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Réorientation professionnelle

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Réorientation professionnelle
Tao-mele 08 août 2019 à 22:17

Salut la p'tite communauté,
Le chemin de l'épanouissement professionnel semble prendre des détours pour les HP. J'aimerai échanger autour de nos parcours respectifs.

PARCOURS :
Bonne pioche du 1er coup ?
Ajustement en 1 ou plusieurs étapes ?
Encore en questionnement ?

SECTEURS :
Quel domaine quittez vous ?
Pour vous diriger vers quel autre ?

ASTUCES
J'aimerai aussi pouvoir échanger des tuyaux pour le reprise d'études et le financement, êtes-vous passez par là ?

J'envisage de reprendre 3 ans d'études à temps plein, sur concours. Le projet d'apprendre un nouveau métier qui valorisera davantage ce que je suis au fond de moi, me met en joie. En revanche les aspects matériels me mettent beaucoup moins à l'aise, à l'approche de la quarantaine.

Voilà, le sujet est lancé : )

Tao-mele 08 août 2019 à 22:32   •  

Je me lance !
J'ai quitté le marketing et la gestion de projet dans l'industrie cosmétique, je pense que c'est le côté nature/sensoriel qui m'a attirée. Fausse route car c'est une industrie du luxe et ce métier un monde de requins (cela n'engage que moi et mon vécu bien sûr !). J'ai tenue 10ans quand même jusqu'à faire une sorte de début de burn-out sans craquage complet. J'ai profité d'une mutation de poste pour être licenciée économique.
Je me suis lancée dans une formation en médecine traditionnelle chinoise (un week-end par mois), financée de ma poche.
Mon emploi actuel est dans un centre socio-culturel, et me mets régulièrement face à mes différences par l'exposition aux groupes à animer, du coup je m'y sens mal.
J'envisage une formation de psychométricienne, métier qui pourrait être alimenté par les techniques de "chinoiseries" que j'apprends en dilettante car cela demande beaucoup de temps et de travail pour arriver à en vivre. C'est aussi un métier illégal mais toléré par la loi française (l'acupuncture passe la barrière cutanée et est donc considérée comme un acte chirurgical - des praticiens font de la garde à vue et sont parfois accusés de pratique illégale de la médecine et interdits d'exercer), du coup je préfère m'assurer d'avoir un métier sûr... qui nécessite de financer 3 ans d'étude à temps plein, se loger, manger... enfin vivre aussi quoi : )
Voilà voilà

InconvenientTruthle 09 août 2019 à 14:16   •  

Pour ma part, j'ai fait des études de physiques-chimie puis ai passé les deux concours pour devenir enseignant.

Après 7 ans de bons et loyaux services en lycée, je suis fatigué de l'inertie de la machine "Education Nationale" (tiens, cela me fait penser que j'ai un post à écrire dans le sujet d'Esquif sur la difficile scolarité), fatigué de devoir passer plus de temps à faire la police qu'à enseigner... (d'ailleurs, on pourrait débattre sur la définition du mot "enseigner", car je n'ai pas eu l'impression de beaucoup "enseigner" au final... bref)
Adjoint à deux gros problèmes personnels, cela m'a pesé au point d'être en arrêt pendant de longs mois cette année, en deux fois.

Alors, autant lors du premier arrêt, je n'ai pas fait grand chose, voire rien, si ce n'est rester dans mon lit ou écrire.

Autant lors du deuxième, j'ai trouvé la force de ne pas rester là, à ne rien faire et je me suis donc mis en tête de changer de travail.
Pour utiliser mon background scientifique, et aller dans un domaine où ma curiosité aura un terrain de jeu un peu plus grand, j'ai décidé de me reconvertir dans l'informatique : la data science ou le développement web. Au départ, j'étais parti sur la médiation culturelle, dans les musées par exemple, mais c'est trop fermé et bouché comme secteur.
Je passe donc beaucoup de temps depuis le début de l'année sur des MOOC en ligne et notamment OpenClassrooms. J'utilise de nouveau mes neurones et ma curiosité est ravie.
Cela ne change rien au côté "vie privée" mais c'est toujours ça de gagner.

J'ai rencontré des gens par l'intermédiaire de réunions d'anciens de la dernière école que j'ai fréquentée pendant mes études. L'un d'eux s'est proposé de m'aider à me caser sur des missions de freelance. J'attends actuellement le retour des différentes personnes qu'il a contactées.

Je viens d'obtenir ma disponibilité de la part de l'éducation nationale. Donc même si je n'ai pas officiellement quitté le navire, pas de "rentrée" pour moi, au sens écolier du terme.
Pas de salaire non plus. Donc, je ne comprends que trop bien, @Tao-me, ton problème matériel et financier...

L'âge aussi, je comprends... Combien de fois ai-je entendu ces derniers temps : "ah mais si tu en as marre, il faut que tu changes maintenant, c'est l'âge où il faut le faire".
J'ai rencontré une collègue d'espagnol qui veut se reconvertir dans les affaires publiques. Sauf qu'elle a 35 ans, pas d'enfants, encore, et qu'elle n'a pas de réelle expérience là-dedans, malgré un master dans ce domaine. Le fait qu'elle soit une femme, en capacité d'avoir encore des enfants, fait "peur" puisque les gens ne veulent pas "investir" sur quelqu'un susceptible de demander un congé maternité de x temps, peu de temps après son embauche... C'est triste.

Cela dépend des domaines mais il y en a dans lesquels il est effectivement plus facile de se reconvertir, même quand on a quelques années de travail derrière soi. C'est assez schizophrène : on ne veut pas de jeunes parce qu'ils ne savent rien faire, donc on veut des plus vieux, avec plus d'expérience... ah mais, pas trop vieux non plus parce que sinon ils coûtent trop cher...

Je t'aurais bien invité à aller faire un tour au CNAM, qui propose des cours du soir pas chers et des formations à distance. Maintenant, au vu de ce vers quoi tu veux te réorienter, je ne sais pas s'ils font dans la psychométrie.

Par contre, un bon plan est l'alternance selon moi. Mais je présume que les "possibilités" dépendent aussi grandement du domaine visé.
Tu n'es pas payé beaucoup, certes, ce qui peut poser des problèmes en fonction de tes charges, mais au moins tu touches quelque chose (minimum 85 % du SMIC) et tu apprends un métier dans le même temps. Et en général, la formation est payée par l'employeur pour moitié et l'autre moitié par Pôle Emploi, si tu le fais dans le cadre d'un POEI (https://www.pole-emploi.fr/candidat/la-preparation-operationnelle-a-l-emploi-poe--@/article.jspz?id=60881), qui se démocratise de plus en plus.
Sur Paris, à l'occasion de salon de recrutement, j'ai découvert qu'il y avait en fait plein de sociétés sur ce crédo de l'alternance et Pôle Emploi semble faire des efforts là-dessus aussi.

La question étant alors : si tu fais une alternance, peux-tu compléter cela par d'autres activités rémunérées pour arrondir les fins de mois ?

Tao-mele 09 août 2019 à 14:45   •  

Merci @InconvenientTruth,
Dis-moi dans ton métier d'enseignant est-ce que ta vision du monde différente (de HP) te posait souci avec les élèves ?
On dit que les HP sont faits pour être leur propre chef, je vois que c'est le chemin que tu prends.
Pour ma part je pense avoir fait un mauvais choix d'orientation de départ, contre-nature, à cause du faux-self. On dit aussi que les filles ont plus tendance à se conformer. Tu m'as l'air bien lancé je te souhaite bon cheminement vers ce changement.

Pacaloule 09 août 2019 à 15:08   •  

être à son compte, pour des gens comme nous (même si nous sommes tous différents), c'est souvent une bouée de sauvetage, une question de survie parfois. Je comprends très bien ton parcours, et je crois que tu es sur la bonne voie, même si c'est un chemin difficile au début. Je t'engage aussi à lire les posts sur le même sujet, tu verras il y en a pas mal et tu te sentiras moins seule d'un coup...

InconvenientTruthle 09 août 2019 à 16:09   •  

(Bon je poste... mais je ne suis pas satisfait de ce que je viens d'écrire...)

Au cours des 7 ans en lycée, j'ai pu confirmer les statistiques qui tendent à montrer que la proportion de filles à se "conformer" aux exigences est bien plus grande à cet âge-là.
J'avais bien plus de filles en "tête de classe", que ce soit en termes de résultats chiffrés, comme d'attitude. Elles sont en avance en termes de maturité à leur âge. Bien entendu, tout ce que je dis n'est qu'une moyenne : je pense que vous pouvez tous me trouver des contre-exemples dans votre entourage.
En tout cas, il semble assez ancré que les filles ont moins de marge de manoeuvre que les garçons en termes de "choix" d'étude, comme pour effectivement coller aux cases. Et oui, on n'est pas près d'avoir l'égalité de salaire et de traitement... Même si cela avance... petit à petit...

Je suis fatigué de ce métier dans les conditions dans lesquelles je l'exerce. Je suis fatigué de passer mon temps à jouer à cache-cache. J'analyse relativement bien les difficultés de mes élèves mais faut-il ensuite avoir envie de les combler... C'est assez fatiguant de devoir jouer à longueur de journée cette comédie pour les faire avancer d'un centimètre. Certes, ils sont dans une phase où ils se cherchent mais je suis aussi fatigué d'entendre cet argument pour justifier certaines choses, d'autant plus que je trouve que c'est assez insultant pour les adolescents qui font des "efforts". De la même manière que les adultes, on trouve de tout chez les ados et chez les enfants.

Donc très souvent, cela est assez simple : les bons restent bons et se débrouillent tout seuls, les élèves en très grande difficulté restent en très grande difficulté et le ventre "mou" au milieu, c'est à pile ou face que ça se joue. Malheureusement.
Alors, pour répondre à la question : ma vision "différente" me pose-t-il problème au lycée ? Oui. Pour la simple et bonne raison que je vois certaines possibilités chez mes élèves, chez mes collègues, mais que cela ne dépend pas que de moi et très souvent cela se résume à faire comme Don Quichotte contre ses moulins. Respect du libre-arbitre... sauf qu'après on vient nous engueuler pour nous dire que l'on n'a pas fait ci ou ça, comme si on pouvait apprendre à la place des élèves, comme si chaque notion vue pouvait être présentée comme un jeu...
Les choses pourraient avancer bien plus vite. Que ce soit en classe, dans la société ou dans le monde. L'éducation "utile", l'accueil des migrants, la fin de la faim dans le monde, les maladies dans les pays du tiers monde : beaucoup de problèmes contre lesquels on a la capacité de bien mieux faire... mais qu'on n'utilisera pas, du fait de l'individualisme, du patriotisme, de l'égo, etc....

En classe, comme dans d'autres domaines d'ailleurs, on dépense une énergie folle pour avancer de pas grand chose. Beaucoup disent "ah mais, tant que tu te lèves pour un élève le matin, c'est positif, il faut se raccrocher à ça". Si ça leur "suffit", tant mieux pour eux mais je ne fonctionne pas comme ça. Je doute qu'on puisse réussir avec 100 % des élèves mais 1 sur 36... j'ai juste envie de dire que si on doit se raccrocher seulement à ça, pour ne pas voir tout ce qu'il reste à faire à côté, et bien, on n'est pas près de "sauver" la planète...
Alors fini pour moi les classes de 36... même si je ne pense pas du tout en avoir fini avec l'enseignement, car ce n'est pas enseigner qui me dérange... Peut-être y reviendrai-je dans d'autres contextes.

Je continue à donner de temps à autre des cours particuliers et jusqu'ici, ça s'est toujours très bien passé : quand vous avez quelqu'un de vous demandeur et prêt à écouter, cela change tout.
Je ne dis pas cela pour jeter la pierre à une partie des élèves que l'on a en classe. Moi aussi j'ai dû assister à des cours qui ne me plaisaient pas, qui ne m'intéressaient pas. Moi aussi j'ai dû faire face à des situations où je me demandais ce que je pouvais bien faire ici, dans cette salle. Ensuite, au-delà des appétences pour tel ou tel sujet dans un domaine, il est vrai que j'ai constaté avec grande tristesse que beaucoup d'élèves sont mal orientés, et se retrouvent notamment en seconde générale par défaut.

Malheureusement, orienter est une chose, avoir les structures et cursus adaptés en est une autre. Et là, on est en retard en France, notamment au niveau de l'apprentissage. Et ne me lancez pas sur les résultats du bac ou autre enquête PISA... Vaste blague. Je développerai cela dans le sujet d'Esquif.

Qui me fait penser avec ironie à une conversation avec l'une des consultantes que j'ai rencontrées lors des réunions "d'anciens" de mon école : "ah bah, de toute façon, les gens nous payent nous consultants pour se faire enfumer. On vient, on réfléchit un peu, on sort du vocabulaire et en plus, comme ils payent cher, ils ont l'impression d'avoir vraiment eu une prestation extraordinaire".
Comme pendant les élections présidentielles :
- Bonjour Monsieur, pourquoi allez-vous voter pour M. Machin ?
- Vous allez voir, avec lui, les choses vont changer...

Mais oui...

Tao-mele 09 août 2019 à 20:06   •  

@Pacalou as-tu pris ce chemin d'indépendance professionnelle ? quelques conseils dans sa mis en en oeuvre ?

Vizualle 09 août 2019 à 20:22   •  

A croire qu'on a un peu tous le meme parcours et que l'on tend a peu pres tous au meme resultat:

à savoir: etre independant :)

Tres brievement, 15ans de commerce pour moi, attirer par le fait de pouvoir avoir un vrai échange avec la personne en face de moi
contrainte? devoir ce normaliser pour rentrer dans les structures = boulot plaisant mais jamais réussi à trouver ma place
disparition papa = recentrement sur moi meme, nouvelle direction pro et me voila cadre dans le digital, virage a 360degré en attendant de pouvoir pleinement me réaliser en tant que thérapeute :)

Vizualle 09 août 2019 à 20:24   •  

je rajouterais: tres dur mais tellement bon de ce sentir sur la bonne route, ca me donne une force incroyable pour arriver a cette réalisation personnel :)

InconvenientTruthle 09 août 2019 à 20:29   •  

Et @Vizual, tu crois que ta brièveté compense la lourdeur de mes longueurs ? 😄 😄 😄 Comment ça, ça ne marche pas comme ça ? 😂

Cadre dans le digital, càd ?

(P.S. : j'en profite comme on t'a sous la main. Comme des gens se sont désistés pour le repas de dimanche à Montmartre, il y a de la place si tu veux venir)

Vizualle 09 août 2019 à 20:47   •  

haha @InconvenientTruth Je ne me serais bien évidement jamais permis ce raccourci :)
Je passe apres alors je synthetise ce que je crois avoir compris de vos témoignagnes et j'y vais de mon bout de gras aussi ;)

Cadre dans le digital = Résponsable production au sein du Pole Design pour une grosse structure startup (et oui toussa fait bien pomper, dans les fais je suis une secretaire en bonne et du forme lol) :)

Autant je ne me sens pas pleinement a ma place, autant le fait de me savoir sur un parcours adoucis ma peine, couplé au fait que j'ai une pseudo liberté artistique qui me permet bonant malant d'exprimer ma créativité, je tient et le coup et J APPREND A NE PAS ME SABOTER :)
bref c un processus qui est extraordinairement benefique pour moi :))

ouestlebonheurle 10 août 2019 à 04:00   •  

Suis je un contre exemple ? Carrière dans l'informatique depuis 15 ans depuis ma sortie d'école et même si j'envisage un jour de changer de voie c'est plus un fantasme qu'un projet réel vu comment j'aime mon boulot depuis quelques temps !
Scolarité sans vrai projet, je suis partie faire des maths après le bac sans savoir quel métier choisir et puis ras le bol et j'ai profité que c'était aussi le tronc commun du cursus info pour y aller :)
L'informatique est un métier très stimulant pour le HP j'en croise pas mal ... Il faut savoir qu'on passe notre temps à réfléchir et on change de projet/équipe tous les 3 ans en moyenne qui remet les pendules à 0 😀

Bagayagale 10 août 2019 à 09:22   •  

Parcours en dent de scie. Obtenue une licence de psychologie à 22 ans, puis nomadisme en cametard saisons et WWoof jusque 26, un lardon,pionicat jusque 30 ans. Et là révélation étude pour devenir louchebeme. Besoin de me servir de mes mains. J'aime la ritualité du sacrifice animal. Le sacré du vivant et de son absorption. La notion de récupérer les apprentissages nécessaire à la vie . Vie la plus dénuée de ses orripaux. J'aime être une femme parlais les hommes. Une tueuse parmis les princesses. Hehehe. C'est ça d'avoir été élevée dans le féminisme... Bref. Je suis d'accord que trouver enfin sa voie à cette âge galavannise. Je commence en octobre et je me suis déjà tapé le référentiel du CAp. Fais des fiches. Et j'ai même surpassé mon formateur à la boucherie.
Tout l'intérêt du CAP sera de travailler la pratique. Et ça ça reste le plus dur n'étant pas manuelle pour un sous.
Mon objectif est de canaliser énergie et pensées dans l'art de séparer les groupements de muscles anatomique. Et tout les produits artisanaux manufacturés attenants.

SoMoonle 10 août 2019 à 12:13   •  

Le cheminement professionnelle est toujours d'actualité pour moi. J'avance pas à pas, jour après jour. La vie me montre la voie en ajustant au besoin. 😉

Je voulais juste rajouter une petite chose à ce qui a déjà été très bien exprimé dans les autres commentaires, il faut dans la mesure du possible regarder notre avenir pro en n'occultant pas le chemin pro déjà parcouru. nous n'avons jamais fait de mauvais choix (il n'y en a pas de mauvais) car ils nous serviront de manière indirecte après. nous avons acquis des compétences, je pense à toi Tao-Me en autres en marketing, qui nous serviront de manière significative.
il nous reste juste à nous laisser guider par ce qui nous fait vibrer, nous anime, est naturel pour nous. et je crois que chacun de nous sait... au moins un peu 😉

Pacaloule 10 août 2019 à 14:11   •  

@SoMoon, bien d'accord avec toi

Lybellulele 14 août 2019 à 14:35   •  

C'est joli, j aimerai ressentir cela !
Je me sens plutôt perdue, car mon metier (educatrice avec des enfants autistes ) c'est celui que je fais stimulant, passionnant, multitâches et sans aucune routine
Mais également épuisant avec énormément de contraintes, sous effectifs, collègue toxique, chef dans le déni, bcp de souffrances du personnel et des parents/enfants et trop dur physiquement
Alors c'est une nécessité absolue de me reorienter mais ds quoi ???
J'avais pensé aller vers les metiers de thérapeute ou psychologue mais avec mon empathie a l'extrême, où je ressens moi exactement ce que ressente les personnes et leurs blocages, je me demande si je vais pouvoir supporter tout ça...
Bref ... pensez vous qu'un bilan de compétence soit la solution ?
Je precise que j'ai la garde de ma fille de 8 ans a plein temps... et qu'elle reste une priorité !
Ce n'est pas simple tout ça...

Merlinle 14 août 2019 à 14:53   •  

Je rebondis sur le bilan de compétences : après en avoir passé deux à deux stades différents de ma vie professionnelle, ça ne m'a servi à rien. Je crois que pour les surdoués, ce type de bilan risque fort d'enfoncer des portes ouvertes, et tenter de mettre dans de jolies petites cases nos capacités multiples tout en les agrémentant des mauvaises étiquettes. Mais parfois quand Pôle Emploi pointe le bout de son nez, il est nécessaire de s'y adonner ne serait-ce que pour leur faire croire qu'on fait partie du troupeau.

Comme d'autres ici, j'ai suivi une "carrière" avec de sérieux inconvénients sur ma santé mentale, mais je m'y suis tenu longtemps parce qu'elle m'apportait aussi des avantages (travailler dans un système hiérarchique pas trop visible, pouvoir explorer différents domaines qui m'intéressaient...). J'ai ensuite tenté l'encadrement dans un domaine dont j'étais expert, ça m'a aussi beaucoup apporté en terme d'expériences, mais toujours avec le "stress boulot" dominant.

Après un passage dans le monde des Bisounours enchaînés... heu pardon, des startups, j'ai fini par comprendre ce qu'il me fallait vraiment : définir ma vie non pas en fonction du boulot mais l'inverse. Désormais, je bosse peu, je gagne peu, mais je vis où je veux et j'ai plein de temps pour profiter de mon environnement. Et avec un peu de bol je finirai bien par en tirer la plus grande partie de ma nourriture (l'un de mes objectifs). Bref, pour moi, les contraintes professionnelles n'ont de sens que si elles permettent un épanouissement dans la "vraie vie" (même si je sais que certains ont la chance de s'épanouir dans une carrière qu'ils ont choisie).

Juliette...le 14 août 2019 à 14:54   •  

Oh que non Lybellule, ça n'est pas simple!
Je suis AVS en école primaire (j'accompagne des enfants handicapés). J'adore leur servir de bâton de marche, les rassurer, les assurer, tout faire pour qu'ils se rendent compte de leur richesses...
Mais, comme toi, les limites pour moi sont trop criantes, les collègues (instits, que des femmes 😬), le lieu de travail (cette foutue école que j'ai toujours ressentie comme un pensionnat, une terre hostile, voire un lieu de sacrifices), et même ce devoir d'être correct, dans la tenue, le vocabulaire employé, la façon d'être quoi (je suis pas folle hein, mais j'ai mes fantaisies à certains égards, et il m'est de plus en plus vital de les laisser librement s'exprimer)... Tout ça fait qu'à bientôt 44 ans, je rêve encore d'avoir un "déclic professionnel" qui me permettrait de gagner ma vie sans avoir à revêtir tous les matins un uniforme mal seyant.

Pacaloule 14 août 2019 à 18:15   •  

@Lybellule , comme j'en ai parlé récemment avec quelqu'un, il y a une différence entre ne plus aimer son métier, et ne plus aimer la structure dans laquelle on l'exerce, voire ne plus supporter les structures en général... je pense qu'il faut être au clair avec cela, pour ne pas se fourvoyer, lorsqu'on envisage de se réorienter...quant aux bilans de compétence, je ne m'étendrai pas sur le sujet... la suite en mp si tu veux

Lybellulele 15 août 2019 à 05:52   •  

@Juliette
Que je te comprends ! J'ai un poste atypique et je travaille ds une ecole maternelle publique. Nous sommes une equipe qui avons une classe uniquement d'enfants autistes severes (7 enfants). J'ai l occasion de rentrer dans les autres classes quand j'accompagne certains de mes enfants pour l'inclusion et la preparation au retour dans une classe normale! Du coup, je côtoie bcp les avs et nous proposons aux plus motivees de venir passer du temps dans notre classe pour les former au minimum a l'autisme au vu de leurs formations. Nous sommes un pole d'entraide et de richesse mais surtout sur le papier. Entre certains enseignants et le personnel de mairie (pas tous hein !) Le quotidien est tres difficile et la tendance est tjrs l'hostilité face a la difference surtout avec l'augmentation des enfants handicapes dans les classes dont certains n'ont rien a faire ici...
Ce sont surtout les enfants qui nous montrent l'exemple et la richesse du mélange meme si le travail est ardu...
Courage Juliette, les temps ne sont pas a l'amélioration... heureusement qu'il y a des personnes comme toi pour aider nos enfants differents

Juliette...le 15 août 2019 à 09:09   •  

Oui Lybellule, mais je tiendrai ce que je tiendrai, et sans attendre que ça me rende malade.
Mais que faire d'autre...

Gwenouillele 15 août 2019 à 15:59   •  

Pour ma part j'ai fait un choix drastique étant jeune : je me suis lancée dans la musique classique au niveau pro. Je n'ai pas continué principalement pour des causes de financement : ayant un mari étranger en dépression à cette époque là, j'étais la seule à assumer financièrement le foyer, en plus de mes études, les deux n'étant pas compatible. Bref, j'ai dû arrêter mes études après avoir quand même réussi le premier tour du conservatoire national (ce qui était quand même un bon indicateur). Ca, c'était y'a 5 ans.
Ajd je continue le chant en professionnelle à côté d'un second boulot dans lequel je suis "tombée" tout à fait par hasard. Etant partie vivre en Chine entre la fin de mes études et mon boulot actuel, j'ai dû travailler dans ce que j'ai trouvé quand je suis rentrée en France. J'ai finis au pressing, et de là, j'ai côtoyé pas mal de boss. Et c'est justement mon côté HP qui m'a value d'être recrutée puisque le chargé de recrutement, le responsable administratif, est lui-même HP. De fil en aiguille, il cherchait une assistante administrative pour le service gestion commerciale et j'ai atterri dans le service.
Je ne connaissais pas du tout mais j'aime beaucoup ce que je fais, je m'entends très bien avec ma supérieure hiérarchique. Ce qui me freine ajd c'est qu'après 3 ans, j'ai un peu fait le tour du boulot. Qu'une promotion m'obligerait à devoir me retrouver à l'autre bout de la France si je souhaite devenir responsable Gestion Co, et que tous les autres types d'évolutions de poste ne me plaisent pas. Par ailleurs, bien que mon service fonctionne bien, j'ai du mal à m'identifier à ma boite et à ses techniques puisque je suis dans la grande distribution.
Avant de faire musique, j'ai fait une année de géologie et comme j'ai beaucoup de mal à m'identifier au fait que je travaille dans la vente/commerce, j'aimerais reprendre dns les sciences. Et comme dit plus haut, comme je ne veux pas avoir à batailler pour trouver un taff et que de toute façon, j'ai toujours aimé l'info, et que je pense que c'est un outil formidable qui me restera et qui me sera utile même si ça ne débouche sur rien, je vais reprendre mes études en DUT info. Celui de ma ville est très bien côté, 98% d'embauche CDI dans les 6 mois qui suivent la formation avec possibilité de rentrer en cursus en 1 an (DUT en 1 an au lieu de 2) ou en cursus décalé (année de fevrier à janvier, ce qui permet de ne redoubler que 6 mois si jamais on doit refaire un semestre, et non un an). Possibilité de continuer dans le cadre du DUT en licence pro (en alternance, non négligeable quand on doit payer son loyer) avec 4 mentions possibles. L'avantage, c'est que comme c'est aussi un secteur où ils manquent cruellement de monde, c'est une des rares formations où on peut continuer de percevoir son chômage tout en allant à l'école ^^
Reste plus qu'à y entrer mais avant ça, pour les mêmes raisons évoquées plus haut, je compte bien faire mon 2nd enfant.

Pagaliele 15 août 2019 à 18:59   •  

Mon 1er métier était "Monteuse incorporatrice couleur en photogravure" dans le domaine de l'imprimerie. Entre, d'un côté le compositeur et le maquettiste et de l'autre, l'imprimeur. J'ai vraiment aimé ce métier, d'autant que je réussissais assez bien. Un mélange de manuel et d'intellectuel. Fallait bien réfléchir pour arriver au but, surtout si les pages étaient composées d'image, de texte, et d'incrustation. J'ai aimé l'ambiance d'atelier ainsi que mes collègues qui finalement s'occupait assez peu de moi. Chefs sympas pour la plupart.
En 1984 j'ai du arrêter pour cause de "petit bb qui poussait dans mon ventre". J'ai tellement aimé cette petite fille que je suis restée avec elle. Son frère et sa soeur sont arrivées par la suite. Quand j'ai décidé de reprendre mon métier, une table de montage avait pris ma place. Le début de l'informatique....

Du coup je suis devenue assistante maternelle pour rester avec mes enfants. Dans un 1er temps, en indépendante, et pour finir au sein d'une crèche familiale, donc payée par la mairie mais travaillant toujours chez moi.
Au bout de 14 ans, j'ai fait une sorte de "Burn out". Le terme n'existait pas encore, mais je pense que c'était un peu ça. En accord avec le médecin du travail je me suis fait déclarée inapte définitive. Et donc s'en est suivi un licenciement avec pti pécule.
Pour finir, en 2004, j'ai fait un bilan de compétence. Et histoire qu'on me foutte la paix, j'ai légèrement orienté vers le métier que je voulais faire à 17 ans, (que mon père m'avait refusé). S'en est suivi une formation pour devenir potière. Ce que je suis maintenant. Pour mon plus grand plaisir 😄.
Travailler seule n'est pas chose facile, malgré tout. De temps en temps, je prends un stagiaire quand il se présente, mais c'est de plus en plus compliqué pour moi, ça m'épuise 🙁
J'ai également des élèves qui viennent assez régulièrement. Pour ceux que je connais c'est devenu assez facile, mais quand de nouveaux se présentent, j'ai une énorme appréhension que je résonne en positivant...
Mais pas une seule seconde je regrette ce choix malgré la précarité financière. Il me permet quand même de vivre mon indépendance 😄


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