simplement une question de vocabulaire.
Contrôler pour couler et envelopper ou lâcher prise pour couler et envelopper?
Ce n'est peut-être pas que du vocabulaire n'empêche.....
Ou alors contrôler pour pouvoir lâcher prise ?
La ça devient du vocabulaire je pense, car le but final de ce fameux lâcher prise n'est pas le même pour nous tous, c'est ce qui explique les distensions.
Ça peut aussi dépendre des situations comme l'explique @Rodamons.
Difficile de lâcher prise ou de laisser pisser tous de la même manière, et c'est peut être tant mieux, nous ne sommes pas des robots !
@Merlin. l effet boomerang : l agression est renvoyer à l agresseur sans aucune intervention de notre part que de garder la paix interieur ! Donc oui c est un contrôle de ses èmotions, qui s opere grâce au relachement complet de ton corps ce qui libere l ènergie .
C'est d'Ormesson qui écrivait, je crois : "abandonne la colère, elle fait plus de mal à celui qui l'éprouve qu'à ceux qui en sont là cible".
Pardonner, c'est pour soi, pas pour les autres. Nombreux sont ceux qui m'ont détruit et n'ont jamais compris le mal qu'ils m'avaient fait. Aujourd'hui, ils/elle continuent de vivre leur vie comme si de rien n'était. Et rien, je dis bien rien ne perturbera leur petite vie peinard. Alors pourquoi s'infliger de la colère, du ressentiment, ou toute autre sentiment négatif ? Aucune instance humaine ou autre ne les inquiètera de quelque manière que ce soit. Alors, je considère ces personnes comme toxiques, mauvaises, malsaines, je les ai évincées de ma vie et je continue mon chemin. Il ne me reste que quelques années sur Terre, alors je ne veux plus les gâcher en sentiments frustrés impossible à assouvir.
Au demeurant, je comprends pleinement les points de vue contradictoires, ayant moi-même été la proie de haine féroce.
Mais au bout du compte, "on n'est que des os" disait Nougaro, alors...
Il existe bien trop de "possibles". Désormais je me contente de "maintenant".
C'est vrai @Alaric nous sommes des os, mais malheureusement ou heureusement je ne sais pas, on nous a rajouté aussi une boîte crânienne.
Et c'est la que les choses se compliquent!
@Alaric @Festif
Je ne suis que cordes (théorie des cordes) et incoscient collectif. Mon matériel - la distance entre deux atomes de mon corps est si grande que pratiquement je suis 99,9999999998% vide, c'est comme si je n'existe pas.
Restent le cirque et l'humour que je peux en tirer, le surréalisme, l'insolence au dessus de mes moyens, un certain sens de l'absurde.
Et la haine ? Hmm non ça ne fait pas de mal, les gens haineux sont, de ceux que je connais, ceux qui ont une longévité exaspérante. Et Genghis Khan (je me plais beaucoup à mentionner ce monstre) était animé initialement des meilleurs sentiments, avant de basculer du côté obscur. Puis,il a du décider que le steak tartare en vaut la peine.
@Rodamons remarque aussi Genghis Khan ne se posait surement pas tant de questions....
Ça me fait penser à un sujet de fil de discussion, faudra que je crée tout ça.
@Alaric tu sais je partage complètement ton avis, mais je crois aussi que ceux qui ne souhaitent pas pardonner sont dans leurs bons droits. Enfin toi aussi tu penses cela je sais, mais en plus d'être dans leurs bons droits, ils sont plus sereins comme cela.
Leur demander de pardonner c'est leur demander de se travestir en fait, ou de se trahir soi même.
La sérénité universelle se trouve à la fois dans le pardon et l'acceptation que parfois ce pardon est impossible, et même non désirable pour certains.
@Festif
Je pense que Genghis Khan est sous-évalué, sauf dans les républiques de l'Asie Centrale où il y a juste son cheval qui a fait caca et qui le prennent pour leur papi, et où il a des statues de 30 mètres et il se retrouve sur des billets de banque et noms de boulevard tel comme "Vous prenez Genghis Khan à droite jusqu'à la Place de l'Indépendence, jusqu'au square Timur Lenk".
Prière de me mettre en copie lors de ton prochain fil de discussion, miam.
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