Entraide et conseils

Vers quel professionnel s'orienter pour comprendre et être diagnostiqué ?

  1. Accueil
  2. Forums
  3. la communauté : Entraide et conseils
  4. Vers quel professionnel s'orienter pour comprendre et être diagnostiqué ?
Vers quel professionnel s'orienter pour comprendre et être diagnostiqué ?
Noemiele 30 mai 2019 à 16:39

Bonjour, comme l'indique le titre je voudrais savoir vers quel professionnel s'orienter pour comprendre et être diagnostiqué ?

Il y a quelques années, on voulait me faire un test de QI mais je n'ai jamais cru être plus " intelligente " que la moyenne à " l'époque " du coup je n'ai pas vraiment accepté en ne voyant pas d'utilité... au contraire j'avais des mauvaises notes a l'école, donc c'était impensable. Après pas sur que ça vienne du QI, je n'en sais rien.

Je sais juste que j'ai un "fonctionnement particulier", cela pourrait expliquer ses années scolaires...cet échec..
Et forcement on écoute beaucoup ce que l'on nous dis étant jeune..

Au jour d'aujourd'hui cela me pénalise encore, je souhaiterais trouver des solutions, comprendre et avancer..TDAH, hypersensibilité, sur douance, HQI, HQE, Asperger ? Peu importe le terme tant que les réponses sont là...

Vers qui avez-vous été pour être diagnostiqué, et pour pouvoir en parler ?

( désolé je ne montre pas vraiment de positivité dans ce message, mais je ne suis pas toujours comme ça heureusement ! ^^ )

En tout cas je vous souhaite une belle journée !

Marie77le 30 mai 2019 à 17:28   •  

Hello, l'ideal ce serait de cibler soit un centre de psychologues spécialisés sur le haut potentiel en t'assurant d'avoir un compte rendu de plusieurs pages d'analyse du test Wais. Soit de trouver un psychologue qui fait passer les tests d'Asperger (de toute façon, ils font passer un test de qi en premier). En cherchant sur internet, ça devrait être trouvable. Sinon tu peux peut être contacter l'association de femme autiste asperger France pour avoir des coordonnées.

alice-2002le 30 mai 2019 à 18:30   •  

Bonjour, je suis un peu dans la même situation que toi, nous cherchons avec mes parents désespérément les réponses à mon fonctionnement différent et à mes soucis quant à mon rapport aux autres... Je ne peux malheureusement pas apporter d'élément de réponse à ta question mais seulement de la compassion et de la compréhension...

Noemiele 30 mai 2019 à 19:58   •  

Bonjour marie,
je te remercie pour tes conseils, ça m'éclaircit un peu plus quand même, je vais essayer de me renseigner sur tout ça !


Bonjour Alice,
effectivement, d'autant plus que si tu es encore scolarisée, cela ne doit pas toujours être facile...
Malheureusement la société rejette un peu les personnes différentes, mais je te souhaite également de trouver quelqu'un qui puisse t'aider là dessus, c'est important.
Pour ma part même ma famille à du mal a comprendre, alors qu'au fond ils savent que je suis différente, mais ils n'ont pas envie de l'admettre. Pour eux c'est dans ma tête.. donc de la compassion et de la compréhension, que demander de plus. Merci, vraiment !
Enfin tu dois connaitre ça, ce sentiment d'incompréhension. Peut-être pas forcement par ta famille mais par les personnes que tu côtoies...

Si tu souhaites parler en message privé, c'est avec plaisir.

Aleskandrele 01 juin 2019 à 12:23   •  

Merci de ta question Noémie, car je rencontre le même problème.

A l'exception que, j'ai une peur de savoir la vérité.

Noemiele 06 juin 2019 à 18:32   •  

Ce n'est pas facile effectivement.
D'autant plus si on tombe sur un psychiatre qui ne comprend pas notre mal-être quotidien, ça risque d'être pire pour rebondir après..
Bonne chance a toi... j'espère que tu trouveras des solutions/réponses a tout ça !

Pacaloule 06 juin 2019 à 19:03   •  

Bonjour,
Oui le mieux est de s'adresser à un psychologue spécialisé en haut potentiel. La suite en MP si vous le souhaitez

Annele 09 juin 2019 à 23:27   •  

Je confirme : si tu penses être HPI adresses toi à un psychologue spécialisé. Sinon, il y a un truc assez magique, c'est le phénomène du" qui se ressemble s'assemble". Si tu as toujours 1 ou plusieurs HP dans ton entourage proche, si curieusement tout tes petits amis ont des profils HP alors il y a de fortes chances pour que tu le sois aussi. .

JosephMBle 10 juin 2019 à 12:07   •  

Je viens de trouver ça : http://surdoues.e-monsite.com/pages/psychologues-et-psychotherapeutes-competents-dans-la-prise-en-charge-des-personnes-a-haut-potentiel.html

Bentole 11 juin 2019 à 19:18   •  

Salut Noémie,
je te conseil vivement un spécialiste lui-même "surdoué",
car tu peux retomber sur un spécialiste qui passe à côté de ce que tu es vraiment.
La douance apporte des caractéristiques et un ressenti que l'on ne peut partager qu'avec ceux qui le vivent,
d'où des "dépistages" foireux.
C'est comme expliquer ce que c'est d'éternuer à quelqu'un qui ne l'a jamais vécu...

Les test de QI sur papiers ne valent rien sans une évaluation face à face avec un spécialiste, les yeux dans les yeux.

Et je dirais même que tout ces tests ne valent pas grand chose comparés à ce que tu peux ressentir et investiguer intimement avec toi même et au contact d'autres surdoués.

Il y a la règle des 30 points de QI : au delà de 30 points de QI deux personnes interagissent difficilement.
Donc si tu ne te sens stimulé positivement qu'au contact de HP, cherches pas plus loin.
Après ça n'empêche pas que certains surdoués puissent aussi être chiant...

Annele 13 juin 2019 à 00:04   •  

@Bento : Je confirme. Plusieurs HP m'ont dit que je l'étais. La psy, elle même HP m'a même dit que je n'avais pas besoin de passer les tests et que je pouvais économiser les 350 euros de facturation. Évidemment, je ne l'ai pas crue. Donc j'ai raqué. Après, je me suis dit que tout ceci était une vaste fumisterie et que j'avais affaire à une secte. Depuis, j'ai rencontré d'autres HP diagnostiqués, j'ai pu déceler des similitudes troublantes dans le fonctionnement qui me font désormais penser que c'est réel.
On est connectés : on est en mesure de se diagnostiquer les uns les autres.

LibertEchEriele 13 juin 2019 à 07:03   •  

J'ai la même impression que toi Anne mais je n'ai pas encore passé les tests.
Mais cette sensation d'accord qui sonne juste, oui, je la ressens

Pacaloule 13 juin 2019 à 08:40   •  

@Anne , tout à fait d'accord. Pareil, ce sont d'autres HP qui m'ont dit que je l'étais très probablement. Je me suis dit qu'il y avait sûrement du vrai, et je n'ai pas cherché plus loin. Plus tard, pour des raisons personnelles, j'ai éprouvé le besoin de faire les tests. Ca m'a permis d'objectiver les choses. Ca m'a apporté un vrai plus. Il me semble que les deux sont vraiment complémentaires : les tests & des échanges avec un(e) psy HP. L'un a nourri mon côté cartésien, l'autre mon côté intuitif. Double check.
Après, les HP sont tous différents. J'en ai déjà rencontrés avec qui le courant ne passe pas du tout, ou qui me sont antipathiques - et je crois que je sais à peu près pourquoi, en général, même si ce peut être pour des raisons différentes 🙂

Annele 13 juin 2019 à 23:09   •  

Ha ha, c'est clair : on peut être HP et "pénible", "manipulateur", "hystérique", "lunatique", "chiant", "provocateur", "indécis", "psychotique", etc..
Nobody's perfect, et nous le savons tant.
@Pascalou : perso aussi j'avais besoin de cette validation par test. Pas suffisamment confiance en moi. Je ne m'étais jamais perçue comme ayant un "potentiel", plutôt comme ayant des "valises"..Un regard extérieur, un test (que j'ai quand même trouvé super débile, il faut le dire : j'ai eu beaucoup de mal à entendre que j' étais "au dessus du dessus" de la moyenne des réponses. Quoi ? 2% des gens testés seulement obtiennent ces scores ? D'où ma période de déni de ce test. Et ce besoin, toujours présent d'entrer en contact avec le plus de HP possible, pour valider que ce n'est pas un concept de développement personnel ou autre conneries.) Ca a quand même changé ma perception de mes capacités et mon regard sur moi même, ce qui est énorme. En plus, ça m'a évité moultes séances chez un psy, car j'y ai trouvé beaucoup de réponses à mes "problèmes".
@LibErtEchErie : oui, malgré nos différences, que l'on s'apprécie ou non.. on est en mesure de se reconnaître en l'autre. Perso, ce qui m'a mise sur la voie est "l'effet miroir".

Noemiele 14 juin 2019 à 22:37   •  

@Anne, bonjour, je te remercie de tes conseils... je n'ai jamais vraiment été en couple. Il y a une personne que j'ai fréquenté pas mal de temps qui est HQE, sur certains cotés on se ressemble énormément sur d'autres pas du tout.. c'est lui qui m'a d'ailleurs dit de voir quelqu'un.. je sais qu'il y a quelque chose, mais au fond, j'ai tellement peur.. du coup je ne suis pas sur d'aller voir quelqu'un.

@Bento : Bonjour, ah oui je vois ce que tu veux dire, tu as été diagnostiqué où ? c'est difficile d'accepter ça, te " noter " en fonction d'un simple nombre...
Je rencontre des personnes curieuses mais parfois je suis " un peu trop dans mon délire " d'après certaines personnes, donc non pas tellement l'occasion d'en rencontrer....

Bah c'est ça peur que les psy soient trop dans leur conditionnement sans forcement nous comprendre..

En tout cas merci de vos réponses et d'avoir pris le temps!

bodle 01 juillet 2019 à 21:44   •  

Personnellement je suis allé au CRA centre de ressource autistique, mon fils étant suivie pour on ne sait pas trop quoi en fait, moi je pensais a asperger mais en fait ça n'existe plus donc il a des troubles autistiques et une dyslexie. Et du coup je me suis que les chiens ne faisant pas des chats, et comme la phrase que j'entend le plus souvent c'est "bod tu trip" je me suis dit que c'était peut-être moi qui n'était pas normal. Donc je suis aller au CRA et 26 mois plus tard pour 3 RDV je suis HPI mais pas Asperger mais bon la psy du CRA ne savait pas que Asperger ça n'existe plus dans le DSM 5 donc la formation continu ça doit pas sa tasse de thé. Enfin du coup j'ai eut mon test de QI gratos, mais bon faut pas être pressé.
Voilà une astuce de radin malin. 😋

bodle 01 juillet 2019 à 21:46   •  

non mais en vrai je suis pas radin^^

sweetdreamle 02 juillet 2019 à 17:23   •  

Noémie je partage l'avis de bento qui te conseil un spécialiste lui-même "surdoué", mais ce je rajouterai en plus, ici sur ce site t'es entre personne atypiques de tout horizon hp, asperger etc. partage tes expérience et peu être que tu trouvera une ou des personnes qui ont ou qui partagent les même expériences que toi et tu pourras te faire une idée de ton cas

Bentole 09 juillet 2019 à 11:02   •  

@Noemie Je n'ai pas été diagnostiqué en passant un test officiel, car ils ne sont pas cohérents à mes yeux, cela dit, je ne crache pas dessus pour autant.
Pour me répéter une rencontre avec un professionel HP, ou simplement avec d'autres HP formés sera bien plus révélateur.

Par mon parcours et le milieu dans lequel je travail j'ai aquis l'expérience qui me permet de "détecter" assez facilement les profils HP, comme cela arrive parfois avec des enfants qui ont "échoué" aux tests - en effet les tests ne prennent pas en compte toute la multiplicité et la complexité de l'intelligence.

Si tu as des questionnements d'ordre plus privé, on peut en discuter en mp si tu veux, je suis à ta disposition.

Bonne continuation.

Siryackle 09 juillet 2019 à 15:08   •  

Je pense qu'elle a fait du chemin depuis. Ton post arrive un peu tardivement.... 😄

mcardboardle 10 juillet 2019 à 00:36   •  

Bonjour à tous et à @Noemie.
Je pense que lorsque l'on ressent le besoin d'avoir un diagnostic précis quant à son profil psychologique, le mieux est de consulter, non pas un, mais plusieurs avis. Les professionnels susceptibles de t'accompagner subissent l'influence de leur formation, et ont eux-même leurs propres caractères, croyances, intérêts. En ce qui me concerne, j'ai été dépistée "bizarre" dès la maternelle, par le médecin scolaire. Mais mes parents ont fait un refus de diagnostic et cela m'a sauvée, je crois, de toutes les dérives possibles en terme de prise en charge de ce qui peut sembler anormal chez l'individu, dans notre terrible société contemporaine. Je m'en suis sortie avec de l'avance scolaire et une étiquette de précocité qui me poursuit malheureusement encore aujourd'hui alors que j'ai plus de 40 ans ... J'ai été tentée par les tests. Mais le résultat de mes tentatives est, comment dire... fantaisiste, car vraiment très variable en fonction des paramètres. Donc, le mieux, c'est de déterminer précisément ce que tu veux savoir et pourquoi tu fais ta démarche, avant de t'adresser aux personnes qui se disent compétentes. Est ce que tu t'interroges sur ton rapport aux autres ? Est-ce-que tu cherches une explication sur ton émotivité ? Es-tu dans une phase de ta vie où l'on se remet en question habituellement ? Est-ce que tu veux savoir ce qu'il en est parce que tu as dépisté un caractère similaire chez l'un de tes enfants et que tu veux savoir "si cela vient de toi" ? etc.

Tao-mele 22 juillet 2019 à 20:24   •  

C'est vrai qu'il n'est pas simple de trouver la bonne structure et la bonne personne, aussi le budget et l'errance spy connus par beaucoup rendent encore plus réticent. Parmi vous, qui sauraient témoigner de Cogito'z, Cabinet Bak & Associé (Lyon), Psyrene (Lyon), ou de professionnels de proximité parfois en zone rurale où il y a peut-être moins de spécialistes. Vivant en Ardèche j'ai trouvé une pseudo-psy HP à proximité mais j'ai été très déçue du RDV, beaucoup de praticiens sont aussi spécialisés enfants ado, comme désintéressés par les adultes.
J'ai pris RDV avec Cogito'z Lyon, même si je crains l'effet "groupe", moi qui faisais du marketing, cyniquement je vois un peu ça comme la multinationale de la douance ! Aussi la personne qui va me recevoir est toute jeune, moins de 3 ans d'expérience, j'ai bientôt 39 ans... son recul sur la vie peut-il réellement lui permettre de me guider ? Après le test un rapport de 10 pages est remis.
Je crois que le test est une formalité, que cela ne fait qu'ouvrir la porte d'un cheminement que l'on ne peut véritablement faire que seul(e).
Moi qui ai déjà fait un bilan de compétences il y a quelques années, je ressens le besoin d'en refaire un, Cogito'z propose une approche spécialisée HP finançable par l'employeur, à suivre...

Noemiele 25 juillet 2019 à 16:56   •  

Avant tout désolé pour le temps de réponse..

Merci a tous pour vos conseils, c'est difficile de se positionner... mais je prends note ! Et vous de quelle manière avez vous réussi a avancer ?

Dendaemole 08 août 2019 à 21:28   •  

Salut Noémie,

Le test de QI ne présente pas d'intérêt particulier pour la connaissance de ton profil cognitif et la recherche des solutions thérapeutiques liées aux éventuels problèmes que tu rencontres. Depuis une dizaine d'année il y a une grande confusion des genres due au fait que quelques psys ont lancé le concept d'équidé à rayures blanches et noires en amalgamant les échelles de l'intelligence et de l'autisme. Cela leur a permis de vendre des livres. Et sur la base de la clientèle potentielle impactée par les livres de lancer Cogitoz, la première franchise nationale de passation de tests de QI. Sans SAV. En matière de marketing c'était du génie, en ce qui concerne la science et la déontologie... c'est de la psychologie pas de la médecine, donc chacun est libre.

Plus concrètement si les problèmes que tu rencontres dans la vie réelle sont autres que des problèmes d'ego que la connaissance aride d'un chiffre résoudrait, passe par une structure spécialisée (CRA, CMP, etc.) ou tout simplement par la voie normale : le réseau de santé privé. A titre d'indication le parcours de soin officiel, important notamment pour des raisons de remboursements par la sécu et de prise en charge éventuelle par ta mutuelle c'est : Médecin Généraliste => Médecin Psychiatre => Psy et paramédicaux (examens divers) => Médecin Psychiatre (diag) => Psy ou psychiatre et/ou paramédicaux (thérapie). Cela a aussi une incidence si d'éventuels troubles dont tu souffres s'avèrent être des handicaps et que l'obtention d'une reconnaissance, de moyens et de traitements sont à mettre au programme : le pilote, le seul dont le tampon compte, c'est le psychiatre.

Reste comme le souligne Bento ainsi que nombre de témoignages sur le forum à trouver les professionnels de santé les plus aptes. En matière de santé mentale tant pour la psychiatrie que pour la psychothérapie la France accuse un retard certain de moyens, de formation des intervenants, de mise à jour des connaissances. L'errance diagnostique n'est certes pas la règle cependant elle est loin d'être rare. Quand tu entames ton parcours de soins veille à toujours choisir des personnels de santé bienveillants et aptes à t'écouter : c'est généralement délicat d'étaler sa vie devant un inconnu, fusse-t'il médecin ou psy, c'est délicat pour peu que l'on soit timide/anxieux/porteur de trouble de poser le sujet précisément, voire même de savoir que dire tout court. Ou a contrario c'est une situation tendue aussi d'arriver avec un auto-diagnostic et une certitude absolue de ce dont on souffre (que ce soit réel ou infondé). C'est le job du professionnel de santé de savoir défuser, d'entendre avant de former le diagnostic étayé et exhaustif. De savoir l'expliquer aussi. Si tu rencontres autre chose que cette attitude, change de professionnel; idem si au bout de quelques séances tu as le sentiment que la démarche est stérile et qu'un point avec l'intervenant ne clarifie rien. Fais-le sans scrupule, ce sont les bonnes pratiques préconisées en interne par les syndicats professionnels concernés.

Au delà de cet aspect général si effectivement tu es HPI ou tout simplement "fûtée", trouver un réseau de professionnels dotés d'une certaine finesse d'analyse est une bonne idée. Cela ne peut pas être un réseau d'expert en HPI. Tout d'abord parce que le HPI n'est pas une pathologie ni un trouble (le jour où quelqu'un annoncera avoir trouvé le médicament miracle pour résoudre le HPI et rendre une vie normale aux gens, je n'imagine pas voir grand monde ici se précipiter pour acheter ledit traitement) et que prétendre le contraire si l'on est médecin ou simplement thérapeute c'est déjà mentir. En revanche des professionnels habitués à traiter les pathologies s'accompagnant d'un HPI, fonce. La raison en est simple : si tu es surdouée ou d'intelligence vive et que tu as passé un certains nombre d'années sous le radar pour les troubles à rechercher, alors il est hautement probable que naturellement tu aies mis en oeuvre des stratégies d'adaptation et de masquage. Au prix de gros efforts et de grandes souffrances en général, même si celles-ci demeurent invisibles aux yeux des autres. Plus tu auras passé de temps à vivre ces stratégies, plus elles vont être ancrées en toi et plus elle seront difficiles à désamorcer pour effectuer le diagnostic. Pire, la comorbidité étant la règle en matière de troubles, entre ceux qui seraient innés, éventuellement multiples, les pathologies acquises ultérieurement (anxiété, estime de soi, traumas) et une intelligence vive au dessus de tout cela, le cocktail largue assurément une grande majorité des psys qui au mieux distingueront un point et feront l'impasse sur le reste. Et si tu changes de psy, tu cumuleras les étiquettes différentes. Mais pas les thérapies adaptées.

La bonne nouvelle c'est que la détection de certains troubles chez les adultes (le TDAH que tu cites par exemple) jouent de la présence de ces stratégies pour favoriser la détection. D'autres tests comme l'ADOS pour le TSA intègrent et désarment au moins partiellement le masquage et se voient complémentés de tests spécifiques pour y remédier. Donc rien n'est perdu, il faut simplement commencer par tirer un fil de la pelote et le reste vient. Mais choisis un psychiatre aguerri à ce jeu systémique avec un réseau de paramédicaux de bon niveau derrière. Et si tu ne sais pas en juger, ce peut être tout simplement la première question que tu poses lors de ta première séance (une fois que tu as dis bonjour tout de même) : références et expérience. Et ultérieurement ne t'empêche jamais de poser une question, y compris si tu es timide : tu es une patiente, tes questions sont légitimes et nécessaires pour que tu puisses travailler et avancer. La personne en face de toi Sait et c'est normal c'est son job, elle a fait des études pour cela. Mais son job n'est pas uniquement de savoir c'est aussi de prendre la main sur ta réflexion alors que tu es dans une zone de fragilité, justement pour te sortir de cette zone. Donc si tes questions sont mal accueillies, balayées, pire suscitent l'ironie, la confiance nécessaire et préalable à tout travail thérapeutique est absente donc (Cf. Supra.) change de psy.

L'autre bonne nouvelle c'est que pour les possibilités que tu évoques en termes de troubles comme pour d'autres que tu n'évoques pas, il existe des thérapies et des outils qui améliorent la vie des patients, parfois radicalement. Donc au delà de la claque temporaire que peut représenter un diagnostic tardif, la démarche est hautement valable et les difficultés rencontrées pour y parvenir s'effacent rapidement.

Désolé pour ce long post arrivé sur le tard au vu de la date. J'ai cependant eu l'impression que cela partait de loin et comme il y a une récurrence forte sur ces questions de premier pas dans l'univers visiblement nébuleux de la psychiatrie et de la psychologie, cela sera peut-être utile à d'autres.

Pour le reste j'espère que tu as franchi le pas et plus encore que tu vas trouver les réponses à ton questionnement intérieur et le moyen de mieux vivre. Il n'est à mon sens rien de plus radieux qu'un individu qui va bien, alors je te souhaite d'être bientôt un vrai petit soleil !

Noemiele 10 août 2019 à 19:55   •  

@Dendaemo Merci de m'avoir accorder du temps ! Je me pose déjà moins de questions en ce qui concerne le sujet donc affaire a suivre..! Belle soirée

InconvenientTruthle 11 août 2019 à 00:17   •  

Bonjour/Bonsoir.

Bon, allez, je relance la machine à questions (de manière "naïve" je précise, je ne le fais pas pour t'embêter @Noemie).

Moins de questions... Pourquoi ?
Parce que tu as trouvé des réponses à certaines d'entre elles ?
Et hop, +2... questions. Faut vraiment que j'arrête... 😋

Tu as finalement trouvé un "professionnel" pour faire différents tests ou au moins parler ?
Pour revenir sur la peur de ne pas tomber sur le "bon", je pense que même s'il faut respecter leurs "compétences", ce sont encore des êtres humains. Donc plus ou moins ouverts...
Alors, si tu sens que "ça ne le fait pas", ou que ça prend la direction des remarques de tes ami(s), à savoir "c'est dans ta tête", je ne pense pas que ça soit la peine d'insister. Pour avancer avec un psy, au-delà de sa compétence, il me semble qu'il faut se sentir en "confiance". Alors, si on a l'impression de faire prendre pour un hurluberlu à chaque phrase...

Je reste circonspect sur le nombre de commentaires où je lis que votre famille fait l'autruche. Je me dis que j'ai de la chance, car bien que je fasse beaucoup de choses pour "changer" les choses, le proverbe est plus que vrai : on ne choisit pas sa famille.
Cela me rend triste, car bien que je ne sois pas pas un ardent défenseur de "La Famille" envers et contre tout, on devrait pouvoir trouver, si ce n'est une compréhension, au moins de la tolérance.
Bon, je sais, une fois que j'ai dit ça, cela ne change rien à ton problème. Mais peut-être que certains sur le site diront que tu as ici une nouvelle "famille" si tu le souhaites, une qui te tend les bras et est prête à t'accueillir comme tu es.

Sinon, pour répondre à la question "comment avez-vous avancé ?"...
D'un côté, au travers de tout un tas de discussions. Pertinentes ou non... Comprendre comment les gens fonctionnent, qu'ils soient différents ou plutôt "similaires", je trouve que ça permet de relativiser le piège du "oh mon dieu, je suis à part, je suis différent, je ne suis pas normal". Certes, "on" est en minorité, mais comme j'aime à le répéter à l'occasion : la majorité fait-elle la pertinence d'une idée ?
Alors, la différence n'est au fond que "statistique"... On est moins ? Bah... on est moins. Et ensuite ?
De l'autre, tout seul. A force de se sonder soi-même, sans attendre une réponse extérieure tout en écoutant ce qu'on peut nous dire, mais sans le prendre pour argent comptant, on comprend petit à petit. Que oui, ça ne tourne effectivement pas là-haut de la même manière que la "majorité" des gens (sans leur faire offense)... Mais est-ce grave ? Au final, ça semble l'être surtout pour "eux", cette différence qui les met mal à l'aise parce qu'inconnue, incomprise. Au final, même s'il ne s'agit pas de dire que ça n'est "que de leur faute", cette peur engendre ensuite pointage du doigt, rejet, exclusion... et donc nous "atteint".

Ce qui est "grave" pour eux le devient pour nous puisqu'on semble être la source... Mais au final, et là je parlerai pour moi, qui des deux ne tolère pas l'Autre ? Car qui des deux ne comprend pas l'Autre ?
Alors, une fois intégré que ce n'était pas "moi" qui excluait, leur "majorité" semble bien "ridicule"... Une fois compris que c'était eux qui avait peur et pas l'inverse, les choses sont un peu moins "difficiles". Même si au fond ça ne fait pas beaucoup avancer la réalité que l'on partage avec "eux", ça ne t'empêche pas d'avancer de ton côté... en attendant de rencontrer des gens avec qui avancer main dans la main.
Parce qu'en effet, avancé ou pas de son côté, pour ma part, si on ne peut pas le partager, l'intérêt me semble limité...


(P.S. : je précise que je déteste particulièrement ce que je viens de faire, à savoir employer le terme "eux" car c'est à l'opposé de ce que j'ai dans le "coeur". Je ne suis pas là pour faire des "groupes" car cela me rappelle trop, sur des aspects bien différents mais peut-être pas si éloignés que ça en terme de source profonde, à savoir la peur, certaines horreurs de l'histoire qui ont comme point commun le découpage de la population...
Mais bon, j'espère que vous comprendrez "l'utilité" de certaines formules pour exposer mon avis de manière la plus concise possible... Oui je sais, en terme de longueur, on peut faire mieux... 😄 😋)


Il te faut t'enregistrer sur le site pour participer aux forums.

Rejoins-nous vite !

Alerter les modérateurs

Peux-tu préciser ci-dessous le motif de ton alerte ?