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les pensées encombrantes
Les pensées encombrantes
Seble 06 octobre 2019 à 20:21

Bonsoir à tous,
je voulais savoir si certains d'entre vous avaient des pensées qui revenaient en boucle, pompant votre énergie... J'ai beau avoir commencé à réussir à les laisser filer sans m'y accrocher, c'est assez désagréable et surtout usant de les voir revenir.
Je sais d'autant que ce sont qui m'enferrent dans un cercle vicieux (qui est ma ma perception négative de ma difficulté à tisser du lien avec les gens généré par ce cerveau fou furieux) et donc comme qui dirait, ce problème c'est un peu comme l'oeuf et la poule: est ce que c'est parce que je me sens pas bien avec les gens que je ne le suis pas ou vice versa (bon un peu les deux à mon avis)
Bref, à part traiter la cause racine, vous avez des astuces pour évacuer ces parasites (qui peuvent être autres chez d'autres, pensées angoissantes, pensées énervantes...) et diminuer leur fréquence?

InconvenientTruthle 06 octobre 2019 à 20:52

Pour ma part, je n'aime pas rester là, immobile, sans rien faire.
Donc si je me surprends à faire un truc inutile ou à commencer à tourner en rond, j'essaye d'aller faire quelque chose d'utile. Si j'ai la tête vraiment trop prise, je vais faire du ménage, du repassage, du jardinage, de la cuisine, en mettant de la musique ou un documentaire.

Je pense qu'il est judicieux de trouver une activité qui nécessite un minimum de concentration pour rediriger l'énergie de la "petite roue qui tourne dans le vide" à côté.

Aller nager ou faire du cardio à un rythme suffisamment élevé semble aussi demander une concentration suffisante sur l'effort, ce qui empêche d'être totalement disponible pour "penser inutilement".

Après, je dirai que la facilité à évacuer ces pensées dépend aussi de leur nature et du sujet. Il y a des choses qui peuvent être laissées au repos et qui se règlent ensuite avec un peu de recul, d'autres qui sont bien moins "gérables" avec un simple "wait and see".

Seble 06 octobre 2019 à 21:41

Ben le soucis c'est que pour la première fois depuis très longtemps, je suis pas noyé au boulot donc y a des moments de flottement. Et c'est là qu'elles sont le plus fréquentes (et au moment du coucher mais là mes habitudes de faire de la relaxation vont les envoyer paître, mais je serais curieux de connaître leur impacts sur ma psyché car je sais que ma méthode d'apprentissage par le passé était de lire mes leçons avant de chercher à m'endormir)

Et mon problème ça se serait de limiter les occurrences, est ce que juste les laisser filer sera suffisant, je ne le crois pas... Ca donne un espèce de brouhaha car elles sont sont là, juste sous la surface
Et comme à mon avis elles contribuent à mes difficultés, je suis pas aidé pour traiter leurs origines

Kezedjle 06 octobre 2019 à 21:43

Vaste sujet !

Comme je l'ai déjà écris dans plusieurs posts sur le forum (puisque les pensées incessantes, c'est quand même récurrent :p), mon expérience de la méditation a été assez rapidement positive. Tu peux te renseigner sur Eckart Tolle, Jiddu Krishnamurti, ou sur les pratiques méditatives styles boudhistes. Pour résumer grossièrement le propos (TRES grossièrement): quand tu vois un chat, tu ne te prends pas pour un chat. Alors en développant une attitude de retrait sur les pensées (et en cessant de s'y identifié), tu peux diminuer la fréquence de ces pensées (1), et amoindrir les emprises négatives qu'elles ont sur toi (2).

Les activités du style distraction, ça fonctionne comme un pansement (tu vas juste penser, mais à autre chose), mais ça ne guérit pas la plaie (une fois le film terminé, les pensées reviennent). Le sport, ça libère des endorphines donc ça calme les pensées, mais comme les distractions, ça finira par revenir.

Seble 06 octobre 2019 à 21:50

@Kezedj là dessus j'ai (enfin) acquis les bons réflexes sur ces pensées de les laisser filer (à force de faire des méditations). Mais j'ai beau faire des efforts, je les juge (à tort, à raison?) comme parasites parce qu'elles arrivent vraiment comme un cheveu sur la soupe (ou plutôt je dirais qu'elles sont juste sous le niveau de la conscience et qu'elles remontent), elles ne sont même pas liées à une émotion ou un événement

Fropople 06 octobre 2019 à 22:52

Je rejoins InconvenientTruth sur le fait d'essayer de faire quelque-chose, de s'occuper suffisamment pour que la boucle de pensées, de ruminations, cesse.
La technique du Scan corporel peu aider à quitter ses pensées en se focalisant sur sa respiration puis sur chaque partie de son corps.
Essayes peut être de laisser un peu plus de place à tes ressentis corporels, pour être un plus "présent" et moins dans la pensée 😉

InconvenientTruthle 06 octobre 2019 à 22:59

Je suis d'accord avec toi @Kezedj sur le côté "pansement" des techniques de distraction sur de "vraies" pensées négatives.

Comme on n'a pas défini le type de pensées, j'aurais dû préciser que je parlais dans mon cas, par exemple, d'un problème algorithmique, sur lequel je me casse les dents pour "rien". Laissez s'écouler un peu de temps et aller faire autre chose m'a souvent permis de "tomber" sur une solution ensuite.

Si on parle d'autres idées, plus "lourdes", je présume qu'il serait plus judicieux de traiter le problème à la source ou bien "travailler" de manière à effectivement diminuer l'emprise de ces pensées, comme tu le dis.

slyxxle 07 octobre 2019 à 11:48

Pour ma part, toutes les pensées qui tournent en boucle dans ma tête le sont car ce sont souvent des choses non résolues. Une situation qui ne m'a pas plus, que je n'ai pas exprimé et qui me tracasse, un projet que j'aimerai mener mais que je ne mets pas en action, des questionnements sur des situations floues ou conflictuelles ou d'incompréhension etc....

Je pense que pour une grosse partie, nous aurions l'esprit plus libéré, si nous pouvions les extérioriser : en parler avec la personne concernée, communiquer pour avoir des retours, réaliser le projet (ou une ébauche) , en gros, "sortir les choses de notre tête". Pour tout ce qui n'est pas réalisable, la méditation est je pense un très bon outil pour nous permettre de transformer ces pensées. Il y en a d'autre j'en suis sûre.

Par contre, s'occuper pour ne plus penser, est je pense la pire fausse bonne idée dans ce genre de cas. Car les pensées s'accumulent, elles ne sont ni réglées, ni transformées, ni digérées, et en plus souvent, ça nous en rajoute des supplémentaires etc... du coup ça a tendance à devenir de plus en plus en plus, jusqu'à ce qu'émotionnellement ça explose au moindre truc anodin. De plus, la personne ne sait plus Être sans être perpétuellement occupée, car le flot de ses pensées revient comme une bonne grosse tarte dans la gueule dès qu'elle arrête, et c'est assez difficile à vivre : donc vite! mon shoot d'occupation pour que ce flot s'arrête! Même principe qu'une drogue donc.

Enfin, c'est mon expérience. Ca ne veut pas dire qu'elle soit universelle. Cependant, j'ai pu le constater plusieurs fois autour de moi.

ouestlebonheurle 07 octobre 2019 à 13:04

Je considère aussi que mes pensées en boucle sont des choses non réglées, de la pression, des préoccupations.
Il n'y a que quand je me sens apaisée ou heureuse qu'elles me fichent la paix.
Je n'ai jamais testé la méditation ou le yoga car pas de patience mais il va me falloir essayer car je ne le ferais pas pour éloigner les pensées mais plutôt pour m'apprendre à gérer mon stress.
Je me rends compte que je n'arrive pas à prendre le recul nécessaire quand je suis trop préoccupée et que tout prend des dimensions démesurées, tout est un drame ...

Donc déjà si je rumine sur un détail, j'essaie de relativise (cf mon histoire sur les crêpes :p) pour rapidement passer à autre chose et réellement oublier et le reléguer aux détails

Pour les choses plus importantes, je n'ai pas encore la solution à part proposer d'agir sur la source du problème, relativiser, et se dire qu'on n'a pas le contrôle sur tout

Siryackle 07 octobre 2019 à 15:03

Complètement d'accord avec toi, @slyxx !
Rien ne vaut la méditation, ou autre de ce type (yoga...).

Je suis sûr que @Hatsa aurait des choses à en dire ! 😉 (elle est prof de yoga)

Seble 07 octobre 2019 à 18:35

@InconvenientTruth : j'avais précisé dans le post initial que dans mon cas il s'agissait de ma difficulté à entrer en relation avec les gens et j'ai le sentiment que cette impression va générer des réactions inappropriées qui vont amplifier mes difficultés (qui sont quand même réelles, en tant qu'ancien phobique social) et donc se nourrir du réel. Pour les problèmes d'algorithmie, je te rejoins, voire même laisser le sujet jusqu'au lendemain. Combien de fois je me suis réveiller avec une idée à tester. Dans mon cas je suis toujours en train d'imaginer des scénarios sur mes situations sociales futures alors que je sais parfaitement que la probabilité pour que les très bonnes ou très mauvaises choses que j'envisage arrivent avoisinent le niveau ça n'est pas arrivé et ça n'arrivera jamais, comme une entropie qui diminue pour les thermodynamiciens...

@slyxx je suis d'accord sur le fait de traiter les problèmes au fil de l'eau. Mais si le problème est un truc bien costaud, qui prend du temps (un travail de développement personnel ça peut prendre une vie), ben c'est difficile de le traiter en un bloc, on l'évacue petit à petit. Et vu dans mon cas, les gens ont peur de m'aider. Répondre à quelqu'un qui demande un feedback objectif, ça a l'air très chaud... (je suis en positon de demandeur, bizarrement, on m'a jamais adressé la demande...)

@ouestlebonheur l'objectif de la méditation dans ce cas n'est pas de ne pas penser mais surtout de ne pas se concentrer sur ces pensées sans les occulter. Il faut les voir comme des nuages portés par le vent de notre subconscient qui traverse le ciel de notre conscience (de façon très imagée)

Gwenouillele 08 octobre 2019 à 18:55

Perso j'ai du mal à les gérer aussi, j'ai juste remarqué que plus j'essaie de m'en débarrasser, plus elles perdurent. Et le fait qu'elles perdurent me rend incapable de passer à "autre chose" pour me changer les idées. Heureusement, parfois au bout de qq jours ça finit par passer. Mais il y a eu des phases où franchement ça durait des mois.

hyperfocalele 09 octobre 2019 à 02:58

Le buffer out.

Je "traite" toutes ces pensées qui perturbent mon quotidien grâce au "buffer out". C'est mieux à l'écrit que sur ordinateur ou téléphone, bien que ça aide aussi. Un calepin, bloc-notes, ou un agenda, où j'écris tout ce qui me passe par la tête, sans jugement sur ce qui prend forme au fil des lignes, même si ça manque de style ou de sens, sans me relire. Parfois des idées ressortent mais c'est pas le but. Il est conseillé de garder ses écrits et les relire plusieurs mois plus tard, mais je jette tout dès que je remplis une page.

Tenir un journal aide aussi, écrit ou audio (je fais les deux, en plus du buffer out, du wiki personnel, et d'écrire).

Berengerele 09 octobre 2019 à 17:59

Je sors de chez ma thérapeute qui me conseille de choisir des activités non intellectuelles et non génératrices d'émotions, c'est-à-dire de multiplier les activités physiques et artistiques. Ben tiens, je vais prendre ma guitare là, tout de suite !!!!! 😉

Merlinle 09 octobre 2019 à 18:24

Ben la guitare et les activités artistique en général, c'est générateur d'émotions, non ?

Franchement, je ne vois pas quelles activités sont à la fois "non intellectuelles" et "non génératrices d'émotions". Peut-être parce que je suis (entre autres) intello et émotif ? ;)

zebreperdule 09 octobre 2019 à 20:01

Courir, nager, pédaler... le sport en général.
En tous cas ça m'aide +++++


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