La communauté • Entraide et conseils

quels traitementsont vous proposene vos médecinsentiments pour canaliser l hyperactivite cérébrale ? merci de partager vos expériences
Quels traitementsont vous proposene vos médecinsentiments pour canaliser l hyperactivite cérébrale ? Merci de partager vos expériences
Iphigeniele 28 décembre 2018 à 08:34

On me prescrit de l abilifay. Ça ne correspond pas aux indications de ce médicament. Que vous conseille t on? Merci.

Loganle 30 décembre 2018 à 22:01

Pourquoi faire des médocs ? Vous êtes malade ? 😜
Plus qu'une solution :
une retraite Vipassana de 10 jours ; aussi radical qu'efficace 😉 !
https://www.mahi.dhamma.org/fr/videos/doing-time-doing-vipassana/

Didier54le 31 décembre 2018 à 12:50

Pour moi l'hyperactivité cérébrale fait partie de ma vie et je ne souhaite pour rien au monde qu'on me l'enlève! J'ai fait avec, même si à une période de ma vie j'ai cru que ça allait me rendre fou! Mais quand on sait vivre avec, c'est plutôt bénéfique!! Pour la plupart, c'est un fardeau, moi j'ai décidé de l'accepter et c'est très bien comme ça!

patrickle 04 janvier 2019 à 23:24

dans le cas de mon fils, qui est un (très) haut potentiel, les psy nous ont expliqués qu'ils s'opposaient toujours aux médicaments pour les surdoués et hyperactifs. ca nous arrangeait bien. ils conseillent plutôt de la méditation et de la sophrologie. ce qui marche bien aussi, c'est de l'envoyer se promener, il est demandeur. il disparaît pendant 2 ou 3 heures et il revient détendu. je devrais m'y remettre aussi

Didier54le 05 janvier 2019 à 01:03

Patrick je suis tout à fait d'accord avec toi! Rien ne vaut une bonne balade, la nature ou la pratique d'un sport! Perso, j'ai pratiqué surtout les sports de combat, la gymnastique acrobatique et les sports de réflexe comme le tennis de table. je n'ai jamais réussi à m'intégrer dans un sport collectif...

patrickle 07 janvier 2019 à 12:43

je faisais du judo à l'époque . je n'aimais pas trop les sports d'équipes où j'étais pas bon. ca m'énervait d'ailleurs parce que cela faisait que je n'avais pas des beaux points en éducation physique alors que j'étais sportif.
Vous saviez que les surdoués sont souvent hyperactifs ?

Abderianle 07 janvier 2019 à 14:10

L'hyperactif est parfois seulement celui qui se meut plus que les autres.
Lorsque mes jambes étaient plus courtes, tous les autres étaient hyperactifs. Moi, j'étais hypoactifs.
Et en EPS... ouh là là.
La randonnée, c'est peut-être le mode le plus serein pour se dépenser (hypo)activement.
(Nota : je parle là de la randonnée journalière, habituelle, d'une heure ou deux peut-être, mais non des parcours toniques dans les reliefs et les marais)

patrickle 09 janvier 2019 à 09:43

j'adore marcher mais j'ai besoin d'une raison pour me décider à aller marcher. il faudrait que je prenne l'habitude d'aller me promener. le problème c'est que comme la plupart des gens, j'habite en ville et prendre la voiture pour aller se promener dans la campagne, je trouve que c'est un non-sens.
de promener dans la campagne est un conseil que l'on donne souvent au HP.

Didier54le 12 janvier 2019 à 16:25

C'est pareil j'ai besoin d'un but pour me promener et mon but je l'ai trouvé dans la photo animalière ;)

Abderianle 12 janvier 2019 à 16:50

Y'en a qui se promènent sur des sites Web.
Ça fonctionne en ville et à la campagne, aussi.
Et même en hiver.
(mais pas hors connexion).

Ok, je sors, je sors... 😶

patrickle 12 janvier 2019 à 18:46

donc à la campagne, ca marche pas toujours.
j

Kalimaliciale 16 janvier 2019 à 18:06

L'abilifay c'est un thymorégulateur, indiqué pour le traitement de la cyclothymie chez les bipolaires notamment... Ceci étant dit même si on a des sautes d'humeurs, parfois même d'une poignée de seconde à l'autre, ça ne fera rien de plus que de mettre vos émotions dans une boite ou une boule de coton. Ca va vous assomer et donc oui agir sur cette hyperactivité cérébrale mais à tort. Ca fera plus de mal que de bien au final.

Pixle 16 janvier 2019 à 19:53

Waouh Kali, je sais à qui je vais demander conseil maintenant ! 😛 Blague à part, pas de médicament (pour ça) non plus. Je ne savais pas que ça se faisait d'ailleurs.
Les balades sont un bon moyen de sortir de ses pensées obsédantes et parfois inutiles, ou de broyer du noir, ou la lobotomie par netflix.. mais c'est pas bon de rester trop longtemps assit ! ^^

Kalimaliciale 16 janvier 2019 à 20:15

XD je suis désolée, j'ai tendance à ramener ma science infuse.. C'est aprce que je suis passée par la case médicaments et mauvais diagnostiques, du coup je connais pas mal de régulateurs d'humeurs, d'anti-dépresseurs et d'anxiolitiques. Alors que je n'en avais pas réellement besoin, par ailleurs je m'en suis toujours sortie toute seule et bien mieux avec ma volonté qu'avec un quelconque traitement biaisé.
Et je suis tout à fait d'accord avec toi ! Les ballades sont une super cure, ça ressource bien plus qu'on le croit. Mon truc à moi c'est la mer; c'est d'ailleurs pour ça que j'ai déménagé à proximité d'elle. Quant à Netflix... Haaaaaaaaa Netflix que dire... XD Je suis tellement souvent dessus que je ne sais plus quoi regarder.
D'ailleurs il existe de sombres textes anciens sur ce dieu du streaming qui dit : "Le temps que tu passeras au visionnage d'un film ou d'une série sera moindre en comparaison du temps de recherche que tu feras sur notre site. " x)
Sinon hormis Netflix, la musique et l'expression artistique sont aussi (je trouve) de bonnes manières de se libérer la tête ^^.

Abderianle 16 janvier 2019 à 21:52

Netflix remboursé par la sécu ? On pourrait y adjoindre l'obligation de la VO, et peut-être que, par la masse, par la base, on augmenterait en même que l'humeur et la créativité le niveau de culture générale.
Bien sûr, les puristes diront que Netflix est aux médicaments ce que les drogues dures sont à l'Art, mais dans un monde imparfait, le remède qui promet le plus à moindres frais doit certainement faire... le plus d'effet.
Mh.

patrickle 16 janvier 2019 à 23:45

il me semble que, de manière générale, la médecine tend à moins de médicamentation pour ce genre de situation. (mais les gens ont tendance à en demander plus)

LibertEchEriele 17 janvier 2019 à 20:58

Ouaouh! Je connais pas du tout netflix. Mais si je comprends bien, avec netflix (d'ailleurs ça pourrait être le nom d'un cacheton), tout semble se mettre au beau fixe?! Quelque-chose me dit que je ne dois pas mettre mon nez dedans..

Kalimaliciale 18 janvier 2019 à 19:59

C'est addictif oui xD

Fanny-146le 18 janvier 2019 à 20:13

Et que faire quand on est même au-delà de tout ça ? J'ai atteint un niveau de mal-être où rien ne me fait plus de bien, où je ne suis plus capable de me concentrer sur un film, une série, un bouquin, où m'habiller pour sortir revient à essayer de gravir l'Everest en tongs. Les médicaments, j'ai testé, aucun résultat. Thérapie ? pas mieux. La volonté ? contre les aspects physiologiques de la dépression, elle ne peut rien... Ou alors c'est que je n'en ai pas assez, mais je ne sais pas où ça s'achète... Alors s'il y a d'autres pistes pour s'en sortir, je veux bien des idées !

Kalimaliciale 18 janvier 2019 à 22:23

Alors là, je t'avoue ne pas savoir comment te conseiller et même si je le voulais, je ne suis pas même convaincue que cela y fasse quelque chose. Mais un point m'interpelle, tu parles de dépression et pas d'un trait de caractère apathique (ou état dépressif); donc c'est qu'il doit exister une ou plusieurs causes circonstantielles, factuelles à cette dépression, donc ça doit être possiblement "soignable" (je mets entre guillemet parce que je n'ai pas trouvé le bon mot pour exprimer ce que je veux dire). Est-ce que tu connais la ou les causes de cette dépression déjà?

Fanny-146le 18 janvier 2019 à 22:34

Je dis dépression parce c'est ce que disent les médecins et psy depuis des années. C'est héréditaire en grande partie, je pense. Chaque thérapie échoue quand on arrive à ce point là. Ma mère était dépressive, comme sans doute d'autres avant elle dans la famille (je ne connais rien de l'histoire de ma famille, on ne parlait pas de ça, et on ne côtoyait pratiquement personne hors de la cellule familiale de base. Je connais à peine mes cousins, et personne dans le cercle familial plus large. Je sais juste que ma mère a un cousin ayant fait une TS).
Je ne sais pas du tout s'il y a un élément déclencheur à proprement parler. Ça s'est surtout déclaré quand j'ai échappé à l'emprise de ma mère et que j'ai eu le droit de souffrir. Mais je n'étais ni heureuse ni socialement intégrée auparavant. Chaque période de ma vie a eu son lot de galères, et donc chaque fois, le thérapeute ou médecin du moment y voit l'élément déclencheur de la période de crise, mais dans tous les cas, ça revient. Ça va mieux quelques mois, et ça repart en cacahuète sans que je puisse rien faire. Changement de situation familiale, rupture avec ma mère, changement de boulot, aucun changement de vie n'a modifié l'alternance des cycles...

Fanny-146le 18 janvier 2019 à 22:51

Un oubli : ma généraliste m'a mis la puce à l'oreille il y a peu en évoquant une potentielle erreur de diagnostic. Elle a dans son entourage une personne dont la vie a radicalement changé quand on a compris qu'il était bipolaire et pas dépressif. HP aussi, avec les souffrances qui peuvent y être associées. Ma psy n'y croit pas, car je n'ai pas d'épisodes maniaques marqués, et impossible de trouver un psychiatre disponible avant la Saint glinglin. Tout ce que j'ai gagné à essayer d'activer un peu les choses en allant à l'hôpital plutôt que dans le privé, c'est un épisode traumatisant avec un interne abruti qui m'a menacée d'une hospitalisation d'office, d'appeler la police si je quittais la salle d'attente, etc. Maintenant, début de prise en charge en cmp, mais le chemin vers un psychiatre est semé d'embûches, de délais, et apparemment, tout mon cheminement de 15 ans va être à refaire : j'ai changé de médecin plusieurs fois et oublié le nom des médicaments déjà testés. Les traitements de pointe ne sont accessibles que si on peut prouver que tout le reste n'a pas fonctionné. Et encore, il a fallu que je découvre moi même que le chr de Lille dispose d'un service spécialisé dans les dépressions résistantes. L'interne n'a jamais pensé à m'en parler, ma généraliste et ma psy ignoraient que ça existait...

VIRGILEle 01 février 2019 à 20:05

Vous savez ! L'hyperactivité cérébrale est un mécanisme du cerveau. En allant voir un(e) psychotherapeute, il(elle) sera capable de voir le ou les mécanismes mis en place et de les modifier. Il n'est donc pas nécessaire de toujours vouloir penser sans cesse. Le livre de Monique de Kermadec en parle clairement : Elle nous invite à démonter certains mécanismes cérébraux afin de mieux vivre dans "l'adulte surdoué à la conquête du bonheur."
A vous de voir.

Didier54le 01 février 2019 à 20:28

Pour rien au monde je voudrais qu'on me retire mon hyperactivité de pensée!

bodle 20 février 2019 à 21:31

Vous avez essayé, la relaxation ou la méditation et de la sophrologie cité dans le 1er message de patrick. Y'a le yoga aussi enfin bref je pense qu'il faut faire un truc avec son corps pour apprendre à le connaitre avant d'essayer de comprendre son cerveau 😋 (on peut faire les 2 en parallèle aussi)

Gargarinele 06 mars 2019 à 15:36

Bloquer 3 secondes avant d'expirer.

Zebra3le 06 mars 2019 à 15:54

Il existe aussi les activités de "pleine conscience", comme presque toutes les activités manuelles, le coloriage etc...

Stickle 08 mars 2019 à 07:39

Pour ma part, j'ai été sous anti depresseurs et anxiolytiques pendant 2 ans aujourd'hui je suis sevré et ne reprendrait plus jamais cette merde.
Je préfère vivre ma pleine conscience en pratiquant des activités artistiques.
J'ai ôté cette camisole chimique.
Ce qui m'a le plus aidé c'est d'avoir pris conscience de mes différences et surtout de les accepter

Zebra3le 08 mars 2019 à 08:31

Bravo @Stick. longue vie heureuse à toi.

Stickle 09 mars 2019 à 11:27

Il y a bien sûr des moments où j'aimerais freiner mon cerveau, mais bon à bientôt 50 ans je préfères fumer un petit j... Le soir.
Ça permet à mon cerveau de se poser.
Sans tomber dans la dépendance, la prudence est de mise.
Mais je préfère ça à un traitement qui m'empêche d'exploiter mes émotions.

LibertEchEriele 09 mars 2019 à 20:24

Moi j'ai envie de te poser une question Iphigénie, de quoi as-tu parlé à ton médecin pour qu'il te prescrive du abilifay? Parce-que vous êtes bien gentils les gars, mais, même si je dois vous féliciter pour vos absolues abstinences médicamenteuses, à mon sens, il est des situations où le médicament peut avoir, a un réel intérêt. Je sais que mon cas ne peut à lui seul faire école mais, justement, les vôtres non plus. A partir du moment où on parle de mal-être/mieux-être/bien-être psychologique, donc vital, il s'agirait d'être prudents, et ouverts à la multitude de profils qui peuvent souffrir différemment les uns des autres. Croyez-moi, je sais de quoi je parle. Je dirais même, par expérience, que tel ou tel médicament, thérapie.., peut avoir, sur la même personne, des effets différents à différentes périodes de la vie, du chemin.. J'ai la chance (méritée donc pas trop chance ou pas que) d'avoir appris à me connaître et donc, tel une sorcière ayant petit à petit appris à s'accepter, et même à s'aimer (merde, pourquoi aimer tant l'autre et ne pas finir, bordel, par comprendre que sa personne vaut le même amour?!!?), je me gâte en potions adaptées à mon air du vent. Je sais maintenant qu'à tel mal, à tel moment, au-delà de mes habituelles tisanes de plantes, yoga, marche, partage avec quelqu'un dont j'aime la présence.., il me faut une soirée bien arrosée, 2 jours de complète solitude, un ptit voyage pour une grande claque. Et puis, plusieurs fois dans ma vie, j'ai pris des antidépresseurs, et, je parle juste pour moi, il y a eu des fois où ça m'a sauvée. Et ça a aussi sauvé mon entourage.. Et pourtant, je me considère comme une personne pleine de ressources, very extra forte quelque-part. Bref, nulle apologie de la chimie qu'on ingère, recherche maximale des remèdes naturels, soft, et si possible humains, mais j'en ai un peu marre des conseils partant d'une réussite personnelle... Moi j'ai la chance de savoir m'écouter et je n'ai donc jamais tenu compte, enfin si mais y'a longtemps que c'est fini, des conseils en la matière. On tâtonne, on vit les choses, on fait des expériences, et on voit. Alors oui, certains posts (pas celui-ci d'ailleurs. Merde, me suis encore gourée de fil), émaillés de certaines souffrances peuvent laisser coi. Je suis la 1ère à ne savoir que dire, mais Et merde, j'aurais vraiment du faire psy 😉

LibertEchEriele 10 mars 2019 à 18:20

Et il y a malheureusement des gens à qui fumer un petit j.... ne va pas du tout 🙁

Fanny-146le 10 mars 2019 à 18:50

Je dirais qu'un des soucis majeurs des AD, c'est le manque de discernement et de prudence dans leur prescription. N'importe quelle notice indique que ce n'est pas fait pour être pris plus de 8 à 12 semaines. Mais comme les toubibs n'ont pas d'autres alternatives à proposer, si le mal être persiste, ils renouvellent la prescription encore et encore. Et quand tu en as testé 3, 4, 5 différents et que le medecin commence à te dire qu'il arrive au bout de ce qu'il a à proposer, tu finis par te dire qu'en insistant, ça va finir par marcher. Et un jour, tu te rends compte que ca fait 5,8, 10 ans que tu gobes ton cachet chaque soir, et que tu ne te sens pas vraiment mieux... J'en suis passée par là. J'ai arrêté 2 fois. Et 2 fois, même si je n'en ai pas eu conscience la première fois, car les symptômes auraient pu avoir d'autres explications, je me suis retrouvée à gérer une véritable désintoxication, toute seule. Suées, tremblements, nausées, douleurs un peu partout. Et pourtant, j'avais suivi le protocole conseillé par le toubib... Qui n'y connaissait rien. Et qui n'y connais toujours rien, puisqu'il m'a répondu que c'était juste normal de rester alitée 2 semaines non stop. Zero remise en question, la certitude du médecin...

Une telle expérience te fait craindre un max toute forme d'addiction, alors quand tu as en plus vu mourir plusieurs membres de ta famille de leur addiction à l'alcool, que tu retrouves ton meilleur ami apres 20 ans de separation et que tu apprends qu'il est passé par là aussi, que tu retrouves ta filleule après presque aussi longtemps et qu'elle a galéré à arrêter la fumette qui avait pris des proportions dramatiques, que tu parles avec une collègue dont l'instabilité de son fils (bipolarité ou schizophrénie, diagnostic encore en cours) a explosé quand il a commencé le cannabis... Tu essaies de te tenir aussi éloigné que possible de tout ça.
Il existe apparemment d'autres alternatives, mais elles ne sont pas ou peu proposées, sans doute parce que trop chères...

Fanny-146le 10 mars 2019 à 18:55

Bilan, je ne condamne aucune des solutions, mais je ne peux que me dire qu'il faut être sûr de sa capacité à gérer, sans tomber dans l'excès, et sans certitude d'en etre capable, je reste à l'ecart de tout ça, depuis les médicaments autorisés, en passant par les drogues autorisées (alcool (juste un verre de temps en temps et jamais seule chez moi), tabac), et les drogues illegales, dures comme douces.

Pacaloule 10 mars 2019 à 19:01

Je trouve ce que tu dis très juste, LiberEchErie. Cette impression d'être en recherche perpétuelle d'équilibre, que cet équilibre ne peut se faire que de façon dynamique (pas possible de tenir à l'équilibre sur un vélo à l'arrêt), que le dosage est subtil et nécessite d'arriver à s'écouter, besoin de choses différentes et pourtant complémentaires pour arriver à faire chaque jour la synthèse, l'alchimie - de la nature, de la culture, du repli sur soi et des rencontres, des soirées où je lâche prise et une discipline de vie, du nomadisme et du sédentarisme etc...
Quant aux médicaments, ils peuvent aider parfois je crois. Il faut juste garder à l'esprit que l'on en prend...

LibertEchEriele 10 mars 2019 à 21:29

Oui, concernant les cachetons, les toubib parlent du rapport bénéfice/risque, mais le seul capable de jauger l'état de ce rapport, c'est soi. Et, effectivement, ça vaut pour tout ce qu'on peut faire. Mais pour en être capable, il est indispensable d'être LE maître de soi. Et pour ça, y'a pas de recette type non plus, pas plus que de recette miracle. Par rapport à celle que j'ai pu être, je bénis la somme des facteurs qui m'a amenée à être celle que je suis maintenant, justement pour cette connaissance de moi que j'ai et qui me tient, me maintient en équilibre. Mais c'est une désolation que de ne pouvoir l'insuffler directement à l'autre, chacun doit, par lui-même, parvenir à accepter les choses

patrickle 10 mars 2019 à 21:41

je dirais, pour faire la conciliation entre libertécherie et fanny qu'on est dans une période de transition où on passe d'un modèle où le patient subit la médecine à celui où il devient acteur de sa santé. c'est intérressant. j'assiste de temps en temps à quelques discussions entre professionnels sur cette question, et on voit qu'ils ne sont pas tous d'accord. et comme dit Pacalou et Libertéchérie, on va de plus en plus vers une médecine personnalisée, où les résultats sont nettement meilleurs mais ca coute plus cher...

Fanny-146le 11 mars 2019 à 07:02

Est-ce que ça coûte vraiment plus cher sur le long terme ? Je ne connais pas assez le monde médical, je n'ai pas assez de recul et il y a tellement de pathologies différentes, mais vaut-il mieux un voire deux traitements coûteux mais adaptés, ou toute une vie de traitements peut-être moins chers, mais au long cours, et, faute de guérison, émaillée d'arrêts-maladie plus ou moins longs voire d'une mise définitive en invalidité ?
Ce que j'écris n'est forcément pas vrai pour tous les types de maladies, toutes les spécialités médicales, mais dans le domaine psy, notamment, où le médecin ne peut pas s'appuyer sur des résultats d'analyses, d'imagerie médicale, etc, comment avancer tant que bien des toubibs ne croiront pas ce que leur dit leur patient, et qui est pourtant leur seul ou au moins principal accès à la pathologie ?

Stickle 12 mars 2019 à 07:05

J'ai lu pas mal de bouquin sur les personnes HP, une chose revient très souvent, est ce le fait d'être différent hypersensible qui fait que nous allons mal.?
Il y a beaucoup de zèbres qui vont très bien, à près tout provient de notre chemin de vie.
Avant mon burn out, pas de médicamentation, à part à l'adolescence, mais cela venait d'autres problèmes familiaux.
On m'a mis sous haldol, ce que personne au niveau médical ne comprend.
On est d'un côté HP avec notre hypersensibilité, et d'un autre depressif, mais d'après certains professionnels de la psy, cela n'est pas lié.
Quand, je vois sur le forum ce mal être de beaucoup d'entre nous, je me dis qu'il y ma quand même un lien direct.
Ma nièce vient d'être détecté, je lui avait conseillé de se faire tester car je me doutais bien qu'elle n'était pas NP.
Son mal être, ce soucis de se sentir toujours en décalage l'a conduite à s'exiler en Australie, pensant que cela allait arranger les choses.
Aujourd'hui après que l'on ai énormément échangé sur nos personnalité, elle a pris conscience que l'echapatoir qu'elle avait trouvé s'enfuir, se defoncer avec des produits illicites ne servaient à rien, elle vient donc de décider de rentrer en France.
Je lui ai conseillé aussi quelques lectures sur le sujet.
Pour moi, je pense que déjà, bien nous connaître, notre manière de penser, notre fragilité, notre empathie etc.. Est déjà un premier pas pour aller mieux.
Après il faut avancer à petits pas.
Un autre point, l'isolement comme je le pratique peut amener à la dépression, être HP n'est pas une pathologie.
Si certains ont besoin de traitement pour se sentir mieux, qu'ils le fassent, si il n'y a pas d'autres solutions.
Pour ma part j'ai énormément travailler l'estime de soi, avec une psychothérapeute qui connaît bien le sujet étant HP elle aussi, depuis plus de traitement, toujours un suivi psy pour éviter les pièges et éviter de repartir dans un burn out.
Se dégager des personnes nuisibles, qui ne comprennent pas et qui ne comprendrons jamais, et qui profites de notre empathie pour leurs intérêts.
Je ne prends pas de risque pour dire que celui qui ressent le besoin d'une aide médicale, qu'il le fasse, mais il s'apercevra que malgré ça, il y a toujours ce décalage.

Zebra3le 12 mars 2019 à 07:16

Oui @Stick, tu as raison sur le décalage ; il sera toujours présent, à des degrés différents selon l'humeur, mais toujours présent.
On peut être HP et aller bien, le fait que de nombreux HP tristes soient présents sur ce forum ne veut pas dire que c'est une tendance, une généralité. D'une manière générale, internet est un exutoire à la détresse, à l'expression du mécontentement, plutôt qu'au bonheur. Il faudrait trouver une étude statistique sérieuse sur les HP et leur état émotionnel.
Il y a tellement de NP dépressifs, râleurs et tristes aussi...

Fanny-146le 12 mars 2019 à 07:53

J'ai lu je sais plus où que cette perspective du HP comme une sorte de "malédiction" est assez propre à l'Europe, alors qu'il serait davantage vu comme une chance en Amérique du Nord, par exemple. Mais ça n'était pas du tout développé, alors je suis un peu restée sur ma faim. Le seul élément fourni était la possibilité, aux Etats-Unis, de passer ses examens plus rapidement que ne le prévoit le cursus de base, et ce, beaucoup plus facilement qu'on ne saute une classe dans le système français (et je ne parle pas du supérieur, où on peut faire deux cursus parallèles, mais pas vraiment accélérer un cursus principal, et où, si on est trop en avance, on se retrouve coincé, parce que pas l'âge de faire des stages...)

ll serait intéressant effectivement d'avoir des chiffres sur la proportion HP heureux / HP malheureux (formule réductrice, mais juste fonctionnelle ici). Et ce serait d'autant plus utile que ça éviterait (et c'est du vécu) d'entendre un psy répondre : "Le HP, c'est juste de l'hyperesthésie, qui aide éventuellement à résoudre certains problèmes mathématiques par exemple. Ca n'a aucune influence sur la vie quotidienne. La preuve, il y a des HP qui vont très bien !"

Ce qui me semble crucial, c'est que les outils utilisés par les psy pour aider leurs patients ne conviennent pas forcément aux HP, et que bien peu sont capables d'en proposer d'autres ou d'en changer. Les quelques progrès que j'ai faits sont venus à la suite de quelques rendez-vous avec une psy convaincue de l'influence du HP sur la façon de voir la vie, et donc proposant des réponses en adéquation avec cette perspective. Pas de bol, psy déménagée. 2 autres ensuite, pas adaptées, et là, une nouvelle, elle aussi apparemment convaincue qu'à personnalité atypique, aide atypique.

Zebra3le 12 mars 2019 à 07:56

Des pistes de réflexion données par un mathématicien, vidéo proposée par @Aurel.
Rendez-vous à 26'12''

https://www.rts.ch/play/tv/dans-la-tete-de/video/dans-la-tete----dun-surdoue?id=10173134

Fanny-146le 12 mars 2019 à 08:49

J'avais regardé la vidéo, effectivement très intéressante. Je pense que c'est le côté manichéen qui est dangereux : dire que tous les HP sont malheureux est tout aussi faux que de dire que les caractéristiques associées n'en rendent aucun malheureux.
Comme disait Stick plus haut, et comme c'est aussi évoqué dans la vidéo, le décalage, la différence existe. Après, certains vont l'assumer sans souci, d'autres vont la masquer (au risque qu'elle leur explose un jour à la figure), d'autres vont essayer de l'assumer sans y parvenir. Et comme notre société n'est pas très ouverte à la différence...
Pour faire une analogie simple mais qui me semble pertinente, peut-on dire à une personne noire, obèse, ou je ne sais quelle caractéristique qui fasse qu'elle n'appartient pas à la majorité dans le lieu où elle vit (du coup, ça pourrait être un blanc dans un pays à majorité noire, un maigre dans un pays d'obèses...) : "La majorité des personnes qui te ressemblent (les autres noirs, les autres obèses...) se sentent bien malgré leur différence, donc tu n'as pas le droit ni aucune raison de te sentir mal à cause de ta différence et du décalage que tu ressens, et qui n'existe pas, puisque d'autres ne le sentent pas ?"
Et à l'inverse, dirait-on : "Tu ne vois donc pas que la majorité des autres noirs / obèses vivant ici se sentent différents et rejetés, alors hors de question que tu sois heureux, toi !"

Compliquée aussi, la question de savoir s'il vaut mieux s'isoler pour ne pas souffrir du côté agressif de la société extérieure où on ne se sent pas à sa place, et, du coup, souffrir de la solitude, ou se forcer à rester "dans le monde", et rentrer blessé parce ce qu'on y vit...

Merlinle 12 mars 2019 à 09:01

Je ne pense pas qu'il y ait proportionnellement davantage de malheureux dans une catégorie donnée de la population. Il y a cependant des spécificités dans les caractéristiques susceptibles de créer des insatisfactions menant au malheur.

Chez les surdoués, notre capacité à couper les cheveux en puissances de quatre nous amène à questionner énormément de domaines qui ne provoquent pas d'interrogations particulières chez les autres, et à remettre en question jusqu'à notre propre bonheur quasiment en permanence. Cela pourrait déboucher sur une impression de "malheur" par absence de bonheur total, impossible à atteindre pour les insatisfaits continuels que sont les gens qui réfléchissent beaucoup.

Je crois que l'essentiel est de ressentir, de savoir quand on est bien, et de ne pas forcément intellectualiser tous nos ressentis, ça devrait permettre d'emprunter un certain chemin du bonheur sans qu'il ne devienne l'objet d'un questionnement insoutenable ;)

Stickle 13 mars 2019 à 23:26

Je te suis Merlin !
Je pense aussi que notre niveau d'hypersensibilité, d'emotivite et d'empathie à différent degré ont un lien avec le mal être de certains HP.
@LibertEchErie
Pour moi aussi, les médocs m'ont sauvé la vie à plusieurs reprises, ce que je leurs reproche c'est de servir de camisole et d'inhiber certaines de nos capacités cérébrales.

LibertEchEriele 14 mars 2019 à 18:04

Tout comme toi Patrick, je considère les cachets comme une béquille, mais pas pour quelqu'un qui marche trop vite ou avec une démarche particulière, pour celui qui ne sait pas marcher sans tomber ou sans faire tomber les autres, à un moment donné de sa vie

Stickle 14 mars 2019 à 20:10

Je suis tout à fait d'accord avec toi !

patrickle 17 mars 2019 à 20:04

les médicaments auront au moins servi à mettre tout le monde d'accord sur ce site. il faudrait ptet en donner aux politiciens 😉 (et si pour certains cela peut faire camisole et baillon, je double ma cotisation à la sécu)

LibertEchEriele 17 mars 2019 à 20:56

🙂


Il te faut t'enregistrer sur le site pour participer aux forums.

Rejoins-nous vite !

Alerter les modérateurs

Peux-tu préciser ci-dessous le motif de ton alerte ?