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Ouvrir son coffre à jouets

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Ouvrir son coffre à jouets
Opicinole 03 janvier 2022 à 21:30

Titre énigmatique et sans arrières pensées que j'éclaircis là. Quand on est passionné et que l'on parle de ce qui nous passionne c'est comme ouvrir ce coffre là. On redevient enfant, on s'agite comme un enfant, on veut montrer pour l'objet seul, qui nous plonge dans ce ravissement primaire sauf que parfois, pour ne pas dire souvent, le malentendu s'immisce à faire croire que la vedette en est l'enfant seul et non l'objet extrait du coffre. De sorte que l'on passe pour pédant avec toute cette petite science et ces petits mots savants qui agrémentent le discours autour de l'objet. Justement, comment faites-vous pour parler de vos passions sans paraître pédant ou pire "intello" ?

Mnemosunle 03 janvier 2022 à 22:21   •  

J'adore ce sujet. Moi j'ai souvent naturellement une intonation très enfantine quand on me lance sur un sujet qui me passionne absolument. Et des yeux qui flamboient. Résultat, les gens s'amusent plutôt de ma curiosité, ou sont intrigués. Ensuite, je pose souvent des questions qui ont l'air bêtes, alors je ne passe pas trop pour une intello.
Sinon, il m'arrive aussi parfois d'avoir une attitude presque autoritaire, voire militaire, comme si j'envoyais des questions-arguments avec un pistolet. Là, les gens ont peur ou sont concentrés, ou bien si j'ai de la chance, ils sont aussi passionnés et continuent d'argumenter. Parfois il y a un crescendo dans les discussions, parce que ça me stimule et que je réponds de plus en plus vite, pour passer à une autre idée de plus en plus vite. C'est ça, qui peut faire l'effet d'un pistolet à questions-arguments. Mais ça va, c'est juste une curiosité intense et je me calme si on me le demande... 😈

Parfois garder le silence sur certaines choses, ou poser des questions là où on nous attend sur de longues argumentations, aide à stimuler une discussion sans étaler sa science. Et quand on me demande clairement d'étaler ma science (si tant est que j'en ai quelque part, ce qui n'est pas tellement sûr), soit je ne suis pas dans le bon état d'esprit et je passe rapidement, soit je passe carrément en mode intello et fière de l'être.
Les gens qui me connaissent vraiment savent que je ne suis pas pédante, ceux qui ont vraiment envie de discuter avec moi le comprennent (je peux faire des efforts, à l'occasion, quand même), et les autres je m'en fous haha.

gildele 04 janvier 2022 à 00:15   •  

Mais @Opicino , que voilà un sujet intéressant !

Sachant que je suis peut être le " Mathusalem " de ce forum, (et T.D.A/ Hyperactif mental... ) avec le temps ... j'ai appris à me calmer dans mon débit, argumentaire, citations et " petits mots savants" ... ayant trouvé mon intérupteur PAUSE ....avec de plus en plus souvent ce voyant qui clignotte :" Gilde, on t'écoute plus, là ! ... Tu passes plus la rampe !!! "

Mais il m'arrive aussi, dans certains cas, de dire franchement : " Excusez-moi, mais même si j'ai l'air normal comme ça , .. en fait .. j'ai une biochimie du cerveau un peu différente et je ne peux m'empécher de : Pensez à voix haute ... / Passer du coq à l' âne ... / Vous dire que votre discours m'évoque complétement autre chose .. / Etc ... ne m'en voulez pas "

Et puis ... il y a des années que je traîne mon anthithèse favorite : " J' ai toujours le dernier mot ... puisque je le laisse à l'autre ! "

Mais ...,
en présence d'un autre zèbre ... tout ce que je viens d'écrire vole en éclats !
.. et il y a parfois la joie de gamins en cours de récrée qui se stimulent à jouer à ... n'importe que quoi .. on s'en fout .. c'est juste pour jouer à dire ...jouer à " logorrhée et logomachie " sont dans un bateau .. soliloque tombe à l'eau !

Bagheerale 06 janvier 2022 à 00:25   •  

Se réunir avec des personnes qui ont la même passion. Échanger avec eux.
Devenir bon, voire très bon à ce propos.
Donner des cours sur le sujet.
Donner des conférences.

Et ne pas en parler au repas de noël, ou dans la queue à la caisse du supermarché, sauf circonstances esceptionnelles 😜 😈

Melanoele 06 janvier 2022 à 03:23   •  

Se taire quand il n'y a pas d'intérêt ou de repondant en face (et cela est si souvent).
Faire le tri dans son auditoire sans le vivre mal (ça c'est le plus difficile pour moi), ne pas se vexée d'être "l"intello perchée avec des réflexions prise de tête "
Et surtout, surtout chercher dans les troupeaux de zèbres ceux qui partagent la passion.
Cela ne touche pas forcément mes domaines de prédilections. Je place en grande partie "l'intelligence " dans la soif d'apprendre, comprendre et cela passe par l'écoute, l'échange et la curiosité.

gildele 07 janvier 2022 à 22:22   •  

@Bagheera , @Melanoe , .. je répond à vos messages précédents .. même si je suis un peu " hors sujet" de ce fil de discussion :

@Bagheera : " Devenir bon, voire très bon à ce propos,Donner des cours sur le sujet. Donner des conférences."
Oh que oui !
Je réalise seulement maintenant que c'est comme ça que ma " zèbritude " a pu trouver son mode et son terrain d'expression et pas trop me polluer l'existence ..

En me forçant un peu à m'auto-valoriser, je dois avouer qu'au cours de mes 50 ans de carrière artistique, j'ai eu l'occasion d'être la compagnie la plus subventionnée de France durant 2 saisons, avoir été l'un des très peu qui représentaient la France dans un festival mondial quadri annuel, avoir conçu et d'animé de nombreux programmes de stages de formation pour le public adulte dont certains pour des professionnels à l'Institut International de ..., avoir adapté pour la télévision la b. d " Les Bidochons", de Binet , en 26 épisodes ... et j'en passe !

Tout ça dans un domaine franchement décalé ... une mini-niche ... mais surtout ma passion de jeune ado : les marionnettes pour adultes ( toutes techniques confondues) ..Mais pour faire de sa passion un succès professionnel, je pense qu'il faut ne pas cesser de taper sur le clou , encore et encore et faire en sorte d'être performant , au minimum puis de plus en plus , sur l'éventail du panel du domaine concerné ... donc , peu à peu , de taper sur un maximum de clous de la planche de fakir !!!

@Melanoe , je suis conscient que je ne dispose pas du type d'intelligence qui permet de brasser , d'échanger et d'émettre un avis sur des sujets purement abstraits, conceptuels, come la philo, par exemple ... au mieux , je répète ce que j'ai lu et réussi à mémoriser. ...,
( ce qui est d'ailleurs d'un volume assez faible )
Cette réalité ne me permet pas vraiment de participer, sur ce forum, à certains thèmes ... qui me dépassent complétement et me semblent par trop abscons pour mes capacités ... mais présente l'avantage de m'éviter des " maladresses sociales " dans les diners mondains ..que je ne fréquente pas . Yo!

Par contre, je pense disposer d'une assez bonne " intelligence visuelle":
Je pointe d'office le centre d'un cercle, décèle à la seconde une horizontale qui n'est pas de niveau , modifie , les doigts dans le nez, un patron de couture pour l'adapter à la morphologie d'un quidam ....
Je perçois, en flash, qu'en récupérant/achetant un objet " A " , et en l'associant à l'objet " B" , que je possède déjà, il me suffit de rechercher un objet " C" pour créer un nouveau machin, que l'on pourrait définir, non comme " D " , mais comme " FB12" ... ( je vous dis pas le nombre de trucs/bidules que j' ai pu détourner de leur fonction première !)
Quand on me demandait quel est mon métier , je ne répondais pas marionnettiste , mais " bricoleur artistique " .
Ai fait pas mal de " maladresses sociales ", en visite chez des potes ...ou autres, en disant spontanément : " Ce meuble ..cet objet .. ce tableau serait plus en valeur ici , plutôt qu'à sa place actuel " ... ( esthète créatif un jour ... kiffe toujours ! )

Cette faculté, cependant, dans des discussions sur des sujets non concrets, m'inspire très rapidement en réponse des métaphores visuelles, presque des paraboles. Je fonctionne plus par association d'images que par association d'idées!

Merci à vous d'avoir lu cette longue page du jour, référencée n°3 624, de mon best seller : " D'où viens-je ? , Où vais-je ? et Pourquoi-je ? "

Opicinole 07 janvier 2022 à 23:08   •  

Je réagis à vos propos qui affirment qu'on peut donner des cours et des conférences. C'est un exercice très compliqué qui ne convoque pas forcément le plaisir ou l'aisance ou même le laisser aller. Il ne faut pas perdre son public. Je constate que si on prend un chemin non conventionnel et conventionné on suscite rapidement des inquiétudes. Un bon cours est je le crains celui qui reste dans les clous, celui-ci qui s'éloigne du chemin (pour mieux le retrouver) risque gros. Je constate combien les étudiants réclament des repères, des balises, des outils, des instruments et sont peu à l'aise dans le conceptuel, la réflexion où ils ne s'aventurent parfois pas, y compris chez certains en master par exemple (peut être en mathématiques et en philosophie mais pas dans des matières techniques). Une bonne conférence est celle qui fait que l'auditeur se sent pris en compte dans toute son intelligence laquelle est comme valorisée étant enrobée dans celle du conférencier qui clarifie sans simplifier.

ensuite je crois que ce qui n'est pas entendu aujourd'hui peut résonner demain. Ma parole peut sonner dans le vide et je peux l'abandonner dans ce vide c'est à dire m'effacer pour qu'elle vive sa vie et donc lui laisser possiblement cette occasion de cogner une parois chez un autre, un jour ou l'autre et par conséquent produire un écho qui veillera quelque chose. Je ne le saurai jamais ou pas. Récemment un étudiant est venu me dire ce bienfait à ma grande surprise.

ce que l'on sait doit selon moi transpirer sans que l'on émette une transpiration de notre cru. On doit s'effacer. Incarner ce savoir mais ne jamais vouloir lui voler la vedette. Difficile gageure. Le savoir n'a pas d'odeur. Elle doit avoir l'odeur à la fois de ce qu'elle est et de celui qui la reçoit. Il l'a fait sienne ce faisant.

zozottele 07 janvier 2022 à 23:16   •  

@gilde,je suis impressionné par ton "intelligence visuelle" !
Nous sommes tous largués devant une passion d'un autre.
Mais largué ne veux pas dire que l'on s'en moque.C'est normal d'être largué si on ne connait rien à un sujet devant quelq'un qui le connait par coeur.
Mais rien ne nous empêche de devenir nous même un pro de la discipline, a part notre intérêt.
Soit ça plaît,soit ça ne plaît pas.
Mais si ça nous plaît,il n'y a pas de raisons pour que l'on ne devienne pas passionné à notre tour.
Chacun son truc, chacun sa passion, c'est très bien comme ça.
Mais ce n'est pas parceque l'on ne comprend rien en un truc que nous y sommes condamnés,et heureusement.

@Opicino,nos messages se sont croisés,et tes mots ne me laissent pas indifférents.

Bagheerale 07 janvier 2022 à 23:53   •  

@Opicino, tous les cours et conférences ne se donnent pas exclusivement dans un milieu scolaire / universataire.
J'ai certes donné des cours / conférences à la fac, mais pas seulement.
Je l'ai aussi fait sur la table de ma salle à manger, sur des places de tir militaires, sur des circuits, devant des professionnel de ma profession, dans le cadre d'ctivités de consulting, lors d'ateliers découverte, sur un bateau sur l'équateur, dans la jungle, ou par 30m de fond...et parfois sur internet.

On peut partager sa/ses passions de plein, plein de façons différentes.

gildele 08 janvier 2022 à 01:37   •  

@Opicino , Je n'ai jamais donné de cours, au sens scolaire et universitaire du mot .

Exit mes stages et ateliers, où le support du matériel facilite grandement la transmission d'un savoir et l'apprentissage de compétences ...
Mais il m'a toujours été facile de faire de très nombreuses conférences, même en anglais, langue que je ne maîtrise pourtant pas à 100%.

Bon ... , ok ... , certes sur un sujet pointu que je pense assez bien dominer et dont je suis devenu le modeste (?) spécialiste :
" L'histoire des théatres de marionnettes à tringle au XIX ème dans la métropole lilloise " ; rien que la ville de Roubaix en dénombrait 48. (On s'en tape, c'est pas là le sujet ! )

Je veux dire ici que j'y appliquais spontanément quelques principes lus bien plus tard :
Trouver un " plan d'attaque" pour les premières seconde car, oui," Tout se joue en moins de 2 minutes"
Etre authentique et avoir une sincérité absolue dans ses failles de connaissances,
Parsemer ses dires d'un peu, pas trop, d'anecdotes perssonelles, pour relancer l'attention,
Ne pas avoir peur de s'exprimer en se positionnant dans la même énergie que celle émise et utilisée pour séduire une/un futur partenaire de vie ... ou d'une nuit.
Optionnel : Trouver un gimmick perso et le replacer à rythme régulier, un peu mais pas trop
Utiliser l'humour et/ou l'autodérision , un peu , mais pas trop ... ou juste une seule fois à bon escient, bien sur
Mais surtout ... avoir une envie viscérale de transmettre ...

Show must go !

Mnemosunle 08 janvier 2022 à 10:34   •  

@Opicino, je partage ta vision du savoir. Je trouve qu'on fait tous un chemin différent, et qu'on a tous besoin de temps, mais pas du même, pour apprendre ce qu'on apprend. Quand on dit quelque chose à 50 personnes, il y en a qui vont l'intégrer tout de suite et renchérir dessus, d'autres qui vont comprendre de loin, d'autres qui ne vont pas comprendre mais y reviendront plus tard, d'autres qui auront un éclair plusieurs années après (ah! mais c'est ça qu'il voulait dire!), d'autres qui ne comprendront jamais ou tout simplement, qui ne s'y intéresseront pas.
Avant qu'on y revienne, je pense pour ma part que ce processus n'a rien, ou peu, à voir avec la douance (le hp, ce que vous voulez), mais avec les chemins qu'on emprunte dans sa vie et les orientations qu'on lui donne. D'une personne à l'autre, nous ne serons pas sensibles aux mêmes domaines, aux mêmes contenus.

Pour revenir à ton sujet, ça signifie que quand on parle de quelque chose qu'on sait (ou qu'on pense savoir, ou qu'on pense, parce qu'on peut très bien être passionné de quelque chose sans tout savoir dessus), ça ne sera pas reçu de la même manière par tout le monde, mais c'est ça, aussi, la "beauté" du partage, c'est que chacun en fera quelque chose de différent...

(En tout cas, j'aime beaucoup ce que tu as dit, @Opicino, merci.)

Galateele 08 janvier 2022 à 11:21   •  

@Mnemosun

"Pour revenir à ton sujet, ça signifie que quand on parle de quelque chose qu'on sait (ou qu'on pense savoir, ou qu'on pense, parce qu'on peut très bien être passionné de quelque chose sans tout savoir dessus), ça ne sera pas reçu de la même manière par tout le monde, mais c'est ça, aussi, la "beauté" du partage, c'est que chacun en fera quelque chose de différent..."

Effectivement, le Savoir est à la portée de celui qui veut apprendre. Mais il n'est rien, en soi, s'il ne s'inscrit pas dans l'échange, à savoir la pratique de celui-ci, ce qui suppose de pouvoir écouter plus que d'entendre, voire de s'entendre.

En effet, un échange ne saurait être unidirectionnel. Et même lorsque l'on donne un cours ou une conférence, la transmission ne saurait, à mon sens, se contenter de ce qu'elle présuppose être, à savoir un "cours magistral".

La pratique du discours suppose de pouvoir "ouvrir" sur ce que l'on souhaite transmettre, au delà de toute technique qui, suivant les domaines concernés, parce que spécialisés et donc nécessitant un fort degré de technicité, pourraient souffrir néanmoins d'une forme d'autodidactie.

Et comme tu l'indiques très justement @Mnemosun, un véritable échange doit être voulu pour être pleinement partagé.

Et c'est précisément ce qui en fait la beauté de toute sa spontanéité ! 🙂

Partager pour croiser ses lectures, par essence plurielles, passe tant par la transmission que l'actualisation de ses connaissances mais aussi par leur confrontation aux points de vue divergents afin d'excercer notre capacité à nous interroger.

Cette interrogation seule permet d'exercer notre sens critique, à commencer par ce que l'on tient pour acquis.

La critique doit donc en premier lieu s'appliquer à soi et pour ce faire, le partage est indispensable.

gildele 08 janvier 2022 à 17:24   •  

@zozotte : "je suis impressionné par ton "intelligence visuelle" !
Ne le sois surtout pas ... car la plaque commérotative de cette fonction a de tristes revers, bruts de décoffrage :

Je dois être un des seuls ... , ou des peu nombreux mecs au monde, non aveugles, à ne pas être ... et n'avoir jamais été ... sensible, dans le sens " ému" ... " attiré par " un autre corps humain ... même nu !
Et ce, que ce fusse en copié-collé : photo, tableau, sculpture, film, ... et même vidéo porno, ou dans la rencontre live d'un tête à tête.
D'emblée, j'aurai tendance à n'être que dans le registre analyse du rapport hauteur/ largeur, assimétries, manques, coupe de cheveux adaptée, ou pas, à la forme du visage, et autres paramètres qui n'ont rien à faire là, et encore moins dans un pareil moment ! ...

N'ayant pas fait voeux de chasteté, ... ( loin de là ! ) et un peu comme un aveugle accordeur de piano, je me suis très vite adapté à percevoir le potentiel de sensualité extrême ... de sexualité débridée chez l'autre ( qualité et intensité du regard, de la présence, timbre de voix, etc ) . Avoir la certitude que je vais, sans doute, pouvoir interpréter un concerto avec, entre les mains, un Stradivarius ...Waouh !
C' est pour moi d'un érotisme sans limite ! ... et je vous jure qu'en 40 ans de carrière, je n'ai, sur le sujet ( gloups !) absolument aucun mauvais souvenirs ...

Il parait que la plus belle fille du monde ne donne que ce qu'elle a ...

zozottele 08 janvier 2022 à 17:32   •  

@gilde, "intelligence sensuelle" te serait plus adapté alors ?

Opicinole 08 janvier 2022 à 17:45   •  

Visuelle sensuelle, l'intelligence ne se sépare pas de ce à quoi elle est reliéé : les sens, et s'exprime dans ce dqns quoi elle se sent le plus à l'aise , l'ouïe, pour les accordeurs, les formes pour ceux qui ont le coup d'oeil aiguisé. C'est superbe quand on sait si on est de main (un ouvrier, un artisan, un artiste, un chirurgien), d'oeil (un peindre), d'oreille (un musicien), ou de tout ou d'une partie de tout cela. Celui qui sait ou qui vit dans ces éléments transpire cette aisance. A la faveur d'un tier, son contact suffit pour la recevoir. On voit l'oeuvre et des choses passent de l'inerte au vivant que nous sommes. Les mots ne sont pas nécessaires. La sidération suffit.

quand on approche cette aisance ou qu'une chose nous intéresse on veut la dire pour à la fois se rassurer quant à sa réalité. La chose est elle ainsi ou est-ce moi qui déraille ? Et on veut échanger pour augmenter l'angle de vue (puis-je la voir autrement). C'est le discours passionné. Une conférence, un cours sont un canal étroit qui ne permet pas cet échange. On est soi même avec la chose et on tourne autour pour en désigner les contours afin de lui donner la visibilité qu'elle n'offre pas parfois. C'est la gageure.

l'échange avec les mots est cet échange de mondes aussi. Il faut alors savoir accueillir et recevoir un autre monde que le sien propre, accepter une possible collision. Ce qui n'est pas simple et parfois acceptable.


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