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Martienne je suis

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Martienne je suis
coramouhle 22 juillet 2021 à 00:07

Bonjour à tous 🙂
Je suis martienne / différente / bizarre /décalée /zébrette /psychoteuse / sensible / philanthrope et misantrope à la fois...
Attirée par l'humour et la bonne humeur qui semble vous animer, je suis ici pour être un peu moi-même à l'occasion et rencontrer des personnes qui pourraient me ressembler.

Petidouakipule 22 juillet 2021 à 00:39   •  

En gros tu es humaine, félicitation a toi 😉

Ambre31le 22 juillet 2021 à 01:29   •  

Bienvenue @coramouh, tu peux même t'autoriser à être plus "qu'un peu toi-même", voire "beaucoup toi t'aimes" 🙂.

Melissele 22 juillet 2021 à 06:04   •  

Martiens nous sommes... Faut juste trouver d'autres martiens.. J'y crois pas que c'est moi qui dis ça mais c'est vrai, on est jamais seul.

zozottele 22 juillet 2021 à 07:09   •  

On est pas seuls, bienvenue à toi martienne !😄

coramouhle 22 juillet 2021 à 11:46   •  

Merci à vous 🙂 @Ambre31 le "beaucoup toi t'aimes" est une jolie façon de voir les choses, j'essaierai !

Juliette...le 22 juillet 2021 à 11:54   •  

Bienvenue @coramouh! 🙂

Abderianle 01 août 2021 à 08:20   •  

Bienvenue !

J'attire l'attention sur le rapprochement des termes "martienne" et "différente" car cela pose quand même une question : existe-t-il un ensemble de martiens qui ne se sentent pas différents ? Imaginez un martien qui viendrait sur Terre : existerait-il des conditions qui lui permettraient de s'intégrer parfaitement ? Bien sûr, cela dépend de ce que l'on entend par martien. Une bactérie aurait incommensurablement moins de difficultés psychologiques à s'établir si, quelque part sur Terre, le biotope extrêmement indétectable de Mars pouvait trouver à être reproduit ici, quelque part... Admettons cependant que si cette bactérie était philanthrope, on imagine bien le mal qu'elle se donnerait à vouloir aider des congénères dans un milieu plus propice aux autres qu'à elle-même. Si on y ajoute le fait qu'elle puisse être sérieuse dans tous les cas possibles de tropisme, on se retrouve avec quelque chose de terriblement impressionnant. Et cela fonctionne aussi avec des formes que l'on estimerait "plus avancées".
Ergo, une question évidente : devrions-nous, collectivement, humainement, être plus aptes à accueillir des E.T. sur notre sol ? Et dans la métaphore de @coramouh, comment être certain que les martiens métaphoriques qui constituent déjà nos sociétés pourront être les diplomates confirmés des futures délégations de sélénites ou d'étrangers venus du lointain Cosmos ? Et quelle ressemblance alors y trouverait-on ? Et la ressemblance fait-elle ou suffit-elle à assurer un lien possible et une conivence intergalactique ?
Il y a de futurs pages de K. Dick là-dedans... surtout si c'est un martien qui l'écrit ! (Dick était-il un martien ?)
Mais d'ailleurs, comment savoir si ce texte n'est pas de main martienne ? (parce que les martiens n'auraient pas de main ?)
Et si l'était, pourrait-on dire que c'est de main heureuse ?
Ah, le comble !

Chrysalidele 01 août 2021 à 15:23   •  

Bienvenue!🙂

coramouhle 07 octobre 2021 à 17:04   •  

@Abderian Aïe, du K. Dick : mon héro !!! Tenter de comprendre cet être hors du commun est l'un de mes souhaits les + chers

Astile 08 octobre 2021 à 20:51   •  

Bienvenue @coramouh Fabrice Micheau en parle de cette histoire de "martien". Il se contente de l'image d'expatrié pour illustrer un atypique parmi les neurotypique et du coup de s'adapter comme le ferais un expatrié : apprendre la langue, les codes, la culture... Et puis, on a beau être atypique, on peut essayer de cultiver son ouverture et tenter d'entrer dans le monde de l'autre par sa porte à lui et pas par notre porte (ça c'est Colette Portelance, une femme merveilleuse, ne pas toujours ramener ce que dit l'autre à son propre référentiel. En tout cas, tout cela m'a donné envie d'essayer comme une nouvelle aventure :)

Clivele 08 octobre 2021 à 21:17   •  

"Soyez vous-même, les autres sont déjà pris." Oscar Wylde

Terencele 09 octobre 2021 à 18:11   •  

Wilde.

Paquito34le 14 novembre 2021 à 22:15   •  

Salut la famille, moi aussi je suis martien car je suis un incompris. En 1999, j'ai été testé pour connaître mon QI. Résultat 132. Je me remets, perpétuellement, en question. J'ai récemment découvert le terme de HPI. Vraisemblablement il semble que j'en suis. D'où mon incompréhension du monde actuel et de mon hypersensibilité. Du coup toujours célibataire. Qui voudrait réellement me connaître ?

Abderianle 14 novembre 2021 à 23:06   •  

Dans le fond des brumes ontologiques
La difficile question du qui suis-je
Combien d'opus philosophiques
Combien de luttes psychologiques !
Il faut qu'épreuves et courage dirigent
Le cercle sombre de son ignorance
Pour avoir une aube, une clémence
Qui veuille à soi faire un peu attention
Mais gare cependant si ce n'est qu'un prêt
Car à l'attention prêtée il n'y a guère d'après
Oh comme il est dur de tenir et de retenir
La vertu passagère d'un temps qui soupire
Après soi et après tant d'autres
Un difficilement roman amoureusement vôtre
Mais qu'y peut-on pour marcher à deux
Il faut déjà être bien dans ses baskets
Foot Locker n'est pas un grand objet de requête
Ils n'ont jamais ni sa pointure ni son modèle
Reste donc à se tourner... vers la sphère télévisuelle
Pour mieux mesurer la moyenne la plus en vogue
Quitte à passer pour un con un peu rogue
Mais c'est au moins une plus gente passation
Ou bien si, fait d'une musique sans concession
On préfère trimer au fond d'une cave solipsiste
Qu'il faut donc croire que les images les plus tristes
Ne sont que de sordides effets de l'imagination
Elle qui selon Pascal est puissance et effroi
Qui détourne du réel la puissance de mon moi...
Si donc l'ennemi est intérieur, comme dans la banque
Mieux vaut se faire braquer par la vie
Ou avancer comme Nabila dans un tank
Tout orienté vers le mépris et la comédie
Et si encore jouer un rôle n'excite aucun désir
Va, trouve ici la force et la joie de repartir
Pieds nus.

😉

coramouhle 17 novembre 2021 à 12:05   •  

Au vide qui m'enivre dois-je attendre un écho
Ou écouter vagir l'hydre aux milles qui suis-je
Sait-on où la limite a figé les défauts
Quand sur les bords salés les hybrides voltigent

A l'orée des peut-être on se perd chaque fois
A rassembler les miettes fuyant d'entre les doigts
Pour esquisser les rêves dont s'effacent les voix
Lorsqu'on solde les pertes à la fin des combats

Le néant apprend vite quand les nuées s'épuisent
Les heures en torrent saignent et tâchent les miroirs
Dont les reflets sordides à simuler Rorschach
Renvoient sous ton égide un noir fruit d'expertise

Où semblent encore brisés, de l'âme les morceaux
Sans savoir qui du vide ou de l'enfant cerveau
Est celui qui réside ou qui résonne faux
Au-delà des fissures où se brisent les mots

Abderianle 18 novembre 2021 à 00:07   •  

Wouh, quelle vertu poétique ! Moi qui rimaillais, j'ignorais que, tout innocent, il y avait là de l'Académie !
Eh bien, il me faut revoir ma copie, en mode plus sincère, plus grandiloquent :

Qu'importe les rivages où l'on erre et que l'on prend
Le vent de la vie est large et toujours cinglant ;
Comme une main bien vive et toujours sans gant
La vie nous ravive en nous poussant par devant.

Hey ! Marin de l'existence, heureux héros de l'amer
Quitte là tes rails futiles et tes chants de misère
Car les questions tenaces font les rafiots coulant
Quand les réponses d'audace font les airs adjuvants

Et qu'il est frais de vivre les poumons tout ouverts
On aura bien le temps de croquer toute la terre
Aussi tant que ce cercueil flottant a l'esprit qui s'aère
Va, suis sans boussole les écumes altières

Et si entre quelques mauvais rochers
La quille se fatigue de si mauvais traitements
En bon Aurèle aie l'oreille qui marque vertement
Les saines instructions d'un capitaine avisé

Car tout l'être toujours dépend
Des situations qu'il faut traverser
Et qu'au fond seul peut-être l'enfant
Peut des avanies parfois se moquer

Voilà donc entre les tempêtes certaines
Un guide sûr taillé sans la folie d'une baleine
Pour ne point comme Ahab être tenu en haleine
Par la rancune, la perte et la haine.

coramouhle 18 novembre 2021 à 18:54   •  

Merci pour l'effort Abdérian !

Mais point d'élitisme, j'adore le mélange des genres.
Et j'avoue, j'ai triché : j'avais écrit ce poème il y a fort longtemps et quelques jours ne m'auraient pas suffit... ;)

Abderianle 18 novembre 2021 à 23:06   •  

😄
Oh je plaisantais bien totalement en parlant Académie, car je ne sais si les talents s'y glissent avec envie. Reste que la qualité de tes vers était notable, et qu'en l'état il n'aurait vraiment fallu passer outre. D'aucuns répondent souvent à l'envi dès qu'on converse en prose, mais les chausses de la poétique valent aussi leurs sept lieux, et permettent au moins autant de mélanges que de folies, de jeux que de sérieux, d'idées que d'absurdies. La richesse des vers est qu'ils s'écrivent peut-être bien plus sur une vie entière que sur un bout de quart d'heure.
Bref, réhabilitons la poésie avant qu'elle ne nous tance... vertueusement.
[Ceci est une manière confuse de louer la forme et le fond, @coramouh 😄]


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