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Je m'présente, je m'appelle Henri !

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Je m'présente, je m'appelle Henri !
Dariale 12 avril 2020 à 14:21

Bonjour chez vous les Apies !

Bon, je commence par rendre Henri à Daniel (ouf, pas de royalties) et vous pouvez m'appeler Daria.

Je me suis découverte HP un peu par hasard, à plus de 30 ans. Je vous passe les détails, mais un jour, au pied du mur, j'ai fait un test WAIS IV. Finalement, ça été une bonne chose et j'encourage celleux qui sont dans le doute à passer le cap (même si ça fait peur et que l'idée est dérangeante). Ça ne changera pas qui vous êtes, mais ça peut sortir de l'incertitude qui plombe. Pour ma part, ça m'a donné de sacrées clefs de compréhension et des outils précieux pour embellir mes relations.

J'aime bien la notion d'APIE parce qu'elle rassemble aspies, HP/zèbres et autres neuroatypiques natifs/natives. À mes yeux, ça dit en substance que nous sommes une grande famille. Ça veut dire : pas tou·te·s pareil·le·s, comme dans n'importe quelle famille. Mais ça veut dire aussi que nous avons en commun d'appartenir à une minorité cognitive (souvent invisible pour la majorité, forcément, puisque c'est cognitif), une minorité qui doit vivre dans un monde où la majorité n'a pas exactement le même mode principal de fonctionnement de pensée. Évidemment, ce n'est pas tout noir ou tout blanc : il y a un continuum cognitif, des tendances fonctionnelles davantage qu'une binarité hermétique. Mais, tout de même, des décalages plus fréquents, des efforts d'adaptations plus réguliers chez celleux qui se trouvent dans cette situation de minorité, parce que leur fonctionnement cérébral est plus marginal. Et, évidemment, ce qui est bien en famille, quand on le sait, c'est qu'on peut en parler :).

(Peut-être qu'on va pas tou·te·s être d'accord là-dessus, mais dans ce cas c'est l'occas' de lancer le débat ;).

Bref, je suis contente de m'être inscrite sur ce site. (Et Henri aussi ! ;)

(J'ajoute que, pour moi, vous lire pourrait également être une façon de trouver les mots justes pour rendre compréhensible ce qui est parfois "étrangeté" pour la majorité et, de la sorte, bien que ça me fasse peur, pour rendre plus visible ce qui ne l'est pas :)

Beau dimanche à tou·te·s !

Merlinle 12 avril 2020 à 15:01

Daria, ça fait presque mélange de Daniel et Henri... ;)

Bienvenue

Juliette...le 12 avril 2020 à 16:59

Bienvenue! 🙂

franchle 12 avril 2020 à 18:54

@Bienvenue

Fropople 12 avril 2020 à 18:57

Bienvenue @Daria

estel08le 12 avril 2020 à 19:47

Bienvenue ! Merci de confirmer ce que je pense.

Dariale 12 avril 2020 à 21:34

C'est chouette tous ces "bienvenue".
Merci à tou·te·s !

@Merlin : Carrément bien vu ! (J'aimerais pouvoir dire que je l'ai fait exprès... )
@estel08 : Hey ! Ravie qu'on soit d'accord :)

Manidaele 12 avril 2020 à 21:52

Bienvenue dans la famille, à Henri comme à Daria !

zebreperdule 13 avril 2020 à 09:57

Bonjour et bienvenue @Daria

AdrienMonkle 13 avril 2020 à 10:43

Bienvenue @Daria! (J'imagine que ton pseudo est en lien avec la série animée du même nom, que j'ai bien aimée soit dit en passant 😄 )
Ta présentation est hyper intéressante et m'a sourire car tu passes assez juste ;) ....et j'aime bien le mélange des genres aussi: "celleux" "tou.te.s"!

Berengerele 13 avril 2020 à 18:40

Apparemment tu es multiple. Bienvenue! @Daria

Dariale 13 avril 2020 à 22:16

Merci. C'est super gentil :)
@Manidae et @Berengere: Ah! Ah! Ben non, je coche pas la case schizophrénie. Que voulez-vous, personne n'est parfait... :)
@AdrienMonk : moi aussi, j'ai souvent ri devant la série quand j'étais ado ! Et ravie que ma féminisation anarchique du français te plaise :)

kiltle 14 avril 2020 à 09:02

Bienvenue

Amarle 14 avril 2020 à 11:37

Bienvenue @Daria

fairgladle 14 avril 2020 à 14:11

hello!

Dariale 15 avril 2020 à 12:28

Thx :)

Cheshirele 15 avril 2020 à 13:22

citation :
pas tou·te·s pareil·le·s
citation :
...plus réguliers chez celleux


Waou ! Décidément la philosophie va mal...

Aurelle 15 avril 2020 à 14:53

Oh, elle se porte bien mieux qu'on ne pourrait le penser.

Je serai plus direct : Daniel, Henri, Daria, vous êtes bienvenu(e)s ! 🙂

Dariale 16 avril 2020 à 11:39

Hola cher chat de @Cheshire !

J'adore Alice moi aussi :). Et je suis d'accord avec toi sur le fait que, outre le transhumanisme et le statut animal, la problématique du genre est aussi devenue l'une des grandes préoccupations de la philosophique contemporaine. Cependant, je ne crois pas que l'écriture inclusive ou encore épicène, que tu sembles pointer dans mon texte, en fasse directement partie, ce que je veux dire c'est que ce n'est pas à proprement parler une problématique philosophique. C'est plutôt une question. Une question politique, citoyenne (avec laquelle chacun·e décide de faire ou non)... Tout ça, pour te dire que s'il y a faute, elle est mienne, et que la philo n'y est pour rien. Elle ne peut pas avoir tous les défauts non plus ;)

Quand à savoir si c'est haut ou bas... ben, tu sais, ces histoires de positions, c'est toujours relatif à l'observateur ;). Bref, ça semble logique qu'on ne soit pas tou·te·s d'accord là-dessus :)
(Après, si tu as envie de intéresser à d'autres points de vue, je te propose de jeter un oeil à celui d'une agrégée de lettres : https://cafaitgenre.org/2013/12/10/feminisation-de-la-langue-quelques-reflexions-theoriques-et-pratiques/).
Voilà. Une belle journée à toi !


@Aurel : un grand merci !! Je sais pas trop pour Balavoine, mais les autres sont bien content·e·s :D

Cheshirele 16 avril 2020 à 14:31

Salut @Daria,

L'écriture inclusive ou épicène dénote d'un point de vue, d'une posture, politique et accessoirement philosophique. En ce qui concerne le politique, tu l'as très bien résumé. Cela fait partie d'un certain nombre de préoccupations modernes, sauf que l'on peut pas les niveler et encore moins les amalgamer. En général, ce sont plutôt les progressistes (ceux qui se pensent systématiquement comme tels) qui mettent sur le tapis ces sujets. Si je crois que s'inquiéter des souffrances animales nous rend meilleur, je ne crois pas que torpiller la langue française pour des questions d'ego mal placé soit un progrès. Je ne pense pas non plus que cela résolve les injustices liées au sexe.

Je te propose pour t'en convaincre ce petit texte emprunté à Pierre Desproges : "[...] Il n'y a plus de pauvres vieux, mais de joyeux troisième-âgistes. Il n'y a plus de pauvres affamés sous-développés, mais de sémillants affamés en voie de développement. Il n'y a plus d'infirmes, mais de pimpants handicapés. Il n'y a plus de mongoliens mais de brillants trichromosomiques.
Françaises, Français, réjouissons-nous, nous vivons dans un siècle qui a résolu tous les vrais problèmes humains en appelant un chat un chien.".

Mon Pierrot a raison, les néologismes et autres tripatouillages de la langues ne sont que du vide.
C'est l'aveux d'une impuissance autant que d'un nihilisme.
Et c'est bien là que la philosophie s'invite dans le débat...

En employant cet orthographe, tu fais un acte militant et tu le sais. Tu fais donc acte de "violence" et tu t'exposes à ma propre "violence" si je ne partage pas la vision implicite que contient tes formulations inclusives (Je mets des guillemets à "violence" pour bien faire comprendre aux instances qu'il s'agit d'une violence toute relative).

Cette guerre, tu ne pourras pas la gagner. Non pas parce que les forces qui s'opposent à toi te sont supérieures, mais parce que ton combat est absurde.
Ainsi, si je devais moi-même plaider pour la singularité masculine dans l'orthographe, cela donnerait des phrases de ce genre : " Un armé de recrus traversa lela campagne pour stopper le menace". Une armée composée d'hommes devant logiquement être au masculin, recrues perdrait alors son "e". Puisque la campagne n'a pas de sexe, il serait tout aussi juste de lui attribuer une neutralité ou de trouver un néologisme. Quant à la menace, puisque dans mon exemple fictif elle est masculine, elle devrait être accompagné d'un "le"...

A ce jeu des ego, le ridicule n'a pas de limites.

Je parle de nihilisme. Je fais aussi allusion à la morale d'esclave, aux passions tristes, aux vanités que tu connais, puisque tu enseignes la philosophie. Tu sais très bien que tout ceci ne veut dire qu'une seule chose : "Nous les (gentilles) femmes sommes dominées par les (méchants) hommes".
Morale d'esclave et manichéisme. Et plus encore, de la bêtise dans ce qu'elle a de plus simpliste.
L'homme est un tyran quelque soit son sexe. Il y a une tyrannie féminine égale à celle de l'homme, des pouvoirs de natures différentes qui se répondent mais qui ne se manifestent pas de la même manière. Il y a une méchanceté féminine qui trouve ses propres proies.

Ce n'est donc pas la philosophie que je mets en cause, mais le fait que tu sois préoccupé par une question aussi dogmatique. C'est un peu comme si la philosophie ne t'avait rien apprise.


Je te propose moi aussi un lien. C'est un prof de philo qui s'exprime :
voir la vidéo


Merci en tous cas pour ta volonté de débat qui semble ouverte quoi que ferme.

Il semble que ma franchise exaspère les instances et que mes jours soient comptés. Je ne peux pas leur donner complètement tort, même si on se retrouve en bout de course avec un forum complètement vide.

Merlinle 16 avril 2020 à 14:52

Si le débat est ouvert sur le sujet (je ne voudrais pas pirater ton fil, @Daria ) j'aurais une position pour une fois pas totalement opposée à celle de @Cheshire. Déjà au départ, on ne réforme pas la langue par décret. C'est l'usage qui peu à peu introduira d'éventuels changements.

Pour ce qui est de la "démasculinisation" ou pas, j'avoue que je m'en fous un peu. C'est un épiphénomène, et si la lutte pour l'égalité des droits pour les "genres non dominants" passe par là, je trouve qu'elle est tombée bien bas.

En ce qui me concerne, je n'ai rien contre que l'on décide d'abroger la règle du "masculin qui l'emporte sur le féminin." Je me fiche royalement qu'on désigne un groupe mixte de personnes dans lequel je me trouve d'un qualificatif au féminin pluriel parce qu'il y a davantage de dames dans le groupe en question.

Je suis tout à fait prêt (je le fais déjà) à employer des féminins qui ont un sens, et qui existent déjà dans l'histoire du français, d'ailleurs. Quand j'étais môme, quand ma mère allait chez une femme médecin, elle disait "la doctoresse". "Autrice" existait déjà aussi. Je suis sûr qu'on peut en trouver d'autres sans se sentir obligés de rajouter un "e" comme un cheveu sur la soupe à la fin de chaque mot dont on n'apprécie pas le genre masculin apparent. J'aurais la même réflexion sur les pronoms agglutinés inventés (ielle...) qui me semblent issus de l'imagination d'un quarteron d'intellectuelles qui n'ont aucune idée de la perception que le plus grand nombre peut avoir de son usage de la langue.

Ce qui me hérisse le poil et que je n'appliquerai jamais, c'est les points, tirets et autres astuces dites inclusives qui caviardent l'écrit. Quand je vois un texte avec des énormité.e.s pareilles, j'arrête de lire. Si jamais ça arrivait dans des bouquins, je serais tenté de les passer par la fenêtre après 2 pages. Je crois qu'il faut surtout éviter tout ce qui est un obstacle à la fois au bon déroulement de la lecture et à l'organisation typographico-lexicale du français. Inventer de nouvelles ponctuations élaborées peut convenir à des salons parisiens, mais si on les introduisait à l'école, le niveau d'analphabétisation ferait j'en suis sûr un grand bon en avant.

En résumé, démasculinisez tant que vous voulez, mais épargnez la langue française, à l'oral comme à l'écrit. Pitié.

Marienle 16 avril 2020 à 18:18

Tout à fait d'accord avec @Cheshire et @Merlin, l'usage donnera le la, bien que chacun puisse parler ou écrire comme il veut. L'important est bien de se faire comprendre. Mais franchement, concernant l'écriture inclusive, il me semble que le débat n'a plus cours. Le féminisme de salon n'a-t-il rien trouvé de mieux que de dévaloriser la langue française qui n'en a pas besoin, étant donné la dégénérescence dont elle est déjà victime ?

Aurelle 16 avril 2020 à 19:08

**** Note liminaire : ce qui suit est sans rapport avec quelque débat en cours, et je suis désolé pour la pollution, qui plus est d'un fil de présentation. ****

Interpellées non sans certaine obséquiosité et certain sarcasme, les instances remarquent avec une désagréable surprise que l'intéressé a préféré réagir à un message privé en place publique plutôt que par ce même canal.

Elles ne peuvent que déplorer a posteriori la rupture unilatérale de la communication par la tierce partie et le recours par cette dernière à une méthode aussi cavalière.

Sans compter que les propos tenus semblent quelque peu avoir été dénaturés, à tout le moins rapportés à l'aune d'un éclairage encore une fois très personnel...

Le recours sur le forum à des propos de nature explicitement privée ne se produisant pas pour la première fois (avec pour l'un le résultat que l'on connait), les instances prennent acte de son caractère manifestement assumé.

Ces mêmes instances ont suffisamment rappelé après avoir expliqué qu'il y avait un minimum de tenue et de formes à conserver pour les débats, fort bienvenus en ces lieux à la condition d'être sereins et respectueux.

Elles ont suffisamment rappelé et expliqué que la provocation et l'agressivité, avec l'objectif évident de la confrontation rhétorique, du pugilat stérile, de la domination oratoire et des luttes intestines, devraient rester cantonnées aux plateaux télé, ou, à tout le moins, en dehors des présents lieux.

L'explication leur semblait claire (et les requêtes afférentes pas trop compliquées à mettre en oeuvre), surtout accompagnée de ses multiples rappels.

Bonne volonté, retenue et patience semblent hélas n'avoir été qu'unilatérales, les tentatives de faire déraper les échanges et l'ambiance n'ayant pas cessé, même après le triste épisode de fin janvier.
On peut inférer que sans changement, cela se poursuivrait encore ad nauseam.

Les instances, constatant ainsi à leur grand regret l'échec d'une conciliation pourtant longuement recherchée (sur le forum comme par MP), considèrent par conséquent que le choix est revenu dans son entièreté à l'intéressé pleinement conscient de ses actes (et tiennent à bien le lui faire comprendre elles aussi).

Intéressé qui a par ailleurs également lui-même choisi le terrain comme la forme.

citation :
Il semble que ma franchise exaspère les instances et que mes jours soient comptés. Je ne peux pas leur donner complètement tort (...)

Il faut disposer d'un aplomb remarquable et forçant l'admiration pour tenter ainsi de la faire à l'envers.

C'est couillu, mais aussi éloquent, jusque dans la manière : taper, puis caresser (déjà essayé ailleurs).

Les instances ignorent cependant si, dans le contexte de cette citation et de ce fil de discussion, la franchise consiste à déplacer insidieusement le support d'un échange, ou s'il s'agit d'un nouveau synonyme pour désigner une agression.

Il y a quand même quelque-chose de vicieux, et de pervers (de pervertere), dans le recours décomplexé et quasi systématique à toutes ces techniques.


J'aimerais ne plus revenir sur ce sujet ici, mais je reste disponible par MP.

[Edit 21h30 : songeant initialement à une interdiction de forum momentanée, un nouvel élément m'ôtant définitivement le moindre doute me fait procéder à une fermeture définitive des accès.]

Berengerele 16 avril 2020 à 21:00

@Aurel, merci pour ton post.
@Merlin et @Cheshire, Je suis déçue. Une personne arrive sur le forum et tente de se présenter. Et ça compte ça ! Donc, j'aurais simplement aimé qu'on lui souhaite bienvenue sans s'intéresser à la forme. Parler de l'écriture inclusive ou de la réforme de l'orthographe, cela pouvait se faire ailleurs.
@Daria, je le répète. Tu es la bienvenue et je me réjouis de te lire encore.

Juliette...le 16 avril 2020 à 21:06

Je suis d'accord. Moi aussi ça me fait bizarre ces ".(e).s", mais il ne me serait jamais venu à l'idée d'en faire un cheval de bataille sur une page de présentation.

Juliette...le 16 avril 2020 à 21:10

En fait, c'est tellement anecdotique quand il s'agit d'accueillir quelqu'un 😶

Merlinle 16 avril 2020 à 21:46

Vous avez raison, je me suis laissé piéger par la discussion. Désolé encore, @Daria

Dariale 17 avril 2020 à 12:18

Hello à tou·te·s,

Et waouh, c'est rock ici !

Comme certain·e·s l'ont déjà très bien dit, l'objet de ce fil de discussion était seulement de me présenter. Et si j'écris en inclusif, ce n'est pas par coquetterie ou snobisme : ça fait partie de qui je suis, de ma façon de voir le monde.
Comme pas mal de gens, je crois que les mots et la syntaxe conditionnent nos possibilités et nos limites dans la pensée, et donc nos comportements : autrement dit, ils façonnent notre conception du réel, notre rapport aux autres. Pour moi, écrire de la sorte importe donc et ça dit, en creux, qui je suis... mais je ne fais pas de prosélytisme. Mon but dans ce fil de conversations n'était pas du tout de convaincre qui que ce soit du bienfondé de l'écriture inclusive. Je souhaitais seulement me présenter à vous telle que je suis, partager ce qui a du sens à mes yeux. Bref, tout bêtement, être moi.

Je ne sais pas si c'est naïveté de ma part, mais je ne m'attendais pas à soulever ici des réactions aussi... vives :).
Après, en soi, c'est plutôt intéressant !

Il y a 15 ans, quand des féministes m'ont mis mes premiers textes en écriture inclusive sous les yeux, j'ai fait comme beaucoup de gens, j'ai dit : "c'est trop lourd", "on n'aurait jamais eu Rimbaud avec des pratiques pareilles", "ça va, faut se calmer : c'est qu'une convention le masculin", "faut pas tout confondre", "le féminisme a quand même d'autres chevaux de bataille j'espère", "qu'est-ce que ça change au fond que le pluriel soit masculin ?", "le langue française est tellement belle, c'est monstrueux de lui faire ça !", "et pourquoi cette fixette sur le point médian ?", etc. Bref, depuis, j'ai changé d'avis. Ça ne s'est pas fait en un jour. Mais pour vous dire que je connais nombre d'arguments contre l'écriture inclusive parce que ça a été les miens par le passé. Je les connais aussi parce que, bien souvent, par la suite, quand je me suis mise à l'adopter, on m'est tombé dessus pour cette écriture : des collègues, des chercheurs·euses qu'on a édité·e·s dans une revue, des ami·e·s... Je vous dis ça aussi pour que vous compreniez bien que ce n'est pas une lubie de ma part, encore moins une stupide provocation. J'écris en inclusif parce que je crois profondément que c'est important de le faire.
(Attention, je ne dis pas que j'ai raison, je dis juste que c'est ce en quoi je crois).

Bref, moi, je voulais seulement me présenter ici. Ce fil de discussion ne me semble donc pas être le lieu adéquat pour débattre de l'écriture inclusive.
Je ne suis pas opposée en soi à participer à un débat sur la question. Mais pas ici : parce que, sinon, comme ça se mêle à ma présentation, ça vire aussi au jugement sur ma personne ou sur celles auxquelles on m'associe, et au procès d'intention ("ego mal placé", "vanités","féminisme de salon", etc.)... Je crois qu'on passe à côté d'un véritable débat argumenté sur la pertinence de cette écriture. (Débat qui devrait être indépendant des jugements de valeurs sur les personnes, non ?).
Anyway, je n'y tiens pas spécialement, mais je veux bien en débattre ailleurs puisque visiblement ça agace (et que le débat reste bien d'actualité, Marien, en SHS tout particulièrement, mais pas seulement... regarde la fougue des réactions ;).

Une belle journée à tou·te·s !
Et un immense merci à @Berengere et @Juliette pour vos chouettes messages : ça m'a touchée.

Daria


PS : Là où je vous rejoins parfaitement tou·te·s c'est qu'au final, clairement, c'est l'usage qui tranchera : et sur le fond (le bienfondé ou non de la "féminisation" - pour simplifier-), et sur la forme (point médian ou autres). Et comme une langue qui continue d'évoluer est une langue vivante, j'ai de l'espoir :D

PS 2: @Merlin. Il y a pas de mal :). Et je comprends bien le problème que pose la forme (je ne suis pas certaine d'avoir une réponse définitive à ça d'ailleurs). On aura peut-être l'occas d'en reparler :)...

PS 3 : je regrette ce qui se passe pour toi le chat, mais je ne crois pas t'avoir fait "violence" comme tu dis. Je n'ai insulté personne, ni médis, et mon but n'était clairement pas de provoquer, ni même de convaincre qui que ce soit de faire comme moi, juste de vous permettre de me situer. Pour le reste, ton texte reflète surtout ton état d'esprit.

Berengerele 17 avril 2020 à 12:34

@Daria, super ! Quand tu veux pour un échange sur l'écriture inclusive avec bienveillance. Reste surtout celle que tu es ! Bravo!

Juliette...le 17 avril 2020 à 12:43

Oui, bravo! Parce-que tu es courageuse, et que tu t'assumes. Et re bienvenue @Daria!

Fabricele 17 avril 2020 à 13:46

Je suis acé dakord avec tout le monde et j'en profite pour te souhaitée la Bienvenue Dario ...en principe jusque là j'espère que j'ai pas fait de boulettes en tous cas pour ce que j'en dis du moment qu'on a le droit d'être hache est-ce dans la famil ?...alors moi samva...you are welcom anyway Daria

Sebunkenle 18 avril 2020 à 10:17

Welcome Daria.

Dariale 18 avril 2020 à 17:23

Merci à tout-e-s !
Et aux "instances" (Aurel thx) pour leur vigilance.

Je crois qu'on peut clore le fil là.

J'espère que ce qui va rester de ma présentation c'est moins le "débat" sur l'écriture inclusive, que l'idée de famille cognitive :)

Bon week-end les apies !


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