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Présentation 2. Moi et pas ce que je fais.

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Présentation 2. Moi et pas ce que je fais.
franchle 24 avril 2020 à 09:19

Bonjour à tous,

Ma première présentation vous parlait de ce que j'ai fait pendant quelques années. Mais je vais essayer de plus parler de moi que de ce que j'ai fait. Un peu plus me livrer que de faire mon malin. (Merci @Juliette...). Je vais tomber un peu le masque.


Je suis ici, parque ce tout ce que j'ai entendu ou lu sur les curieux-malin-sensible-multi-machins sur le net me correspond en tout point. Je me suis rué dessus. Je suis retourné jeter un oeil au biais cognitifs vu sous cet angle pour être sûr.
J'en ai encore parler à personnes. Depuis que je suis sur ce site, entre autre, tout se confirme et si certains vulgarisateurs sur le sujet me frappe me sentant instantanément une cible des gens qu'ils forment, autant Carlos Tinoco, en plus d'être calé comme j'aime sur différentes disciplines et faisant une synthèse à couper au couteau, parle à mon ventre.

Je suis arrivé ici un peu bourrin, c'est dû au fait que j'étais bien content de pouvoir enfin échanger des conversations de haut-vol ; mon empressement à participer aux jeux intellectuels de recherche en socio-psycho-philo ; passer le temps finalement pendant le confinement sans qui je n'aurais peut-être pas vu cette vidéo (je ne crois pas à la synchronicité, je crois au hasard organisateur) ; mon côté direct pour tester ; mon côté gamin insolent qui cherche les limites ; découvrir ce site en testant : ok on a des points communs mais c'est qui ces gens ? Je me suis dit aussi que ce ne serait pas un problème ici de mettre cartes sur table et que j'ai beau parler anonymement j'ai toujours préféré être sincères et comme ici au moins on est pas là pour construire un avatar...
Pour l'instant, je n'ai qu'exprimé des opinions, jouer à la poésie, partager du contenu, réagi parfois abruptement, faire un peu le coq aussi il me semble, hum, hum... laissant parfois apparaître mes pensées amers, voire défaitistes en même tant que je tente de motiver les troupes, Non ! tout n'est pas foutu. Je crois que je vous ai livré quelqu'autre contradiction. Merci à vous de m'écouter.

En tout cas, ça n'a pas été un super choc cette révélation, c'était plutôt « ah ! c'est ça..a..a ! ». Comme si la pièce était tombée comme on dit en Belgique, qui a allumé d'un coup l'interrupteur qui me manquait pour éclairer cette case. Qui se révèle une caverne.
Lorsque j'éclaire une grotte de ma lampe-troche, je me rends compte souvent de l'éventuelle taille qu'elle peut avoir pour moi, vaguement mais, qu'elles seront mes propres possibilités de découverte sur ce sujet et jusqu'où j'aurais envie de creuser.
Mais là l'interrupteur s'est déclenché d'un coup pour éclairé un hangar rempli de tiroirs. J'ai été aveuglé au début, j'ai mis mes lunettes de soleil, je me suis emballé à ouvrir les tiroirs au hasard, je vais me calmer, je vais m'asseoir un peu.

J'imagine que ma façon d'y réagir est en autre dû à l'âge auquel je l'apprends. C'est évident que je ne l'aurais pas pris de la sorte à 6, ni à12, ni à 20 ans, respectivement. Ma résilience aux coups du sort s'est quelque peu renforcée au fil des ans et ce n'est pas un méchant sort. Et pour mon cerveau, v'là le nouveau jeu de recherche !
Oui, pour moi, la vie est une plaine de jeux, pas forcément drôle, mais où on peut changer les règles, les règles dans la relation aux mondes. Dans mes relations et dans mes relations aux groupes où les règles on les invente ensemble et c'est ce qu'on a dit qui commande. Ou alors on se met d'accord pour changer les règles. Rester à cheval sur ces principes peut mener à une névrose.

Pour le livre que j'ai à peine commencé, je comptais y intégré une analyse que j'envisage éventuellement de faire à propos de mes maux de dos. Je crois au parallélisme corps/esprit, et quand le corps meure, l'âme meure aussi puisque c'est la même chose. L'âme est de l'ordre du ressenti, on devine ce que c'est quand on parle d'états d'âme. C'est le ressenti et sa vision des choses que l'on change en psychothérapie. En fait, je me suis débarrassé de deux maux importants, jamais bien grave mais chroniques, grâce à l'auto-analyse et en réussissant à en parler (à mes compagnes de chaque époque).
Mais là, je bloque, mon mal de dos persiste alors que je suis bien suivi : ostéo-acupuntrice toutes les trois semaines, kiné toutes les semaines, compléments pour nourrir mes cartilages, depuis 7 mois. Ça va dix mille fois mieux, je les adore, mais une douleur change de place, les symptômes se baladent. Pourquoi maintenant le bras droit, pourquoi mon bras m'empêche d'écrire. Je ne me laisse pas faire. Mais je surprends toujours cette épaule se lever alors que la première injonction du kiné était de la baisser et que je fais ses exercices. La recherche d'équilibre aussi ce serait une piste à explorer avec un psy.
Mon premier bouquin met en scène moi et sa vie extérieure romancée et différentes caractéristiques flagrantes chez moi issues de ma famille incarnées en personnages qui tentent de démêler mes noeuds et finissaient par une auto-analyse de mes écrits en forme de thérapie de groupe. J'ai découvert depuis une thérapie qui utilise la thérapie de groupe pour faire parler toutes les parties du soi.

Je ne suis pas dépressif, mes peines somatisent. Je ne sais pas lequel est le mieux. Ceci dit, mes maladies sont pour moi une porte à la connaissance de moi, et la guérison ne devient pas seulement physiologique, elle transforme.
Et il y a des approches thérapeutiques efficaces pour les troubles psychosomatiques et j'y songe. Jamais vu de psy, une peur cachée derrière ma fierté d'autodidacte. Peur de découvrir des trucs que je pourrais pas assumer, peur de ne pas faire confiance, peur de la ténacité de mes résistances.

Je vis mes coups de déprime à fond, je ne les combats plus, j'ai essayé moult stratégies, je suis passé à l'ultra-solution (Watztlawick), j'ai arrêté mes stratégies. Je ne lis plus, je vois cinq films par jour, ça dure pas plus d'une semaine dix jours. Et c'est pas souvent. Quand je racle le fond, je réagis, je passe à autre chose. Je joue de la basse non-stop pendant des heures, par exemple, la créativité, si elle peut expulser sa rage se révèle une catharsis.
La déprime, c'est quand tu descends parce que le coup est trop balaise à supporter. La dépression, c'est quand tu culpabilises d'être triste, on te l'a interdit. Familialement ou socialement. Et c'est la boucle.

Ceci dit, mon prisme est en train de changer, ou de s'élargir plutôt. Et je passe un certain temps à être un de mes sujets d'études. Les mémoires que j'ai commencé et que je partage ici encouragé par @Daria fait partie de ce travail. Mais je l'engage en plein bouleversement de paradigme. Vaste programme.

Je disais que je connaissais beaucoup de lieux alternos et marginaux parce que le monde normal m'insupporte, qu'essayer d'être normal, c'est abdiquer sa (ou ses) personnalité. J'ai appris beaucoup sur moi en étudiant les psychothérapies. Entre autre, l'anti-psychiatrie devenue le réseau international alternatif à la psychiatrie et en France qui est à l'origine des CMPs plutôt que de combattre à l'intérieur le système carcéral-psychiatrique. Mais pas qu'eux. Ceux-là sont les gauchistes qui on mis leurs actes en rapport avec leurs idées, plus ou moins, suivant la longueur de la chaîne.

Il faut dire que je suis aussi un ovni dans ce petit monde. Et un observateur. Chez les punks, je suis un intello mais ils m'aiment bien, je leur apprends des trucs ; chez les autonomes, un individualiste perché mais ils m'aiment bien, ils peuvent causer avec un punk et je suis efficace au travail ; chez les néo-ruraux, un activiste radical mais ils m'aiment bien parce que je suis tranquille et à l'écoute ; chez les intellos, un philosophe du chaos (de la théorie du chaos appliquée au niveau social ou de l'art du chaos de Hakim Bey), eux, ils m'aiment avec condescendance ; chez les artistes, (dixit) un romantique surréaliste tranquille, ils m'adorent mais je les aime pas. Moi, j'aurais échangé surréaliste avec dada-post-situ. Mouais, ça sonne.
C'est raconté avec grossissement des traits mais l'idée est là. Et j'ai bien peur d'être tout ça à la fois. Entre autre.

Je sais pas si quelqu'un connaît ça mais je suis intéressé. Comment on fait quand tout le monde vous aime, je veux dire, même ceux qui vous aiment pas ?

En vrai, je ne me sens bien qu'avec les sociopathes, qui construisent leurs mondes sans revendiquer, qui créent sans rien vendre, où les groupes sont mouvants, informels, débrouillards et audacieux, contre vents et marées. Voire avec les psychopathes bienveillants. Les hackers de la réalité.

Et bien sûr seul, je jongle entre les deux.

Philosophiquement, je me sens proche du constructivisme, de l'approche anti-industrielle, si on veut me mettre des étiquettes, idéologiquement proche des autonomes en moins communiste, vieux punk sur le retour, La philosophie punk, hein ! Celle basée sur l'expérience qui nourrit la théorie qui nourrit l'expérience. Et ça, des expériences, ben, j'en ai faites. Si je me permets de donner mon avis sur certains sujets parfois, il est issu beaucoup de mes expériences que je nourris sans arrêt de théories. Qui m'aide à avoir une théorie riche même si elle n'est qu'un vaste réseau de concepts plus ou moins approfondis. Parfois tordus, parfois contradictoires. Mais les contradictions ne sont plus à résoudre, elles font parties du réel (c'est toujours de la frime de se justifier avec une citation d'Edgar Morin). Pirate désabusé mais pas encore échoué.
Et bien sûr conscient que je parle avec mon (mes) prisme et mes oeillères. Cependant mes phrases péremptoires sont dû à mon envie parfois de convaincre que ce genre d'idée ou autre ne peut pas être rejeté d'un revers de la main sans avoir été un minimum observée et débattue.

Je suis aussi très fort en ironie, en auto-ironie, en second degré et je comprends vite le troisième degré mais j'essaie d'éviter, il est trop ambigu donc pervers.

En tout cas, j'ai beau été un amateur de drogues, mon cerveau bouillonne toujours autant, vitesse d'analyse, mille idées à la seconde, perception aiguë, retient ce dont il a besoin après avoir appris à faire le tri. J'ai pensé à écrire un jour « manifeste pour une toxicophilie subversive ». Mais si je faisais tout ce que je pense...pff. Je me contente de faire ce que je dis et j'ai appris à le faire une fois énoncé. Pas forcément tout de suite quand ça n'engage que moi, procrastination oblige, à temps la plupart des fois si je me suis engagé auprès de quelqu'un.

Je vous avouerais que j'ai fumé plusieurs joints pour écrire ceci. Ça apaise, m'aide à balayer le sujet plus largement et cela m'a toujours permis de prendre mon temps pour trouver les mots justes (quitte à en inventer) pour refléter mes pensées. Désolé pour le coq à l'âne.
« Le coq à l'âne, c'est la gymnastique de l'esprit » disait Georg Groddeck. Tiens ! c'était bizarre aussi de finir sans le citer celui-là, mon maître à penser mon corps. Le mot maître au sens de celui qui maîtrise et qui sait enseigner.

Je vis à l'instant un moment de poésie, au sens large de la poïésie grecque. Mettre une forme sur le fond qui me tient à coeur. Une construction basée sur le chaos. Je balance des paquets de terre, je les modèle, j'en rajoute des bouts par endroit ou je rajoute des paquets, j'étire ou je repousse, je lisse chaque parcelle. Je vérifie les virgules, j'enlève une répétition ou l'assume, recherche des synonymes pour être plus précis. Il y a peut-être encore des fautes d'orthographe.

Je ne vous ai pas fait part de mes questions existentielles actuelles, ce serait peut-être plombant. Une autre fois peut-être. Ailleurs.

La libre association, la méditation, l'hypnose, et autres consciences modifiées sont proches. Hé Hé, je vais encore faire mon malin. Milton Erickson, celui de l'hypnose éricksonienne, a travaillé sur les consciences modifiées avec Aldous Huxley, celui de la Guerre des mondes et chantre, pour pas dire gourou des hallucinogènes, un an si mes souvenirs sont bons. Mais leurs travaux ont brûlés dans l'incendie de leur atelier. Funeste perte.

Mes yeux fatiguent, je vais essayer de dormir.

Putain, ça fait du bien ! merci à vous d'exister. Bonne journée.

Dariale 24 avril 2020 à 11:49

Hello Franch,

Alors, attends, attends... un texte où tu veux parler de toi, pour tout dire, sans mentir, ni travestir, tout justifier, tout expliquer, tout mettre en lien... un texte immense qui, probablement, t'a quand même laissé sur ta faim parce que, malgré tout, tu n'as pas pu tout raconter... mmmh... Hé ! Mais tu serais pas un peu HP, toi, par hasard ?!
:D

Que ta journée soit gaie !

Amarle 24 avril 2020 à 15:51

Re-Bienvenue @Franch
Je suis un peu dans la même démarche.
Je suis ici pour jouer le jeu, me livrer, et tenir des discussions que je ne peux avoir dans mon petit monde.

Berengerele 25 avril 2020 à 14:16

Hello! Tu aimes l'ironie donc? Ben là, on dirait que tu as vomi! 😜
On se sent mieux après, non ? 😂
Tant mieux si tu y a pris du plaisir en tous cas ! Moi, par contre, je mets mon énergie et mon temps ailleurs...je ne fais que passer !

franchle 25 avril 2020 à 19:13

je t'en pris bien !

anneble 26 avril 2020 à 11:57

Hey Franch .... Je viens de m'inscrire au club ce matin 🙂 .... Je lis avec un regard de découverte émerveillé les différentes info dispo ... Et là je te réponds car, comment pourrait on dire ??? Je me sens concernée, amusée par certaines de tes réflexions , soulagée de réaliser qu'il peut y avoir un espace d'expression autre qu'avec les psys ou chaman ou coach d'impro ou ..... Merci d'avoir partagé ce qui est en toi et ce qui reste à venir surement !!!! 😀

estel08le 26 avril 2020 à 14:49

Bienvenue ! C'est plutôt complet comme description ! J'ai consulté une psy et rien, je ne suis peut-être pas assez dévoilée je n'étais pas en confiance par contre j'ai eu le temps d'observer dans les moindres détails son cabinet et de lire les titres sur les tranches des livres 😜 ! Je ne suis peut-être pas tombée sur celle qui me convenait. C'est un vrai parcours cet recherche identitaire... Par contre, je ne suis pas adepte aux drogues, la caféine ne rend déjà intenable alors ...

franchle 27 avril 2020 à 18:26

@estel08
La confiance est le socle d'une thérapie. Trouver le bon psy est le premier travail.
Causer ici, ça aide, et les retours sont encourageants. Ça ne remplace pas un regard à l'écoute et un retour emphatique et avisé.

@anneb
merci. content de pouvoir ici me livrer et content de toucher.

@Berengere
Oui, ça m'a fait du bien, j'étais en pleine indigestion.

@Amar
Content d'avoir découvert ce site mais j'étais déjà en pleine recherche de recentrage, de regroupement. Si cette découverte de la case psychologique qui me correspond me fait du bien, elle rajoute une vague de tempête.

@Daria
merci infiniment. 😉
Je vais me ménager des pauses avec ce site, je connais les drogues et je ne me laisserais pas accrocher. Je vais moins sauter sur tout ce qui bouge mais continue les mémoires. La suite arrive. J'ai aussi avancé dans la fiction.


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