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Quis sum ego ?

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Quis sum ego ?
Opicinole 18 novembre 2021 à 21:19

Oui un peu de latin, non pour crâner (quoique si en fait) mais parce que souvent se posent ainsi les questions cruciales, et dieu sait (mais que vient-il faire ici celui-là, faut qu'il se mêle à tout) si celle-ci l'est et qu'elle a l'outrecuidance de nous poursuivre toute notre vie durant jusqu'à la courbure finale qu'il faut négocier comme un as du volant. Et manifestement, je ne suis un as de la première phrase.

Voyons la seconde.
Ecce.

Seconde question donc "suis-je seti lisible ?". Oui un peu d'artaud, non pour crâner quoique si, le crâne de cette cambrure, tant qu'à faire pourquoi pas. Donc "c'est -ti- lisible ?" . Telle est ma deuxième question. Posée à l'heure de mes premiers et suivants balbutiements.

voyez quelles pierres me grattent. Pas des moindres.

quelles souffrances j'ai dû endurer pour les combler de réponses potables. C'était sans compter sur les autres qui ne se sont pas privés de me les poser aux moindres occasions. Voyons cher (le cher est de trop c'est moi qui ajoute). " Opicino, dites nous quelles sont vos qualités et vos défauts ? ". Attendez que je fusionne en moi pour vous bidouiller une réponse audible : "euh".

donc "euh" est mon accroche. Je ne trolle pas, vous verriez comment ma ride du lion là sur mon front s'enfonce que vous prendriez vos jambes à votre cou, ou l'inverse. Les formules toutes faites ne sont pas mon art. Je n'ai pas d'art. Je suis sans art et donc artificielle. Heureusement un esprit lumineux eut l'idée de se pencher sur le mien pour le déclarer drôle. "Que cet Opicino est drôle". Je peux même lui accoler un nom tout aussi bizarre. Un "syndrome". J'avoue, la première fois que ce terme alla percuter mon pavillon de mon oreille droite (le gauche est faiblard) j'entendis Saint homme. Étant fille je pris cet esprit pour un perdu, me fallait il le sauver lui aussi ? Car oui je voulais déjà sauver la terre entière à l'époque. La suite "O tist hic" m'effraya personnellement. Je crus loger en moi un tique alcoolique. Mais non. Que nenni. C'est juste une manière d'être me fut-il rétorqué. Rien de fâcheux sauf que ton monde est unique et se partage peu. Mince alors je tends les mains et vous ne les voyez pas, ça va pas être simple. C'est ça, bon courage cela vous fera deux cent cinquante francs (oui tout ceci se paissait aux temps jadis). Mes parents se délestaient d'un peu de leur fortune pour s'alourdir de mots pour ne pas dire de maux, en vrai de menus soucis, car je ne suis pas pénible.

je suis restée telle, prenant soin de cesser mes balancements et de mordre mes doigts. Je me balance en dedans et mord ma langue désormais. Et surtout je vous regarde droit dans les yeux, je joue avec vos petites lumières qui illuminent vos iris, comme un bouquet de fleurs parfois. Mais O Tist Hic ne me fait pas intégralement. Il est un mot de passe, parfois de passe passe qui me fait passer parmi vous sans peine. Il ne me désigne pas, il passe lui aussi commodément. Je vous passe le suivant HPI (mais c'est quoi cette façon de parler en majuscule comme on peut crier dans une oreille : la gauche s'il vous plait, elle est comme ne vacances), qui ne me parle pas.

du coup j'ai un peu répondu à mes questions. Je ne me suis même pas fidèle !
merci de m'accueillir ici parmi vous.

à bientôt donc.

zozottele 18 novembre 2021 à 22:54   •  

Bienvenue @Opicino,tu as déjà pas mal participée (au féminin donc🙂 ).au forum,et j'aime beaucoup tes interventions.
Et ta présentation n'échappe pas à la règle !
Je t'accueille donc les bras grands ouverts, même si tu ne les vois pas!😄

Abderianle 18 novembre 2021 à 23:01   •  

Bienvenue !
Et pour ta première peine, Assurancetourix s'éclaricit la voix :

C'est amusant de revenir à la même question fondamentale
Malgré les tentatives et les tests, rien de vraiment anormal :
L'anormalité dans les actes était déjà actée
Mais présente dans l'idée, est-elle acceptée ?
Si les maux se taisaient avec les mots emperlés
Qu'il serait simple de "soigner" les dégénérés
Mais voilà c'est qu'étant atypique la forme est refaite :
Raphaël ne comprendrait rien à un petit Pollock
Dubuffet peut bien faire l'interprète des êtres
L'inadaptation a la constance de chaque époque.

Il serait tendre encore qu'assez bégueule
De ne pas ce faisant lever un majeur assumé
A tous ceux qui ouvrant tout grand leur gueule
Diraient que le choix est d'arriver à se normaliser
Mais vous savez comment marchent les espèces
D'une marche noble et roide imprimant sous presse
Les concordats nécessaires aux vies collectives
Quand toute l'absurdité du monde pourtant en dérive
Et le fou qui sait, et le fou qui voit
Et le fou qui prend, le fou qui s'en émeut
Il est aisé de décocher une flèche en bois
Dure et bien taillée comme un méchant pieux :
Oh le vampire solitaire qui s'embastille tout seul !
Que son âme est sombre, que sa vie est veule !
C'est qu'à fuir les lumières mal adaptées du monde
On a une tendance au repli plus qu'à la faconde.

Voilà donc l'intérêt, joyeux, d'un tel forum
Qui vaut répit comme un bon baril de rhum
Moi qui, vieillissant, pourrait avoir des rhumatismes
Je trinque à ta santé, surtout si elle est pleine d'autisme
Et si dans le clair-obscur d'un ego encore enfumé
Il n'y a point la sottise de se croire fortement ampoulée
Alors ta place sans qu'il faille ne la mériter
Offre la joie de lier ton manoir à nos places défortifiées !

Opicinole 19 novembre 2021 à 20:39   •  

Merci pour ces bras ouverts et ces mots
Aux harmonies touchantes et siderantes
A jouer avec ces nuances qui s'amusent
de nous toujours comme avec une balle.

j'aime les mots quand ils se mettent
à ressembler à une rose avec de courtes
ramures, plissées, ramenées en ce sommet
Une couronne resplendissante, un cône
de pétales pâles presque offrensant
pour ce soleil étiré au dessus d'elle.

j'aime quand elle mordore unique et fière
laissant ses ombres se courber vers mes mains
et les votres.

je joins mes mains au voisinage des votres et mes mots contre les votres.

Opicinole 19 novembre 2021 à 20:45   •  

Franchement le qui suis-je est peu intéressant. Souvent quand les autres me parlent ce sont eux que j'écoute, les bruits qu'ils émettent et qui disent qui ils sont eux plus ce que je suis moi. Donc quand un mot s'interfere pour les désigner, je m'interroge. Les mots sont des bruits, leurs consonances derrière lesquelles on se regroupe possèdent ce côté rassurant. Être ceci est une tuerie en fait, il indique qu'il faut passer à autre chose. Le jaune dont on me pare va cesser de me peindre pour virer en autre chose. Je pense que là est notre travail. Tu me dis rouge, attends voir quel est le vert que je porte au fond de mon sac, et d'ailleurs où est-il ce sac, en ai-je un ? Non, donc vite, l'inventer et en sortir et un lapin (oui restons dans les cordes) et un vert.


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