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[Particulièrement participatif] Conseils pour le travail en milieu neurotypique pour les neuroatypiques et notamment personnes ayant des TSA

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[Particulièrement participatif] Conseils pour le travail en milieu neurotypique pour les neuroatypiques et notamment personnes ayant des TSA
Nevromonle 02 mars 2021 à 17:03

Bonjour.
J'ai déjà parlé de cela à quelques personnes, mais voilà, je me lance. Comme certaines personnes ont pu le lire, j'ai rencontré des difficultés, notamment lors de mon dernier travail. J'aurais aimé trouver des conseils pour m'aider. Je me dis que cela pourrait aider d'autres personnes. Si on crée quelque chose de suffisamment vaste et complet, je me dis que l'on pourrait le mettre à disposition sans coût financier direct (en-dehors de l'abonnement internet éventuel pour y accéder, etc). Je vous propose une structure, vous pouvez la reprendre.

Propositions de catégories :
[Entretiens d'embauche]
[Règles implicites variables spécifiques au lieu et/ou à la structure de travail] (différencier ce qui est dit et ce qui est fait et réellement encouragé)
[Facilitateurs] (comment rendre le quotidien plus facile en termes sensoriels et sociaux)
[Risques généraux et spécifiques] (harcèlement, burn-out...)

[Entretiens d'embauche]
Choisir la tenue vestimentaire
Adoptez quelque chose qui soit à la fois confortable selon vos critères (par exemple : débarrassez-vous des étiquettes qui grattent, aillez lavé ces vêtements avec une lessive compatible avec le tissu, lessive dont l'odeur vous rassure...), et d'adapté. Contrairement à ce qu'affirme le proverbe, l'habit fait le moine : il est considéré que vous êtes ce à quoi vous ressemblez. Il existe des codes vestimentaires selon l'entreprise. Essayez de voir, via internet, avant l'entretien d'embauche, comment s'habillent les personnes travaillant dans le lieu de travail (si il y en a un). Allez voir le site de l'entreprise ou de la structure, regardez les couleurs de son logo, de la police utilisée sur le site. Essayez de porter un accessoire lié à cette couleur : barrette ou élastique si vous avez des cheveux longs, lacets pour vos chaussures...si vous êtes en hiver et que vous pouvez ainsi justifier par le froid de porter un châle léger, choisissez-en un à garder autour du cou pendant l'entretien, de la couleur choisie (préférez les teintes unies, sans motifs, avec un tissu en très bon état, propre).
De plus, je dois vous faire part d'une chose : un costume noir et blanc (pantalon et veste noirs de costume et chemise blanche, le tout unis) aura tendance à être considéré comme très, et trop formel, pour la plupart des entretiens. En tant que personne de sexe masculin, j'ai opté pour mes entretiens d'embauche, en milieux variés tels que des centres d'appels ou bibliothèques publiques : un pantalon de couleur dite camel, et une chemise bleu clair, ainsi que des chaussures vernies noires. Si il faisait froid, je portais un tee-shirt en-dessous de ma chemise, et j'en profitais pour associer un châle ou une écharpe de couleur unie correspondant si possible, comme conseillé plus haut, comme faisant référence au code couleur du logo de la structure dans laquelle je postulais.

[Entretiens d'embauche]
Une façon de voir l'entretien d'embauche pour le rendre moins stressant
...un jeu de stratégie, de rôles, et de théâtre. Je ne sais pas pour vous, mais je fonctionne beaucoup en rendant les choses le plus ludiques possible. C'est lié à mon probable intérêt spécifique : les jeux vidéos. Essayez de comparer les expériences désagréables avec vos intérêts spécifiques.
Exemple : vous adorez les dinosaures mais détestez remplir les factures? Établissez des liens entre les deux. Imitez des dinosaures remplissant vos factures, pensez à eux, imitez-les. Imaginez que les factures sont des monstres géants, que vous êtes des dinosaures, et que remplir ces factures, c'est un combat contre votre prédateur, ou contre une autre espèce : une facture a-t-elle quelque chose à faire dans un monde de dinosaures? Non ! Alors "combattez-les", faites-les disparaître ! Et pour qu'elles mettent un moment à ne pas revenir, remplissez-les correctement, en anticipant les choses. Et si les factures avaient ramené leurs terribles alliés : et si après envoi d'un formulaire, l'on vous envoyait un rappel vous demandant une autre pièce justificative, que vous vous attendiez pourtant à devoir fournir? Graaaah ! Impossible ! Vous protégez votre nid et vos oeufs efficacement, alors vous le saviez ! Vous avez gardé une preuve de ce que vous avez envoyé, organisé vos documents. Vous voyez loin, tel le stégosaure. Et vous avez anticipé.

Sakurale 02 mars 2021 à 18:48   •  

Tout plein de bons conseils @Nevromon ! Et pas seulement pour les neuro atypiques !

Je vais voir ma corvée de paperasse différemment dorénavant ^^

Bouhhle 03 mars 2021 à 05:32   •  

C'est impressionnant !

zozottele 03 mars 2021 à 06:49   •  

Super @Nevromon!
je vais en parler a mon fils pour ranger,il adore les dinosaures,merci!🙂

Nevromonle 03 mars 2021 à 08:52   •  

(merci à vous, mais n'hésitez pas à proposer des "articles" également)

[Règles implicites variables spécifiques au lieu et/ou à la structure de travail]
Fonction(s) publique(s) : différence entre droits/devoirs et leur application
Les trois fonctions publiques affichent un certain nombre de droits et devoirs du fonctionnaire. Dans les faits, certains devoirs sont moins respectés, comme le devoir de discrétion et de réserve, ou même d'obéissance à la hiérarchie.
Le devoir de discrétion et de réserve implique notamment de ne pas dévaloriser ni sa structure, ni aucun(e) de ses collègues, en particulier sa hiérarchie. Mais le côté sociabilité passe par-là. Une personne refusant d'enfreindre ces règles pourra avoir tendance à être considérée comme étrange. Comme ne voulant pas s'adapter au groupe social. Pourquoi? Car la sociabilisation au sein d'un groupe repose parfois/souvent sur l'exclusion d'un autre groupe, ou d'un individu : l'on définit l'identité de notre groupe en se définissant par ce que l'on n'est pas. En plus, rejeter ou exclure, cela permet de se construire plus rapidement une culture et des codes communs, et accessoirement de se défouler, se décharger de ses frustrations (que les origines de ces dernières proviennent du lieu de travail ou non, d'ailleurs).
L'équilibre à trouver est d'identifier les situations ou personnes cherchant à vous "recruter" dans un groupe, et à décider de faire partie de ces derniers...ou non. Et de toute façon à ne pas trop en dire sur votre vie privée et intime. Ici, le "pas trop", c'est : est-ce qu'à l'idée de parler de telle ou telle chose, vous ressentez un pincement intérieur, une réticence, une forme même ténue de sentiment d'anomalie? Si oui, ne le dites pas. Et quoi qu'il en soit, gardez à l'esprit que ce que vous allez dire va être très probablement répété et au moins partiellement déformé (voire distordu). Alors choisissez attentivement ce que vous dites, et donnez-leur des...leurres. "Lâchez" quelques informations plutôt neutres et peu engageantes : par exemple, que vous aimez la randonnée. Vos collègues auront l'impression (illusion? ) de vous connaître plus, au moins une partie de leur curiosité sera satisfaite, et ils n'auront pas besoin de se construire une image de vous qui serait basée sur des spéculations, des amplifications abusives, voire des chimères. "Les gens" ont besoin de se construire une image d'une personne. De s'en faire une idée. Cela leur permet de vous ranger dans une multitude de catégories. Cela, même si c'est réducteur (et à mon humble avis, déplaisant, un peu étouffant et humiliant), car ils fonctionnent sur un mode de pensée rapide. Si vous lisez ceci, il y a de fortes chances, je crois, pour que vous fonctionniez selon un mode de pensée plus lent. Je m'explique.

Le cerveau a deux modes de fonctionnement. Un mode rapide, examinant pour un faible coût énergétique, mais de façon en surface voire superficielle, les choses. Il est très utile pour la prise de décisions a priori peu engageantes, simples : vous êtes à pied, vous connaissez le quartier, vous pouvez contourner ce bâtiment par la droite ou la gauche, laquelle des deux? Si vous utilisez le mode rapide, il y a de fortes chances pour que cette prise de décision soit extrêmement...rapide...et que vous basiez votre décision, inconsciemment, sur votre main directrice (si vous avez mains et main directrice).
Le deuxième mode de fonctionnement est plus lent, analytique, et plus utilisé pour réfléchir consciemment, pour les "grandes décisions" : par exemple, faire un enfant ou pas? Il est plus coûteux, et nécessite de l'énergie psychique, nerveuse, mentale. Parfois, l'on n'arrive, ou ne veut pas l'utiliser : l'on sait que l'on ne dispose pas d'assez d'énergie, d'espace mental pour le faire.
Ce que je veux dire ici, c'est que ce que je crois, que je sens, c'est que la plupart des gens utilise par défaut le premier mode de fonctionnement : leur comportement est donc plutôt fluide, mais, à mes yeux, ils ont tendance à manquer de profondeur, d'intérêt, de nuances, de réflexion. Mais je leur envie cette fluidité et cette vitesse, que je ne peux espérer "avoir" et utiliser qu'en de rares circonstances : en général quand mon cerveau est noyé sous les endorphines après avoir couru au moins une demie-heure, par exemple. Mon mode de fonctionnement, et celui des personnes "surdouées", je crois, se base plus par défaut sur l'autre mode de fonctionnement. Plus lent, moins...spontané. Et c'est justement ce manque de sentiment de spontanéité qui me semble être au coeur du problème, source de tensions et d'incompréhensions entre "surdoués" et "pas surdoués".
Alors que faire?
Voici. Les "gens normaux" (pour ce que cela veut dire...) fonctionnent probablement différemment de vous. Soit. L'expression de sentiments "forts" est circonscrite à un ensemble de contextes particuliers : fins de soirées arrosées, matches de football...en-dehors de ces contextes, et si ces personnes n'ont pas suivi un ensemble d'étapes préparatoires émotionnelles, "d'échauffement/avertissement de ce qui va suivre", l'expression de fortes émotions va les mettre mal à l'aise et les insécuriser...là où vous, peut-être, pourrez peut-être sauter toutes ces étapes "préparatoires", pouvant potentiellement vous mettre à pleurer de joie dès que quelque chose vous bouleverse, même si c'est dans une situation qui d'un point de vue extérieur, normatif, conventionnel, ne correspond pas. Par exemple, vous pouvez pleurer dans un supermarché parce que vous passez devant des confiseries qui vous rappellent un moment chéri de votre enfance et que cela vous émeut énormément, d'une façon qui monte, qui monte, très vite, et avant d'y penser, ici particulièrement spontanément, vous êtes en train de pleurer dans le rayon confiseries d'un supermarché.
Ces moments décernés à l'expression de ces émotions dites "paroxystiques" (de "paroxysme", pour illustrer l'aspect intense, "extrême"), vous pouvez les identifier chez "eux". Et comprendre que si vous choisissez de montrer vos émotions "paroxystiques" en-dehors des contextes et conditions que eux trouvent convenables (et donc notamment votre lieu de travail commun), cela va générer de l'incompréhension. Il est possible que cela conduise à vous mettre à l'écart. A vous mépriser, à vous harceler...et il est également possible que cela touche profondément plusieurs personnes, et que cela permette de nouer des relations plus profondes, plus "humaines". Pour un même événement, j'ai vécu les deux. Quoi qu'il en soit, préparez-vous à expliquer pourquoi vous réagissez ainsi sans pour autant chercher à convaincre de la légitimité de vos sentiments. Soyez pragmatique : lors de tel type d'événements, de situations, vous ressentez cela. Vous proposez tel et tel aménagement, telle ou telle adaptation. Voici vos stratégies d'adaptation. Livrer une partie de votre mode de fonctionnement à une ou plusieurs personnes auxquelles vous avez le sentiment de pouvoir faire confiance pourrait alléger votre fardeau, et conduire à plus tard, parler de votre/vos particularités. Confier cela à des personnes cherchant sincèrement à se rapprocher de vous, avec lesquelles vous avez de la sympathie, les fera se sentir valorisées, et en un sens privilégiées : c'est une marque de confiance, car vous leur révèleriez alors votre vulnérabilité.

Juliette...le 03 mars 2021 à 10:49   •  

Et alors ce dernier morceau! Si jamais on avait pris un peu de recul avec son lieu de travail, nous y voilà parfaitement replongés! Très fort @Nevromon, bien que pas joyeux...

Sakurale 03 mars 2021 à 12:25   •  

Wow... ça me parle tout ça , j'ai la chance de bosser a domicile sans collègues, mais effectivement , les larmes qui sortent quand "il ne faut pas" , les émotions qui vous traversent quand vous devez être professionnels, c'est parfois difficile à gérer.

Dans mon cas, j'ai toujours gardé une distance professionnel avec mes parents employeurs ... pas toujours facile quand on vit dans la même rue, dans la même petite ville, quand on s'est connus enfants.... quand à priori on s'entend bien... mais , contrairement à beaucoup de collègues, je vouvoie, je ne fais pas la bise...
Plusieurs de mes collègues ont fini aux prud'hommes alors que "tout allait bien " : apero, barbecue, on se fait la bise, on se voit le week-end... ça fausse les relations, quand quelque chose se passe mal, on n'ose rien dire parceque ce sont des "amis "....et ça finit mal. Pour ma part, j'ai vite appris que cette distance était salutaire.

Nevromonle 03 mars 2021 à 12:50   •  

Hum, désolé, @Juliette... : j'aurais peut-être dû prévenir d'une façon explicite. Est-ce que cela va, du coup?

@Sakura : Je n'ai jamais travaillé à domicile, sans collègues. Je commence à penser à cette possibilité, pour contourner tout un ensemble de difficultés. N'hésite pas à en dire plus à ce sujet, ici ou ailleurs. Mais il est intéressant que tu aies pu comparer le travail "en présentiel" et celui seule.
Par contre, je ne suis pas certaine d'avoir saisi : tu as travaillé pour tes parents? Ou des parents (famille plus éloignée)?
Et au sujet de ton dernier paragraphe, est-ce que tu veux dire que sous prétexte d'ambiance "conviviale", il y a eu des abus? Ou que ces problèmes/abus ont eu lieu en dépit de cette ambiance-là (ambiance à première vue, en tout cas)?

(je sais pas si je l'ai dit, mais j'aime beaucoup observer, analyser, et j'essaie de reprendre des études en psychologie, au fait...pour bosser possiblement avec des gens neuroatypiques, entre autres. Voilà. Histoire que vous sachiez également un peu "d'où je parle". )

Sakurale 03 mars 2021 à 13:53   •  

@Nevromon je suis assistante maternelle , donc je travaille pour des parents employeurs : je garde leurs enfants.
Et oui, plusieurs collègues ont subi des abus du a la convivialité de leurs rapport avec leurs parents employeurs ... par exemple, retard répétés, heures supplémentaires non payées, paie en retard , demande de garde en dehors de ce qui est prévu au contrat.... au début c'est une fois, puis ça devient automatique. On dit oui une fois pour être sympa , puis ça se généralise, et plus on accepte plus c'est difficile de dure non d'autant plus si la relation est devenue amicale .

Ca ne m'est arrivé qu'une fois personnellement , pour mon premier contrat , je connaissais la maman car c'était la soeur de ma meilleure amie d'enfance, et nous avions fait construire dans la même rue . Je ne connaissais pas encore bien mes droits .... en gros , contrat de 45h par semaine, mais quand il y avait un jour férié dans la semaine, mes employeurs étalaient les 10h du jour férié sur les jours restant de la semaine, ils en profitaient pour aller faire des courses ou autres trucs personnels... j'ai par la suite appris que ces 10 h auraient dues être comptées en heure supplémentaires. Je leur en ai parlé, très gentiment, en demandant à faire les choses dans les règles à partir de maintenant, je ne réclamais même pas d'être payée pour les heures effectuées sans rémunération...et là j'ai eu le droit a "c'est ta parole contre la notre " , " si t'es pas contente on ira aux prud'hommes et t'as aucune chance " ... puis , ils ont commencé à chercher un truc pour me licencier pour faute grave .... l'été arrivant , j'ai proposé d'emmener les enfants au zoo, tous les parents étaient enchantés ' mais eux , m'ont répondu que si je n'étais pas a mon domicile tel jour a telle heure pour accueillir leur enfant (jour ou j'avais prévu d'aller au zoo), ils me licencieraient pour abandon de poste .... j'ai résolu le truc en y allant un samedi sur mon temps libre avec tous les autres enfants....et pas le leur. C'est moi qui aie démissionné, sans aucun regret .
Après cela j'ai toujours tenu une distance professionnelle.
A l'epoque j'étais toute jeune, sous emprise avec mon ex , très timide, je ne connaissais pas mes droits .... je n'ai pas su me défendre. Aujourd'hui ça se passerait autrement.

Des collègues n'ont pas appris a mettre cette distance... et elles ont fini aux prud'hommes , certaines plus d'une fois.

J'en parle toujours à mes parents employeurs en entretien, je met les choses au clair des le départ . Je pense que c'est important. Ca n'empêche pas les bonnes relations, mais les choses sont cadrées.

Je pense que c'est la même chose pour tout emploi avec une hiérarchie, un employeur.... a moins d'être à son compte peut être, mais là, il y a tout de même une relation avec des clients, des patients....

Nevromonle 03 mars 2021 à 15:47   •  

Je comprends mieux. Je me permets donc :

[Risques généraux et spécifiques]
Trouver les bonnes attitudes et les ajuster
Cette anecdote ci-dessus illustre le difficile équilibre à trouver entre établissement de contrat et rappel de règles (ce qui peut passer pour formel ou rigide) et accepter une chose, puis une autre, puis une autre, pour finir par avoir l'impression par se faire bouffer. A noter que cet équilibre peut varier dans le temps au sein d'une même structure (lorsqu'il y en a une).
Pour vous en faire une idée, en arrivant dans une structure ou à tout poste, écoutez, observez, lisez, échangez, imprégnez-vous de ce qui a pu arriver en la matière dans votre structure, votre service, ou plus généralement dans votre profession, ceci en tentant de faire (le plus subtilement possible) parler vos collègues de situations liées qu'ils/elles auraient pu connaître par le passé. Notez mentalement leurs réactions. Faites des recherches sur des forums. Et renseignez-vous éventuellement sur les lois en la matière : le code du travail. Essayez, dès le début, avec votre hiérarchie, vos clients, patients...de passer par l'écrit. Cela vous permet de vous y référer plus tard, de ne pas (trop) déformer les propos que l'on vous a tenus, et en cas de problème, cela vous permettra d'avoir des preuves. A savoir : les courriels font figure de preuves juridiques, tout comme, il me semble, les sms et captures d'écran en général.

Ambre31le 03 mars 2021 à 23:26   •  

Tu es en train de construire un véritable manuel @Nevromon !
Pour ce qui est du travail en solo, pour ma part, je pense qu'il n'y a pas que du tout bon. Si j'y trouve tout un univers de liberté et de créativité, je me rends compte qu'il me manque quand même un peu des autres. Même si les relations avec les collègues sont parfois très rudes dans un boulot au bureau (ca a été le cas à plusieur reprises pour moi dans mes derniers boulots), il est difficile de se créer et de respecter ses propres règles, et de ne discuter qu'avec soi. Une solution, consiste à se créer des groupes (pour ma part en vidéo conférence) avec d'autres solitaires qui font un travail équivalent. Cela permet de se donner des RV réguliers pour se donner des échéances, et s'entraider. Et, c'est aussi, toutjours pour moi, primordial d'avoir des RV réguliers aussi pour d'autres échanges et activités, sinon, c'est très enfermant et je tourne vite en rond, ce qui n'est pas bon.

Sakurale 04 mars 2021 à 09:21   •  

En effet, travailler seul ça a des bons et des mauvais cotés... j'aime l'autonomie que cela me confère, mais l'absence de "social" avec des adultes , est pesant . Je vois les parents évidemment mais ça reste la plupart du temps des conversations autour des enfants ...
Au début de mon activité, j'allais au RPAM (relais parents ass mat)... mais pour moi c'etait pénible...je n'avais rien en commun avec les autres ass mat ... conversations qui ne tournent qu'autour des enfants ou commérages...beurk lol.
Du coup, je bosse seule ... j'avais peur que ça pose problème aux parents que je ne me rende pas au RPAM mais non ... ils voient que je fais pas mal d'activités qui sortent de l'ordinaire avec leurs enfants , et certains ayant eu une ass mat plus "classique " avant sont plutôt contents du changement.... des fois c'est bien de ne pas rentrer dans le moule ^^

Enfin bon ... le ras le bol est la quand même, j'ai besoin d'interagir avec des vrais gens plus hauts que 3 pommes ? 😂 , et je fais une formation en mai pour être coach en nutrition . Toujours un travail en solo sur le terrain , mais avec des interlocuteurs au dessus de moi, et des clients avec qui partager ! Et puis sortir de mon domicile pour aller vers les gens ... une autre vie 😄

Sinon, l'idée de passer par l'écrit pour garder une trace est une bonne idée, demander une confirmation par mail pour des décisions qui peuvent porter à conséquences....c'est se protéger. On a vite fait de devoir assumer la responsabilité a la place de quelqu'un d'autre ,mal intentionné.


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