Présentation des nouveaux

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[Titre original et présentation anodine :la2: ]
Lelunele 28 juin 2020 à 23:22

Bonjour !

Lelune, 28 ans (aïe) toutes mes dents, vivant dans le Sud Est de la France.

Cela fait 2 ans que quelqu'un m'a glissé sournoisement à l'oreille que je pourrais être "surdouée", après une bonne phase de dénie d'un an il m'est maintenant de plus en plus difficile de ne pas constaté les similitudes entre profil à rayures et moi-même (le doute réside mais plus dans le sens où, je sais être neuroatypique maintenant je ne sais pas quelle "case" me décrirait le mieux).

Je cherche à passer le WAIS ... disons que les professionnels en question considèrent que je ne suis pas prête 😉

J'aime les chats (mes deux bébés <3), l'art (peinture, dessin, performance... tant que c'est créatif c'est intéressant, même la cuisine ou un site web ça peut être intéressant ! 😛 ) , la musique (si ça vous intéresse regardez la playlist youtube "Musiques à découvrir et redécouvrir" de "damoisellecolo" c'est la mienne), le vert, le violet, le bleu, bon les couleurs quoi 😄 , les paillettes, les arc en ciel, aurores boréales, la nature, l'eau, les animaux, le vent, l'humour absurde, les mangas, la série "the good place", les oiseaux, les êtres vivants et essayer de comprendre leur psyché, mon homme de ma vie 😍 (il fallait bien que je le cite quand même), découvrir, apprendre (malgré le fait que je retiens peu haha), les émotions, chanter et bouger mon corps mais quand je suis bien bien seule et que personne ne regarde ... je m'arrête là vous en avez assez je pense 😂

Vous avez vu qu'il y a un volcan avec de la lave bleu (j'ai appris ça hier juste wow), dans le même registre j'ai déjà vu un "cercle en ciel", les orages volcaniques sont juste magnifiques, il y a des plages bioluminescentes, les aurores boréales... Si vous avez d'autres infos du genre vous imaginez pas à quel point ça pourrait me procurer de bonheur 😀 (L'explication des phénomènes en question peut aussi être intéressante même si je l'avoue j'ai tendance à ne pas me renseigner par moi même pour garder ce côté magique).

J'aimerais ici :
- Voir jusqu'à quel point j'ai abruti mon esprit dans l'espoir de me fondre dans la masse (échec total au passage) ;
- Avoir les discussions enrichissantes qui manquent à mon quotidien ;
- Découvrir de nouvelles choses sur moi (j'ai l'impression que depuis que je consulte ce sujet je vais de découvertes en découvertes, dissociation, dyssynchronie social, hypersensibilité, faux self, dyspraxie, biais cognitives...)
- Me faire des amies ? 😬
- Peut être découvrir des astuces me permettant de mieux vivre mon quotidien (vive la procrastination, la rêverie, les étourdies et autres parce que l'éponge émotionnelle et mental est engourdie) ;
- Je ne sais pas ce qu'ici m'apporterais à cela mais j'ai comme quête assez absolue d'arriver à stabiliser mon couple (pas qu'il soit bancale, 7 ans d'amour pure <3) je crois qu'on a besoin tous les deux de lâcher prise, de se faire confiance et de s'autoriser à être nous mêmes... (Bon je dis ça ici parce que là où j'ai encore des doutes sur ma propre personne, l'homme de ma vie lui est vraiment l'être le plus intelligent que j'ai rencontré, il dépasse de loin la norme.. 😜 )

Je suis plutôt du genre bavarde et en plus j'aime parler de moi 😂 alors n'hésitez pas si vous avez des questions.

(Je précise, pas que je m'aime particulièrement même si je peux sembler égocentrique, si j'aime parlé de moi c'est plus parce que j'ai remarqué que ça ouvre des portes pour pas mal de monde, je n'ai pas honte de ma différence ou d'avoir une famille de psychopathe, trop de sujets sont tabous et on s'isole dans nos tourmentes, c'est ma façon à moi d'y remédier, mais j'adore aussi être à l'écoute des autres et de leurs vie ! ;) )

PS : Pour ceux qui connaissent en me penchant sur le MBTI et l'énnéagramme je serais INFP (avec un bon gros Si) 4w5 So/Sx 🙂

PSS : Flûte le ": la2 :" dans le titre c'était pour mettre un smiley : 😜

Juliette...le 29 juin 2020 à 06:43

Oh qu'elle est complète et appétissante ta présentation @Lelune! Tu veux pas être mon amiE? 😄 ( 😉 rassure-toi, je pense avoir aussi peu d'amiEs que toi). Bienvenue! 🙂

Merlinle 29 juin 2020 à 07:54

Bonne découverte et bienvenue :)

Lelunele 29 juin 2020 à 09:11

Merci :)

@Juliette... je ne sais pas quoi répond juste je suppose que "oui essayons donc ça" est une réponse correcte ? 😜

Aurelle 29 juin 2020 à 09:29

Merci Lelune pour la découverte du volcan Kawah Ijen ! 😉
Quant au "cercle en ciel", je reconnais que je suis (très) jaloux... (mais mon petit doigt, bavard, me dit que je ne vais pas être le seul)

Bienvenue à toi en ces lieux, et merci pour cette belle présentation ! 🙂

Lelunele 29 juin 2020 à 12:14

@Aurel Oh il faut pas être jaloux ! J'étais en Finlande en été, il se passe plein de trucs beaux dans le ciel là bas je suis sûre que si tu y vas tu verras aussi de super choses 🙂

Merci 😄

Lelunele 29 juin 2020 à 23:55

@Aurel, sur ton profil il est indiqué "N'hésitez surtout pas à me contacter pour toute question ! Ou toute idée nouvelle (fonctionnalité, évolution, ...), évidemment. 😉" => Je suis étonnée que sur notre profil il y est "Mes livres/mes films" mais c'est tout (jeux vidéos, séries, mangas, musiques, etc etc !) ^^

kiltle 30 juin 2020 à 10:19

Bienvenue

Lelunele 30 juin 2020 à 11:23

Merci 🙂

Amarle 02 juillet 2020 à 11:03

Bienvenue @Lelune 😉

Et il me semble que tous les arcs en ciel sont des cercles. Ils sont juste mal nommés 🤔

Lelunele 02 juillet 2020 à 14:06

@Amar Merci :)
Aprés une petite recherche il semble que oui en effet ils sont tous des cercles mais c'est plutôt rare de voir le cercle entier (et c'est jolie) : http://www.slate.fr/story/92363/double-rainbows

Il me semble d'ailleurs qu'il y a une langue où littéralement on dit "cercle en ciel" mais je n'arrive plus à retrouver laquelle ^^ (en italien Arcobaleno c'est chou x) mais "baleno" veut dire foudre/éclair en fait 😛 )

Lelunele 02 juillet 2020 à 20:40

@Paradoxchval Merci pour le bienvenu et merci pour ça c'est juste énorme !

Juliette...le 02 juillet 2020 à 20:58

Merci!

theiaphebele 03 juillet 2020 à 08:41

Bonjour Lelune, j'ai adoré ta présentation !
Quelques points en commun... Et très envie de faire ta connaissance 😀

Lelunele 03 juillet 2020 à 10:28

Merci ! ^^

Samsonle 03 juillet 2020 à 14:39

Bonjour @Lelune,
Merci pour la chouette présentation, et bienvenue ici. ?
Je t'aurais bien partagé la photo d'un petit ovni toulousain, mais je ne sais pas comment la poster? Si quelqu'un sait s'y prendre?

Lelunele 04 juillet 2020 à 12:22

Merci 🙂
Je n'ai pas réussi à mettre d'image mais si tu copie le lien de son URL ici on pourra la voir ^^

Aurelle 07 juillet 2020 à 17:10

@Paradoxchval, je ne dirai qu'une chose : whaouuuu !! 😮
Merci ! Jamais vu ce phénomène (ne serait-ce qu'en vidéo)... Ca a dû surprendre pas mal de monde...

@Samson, @Lelune, pour insérer une photo hébergée ailleurs, il convient d'écrire : [ img=URL_DE_LA_PHOTO ] (en retirant les espaces)
Une solution plus pratique arrivera bientôt, promis.

Samsonle 11 juillet 2020 à 01:13

Ok! Merci @Aurel!
@Lelune Je viens de poster les 4 photos ici pour tester la méthode de partage :
https://www.apie-people.com/forum/loisirs-passions-et-hobbies/sciences-et-techniques/deux-choses-interessantes-dans-le-ciel-de-juillet-43257

En voici une (maintenant que je suis en totale maîtrise (je viens de passer en Master 2 de partage de photos sur apie-people.com ... 😉 ) :

Abderianle 11 juillet 2020 à 15:34

Hello !

Ah, j'ai en effet quelques questions, puisque j'apprécie en poser (je ne sais pas si je suis poseur professionnel, mais ça cadre assez avec une pratique sociale conventionnelle et non "exhibitive") :
1°) Pourquoi seulement chercher des "amies" ? C'est une orthographe tout à fait sexiste ! Qui des mâles du monde ?
2°) A quoi reconnais-tu les symptômes d'échec à te fondre dans la masse ? N'as-tu pas les grasses propriétés du beurre au contact de la chaleur des corps et des esprits ?
3°) Prévois-tu pour un bon moment de procrastiner la réponse à ce présent message ?
4°) Quelle instabilité peut frapper un couple après ses noces de laine ? N'a-t-on pas besoin de bas chauds et doucereux à l'approche de l'hiver ? Surtout que, l'hiver, avec le réchauffement... Mieux vaut aller vers les noces de chêne, ça permettra de faire du bon mobilier. Utile quand des marmots crieront dans la chaumière.
5°) As-tu totalement perdu ta vie ou as-tu pensé à lire Kant et à traduire Heidegger en chinois ?
6°) Pourquoi des chats et non des chiens ?! Je relève là encore un argument anti-spéciste ciblé (je participe aussi à la police de la censure, oui)
7°) Dernière question, pour rester dans les clous sacrés de la Bible : qu'est-ce qui t'a plus dans la géniale série "The Good Place", que tu as sûrement dû écouter en VO, pour éviter de faire preuve de barbarie et de francofolie (ce qui serait cette fois du racisme linguistique, donc un crime hautement insupportable) ?

Ne me remercie pas de te faire travailler sur cette prochaine heure, et sache que toute réponse non-argumentée et inférieure à quatre ou cinq lignes sera considérée comme une insuffisance cérébrale et la manifestation d'une débilité métaphysique notoire.

Après, ce n'est pas un test, hein... ^^

Lelunele 11 juillet 2020 à 23:58

😂

1°) Sans m'attardé sur le fait que je recherche surtout quelqu'un qui puisse me comprendre entièrement (parler par exemple de cycle menstruel avec un homme est tout à fait possible, ça restera toujours différent), l'expérience m'a montrée (plus jeune je ne le pensais pas) que l'amitié homme/femme est impossible. En réalité c'est une façon simple, polie, et sans trop dévoiler ma psyché d'affirmer que je suis en quête d'une réelle amitié, rien de plus. Je pourrais préciser "homme homosexuel, femme hétérosexuelle, personne me trouvant désespérément moche à tel point qu'il serait impossible d'imaginer quoique se soit". Je trouve les relations déjà assez compliqué, pour en plus à voir à gérer cet élément supplémentaire. Là où je me fais assez confiance sur ce point (différencier amour d'amitié et amour d'amour), je n'ai à ce jour rencontrer personne qui pourrait me faire changer d'avis et blesser des hommes n'étant pas mon but...

2°) Il est assez difficile de répondre, alors je t'exposerais simplement la façon dont s'est déroulée mon année scolaire en exemple concret. J'ai pris comme enjeu d'essayer de m'intégrer à ma classe, je suis arrivée en essayant d'endosser un certain style vestimentaire, en réfléchissant à ma place dans la classe etc. J'ai fermé ma gueule toute la première semaine pour ne pas faire fuir. Je suis dans une classe de 16 personnes, naturellement les groupes se forment. La logique voudrait que ces groupes se fassent par 1) age 2) affinité. Malgré le fait que j'aime à peu prêt absolument tout, il semblerait que je ne réponde avec strictement aucune personne au critère n°2. Pour ce qui est du critère n°1 eh bien, je n'ai tout simplement pas compris ce qui s'est passé car j'ai vraiment essayé de me rapprocher des personnes (notons que, presque, tout le monde me semble assez sympathique) de mon âge, j'ai lors de la première semaine dialoguer avec ces personnes sur des sujets pouvant nous rapprocher (en couple depuis des années, achat d'une maison, expérience professionnel etc). Heureusement il y a quand même un groupe qui m'a plus ou moins accepté, dans ce groupe il y a deux femmes et un homme de 40 ans ainsi qu'une femme de 52 ans, tous se sont fait licenciés et sont en réorientation professionnel. J'ai 28 ans. Je ne sais pas si ça te répond, je trouve que c'est assez parlant...

3°) Je devrais, j'ai un mémoire à rendre... Lui je le procrastine un peu trop et venir te répondre est une bonne excuse actuellement. Cette question me donne cependant envie de le faire 😂 j'aime pas trop attendre les réponses des autres et donc part du principe que eux non plus, après on a tous une vie donc bon.

4°) C'est perso ;)

5°) Je voulais traduire 1984 (je l'avais en anglais) en français, j'ai lu un livre de Freud, et surement d'autres choses, cependant j'ai beaucoup perdu ma vie pour le moment. Il y a pas mal de choses qui m'ont poussée à l'inaction jusqu'à en faire mon fonctionnement principale, j'essaye maintenant de changer cela.

6°) J'aime tous les animaux seulement j'ai deux chats chez moi et donc développe plus particulièrement l'amour envers eux. J'aimerai adopté deux chiens aussi mais il y a pas mal de raisons qui font que ce n'est pas actuellement possible. Je suis typiquement le genre de personne si je m'écoute j'aurais un refuge à la maison, mais ayant conscience que pour leur bien être ce n'est pas une bonne idée je me contente de donner de l'amour (plus qu'ils n'en veulent) à mes deux petits bébés. Et si tu veux savoir pourquoi on a pris deux chats au début déjà parce qu'il y a aussi les goûts de mon conjoint qui rentre en compte (mais il aimerait beaucoup aussi avoir des chiens) tout simplement que nous étions en appartement et que les chats peuvent s'occuper lorsque nous travaillons hors le chien serait vraiment triste car il serait trop souvent seul. Mais il y a plein d'autres animaux que l'on pourrait adopter, le chat reste celui qui s'adapte le mieux à notre mode de vie pour le moment.

7°) Je l'ai regardé en alternant VF et VO (et, si je te suis, regarder toute la série en VO peut aussi être une forme de racisme linguistique, ou bien il faudrait la regarder 2 fois une VO et une VF). J'avoue aimer "poser mon cerveau" le soir quand je rentre du boulot et comme je suis pas bilingue :)
Cette série est drôle (et il m'est difficile de trouver des choses qui me font réellement rire, un rire sincère) mais elle est surtout optimiste, comme j'ai tendance à en manquer ça fait du bien. J'aime partir dans d'autres monde, d'autre vision du monde, et là j'ai été servie. Je suis attachée au personnage principale qui a raté sa vie mais qui en fait est une super personne, elle ne le savait juste pas. Maintenant c'est une série un peu culcul, un peu fleur bleu, ce n'est pas à prendre au sérieux, si on veut une série qui fait travailler les neurones Black Mirror ou Mind Hunter sont deux bonnes séries, c'est juste pas le même genre d'émotions et j'ai tendance à vouloir me diriger vers des émotions positives. Si tu t'attendais à une critique cinématographique avec analyse des musiques, de la mise en scène ou autre, c'est un domaine que je ne maîtrise pas spécialement, je me laisse porter par mes émotions et par le fait de pouvoir "vivre une autre vie" quand je regarde un film/une série/un animé.

Je n'ai pas besoin d'une personne sur un forum pour juger d' "une insuffisance cérébrale et la manifestation d'une débilité métaphysique notoire", ma neuropsychologue est suffisante. Et si tu trouves que je me trompe en envisageant la possibilité d'être zèbre, grand bien te fasse, moi-même je n'en suis pas convaincue ;)

Abderianle 12 juillet 2020 à 22:12

@Lelune

Ah, voilà une réponse détaillée. Bon, certes, l'introduction était un peu courte (un smiley... pff) et la conclusion presque péremptoire, mais le corps du message, en sept parties moins une, est très honnête et, il me faut l'avouer, cette personne ne parle pas si mal d'elle. Et savoir parler de soi, c'est déjà le début d'un grand talent.

Bref, ne me bornant pas aisément aux réponses qui me sont faites, et si tu n'as décidément pas renoncé à quelque procrastination de ton mémoire, alors qu'on est en été et que cela dénote un cruel manque d'organisation, et peut-être seulement une validation à la rentrée (n+... 3 ?!), voilà les quelques compléments que je puis faire :

1a°) "Cycle menstruel" comme concept philosophique de la différence définitive entre homme et femme ? Mh ? Que faire alors des codes religieux en la matière, qui sont pourtant phallocrates ? Que faire même de la plupart des femmes qui ne savent pas exactement ce qu'il se produit en elles et qui se bornent seulement à des thérapeutiques régulières de canalisation ou d'absorption, sans vraiment remonter aux causes premières ? Que faire de l'inéluctable cohabitation avec ce phénomène lorsque l'on est un mâle en âge d'être intéressé par l'altérité sexuelle ? Les expériences de ce monde "féminin" ne sont-elles pas aussi les expériences du monde masculin ? Et je pourrais même pousser la règle plus loin : les limites des femmes ne sont-elles pas les limites des hommes (et vice-versa, en la matière ou en d'autres) ? Et, ô, faut-il le dire, pour faire encore un peu Wittgenstein, les limites de ce phénomène ne sont-elles pas plutôt bornées par le langage que par la science ou la sensation ? Et puis, Casanova ne doit-il pas en savoir autant sur ces états que tout quidam ? Y a-t-il vraiment une intimité qui puisse être sexuellement divisive ?!

1b°) Grande question de savoir s'il peut y avoir de l'amitié... chaste entre sexes opposés. SI je voulais être provocant, je dirais que le libertinage est la forme la plus décomplexée d'amitié. Le problème reste donc la valeur que l'on pourrait bien mettre aux relations de proximité... en dehors des phases menstruelles. Mais comme on sait la chose éminemment culturelle, et comme il faut aussi respecter l'intimité psychique de @Lelune, nous en resterons là. Sauf si.

2a°) Y avait-il un style vestimentaire qui convenait à l'ensemble des groupes de ta classe ? Une sorte de... tenue commune tacite ?! Car n'est-ce pas sinon un parti pris, et potentiellement une division codifiée, si par hasard tu venais à commettre une faute dans le dress code ?

2b°) En quoi te taire aide-t-il vraiment à te rapprocher des gens ? Si je te dis "Bonjour" et que tu m'adresses avec les yeux un "Ta gueule", ce n'est pas forcément une situation commode pour le tout venant. Même pour un philosophe aguerri, d'ailleurs. Bon, même si cette oeillade rageuse veut dire "Repasse dans une semaine, quand je serai décidée à parler".
Je ne sais pas pourquoi, mais un homme initié aux arcanes du point 1a trouverait justement un raccourci évident. Mais il ne saurait le dire, car il deviendrait sexiste (comme @Lelune, qui enfonce le... clou).

2c°) Comment sais-tu si tu es acceptée dans un groupe ?

3°) Ton mémoire doit vraiment être très ennuyeux, soit dans le fond, soit dans la forme, soit dans l'institution. Est-ce confidentiel ou peut-on en connaître la matière ? Je me souviens que, dans mes jeunes "ânnées", je prenais la chose de la manière la plus laconique possible, et du coup, comme ici, je n'étais pas sans faire un peu le trublion. Bon, le résultat n'est pas hilarant, parce qu'heureusement il apparaît ronflant, mais pour qui lit un mot sur deux, c'est déjà tout de suite plus léger (une méthode que je recommande et qui est en plus universelle, quand le but visé n'est pas celui de comprendre le texte en question (vous pouvez même vous exercez ici)).

6°) Ah, une propriétaire de chats qui prend des félins pour leur autonomie. On dirait un prof qui rêve d'une classe capable de travailler toute seule. Mh... ou un mémoire qui se rédige de lui-même ?! :p

7°) La positivité artistique est-elle réellement aussi contagieuse que la négativité cinématogaphique ? Dit autrement, The Good Place est-il vraiment plus bienfaiteur que les sombres peintures futurologiques de Black Mirror ?

- - -
Question bonus) Neuropsychologue ? C'est une profession qui aide à développer une certaine positivité, ça ?!

Réponse tacite à l'ouverture de ta conclusion (quel paradoxe !) : Je t'accorde pour l'heure un état de zèbre de Schrödinger. Mais bon... chuis pas neuro.

Lelunele 14 juillet 2020 à 09:39

1a°) "par exemple" il ne faut pas oublier des morceaux de phrases. Quand bien même tu te renseignes et tu sais plus de choses sur le sujet qu'une femme (car oui beaucoup n'ont que faire de comprendre leur propre fonctionnement) tu ne sauras jamais ce que ça fait d'avoir mal à ventre, à la poitrine, d'être fatiguée, de se mettre à pleurer parce que "c'est les hormones". Tout comme bien que je sois une femme n'ayant jamais eu d'enfant pour le moment, je ne pourrais estimer comprendre une femme qui a accouchée, même si plusieurs m'ont raconté en détails, je ne l'ai pas vécu. L'inverse est vrai aussi, quelle sensation ça fait de faire pipi debout ? C'est bête mais je me demande sérieusement, je n'aurais jamais de réponse. Tu peux me l'expliquer, si je t'explique ce que ça me fait de me faire tatouer ça ne changera pas que tu ne comprendras que le jour (si ce jour arrive un jour) où tu te feras tatouer. Rajoute à cela que chaque personne le ressens différemment et qu'entre mon ressenti du tatouage et celui de mon conjoint, on ne décrit pas la même chose. Ce n'est encore une fois qu'un exemple parmi tant d'autres. Cependant "sans m'attardé" puisqu'en effet ce n'est pas le point important, on peut le remettre en question, le voir sous différents angles, s'il fallait trouver quelqu'un ayant vécu tout ce que j'ai vécu, on est pas sorti de l'auberge, et puis serait-ce vraiment pertinent ? Avoir le reflet de soi-même n'est pas très enrichissant, se serait donc une bien pauvre amitié, serait-ce vraiment une amitié ? Mais honnêtement qu'est-ce que l'amitié ?

1b°) Je respect les personnes qui désirent libertiner ou polyamourer ou autre, c'est une vision différente et je suis tout à fait capable d'en discuter tant que cela n'impact pas ma liberté. Ma conception du couple est monogame, j'y ai réfléchi mais cela m'est naturellement comme ça et je ne vois pas de raison de changer puisque c'est comme ça que je suis bien. Cela signifie donc que pour l'amitié il faut quelque chose de purement "amitié" 🙂

2a°) Aucune idée, j'ai essayé, et si ma tenue (mais cela doit dépasser la tenue, le non verbal ça va bien au delà de la tenue) n'a pas accroché eh bien n'est ce pas le signe qu'on n'arrive pas à vivre dans le même monde ? J'ai trouvé qu'elles (oui qu'un seul homme en RH, étonnant n'est ce pas) avait des goûts vestimentaires différents les unes des autres, j'ai de mon côté mis les rares habits de marque que j'ai et un style plutôt "commun", peut être coloré puisque malgré tout je reste moi mais d'une façon coloré tout à fait socialement acceptable. Et puis les personnes qui m'ont accepté dans leur groupe n'ont eu que faire de ma tenue. Tout se passe lors de la première journée (pourquoi ? les gens sont si arrêtés qu'ils ne s'ouvrent qu'aux personnes avec qui ils accrochent au tout début ?).

2b°) Je pose trop de question pour les autres, d'une part ça les saoulent (ralentit le rythme du cours, ils s'en foutent de connaître les réponses, eux ce qu'ils veulent c'est rentré à la maison) d'autre part ils le prennent soit comme une forme de débiliter profonde (ptain elle comprend rien) soit comme une forme de narcissisme (ptain elle pense pas au fait que nous on s'en fou ?) en gros, même si je ne suis pas dans leur tête pour le savoir. Ainsi quand je dis "j'ai fermé ma gueule" c'est signe que je me suis comporté verbalement comme une personne dite "normal", une personne qui (mais pourquoi?) ne vient pas en cours pour apprendre.
Ce point n'a strictement aucun rapport avec le point 1a, d'autant plus que j'ai tendance à m'entendre beaucoup plus facilement avec les hommes (du fait notamment qu'ils me parlent par intérêt... c'est ennuyeux, je ne dis pas ça par sexisme ou autre je rêverais de personne qui me parlent pour me parler, seulement voilà je l'ai tristement constaté à chaque fois c'est toujours la même raison).

2c°) Et toi, comment tu sais ça ? Il y a une sorte d'entraide qui se crée, les personnes formant le groupe se parlent naturellement et s'échangent des informations qui n'ont pas spécialement de lien avec la raison initiale d'être du groupe, ou vont plus loin. Pour ce groupe je pense que ça a commencé quand l'une des personnes m'a dit "tu veux manger avec nous ?" puis par la suite "on va faire ça, tu veux venir?" (un théâtre forum à thème engagé, expérience enrichissante) et là où je ne peux plus avoir de doute c'était "je fête mon anniversaire, j'ai pris une bouteille de cidre et un gâteau mais j'ai pas envie de partager avec les autres, tu viens avec nous ?" ce qui signifie une exclusion claire de tous les autres groupes mais une inclusion claire de tous les membres de mon groupe actuel. Et il y a aussi le groupe WhatsApp, et le fait que quand il faut faire des groupes de travail en classe, on est ensemble.

3°) Le sujet de mon mémoire est "La gestion de la crise sanitaire du covid19 à [entreprise dans laquelle je suis]" (rappel que c'est un mémoire RH). Je ne connais pas vraiment l'ennui, je ne sais pas si c'est un sujet ennuyeux. J'espère qu'il sera au moins atypique pour les correcteurs car a priori je suis la seule à prendre un tel sujet (j'avais pris "la marque employeur" jusqu'à se que j'apprenne qu'on était trois à faire ça, le confinement m'arrange bien j'ai pu changé de sujet "exceptionnellement"). Je suis rarement laconique, plutôt l'inverse. Le problème réside dans le besoin de perfection lié à la peur de l'échec, je préfère tout échoué en sachant que je ne me suis pas donnée à fond, ça fait moins peur que d'échouer en s'étant donné à fond, disons que je n'aime vraiment pas le système éducatif / le principe de notes. On nous le dit d'ailleurs "il y a une grille parce qu'il en faut une mais dans la réalité personne ne s'en sert, ils vous mettent la note d'abord et distribuent les points dedans par la suite".

6°) Eh bien oui leur autonomie car ils n'ont pas besoin d'être sorti 3 fois par jours pour être heureux, ils ont besoin de minimum 30 minutes de jeux, de nourriture tous les matins tous les soirs, de changer la litière, d'eau fraîche, et en fonction de la personnalité du chat (et j'ai remarqué, de la période aussi, je ne sais pas pourquoi mais mes chats ont ce besoin périodiquement 😂 ) de plus ou moins de câlins/caresses. Du reste il y en a un qui ne supporte vraiment pas être seul, mais ça va puisqu'il y a l'autre avec. L'autre est vraiment tout l'inverse, elle apprécie grandement qu'on la laisse tranquille toute la journée et qu'on ne se croise que pour le repas (moment où elle demandera une flopée de caresses comme s'il fallait rattraper le temps perdu).

7°) En art il n'y a pas réellement de notion de bien et de mal, l'art étant l'expression des émotions peut être tout aussi fort par n'importe laquelle (peur, colère, joie, dégoût, tristesse, surprise). La question n'étant donc pas dans l'apport d'émotions d'une oeuvre mais dans le besoin que la personne a d'apport en émotion. J'exprime préféré un apport positif de par mon besoin de joie dans ce monde qui m'apporte assez largement à lui seul la peur ; la colère ; le dégoût et la tristesse (la surprise pouvant être aussi positive que négative je ne la classerais pas dans cette dichotomie).

Les dessins d'Egon Schiele sont pour moi l'évidence que l'art peut être autre chose que joie.

(à noter que je ne parle pas spécialement de The Good Place / Black Mirror mais que je te fais par d'une réflexion)

Cependant il y a autre chose, il m'apparaît plus simple de faire des créations à émotions négatives, de ce fait une oeuvre qui arrive à communiquer un réel bonheur a mon admiration. Il m'a semblé que cela peut dépendre de l'artiste (et je ne me suis pas trop penchée sur l'enneagramme mais cela m'a appris qu'il y a des personnes pour qui le bonheur est bien plus naturel, comme d'après ce que j'ai compris l'enneatype 7). Là où le spleen est un concept qui me semblait en fait comme une évidence dans ce sens où il m'apparaît naturel d'exprimer ses souffrances par l'art, il me semble à l'inverse quasiment impossible de transmettre la joie par l'art sans que tout à coup cela devienne âpre et faux.

J'ai maintenant une envie de trouver des oeuvres positives dont l'émotion me parle. Mais tout cela peut aussi être dût au fait que j'ai passé beaucoup de temps à m'enrichir d'art "sombre" ce qui fait qu'évidemment j'ai plus de connaissances dans cette vision pessimiste du monde.

Question bonus : Comme toutes les professions, tous dépend ce qu'on en fait.

😂 Honnêtement le zèbre existe t il vraiment ou n'est il que le fruit d'un marketing ? Quand je recherche la différence entre personne à haut potentiel, personne à bas potentiel et personne à potentiel dit "normal" je me retrouve fasse à bien peu d'informations. Par contre le genre de questions comme "suis-je surdoué ?" oh là tu as de quoi faire en livres, articles, conférences... Peu sont ceux qui passeront le test et se vanteront sur les toits "j'ai 70 de Qi !!". Petite mention pour Philippe Katerine qui a dit avoir fait un test dont le résultat fût 63 de Qi, cette personne ne me semble pas bête pour autant, il a une vie plutôt riche, c'est un personnage qui m'est sympathique, et certainement bien plus que tous ceux qui se pavaneront avec une étiquette à rayure noires et blanches, drôle de coïncidence que l'on peut faire là avec un code barre produit de consommation.

Oh oui il y a un test et il mesure des choses. Pourquoi fait on un lien entre ces choses et l'intelligence ? D'avis qu'une personne réussissant à être heureuse ici bas fait preuve de bien plus d'intelligence que tout autre être, aussi faible son Qi puisse-t-il être.

C'est que l'ego des Hommes est énorme, on va même mesurer "l'intelligence" des animaux, et pourtant une gazelle n'a pas besoin d'un haut Qi pour courir.

Je vais partir dans quelque chose de spirituel mais dans ma conception du monde nous sommes un, les pierres et les arbres ont en ce sens peut être plus "d'intelligence" (difficile de faire autre chose que des suppositions puisqu'ils ne communiquent pas, pas comme nous du moins), l'Homme lui passe son temps à ne pas accepter les incertitudes et tout simplement le fait qu'il ne peut avoir conscience de ce qui le dépasse.

Par dessous tout, il serait grand temps d'accepter qu'on est tous unique, tous différents, tous semblables. Quand on en aura t on fini avec la stigmatisation entraînant discriminations et ségrégations et toutes ces dérives (après la grossophobie, l'âgisme, pour vous servir messieurs dames la ségrégation intellectuelle).

Je sais qu'on a peur de l'inconnu et qu'on a besoin de ce sentiment de faire partie de quelque chose, mais les personnes n'en ont telle pas marre de voir le même schéma qui se répète ? M'enfin c'est le principe de l'histoire, on vit dans une boucle ou dans une sorte de spiral on répète en se renouvelant, en pensant qu'on apprend sans apprendre car on reste humain. Ce genre de pensée fait perdre espoir.

Bon tu me feras développer si tu en as envie, c'est déjà bien assez long.

Lelunele 14 juillet 2020 à 09:41

@Samson au fait merci pour le partage ! Je sais pas trop quoi en pensée du coup je savais pas trop quoi te répondre, disons que ça fait réfléchir 😉

Abderianle 14 juillet 2020 à 21:46

@Lelune, tu fais partie des personnes qui auront bientôt le record de mots envoyés à mon adresse. Bon, en général, la durée moyenne de la correspondance est de... oh, 2,5 peut-être ? Donc tu risques de t'autodétruire après une ultime réponse ; j'imagine qu'il me faut alors bien choisir mes questions !

A-1°) Je suis d'accord avec toi : personne ne peut ressentir ce qu'autrui ressent comme il le ressent, sauf empathie particulière, et tu es allée au point que j'entendais prouver, à savoir que tous les bouleversement intérieurs sont incommunicables. Beauvoir dans son premier tome autobiographique criait son envie de tout transcrire pour y déverser son être, mais, inéluctablement, et malgré toutes les rhétoriques, il est difficile pour quiconque, de quelque sexe qu'il/elle soit, de se faire entendre. Nous sommes un peu tous des entités solipsistes plutôt que des monades (tiens, dans la dernière saison de The Good Place, ils abordent la question solipsiste... ah, ça fait plaisir de voir de bonnes séries ! :p (j'eusse d'ailleurs aimé que tu relevasses ce point, mais bon, je m'en charge ; ne me remercie point)). Untel va sur la lune, ou... sur le Lelune, untel parle d'amour et l'autre se trouve peu ou mal aimé, et pourtant chacun peut être sincère dans sa réalité. Mais voilà, on a le cuir épais et l'âme bien gauche !
La question très philosophique de savoir ce que ça fait de "faire pipi debout" est une de ces sensations gommées par l'habitude. Au fond, on perd aussi soi-même beaucoup de vigilance dans les actes du quotidien. C'est Delerm je crois qui parlais de la première gorgée de bière ; je dirais que, s'il me fallait décrire cette sensation, il me faudrait en réalité faire attention à ce à quoi je ne fais plus attention. Par extension, bien sûr, toutes les choses du sexe soulèvent beaucoup d'interrogations, mais si je devais là encore, par maladresse, platoniser, je ferais remarquer qu'être simplement dans le processus de pensée de quelqu'un serait une expérience formidable d'extraterritorialité (psychique), et que même des conjoints fort unis peuvent s'entendre, s'anticiper et se comprendre, mais non point se vivre de l'intérieur, comme dans une sorte de film SF où l'on prendrait possession d'un corps. Tiens, comme dans la saison... 6, je crois, des "100" (Netflix, encore et toujours...).

Tu as cependant tort de penser que c'est un préliminaire trivial, car je te pose la question : toi qui confessais adorer parler de toi, pourquoi, sachant cela, et trouvant tout ton être irréductiblement ineffable, endurer l'entreprise courageuse de réaliser l'impossible ? Est-ce par... égotisme ? Ou pour réellement espérer "ébranler" l'autre (je devrais dire "branler" à la Montaigne, mais on va me faire le reproche d'être un petit cochon, donc j'accepte l'écart de sens avec le mot moderne) ?

A-2°) As-tu pour amis des gens significativement différents ? Est-ce seulement un point qui est volontairement recherché par les individus ? Si l'on prend en exemple ton année scolaire, c'est surtout par affinités que les invidivus se regroupent. S'ils n'agissent que selon ce schéma, comme une sorte d'ESS (un comportement optimal, cf. Le Gène Égoïste), comment finiraient-ils avec des gens si éloignés ? Et si cela était vrai, cela voudrait dire que l'on conserverait les amis qui se distinguent le plus de nous à travers le temps, et non ceux qui restent sur une trajectoire voisine. Et cela serait alors aussi vrai de l'amour, que tu plaçais dans le voisinage de l'amitié : est-il vrai qu'il ne faut sortir qu'avec des individus proches de notre vécu, dans l'espoir de pouvoir partager ce que l'on est ?

B°) Sur l'importance des vêtements cela me rappelle ce personnage chassé d'un banquet car mal habillé, et, décidé à y revenir selon les critères attendus, et désormais accepté, prompt à faire manger ses vêtements, puisqu'on ne l'a visiblement accepté que pour eux, et non pour lui-même. Crois-tu que par-delà ces apparences les gens peuvent juger ou intuitionner du caractère ou de l'environnement mental d'une personne ? Et le cas échéant, penses-tu être doté de ce... don ? Ou de cette ressource peut-être mieux partagée que la raison ?

C°) Je suis navré que les hommes te parlent par intérêt. Peut-être faut-il leur reconnaître cependant la qualité de transcender les basses questions d'un univers mental commun ! 😄

D°) Être intégré à un groupe ne m'est je crois jamais arrivé, je serais donc largement en peine de dire ce qui se produit... lorsque ça se produit. J'imagine que ce doit être une belle expérience, mais c'est comme voler, je laisse ça aux êtres dotés des facultés ad hoc.
Mais du coup, lorsque les gens t'intègrent à leur groupe, gardes-tu la liberté de les refuser, éventuellement, ou suis-tu toujours ceux qui t'acceptent ?

E°) La binarité de l'échec que tu soulèves accepte aussi une troisième voie : s'adonner à fond et réussir. Et tu peux même faire l'impasse sur le but de l'entreprise. Après tout, pourquoi vouloir réussir ? Réussir suppose triompher des difficultés, mais la peur hausse justement ces difficultés, donc c'est un cercle vicieux, n'est-ce pas ?

F°) Quelles sont tes oeuvres positives préférées, en ce cas ? Et t'efforces-tu de créer des choses positives, ou tiens-tu l'art pour cathartique ? As-tu, en somme, rêvé d'un joyeux massacre après avoir vu Freddy ou envisagé sérieusement une taille athlétique après des études anatomiques de Lucian Freud ?

G°) Si les gens sont moyennement disposés au spleen plus qu'à la joie, comment fait-on pour être un manager efficace ? Du genre "Oh, Boris, t'as pas l'air bien aujourd'hui... Bah, t'inquiète, t'es un humain, c'est pour ça !". Schopenhauer soulignait plutôt la "pendularité" des hommes, qui oscillent de la joie à la tristesse, car seul le contraste permet de savoir où l'on se trouve.


Je te suis tout à fait sur tes réflexions concernant le QI ! Dommage qu'elles se trouvent encloses dans un long post, car la tendance des gens étant à la dépression et à la fainéantise, je doute que beaucoup en arrive à ces lignes-là. Bref, je plussoie quand même. Ah, et tiens, un smiley pour capter l'attention : 👍

En revanche, utiliser le mot "intelligence" pour le monde naturel est compliqué, car si l'intelligence est la capacité à résoudre des problèmes, soit, un arbre ou du moins ses gènes peuvent via la sélection favoriser des réponses adaptées, mais si l'intelligence est la faculté abstraite de réfléchir sur le monde, ce qui suppose une conscience étendue et une mémoire proportionnée, cela devient beaucoup plus compliqué. On peut estimer que l'homme a le paradigme de l'intelligence, mais ce n'est pas le seul moteur pour survivre. Heureusement, vu que même dans notre espèce on trouve sans peine des gens qui en sont dépourvus, et qui visiblement s'en sortent assez bien. Si je voulais citer Josef Schovanec, je mentionnerais par exemple... les politiciens.
Si l'on en croit la psychologie ordinaire, y compris animale, les situations inédites sont sources de stress, donc techniquement les individus sont plus portés vers la réitération que l'originalité. Courir nu en ville causerait sûrement beaucoup de situations inédites et très délicates, et c'est sur ce sentiment de "honte" que certains Grecs fondaient la civilisation (sorte de pré-surmoi). De même, es-tu certaine de ne point t'enfermer dans des cycles et des habitudes ? Recrées-tu ta vie, tes définitions et tes espoirs à chaque nouvelle aurore ?

Samsonle 14 juillet 2020 à 23:29

@Lelune
En effet!^^
J'ai aperçu cette boule lumineuse à travers ma fenêtre, c'était super beau, j'ai pas pu la lâcher du regard, du coup j'ai voulu la filmer. Mais manque de bol, je n'avais plus assez de place pour ajouter une nouvelle vidéo sur mon téléphone. J'ai donc capturé ces photos.
Il ne s'agissait que d'un point au début. Durant 20 secondes l'intensité lumineuse et le diamètre ont été croissants. Alors que la lumière gagnait la "queue" de la boule une excroissance vers le bas s'est formée, puis est remontée vers la boule, avant que l'ensemble ne disparaisse en s'effaçant littéralement (un peu à la manière des démons dans la série Charmed 😂 c'est l'image qui me vient). Le tout n'a duré qu'une trentaine de secondes, vu que j'ai pris la première photo à 14h55 et 36 secondes_alors que la petite boule avait déjà pris plus d'ampleur, et la dernière (lorsque l'intensité lumineuse est à son maximum) à 14h55 et 56 secondes. Voilà pour les précisions faute de n'avoir pu filmer le spectacle. ;)

Lelunele 15 juillet 2020 à 03:13

Bon bientôt l'écriture d'un livre, je me demande si le site a une limitation de mot 😂

@Abderian tu as dit "Ne me remercie pas de te faire travailler sur cette prochaine heure" et je te remercie car si ton premier message m'a agacé (de par l'utilisation constante de mots compliqués) en lien avec justement le sujet de notre discussion ici point A-1°) 2éme paragraphe et tout ce qui est ineffable, car utiliser des mots qui sortent de l'utilisation courante peut rendre la communication plus compliquée justement qu'elle ne l'est déjà, même si quand un mot a un sens clair c'est normal d'avoir envie de l'utiliser [j'ai en tête le mot "dichotomie" que j'utilise beaucoup depuis que j'ai découvert le MBTI] plutôt que d'avoir à l'expliquer, j'ai de mon côté plutôt gardé en tête le sens des mots que leur nom et ai un langage plutôt (il me semble mais on me l'a dit aussi) simple. Et donc toutes ces tournures de phrases, ça fait arrogant ;) MAIS malgré ça je suis venue ici dans l'espoir d'avoir des échanges enrichissants et c'est très plaisant de pouvoir discuter en ayant un sentiment qu'on se comprend plus ou moins, à savoir que sur tout ton précédent message il me semble qu'on est sur la même longueur d'onde (et je ne sais pas si ça se sent mais je me "relâche" un peu dans ma façon de m'exprimer, sans "peur" d'utiliser des mots compliqués et en fait un certain "bon si ma phrase part dans tous les sens, qu'il n'y a pas de point là où il faut, pas grave il comprendra quand même", et c'est assez plaisant, bien que de par mon fonctionnement je n'ai justement pas énormément de lexique).

(ça se voit que je m'excuse d'avoir porter des préjugés à ton style d'écriture ? Mais tu dois le savoir, que d'écrire comme ça ça peut donner cet effet, en fait je pense que c'est tout à fait volontaire car tu as dit toi même faire le trublion)

C'est une phrase que je dis souvent (pour exprimer le sujet en question point A-1°) "Entre Ce que je pense, Ce que je veux dire, Ce que je crois dire, Ce que je dis, Ce que vous avez envie d'entendre, Ce que vous entendez, Ce que vous comprenez... il y a dix possibilités qu'on ait des difficultés à communiquer. Mais essayons quand même..." elle est assez connue et fait sens.

Tout ça pour dire, je ne pense pas m'autodétruire, après j'ai le pseudonyme de zèbre de Schrödinger et deux chats à la maison, cela doit être une compagnie contagieuse (est ce que je dois préciser que c'est de l'humour ou c'est clair ? 😂 ).

A-1°) Pour tout ce qui est sensations gommées par l'habitude je t'invite à regarder la méthode Vitoz, un vieux truc dont j'ai l'écho de par ma mère, le bonheur résiderait dans l'attention aux petites choses, et l'exercice étant par exemple d'avoir conscience de la sensation de la poignée à chaque fois qu'on ouvre une porte. On m'a bercé avec ce concept si je puis dire, à tel point que j'ai une sensation des choses plus conscience que beaucoup, cependant j'avoue ne pas forcément être en capacité de décrire ce que ça fait de faire pipi.

"se vivre de l'intérieur" c'est exactement ce que j'aimerais, mais (pour le conjoint tout du moins) mon désir est en fait réciproque, que les deux parties puissent se ressentir tout en ressentant l'autre.

Je n'ai pas regardé "100" si tu en parles c'est que tu estimes cette série je suppose ?

Je ne pense par l'égotisme (peut être que je me mens ?) ni pour "réellement espérer "ébranler" l'autre" loin de moi la prétention de ce genre de pensées, le concept est pour moi dans la réciprocité (comme dit plus haut) plus je définirais plus, il me semble, l'autre fera de même. Parfois cela fonctionne, des personnes s'ouvrent à moi sur des choses qui sont tabous "avec les autres", mais en réalité je suis bien moins éloquente quant à mon propre self IRL, cela demande une certaine confiance que je n'ai pas (et oui, j'ai conscience que c'est se mentir que de penser que l'internet est digne de confiance sur de tels sujets, mais bon il semblerait qu'à un moment on a tous besoin d'interaction humaines et qu'internet, comme pour beaucoup d'introvertis, est un bon compromis pour moi pour le moment). Pour le moment il est certain que tu ne m'as pas dit grand chose, la discussion est plus porté sur ma vision, mais regardes si tu avais sût répondre j'ai presque cru que tu expliquerais la sensation de faire pipi debout (ce qui provoqua un malaise, puis de la curiosité puis de la déception puisque finalement toujours pas de réponse 😂 mais je préfère ainsi, on laissera ces aspects, qui sont délicats pour moi, de côtés, de par justement le fait que je sois une femme, et toi un homme).

A-2°) Je n'ai pas d'amis, enfin peut être je ne sais pas, c'est quoi l'amitié ? Dans tous les cas il me semble que la réponse à ta question réside dans le juste milieu entre différences et similitudes on dit des choses comme "les opposés s'attirent" mais aussi "qui se ressemble s'assemble" et tout dépend ce que l'on recherche. Personnellement je recherche un enrichissement tout en ayant un minimum de compréhension et avec un point important qui est que si la personne est un *** (comprendre il y a certaines valeurs, comme, tu l'auras compris, le bien être animal, auxquelles il ne faut pas toucher, on peut en discuter mais quelqu'un qui maltraite volontairement et consciemment un être vivant est un *** :) ). Maintenant beaucoup d'autres individus que moi existent et beaucoup ne semblent pas rechercher l'enrichissement, et donc apprécient rester en terre connue, je dirais que nous n'avons juste pas les mêmes limites (pas que les miennes soient plus vastes ou non, je n'en sais rien, elles sont juste différentes).

"il ne faut sortir qu'avec des individus proches de notre vécu, dans l'espoir de pouvoir partager ce que l'on est" en fait je ne pense pas qu'il faut, on le fait naturellement, malgré notre impression de maîtriser toutes ces situations (cf ta conclusion sur la réitération "enfermer dans des cycles et des habitudes").

B°) (sympa cette petite histoire, elle me dit vaguement quelque chose) "Crois-tu que par-delà ces apparences les gens peuvent juger ou intuitionner du caractère ou de l'environnement mental d'une personne ?" Je ne sais pas ce qui se passe dans la tête des autres (cf début du message :P d'autant plus qu'ici on parle d'inconscient il me semble). Quant à moi fichtre non, sinon je comprendrais surement mieux ce genre d'interactions sociales qui me dépassent largement... Mais il est possible que d'autre l'ait oui.
J'exprime ce point par cette petite anecdote. Je ne suis pas moi-même ok sur mon statut mais si tenté que le zèbre soit véridique (disons c'est une possibilité, comme l'inverse, qu'il faut prendre en compte). Le seul homme de ma classe, qui est donc dans "mon groupe de classe" est de lui même venu s'asseoir à côté de moi dès le premier jour de classe. Par la suite nous discutions et il m'a évoqué que son fils est zèbre (ceci étant un non dit de ses propres rayures évidement) avec l'ajout de cette phrase "ce n'est pas pour rien que tu es venue t'asseoir à côté de moi au début de l'année (je l'ai repris en lui expliquant, car je m'en souviens, que c'est lui qui s'est assis à côté de moi 😂 ) ici j'expose deux choses, cet individu est très arrogant, il a exprimé que lui avais en fait "ce don" d'après moi. Et je ne sais pas comment tout cela se fait mais c'est "bien connu" (comment dire "on le sait tous", sans aucunes justification, tellement nulle cette expression) que si tu as deux personnes atypiques dans la même classe il y a de forte chance qu'elles se retrouvent ensemble (pas à tous les coups, il y a des personnes qui même similaires sur certains points ne peuvent pas se voir en face) en tout cas pas mal de personnes m'ont exprimée cela, il paraît qu'on se "met" naturellement avec des personnes qui ont "approximativement" le même Qi (si tenté que le Qi existe déjà..) que nous.

C°) Rien à répondre de particulier, c'est flatteur que les hommes soient intéressés, c'est toujours mieux que de n'avoir personne qui me parle, juste que j'ai pu remarqué que l'amitié semble finalement impossible (on notera l'ironie avec l'anecdote du dessus, il n'est pas intéressé il me semble, j'ai l'age de son fils, mais là encore l'amitié semble impossible, quand il n'y a pas cette "égalité" mais bien une volonté de sa part de développer une sorte de rôle paternel, "je suis le sauveur de ces dames").

D°) (oh tu vois tu parles de toi, le dénoter pourrait provoquer un malaise, ce n'est pas le but, je suis juste honnête sur mon système de communication) Je te rassure je ne suis qu'à moitié intégré à ce groupe, ils ont créé un autre groupe WhatsApps sans moi... J'ai pas compris, comme pour tout ce qui est social. Du coup je ne peux pas vraiment te faire par d'une "belle expérience". Je ne voulais pas être dans ce groupe à l'origine, je l'ai mal pris à titre personnel puis finalement j'ai accepté car j'avais besoin de ce groupe pour accomplir mon année scolaire correctement (transmission d'information). Il y a par contre une année (seconde au lycée) où j'ai fait parti d'un vrai groupe (là oui c'était plaisant), je sais que c'était différent parce que c'est genre si tu n'es pas là eh bien ils s'en rendent compte, ils proposeront d'eux même de récupérer les devoirs pour toi (voir ils ne te demanderont pas et le feront d'office naturellement, là où dans les groupes "semi-intégré" il faut toujours s'assurer que cela soit bien fait) ce genre de choses. Le moment où quand l'enseignant dit "vous faite des groupes de 3" et qu'il y a déjà deux personnes qui te font de grand signe "hey hey on se met ensemble hein!". Dans ce groupe là je vivais comme libre oui, parce que j'étais partie prenante des décisions. Cela dit je ne devais pas être si intégré que ça puisque cela n'a duré que le temps de l'année scolaire, l'année d'après changement d'école et plus personne ne prend des nouvelles, voilà.

E°) Oui, je pensais l'avoir dit et en fait non, cela m'est arrivée : s'adonner à fond et réussir. Et on m'a dit d'arrêter car en me donnant à fond j'ai usé mon corps, et puis la peur était assez difficile à gérer, beaucoup trop forte, ce fut un énorme enjeu pour moi mais bon maintenant je sais que je peux "y'a plus qu'à".
Pourquoi vouloir réussir : si tu poses ce genre de question on peut partir loin (comme si c'était pas déjà fait, mais disons, partir sur beaucoup d'autres questions), pourquoi vouloir tout simplement ? Y a t il un sens et un but à tout ?
"Réussir suppose triompher des difficultés, mais la peur hausse justement ces difficultés, donc c'est un cercle vicieux, n'est-ce pas ?" Tient un désaccord, il me semble que plus on réussit moins on a peur, ce qui hausse les difficultés c'est la volonté humaine que de toujours aller plus loin, plus haut, et ça c'est plutôt un moteur positif, rechercher la meilleur version de soi-même.

F°) Je n'oserais dire si les artistes désiraient procurer des émotions positives, mais qui me procure à moi de bonnes émotions il y a les musiques : "Green Grass Of Tunnel" de Múm, "Alice" de Pogo, le groupe Ska P en général. En peinture l'impressionnisme est un mouvement qui a pas mal de tableaux avec de bonnes énergies (je n'ai pas vraiment de nom en tête, je sais qu'à la mairie de Toulouse j'en ai vue des sympas). Il y a le deviant art d'Apofiss en dessin virtuel (plein de chats). Niveau tatouage (type aquarelle surtout, pour ce qui est du bonheur) Ondrash fait des choses vraiment pas mal. Oh et bien sur les vidéos de Thomas Blanchard, sur la même lignée que Ruslan Khasanov "Over your skin". On pourrait résumer le visuel que je trouve positif par "quelque chose de colorer" mais c'est plus compliqué que cela, par exemple je ne trouve pas vraiment que Pollock ou Kandinsky fassent ressentir de la joie, ce n'est pas non plus une question d'abstrait ou réalisme, Armelle Bastide D'Izard (premier nom trouver en faisant une recherche google, je ne connais pas plus que ça) semble faire des tableaux abstraits pas mal joyeux.
Sinon j'ai en tête un photographe mais je n'arrive pas à retrouver son nom, si jamais je le dirais.
Il y a aussi les sculptures de Giuseppe Penone, mais j'avoue ce n'est pas du 100% positif, j'avais envie de placer ce nom car je l'aime bien (et au passage, Joseph Beuys, hop comme ça c'est fait!).
Et puis tout ce qui est humour, c'est de l'art aussi, la cantatrice chauve j'adore, mais on peut aussi simplement parler de Florence Foresti.
Sinon il y a ce poème d'Emily Dickinson (qui n'est clairement pas "optimiste" mais qui m'a fait beaucoup de bien, comme si, on s'était comprise, et puis c'est tellement beau) :

"One need not be a Chamber - to be Haunted -
One need not be a House -
The Brain has Corridors - surpassing
Material Place -

Far safer, of a midnight meeting
External Ghost
Than unarmed, one's a'self encounter -
In lonesome Place
[...]"

J'ai pas vraiment dit "favorites" en fait c'est un choix trop difficile (comprendre impossible), mais bon c'est ça qui me vient en tête là tout de suite.

J'ai essayé de faire du positif, déjà que quand je fais du négatif c'est moche alors bon, mais là on touche à ce besoin de perfection qui me rend particulièrement nulle en tout, puisque je ne fais rien. Cela dit oui, sans art je ne sais pas trop comment j'aurais fait, c'est indispensable à ma survit, et au delà de ça je le vois aussi comme un moyen supplémentaire de communiquer avec l'autre (une émotion/un ressenti aussi ineffable soit-elle/il peut-elle/il être communiqué/e par l'art ?). J'ai par exemple un dessin qui exprime un mal être si profond, que n'importe qui doit être mal à l'aise en le regardant (je veux dire je n'ai pas fait un sondage mais la réaction normal étant "heu t'es folle" c'est plutôt "bon signe" mais bon ça date de cette période de complaisance dans la tristesse, c'est du passé).

G°) Le "manager efficace" (c'est un bien grand mot) apparaît être une personne qui a de l'empathie mais qui sait aussi remettre les gens en place si besoin. En fait je pourrais dire plein de choses (j'ai des cours dessus, si tu veux des outils je peux développer, ou tout simplement copié/collé une partie de mon mémoire comme "la communication dans l'incertitude") mais ça sonnerait comme "bonjour je t'apprend un truc hypocrite qu'on essai de m'apprendre à l'école". J'aime bien cette idée de "pendularité" des hommes, mais il y en a qui sont un peu restés bloqués en l'air non ?

Un long post qui plus est sur une présentation, peu d'intérêt pour qui passe ici de se taper toute la conversation. Je suis d'ailleurs étonnée de ne pas voir plus de sujets "dans ce style questionnement du monde" mais je n'ai pas le temps de fouiller le forum encore (et oui ce fameux mémoire il avance tout de même). Merci quand même pour le pouce attireur d'attention.

Il faudrait définir l'intelligence, d'après les définitions du Larousse ça ne colle pas (il est toujours compris "mentale" "personne" "être humain" ) par essence cela ne rimerait pas avec le monde naturel.
Par contre la première définition de google (même si la source est super fiable du coup) "Faculté de connaître, de comprendre ; qualité de l'esprit qui comprend et s'adapte facilement." peut matcher avec le monde naturel en mon sens (notons que la définition "d'esprit" elle aussi est bien floue).

Et puis dans tous les cas comment pouvons nous estimer de la conscience ou de la mémoire des arbres et des rochers ? Pour le moment la science ne prouve rien cependant elle va de plus en plus dans ma direction plutôt que de la réfuter. Je fût positivement étonnée quand ma collègue de travail me ramena son science et vie pour me montrer l'article "on a une preuve, les plantes prennent des décisions".

"Es-tu certaine de ne point t'enfermer dans des cycles et des habitudes ? Recrées-tu ta vie, tes définitions et tes espoirs à chaque nouvelle aurore ?" Je crois que j'ai un peu répondu plus haut, je suis humaine, comme tout le monde, et je reproduis les schémas avec quelques améliorations, à ma pauvre échelle je lutte contre la boucle qui m'a semblé imposée par la nature. Ma mère est du genre à conseiller les constellations familiales pour que tout cela s'arrange, car nos problématiques seraient en fait la répétitions de celles de nos aïeux. Je n'ai pas d'avis sur la question (je ne les connais pas, ne connais pas leurs vies, difficile de savoir si quelque chose se reproduit) mais il est une question que de ne pas perdre espoir, sinon on est fichu. Et puis j'aime bien le concept de réincarnation (il est rassurant n'est ce pas) avec l'idée qu'à chaque vie on s'améliore un tout petit peu plus, m'enfin dans ce cas il y a des personnes on se demande à combien de vie elles en sont ? (autant positivement que négativement pour le coup).

Lelunele 15 juillet 2020 à 03:14

Vous avez dit "synthétique", vous avez sonné à la bonne porte ! 😂

Lelunele 15 juillet 2020 à 11:04

@Samson ça devait être vraiment très jolie !

Abderianle 15 juillet 2020 à 15:24

@Lelune, je réponds juste à cette première partie avant de vaquer aux obligations quotidiennes, et ferai la suite... mh, ce soir je pense :

"@Abderian tu as dit "Ne me remercie pas de te faire travailler sur cette prochaine heure" et je te remercie car si ton premier message m'a agacé (de par l'utilisation constante de mots compliqués) en lien avec justement le sujet de notre discussion ici point A-1°) 2éme paragraphe et tout ce qui est ineffable, car utiliser des mots qui sortent de l'utilisation courante peut rendre la communication plus compliquée justement qu'elle ne l'est déjà, même si quand un mot a un sens clair c'est normal d'avoir envie de l'utiliser [j'ai en tête le mot "dichotomie" que j'utilise beaucoup depuis que j'ai découvert le MBTI] plutôt que d'avoir à l'expliquer, j'ai de mon côté plutôt gardé en tête le sens des mots que leur nom et ai un langage plutôt (il me semble mais on me l'a dit aussi) simple. Et donc toutes ces tournures de phrases, ça fait arrogant ;) MAIS malgré ça je suis venue ici dans l'espoir d'avoir des échanges enrichissants et c'est très plaisant de pouvoir discuter en ayant un sentiment qu'on se comprend plus ou moins, à savoir que sur tout ton précédent message il me semble qu'on est sur la même longueur d'onde (et je ne sais pas si ça se sent mais je me "relâche" un peu dans ma façon de m'exprimer, sans "peur" d'utiliser des mots compliqués et en fait un certain "bon si ma phrase part dans tous les sens, qu'il n'y a pas de point là où il faut, pas grave il comprendra quand même", et c'est assez plaisant, bien que de par mon fonctionnement je n'ai justement pas énormément de lexique).

(ça se voit que je m'excuse d'avoir porter des préjugés à ton style d'écriture ? Mais tu dois le savoir, que d'écrire comme ça ça peut donner cet effet, en fait je pense que c'est tout à fait volontaire car tu as dit toi même faire le trublion)"


Hey, merci pour ta sincérité ! C'est amusant que tu soulignes l'arrogance de mon style, car, tu vois, on ne me l'avait jamais dit... ! Ah, non, je plaisante. Tu parles ! C'est même un sacré handicap, mais je ne parle en réalité pas très différemment de ma manière d'écrire. Des neurotypiques diraient que je suis "chiant", et peut-être quelqu'un de peu d'humour mais avec assez de culture me trouverait "byzantin", et pourtant je reste fondamentalement un emmerdeur sans épithète. Il y a longtemps, lorsque je sévissais ici, je faisais plein de remarques à mon endroit, mais c'est là autant par tournure d'esprit que par une sorte d'avertissement. Tu demanderas peut-être à @Merlin, qui a survécu ici aux ruines du temps, du Temps Primal, ce qu'il en pense, mais je ne peux me dépêtrer de ce que je suis, parce que, contrairement à vous, et à toi peut-être, je suis incapable de mesurer l'impact psychologique d'une phrase, ou plus exactement des mots qui la constituent. Je suis toujours heureux et soulagé de voir que, parfois, quelques individus prennent le temps, par compassion ou intérêt, de me lire, et parfois même de me répondre, voire, plus rarement cependant, de m'écouter, mais qu'y puis-je ? Je dirais que la principale substance de ma verve est mon humour, mais il est acroamatique. Qui prétend avoir écrit des "lol" dans la marge en lisant Platon paraît sûrement pédant, mais ce qui me fait rire me constitue, et mon âme se dilate à l'aune de tous ces soubresauts du diaphragme, et je ne connais absolument aucun jeu plus jouissif, plus humain et plus complet que le langage, et si j'avais eu le temps et les vertus, j'aurais bien mâtiné mon français de mille emprunts et xénismes. Mais peut-être par mansuétude (là tu vois, c'est un élément d'humour... 😛 ), je me dispense de trop surcharger mes textes d'illisibles références. Cependant, tranquillise-toi : jadis, c'était pire. On va dire que j'arrive probablement aux premiers niveaux de la communication efficace. C'est diablement désespérant, car je suis sincèrement intéressé par les gens, plus que mes outrages verbaux ou ma prose dyspepsique peuvent le laisser penser. Reste que, comme ce vieux qu'on laisse seul à l'EHPAD, comme ce malheureux corps qu'on laisse sur une chaise dans un coin, comme cet enfant à qui on ne parle pas faute d'avoir une langue commune, je me réjouis toujours de ce que l'on ose quand même parfois me faire un signe, surtout quand ce n'est pas pour dire que j'ai l'air d'un con. Comme Helmut Fritz.
Et de conclure sur ce point : il est vrai que tu peux nous trouver une vague de résonance commune, et si la forme ne t'enlise pas, c'est que ton esprit a plus de liberté que beaucoup d'enragés pragmatiques (c'est une des fonctions du langage que je dois peu maîtriser). Il ne faut pas connaître tout ce que je connais pour me comprendre, car j'ose croire que "l'intuition" suffit bien, mais j'ai dans mes termes des nuances qui ont forcément peu de portée en-dehors. D'un mot, un exemple : heu... tiens, j'ai mis plus haut "dyspepsique", et on pourrait me dire "Ah, quel crétin pédant ! Pourquoi n'as-tu pas mis "indigeste" ?!" et je dirais "Oh, mais indigeste et dyspepsique sont des parasynonymes, et non des synonymes complets ; Saussure disait qu'un mot existe par les distinctions qu'il entretient avec les autres et...". Et mon interlocuteur est déjà parti. Aussi, pour faire simple, qu'importe ce qu'il faut entendre, tant que résonne assez de poésie et de créativité. Mais bon, n'est-ce pas le pacte de tout lecteur ?!


Addendum : Je n'ai bien sûr pas dit cela par égotisme ou narcissisme, mais parce que c'est en effet un préliminaire indispensable à qui peut s'éprendre de nausée en voyant ce que je poste. Quel n'est pas mon soulagement de voir que je suis battu en longueur... et en qualité ? 😛 👍

Abderianle 15 juillet 2020 à 22:57

Bien, round 2. Un peu comme quand on attaque une grosse côte de boeuf... Ah, pour faire transition, voyez, dans le monde courant, ou si par exemple je croisais @Lelune, comme ça, en classe ou ailleurs, et si je lui disais, "Ah, Lelune, t'es une bien grosse côte de boeuf !", on penserait bien d'autres choses que les vastes richesses rhétoriques et conceptuelles qu'elle pourrait présenter. Et de renvoyer à son constat que tous les mâles du monde en veulent toujours au sexe des "faibles".
C'est à déplorer, mais j'ai toujours trouvé que la psychologie était une horrible tare dans l'herméneutique. Qu'on me dise que c'est un bien, et j'aurais l'air sceptique. D'ailleurs, Lelune, pourquoi as-tu fait RH, toi qui sembles peu à l'aise avec les implicites sociaux et qui pourtant devras les manier quotidiennement ?
Pour en revenir à ce que je disais... Oh, bien sûr, manger une côte de zèbre de Schrödinger n'est certainement pas un plat très fréquent, et je ne vais pas feindre un déplaisir, mais il faut quand même avouer que les métaphores dans la vie réelle et sociale sont très limitées, particulièrement lorsque l'ego des individus est en jeu. En RH, pas de fonction poétique, par exemple.
Il faut croire que chacun se prend, décidément, trop sérieusement.
Bref, sur ceux, lançons-nous sur la ratatouille.
(T'as vu là aussi je fais de l'humour... 😇 )

A-1°) Mh, une méthode intéressante mais j'ai quand même une observation : si tu passes ton temps à jouir de toutes tes petites perceptions, comme dirait Leibniz, tu as peu de disponibilité pour des plaisirs plus grands. Si demain je me dis, au hasard : "Jouissance des premiers étirements. Jouissance du premier pipi. Jouissance de l'ouverture du frigo. Jouissance de l'étalage du beurre sur une tartine pourtant jamais tout à fait proportionnée ni d'épaisseur constante. Jouissance à étaler uniformément le beurre malgré la physique granuleuse de la tranche de pain. Jouissance à parvenir à maintenir le support assez stable pour ne pas se retrouver à manger une tranche de pain (fait maison, je précise) en petits quarts. Jouissance à..."
Ah ! En prêtant attention aux détails, on risque aussi de relever les déplaisirs qui s'y glissent. Celui qui jouit de sortir les poubelles quand celles-ci ont été colonisées par de gros vers grouillants est ou bien un entomophage délicat, ou bien un réel fervent de la puissance naturelle, ou un miraculé domestique.
J'imagine que "si tu regardes longtemps la poignée de porte, la poignée de porte te regarde aussi", pour paraphraser Nietzsche. Mais les poignées de la poubelle ? N'est-ce pas déjà arbitraire de choisir les petites perceptions qui seraient a priori plaisantes ? Surtout qu'il faudra de toute façon les remotiver, leur insuffler une joie qu'on n'y trouve pas spontanément. La première fois que j'ai joui à l'idée d'en saisir une, c'est quand j'ai eu la taille requise, et mon cerveau n'a pas conservé ce moment en mémoire, ou du moins de manière accessible. Te souviens-tu de tous tes premiers émois, du premier moment où tu as eu un chat, du moment où tu as mangé une côte de boeuf, du moment où tu as vu chaque épisode de The Good Place ? Au fond, le stock de jouissances serait ensuite si imposant qu'à moins d'être un sac charnel continuellement dopé à la sérotonine, et socialement inconvenant, je vois mal comment le reste de la vie pourrait se dérouler.
Imagine-toi en classe : "Attends Arthur, tais-toi, je profite du moment où je prends mon stylo..."
Sans en revenir au cliché susmentionné, je te garantie que le pervers ne sera pas dans l'oeil de l'observateur !

(Note sur l'implicite, histoire d'être sûr : oui bien sûr, notre société trop réductrice saisit très mal les différents types de plaisir, et ramène ça à une seule forme de libido, ce qui est en effet en creux le sens de ma critique et de mes fleurs narratives)
(Note terminale : je n'ai pas parlé de la théorie des désirs chez Spinoza, car j'ai fait court)

A-1b°) Qu'espères-tu apprendre en "vivant de l'intérieur" ton conjoint, ton chat ou quiconque ? Quelles curiosités t'animent avant tout, car je suppose que ce n'est pas seulement l'usage pratique de la litière (pour les chats, hein, même si je ne peux être sûr à 100% pour le premier spécimen). N'avons-nous pas des personnalités déjà suffisamment riches pour avoir à désirer les ressentis d'autrui ? Et une trop grande sensibilité ne serait-elle pas une tare dans notre développement individuel ?

A-1c°) Oui, les 100 est une série officiellement plutôt "ado" mais extrêmement intéressante sur le plan politique, au sens large du terme, notamment en ce qui concerne les choix à faire pour soi et ses amis, la notion de "bien" et de "bien commun", et aussi comment, pour ainsi dire, ménager les susceptibilités et "manager" une équipe de survivalistes quand tout est à faire. Si tu as du temps et un mémoire à reporter, je te la conseille.

A-1d°) Faire pipi debout, le paradigme de l'expérience Abderian ? Ah, c'est tenter de vivre de l'intérieur la banale miction d'un rat de laboratoire, alors ! 😋 Il me faudrait donner je suppose des détails anatomiques qui paraîtraient sûrement étonnants ici, en particulier sur une forme de page personnelle de Lelune, où, si un journaliste venait à résumer l'histoire (en n'ayant lu que le centième de l'ensemble), ses gros titres diraient "Lelune veut faire pipi debout". Si tu y tiens et si la chose le mérite, je n'ai grande difficulté à disserter sur ce point, mais d'aucuns diraient que si c'est là la pierre de touche d'une relation interpersonnelle, la vieille expression qui touche à ce sujet verserait forcément dans la paillardise. D'où mon introduction, en partie, et cette question en creux : y a-t-il une indépassable interrogation psychologique sur les relations inter-sexes ?! Peut-être faudrait-il sur Internet aussi exiger le "sexe anonyme", et charge à quiconque de deviner si untel est d'un bord, d'un autre ou d'un tiers continent. Ce serait d'ailleurs amusant. As-tu une écriture féminine, ai-je des propos dignes de Rutebeuf (il jouait aussi de son patronyme, le coquin) ? Blâmons @Aurel de rester dans des schémas classiques et de sexualiser les partenaires de discussion ! 😋
Mais, plus sérieusement, puisque tu es en RH, avez-vous des cours ou des pratiques variables selon la composition des équipes ?


A-2°) Si un imbécile comme tu dis pris sur le fait de troubler le bien-être animal tombe sous ton regard tranchant, que feras-tu ? Ne voudras-tu pas le convertir, le civiliser ? Lui ôteras-tu le chef et les bras, pour t'assurer d'aucune récidive ? Et s'il venait à comprendre ton point de vue, ne pourrait-il devenir par repentance ton ami ? C'est là le principe que tu connais peut-être de l'existentialisme : les actes peuvent nous définir, et il n'y a peut-être des imbéciles que dans une situation donnée. Mais comment être sûr qu'ils le seront dans celles futures ?
A ce titre-là, tous les amis ne sont-ils pas des repentis de quelque chose ? Et ne peut-on estimer que chacun pourrait le devenir, moyennant une éducation à des valeurs communes ? Est-ce si impossible, comme, par exemple, le socialisme ?! 😱

B°) Que tu sois zèbre ou non, tiens-tu l'état pour une vertu, un don, une qualité ou un point qui légitime en effet l'arrogance, ou bien tout au contraire une tare, une aberration, ou la promesse douloureuse de maintes difficultés, y compris pour rejoindre WhatsApp ?

D°) Tu as des groupes qui sont de circonstance, mais de là en effet à avoir des groupes d'amis... Pffiou. Ceux qui arrivent à se retrouver le soir avec bières et pizzas me semblent avoir un Umwelt très éloigné du mien. Intéressante définition que celle de ta liberté dans le groupe ! Mais dis-moi, as-tu jamais osé demandé aux gens pourquoi ils ne t'intégraient pas ? Pour le WhatsApp par ex. ou pour d'autres choses ? Et dans le cas contraire, pourquoi ?

E°) Plus on réussit moins on a peur ? Oui, mais plus on a peur plus les choses semblent difficiles, et il devient donc plus difficile de combattre ses angoisses. De même, dans une vision pessimiste, comme tu pourrais l'indiquer, plus on triomphe plus les difficultés sont importantes, donc plus l'angoisse peut survenir. En somme : plus on agit moins on risque de réussir.
Une démonstration Shadok ou une réalité empirique ?! 😜

F-1°) D'accord avec toi sur le peu d'enthousiasme que peuvent livrer Pollock ou Kandinsky. De tous les arts, tu as cité la musique en premier : pourquoi celle-ci semble te procurer le plus évidemment quelque émotion positive ?
Tiens, as-tu jamais lu les poèmes de Walt Whitman, toi qui sembles maîtriser l'anglais ?

F-2°) L'art doit-il exprimer avant tout des émotions ou des idées ? Car s'il doit communiquer des émotions, quel besoin de perfection, si l'émotion reste de toute façon individuelle ? Et quelle perfection peux-tu trouver si l'émotion reste de toute façon frustre et passagère ? N'y a-t-il pas un hiatus (une dichotomie, comme tu t'y plais ! 😛) entre une oeuvre "éternelle" et l'émoi d'un instant ? Et comment être sûr que ce que tu juges laid aujourd'hui ne t'apparaîtra comme plus pertinent ou plus agréable quelques mois plus tard ?
Oh, l'art serait-il alors l'expression d'une guerre contre soi-même ?!

G°) Des pendules bloqués ? Peut-être comme Aragon le disait, "des heures arrêtées au cadran de la montre". Peut-être manquaient-ils d'énergie, d'amour-propre ou de réflexions pour continuer d'avancer ? Cependant, dans le système d'une entreprise, les objectifs de la structure priment sur ceux des individus, donc on retrouve un hiatus qui pose question : soit les individus coïncident naturellement, soit il faut les y forcer, contraindre, ou "faire appéter", pour en revenir à Spinoza. Ce qui suppose une torsion. J'ai toujours regardé le management avec un peu d'écoeurement, car il n'est pas une ressource humaine mais une application de grilles violentes avec des méthodes qui se voudraient douces. Tous ceux de ce pôle qui assuraient les recrutements et que j'ai rencontrés dans les structures privés... ah, je te laisse imaginer ce qu'ils ont pu penser de moi !
S'il y a des pendules cassés, je pense en trouver beaucoup dans ton département. J'espère que toi, comme disait Galilée, tu continueras de tourner !


Nul autre que moi ne te lira ? Je ne serais pas si catégorique. En plus, on a lettré nos paragraphes, donc les mémorialistes et les scientistes verront d'un bon oeil ce doux catalogue et cette joyeuse structure. Tiens, pour fêter ça, je récidive sémiotiquement : 🙂

I°) Bien, quelles intelligences serais-tu prête à reconnaître à tes chats ?
Si tu connais celles de Gardner par exemple, tu noteras que celles propres à caractériser le monde animal ou végétal sont assez délicates à assigner.

K°) Si tu crois en la réincarnation (ce qui convient à ton propos contre les imbéciles), as-tu toujours en tête l'idée que tes chats ont pu être des hommes, des asticots ou des axolotls ? Et l'état animal serait-il un état dégradé de la condition de l'homme, comme l'imaginaient beaucoup de théoriciens occidentaux des siècles passés (au nom par exemple du fait qu'un chat mâle ne saurait même pas faire pipi debout) ?

Lelunele 16 juillet 2020 à 09:32

@Abderian j'ai lu et te répondrais quand je le pourrais, l'obligation d'accomplir mon mémoire étant de plus en plus présente (première date demain, mais ce n'est que pour le retour amenant très certainement à des corrections car, encore et toujours, "sois plus pro") je vais tout de même essayer d'obtenir mon diplôme 🥴

Abderianle 16 juillet 2020 à 15:24

Aucun problème, et bon courage pour ton travail !

Samsonle 16 juillet 2020 à 18:25

@Lelune,
Oui, sur le moment j'ai été fasciné. Il m'a fallu plus d'une année avant de partager ces photos qui me questionnent toujours. (intimement je pense avoir saisi ce dont il s'agissait, m'enfin.. la Beauté se passe souvent de mots : on la voit ou pas.) C'est en ce sens que je te rejoins sur le "disons que ça fait réfléchir ?". Je suis heureux que tu aies apprécié les photos.
Bon courage pour ton diplôme.

Lelunele 17 juillet 2020 à 04:16

@Samson @Abderian Merci , c'est bon c'est envoyé, maintenant on verra bien les commentaires de ma tutrice !

@Abderian (pourquoi ce pseudo d'ailleurs ?)

"merci pour ta sincérité" De rien, je trouve ça normal, ça me joue aussi parfois des tours, trop sincère 🙂
"C'est même un sacré handicap" donc ce n'est pas volontaire ?
"mais je ne parle en réalité pas très différemment de ma manière d'écrire." J'ai du mal à le concevoir dans le sens, d'un autre côté si c'était à l'oral je serais incapable de suivre la discussion de part l'utilisation de certains mots qui me sont inconnus (vive google). Et d'un autre côté, je parle comme je pense et j'écris comme je parle (plus ou moins dirons nous), je suis très difficilement capable de faire autrement et c'est en effet un gros handicap.
"Des neurotypiques diraient que je suis "chiant", et peut-être quelqu'un de peu d'humour mais avec assez de culture me trouverait "byzantin"" il faut pas écouter les gens qui oublient de se juger eux mêmes avant de parler 😉
"une sorte d'avertissement" à quoi ?
"qui a survécu ici aux ruines du temps" au passage j'ai pas compris tu dis ça mais je croyais que le site était nouveau ? C'est quand "l'ancien temps" (il y a 4 mois ? 2 ans ?) ?
"et à toi peut-être, je suis incapable de mesurer l'impact psychologique d'une phrase, ou plus exactement des mots qui la constituent." Peu importe la dite phrase ? Je suis pas super forte en la matière mais il y a des limites, par exemple (facile) un compliment on peut se douter des différentes réactions possible (mais c'est peut être une question d'habitude aussi).
"par compassion ou intérêt" ou curiosité 😉
"mon humour, mais il est acroamatique" google me dit que acroamatique signifie (en gros) "oral", pourtant tu fais bien de l'humour à l'écrit, je ne comprend pas.

Tu dois aimer Boby La Pointe ? Flûte de flûte j'ai en tête une musique dont l'intégralité consiste en un jeu de mot sur "le crocodile a croqué odile" mais incapable de la retrouver (et là tu vas comprendre pourquoi je ne fais pas de références "mais sii là même que dans le clip il est en T-shirt hawaïen le mec, enfin je crois").

Et sinon attention musique-déprime-représente : Klub des Loosers - Un peu seul. Je reconnais que sa voix est pas ouf mais personne ne comprend, j'aime trop les paroles, enfin c'est surtout le :
"Un jour où ça n'ira pas, j'irai m'acheter un chat, il sera blanc
Je l'appellerai "Ma-chérie-les-enfants"
Comme ça comme tout le monde
Le soir en rentrant chez moi
Je pourrai dire :
"Ma-chérie-les-enfants, je suis là !""

Bon c'est pas du Baudelaire, ça t'émoustillera peut être pas du tout.

Peut être que Desnos te parlerait plus :
"L'araignée à moustaches
S'éclaire avec une étoile
Le soleil lui sert de poêle"

Bref j'adore jouer avec les mots, mais ne vois pas le dialogue comme un jeu, les jeux de mots semblant n'être possibles que seul, les autres comprennent à peu près jamais l'humour absurde et puis c'est pas très très pratique pour se comprendre.

"(là tu vois, c'est un élément d'humour... ? )" Je sais pas comment je dois le prendre, on doit préciser notre humour à chaque fois ? Tu te moques de moi parce que je l'ai dit ? Je l'ai précisé parce que personne comprend jamais mon humour... :D (Est ce que c'était marrant ? Je me trouve personnellement très drôle, mais comme tout le monde, on aime en général bien son propre humour).

"je me dispense de trop surcharger mes textes d'illisibles références" Je trouve pas ça dérangeant à vrai dire quand on est curieux cela amène plus de choses à apprendre (et on est libre soi-même de faire le tri) mais alors en effet cela signifie se mettre à faire beaucoup de disgressions, ce qui a des bons et mauvais côtés.

"je suis sincèrement intéressé par les gens, plus que mes outrages verbaux ou ma prose dyspepsique peuvent le laisser penser." si tu t'intéresses sincèrement aux gens mais que eux ne s'intéressent pas à toi, laisse les là où ils sont ils y sont très bien (je dis ça j'applique pas non plus), je peux pas dire IRL, la vie y est tellement plus compliquée, mais tout de même "les gens" ont tendances à se méfier de la différence, alors que c'est la normalité qui est anormal (d'ailleurs "les gens" détestent que je les appelles comme ça, je n'ai pas compris pourquoi on m'a dit qu'on dirait comme une objectivation de leur personne).

"une vague de résonance commune" je n'irais pas jusqu'à dire que c'est la première fois que ça m'arrive mais ça fait très longtemps que je n'ai pas eu de discussion où, certaines de tes réponses semblent juste être la continuité de ma réflexion en quelque sorte.

"ton esprit a plus de liberté que beaucoup d'enragés pragmatiques" j'ai bien des limites, on reste sur "mon terrain" on parle de ce que j'aime, c'est facile pour moi.

""l'intuition" suffit bien, mais j'ai dans mes termes des nuances qui ont forcément peu de portée en-dehors" l'intuition peut fonctionner quand il n'y a qu'un mot (à la limite deux) dans la phrase qui semblent "inconnus" mais si la globalité de la phrase l'est alors le dictionnaire devient un bon allié, ça fait apprendre de nouveaux mots c'est sympa, mais comme tu l'as dit on perd en nuance (dont la langue Français raffole).

Justement je suis pleinement d'accord, souvent je regarde le dictionnaire même pour des mots dit "simple" on part du principe que parce qu'on les connait alors on sait mais parfois je me dis que je suis incapable de donner une définition clair d'un mot et exemple au hasard si je cherche "définition de faire" ça me donne "réaliser" mais "définition de réaliser" ça me donne "faire" c'est le genre de chose qui m'énerve, s'il existe deux mots c'est qu'il y a forcément une différence (cet exemple est faux, faire étant "action de réaliser hors de soi" et réaliser "action de faire passer à l'état de réalité concrète", ce qui est donc différent ouf tout va bien).

"qu'importe ce qu'il faut entendre, tant que résonne assez de poésie et de créativité." Tout dépend de ton but, si ton but est comme le mien, de cerner l'esprit de l'autre alors il est bon de comprendre les nuances si elles existent (mais il faut y arriver car parfois les nuances sont amenés par le nom verbale et là, bonne chance !).

"Quel n'est pas mon soulagement de voir que je suis battu en longueur... et en qualité ? ? ?" Merci je suppose. Après je pense que tu as compris d'où vient la longueur de mes messages, la précision du moindre détail pour essayer de se comprendre (et encore je dis pas toutou).

""Ah, Lelune, t'es une bien grosse côte de boeuf !", on penserait bien d'autres choses que les vastes richesses rhétoriques et conceptuelles qu'elle pourrait présenter. Et de renvoyer à son constat que tous les mâles du monde en veulent toujours au sexe des "faibles"." le mot "grosse" arrivant en premier dans un context IRL on pourrait le prendre comme une insulte sur ma corpulence aussi, mais là c'était plutôt (je voulais dire "burlesque" pour dire un jolie mot mais je suis plus sûre du sens alors je dirais) marrant.

J'aime bien la psychologie, c'est une bonne aide pour essayer de comprendre le comportement des autres. Et je viens de répondre à ta question, RH ça fait moins "je fais des études pour régler mes propres conflits psychiques", mais sinon j'ai beau avoir des difficultés avec les codes sociaux j'aime beaucoup les êtres vivants. C'est tout bête j'avais décidé de faire un métier 100% pour l'argent (Assistante de direction) et j'y ai trouvé un intérêt lors des projets RH (notamment le recrutement, apprendre à lire un CV c'est intéressant, même si au final je n'ai eu aucun cours là dessus).
Par contre en fonction de la branche que l'on prend (oui il y a plein de sous catégories à "RH" on est pas forcément obligé d'interagir avec des personnes, enfin toujours plus que d'autres métiers mais ceux qui gèrent la paie par exemple font surtout du travail sur ordinateur au final).

En RH, pas de fonction poétique, en effet, un ramassis d'égo (dans ma classe en tout cas), s'en est navrant.

A-1°) "L'attention aux petites choses" veut dire toutes les petites choses, celles négatives aussi, le concept étant (de ce que j'en ai compris) de simplement accepter tout ce qui se passe sans jugement et de le vivre profondément (dans l'harmonie tout ça tout ça).
Et là l'exemple est tactile mais la "pleine conscience" c'est d'avoir conscience de tout, et donc le fait de perdre l'attention pour le reste ne peut rentrer dans ce concept.
Petit exercice, essaie de ressentir tous tes sens en même temps et à 100% .
Admettons met un encens, avec de la musique, dans un bain chaud, tout en regardant un tableau et en mangeant une madeleine [oui oui mes références sont lourdes, mais assez à propos ici] c'est difficile de garder conscience de tout en même temps, personnellement j'arrive que les yeux fermés donc il me manque encore ça, et puis on pourrait parler des autres sens comme la proprioception là il faudrait se tenir sur un pied dans le bain aïe attention la chute.

Mais si la personne devient maître dans cet art, alors, elle doit être en mesure de tenir une discussion, de vivre toute sa vie, dans cet état. Je ne sais pas si quelqu'un a déjà vraiment réussi. L'état profond va très loin, ressentir le sang couler, l'action de chaque organes, de chaque muscles.. Imagine réfléchir à tout cela tout en ayant conscience de l'action de chaque neurone ? Je ne sais même pas ce que ça fait, un neurone qui s'actionne.

Maintenant l'autre chose (qui n'est pas en lien avec la méthode Vittoz mais avec ce que j'ai compris de ce dont on m'a expliqué des écrits de Mallarmé, je crois que je l'ai déjà dit sur ce forum, je me répète, je ne sais plus) est d'essayer de changer sa façon de voir les choses. Qu'est ce qui régit nos goûts ? La poubelle ne sent mauvais que parce que tu l'as décidé, contrôle ton cerveau de sorte que l'odeur de la poubelle te soit plaisante. Je ne joue pas trop avec tout ça, c'est à en devenir fou, mais ça peut "aider" pour des petites choses comme ça.

"Surtout qu'il faudra de toute façon les re-motiver, leur insuffler une joie qu'on n'y trouve pas spontanément." Toujours pas, comme le concept doit rester neutre c'est très bien de commencer par quelque chose de neutre (une poignée de porte étant en général pas liée à grand chose).

Cela peut te laisser perplexe car l'idée étant de joindre le bonheur. Dans cette vision des choses le bonheur étant en lien avec le lâcher prise, personnellement ça me met dans des états de dissociation, les émotions étant parfois assez difficiles, la dissociation est comme une sorte de trip et est plutôt plaisante. Mais la dissociation amène à la déréalisation et là c'est dangereux. Je ne pense pas que l'idée de "la pleine conscience" ou de la méthode Vittoz aillent dans ce sens mais en pratiquant c'est là où ça m'amène.

"Te souviens-tu" Déjà je peux te répondre là, ma mémoire est ... 0 Par contre je me souviens quand même des moments très forts donc pour mes deux chats oui je m'en souviens (je vais éviter de raconter mais Béo était tout bébé il tenait dans une main c'était tellement choubidou, et Honey a mis un mois avant de nous accepté c'était aussi chou à sa façon de petite mimine de la SPA bref xD).

Heureusement que t'as implicité, ayant connaissance de mon propre propos il y a vraiment aucune idée de libido là dedans, ça ressemble plus à la pratique des ascètes, c'est une "élévation spirituelle".

"théorie des désirs chez Spinoza" tient j'ai vu ça au lycée, je sais toujours pas quoi en penser.

A-1b°) ça rejoint, je crois, ce que Pulsar recherche dans l'histoire, avoir d'autres visions du monde.
à 16 ans on m'a dit que j'étais astigmate (ça veut dire que je suis née avec mais que jusque là je voyais flou) ça a été un gros choc "on peut voir plus net que net, ha bon" mais alors on peut peut-être voir plus coloré que coloré, sentir plus ou tout simplement réfléchir différemment (ça c'est difficile à imaginer, comment ça se passe dans la tête de l'autre quand il pense bordel de cacahuètes ?)

Ma personnalité est peut être riches, ou pas, je sais pas, mais j'en ai fait le tour, du moins c'est le sentiment que j'en ai, heureusement je la fais évoluer mais ça c'est grâce à l'apport en nouvelles visions qui me vient du monde extérieur. Quant à "trop grande sensibilité" oh tu sais au point où j'en suis... Je ne peux que diminuer :) Pour les autres je ne peux pas dire (c'est justement le propos de la discussion, je ne pourrais jamais rien dire "pour les autres").

A-1c°) C'est noté !

A-1d°) "Peut-être faudrait-il sur Internet aussi exiger le "sexe anonyme"" J'aimerais bien, on ne serait plus que des âmes (comme on l'est vraiment) ça serait plus beau.
"As-tu une écriture féminine, ai-je des propos dignes de Rutebeuf" Expérience menait par de nombreuses personnes, change ton avatar et ton pseudonyme et les autres se comporteront différemment avec toi (surtout si tu joues aux jeux vidéos mais bon). C'est une pratique que j'utilise, quand je jouais je parlais de moi au masculin, tant qu'on passe pas en vocal c'est pratique (et même en vocal on peut toujours dire "j'ai 14 ans" haha).

A-1e°) Les cours ne sont que le survols de principes bien plus profond, les choses les plus intéressantes, c'est navrant, je les connaissais pour la plupart déjà toutes déjà plus en profondeur que ce qu'on a vu. Cela étant dit on nous a fait un petit cours sur le MBTI (16 types de personnalités différentes donc) dans l'idée si une personne a tel caractère elle bossera mieux avec une personne qui a tel caractère etc. (mais là l'outil nous était surtout montrer pour dire à titre personnel en tant que manager "vous êtes"). Et aussi dans la conduite du changement on nous a dit qu'il y a différents profils et donc il faut les prendre en compte pour les gérer (le rebelle il faut le mettre à l'écart mais l'écouter, l'élément moteur il faut le rendre acteur du changement pour qu'il transmette sa motivation aux autres etc).

A-2°) Je suis quelqu'un assez incapable de diriger par mes émotions, l'imbécile va se prendre des baffes avant que je le regrette en me disant "c'est pas comme ça qu'il va comprendre". Par contre si c'est une discussion (qu'il n'y a pas d'acte) je peux essayer d'envisager, mais dans tous les cas les gens ne changent pas d'avis parce qu'on leur parle mais parce qu'ils en ont envie, et donc assez rarement. L'imbécile qui m'a dit "les animaux ne ressentent pas la douleur" => "alors pourquoi ils pleurent ?" => "ce n'est qu'un réflexe" n'a toujours pas changé d'avis après bien dix ans et ça ne sert à rien d'essayer..
Entre comprendre et agir il y a deux mondes, pour le moment les personnes (que je connais) ayant commis de vrai horreurs n'ont jamais montré d'amélioration, il s'agit toujours d'un mensonge "en attendant". Déjà que pour gagner ma confiance c'est pas gagné, j'aimerais bien dire j'essayerais mais ça dépasse certainement mes capacités. J'ai ma part de responsabilité aussi, 100% dans le jugement, se sont mes limites c'est comme ça (et comme dit à l'instant, limites que je n'ai pas envie de changer car je pense être juste).

"une éducation à des valeurs communes" des valeurs communes c'est impossible, on peut avoir un "sens global" plus ou moins communs mais être 100% d'accord non, on arrive déjà pas à mettre d'accord les gens sur les grands sujets (peine de mort, euthanasie etc). Ce serait beau hein, mais totalement utopiste.

(Tient on voit bien le moment où je suis pas ouverte, tellement catégorique dans mes propos.)

B°) "l'état" d'être ou "l'état" de la nation ? (je peux pas répondre si je sais pas ça, je suis bloquée, je crois que tu parles de l'être mais ne sais pas, j'ai du mal avec la phrase, pourtant aucun mot compliqué, peut être le concept l'est ?)

D°) "Ceux qui arrivent à se retrouver le soir avec bières et pizzas me semblent avoir un Umwelt très éloigné du mien." J'ai fait ça, j'aime bien, mais j'ai une tendance assez forte à "récupérer" les groupes d'amis de mes proches, je fais des soirées avec les amis de mon conjoint (il est là aussi bien sur) par exemple. C'est plaisant mais c'est encore un faux groupe.

"Mais dis-moi, as-tu jamais osé demandé aux gens pourquoi ils ne t'intégraient pas ? Et dans le cas contraire, pourquoi ?" Non, parce que la réponse est évidente, il y a quelque chose qui ne leur plait pas, quelque chose qui fait qu'ils n'ont pas envie de tout partager avec moi, il n'y a aucune autre raison de faire ce genre de choses. Si je leur demandais je sais qu'ils seraient gênés, ils répondraient certainement pas honnêtement mais avec un regard embêté ou alors si ils me disaient en fasse "parce que tu es trop [...] ou pas assez [...]" ce serait dans tous les cas douloureux. Alors oui savoir ce qu'on me reproche ça pourrait m'aider à "progresser" pour avoir des amis etc, mais j'ai déjà beaucoup beaucoup de sujet sur lesquels j'essaye de progresser là, alors un peu d'indulgence avec moi-même de temps en temps, c'est important. Tu as quand même, je crois, 6 ans de plus que moi, repenses à toi il y a 6 ans il y a un gap de maturité non ? Toute façon je pense (houla je pense beaucoup dit donc) que je sais ce qu'ils n'aiment pas, je prend les choses trop personnellement, je "montre" mes émotions dans un monde où elles sont inacceptables, et pire que ça je me fais royalement débordées par elles ce qui donne des combos parfois vraiment pas sympa. Je comprend rien aux sous entendus (j'ai besoin qu'on dise les choses comme elles sont sinon je comprendrais pas...) et eux croient que j'en fais alors ils prennent mal des choses là où il n'y a pas lieu, j'ai la tête en l'air alors parfois je sais même pas qu'on me parle, j'ai une notion du respect différente d'eux et bon ça donne des choses où je m'énerve mais eux le prennent comme un manque de respect alors que c'est eux qui comprennent rien. etc etc. Voilà je bosse déjà sans leur retour, me prendre une réflexion alors que je fais tous les efforts que je peux, ça donne pas très envie.

M'enfin si j'ai compris tu n'as pas de groupe non plus, tu as demandé toi, pourquoi ?

E°) Plus on agit moins on risque de réussir.=> tout dépend de quoi on parle. Vu qu'on parle de la peur je pense à mes phobies (cf le topic sur les phobies, encore un super pavé de ma part !) et vu que le seul "frein" ici, c'est moi, ta phrase ne fonctionne pas. Par contre si agir c'était quelque chose comme "monter son entreprise => être l'entreprise la plus riche de la planète" en effet.

F-1-a°) Ha mais j'aime bien Kandinsky, juste qu'il aspire pas le bonheur. Son travail étant sur la réflexion du sens des couleurs et des formes c'est vraiment intéressant je trouve.
Et du coup tu connaissais tout ça ? Je m'attendais au moins à un "c'est sympa" ou même "c'est harchi nul" :D

F-1-b°) [il y a aucun côté rapport libido ici j'ai essayé de l'écrire de façon claire mais je l'explicite quand même dans le doute parce que bon dès qu'on parle de corps c'est bon c'est fichu] La musique peut se vivre dans tout le corps, une bonne musique invite forcément à danser, ce qui implique changement du rythme cardiaque et du souffle, des sensations tactiles internes (les muscles) et externes (comme la sensation du vent sur la peau), il est possible de rajouter du visuel à la musique. Cela fait déjà un bon combo ! (aujourd'hui j'ai découvert Les Gordon - L.E.D. bon c'est un truc à la radio c'est pas du Vivaldi, mais en terme de bonheur on est bien là).

F-1-c°) En fait j'ai fait deux années de fac d'anglais (LLCE pour ceux qui connaissent) et on devait lire Walt Whitman justement, mais j'ai pas trop accroché.
Je ne maîtrises pas du tout l'anglais, enfin comparais aux gens de ma classe oui mais quand j'étais à la fac c'était vraiment difficile (la phonétique c'est super intéressant mais TELLEMENT compliqué, et puis la grammaire, les verbe à particules à connaître par coeur, très peu pour moi).

F-2°) L'art doit-il exprimer avant tout des émotions ou des idées ? Pourquoi devrait-on choisir ? L'art peut tout exprimer, il peut même (il m'a semblé que c'est le but de l'art contemporain que je n'apprécie pas vraiment) exprimer le fait de ne rien exprimer (oui c'est un concept).
On peut donc différencier l'art pour seul moyen de "sortir" ses émotions et l'art pour objet de communication, le premier chez moi et beaucoup plus abstrait (et en général particulièrement moche, plus qu'en temps normal) que le second. Ainsi j'essaye de me détacher de la notion de perfection si c'est un art thérapeutique, se serait tout à fait contre productif (à noter que je parle d'art que je fais mais que je ne fais plus ou presque plus d'art depuis des années à cause justement de ce problème de perfection ahlala).
Un ressenti bien que ne pouvant être saisie à 100% peut l'être un minimum, je pense que si je te dis "tristesse" cela peut te faire ressentir quelque chose, si je détaille "gorge serrée, mal au ventre" etc (je vais pas trop loin c'est pas l'idée de faire ressentir de la tristesse là) ça se précise d'autant plus, etc.
Les émotions sont passagères, ça ne leur enlève aucunement leur puissances, c'est ça qui compte. Pour moi ressentir des émotions c'est vivre ("je ressens donc je suis").

Par contre l'art éphémère c'est aussi un concept très intéressant, la performance en est le principale vecteur même s'il y en a d'autre (sur du plus long terme, le land art). Une performance a de sens réelle que si elle est vécue il me semble, c'est un instant dans un autre univers (tient toujours cette envie de dissociation, étonnant pour quelqu'un qui vit à travers les émotions, bienvenu dans le monde merveilleux de Lelune rempli de contradictions 😉 ).

Pas nécessaire d'aller chercher un mois plus tard, par exemple mon amour de la musique dépendant de l'émotion que j'ai (ou envie d'avoir) peut varier d'une fraction de seconde à l'autre, je serais paisible écouterais mùm tout à coup [un truc se passe] je serais vraiment très énervée incapable d'écouter mùm et passerais sur du bon vieux slipknot.

Mais pour moi tu rejoins le point que j'exprimai sur Mallarmé là.

"Oh, l'art serait-il alors l'expression d'une guerre contre soi-même ?!" L'art peut être tout ce que l'on veut, c'est un peu comme la liberté, l'amour, l'intelligence, la paix, l'harmonie, l'esprit etc etc, se sont des concepts four tout puisque indéfinissables.

G°) Ce n'est pas le management le "soucis" c'est la personne qui l'utilise, il peut y avoir de bon manager mais je crois que c'est une qualité humaine qui doit être innée sinon à peu près impossible à acquérir.
Tu peux tomber sur 1000 cons, cela ne veut pas dire qu'une personne bien n'existe pas. Par exemple même si elle m'a refusé j'ai été très contente de la personne qui m'a tout simplement expliqué pourquoi, mon CV étant trop "changeant" personne ne croit en ma capacité à me stabiliser en un lieu, pour des personnes recherchant un élément fixe c'est embêtant. Et puis je suis tombée sur mon entreprise et mon patron qui m'a pris parce que j'ai le même prénom que sa mère entre autre, après un entretien d'embauche qui a duré 3 heures (record) à discuter de la pollution des satellites dans l'espace, du réchauffement climatique, du sens de la vie. Alors il n'est pas RH en effet, mais moi oui et même si je ne pourrais y passer autant le temps j'aspire à ce que les entretiens puissent être enrichissants pour tout le monde (quitte à se voir, autant que cela soit utile à quelque chose). Je ne suis pas un être unique, j'ai eu le plaisir depuis 3 ans de rencontrer de très belles personnes dans mon travail. Cependant oui il faut un peu avoir de la chance, ou un esprit de persévérance (500 refus, dont 15 entretien d'embauches avant de tomber sur ma boîte, ouf !).

Mais tu sais un jour où je me suis fais refuser pour quelque chose que j'avais vraiment bossé dure, on m'a dit "si tu as donné le meilleure de toi, que tu as été honnête, et qu'ils ne t'ont pas prise, c'est que s'ils t'avaient pris tu n'aurais pas été heureuse" cette phrase elle fait du bien, c'est un peu "le destin".

Aussi il y a des méthodes de "management" qui sont tout sauf violente, on a pu parler de la communication non violente en cours, ce serait quand même un comble.
Merci à Galilée alors ;) on fait tous de notre mieux pour ne pas tourner en rond, tout en marchant sur place.

Si j'étais une tierce personne je serais curieuse du pourquoi autant de message et je lierais, mais tout le monde n'est pas aussi curieux, on ne sait pas. Par contre "ne nous lira", et "tu as lettré les paragraphes" merci d'ailleurs ça organise un peu mon bordel xD

I°) Je suis pas allée trop loin dans les différentes intelligences parce que je veux passer le WAIS et j'ai peur d'influencer les résultats (c'est super prétentieux ^^'). Pour moi il est évidents qu'ils sont doté d'émotions, ils comprennent aussi plus ou moins nos paroles, peut être qu'ils comprennent les intonations et non les mots mais à voir Honey on dirait qu'elle comprend plus que ça, pas toutes les phrases mais les mots qu'on dit souvent, bon Béo il est un peu con en fait, c'est comme les humains il y a des degrés d'intelligence x)
Intelligence spatiale on peut dire, je sais pas si c'est bien le terme ? Ils savent où ils sont, ils sont beaucoup plus agile que moi, ils peuvent contrôler leur pas pour ne pas faire de bruit etc.

Je pense mais c'est 100% subjectif que les arbres ont une grande sagesses, un peu comme Sylvebarbe. Pour les éléments dont on ne connait même pas l'aspect "vivant" c'est plus délicats encore je le conçois, mais dans ma spiritualité même les lieux ont une âmes. Comme nous sommes tous reliés séparés en différentes catégories d'intelligence n'a pas vraiment de sens, c'est juste le niveau de conscience de cette intelligence qui différerait d'un être à l'autre.
Mais bon j'ai tout à fait conscience qu'il s'agit là de ma vision qui n'a strictement rien de factuel, juste des ressentis, comme quand tu sais qu'il y a quelqu'un dans ton dos même si tu ne l'as ni entendu ni vu venir.

K°) Je ne sais pas si je crois en la réincarnation, j'ai envie d'y croire. Je n'avais jamais pensé aux vies passées de mes chats (ni de mes proches à vrai dire), c'est un concept que j'utilise surtout pour penser aux vies "actuelles" de mes proches partis..

L'état animal serait-il un état dégradé de la condition de l'homme, comme l'imaginaient beaucoup de théoriciens occidentaux des siècles passés => non, clairement pas, l'homme est bien trop prétentieux, si nous étions l'incarnation ultime nous aurions tous les savoirs (que nous n'avons pas), cela n'a pas de sens, soit il n'y a aucun niveau relatif à l'individu qu'on incarne (on peut être 1er vie humain ou rocher et 2éme vie canard ou truite et revenir ou arriver pour la première fois dans une 3éme vie humain ou nuage etc.) soit l'humain est assez bas dans l'échelle et le monde végétal puis les éléments sont les derniers de l'échelle (si tant est qu'on considère qu'il n'y a pas d'autre choses que l'on ne voit pas, donc je dirais plutôt les derniers de l'échelle que "l'on voit avec nos yeux d'humain").

Est-ce que j'ai l'air folle ? 😂 Ou juste atypique peut être 😜

Note : je suis même pas végétarienne, t'imagines l'ironie, mon monde n'a aucun sens.

PS : Le télétravail se finit pour moi à partir de demain (en plus des obligation du mémoire etc), ainsi je vais avoir beaucoup moins de temps, je suis du genre pressée mais pour mon propre bien le rythme de la discussion va forcément être ralentit à un moment ou un autre, je le dis comme ça je culpabiliserai pas même si ça me prend 2 semaines pour répondre, tu (et les ninjas lectures s'il y en a) es informé.

Abderianle 20 juillet 2020 à 06:00

Bien, j'ai laissé quelque temps pour ne pas donner l'outrageante impression de t'obséder de réponses, mais de même qu'Abraham Lincoln doit bien chasser des vampires, il faut bien que j'aille traquer quelques questions. Je commence déjà avec l'introduction, qui s'est considérablement épaissie !

Oh, pourquoi mon pseudo ? Ah, tu sais donc que ce n'est pas mon nom ! 😉 Mh, pour plusieurs raisons, car c'est la version anglaise de l'adjectif « abdéritain », mais les deux principales tiendraient à cela :
1°) En anglais, l'adjectif renvoie à quelque chose de comique, de ridicule et d'assez absurde ; c'est tout moi, j'imagine !
2°) Un philosophe abdéritain célèbre était Démocrite, que la philosophie a consacré comme le « philosophe rieur », par opposition notamment au tragique et neurasthénique Héraclite. Bon, ce sont des visions de l'Ecole d'Athènes, et Héraclite ne s'est pas pour autant jeté, comme d'autres, dans un volcan, donc sa santé mentale n'était peut-être pas si dangereuse que ça... Enfin bref, « pour ce que rire est le propre de l'homme », il aurait été dommage de ne point en faire un bon « persona » !

Pour finir sur ma super biographie, non en effet, et ça personne ne le comprend vraiment, mais mon torrent scriptural apte aux discours pétris de manière bien emmerdante n'est absolument pas une recherche d'afféterie, d'orgueil ou de supériorité, mais, grosso modo, une disposition naturelle (même si des fréquentations livresques y ont contribué, vu que, tu le sauras désormais, je ne suis pas exactement né comme ça, donc il y a forcément un peu d'acquis) et l'amour de rotondités extra-ludiques. C'est drôle car souvent on me prête une vanité de classe, du genre bourgeois, ou plein de trucs de neurotypiques qui font que je serais imbuvable par artifice, mais rien n'est plus inexact, surtout pour le premier, car je suis bien plus proche biographiquement d'un Michel Onfray que d'un petit Sartre. Je ne réfléchis jamais, et c'est encore plus vrai quand j'écris ; c'est, comme dirait l'allemand, un « es gibt », voilà tout. Peut-être suis-je un Obélix tombé dans des psychotropes... mais comme j'évite toute thérapie, je ne saurai jamais !

Ah, d'après la mémoire du site mon arrivée date de fin 2018, et j'ai dû sévir un peu avant d'être quasi dormant l'année suivante, donc je ne suis pas non plus le plus vieil inscrit, mais je salue en pensée tous ceux que j'ai connus et dont certains passent peut-être encore (s'ils s'en souviennent, ils ne me liront pas ; oh, je pourrais même en dire du mal !)

Un compliment peut supposer des réactions définies, mais les causes peuvent rester floues. Si tu es dans l'embarras, pourquoi l'es-tu ? Par affinité avec celui qui a proféré le compliment, ou parce que tu es gênée de ne pouvoir dire que cette personne, si elle manifeste de l'intérêt à ton endroit, encourt une sérieuse déception ? Ce n'est qu'un exemple, mais les éléments psychologiques d'une conversation sont dans l'absolu très difficiles à prévoir, surtout avec un contexte très limité.

« Acroamatique » se dit en effet des enseignements oraux, mais plus spécifiquement de ceux qui étaient destinés à quelques initiés, d'où l'idée que cet humour serait plutôt exigeant de par ses formes et ses références. Si j'avais à donner un exemple dictionnairique, je préciserais : « les blagues sexuelles ne sont pas acroamatiques » ! D'une certaine manière, Bobby Lapointe est... très acroamatique, vu qu'il n'est pas toujours aisé de saisir tous ses jeux de mots, surtout du premier coup. Je l'apprécie en effet bien, comme tous ceux qui ont assez d'esprit pour être hétérodoxes.
D'ailleurs, toi qui as compris l'idée de la « côte de boeuf », tu mesures bien qu'au fond ce serait presque un pléonasme, car tout humour est exigeant, même quand il s'appuie sur des situations ou des éléments non-verbaux. D'un point de vue autistique, c'est même un raffinement souvent délicat, même si cela n'empêche pas de développer d'autres complicités linguistiques ou thématiques.


Merci en tout cas pour tes références, dans ce dernier post et dans les autres ; j'irai en voir quelques unes plus en détails ! Cependant, quand tu dis que les jeux de mots restent souvent personnels, tu vois que les artistes te donnent tort : ils peuvent et doivent justement être partagés, car c'est l'essence même du jeu que d'inclure d'autres joueurs, et des salons du XVIIIe aux « chats » modernes (je ne parle pas là des animaux), le jeu de mots a encore sa place, et il est même difficile, pour peu que l'on réfléchisse un peu à ce que l'on écrit, de manquer des liens lexicaux, des digressions ou des effets phoniques. Là, pour rester sérieux, je vais m'en abstenir, mais on pourrait bien en concevoir, quitte même à pratiquer la méthode S+7, qui est aussi un jeu... sur les mots. Mais là, je te l'accorde, le sens devient plus opaque !
Malgré ces opacités lexicales éventuelles, je suis heureux de voir que mes suites presque inintelligibles complètent bien ta pensée et résonnent en toi !
C'était l'objectif du dictionnaire de l'Académie que de fournir des définitions claires et fonctionnelles aux mots les plus simples. Il y a assurément beaucoup de philosophie et d'efforts dans la définition de tels termes, justement parce que cela suppose aussi de lever le voile d'une culture pour tenter de localiser les tout premiers items d'une pensée, d'une langue, et c'est une excavation souvent très délicate et généralement un circuit clos, d'où le défi de ne pas tomber dans des renvois incessants. Je plussoie donc !

Alors comme ça tu embrasses la carrière RH par amour des individus ? Est-ce cependant la véritable philosophie de la RH ? Je ne voudrais pas paraître béotien, mais pas mal de (grands) groupes ont des gestions du personnel particulièrement... maladroites, pour rester dans l'euphémisme. Et s'il fallait affronter tes conflits psychiques, pourquoi ne pas faire carrément Psychologie, avec maints débouchés résolument plus adjuvants et humains ?
Et à ton avis, pourquoi tant d'« egos » dans ce cursus ?

Voilà qui clôt la première partie ; prends le temps que tu voudras pour y répondre, et je traiterai la suite prochainement et dans l'intervalle.

Abderianle 22 juillet 2020 à 21:49

Partie II (Acte 1) 😜

A-1°) C'était je crois l'idée du 5e élément (le film) d'utiliser toutes les ressources de son cerveau en même temps... Mais s'il fallait saturer tous ses sens en même temps, je doute que notre conscience soit même capable de gérer toutes ces informations. Mais que t'apporte la capacité à émouvoir presque tous tes sens dans ton bain ? Ne suffit-il pas d'une détente agréable et d'une kyrielle de plaisirs distinguant un à un (ou presque) les sens ? Pourquoi chercher ce que notre corps ne fait pas spontanément ? Même les enfants ne semblent pas si aptes à mobiliser tous les stimuli d'un seul coup.
Et puis, tiens, imagine-toi dans une prairie, en été, sans moustique, les herbes hautes caressant jusqu'à tes cuisses et le vent drapant le reste de ton corps. N'y a-t-il pas suffisamment à tirer là du toucher sans avoir en plus à reluquer intensément l'horizon, à ouvrir la bouche (gare aux mouches) et à capter l'infime bruissement des pétales ? Mis en scène dans un film, l'actrice aurait plutôt l'air comique !
Sur la question organique, oui, d'autant que certains y cherchent aussi des manières de se guérir, ou, plus fréquemment, à gérer le « stress ». C'est là peut-être une conscience utile et réflexive, et peut-être plus accessible.

Sur la question de l'odeur d'une poubelle, mh, je suis plutôt partagé. Un effet de la culture, vraiment ? J'ai eu un chien qui les adorait, et nous, nous n'aimions pas tellement son haleine après coup, surtout qu'à ce plaisir-là il y mêlait une coprophagie patentée. Aurais-je dû tenter un French kiss régulier (bon, j'y aurais beaucoup perdu, la gueule de ce brave Staffy était plus large que la mienne, moi qu'on dit pourtant parfois grande gueule...!) ? J'en doute. Je vois ça plutôt comme une stratégie génétique optimale : si des ancêtres câblés pour aimer les déchets ou les cadavres ont existé, ils ont probablement eu moins d'opportunité reproductive à cause de méchantes nécroses et autres pathologies de ce genre. Ergo, si mon arrière-arrière-arrière....-grand-père a survécu en ce temps-là, c'est peut-être parce qu'il a vu les quelques lurons bestiaux s'éjouir dans ces choses-là, et, assez répugné, a déclaré en agitant son gourdin quelque chose comme « Si vous voulez assurer le futur de notre espèce déjà amplement menacée par tous les animaux sauvages autour de nous, vous feriez mieux d'arrêter de vous lancer du caca à la face et d'aller faire comme moi vos besoins loin de notre territoire pour éviter d'attirer les prédateurs et les mouches qui avarient notre nourriture ! ». A l'époque, ça devait être un... truc guttural genre vieux norrois ? (je pense que mes ancêtres n'avaient pas perdu l'nord !)

Cela n'a peut-être rien à voir avec la discussion, mais, jeune, j'étais très angoissé par les poignées de porte, ne sachant jamais trop dans quel sens allait le battant. Et un jour où l'une d'elle a accroché une des bretelles de mon sac à dos, j'ai eu à souffrir d'une mauvaise expérience sociale. Et puis, je ne suis pas le seul à avoir eu le coude ou le bras endolori par ces sales appendices, non ? Alors, la poignée de porte comme objet neutre, je me méfie. Autant me dire que le téléphone est un objet neutre. Ou... tiens, des socquettes. Pas du tout neutre, une paire de socquettes.

Pour le reste de ton inventaire, je prends bonne note des remarques et de tes positions, et n'ai rien à ajouter de particulier, n'étant pas en désaccord avec ce que tu as énoncé ! 😄

B°) Ah, je parlais de « l'état d'être », et non de l'État (car le second doit officiellement prendre une majuscule, comme le truc au-dessus des hommes, vois-tu, genre « Dieu » par exemple).

D°) Bravo pour ta mitigation dans des soirées pizzas. Jeune, j'en eus peu (une amie cuisinait des trucs originaux, et c'était bien plus intéressant !), et c'était toujours soft drinks. Jamais trop saisi le truc de la bière et de l'alcool pour faire la fête : s'il faut une substance pour s'amuser, c'est que l'on n'a pas envie de s'amuser, non ? Comme s'il faut une substance pour se maintenir éveillé, c'est qu'on ferait mieux d'aller dormir, non ?
Tu pourras peut-être m'éclairer là-dessus !

Il y a six ans en arrière, j'étais à peine né ! 😄 Non, c'est sûr que l'on est différent, mais je ne sais si c'est parce que l'on a refusé le dolorisme de relations adversatives ou si c'est pour d'autres causes... Je constate cependant avec toujours beaucoup de fascination que tous les atypiques ici peuvent bien reprocher aux autres des exclusions et des marginalités, cela n'empêche quasi jamais de reproduire ce même phénomène, y compris entre gens théoriquement plus proches. On ne saurait éviter le syndrome « j'te piffe pas et chais pas pourquoi », de même qu'un abord sans préjugé, sans se sentir à l'aise ou non, sans une certaine physicalité, c'est impossible. Un échange n'est jamais marqué du sceau de l'innocuité, et sauf à faire preuve de « Compassion » et de tenir tous les individus pour des Êtres, on est généralement en mal, au quotidien, de ne pas tomber dans les travers de préjugés hâtifs.
Pourquoi suis-je sans groupe ? Mh... parce que si je devais y être, il faudrait me taire, et que me taire est impossible ? 😄
Non, je plaisante (et j'explicite). Là, tout de suite, la bonne réponse serait « je suis à la campagne ». Après, on pourrait me faire ployer sous une longue liste d'actes inaboutis et d'évitements sociaux, mais il ne semble plus en témoigner, donc j'imagine que cela vient surtout du fait que des groupes spontanés en-dehors du travail sont une chose rare et de toute façon éphémère. Ou peut-être que ce genre de truc n'apparaît, comme Batman, que la nuit, au moment où je me concentre sur ma corporéité endormie ?

As-tu des exemples de débordements émotionnels absolument gênants pour autrui ? Je m'étonne de ce que les autres aient à ignorer un appel individuel... sauf si tu leur gueules copieusement dessus !

E°) Pour inventer des phobies, la recette n'est pas compliquée : tu relèves les noms dans un dictionnaire de grec, tu modifies un peu la fin façon désinence et tu y accoles le suffixe qu'il faut. On peut ainsi avoir « peur des pantoufles » ou « peur des charrettes » (pensée à Monsieur Curie).

F°) As-tu essayé de lutter contre cette obsession de la perfection ? Comment ? As-tu l'impression de t'être améliorée en la matière (c'est-à-dire, d'être... plus parfaite dans l'imperfection?!).
Sinon, analyse juste et intéressante de l'art et des émotions, bravo ! Et merci d'en avoir pris le temps.

Les derniers points (G... et suivant) feront l'objet d'une dernière partie !

Maele 24 juillet 2020 à 16:48

Bienvenue quelle belle présentation 😄

Lelunele 27 juillet 2020 à 11:59

@Mae Merci ! 😄



@Abderian C'est intéressant, je ne connais rien des abdéritains ni de Démocrite. Ne sachant que répondre de plus à ce sujet (n'ayant pas la culture nécessaire) je m'arrête là ^^

Comme dit plus tôt, ça m'étonne, car tu l'expliques toi même un champ lexical avec autant de références ne peut être inné, mais je comprend dans le sens où il m'est extrêmement difficile d'écrire autrement que comme j'écris.

i) "Je ne réfléchis jamais" qu'est ce que réfléchir ? Es-tu sûr que tu ne réfléchis jamais ou peut être réfléchis tu constamment ?

ii) Si "on" attribue cela à des neurotypiques d'après toi qu'est ce qu' "on" attribue aux personnes atteints d'autisme ? Pareillement "d'un point de vue autistique" cela veut dire quoi ? C'est comme si je disais "d'un point de vue de blonde".

iii) Ha oui le site est en fait assez "vieux", je ne sais pas pourquoi j'avais compris cela. Il y a "Atypikoo" qui est nouveau et se dit être le seul dans son genre, je pense que c'est ça qui m'a induit en erreur. Qu'est-ce qui t'a fait revenir dessus ?

iv) Pour comprendre quelqu'un la seule solution c'est de dialoguer, mais faut il encore que le dialogue soit volontaire (et honnête) des deux côtés. Cependant à force de dialoguer (ou en étant soi-même une personne gênée par les compliments) il est possible de définir plusieurs possibilités qui sont potentiellement la cause d'un embarra.
Beaucoup de personnes refusent les compliments car elles n'y croient pas ("il veut quoi en échange ?" "ha il pense ça mais il se trompe, en vrai je suis [un truc pas cool]") en fait c'est difficile d'accepter un compliment, ça demande de s'aimer.
Mais même si la personne accepte il peut arriver de ne pas savoir quoi répondre parce que, parfois, dire "merci" semble bizarre.
J'ai un collègue de travail qui aime beaucoup les compliments sauf que quand on répond "merci" il ne s'arrête pas, il renchérit et dit "non mais je le pense vraiment tu es [compliment + fort que le précédent]" à ce moment je ne sais plus quoi répondre "haha merci merci" sonnerait prétentieux (une non réponse étant une réponse je m'en sors mais ça donne un exemple concret).
Et il y a plusieurs sorte de compliment et cela dépend de la relation, admettons qu'un "tu as un beau cul" peut mériter une baffe s'il est dit de ton supérieur hiérarchique (baffe qu'on ne donnerait souvent pas à un supérieur hiérarchique de par sa position justement), dans un autre contexte venant d'un conjoint ça peut sembler beaucoup plus acceptable.

Les éléments psychologiques d'une conversation sont en effet très difficiles à prévoir, et dépendent du contexte, ils n'en sont pas moins extrêmement intéressants, non ?

v) Cela donne matière à réflexion sur ma vision des jeux de mots. Je crois que tout simplement comme la plupart des choses l'expérience m'a appris que seul c'est plus facile, mais la facilité n'est pas forcément signe de meilleur.

vi) "la méthode S+7" je ne connaissais pas (je connaissais l'oulipo mais pas S+7), merci !

vii) J'ai l'impression de l'avoir déjà dit sur le forum, je voulais copier coller mais ne retrouve nul part ! La première chose qu'on apprend c'est qu'il faut considérer un employé comme un client. Ainsi en effet ce n'est pas la véritable philosophie du métier de RH, même si, parmis la foule on trouve de belles personnes.
Je ne sais pas si ce n'est qu'une belle facette (ne connaissant personne y travaillant) mais voici en exemple une entreprise dont on m'a parlé qui pourrait éventuellement te montrer, parfois y'a pas qu'des cons : https://www.avencod.fr/

viii) Petite je ne considérais pas vraiment la psychologie comme un travail, seulement comme un tas d'individu désirant résoudre leurs propres conflits. J'ai voulu partir dans l'art, mauvaise idée, l'art ce n'est pas monnayable. Tout comme, l'amour des individus n'est pas monnayable, ni l'amour de la planète. C'est ennuyeux, je dois me résoudre à faire un travail monnayable, j'ai besoin de me nourrir, ha si seulement nous n'étions qu'âme sans corps. Bon je pourrais retourner ma veste une énième fois et changer de cursus mais j'arriverai, j'en suis sûre, au même résultat partout, 7 ans d'études après le bac et seulement un BTS en poche, ça commence à être compliqué.

ix) "pourquoi tant d'« egos » dans ce cursus ?" Quel cursus n'en a pas ? Les métiers de l'artisanat peut-être ? Ils sont rabaissés par une vision sociétale totalement erronée (oui plombier, peintre en bâtiment, ébéniste, boulanger etc. sont des métiers nobles). Et encore, certainement qu'un fleuriste spécialisé dans les mariages de luxes doit avoir un certain ego.

A-1°) La capacité à émouvoir presque tous tes sens (le bain n'étant qu'un exemple), c'est le sentiment de paix et de plénitude je dirais. On peut contester cette source mais j'ai apprécié son étude, quand il explique à 39 minutes 18 secondes, dans cette vidéo : voir la vidéo , j'avais l'impression que c'était de cela qu'il parlait en un sens.
Se concentrer sur un seul sens peut être plaisant oui, suffisant aussi, est-ce une raison pour s'arrêter là ? Pourquoi chercher ce que notre corps ne fait pas spontanément ? Par plaisir ? Par curiosité ? Par envie de performance aussi peut être, l'Homme n'est il pas mue par une envie de dépassement de soi ? M'enfin le dépassement de moi je dois dire, moyen moyen. Cependant il paraît que le bonheur réside à l'extérieur de sa zone de confort, dans la découverte. Avoir le permis c'était bien galère, mais maintenant c'est tous les jours que j'en profite.
La question "pourquoi" est souvent source d'une réponse qui n'existe pas, pourquoi j'aime, pourquoi je vie, pourquoi je pense, pourquoi pourquoi pourquoi ? Parce que. On peut trouver des raisons à tout, il restera une part de magie, une part de "bah c'est la vie quoi".
Je te rejoins sur le fait qu'on a certaines choses qui nous sont naturelles et donc il vaut mieux les garder. La réflexion sur la poubelle est un jeu d'esprit qui peut être amusant mais dont il ne faut absolument pas abuser, je parlais de la folie mais la survie aussi bien sûr. Si je pense que je peux voler en marchant et que je passe ma fenêtre (histoire véridique d'un proche d'une connaissance), ma survie ne sera pas très longue.
Cela a tout à fait à voir avec la discussion et signifie que, te concernant, les poignées de porte sont un très mauvais exemple pour commencer cette pratique. Toi seul sait quel objets est assez neutre pour satisfaire l'exercice.

B°) En fait, tu me demandes si je penses qu'être zébre c'est une tare ou un don ?
Au risque de te décevoir, après y avoir mûrement réfléchi dans tous les sens (en étant passé par des phases "je suis peut être un zèbre"; "je suis peut être en déficience intellectuelle" puis "je suis peut être tout simplement dans la norme" ça fait beaucoup de "je suis" tout ça) ni l'un ni l'autre.
Chaque individu a ses points forts et faibles. D'autant plus que les points forts en questions peuvent variés dans une même catégorie, un zèbre peut être particulièrement doué en calcul mental et un autre pas vraiment.
Mon avis est que la norme n'existe pas si l'on regarde les individus un à un et que faire des catégorisations amène forcément à des erreures. J'ai en horreur les généralisations, même si j'ai compris que pour communiquer on est obligé d'en faire (et j'en fais, souvent même s'en m'en apercevoir). "Les hommes aiment" "Les femmes veulent" "les personnes âgés ont besoins de" etc. il y aura toujours toujours une personne qui ne correspondra pas à la phrase et pourtant rentrant dans la case désignée.
Maintenant, parfois, cela peut être pratique de savoir dans quelle case on rentre le mieux, pour trouver un groupe, ou aussi pour trouver des solutions à certains de nos problèmes (problèmes vécu par d'autre, ainsi j'essaye d'aider mon amie atteint d'endométriose à trouver un groupe de personnes ayant ce problème, car l'expérience des autres peut être un vrai atout).
Et puis il faut admettre que c'est fatiguant d'éviter les généralisations, ainsi je reconnais manquer d'affection pour certaines catégories et faire moins d'effort à leur égard que je ne le devrais ( [attention humour] tout individu portant des claquettes chaussettes, casquette à l'envers, écoutant du Aya Nakamura à un volume sonore dépassant le cri d'un cochon qu'on égorge, peut être assez rapidement éliminé).
En espérant t'avoir répondu ? Et toi ?

D-1°) Je plussoie le fait de s'amuser au naturel. Cependant l'alcool a ça qu'il simplifie l'esprit. Plus jeune je ne comprenais absolument pas mais j'avais l'alcool triste (d'autres diront que ce n'était pas l'alcool qui était triste et qui saurait leur donner tort). J'ai découvert qu'avec une simple bière mon esprit tourne au ralentit et ... c'est agréable. Je suis très sujette aux drogues et bénéficier d'une drogue légale c'est bien pratique, mais il faut faire attention à ne pas devenir addicte là est tout l'art. On s'échappe du monde. L'alcool modifie les limites de la norme, dans un monde où à cause d'elle on s'isole, l'utilisation d'alcool pour se rapprocher paraît donc normal. Je ne pense pas qu'on ait besoin d'alcool pour s'amuser, ce n'est qu'un prétexte pour ne plus avoir peur d'être soi, le lendemain si on a fait quelque chose qui pourrait sembler étrange se sera facile "c'est à cause de l'alcool", sous son emprise on "n'est plus soit" c'est ce que disent les gens, car on n'a plus le contrôle sur notre masque habituel, en réalité on est "vraiment soit" (parfois être soit c'est pas beau à voir c'est clair). Il me semble qu'il est bien de savoir s'amuser avec et sans, trouver des gens avec lesquels l'alcool n'est pas nécessaire est intéressant, le tout est de savoir est-ce qu'on porte encore un masque avec ces personnes ? Je pense que oui, car on n'enlève jamais le masque, même seule on se cache son propre self parce qu'il y a trop de choses qui nous déplaisent.

D-2°) "on a refusé le dolorisme de relations adversatives", peux tu éclairer ce point, tu dis qu'on a refusé la douleur des relations avec des personnes différentes de nous même ?
On en revient aux catégorisations, je n'ai pas trouvé de solution à ce problème, car s'il est là c'est parce qu'il a aussi besoin de l'être. Mais c'est ce même problème qui crée les préjugés et le racisme, c'est ennuyeu. Et oui une minorité aura souvent une haine assez forte pour son "agresseur", ainsi qui reprocherait à ma tante homosexuelle et noir de peau d'être raciste envers "tous les blancs" qui lui ont pourri la vie ? Je pense qu'elle ne s'auto-aide pas mais la psyché est vite comprises, "les blancs m'ont fait souffrir => les blancs sont des connards" bah non, "des blancs", "certains blancs" peut être même "une majorité de blancs" mais dans les personnes de couleurs il y a aussi des connards et des bonnes personnes... Tout le monde fait ce genre de choses, c'est naturel.
Accords toltèques "ne prend rien personnellement", il s'applique aussi à soi même, en ce sens que lorsque l'on juge quelqu'un, c'est soi même que l'on juge. Et même sur un forum à l'écrit lorsque tel ou tel personne peut me sembler moins ou plus intéressante et bien ce sera toujours en rapport avec mes propres jugement de valeur.
En avoir conscience est certainement déjà un pas en avant... On gardera à l'esprit le 4éme accord "fait de ton mieux" (à noter que si tu connais il existe maintenant un 5éme accord).

"Exemples de débordements émotionnels absolument gênants pour autrui" assez difficile à expliquer de mon point de vue, je ressens mes émotions de l'intérieur donc j'ai du mal à savoir ce que cela fait aux autres mais globalement se mettre à pleurer sur son lieu de travail n'est pas considéré comme "normal". Par du principe qu'autrui a peur de tout ce qu'il ne comprend pas et il semblerait qu'il comprenne très rarements mes émotions. Depuis que j'ai découvert le MBTI j'ai découvert que c'était quelque chose de communs à la plupart des Fi-dom ou Fi-aux (ESFP, ENFP, ISFP, INFP), ça m'a fait bizarre il semblerait que je n'en ai pas vraiment rencontré dans ma vie, j'avais l'impression que ma famille et moi même étions des extraterrestres à ce niveau.

Concrètement penses à une situation où quelqu'un a une émotion très forte (du style impossible de ne pas voir l'émotion), peu importe colère/tristesse/dégoût/peur/joie/surprise, tu ne sais pas d'où vient cette émotion, en général soit tu veux aider la personne mais n'a aucune idée de comment faire soit tu es dérangé par le fait que toi même tu n'aies plus la place pour tes propres émotions (ouaip jprend beaucoup de place). J'ai pris conscience que je n'aide pas forcément les autres car moi même il m'arrive de ne pas savoir, si je ne sais pas ils peuvent difficilement eux me comprendre.
J'ai eu un vrai choc quand j'ai fait le théâtre forum, la coach m'a regardée à la fin et m'a dit droit dans les yeux "là ce que tu ressens, c'est de la colère", je ne le savais pas j'étais juste un boule d'émotion prête à exploser, cette simple phrase m'a calmé "ha oui, tient, c'est donc ça la colère". Je pense qu'elle le sait, elle aura changé ma vie de par cette simple phrase.

E°) N'as tu peur de rien ?

F°) Je dirais que le processus est en cours, mais qu'il est loin d'être parfait 😜

Conclusion : Je me vois dans l'obligation de souligner que ce genre de référence ne me plait pas. La fidélité est une valeur extrêmement importante pour moi et mes limites sont bien plus fermes que celles de la norme. De ce fait, peux tu expliciter ce que tu attends de nos échanges ? Comme dit plus tôt, je reste septique quant à l'amitié homme femme, je ne connais pas ton avis sur la question.

PS : On dira merci à mon patron qui ne m'a donné strictement aucune tâche de la matinée 😂

Abderianle 28 juillet 2020 à 07:32

@Lelune

Oui, un champ lexical n'est pas inné, mais les habitudes font les hommes. J'ai notamment le défaut (enfin, surtout dans ma prime jeunesse) d'être ce que je lis ou ce que j'apprends, si bien que je pourrais dire en quelque sorte que « la matière de mon monde est la matière de ma curiosité ». Une sorte de... Zerg ontologique, probablement ! 😄 Du coup, ce n'est pas le poids de mon innéisme qui m'encombre mais toutes mes heures passées à sillonner des contrées imaginaires ou textuelles. Tu comprends donc aisément que j'ai pris soin d'éviter la littérature jeunesse où l'on suivait les tribulations d'une petite cuillère ou d'un torchon : mes expériences auraient dépassé la mesure de la santé mentale ordinairement constituée !

i) Non, je ne réfléchis pas, ou pour reprendre tes termes, j'adorerais vivre l'expérience de quelqu'un qui réfléchit, car pour moi la réflexion est la tentative volontaire et consciente de combiner différents éléments. Certes, on peut avoir une strate inconsciente, mais elle est assez peut pertinente, car si je dois faire une pause pour m'interroger sur ce que je vais t'écrire, et si c'est mon inconscient qui fait le travail, cela revient au même que de ne point réfléchir, car je n'aurais pas accès à une sélection explicite des différentes virtualités de ma pensée. En fait, quand je ne sais ce que je vais écrire, je m'arrête une brève poignée de secondes, j'écoute ce qui vient, et quand la chose est précise, le flot reprend. On pourrait me tenir pour schizo (je veux cependant rester modeste et penser que ce n'est là qu'une de mes nombreuses pathologies), mais... je ne saurais vraiment réfléchir à la question ! 😄

II) Pour ton deuxième paragraphe, je me cite, par clarté :

"D'ailleurs, toi qui as compris l'idée de la « côte de boeuf », tu mesures bien qu'au fond ce serait presque un pléonasme, car tout humour est exigeant, même quand il s'appuie sur des situations ou des éléments non-verbaux. D'un point de vue autistique, c'est même un raffinement souvent délicat, même si cela n'empêche pas de développer d'autres complicités linguistiques ou thématiques."

« D'un point de vue autistique » suppose de ne pas comprendre les éléments purement sociaux, les implicites, les conventions et usages ou les choses de ce genre. Ergo, non, ce n'est pas la même chose que « du point de vue d'une blonde » (sauf si tu certifies par là que les blondes en ont moins), ou, pour ne pas être sexiste, « du point de vue d'une femme » (notez que la connotation « du point de vue d'un homme » est tout de suite plus salace... preuve que la langue est bien fasciste, pour reprendre la phrase célèbre !). Bref, les deux derniers exemples sont des cas où une personne avec autisme aurait plus de difficultés à saisir l'implicite, ou la référence du pronom « en » dans le propos sur la blonde. Un fonctionnement cérébral et une disposition physique ne jouent pas de la même façon sur la compréhension des échanges.
Et pour finir sur ta première question, si la référence à la viande était potentiellement grivoise, cela signifie que pour une personne avec autisme le côté appétant pourrait être manifeste, et c'est au fond dire un peu la même chose mais avec plus de raffinement et sans tomber en-dessous de la ceinture. Si tu suis donc mon raisonnement, tu comprendras qu'à mes yeux le second camp emporte mes faveurs, puisque les développements peuvent y être plus longs et moins convenus, voire banals.


III) Pourquoi suis-je revenu ? Modestement... comme Zorro ? Non, parce que le chef de clique m'a rappelé, me sommant d'élever un peu le niveau et m'implorant de redonner souffle et vie à la communauté. Comment, atteint du syndrome du sauveur, aurais-je pu refuser ?
(Tiens, par exemple, cette forme d'humour passe très mal en société, parce que les gens sont frustrés de ne pas avoir réponse à leur question, et j'ai mis de longues années à le comprendre, surtout que la règle est aussi vraie à l'écrit).
Bref, pour être sérieux, Aurel m'a en effet relancé, et, ou nostalgique, ou indolent, ou toujours curieux, je suis revenu voir à quel point ce beau projet avait grandi, et quelles nobles âmes en quête de lanternes sillonnaient ces sentiers de la pensée (et comme j'réfléchis pas, vlan ! chuis là).

IV) Bonne analyse du compliment. Moi-même avoue ne pas trop savoir ce qu'on peut dire, car même sans préjuger d'une finalité obscure (en fait ça ne m'était pas venu à l'esprit), un compliment, s'il est juste, énonce un fait, donc dire « ah qu'est-ce que tu es grande gueule ! » (sic 😄) serait un peu comme dire « une machine à café se trouve là derrière la plante, à côté de la fenêtre ». J'aurais des choses à dire sur l'objet, mais non sur le fait spatial. Peut-être le compliment est-il une sorte d'observation astronomique... !

VII) C'est amusant, sur le site auquel tu fais référence ils parlent de personnes issues de la « neurodiversité », et le terme m'étonne quelque peu : ne sommes-nous pas tous neuronalement divers, même à CSP comparable ? Qu'en penses-tu, @Lelune ? Surtout que cela peut aussi revenir à une exploitation managériale des gens les plus compétents, toujours dans l'optique d'optimiser les profits, surtout si par exemple les personnes avec autisme peuvent être généralement tenues pour sincères, assez obéissants et peu syndicalisés. Mais peut-être suis-je trop méfiant quant au capitalisme et à tout ce qui fonctionne au travers de ce modèle « humain ».

VIII) La psychologie me semble souvent beaucoup plus gênante qu'intéressante. Quitte à faire de la stratégie ou de la lecture de pensées, je préfère encore les échecs, et, au moins, si je perds, je comprends pourquoi. Avec les variables complexes des vécus et habitudes de chacun, en général la meilleure façon de s'en sortir est de rester dans des généralités. Mais cela me conduit avec l'âge à vouloir monter un club du genre « Si t'en as marre de parler du temps qu'il fait une dizaine de fois par jour, signe ici ! ». Pour être moins insérieux, disons que les jeux et les complicités se font semble-t-il toujours sans les épaisseurs relationnelles, donc pour qui n'est ni fan ni très compétent en management, ce sont plus des obstacles que des plaisirs (cela reste cependant le fond de commerce des Marivaux et autres comédies). Dirais-tu par exemple que nos échanges reposent sur un fond psychologie ? Pourquoi ? Et si oui, lequel serait-il ?

Je pensais refaire un petit S+7 sur le forum, une idée m'étant venue ; tu verras ce que ça donne, mais je regrette qu'il n'y ait pas plus d'amateurs !

Ton parcours touche-à-tout et un peu chaotique de l'après-Bac est de ce que j'en vois chose assez commune ici. Je ne veux pas présager, mais tu risques bien d'évoluer voire de revirer dans ta carrière, comme beaucoup d'autres également, zèbres ou pas, d'ailleurs.

IX) Ah, tu as raison, beaucoup de cursus ont des egos, mais peut-être y a-t-il des variations, car j'imagine mal un mec en cravate me dire « Attends p'tit Abderian, toi tu fais des poèmes sur des nounours sur un forum de gens bizarres, ok, mais moi je manage des gens, tu vois ? Donc ravale tes rimes, on joue pas dans la même cour ».
Mh... manager des gens ? Même notre cher président « manage » des gens. Tiens, tu voudrais pas lui donner quelques tuyaux RH, @Lelune ?


A-1°) En fait, pourquoi voudrais-tu te dépasser ? Es-tu comme les sportifs, à vouloir améliorer tes performances ? Pourquoi ne pas te contenter, librement, de ce que tu es, et profiter de tes qualités et de tes défauts ? D'autant qu'au fond, ce sont les autres qui pâtissent des défauts, donc un peu d'égoïsme et voilà l'affaire ficelée ! Et tu dois le savoir, trop se soucier des autres est mauvais pour soi et pour sa confiance en soi : alors franchement, pourquoi s'obstiner à tendre vers une perfection inatteignable ?

B°) Ta réponse sur le fait qu'être zèbre soit ou non une tare ne me déçoit pas du tout, et j'en suis parvenu à la même conclusion ! Seulement, je dirais que dans les solutions courantes, avoir un profil Asperger, Hp ou des mélanges trans-catégoriels peut être plus rébarbatif et handicapant que d'autres profils plus proches de la norme. Cependant, j'imagine que l'on n'est pas les plus à plaindre : des bipolaires ou des schizophrènes peuvent sérieusement pâtir de leurs états variables. Et cela n'exclut pas non plus de cumuler les plaisirs... en étant autiste tendance hp bipolaire et schizo. Les catégories deviennent sévèrement douloureuses dans ces cas-là, mais, les patients le reconnaissent souvent, apposer un nom sur ses problèmes aide vraiment à la psychologie de la guérison. Chacun gérera son trouble en fonction de ce qu'il est, mais je pense que cela reste quand même une donnée à considérer, et les témoignages d'HP révélés tardivement le confirment. Est-ce que leur vie aurait été meilleure avec un diagnostic plus précoce ? Peut-être pas, mais ils auraient déjà su que ce n'était pas exactement « eux » le problème, dans le sens où ce n'était pas volontaire. Et être atypique n'est bien sûr, contrairement à ce que vous pourriez y comprendre, pas une pathologie en soi, mais cela l'est si l'on est sans cesse frustré et heurté par ce que l'on fait, sans saisir les causes véritables de ces schémas répétitifs (une personne avec autisme qui est seule et sans aucun contact est une personne normale ; l'enfer c'est donc bien les autres !). Ainsi, peut-être une situation claire permet-elle d'atteindre cette synthèse, du moins pour ceux qui se révèlent être en souffrance, car, ne l'oublions pas, il y a des atypiques heureux et probablement tout à fait inconscients de leur état, car ceux-là n'ont pas eu le milieu ou des situations réfractaires à leur personne. Ou, inconsciemment, ils ont réussi à composer.

D-1°) Comment tient-on encore un « masque » avec l'alcool ? Je croyais que si l'on se désinhibait un peu, on pouvait avoir à mieux se confier, s'amuser ou mettre le surmoi à la niche ? (Un plaisantin dirait qu'avec le coronavirus c'est encore plus dur de boire et d'être masqué, mais bon, passons)

D-2°) Par cette expression, j'entendais (probablement ! 😄) que l'on s'est coupé du monde, que l'on a voulu éviter les relations inutilement pénibles, nuisibles ou douloureuses avec des personnes en effet différentes de ce que l'on est. Et tu as raison, c'est un retour aux catégorisations, mais comme je le disais, à partir du moment où l'on est renvoyé à nos différences, il est difficile de ne pas les essentialiser. C'est un peu comme d'être Noir parmi des Blancs, si tous les Blancs vous font des remarques, aimables ou non, sur votre couleur de peau. A la fin, ou même assez vite, c'est dur d'aller vers les autres en escamotant ce qui vous semble pourtant trivial. Et cela fonctionne avec beaucoup d'autres « catégories » tant qu'elles induisent un regard différent. Donc ton analogie avec le racisme est sensée, et peut encore être élargie.
Ton exemple est vrai : dans au moins quelques pays africains les homosexuels sont très mal perçus et souvent condamnés à d'horribles peines. Ta tante aurait-elle vécu là-bas que sa haine aurait été dirigée à l'endroit d'autres formes de catégories humaines, mais voilà, on aime ou hait les gens de son milieu. Sauf les stars, que certains se prennent à aimer justement pour la distance entre eux et leurs idoles, mais c'est un autre sujet.
Même le Dalaï Lama ne saurait être soustrait à une approbation fonction de ses valeurs. Il peut bien comprendre pourquoi untel écraserait un moustique ou lancerait des blagues inadaptées en société, mais il ne saurait le cautionner. La morale sociale est seulement la somme des désapprobations que chaque individu a l'habitude d'émettre, d'où la versatilité ou la grande variété des moeurs...

Intéressante analyse sur tes émotions... Et dis-moi, as-tu continué l'atelier théâtre ? Qu'as-tu pu développer après cette révélation, ou avant ?

E°) Des phobies ? Pas en tant que tel. On pourrait craindre ou se faire le reproche, comme Grand Corps Malade, d'un bon nombre d'actes manqués, comme dans sa chanson « J'ai oublié » (https://paroles2chansons.lemonde.fr/paroles-grand-corps-malade/paroles-j-ai-oublie.html), mais des frayeurs quant à des objets, non, ou pas à ma connaissance. Avant de commencer les gros travaux, forcément, la toute petite scie circulaire et son gros bruit peut un peu effrayer, mais quand tu utilises les disqueuses à béton, tu finis par trouver les araignées ou... les clowns franchement moins dangereux que ces électro-portatifs, qui peuvent aisément t'envoyer un doigt, une main, un bras ou une jambe un peu loin sur ton chantier. Et toi, par la même occasion, à l'hôpital. Ou ailleurs.
Surtout que certaines peurs, comme le « 666 » sont finalement assez culturelles, et les religions par exemple sont de grands centres de phobies, parce que c'est une manière efficace de contrôler les gens. Les politiques savent aussi le faire, même si les peurs collectives produisent des mouvements de panique qui sont généralement moins exploitables et peu profitables.
A utiliser avec modération, donc (mais Machiavel a déjà tout dit sur ce point).

G°) Le management connaît certes de nombreuses formes, mais je me désole malgré tout de son adossement quasi systématique au capitalisme. Regarde : même les « happy managers » ne s'intéressent pas aux gens en tant qu'êtres humains mais en tant que valeur productive. Même chose pour des personnes issues de la « neurodiversité ». Si l'on me prend dans une boîte pour mon profil atypique, est-ce pour moi, ce que je suis vraiment, ou pour des qualités génériques, pour une catégorie où n'importe quel autre individu ferait l'affaire ? Vois-tu, c'est ce passage d'échelle qui peut poser problème... même si, tu as raison, en donnant le meilleur de toi, et en te voyant refusé, tu peux penser qu'ils ne te valaient pas. Sauf que tu peux tomber sur un recruteur imbécile, qui a par ailleurs des connaissances très limitées sur les fonctions à remplir pour le poste concerné (j'avoue que déléguer ce genre de tâche m'étonne quand même un peu...).

I°), Oui, il s'agit d'intelligence spatiale. Mais là aussi c'est une question de pratique : tu passerais tes journées à tenter de t'échapper d'un camp de prisonniers, tu deviendrais aussi aguerrie. Imagine-toi à la taille d'un de tes chats : le mobilier devient tout de suite une aventure. Au fond, ils n'ont guère le choix d'être bons en la matière ! (comme nous à peu près pour maîtriser le langage... et notre langue maternelle, ou la numération).

Pratiques-tu alors la méditation, les promenades en forêt ou les fuites hors des villes ? (si du moins tu as de quoi le faire autour de chez toi)

Et, franchement, qu'est-ce qui t'empêche de te convertir au végétarisme ?


Enfin, au sujet de ton ultime remarque, je suis navré que la dernière ligne t'ait choquée, et, en l'écrivant, je me suis dit que je pouvais bien escamoter la lettre, vu qu'une tournure de type « l'alinéa... » faisait bien trop légaliste pour le contexte, mais le reste du propos ne me semblait justifier les connotations habituelles, et le rapprochement n'était ni motivé ni à dessein, d'autant que le « et suivant... » indiquait bien le principe de la liste. Mais que l'occasion me soit donnée de développer ma vision des choses et une réflexion sur ces rapports et les propos subséquemment acceptables, puisque tu me poses la question.
Tout d'abord, on ne saurait éviter, consciemment ou non, des références aux parties basses, et s'il fallait par exemple conserver la plus haute pruderie possible, des milliers de livres devraient être jetés au pilon. Ni la poésie ni la littérature, dans leur essence, ne sauraient absolument se construire sans une vision complète des rapports humains, mais cela ne signifie pas qu'il faille sans cesse y voir le l... mh, encore une autre, tiens ! Même les contes pour enfants devraient être prohibés, comme tu le constates (gare au loup!), et avec un esprit assez fin ou tordu, tu peux tout y mettre, du plus sensuel au plus « intellectuel ». Néanmoins, quand je vois toutes ces bonnes âmes qui se plaisent à lire Shakespeare, qui est un formidable auteur amphibologique et un pornocrate avéré, c'est, disons, ce qui me semble être le destin de nombreux textes : une légèreté et un rire qui s'étend dans toutes les directions, sans qu'il faille n'en voir qu'une ou ne désirer que le plus simple. Après, je ne tiens pas mes réponses ici pour des éléments littéraires, et, je le répète, rien dans le propos n'ambitionnait quelque inconvenance, car j'ose croire que s'il avait fallu le faire, j'aurais été plus subtil, même si, provocant par nature, j'apprécie souvent houspiller les consciences.
Ne mélange pas non plus ce que je peux dire et ce qu'il me faudrait viser au-delà car mettre du sérieux dans n'importe quelle boutade est une faute imputable au public et non au comédien (et de re-préciser que point de boutade ne s'y trouvait). Puisque tu entends par là que tout homme aurait des vues sur la chasteté (ou non) de chacun ou chacune, c'est soulever un élément qui peut être utile à la compréhension générale des relations interpersonnelles, notamment sur un forum. Premièrement, n'allons pas trop vite en besogne : à moins d'avoir, comme pour tout groupe, quelques âmes particulièrement obsédées, je vois fort mal comment un désir de ce genre pourrait naître sans les conditions réelles d'une rencontre (et ça pour les deux sexes, j'ose croire). Deuxièmement, ne prenons pas les plus mauvais des hommes pour les hommes en général (n'est-ce pas ce que tu disais, tantôt, des Blancs ?), et l'intérêt des uns ne heurte pas nécessairement le respect des autres : qu'un quidam ait des vues sur un individu ne suppose pas une obligation synallagmatique, voire unilatérale, de consommation (quelle périphrase !). Enfin, troisièmement, tenir tous les hommes pour n'être que des coureurs invétérés, qui iraient partout là où ils le pourraient, quand bien même ils n'en auraient ni l'envie ni vraiment le courage, ce serait avoir une bien mauvaise estime de cette partie-là de l'humanité. Après, je ne suis pas une femme, et j'ose croire qu'il peut bien y avoir de mauvais genres et de viles manières, et n'en ayant pas été victime, je ne pourrais affirmer, au nom justement de l'absence d'expérience extra-personnelle, que cette gente-là est toujours pleine d'élévation, mais quand bien même la chose serait sûre, il serait plus que maladroit de le préjuger de manière systématique, et malgré tes réserves, compréhensibles, tu as plus d'esprit qu'il n'en faut pour ne pas t'enfermer dans ces supputations. J'ajoute enfin un quatrième point, comme une méthode psychologique : il peut être très aisé pour quiconque qui aurait un esprit relativement alerte en matière de psychologie de voir le mal partout, mais une telle position ne mènerait qu'à peu de choses, non tant que les hommes, dans leur ensemble, soient des créatures subtiles, formidables et méritantes, mais parce qu'il y aurait là comme le revers de traditions déjà présentes dans d'autres contrées et ciblant l'autre genre, et qu'en conséquence je ne saurais qu'avoir la plus vive méfiance pour toute attitude qui privilégierait la séparation sur la juste compréhension (c'est probablement l'opposition moderne la plus fondamentale entre philosophie et théologie), surtout si une telle attitude venait de suite à cataloguer tout échange entre deux sexes opposés comme la volonté immédiate de consommer (ce serait alors comme entrer au supermarché et avoir à manger tout que l'on voit ou touche, ce qui est passablement ridicule et certainement au-dessus des forces de beaucoup). Enfin, je rappelle que ce forum, sans être la nouvelle Cythère, n'est pas non plus le Moulin Rouge, et sans parler pour mes pairs, j'ose croire qu'une discussion, une invitation ou une rencontre ne sont pas des conditions nécessaires et suffisantes pour tomber de suite dans des rages marquées du sceau de la vingt-quatrième lettre de l'alphabet. Et, si aucune partie schizophrénique de ma verve n'a eu d'irruptions incontrôlées, je ne crois ne t'avoir ni débauché par des invitations galantes, ni d'une quelconque manière par des attaques franches ou sournoises à l'endroit d'une quelconque vertu. Il serait donc d'usage de ne point trop mettre de diableries dans d'informelles causeries, si du moins les parties en présence peuvent s'entendre sur le fait que les idées priment et que le ton peut rester libre.

Lelunele 28 juillet 2020 à 15:42

@Abderian Ayant toujours peu de temps, je le prend pour répondre à la dernière partie. Je ne sais comment dire, c'est une forme de respect que j'ai à l'égard de nos échanges que de ne pas faire attendre pour ce sujet.

Tu auras compris, j'ai du mal avec les sous entendus et si quelque chose me dérange je n'ai (quasiment jamais) de peine à demander une mise au claire. Si sous entendu il y a je préfère largement qu'il soit entendu pour que chacun ait la responsabilité de ses choix. Parfois ça dérange, parce qu'un sous entendu est rarement fait pour être pleinement entendu, mais à chacun de savoir ce qu'il a envie de dire ou non. L'autre point étant qu'il est facile de se méprendre sur les sous entendus des autres alors que parfois il n'y avait que des entendus, ce qui semble t il vient d'arriver 😉 .

Je te rejoins sur l'idée que même les livres pour enfants foisonnent d'idées saugrenues, car de par la nature humaine il est assez impossible d'éviter certains sujets, tout comme les généralisations dirons-nous.

"Les hommes" est un de mes "les blancs" (toi qui connais les mots, existe-il un mot pour dire cela ?).
Trop d'expériences ont établit une méfiance (il y avait des indices "Me faire des amies"). J'aspire sincèrement à trouver des âmes libres (comme dit plus tôt, l'idée de sortir de ces catégories, "homme" / "femme", est pour moi un doux rêve) qui me prouveront mes tords, d'où le fait que je n'ai de problème à tenir cette discussion avec toi.
Ainsi "tu as plus d'esprit qu'il n'en faut pour ne pas t'enfermer dans ces supputations", je suis une humaine comme une autre, avec des biais et des défauts, j'essaye, c'est difficile. Il y a des choses contre lesquelles il faut lutter quotidiennement et parfois même l'envie n'est plus là, vu qu'au quotidien "des hommes" mais aussi "des femmes" ne cessent de prouver que la méfiance est de rigueur.

Eh oui, "des femmes" aussi, étonnamment une personne qui s'enflamme pour les femmes battues, les viols de femmes, la vision sociétale de la femme causant des anorexiques de 12 ans etc. a quasiment autant de soutient de ma part qu'une personne participant à l'événement, du simple fait que des hommes battues, violés ou anorexiques ont aussi une vie bien difficile. C'est stupide de se battre contre le genre, c'est contre l'acte qu'il faut se battre. L'autre jour à la radio "200 000 viols de femmes par jour, 46 000 d'hommes" on s'en fou qu'il y ait plus ou moins d'hommes (d'autant qu'il s'agit ici des chiffres déclarés ...) la question est ici de 246 000 viols point. Je parle de sujet qui sont fâcheux mais c'est pour exposer le fait qu'autant hommes et femmes ont leurs torts dans ces situation déplaisantes.

Pour ton 4 éme point, tu comprendras bien que j'ai conscience d'être sur un site "de rencontre" et si là où je suis claire avec mes propres intentions, il est préférable pour moi de savoir que les tiennes restent pures. Impossible de savoir la vérité des autres mais mon avis est que ce qui est important est l'intention, semble t il qu'ici l'intention étant d'échanger sur divers sujets avec parfois humour, parfois philosophie, est alors une intention qui me convient, en espérant que tu n'aies pas pris comme une insulte ma question.

Maintenant que les choses sont claires, à partir du moment où on n'y voit ici qu'un échange de pensées, retournons donc compter nos côtes de boeuf qui sautent par dessus des chats.

PS : Tu as ici un début de réponse quant à la question point "VIII)". Mais là où je connais une bonne partie de ma psyché je ne peux en dire autant de la tienne, je suis sûre que tu as tes "les blancs", comme tout Être.

Hatsale 28 juillet 2020 à 16:08

Je m'immisce dans la conversation juste parce que, outre certains arguments que je trouve parfois grossiers mais dont @Abderian a déjà largement disserté, je suis obligé de souligner que celui-ci "L'autre jour à la radio "200 000 viols de femmes par jour, 46 000 d'hommes" on s'en fou qu'il y ait plus ou moins d'hommes" est aussi un argumentation aritificeux, selon moi.
On s'en fout pas, je trouve, car il est intéressant d'un point de vue et sociétal et sociologique d'avoir les détails de ce genre de chiffre. Et là, je trouve, mais c'est très personnel, que les chiffres genrés sont intéressants.
Genrer l'amitié en revanche, je trouve cela inutile et fort dommage, c'est préjuger que parce que je suis de sexe féminin j'ai plus de possibles d'être susceptible d'être ton amie car je ne serais pas alors dans la séduction. Rien de logiquement implacable pour moi. Et tu peux passer à côté d'une personne exceptionnelle dans ta vie juste parce que tu l'as casée, du mot case, là où tu as jugé qu'elle devait être. C'est ce que j'appelle un "dommage" mais c'est mon point de vue. Et d'ailleurs, pour avoir bien lu vos échanges, je n'ai toujours pas compris pourquoi tu ne crois pas à l'amitié homme/femme même si j'ai compris le point de départ de ta réflexion.
Et d'autant que tu es en couple et que tu l'annonces d'emblée. Chacun le sait et l'a bien lu et le respecte quelle que soit la nature de son genre, je suppose, puisque nous sommes tous des gens bien ici, n'est-ce pas ? Et chaque personne ici émet d'ailleurs sur son profil s'il cherche des rencontres amoureuses, amicales ou les deux. À nous de lire. Parfois l'amitié peut cependant évoluer en relation intime. Grand bien fasse à ces amis donc.

Bon sur ce je sors et te souhaite la bienvenue.

Ah! Et pour ce qui est de l'intention, nous connaissons tous l'adage.

Abderianle 28 juillet 2020 à 21:56

@Lelune, merci pour ta réponse développée, et il me semble en effet que tu sois très... irritée par ce qu'on pourrait qualifier d'amalgame au sujet des hommes. Derrida disait que « les animaux » n'existaient pas, et on dirait la même chose des « Africains », des « Hommes », des « Courgettes » (chaque courgette est différente), des « Philosophes » ou « des personnes avec autisme ».

S'il me faut développer le versant plus positif de la situation, en accord avec @Hatsa, je pense qu'on peut mettre beaucoup de choses dans l'amitié, ou même dans la camaraderie. Si l'on me demande « as-tu jamais eu des amis ? » c'est un mot très compliqué dont le sens est très flottant... et je me sens toujours en peine de répondre précisément. Il y a par exemple des amis toxiques, des amis « qui vous veulent du bien », des amis fous de vous, des amis que vous ne voyez jamais ou presque, des amis d'enfance qui passent rarement, des amis qui sont vos colocataires, des amis qui sont aussi des partenaires, etc. Dans la plupart des formes de l'amitié, et dans les formes les plus saines, il doit y avoir ce que je soulignais précédemment, à savoir « le respect », et si un des amis veut évoluer vers une autre situation, vers un autre composant de la relation, il n'y a rien de choquant tant que cela se fait avec le consentement, et dans ces configurations-là il ne faut pas toujours envisager que c'est l'homme qui aurait l'initiative. J'ose même croire que pour être moderne, ce n'est plus à nous de séduire ! 😋 Et cela est aussi vrai de toute rétrogradation ; les relations humaines ne sont pas toujours vouées à être constantes, dans un sens comme dans un autre.

Enfin, deuxième composant, concernant la situation purement dialogique, il ne faut pas en effet craindre que de simples échanges conduisent à des... mélangismes étranges. Un psy observerait que cette crainte vient certainement d'une situation mal digérée, un homme d'Eglise dirait que c'est un désir refoulé et le Diable qui nous effraie, et beaucoup pourraient avoir à en redire, mais tu auras noté que je n'en ai rien dit, et que ta situation privée n'engage pas d'éléments notables de la conversation. Aurais-tu été célibataire, dans un harem ou Fleur de Tonnerre, notre conversation aurait-elle franchement été différente ? C'est pour cela qu'il ne faut pas non plus endosser toute une armure de paladin quand il ne s'agit que d'une promenade dans le quartier. J'insiste donc sur le fait que tu sembles avoir quelque maille avec ce sujet, surtout que tu qualifies mes intentions de « pures », mais j'en refuse l'adjectif, tant parce qu'un homme qui s'éprend physiquement de quelqu'un n'est pas plus impur qu'une femme qui contracterait les mêmes sentiments, et ce tant qu'il y a entente sur la question, que parce que n'être point intéressé par quelqu'un que je ne connais pas ne fait sûrement pas de moi un saint, mais j'ose bien croire une personne normale ! « Désintéressé » n'aurait pas été plus convenable, car cela supposerait que par défaut le seul intérêt est le sexe, or je n'ai pas à rougir de m'intéresser à toi pour ce que tu dis et non pour tes invisibles attributs, et j'ose bien croire que c'est la majorité des situations d'échange (sauf, par exemple, club échangiste, mais @Aurel n'a pas indiqué de section dévolue à ces pratiques-là sur son site !). Tu noteras d'ailleurs que je ne t'ai pas non plus suspecté d'en vouloir à ma virilité, et que je ne t'ai pas blâmé, par la longueur de tes messages, de m'exposer à une possible séduction, car, tu le noteras @Lelune, ce que tu veux bien redouter dans un sens pourrait tout à fait fonctionner dans l'autre. Et si tu n'en as rien fait, te trouverais-tu vraiment pure, ou, comme je l'ai dit, simplement plus « normale » ?

Pour finir de faire le tour du propriétaire, on pourra également s'effrayer de ce que si des relations ou des échanges persistent, le « risque » augmente, mais au-delà du mauvais réflexe de diaboliser en craignant quelque « préjudice », quand il ne peut y en avoir dans des situations où les parties co-évoluent, il ne faut pas non plus parier que l'avenir sera sombre et que toute relation est vouée à damner l'un des interlocuteurs, car c'est une vision désespérément chrétienne. Je ne sais si c'est une foi, une éducation ou des convictions qui te poussent à abréagir quelque peu sur le sujet, mais je me permets de souligner qu'un peu de latitude ne serait pas inconvenant, et que si la méfiance prime la clarté s'estompe. Mieux vaut donc juger... sur pièce plutôt que sur des préalables.

Cela me rappelle d'ailleurs « Pride & Prejudice », avec cet homme qui, venant faire sa déclaration, est totalement persuadé que sa soi-disant future femme se dérobe et le rejette pour mieux tester son amour et assurer de bonnes enchères. Il est vrai que par tradition dans ces siècles très étouffants une femme se devait de ne céder aisément, et qu'il ne fallait, même en cas de vive passion, n'accepter un homme qu'après de longs rebondissements. Quelque part, ces pratiques-là sont peut-être dans un inconscient collectif, mais je n'ai pas cette collectivité d'esprit, et de même que je connais bien la valeur d'un « non », je me sens par trop nietzschéen pour sombrer dans des cocasseries et des marivaudages. Au demeurant, si j'avais à suivre ce chemin, tes déclarations auraient au contraire dû m'enflammer, et je ris de penser que, pour le prédateur qui n'en voudrait qu'aux vertus, tout ce qu'on pourra bien lui dire ne sera que du combustible à ses désirs, et qu'être franc ou non ne doit de toute façon pas changer grand-chose.

Après, il ne semble pas maladroit de déclarer d'emblée ce que tu recherches, et ce que tu ne veux pas, pour toutes les personnes aptes à comprendre un point de vue. Je ne sais si c'est la norme, je ne sais pas si les femmes ou les hommes sont plus « faciles » de nos jours, mais j'ose seulement espérer, quelles que soient leurs pratiques et leurs relations, qu'ils s'y trouvent heureux. Et pour qui est libre, il est aisé d'être heureux dans un plus grand nombre de cas de figures, et celui-là n'aurait pas à dépérir ici d'être rejeté, et là d'être câliné : c'est une morale utilitariste qui a l'avantage de ne point choquer ou le nombre ou les minorités, et qui permet d'engager toute forme de relation sans craindre des issues funestes.

Je ne te blâme donc pas de poser la question de sous-entendus éventuels, mais je te blâme de faillir dans un éventuel raisonnement et de lancer le coche... avant la mouche. Ce n'était donc pas une insulte envers ma personne, mais une faute dans la réflexion, et ça, forcément, dans une dissertation de cette envergure, ce ne pouvait qu'être retoqué ! 😄


P.S. : J'ajouterais cependant une dernière question, @Lelune, pour ne point non plus préjuger et avoir une vue plus claire des limites que tu mets ordinairement, et par écho à la juste remarque de @Hatsa sur ce sujet, car j'imagine que ce que tu m'as demandé n'est pas qu'un événement unique dont j'aurais été le seul destinataire. Alors dis-moi, acceptes-tu de « boire un verre » avec un homme seul ? Acceptes-tu de passer un moment avec un ami (mâle, donc) sans être accompagnée, ou refuses-tu toutes ces situations au nom des « périls » précédemment évoqués ?

Lelunele 30 juillet 2020 à 11:52

@Hatsa Intéressante intervention, ça répond à notre questionnement sur d'éventuels ninja 😀

"certains arguments que je trouve parfois grossiers" loin de moi cette volonté, ainsi, comment aurais-je pu être moins grossière ?

J'ai été catégorique dans mes propos, et j'espère que vous le remarquerez je reconnais mes limites (soyez honnête, on en a tous 😉 ) , car il s'agit là d'un sujet qui m'empli de trop d'émotions, les paroles qui suivaient en été donc contaminées.
Cependant, peut-être peux tu m'expliquer en quoi il est là intéressant de genrer ces chiffres?
Il me semble pertinent de faire une distinction si on va plus en détail, en rapport avec l'âge, avec la cause, avec le % de viols non déclarés aussi, en l'état je n'en vois pas réellement d'intérêt ?

Je te donne le bâton pour me battre : je suis bisexuelle. Ce qui signifie que, pour moi, à vrai dire le statut de femme n'exclut aucunement des phases de séduction.
Ma méfiance envers les hommes tient plus de la façon dont ladite séduction s'opère (ha et certainement du fait que "j'intéresse" très peu de femme à ma connaissance aussi haha).

Serais-tu plus susceptible d'être mon amie ? Si tu as lu la discussion tu sais que je n'ai tout simplement pas d'ami (peu importe le e). Peut être que la seule personne qui le fût étant une femme (hétérosexuelle, vu la discussion je précise), alors j'ai un biais d'envisager qu'une femme correspond mieux à ce genre de relation ?

Est-ce que je passe à côté d'une personne exceptionnelle en demandant d'expliciter les intentions de chacun ? Si j'avais vraiment perdu espoir en l'amitié homme/femme, aurais-je entrepris de répondre (aussi longuement) à Abderian ?

Mon raisonnement est peut être faux, et je serais ravis que tu me le démontres. Là où il y a une case qui écarterait la personne (si tant est qu'il n'y est rien d'évidement dangereux pour moi) j'ai plutôt tendance à dire "voilà, il semblerait que tu fasses partie d'une case, est ce que mes préjugés sur cette case sont faux ? Est ce qu'on peut s'entendre ou pas, tout simplement ?".
C'est par ce même principe que je me sens capable de discuter avec une personne ayant une autre vision que la mienne, qu'elle soit différente est d'autant plus intéressant.
C'est comme si, à chaque rencontre, je précisais "Bonjour, je vois que tu es un homme, il semblerait que beaucoup d'hommes font des actes détestables envers des femmes, comme je suis une femme, peux tu me montrer que tu ne fais pas partie de ces hommes là ?".
Et j'en suis vraiment navrée, mais à ce jour, je n'ai en tête qu'un seul homme qui ai pu me montrer à 99% qu'il était bon (un professeur de mathématique au lycée).
Pour une femme je suis moins "brutal" mais il réside aussi ce genre de choses, la différence étant que beaucoup plus de femme ont à ce jour fait preuve de bienveillance et d'un échange tout à fait convenable entre deux individus.

Si ma logique te semble impitoyable, je serais ravi d'avoir des contres arguments sur la façon de procéder. Toutefois si l'argument est qu'il faut faire confiance, des hommes sont des connards mais ce n'est pas tous les hommes etc. Je le sais bien, c'est justement pour cela que chaque individu a la possibilité de montrer sa juste valeur.

D'ailleurs je n'ai de doute que si vous alliez questionner mes exs ils m'insulteraient de tous les noms et diraient que j'ai participé à leur méfiance envers la gente féminine... Même quand on fait attention, on finit toujours par blesser quelqu'un.

Concrètement les points qui me bloquent pour l'amitié homme / femme sont des expériences vécues (mais il me semble que c'est un débat à par entière qui mériterait une participation de tout le monde sur un thread à part) :

- J'ai tenté l'amitié avec plusieurs hommes (oui autrefois j'avais une opinion différente sur la question et c'était naturelle pour moi, comme ça doit l'être pour toi à l'heure actuelle). Le premier s'est épris de moi, le second c'est moi qui m'en suis éprise, ensuite avec un autre on s'est épris mutuellement si je puis dire, je suis restée un certain temps avec cet homme et avais entrepris parallèlement 3 amitiés (de personnes supposés être amis de cet homme, ce qui pour moi rajoute un gros "stop" de plus mais bon...), quand la relation avec cet homme s'est arrêtée il n'a pas fallu une semaine à ces trois personnes pour me faire des avances... C'est là il me semble que j'ai changé d'avis. Et ça peut sembler bien prétentieux mais je n'ai absolument pas comme ambition de faire souffrir quelqu'un, si moi je souffre j'en suis responsable mais je m'évertue à être claire. Typiquement lorsque je sais que le statut de l'homme en question est pris (et j'entends, bien dans son couple) je me sens beaucoup plus libre, c'est pour moi un terrain propice à une tentative d'amitié. De par la même raison, je dis mon statut "en couple" comme une sorte de bouclier (qui n'arrête pas tout le monde, mais au moins j'ai prévenu).

- C'est une discussion que j'ai eu à plusieurs reprise et j'ai pu constaté que la majorité des hommes avec qui j'ai pu en discuter ne croient pas en l'amitié homme/femme... si eux n'y croient pas, comment je pourrais y croire pour deux ?

- Beaucoup, beaucoup, beaucoup trop, d'expériences (vécues par moi ou des proches) poussant à se mettre en sécurité en présence d'homme. Alors, à titre personnel, le pire fut de se retrouver dans le bus face à quelqu'un qui se masturbe, même en parler je n'en suis pas à l'aise et pourtant je ne pense pas avoir besoin de vous prouvez comme parler n'est pas vraiment un soucis pour moi.

- Sans aller trop dans l'histoire de ma famille, il paraît que l'image paternelle fait beaucoup dans la représentation qu'on se fait de la gente masculine. Mon paternel étant un déchet psychopathe, forcément (même si je lutte, d'où la discussion) ça n'aide vraiment pas.

- Pour la partie "c'est virtuel donc no worries" des expériences dans le domaine des jeux vidéos m'ont prouvée que même sans tête, même sans nom, à partir du moment où la personne est désignée comme une femme, tout semble permis (et personnellement j'essaye plutôt de me faire passer pour un homme, là où je connais des hommes qui se font passer pour des femmes pour "en profiter gracieusement").

Est ce que ça te réponds ? Est ce que ça te semble insuffisant ? Ton vécu est peut être totalement opposé au mien.

"Et d'autant que tu es en couple et que tu l'annonces d'emblée. Chacun le sait et l'a bien lu et le respecte quelle que soit la nature de son genre, je suppose, puisque nous sommes tous des gens bien ici, n'est-ce pas ? Et chaque personne ici émet d'ailleurs sur son profil s'il cherche des rencontres amoureuses, amicales ou les deux." En effet, tu supposes, et je préfère largement éviter les suppositions, je n'ai prévu d'insulter personne, on ne se connait pas, comment peut on savoir que l'autre est "quelqu'un de bien" ? Moi même je ne suis peut être pas quelqu'un de bien (je veux dire de votre point de vue), je doute qu'un échange sur un forum puisse aider dans la vérité de ce point. On affiche ce que l'on recherche, si j'ai bien remarqué que Abderian ne recherche a priori pas de relation amoureuse (sur son profil), j'ai aussi noté qu'il était revenu après une période et qu'il n'avait peut être pas mis à jour son statut, mais aussi, je le cite "je dirais que le libertinage est la forme la plus décomplexée d'amitié" donc qu'il a peut être une vision totalement différente de la mienne d'amitié si je puis dire.

Pour une relation d'amitié qui évolue, grand bien fasse aux personnes concernées, là où c'est problématique c'est quand une seule personne est concernée. Les deux finissent blesser, l'amitié devient impossible, l'un s'en veut de faire souffrir l'autre, ni l'un ni l'autre n'ont de reproche à se faire car l'amour et les envies sont naturelles, ce n'est pas contrôlable.

Je suis maladroite quand je demande ce genre de choses, mais je ne vois pas ce qu'il y a de mal à dire "attention, j'aimerais bien que personne ne souffre ici". Et pour moi ça commence par mettre des limites claires dès le début (je parle du cas présent mais ça s'applique à toutes relations que j'entreprend au finale) car là où la référence à la lettre G de l'alphabet n'a strictement rien d'outrageux dont la façon dont l'intention a été expliquée par la suite, l'intention pouvait être tout autre.

Je te donne un exemple différent, une collègue de travail m'a invitée au restaurant (ce qui m'a fait plaisir, car j'aimerais qu'on devienne amie [je peux ajouter qu'elle est en couple hétéro, qu'on s'entends bien etc. le terrain est propice bref]) mais je ne savais pas précisément la raison de cette invitation, je lui ai donc demandé. Une fois l'intention claire on y voit mieux.

Merci pour le bienvenue 😉

"Ah! Et pour ce qui est de l'intention, nous connaissons tous l'adage." De quel adage parles-tu ?

PS : Hm désolée c'est long, mais si tu as lu la conversation c'est que la longueur ne doit pas trop te déranger.

Lelunele 30 juillet 2020 à 14:53

@Abderian Je suis d'accords, et c'est le principe même de la généralisation, mais il ne me semble pas qu'on y ait trouvé une solution pour le moment ?

(Je dis "vous" pour m'exprimer puisque Hasta prendra peut être part à la discussion ?)

Mais si on part sur le respect, avez-vous conscience qu'on a tous une définition différente de ce qu'est le respect (comme l'amour) ? Savez vous qu'être respectueux de quelqu'un c'est aussi de prendre en considération sa définition du respect ?
Je vous copie/colle ça :
"Respecter quelqu'un c'est faire attention à ce qu'il peut ressentir. Il s'agit d'avoir de la considération pour l'autre et ses valeurs, même si on est en désaccord avec lui ou avec ses idées. Se respecter c'est prendre soin de sa personne, tenir compte de ses propres désirs comme pouvoir dire non et protéger son espace intime [si on ne se respecte pas on ne respect pas l'autre]. Il existe aussi le respect des espaces collectifs, matériels et relationnels.
Respecter la nature, le matériel, une religion, un mode de vie, l'intimité d'une personne etc.... Le respect est différent de l'indifférence. Respecter c'est aussi oser intervenir, oser agir lorsque l'on voit des personnes décrier, porter atteinte à ces choses, ces idées, ces concepts, pour participer et maintenir le bien-être collectif. Être respecté, c'est comme exister aux yeux des autres, avoir une place. Cela permet d'éviter les conflits car l'autre ne se sent pas offensé."

Ainsi on pourrait dire ici que je me suis respectée en ayant comme désir de te respecter (faire attention à ce que l'autre peut ressentir), que Hasta s'est respectée elle-même en prenant part à la discussion car elle trouvait non respectable mes propos (le terme "arguments grossiers" me fait penser cela) et que tu te respectes en continuant de me respecter dans la continuité de nos échanges (échanges où tu as pu, en mon sens, te défendre "je ne crois ne t'avoir ni débauché par des invitations galantes, ni d'une quelconque manière par des attaques franches ou sournoises à l'endroit d'une quelconque vertu", ce qui est normal vu mes propos ce à quoi j'ai pu répondre "en espérant que tu n'aies pas pris comme une insulte ma question" ce qui en fait est une forme d'excuse).
C'est mon interprétation de l'échanges, je peux me tromper.

Là où je veux en venir c'est que j'ai pu remarquer que le respect c'était quelque chose d'extrêmement compliqué et quand bien même je fais de mon mieux pour coller à ma notion du respect (et donc d'essayer de comprendre celle de l'autre tout en gardant l'essentielle de la mienne) il y a toujours, toujours, des moments où l'un ou l'autre trouvera une forme de manque de respect pour tel ou tel raison.

À vrai dire, c'est encore une corde sensible de ma vie actuelle où je suis un petit peu en train de péter un câble et d'en venir à la conclusion que le respect est un non-concept, que c'est encore un fourre-tout et ça m'énerve.

"les relations humaines ne sont pas toujours vouées à être constantes, dans un sens comme dans un autre" je suis d'accord, ça ne m'empêche pas que ça me dérange... les relations sont assez compliquées comme ça si elles commencent à mouvoir comment faire ? Ou peut être sont elles compliquées de part leur mouvance ? En est il que c'est un combat de tous les jours pour moi...

"Aurais-tu été célibataire, dans un harem ou Fleur de Tonnerre, notre conversation aurait-elle franchement été différente ?" Peut être pas, peut être que oui, on ne peut savoir, je reconnais que c'est un concept sur lequel je devrai m'appuyer plus souvent.

"tu sembles avoir quelque maille avec ce sujet" je le dis moi-même depuis le début 😉

En effet, l'adjectif pure est mal choisi, mais je ne sais pas quel adjectif correspond alors ?

Tu pourrais redouter de même et je le concevrais, mais il me semble avoir été claire depuis les débuts sur mes intentions ainsi aurais-tu besoin d'une quelconque mise au point que je serais prête à répondre à tes questionnements.

Je me permet par la même de préciser que la longueur de mes messages n'a strictement rien à voir avec de la séduction mais simplement mon fonctionnement qui ne sais pas synthétisé (sujet déjà abordé d'ailleurs) et j'aspire à penser que je suis plus douée que cela en séduction mais ça se serait à mon homme d'y répondre.

Je ne me trouves pas normal car je considère la norme comme un concept inexistant lorsque l'on parle de l'individualité d'une personne. Est-ce que je peux considérer mes propos dans le sens que j'entendais par "pure" oui car je n'avais aucunement l'intention de séduire. Cependant le mot pure étant comme tu l'as soulevé incorrecte cela n'a plus vraiment de sens que de répondre à cette question.

"'être franc ou non ne doit de toute façon pas changer grand-chose" c'est vrai ça ne changera pas l'intention de l'autre, mais la vision de sa réaction permet alors de juger de ce que l'on désire ou non soi-même.

Je comprend que tu dises que j'ai une faute dans ma réflexion, mais même après cet échange, je ne vois pas vraiment où est mon tort ? Est-ce du fait d'avoir de la méfiance ? Mais la méfiance n'est elle pas une chose naturellement nécessaire à une vie saine ?

"Acceptes-tu de « boire un verre » avec un homme seul ? Acceptes-tu de passer un moment avec un ami (mâle, donc) sans être accompagnée, ou refuses-tu toutes ces situations au nom des « périls » précédemment évoqués ?" Tu as bien compris, au point que rien que la question, l'idée, puisse me faire frémir, la réponse étant évidemment non, à moins qu'il y est une raison évidente de ce rendez-vous (je peux dire dans un cadre professionnel ça m'arrive par exemple) ou que la personne en question soit un de mes deux frères.

Après tu sais, je suis empli de peur et rien que le concept de sortir est quelque chose de compliqué pour le moment... Mais je travail dessus 😉

Lelunele 30 juillet 2020 à 14:53

(Bon j'espère pouvoir faire la prochaine réponse sur la discussion d'origine, je crois que ça va encore prendre quelques temps 😉 )

Hatsale 30 juillet 2020 à 16:47

Je te remercie pour la réponse et non, ce n'est pas trop long.

Je suis d'accord avec toi sur le fait que nous pourrions ouvrir un topic sur l'amitié homme/femme et j'ai pris part à la discussion uniquement parce que ce sujet m'intéresse étant donné que j'entends souvent et des hommes et des femmes émettre ces propos et comme j'aime bien comprendre. Merci d'avoir expliqué ton point de vue.
Je le vois comme très personnel car il me semble très subjectif puisque rattaché à ton vécu et les émotions et blessures et constats que cela a engendré.

J'avoue que j'espérais une réponse plus objective car personne ne m'a jamais parlé des relations amicales homme/femme de manière objective et chacun y va toujours de son vécu et tu semblais être sûre de ne pas pouvoir y avoir accès à cette amitié potentielle.

Si je te racontais le mien, de vécu, du père au partenaire etc je ne devrais faire confiance à aucun homme ni en matière d'amitié ni en matière d'amour. A aucune femme non plus d'ailleurs et pourtant ma nature, si c'est bien elle, veut que je sois optimiste et dans l'ouverture voire la confiance, une sorte de confiance (innée peut-être ?) qui fait que je laisse la porte ouverte. Après j'ai des "capteurs" intuition, lucidité peut-être et je "sens" si ça va le faire ou non mais qui ici ne "sent" si ça va le faire ou pas avec un ou une tel.le assez rapidement ? Nous avons/aurions tous ces "capteurs".
Avons-nous donc d'autres sens ? Ou bien sont-ils déjà là mais enfouis sous nos voiles ?

Quoiqu'il en soit merci encore pour tes mots, j'ouvrirai un fil de discussion sur le sujet si cela intéresse certains d'y participer car je reste sur ma faim ( pas du tout parce que tu ne m'as pas nourrie mais parce que je n'ai pas de reponses à proprement parler) et comme tu semblais être assez sûre de toi sur le sujet je pensais pouvoir glaner des éléments de réponses plus objectifs.

Je ne sais pas si on peut juger les Hommes à l'aune de notre seul vécu. Qu'en penses-tu ?

La plupart de ceux qui m'ont enseigné mis à part ce que m'ont appris les expériences dans la vie sont des philosophes de sexe masculin c'est qu'ils sont pas si mauvais ces hommes dans le fond et il n'y a pas de grand homme qui ne cache une grande femme n'est-ce pas et beaucoup de femmes écrivaines m'ont nourrie également. Optimisme quand tu me tiens.

L'adage, oui, j'oubliais : L'Enfer est pavé de bonnes intentions.

A bientôt.

Hatsale 30 juillet 2020 à 17:18

Je m'excuse d'avoir omis les remarques sur les chiffres. Effectivement le genre m'intéresserait en tant que sociologue mais aussi les âges les milieux socio-culturels, les données géographiques, etc. Tout me semble intéressant et important.

Hatsale 30 juillet 2020 à 20:05

Je précise que "grossiers" voulait dire un peu imprécis et balayés, je n'aurais peut-être pas dû utiliser ce mot.

Et quand je dis qu'on est des gens bien, je veux dire qu'a priori nous sommes là pour partager, rencontrer des gens à des fins amicales ou amoureuses ou encore juste pour échanger des points de vue.

Mais devons-nous aussi aborder le point de vue de l'éthique et de la morale sur ta présentation ?

En outre, je n'ai pas bien compris si tu te cachais du coup derrière une femme en couple, si c'est ta "couverture" ou si tu l'es vraiment. Avec un homme ou une femme, c'est selon tes choix, tes goûts, tes attirances. Et pourquoi venir masquée si tu veux rencontrer des gens ? Ne serait-ce pas encore plus compliqué par la suite d'ôter le ou les masque.s si toutefois tu rencontrais quelqu'un et si tel est le cas, la personne ainsi "dupée" se sentirait-elle respectée ?

Je comprends tes craintes vis à vis d'autrui et tu avances certainement à ton rythme avec ces souffrances. Je te souhaite de les dépasser et de rencontrer des personnes de coeur et de courage qui te permettront de voir l'humanité telle qu'elle peut être car tout le monde n'est pas un.e potentiel.le prédateur.rice qui veut manipuler et prendre le pouvoir.

J'ose l'espérer et dans ces sphères et dans des sphères moins virtuelles. Et oui, dans cette virtualité se rejoignent des réalités, des âmes, des êtres.

Belle route à toi et j'espère que tu continueras de cheminer par ici. Je pense et espère que cela te fera du bien et du bon.

Amarle 31 juillet 2020 à 02:53

Bienvenue @Lelune

Record du monde de présentation 😱

T'es la seule personne à avoir résisté à l'abderisation. Bravo 👍

Fropople 31 juillet 2020 à 14:14

Bienvenue @Lelune

Lelunele 01 août 2020 à 11:46

@Hatsa merci, je prendrais le temps de te répondre mais comme je dois déjà finir de répondre à Abderian je vais faire par ordre chronologique 😂

@Amar merci 🙂 je trouve l'échange abderisant assez intéressant, qu'est ce qui arrête les autres ? Je crois que la discussion est pas prête d'être finie.

@Fropop merci 🙂

Abderianle 03 août 2020 à 07:47

@Amar : 😄 Ah ah, tu m'étonnes ! Je devrais faire une sorte d'échelle où placer les individus, du type "Echelon 2 : 3 messages lus, 1 répondu" et vous attribuer à tous un coefficient secret de résistance à l'abderisation ! Peut-être pourrais-je ensuite, pour votre peine, votre inconscience, voire, votre folie déraisonnable, vous offrir un Happy Meal ou un petit personnage en plastique branlant venu de Chine pour valider vos efforts suicidaires. Car vous expédier un livre dédicacé serait un peu comme administrer à des patients atteints d'une dépendance la substance même qui la prolongerait encore, et survivre à tant de lectures ne peut que conduire à s'exiler sur une île déserte afin de lire tous les Mémoires les plus inutiles, en commençant par exemple par "The Life of Samuel Johnson" pour finir par ceux de Churchill.
Mais réjouissez-vous, ô païens de l'abderisation et de la lelunisation, car il y a des gens qui lisent ! Et pis, il y a bien des gens qui lisent ce post (ou qui prétendent le faire, pour paraître in) : l'excellence culturelle n'est point perdue ! 😋

Je ferai d'ailleurs suite sous peu à ta réponse, @Lelune. @Amar pourra compter le nombre de caractères à chaque nouvelle intervention ! 😄

Lelunele 03 août 2020 à 09:27

@Abderian aucunement dans le but de changer mon statut de Nyala de Schrödinger, j'ai cru comprendre que c'était une problématique de zèbre que de ne savoir faire dans le synthétique ? (Ou de ne pas en avoir envie mais c'est une autre histoire)

Voilà un début de réponse, la suite pour un autre jour.

I) C'est un concept qui me paraît impossible, je te crois juste que j'ai l'impression de faire que ça, et à vrai dire c'est fatiguant. Même inconsciemment, il est courant que je sois en train de penser à quelque chose qui n'ait aucun rapport et soudainement une précision dessus une autre pensée que j'ai eu apparaît. C'est comme si mon cerveau ne s'arrêtait jamais d'analyser absolument tout (je dis pas qu'il le fait bien cela dit xD).

II) J'ai compris, je crois, mais ce qui me semble perturbant, tu as dit être atteint d'autisme et n'a pas l'air d'avoir ce genre de problématique ? D'ailleurs tu es la 3 éme personne à qui je parle sur internet qui a dit être atteint d'autisme et je n'ai jamais eu, il me semble, ce genre de problème (IRL je n'ai jamais eu cette occasion, je dis occasion car j'aime bien discuté des visions différente comme quand un sourd m'a expliqué son amour de la musique). Est-ce uniquement vrai à l'oral ? Est-ce dû au fait que chaque individus a ses propres difficultés ?

III) Quelle forme d'humour passe bien en société ?

IV) J'en reviens sur l'intention, en grande généralité elle est de faire plaisir et un sourir et un "merci" c'est bien, parfois elle est tout autre et un sens de la répartie aiguisé devient nécessaire, et parfois eh bien je ne sais même pas alors cela ressemble très franchement à dire "la table est bleu" et la réponse la plus naturelle qui me vient est "ok". Mais je crois qu'au fond ça m'intéresse plus de voir le point de vue des personnes à qui je tien, parce que j'ai envie de leur faire plaisir donc si faire un compliment (ou un cadeau) est dérangeant j'essaye de trouver quelque chose qui s'y apparenterait mais le serait moins pour eux (exemple quelqu'un qui n'aime pas les cadeaux il peut apprécier quelque chose d'utile, ou une activité, un moment ensemble, de la nourriture n'est pas forcément prise comme un "cadeau" en fonction de la personne [et pourtant faire un gâteau, y passer trois heures, c'est un beau cadeau non ? ;) ])

VII) Le terme « neurodiversité », ne m'a pas choqué car il est en fait utilisé en RH, mais il désigne justement le fait qu'on soit tous différents du coup le sens que tu lui donnes semble être trompeur ?
Après en RH il y a des tendances à prioriser la différence qui peuvent être dérangeantes... Prôner la différence comme un trophé c'est ne pas l'accepter non plus, mais des dires que j'en ai eu cette entreprise semblée faire ça correctement. Dans le cours que j'ai eu j'ai trouvé ça très juste même si mission impossible, l'idée est que l'on (les RH) se doit de trouver le juste milieu entre diversité, "discrimination positive", égalité et équité. Mon cours : "La neutralité nous arrange pour respecter la sphère privé (si j'ai envie, j'en ai le droit). Ne pas rentrer dans les cases devient un acte de discrimination."
Maintenant l'Entreprise, pour le moment, a surtout tendance à profiter des aides possibles et mettre en place les obligations légales (quota handicap) mais encore une fois on parle là de l'entité et il y a des exceptions et des personnes dans le lot (comme je l'espère, moi) qui essaient de faire les choses bien (quitte à, parfois, tenir tête à la direction parce que "bah non, ça ne se fait pas ça").

"CSP" ?

Aparté (que je fais ici car je viens de dire "l'Entreprise") sur ce que tu m'as dit "l'État (car le second doit officiellement prendre une majuscule, comme le truc au-dessus des hommes, vois-tu, genre « Dieu » par exemple)" ça m'a marqué parce que ça va m'aider mais du coup je me disais, il y a beaucoup de mots qui ne prennent pas de majuscule : amour, planète, vie... étrange, ou signe de l'ego humain ?

VIII-1) En quoi la psychologie est gênante ? Parce qu'elle est trop complexe ?
Je détesterais un club du genre « Si t'en as marre de parler du temps qu'il fait une dizaine de fois par jour, signe ici ! », j'adore les discussions comme on a (bah sinon je la tiendrais pas) mais les "banalités" sont aussi très importantes et pleines de sens, en réalité. C'est même un exercice plus difficile de se prendre à être dans le moment présent avec l'autre en parlant de banalités plutôt que de philosopher sur tout et rien je trouve 😉

VIII-2) Dirais-tu par exemple que nos échanges reposent sur un fond psychologie ? Pourquoi ? Et si oui, lequel serait-il ?
Comme j'avais commencé à te répondre je ne te connais pas et ne connais donc pas ta psyché c'est impossible pour moi de te donner tes enjeux concernant la discussion sans tomber dans des généralités possibles pour tous (dans le genre "besoin de confiance"), me concernant réside dans notre échange un enjeu dont on a pu parler qui serait de retrouver un statut "normal" face à la gente masculine.
Il y a aussi le côté "suis-je un zèbre ? qui suis-je ?", comme j'ai pu te le dire je me surprend à découvrir que je peux parler autrement que comme une imbécile... J'aime les émoticons, mais dans une conversation quotidienne j'en abuse...
Je ne peux dire pour toi mais il me semble que c'est un trait qu'au fond tout le monde a, on s'adapte à son interlocuteur. De la sorte j'ai perdu qui je suis puisque je me comporte beaucoup trop en miroir des autres (un miroir difforme aux prismes de ma compréhension du monde).
Je n'ai pas non plus la nécessité de te donner toute ma psyché comme ça, bien qu'elle soit tellement simple à comprendre... Mais en réalité dans chaque conversation de chaque individu (je pense) se joue des enjeux personnels, sauf à parler de factuel (et encore) comme lorsque je suis au travail et que la discussion tourne autour de formules excel.
Tu n'as pas besoin de présager, comme dit à peine arriver j'ai déjà envie de partir (traiter les employés comme des clients "j'ai vomis") mais j'aspire à ENFIN trouver [enfin à la chercher surtout] ma voie (d'autant maintenant que j'ai cet élément "peut être zèbre").

IX) Haha il n'a pas besoin de moi il a déjà assez de personnes qui l'entourent... 🙂

A-1°) En fait, je n'en sais rien. Je ne me trouve pas perfectionniste je trouve juste que je fais les choses bien (et que c'est normal) mais les autres disent ça de moi. Dans ce sens je m'en fiche des performances, mais il est question d'évolution non ? Et puis je ne connais pas vraiment mes qualités (enfin certaines mais dont la contentation semble clairement impossible car alors ma vie risquerait d'être bien limitée).
"ce sont les autres qui pâtissent des défauts" => une valeur principale que j'ai est de me soucier du bien être des autres, j'ai bondi en voyant ce propos 🙂
"un peu d'égoïsme et voilà l'affaire ficelée !" ça s'apprend l'égoïsme ... mais j'ai déjà l'égocentrisme c'est assez chiant, l'égoïsme ne me fait pas vraiment envie.
"trop se soucier des autres est mauvais pour soi et pour sa confiance en soi" ouaip.
Pourquoi s'obstiner à tendre vers une perfection inatteignable ? Par amour, par bienveillance, par envie d'être quelqu'un de bien, pour plein de choses... Et l'inverse ? Pourquoi se contenter d'une imperfection connue ? Mais "Par amour, par bienveillance" fonctionne très bien aussi comme réponse, il faut comme pour, en fait à peu prêt tout, le juste milieu, si tu le trouves dis le moi je cherche encore. Je me suis contentée pendant assez longtemps de la banalité quotidienne (typiquement à l'école [avant le lycée] j'ai toujours eu entre 10 et 11 de moyenne et considérée que bah "je suis juste ni douée ni nulle presque tout, comme tout le monde, non ?"), il est grand temps d'essayer de faire quelque chose de cette vie.

B°) "Les patients le reconnaissent souvent, apposer un nom sur ses problèmes aide vraiment à la psychologie de la guérison." J'en suis pas là, la découverte du mot "dyspraxique" raisonne en moi comme (j'ai même pas de mot, pour faire simple je dirais) un gros problème. (Je ne suis pas sûre de l'être, il faudrait un bilan pour ça et comme on me le refuse pour l'instant. M'enfin je suis passée de "je suis juste maladroite" à "il me manque une case par rapport aux autres" et franchement ça fait mal. C'est bête, je sais, quand je pense "aux autres" je connais plusieurs personnes qui sont dyslexiques et je trouve pas du tout qu'ils leurs manquent quelque chose... mais pour moi-même j'arrive pas pour l'instant. Maintenant il est clair que je préfère être informée, que j'ai des rayures ou des tâches découvrire toutes ces informations change ma perception de la vie (ok ça donne une excuse à beaucoup de choses mais pourrait-on dire qu'une raison est aussi appréciable plus qu'une excuse ?). Et c'est aussi pour cette raison que toute ma famille (et les proches qui seraient potentiellement concernée par la question) sont au courant, je me dis voilà si ma mère apprend qu'elle est zèbre alors qu'elle a 62 ans quoi... ça en fait une vie sans savoir.

Est-ce que leur vie aurait été meilleure avec un diagnostic plus précoce ? => il y a des personnes qui s'adaptent très bien et un diag aurait potentiellement cassé tout ça, il y en a d'autres qui ont des problèmes avec la société et un diag pourrait aider à les aider (aider les autres à les aider, comme les enseignants, mais aussi les aider eux mêmes à s'aider). Mais la vie est ce qu'elle est, connaissent ou pas du diag ce n'est pas ça qui importe mais que d'être heureux et chacun a sa façon.

D-1°) Je disais justement que le masque tombe. Peut être que c'est cette phrase qui t'a induit en erreur "trouver des gens avec lesquels l'alcool n'est pas nécessaire est intéressant, le tout est de savoir est-ce qu'on porte encore un masque avec ces personnes ?"? Je parlais là par exemple est ce que si tu es avec un groupe d'amis atteint d'autisme tu portes toujours un masque ?
Cela dit tout dépend aussi de la dose d'alcool, avec l'habitude on sait quand on a encore le contrôle ou pas, en réalité personnellement si je n'ai plus le contrôle je ne m'en souviendrais plus le lendemain, et ça n'arrive plus depuis des années ça haha, deux bières ça détend mais on dira qu'il reste encore un bon deux-tiers du masque présent.

D-2°) Le truc c'est qu'un Noir parmi les Blancs (ou un Blanc parmi les Noirs, ou peu importe) je ne vois que 3 possibilités :

a) Racisme dans le sens où on l'entends : rejet ;
b) Racisme "positif" : la personne étant différente est valorisée ;
c) Ignorance ;

On dit qu'il faut se comporter "normalement" mais il faut aussi savoir appeler un chat un chat.

En exemple un situation avec laquelle j'ai eu du mal :

J'ai un collègue de travail de couleur et il disait qu'il a fait sur son temps libre un tournage, ceux à quoi j'ai répondu en rigolant qu'il allait devenir le prochain Will Smith. Il l'a mal pris. Il m'a dit "Pourquoi tout de suite Will Smith ? Parce que je suis noir !" Oui, et ?
Si on prenait la situation où c'était une femme, j'aurais dit qu'elle allait devenir le prochain Gérard Depardieu on aurait trouvé ça étrange non ? C'est pareil.
(De toute façon je trouve cette personne pas très au point sur cet aspect des choses, lui même un jour de dire qu'il ne "peut" sortir qu'avec des femmes de couleurs, et si moi je disais l'inverse, que je ne "peux" pas sortir avec des personnes de couleurs ce serait du racisme... )

Voilà à peu près où j'en suis dans ma réflexion, quelle était l'intention initiale ? Et pour le coup je peux aller plus loin, quelle est le raisonnement qui a amené cette intention ?

Abderianle 03 août 2020 à 09:54

!! Disclaimer : Ce message ne contient aucun caractère pornographique, et il n'est ni fait mention d'individus lupins ni d'assimilation carnée de quelque enveloppe anthropique. !!
!! Disclaimer 2 : Le précédent avertissement n'est en aucune façon une tentative de manipulation secrète pour faussement garantir une sécurité relationnelle de l'échange !!
!! Disclaimer 3 : Il est possible de lire le message suivant, ou d'aller boire un café !!


Pour reprendre, @Lelune, ce que tu disais à @Hatsa, et pour en revenir à certaines réflexions plus « objectives », au fond, si l'on résume, ton objectif est de ne point faire souffrir, et tu auras remarqué que la souffrance provient généralement de l'attachement ou d'un hiatus entre deux êtres qui n'ont pas le même regard sur la situation. Mais je pourrais du coup faire observer deux choses, certes un peu provocante pour tes croyances mais qui pourraient de te montrer que ce qui est « bien » selon ton système peut simplement être une vue partielle d'autres échanges :
1°) L'attachement « amoureux » n'est en effet problématique que s'il suppose une exclusivité. J'admets que cela m'amuse beaucoup, mais les concepts sociaux sont complètement contraires aux désirs ou aux enthousiasmes réels. Ce que tu cherches dans l'amitié, c'est l'évitement de cette exclusivité, car autant l'amour te semble bijectif et unitaire (1 pour 1 et cela seulement) autant l'amitié se conçoit dans l'ouverture, l'échange et le partage. Il serait donc intéressant de voir pourquoi l'amour aurait ce fétichisme-là quand l'amitié ne l'a pas, sachant que certains amis pourraient être aussi bien épris d'une fièvre jalouse, comme les bessons de la Petite Fadette (cela vaudrait donc aussi bien pour les frères et soeurs). Bien entendu, c'est la position de beaucoup de nos concitoyens, et loin de moi l'idée de la blâmer ou de la railler, mais c'est plus un héritage qu'une réelle adhésion, et les relations « extra-conjugales » sont précisément, côté homme ou femme (oui, oui), des exceptions notoires du corps et des sentiments dans ces bons principes normatifs. Et comme une personne au régime qui culpabiliserait d'avoir mangé une glace, les individus qui se sont retrouvés à étendre leur expérience amoureuse se violentent de termes réprobatifs au nom de la « morale ». Et se perdent en valeur au lieu de gagner en réalisme.
2°) Si les regards des individus sont différents, c'est probablement que les réflexions sur les possibilités n'ont pas été suffisamment approfondies par chacun des deux, ou qu'une communication est restée obscurcie par le fait que l'un des acteurs n'avait pas les capacités intellectuelles d'envisager des modalités appropriées de la relation.


C'est amusant que tu soulèves le fait que je n'indique qu'une recherche d'amitié, car suis mon raisonnement : imagine qu'Abderian soit un immense libertin et qu'il cherche des « ami(e)s ». Si tu sais cela, tu vas de suite supposer que je vais cueillir fleurette auprès de toutes celles (voire, de ceux, si l'on ne veut pas se limiter) auxquel(le)s je vais parler. Or, en supposant que je sois libertin, cela signifie-t-il vraiment qu'il y a un risque discursif de séduction ou d'emprise amoureuse ? Le dernier cas est en fait justement moins probable, du fait du statut. Le premier, la séduction, pourrait bien être une constante entre tous les individus, et si tu es bissexuelle, tu peux aussi créer des conditions de séduction avec des femmes, sans que tu ailles pour autant jusqu'à un acte : tu te montres seulement sous un jour plus agréable parce que la personne te plaît, et c'est une façon de le faire sentir. D'autres éléments comme la pudeur, la situation, la personnalité ou certaines infirmités comme la Félicie de Fernandel pourraient cependant te retenir de passer à l'acte d'une caresse ou d'une invitation plus prononcée (« Tu veux boire un Milk Shake ? »). Ergo, en étant libertin, je ne suis pas nécessairement porté à te séduire plus qu'aucun autre, homme ou femme en l'occurrence. Du coup, cette revendication ne change pas significativement le rapport que tu peux avoir, et dont tu peux souffrir, avec tous les autres. Mettons ensuite que je suis un homme idéal, parfait, hyper respectueux et purement amical. Pourra-t-on soustraire à toute discussion la moindre « séduction » ? C'est probablement vrai, même si communication et séduction sont parfois liées, donc ce n'est pas tellement mon statut que mes qualités qui feraient la différence, si bien que ces qualités seraient aussi valables dans un cadre libertin, car tout projet de recherche ne signifie pas un usage dévoyé d'une conversation. En quelque sorte, « le libertinage commence quand tout le monde l'accepte », et l'on dirait la même chose de l'amitié, qui commence lorsque chaque personne la conçoit de la même façon. Du coup, c'est encore moins les qualités et une recherche éventuelle qui peuvent te préoccuper qu'une définition chaque fois renouvelée d'une relation, et l'on en vient ainsi à ne point pouvoir se fier à des concepts et des définitions indéboulonnables, à des Idées fermes et définitives, mais à une sorte de flux héraclitéen de l'existence.
Et de m'en expliquer.

Tu as parfaitement raison @Lelune de dire « avez-vous conscience qu'on a tous une définition différente de ce qu'est le respect (comme l'amour) ? ». C'est ce que je disais, et il faut toujours replacer les choses dans leur situation. Imagine que je te dise « @Lelune, je t'aime ! ». Je pourrais m'exclamer cela à la suite d'une phrase parfaitement révélatrice, un propos que tu aurais tenu et que je ne pouvais conscientiser, ou parce que tu as de belles qualités et que tu apparais être formidable, mais cela ne signifierait pas nécessairement « @Lelune, veux-tu m'épouser et faire dix beaux enfants ? ». Je pourrais aimer ton âme, je pourrais aimer ton corps, l'un, l'autre, ou les deux, et chaque fois cela signifierait des choses différentes. Ainsi, si tu me dis « tu penses être mon ami ? », c'est une protection complètement vaine. Je l'ai déjà dit aussi à mesure du temps : aujourd'hui untel est ton ami, et demain c'est ton amoureux (comme tu l'as vécu). Les mots finissent donc par n'avoir plus aucun sens, et tu peux bien te rassurer en mettant des pancartes, chacun les lira et les graffitera selon ses goûts.
En sorte que @Hatsa n'a peut-être pas tort de dire que l'intuition en ce domaine est reine : ce n'est pas infaillible, de même qu'une conversation ou une zététique sémantique ne le sont pas, mais c'est probablement un accès fiable à ce qu'est l'individu sur l'instant et à ce que l'on peut en éprouver. C'est certes intangible, mais refuser ce caractère social de l'être humain, c'est croire que chacun agit comme un robot et espérer que les programmes qui les composent n'auront pas de bugs. Or, en fait, le sentiment, surtout d'un point de vue religieux, c'est un très gros « bug ».

Certes, ce n'est pas une erreur 404 mais plutôt... une sorte de « blue screen » qui impose de revoir la machine en profondeur. Quand tu parles de toutes ces formes de respect, c'est ce que je disais de l'amour, et à part rendre ta vie compliquée, ça ne sert pas à grand-chose. Or une stabilité conceptuelle implique une fermeture de possibilités, et donc malgré tout des souffrances des deux côtés. Suis-je en train de faire l'apologie de tous les possibles en refusant l'existence d'une « jeune fille rangée » comme dirait Beauvoir ? Non, mais les relations humaines sont complètement opposées aux termes d'usages courants. Prenons un exemple simple : la notion de « collègue ». Je mets au défi quiconque de parvenir à définir un « collègue » de manière à recouper tous les sentiments que l'on peut avoir pour eux (et non juste un rapport formel et situationnel). Comme irrémédiablement certains peuvent être plus proches de soi que d'autres, « collègue » signifie la même chose qu'autiste : on est obligé d'avoir un spectre de qualités, et aucune personne avec autisme n'en vaut une autre, de même qu'aucun collègue réel ne vaut un collègue sémantique.

Comme on ne peut plus se protéger derrière des mots, on ne peut pas laisser ses sentiments en suspens, et la colère, l'amour ou l'attirance ne peuvent être empêchés par la langue : il faut donc seulement agir, soit en conformité avec ce que l'on est, ce que l'on veut et ce que l'on sent, soit dans le sens opposé pour lutter contre ses « passions » (« Avec le Temps... ! »). Ce que je mettais en place dans le respect, c'était cet agir-là, et ce que tu veux en dire, c'est l'illusion sémantique. Mais si « je respecte tes propos », plus que la notion vague de « respect », c'est l'action de ne point heurter ou désobéir à ce que tu as dit, et c'est là la seule norme que l'on peut se donner. Mettre des écrans de fumée lexicale brouille seulement les gestes et ne permet pas d'éviter de redéfinir les liens. C'est comme ces jeunes qui se demandent s'ils s'aiment, s'ils ont juste un « sentiment amoureux », ou s'ils sont des « copains », ou si ce sont des « amis intimes » : ils voient vite que les mots n'épinglent pas la naissance de leur situation, et par habitude on finit par se faire un dictionnaire, mais ce n'est pas l'Académie qui le prescrit : c'est la vie. Et comme elle a son cours, ses mots sont des bateaux où les cargaisons s'allègent ou se mêlent parfois.

Donc oui, c'est un fourre-tout, comme tout le reste, comme chez Bergson le goût de la cerise. Tout se meut, @Lelune, mais cela ne les rend pas compliquées, mais seulement complexes, tissées et imbriquées dans mille strates qui font qu'aucun tableau de ta vie ne sera une photographie gravée dans un marbre soustrait à l'érosion. Tu vois, c'est là où l'idée d'hypothétiques, de conditionnalités ou de « mondes parallèles » peut servir à tester la pertinence d'une action ou d'une intuition : « si X provoque ceci en moi, alors Y ». Mais c'est toujours « parce que c'était lui, parce que c'était moi », et toujours in situ. S'il y a des gens qui cherchent « l'amour » ici, ils feraient mieux d'arrêter de perdre leur temps, car on ne saurait chercher l'amour, mais des personnes, et ensuite des personnes non pas à aimer mais qu'on se sent aimer. L'amour nous trouve donc plus qu'on ne le crée, car si on peut bien l'entretenir, avec ses courbes variables, on ne saurait le faire, pas plus qu'on ne saurait donner du sens à ce mot par des pensées vierges de toute expérience. Tes traumatismes ont fait ton dictionnaire, et c'est là tout l'embarras de ta vie. C'est donc qu'il importe, pour ces termes-là comme les autres, de secouer la page et de trouver d'autres caractères, d'autres compositions, plus en phase avec ce que tu es devenue dans l'intervalle et plus en accord avec tes besoins, @Lelune. Voilà donc le tort que je soulignais, c'est de se bercer du rêve que l'on peut avoir les mêmes livres à tous les âges. Je dois te l'avouer, je ne lis plus depuis longtemps « De la petite taupe qui voulait savoir qui lui avait fait sur la tête », et si tes angoisses se maintiennent c'est que, comme toutes les angoisses, elles t'écartent de la réalité sans te permettre de la vivre bien, et sans d'ailleurs t'en protéger. Quand bien même tu aurais le meilleur dictionnaire de la pudibonderie, tu n'éviterais pas quelque taré de masturbateur qui viendrait à passer, car si l'on est responsable de soi, on ne l'est des autres, et si l'on ne peut s'abstraire de toute souffrance que l'on causerait, on peut déjà accepter de ne plus en avoir pour soi.

Cesse de nourrir ta peur de ses combustibles effrayants, et tu n'en seras pas plus folle, libertine, débauchée pour autant, mais tu seras sûrement plus heureuse, plus claire, plus intuitive et moins farouche. Car de conclure que ceux et celles qui sentent des points de fuite ont vite fait d'y taper, et que même les neurotypiques ne sont pas si aveugles qu'ils ne sentent pas les failles d'une personne, et que certains sont assez sadiques pour se plaire à les exploiter. Et ce n'est pas l'ami Robert qui les retiendra.


Signé : Le Petit Larousse Critique.



P.S. : Comme @Hatsa semble le dire, je crois que son optimisme a plus de valeur, et ce n'est pas parce qu'elle conserverait une certaine candeur qu'elle serait plus aisément atteinte que les maniaques qui érigeraient d'épaisses enceintes contre la folie brownienne du monde.

Lelunele 04 août 2020 à 11:22

@Abderian Suite de réponse.

D-3°) "as-tu continué l'atelier théâtre ? Qu'as-tu pu développer après cette révélation, ou avant ?"
Le théâtre forum est un événement ponctuel (comme une pièce de théâtre mais certaines personnes du public viennent prendre part à un jeu de rôle) ainsi je n'ai assisté qu'à une représentation qui s'est divisée en 3 scènes dont une où j'étais la participante et deux où je n'ai qu'observé. J'aimerais vraiment pouvoir recommencer, je trouve que les deux personnes qui organisent ça sont super et si j'en ai l'occasion j'aimerais "travailler" d'une façon ou d'une autre avec elles.

En fait j'étais en pleine réflexion sur ma relation à la colère avant qu'il se passe cela.

Moi qui vis toutes les émotions à 100% je ne comprenais pas, pourquoi "je ne ressens pas la colère" ? Cela faisait très longtemps que je pensais ne plus la ressentir, et tout simplement ne pas la comprendre. Au collège j'ai eu beaucoup beaucoup de colère et de pensées négatives/cruelles qui les accompagnées. Comme j'aspire à être une bonne personne je suis, à un moment donné, rentrer dans une sorte de déni de ma propre colère, étant une personne parfois très passive, il me semblait que j'avais comme une incapacité à ressentir cette émotion.

Je cite quelque chose que j'ai dit avant cet événement :
"La colère est l'émotion que je ne comprend pas, j'ai l'impression qu'elle m'entoure mais j'observe les autres s'énerver comme si j'étais incapable de ressentir cette émotion, comme si pour ça j'étais "un robot". Je sais que c'est quelque chose que j'ai connu mais je l'ai "perdu". Le fait d'avoir cette distance fait que j'ai un manque. Je n'arrive pas à m'imposer. [la personne à qui je répondais ayant dit que la colère a du positif ça m'avait fait bizarre] Pour moi colère = méchanceté. Il faudra que j'apprenne à accepter que pas forcément."

J'en étais là dans ma réflexion quand cette coach a posé ces mots sur mes émotions.

Elle m'a aussi dit au passage "pas de colère = paillasson / trop de colère = hérisson / juste milieu = assertivité".
J'avais enfoui mon tempérament de hérisson, parce qu'il représentait pour moi "le mal" (enfin une partie en tout cas). J'ai compris que pour arriver au juste milieu il fallait que je renoue aussi avec ma rage, ce qui fait que je n'en suis pas au juste milieu (c'est quand même très difficile) mais que maintenant ça m'arrive de m'énerver et je sais que c'est ça, je sais que je suis furieuse, que c'est normal, que ça a du bon, toutes les émotions sont là pour notre propre bien.

Ayant un rapport aux émotions plus que fort j'ai peur de ma colère, j'ai peur de ce que je pourrais faire si elle prenait le dessus. Mais de là a découlé encore plus de réflexion, j'ai en fait peur de toutes mes émotions, il n'y en a pas une sur laquelle je ne garde pas le contrôle. Les fois où c'est arrivé, il s'est passé de mauvaises choses (mettons des mots sur les mots, mauvaises choses du genre tentative de suicide rien qui ne puisse nuire à autrui 😉 ) . Maintenant je considère qu'en avoir conscience est un pas en avant, et petit à petit j'apprend le rôle des émotions, j'apprend à les accepter. Parce que je les ai toujours aimé (émotions = vie, pour moi), mais dans leur boîte.

E°) Je parlais du manque d'amour qu'à peu près tout le monde développe quant à l'image de son corps avec mon conjoint. Je disais qu'à cause de l'image de la société il est difficile de s'aimer etc. Il m'a fait remarqué que cela ne sert à rien de remettre tous les tords sur la société et si un individu ne s'aime pas c'est que lui, dans sa vie, il y a quelque chose qui fait que (et l'accepter est beaucoup mieux pour se séparer de ce problème).

Cette pensée est à reproduire sur les autres concepts (que se soit les peurs ou la bêtise humaine, déchéance de la société, arrivée de la télé-réalité et oublie du respect) nous sommes tous maître de nos pensées la société actuelle nous offre sur un plateau des pensées toutes faites mais c'est à nous même de choisir ce qu'on en fait.

J'ai peur du covid car j'ai peur de la mort, mais autant que j'ai peur des accidents de voiture, et de beaucoup, beaucoup, de choses qui ont pour conséquence la mort, ceux qui ont peur du covid mais à côté n'ont aucune conscience des risques quotidiens qui sont souvent bien pires, sont certainement à l'écoute de la peur de la société ? 30 265 mort du covid en France, en 2016 (premiers chiffres sur lesquels je tombe) tous types de morts confondus 579 230 morts en France, apparemment on sait très bien mourir sans ce virus.

Avoir trop peur c'est embêtant (on arrête de vivre) mais ne pas avoir peur du tout c'est risqué (pour soi et pour les autres) ça amène des comportements comme prendre le volant en étant ivre mort...

G°) "Si l'on me prend dans une boîte pour mon profil atypique, est-ce pour moi, ce que je suis vraiment, ou pour des qualités génériques, pour une catégorie où n'importe quel autre individu ferait l'affaire ?"
Ne crois tu pas que tes qualités génériques font parties de la personne que tu es vraiment ?
Si quelqu'un te prend c'est que parmi tous les candidats tu es celui qui correspond (en apparence) le plus à ce qu'il recherche et ça comprend autant tes qualités génériques que ton individualité pure. Maintenant si tu es la personne qui correspond à ce qu'il recherche parce qu'il recherche (par exemple) un travailleur déclaré handicapé et que tu es le seul parmi les candidats à avoir ce statut, la démarche est mauvaise mais bon ça seul lui le sait (et ne s'en rend certainement pas compte).

"en donnant le meilleur de toi, et en te voyant refusé, tu peux penser qu'ils ne te valaient pas. Sauf que tu peux tomber sur un recruteur imbécile, qui a par ailleurs des connaissances très limitées sur les fonctions à remplir pour le poste concerné (j'avoue que déléguer ce genre de tâche m'étonne quand même un peu...)." Si tu tombes sur cet imbécile c'est que la boîte fait mal son taff et donc je doute que tu aies envie d'aller dans une boite qui fait mal son taff ? 😉

Cependant dans mon entreprise on fait plusieurs entretien, je fais le premier qui concerne plutôt la personnalité (en fait il est question de voir si la personne est motivée surtout) on ne parlera pas vraiment technique vu que j'y connais pas grand chose, si la personne me semble correspondre elle aura un entretien avec quelqu'un pour parler technique. J'ai pu me tromper alors dans sélection, mais ça je ne le saurais jamais vu qu'on ne peut essayer qu'avec une seule personne en finalité (cependant on a quand même des supports objectifs, grilles de notation genre "est ce que la personne a posé des questions sur le poste ?" c'est pas juste "ouai j'ai eu un bon feeling avec elle" 😉 ) .

Peut être que ça t'aide à comprendre la délégation (dans certains cas) de ce genre de tâche. Après il y a des boîtes où les RH recrutent mais honnêtement on considère que ça doit être un travail à deux entre RH et manager, et souvent si ce n'est pas le cas c'est plus une question de budget ou alors que le manager est démotivé. Dans un cas comme dans l'autre, ça donne toujours pas envie d'aller dans cette entreprise fictive 🙂

M'enfin, vu qu'aucune entreprise réelle ne donne réellement envie, c'est bien facile pour moi de te répondre tout cela.

I-1°) Il y a certaines choses, même avec la pratique, que l'on atteindra jamais, et aussi à mesurer le degrés de pratique à avoir pour en arriver à un même niveau. Alors si ta réponse est que l'intelligence spatiale des chats serait accessible à un humain qui en a envie, me concernant j'en doute grandement du fait que je pense être dyspraxique (baah c'est comme le zèbre, sans le test je peux pas êtres sûre).

Cela mis à part, en ce sens tu fais une réponse de sourd que l'on pourrait faire pour n'importe quelle intelligence.

Comment s'appelle l'intelligence pour faire du calcul mental ? Intelligence mathématique ? (Je pense à ça suite à la vision, hier soir, de l'épisode de malcolm xD voir la vidéo).

Donc je suis assez nulle pour le calcul mental mais avec de l'entraînement y'a du progrès, si je passais beaucoup beaucoup de temps j'en arriverais à un niveau haut (heu jamais celui de malcolm par contre il me semble xD) on voit bien ici que la différence d'entrainement mesure une différence d'intelligence, mais avec l'entrainement on peut avoir beaucoup de choses (pas tout non plus, va dire à un tétraplégique de s'entraîner à faire le chat, c'est compliqué quand même).

"comme nous à peu près pour maîtriser le langage... et notre langue maternelle, ou la numération" et c'est pour cela que certain, même en n'ayant pas le choix, n'y arrivent pas.

I-2°) "Pratiques-tu alors la méditation, les promenades en forêt ou les fuites hors des villes ?" Oui, jamais assez mais je fais de mon mieux :-P


I-3°) "Et, franchement, qu'est-ce qui t'empêche de te convertir au végétarisme ?"

J'ai essayé, deux fois j'ai tenu 6 mois. Du moins important au plus important :

- J'aime le goût de la viande.

- C'est chiant pour aller au restaurant.

- C'est déjà très difficile de manger, si je dois penser à mon propre bien, limité le sucre serait déjà un super progrès mais les addictions ont la peau dures.

- Je suis trop curieuse pour arrêter de goûter à (presque) tout.

- Ce qui m'a fait craqué les 2 fois c'est le comportement des autres. Quand tu es invité à manger que tu dis que tu ne manges pas de viande, tu demandes rien en fait, chacun fait sa vie, et les autres se sentent obligés de se justifier "non mais moi tu sais je mange pas trop de viande, juste une fois par semaine, et du jambon de temps en temps" => je m'en fou, ce genre de phrase ça me pousse à encore plus de jugement envers la personne elle s'en rend même pas compte "depuis quand, "une fois par semaine" c'est "pas trop" ?" et puis ton jambon c'est du ecoplus qui vient d'un animal qui a souffert ou bien ? (oui là c'est de la colère).

- La nourriture est quelque chose qui fait "lien" entre les gens, ma relation aux autres étant déjà extrêmement compliquée, manger ensemble et pas le même plat provoque une cassure, une séparation, une distance, que je ne peux à l'heure actuelle supporter.

- Dans ma conception du monde à peu prés tout est vivants (même si je n'arrive pas vraiment à statuer de l'état des objets ils ont quand même une certaine âme, enfin c'est compliqué).
Et donc je me cite "Je fût positivement étonnée quand ma collègue de travail me ramena son science et vie pour me montrer l'article "on a une preuve, les plantes prennent des décisions"." Mais ça m'a provoquée une prise de conscience, si les plantes sont vivantes alors c'est comme les animaux, il faut être cohérent soit arrêter de manger les deux soit manger les deux, faire le choix et n'être "que" végétarien (ou plutôt même végétalien ou végan si tant est qu'on arrive à vivre une vie "normal" en faisant ça) n'a pas de sens.

Je ne peux pas arrêter de manger des fruits et légumes se serait profondément mauvais pour ma santé. Si je devais être éthique, il me semble que seul les fruits et les graines (qui se détachent naturellement, et je pensais peut être les trucs comme le blés qui se fane de lui même) correspondraient à mes idéaux, mais faire ça serait mauvais pour mon corps.
Si mon corps a besoin de fruits et légumes il a peut être besoin de viande ?
Pourquoi notre univers nous a amené à de tel incohérence ?
Il doit y avoir quelque chose dans ma vision qui est erroné. Et les animaux se mangent bien les uns les autres (sans distinction de bébés ou pas pour certains, pas pour tous). Il y avait ce documentaire qui montré le cycle de la vie et l'équilibrage de la faune et de la flore avec, forcément, les animaux qui se mangent. Il faudrait que j'arrive à aller dans cette direction pour trouver un statu-quo avec moi-même.

Alors je crois que le mieux est de continuer à manger de tout (surtout que c'est plus pratique, honnêtement) mais en se préoccupant de la vie de "ce tout", l'animal a t il été élevé en plein air ou a t il eu une vie digne d'un camp de concentration nazi ?

Financièrement (et aussi parce que ce n'est pas moi qui cuisine à la maison ^^") c'est pas toujours comme ça que ça se passe, maintenant on fait au mieux.

Voilà en gros ce qui est embêtant.

J'assume pas du tout d'en manger, ça m'arrive d'en pleurer, je ne veux pas rentrer dans la boucherie ou voir la viande (ni les animaux).

Au restaurant j'ai pleuré parce qu'on nous a servi "une caille" (c'est plat unique dans un restaurant où on va) j'ai dit que je me sentais incapable de manger "un bébé" (bon on m'a expliqué qu'une caille n'est pas un bébé mais c'est tout petit et de voir la forme de l'animal comme ça dans le plat j'ai pas pu). J'ai dit que je mangerais plus de bébés depuis (veau, agneau..) mais je ne me renseigne pas volontairement pour pouvoir manger sans être triste à la fin... C'est compliqué.
C'est le propre de faire un choix, il y aura toujours des bons et des mauvais côté à ce choix et les assumés n'est pas toujours facile non plus, surtout quand t'as l'impression d'être quelqu'un d'horrible en faisant ce choix 😬

Lelunele 05 août 2020 à 10:23

@Hatsa

Un point de vue n'est il pas forcément personnel ? D'un côté cela fait plaisir de penser que tu as cru que je dirais quelque chose d'objectif, d'un autre côté je n'ai, il me semble, absolument rien d'objectif dans ma vision des choses et du monde 😉

Cependant, objectivement parlant il y a des faits : ratio homme bons / mauvais connus. On peut dire qu'à 28 ans j'ai pu rencontré ou croisé un certain nombre (pas que je l'ai compté) de personnes de la gente masculine.
Objectivement parlant on peut dire que j'aurais tendance à retenir les mauvais souvenirs et aussi que certaines personnes se seraient fait d'office classés par une simple action qui n'était peut être pas si mauvaise que ça.

Je regardais pour te répondre avec des stats mais ça n'a pas de sens, par exemple si je regardais le nombre de viols je n'aurais pas forcément le nombre de violeurs (ni leur genre) et qu'il faudrait mettre ce chiffre en parallèle avec toutes les personnes qui ne violent pas. Cependant ce chiffre resterait incorrect puisque pour être "mauvais" on peut faire largement moindre.

Tout cela est d'autant plus ennuyeux que j'ai aussi pu discuter avec des hommes qui ont maintenant peur de toute action car ils auraient en horreur d'être vu comme ces montres, de ce fait j'ai en tête un homme qui ne drague absolument pas et mon avis est qu'en l'état il va rester seul (situation qui ne lui convient pas) longtemps car il sort peu de chez lui, c'est assez triste.

Mais il faudrait tout de même que je rajoute que ma vision ne s'apparente pas uniquement à la gente masculine. J'ai tendance à mordre quand une femme s'approche de mon conjoint ;-P

"et tu semblais être sûre de ne pas pouvoir y avoir accès à cette amitié potentielle." Je ne suis sûre de rien en ce bas monde, je n'ai que des croyances. Es tu même sûre que la table en bois est marron ? Elle "n'est" peut être même pas. Je suis sûre uniquement de ce que j'aime vraiment, de ce qui me plaît ou déplaît, et ce genre de choses absolument subjectives.

"ma nature, si c'est bien elle, veut que je sois optimiste et dans l'ouverture voire la confiance, une sorte de confiance (innée peut-être ?) qui fait que je laisse la porte ouverte. Après j'ai des "capteurs" intuition, lucidité peut-être et je "sens" si ça va le faire ou non mais qui ici ne "sent" si ça va le faire ou pas avec un ou une tel.le assez rapidement ? Nous avons/aurions tous ces "capteurs"."
J'aurais pu dire de même, j'ai perdu espoir en l'humanité globale (ne dit on pas que plus on est nombreux plus l'intelligence baisse ?) mais très peu en les individualités qui la composent.
La différence, il me semble, c'est que je pense que tout un chacun fait des actes et a des pensées par conséquence de son vécu, et que le vécu étant rarement bon.. Ainsi dire une personne est rarement fondamentalement mauvaise, cela n'empêchera pas qu'elle apporte du mauvais au monde.

Concrètement j'ai de grand doute sur le fait que mon patron soit "quelqu'un de bien" en ce sens qu'il passe par des chemins qui me semblent douteux pour arriver à ses fins, pour autant je sais que c'est "quelqu'un de bien" car j'ai très largement discuté avec lui et qu'il "veut notre bien" de son point de vu, à savoir qu'il ne se rend même pas compte lui même qu'il pense avant tout à lui et dans sa vision du monde il n'est en rien mauvais, hors d'un point de vu extérieur il y a beaucoup de mauvais dans ce qu'il fait, et pourtant il m'a aussi apporté du bon.

Je ne sais pas si je suis très claire.

Une personne de son point de vue sera à peu près toujours une bonne personne, et lorsqu'elle nous partage ce point de vue on peut voir sa bonne volonté, n'en est il pas moins que cette personne peut nous être néfaste à nous en temps qu'autre personne.

Pour ce qui est de l'intuition, il me semble en avoir une mais d'expérience j'ai appris à m'en méfier. L'intuition ne me pousse pas forcément vers ce qui est bon pour moi, plutôt je dirais, vers les êtres qui en sont au même stade de développement. De ce fait j'ai pu avoir un stade assez bas où j'ai rencontré des personnes assez "basses" et ça n'aide pas forcément à monter.

En même temps c'est normal, admettons qu'il y ait des échelons d'évolution.
En gros
Niveau 1 : mauvais
Niveau 2 : moyen
Niveau 3 : bon
Si mauvais et mauvais / moyen et moyen / bon et bon, se côtoient alors il n'y a personne qui tire vers le haut mais personne qui tire vers le bas non plus. Si mauvais et bon se côtoient il est fort probable que mauvais tire bon vers le bas alors que bon essaie de tirer mauvais vers le haut, et se serait d'arrêter à deux niveau moyen un bénéfice pour mauvais mais non pour bon.

Alors il me semble qu'on sera tous naturellement en contact avec des personnes au même niveau que nous (les plus hauts nous évitant et nous évitant les plus bas) dans une optique de s'améliorer.

Et ces personnes qui ne veulent pas s'améliorer, c'est tout simplement un des niveaux, en mon sens assez bas.
Avec la notion supplémentaire qu'il existe une infinité de "niveau" mais aussi qu'on en a différents en fonction du sujet abordé et que je suis peut être "moyen" quant à mes émotions et "horriblement bas" qu'en à l'amitié homme / femme [ou l'inverse qui sait] 😉

"Avons-nous donc d'autres sens ? Ou bien sont-ils déjà là mais enfouis sous nos voiles ?"
Il m'a semblé que certains sont là (présent dans l'inconscient et se traduisant par "l'intuition" mais qu'il est tout à fait possible que d'autres existent sans que nous ayons accès.

Cependant "l'intuition" quant à une personne est objectivement explicable. Il existe, par exemple, la synergologie.
Il me semble que sans avoir fait des études dans le domaine on a naturellement acquis une partie de ces compétences, on ne s'en rend tout simplement pas compte.

Si fut un temps j'avais un radar à personne qui s'automutilent c'est tout simplement parce que je savais (bon je sais encore seulement j'évite consciemment de savoir c'est différent) la gestuelle, la tenue vestimentaire, et ce genre de choses, qui va avec. On peut se tromper, bizarrement, même en changeant d'école j'ai à chaque fois sût retrouver "ce" groupe de personne.

Cela dit je viens de regarder les stats apparemment 12 à 35 % des collégiens qui s'automutilent, ce qui veut dire sur une classe de 30 personnes entre 3,6 et 10,5 (si je ne me trompe pas dans mes calculs) personnes ce qui est énorme et me fait dire que j'ai dû en louper alors qu'il me semblait qu'on était que "quelques uns" bref bref super joyeux tout ça ^^

C'est un plaisir d'échanger et ça m'intéresse aussi d'avoir un point de vu objectif sur la question (que je n'avais jamais vu comme ça) 🙂
"j'ouvrirai un fil de discussion sur le sujet si cela intéresse certains d'y participer" Pourquoi attendre ? Si ça intéresse les personnes participeront au fil 😉

"Je ne sais pas si on peut juger les Hommes à l'aune de notre seul vécu. Qu'en penses-tu ?"
Je pense qu'un individu peut être mauvais pour moi mais bon pour toi et inversement (peu importe homme femme ou même tortue), qu'on ne peut faire de généralité, et qu'on doit tous faire nos expérience pour voir si l'individu en question nous semble bon ou non pour nous même.
En ce sens je suis certaine que certains que j'ai rencontré ont été horribles pour moi mais plus que bon pour d'autre, et inversement.

Si par enseignement j'entends dans mes années scolaire, je retiens plus de femmes que d'hommes mais un homme qui a, en un sens, dépassé ces femmes, ainsi l'équation s'annule et les deux ont le même respect de ma part.
Si par enseignement il est question de livre ou de pensée philosophique, à savoir de personnes qui auraient apporté leur touche mais que je n'ai jamais rencontré personnellement, il me semble qu'il m'est impossible de juger de leur individualité car une action reste une action ainsi j'aurais connaissance d'une bonne (voir très bonne) de leur action ne voudrait pas dire qu'ils sont ou ont été de bonnes personnes, mais je n'en reste pas moins reconnaissante d'avoir pu partager leur savoir, juste que je vois ça plus comme un objet et cela n'est donc pas genré (le savoir).

"L'Enfer est pavé de bonnes intentions." oh eh bien oui, ça explique très bien ce que je disais sur mon patron. Cependant on peut se poser la question de l'intention mais aussi la question du chemin que l'on emprunte, est ce que la fin justifie les moyens ? Pour moi non.

Pas de soucis sur le terme "grossiers", même si j'apprécie la précision, il me semblait que si tu avais utilisé ce terme (je ne saurais dire, c'est un sentiment global sur ton premier message) c'est simplement que j'ai dans mes propos touché quelque chose en toi qui t'as un peu énervé. En ce sens il est important de s'expliquer, car loin de moi la volonté d'énerver les personnes ici mais plutôt bien comme toi d'arriver (ou non) à statuer de ce point qui est un petit peu ennuyeux dans ma vie au final.

Je suis bien en couple, je disais juste que je profite souvent de cette information assez tôt dans les échanges avec n'importe quel homme pour statuer de mes intentions plus ou moins subtilement (je crois, plutôt moins que plus).

"Et pourquoi venir masquée si tu veux rencontrer des gens ?" Si je porte un masque actuellement alors ce ne serait que celui qui me colle à la peau, celui que moi-même je ne saurais enlevé seule. Et peut être un petit peu celui pour essayer de me faire bien voir, puisqu'il y aurait quand même l'enjeux de rencontrer des personnes ^^ Mais un masque n'est pas toujours porté volontairement, non ? C'est bien ce que je disais sur l'alcool à Abderian, c'est le seul outil qui fait tomber (au moins une parti) du masque.

"car tout le monde n'est pas un.e potentiel.le prédateur.rice qui veut manipuler et prendre le pouvoir." je l'espère bien ! Si je ne le pensais je ne serais pas venu ici pour échanger non ? 😉

Du reste merci bien 🙂

Amarle 05 août 2020 à 13:47

@Lelune, quand tu dis ceci :
Quote :
J'ai un collègue de travail de couleur et il disait qu'il a fait sur son temps libre un tournage, ceux à quoi j'ai répondu en rigolant qu'il allait devenir le prochain Will Smith. Il l'a mal pris. Il m'a dit "Pourquoi tout de suite Will Smith ? Parce que je suis noir !" Oui, et ?
Si on prenait la situation où c'était une femme, j'aurais dit qu'elle allait devenir le prochain Gérard Depardieu on aurait trouvé ça étrange non ? C'est pareil.
Unquote

1/ personne de couleur ? => pourquoi pas "noir", tout simplement ?
2/ "oui, et ?" => je pense que ce qui a irrité ton collègue, c'est le fait que tu aies choisi un artiste noir. Ta vision de son art s'accompagne de la couleur de sa peau. Lui, il se voit en tant qu'artiste... et c'est tout. Enfin, ce n'est que mon interprétation. Ca aurait été intéressant que tu le questionnes sur son indignation.
3/"Etrange, non ?" => si Gérard Depardieu réalisait des films, non. L'étrangeté, c'est relatif.

Abderianle 05 août 2020 à 22:39

@Lelune, Acte I

I) La pensée divergente est assez fatigante... pour les autres. Mais je trouve que la tienne est quand même claire et ordonnée ; j'ai connu des gens franchement plus retors, et même un Abderian qui, jeune, était incapable de finir une ligne avec une seule idée, et un texte avec un seul combat. J'imagine que c'est pour ça que la presse est importante ! 😄
En as-tu été victime dans tes études ou ton travail ?


II) En fait, je ne suis pas techniquement autiste. Je pourrais dire que j'ai trop d'humour et de dérision pour ça, mais cela m'ôterait seulement d'une partie du spectre, et comme il y a au moins autant d'autismes que de produits dans un supermarché, si je le suis, tu pourrais l'être aussi ! Ce serait d'ailleurs aussi une question, mais peut-on être autiste si l'on arrive à l'être de moins en moins ? Par comparaison, à supposer que je sois HP, si c'est là mon état, il ne s'est franchement pas estompé avec les rides et la barbe blanche. Or je ne dirais pas la même chose de l'autre versant, si celui-ci était confirmé.
Au fond, je trouve qu'il est plus commode de laisser les étiquettes de douance, d'autisme ou autres structures aux autres, car au fond, si j'étais seul sur Terre, je serais juste... moi. Ces particularités ne naissent-elles pas seulement au contact des autres ? C'est un peu comme le genre, qui finalement est une affaire relationnelle et sociale. Ou même d'ailleurs certaines vertus : celui qui est organisé se trouverait bordélique face à un autre. Comme je te le disais pour les « amitiés », ce sont à mon avis des termes et des états qui ne peuvent s'éclairer que dans le vis-à-vis. C'est d'ailleurs pour cela que je rends gloire à @Aurel pour tous ceux qui se questionnent, car je vois mal comment, hors la fréquentation de tous les profils possibles, on parviendrait à une meilleure, voire à une juste image de soi. Toutes ces positions sont des résultats dialogiques (mouais, je suis un héraclitéen habermasien, que voulez-vous !😋).

III) Quel humour passe en société ? Je révère ceux qui trouvent un dénominateur commun, mais cela dépend aussi du ton, du charisme et de la sincérité ou de l'habitude qu'on y met. N'as-tu jamais été témoin de gens qui arrivent à « détendre l'atmosphère » où qu'ils soient et quoi qu'ils disent ? Et que disent-ils souvent ?

VII) Non, j'ai bien saisi le terme de « neurodiversité », mais ça me fait rire, car on pourrait le rapprocher d'une « physiodiversité », et ça n'a franchement pas grand-sens. Cependant, l'étiquetage maniaque moderne sert au moins une cause : à faire prendre conscience que nos mots deviennent trop limités pour appréhender l'Autre, et donc les autres. Je trouve les artifices cocasses ou « polis », et surtout tout à fait intra-conceptuels, à la limite du pléonasme en fait, mais bon, il faut bien des béquilles pour faire avancer ceux qui n'ont pas toutes leurs jambes cérébrales.
Et toi, aimerais-tu plutôt ou uniquement travailler avec la « neurodiversité » ?

CSP : Catégorie socio-professionnelle (tu ne l'emploies jamais en RH ?!)


Aparté) Si, tu peux parler de l'Amour (sorte d'agapè), de Vie, d'Ego... en philosophie, et notamment parfois à cause de Platon (avec ses Idées/Formes), de l'allemand (majuscules aux noms) et d'un besoin de créer, les majuscules peuvent virtuellement être apposées à toute chose. Même à... Caca. A l'âge où ça travaille, c'est assurément plus un concept et un jeu qu'une matière !

VIII-1) Ne mets-tu pas dans l'humour ordinaire les banalités ? N'est-il pas justement plus important de se montrer léger, plaisant et drôle que de simplement discourir du beau temps ?
Et arrives-tu à philosopher dans ton monde « ordinaire » ? Et comment réagissent les gens quand tu t'y essaies ?

VIII-2) Tu ne me connais pas, mais n'est-ce justement pas lorsque l'on ne connaît pas une personne que les jeux psychologiques sont les plus importants ? Quand tu fais du recrutement, n'est-ce pas justement là où tu emploies le plus ce genre d'outil(s) ?
Tu dis t'adapter à ton interlocuteur, et pourtant au début de notre conversation tu indiquais que tu étais très maladroite, et que tu étais souvent rejetée. Quelle assertion est vraie ? Ou manques-tu simplement terriblement de psychologie ? Et le cas échéant, n'est-elle justement pas absolument nécessaire pour des amorces relationnelles ?
Et pour l'exemple, as-tu seulement l'impression de t'adapter à moi icelieu ?

A-1°) Quand tu dis « faire quelque chose de cette vie », quelle serait la plus grande réalisation à laquelle tu tiendrais ?

D-1°) Tout à fait d'accord avec toi sur ceux qui ont besoin d'un diagnostic et ceux qui s'en dispensent. Seulement, comment savoir en amont dans quelle situation ils se trouvent ? Car même une adaptation ne signifie pas forcément un épanouissement, ou une juste compréhension. Oh... faudrait-il faire preuve de... psychologie ?!

D-2°) C'est un point intéressant et @Amar (hourra, un autre lecteur ninja !) a assez bien répondu, mais imaginez-vous, personne blanche, avec une personne noire qui vous dirait « Tu es comme Will Smith ! » : qui penserait spontanément à sa couleur de peau ? Ce genre de réaction est hélas induite par le fait qu'on rappelle toujours aux Noirs qu'ils sont noirs. Avec un collègue, un camerounais tout à fait... noir, j'ai un jour plaisanté (comme le bon naïf que je suis) en lui recommandant pour sa fille de se déguiser en Père Noël, et c'est lui qui m'a rappelé qu'il n'en ferait pas un bon. J'ai été étonné (le temps de comprendre) et lui ai rappelé qu'il fallait justement s'affranchir de tous les dogmes habituels, et que justement la différence, revendiquée ou non, faisait l'excellence et la créativité de la situation. Parce que à ce titre-là les Latinos ne feront pas le Michael Jackson et je n'aurais pas le droit de danser comme Psy. Voyez ?
Moi, pour ma part, je m'en tape totalement de la couleur dans les situations ordinaires. En revanche je trouve les origines des gens toujours intéressantes, mais ce n'est pas seulement vrai pour leur apparence, car j'agis de même pour tous les Blancs que je croise. Et, je vais vous faire une révélation... même ceux qui habitent dans l'Nord ! 😋

Abderianle 09 août 2020 à 08:54

@Lelune, Acte II

D-3°) Intéressant ce que tu dis sur les émotions. Mais dis-moi, ces kyrielles de remparts, avec ces principes, ces idées, ces définitions et ces craintes que tu as vis-à-vis des gens, et plus particulièrement des hommes, ne seraient-elles pas aussi des lignes de défense contre l'expression plus ou moins consciente de sentiments mal connus ou mal maîtrisés ? N'en irait-il pas ainsi de quelques autres expressions de toi ?
Et pourquoi tes émotions tendent-elles à se retourner contre toi ? Ne saurais-tu être en colère, franchement et entièrement, contre autrui ?

C'est amusant cette métaphore de la gradation de la colère ! Une chose à retenir !

E°) Intéressant aussi ce que tu dis sur la peur. Dirais-tu qu'il s'agit d'une émotion utile, voire essentielle, à l'existence, et dans les situations relationnelles ou personnelles ? Tu mentionnes en effet les accidents de voiture et l'ivresse, à bon droit, mais penses-tu que ce serait vrai aussi dans des rapports avec autrui, ou dans ce que l'on pourrait faire de soi (se refuser telle expression ou telle qualité si l'on ne sent pas un Audacieux, par exemple!) ?
N'as-tu jamais, comme certains adolescents en ton âge rebelle, si tu en as eu un, tenté des choses déraisonnables et dangereuses pour apprécier les dépasser ?

G°) Mes qualités génétiques sont effectivement ce que je suis, pour autant seulement que je veux bien ou les montrer, ou les vivre, ou les exprimer. J'admets qu'être autre que je ne suis m'est absolument impossible, car qui voudrait vivre autrement qu'en harmonie, qu'en synergie avec soi ? En revanche, cela ne signifie pas que, mettons, si un employeur recherche un profil atypique, il n'aie par l'illusion de comparaison un penchant à mon endroit, qui semblerait convenir à ses attentes implicites ou inconscientes, par rapport à un autre qui le paraîtrait moins qui pourrait l'être plus. Ce que je veux dire, c'est qu'il y a illusion sur un tel commerce car à moins de l'être soi-même (et dans ce cas quel besoin de le conscientiser ?:p), vouloir des profils étrangers à soi augmente le risque de croire en des qualités, et donc de créer un hiatus entre ce que la personne recrutée est et veut vraiment, et son seul profil « papier ».
Suis-je clair ?

Mais bon argument sur le recruteur imbécile ! Cependant, soit c'est une distorsion de mon fait, soit c'est un... fait, mais il m'a semblé en voir une bonne tripotée, des recruteurs imbéciles ! Je les tiens d'ailleurs souvent comme des gestionnaires, chargés de tenir un budget sans comprendre les réalités de terrain, et même si, certes, tu peux avoir un entretien technique, tu conserves comme première sélection des schèmes particuliers. Dans mon idée, peut-être archaïque, un éditeur ne recrute pas ses auteurs en laissant une seule personne le juger : il y en a au moins plusieurs, et la relation n'est pas celle d'une subordination de l'auteur à l'éditeur, mais d'une création. Si les sociétés étaient plus raisonnables et moins rigides, c'est ce qu'elles gagneraient à faire : créer de la diversité, comme Mère Nature sait le faire.
Sauf que c'est plus difficile de trouver le dosage optimal du changement que de garder des situations illusoirement stables. C'est là où le terme « société » (privée) est amusant, car la sélection à l'entrée fait justement beaucoup moins « société » !

Et toi @Lelune, qu'apprécies-tu tout particulièrement dans les recrutements ?


I-1°) Ah, je suis d'accord avec toi, certaines intelligences sont peu atteignables, mais elles pourraient être représentables. On en revient un peu à la discussion de sentir ce que l'autre perçoit, comment il fonctionne. J'avoue cependant que les moments où j'essaie de percevoir la vie intérieure d'un poulpe est d'une grande poésie, et même si mes facultés me mentent dans la sensibilité haptique et ondoyante d'un tel animal, j'y trouve plus d'osmose et d'agrément que l'homme n'en a spontanément avec ses milieux ! Mais quelqu'un doté d'une meilleure intelligence « animale » ferait sûrement mieux et me dédirait, et, pourtant, je ne songe pas que la vérité soit indexée à un coefficient quelconque de performances... sauf pour les maths !(n'est pas Dieudonné (de Bourbaki) qui veut) :p

I-3°) Ah, la pression sociale ! Terrible en effet dans ses résolutions. Commencez un régime et perdez de suite vos amis, car comment survivrez-vous au prochain apéritif, au prochain anniversaire d'untel, au prochain brunch, à la prochaine recette pour tester le Cookeo ? Quittez aussi votre famille : adieu Mamie Nova, adieu les parents qui aiment te faire manger du gras, adieu... frères et soeurs parfois trop généreux ! Bref, le régime, c'est le début d'une vaste solitude.
Sauf que, en étant seul, on s'ennuie, et pour se distraire, ben... le frigo devient notre ami.
Et là... bam ! On se dévoie soi-même ! Ah, j'vous jure, l'homme (et la femme), quelle machine !

Refuses-tu le plus souvent de manger face à des personnes peu connues ou en qui tu as peu confiance ?

Hey, tu peux manger les graines des plantes sans manger les plantes elles-mêmes ! Si personne ne limitait la reproductivité des fruits et légumes, on finirait par être endémiquement envahi, donc tu peux tenir l'argument inverse, à savoir que pour protéger les biotopes et les écosystèmes, il faut remplir son rôle dans la chaîne alimentaire.
Cet argument peut être plus tangent en matière animale, même si, en Inde, les vaches finissent par devenir franchement envahissantes. Mais c'est une vision occidentale dominatrice et pragmatique : nous-mêmes sommes une espèce très envahissante, et l'on se supprime un peu moins qu'auparavant (on commence le compte au XXIe siècle, hein...) !

Penses-tu alors que tu te sentirais mieux en Inde, dans un vaste pays totalement respectueux... et même extrêmement rigide, des pratiques végétariennes ?

Hatsale 09 août 2020 à 10:56

Bonjour @Lelune !
J'ai mis un peu de temps à venir te répondre mais j'y reviens.
Je répondrai donc à ta première question.
Le point de vue, d'un point de vue littéraire, n'est pas forcément personnel. Je ne sais pas si tu aimes la littérature mais tu aimes sans doute les films ou les séries ou encore les documentaires et tu peux y constater qu'on y trouve différents points de vue. Et la littérature n'est autre que le miroir de notre humanité. Ou je me trompe ? Je te passerai donc le jargon technique et un petit cours sur la narration mais si cela t'intéresse, je peux déjà te donner trois termes que tu connais sans doute: externe, interne, omniscient. Cela te parle-t-il ?
Quant à l'opinion, si jamais on amalgamait point de vue et opinion, elle peut effectivement elle aussi être personnelle ou encore populaire (publique).
Mais effectivement, on peut se poser la question de savoir si l'opinion est capable de vérité. De là à affirmer qu'il n'y a « absolument rien d'objectif » dans ta vision du monde, n'observes-tu jamais le monde autrement qu'au filtre de ta seule vision ?
Puis tu t'attaques aux faits, c'est que donc tu peux mettre à distance et te tenter d'objectivation. Il y a donc un peu d'objectif dans ta vision. Ça fait du bien aussi non ?

Pourquoi ainsi retenir les mauvais souvenirs plus que les bons ? Sont-ils plus forts ? Plus nombreux ? Plus marquants ? Est-ce un trait de ta personnalité ? Est-ce une tendance à la négativation ? Est-ce un fonctionnement ? Ou penses-tu que les humains de manière générale se souviennent plus aisément des mauvais souvenirs plutôt que des bons ? Est-ce alors parce que le « traumatisme » est plus profond et donc plus marquant ?
Et pourquoi « classer » les personnes ? Et comment surtout ? Quels sont les « critères » ?
Les chiffres / stats aident à objectiver justement mais ils peuvent enduire en erreur, tu as raison, car il faudrait effectivement bien plus de critères là aussi et de profondeur.

Tu abordes sans doute les réseaux sociaux et les Me too et compagnie. Sujet intéressant. Comment le vivent certains hommes ? Mais comment en sommes-nous arrivés là surtout ? Ton ami (?) pourrait se (re)mettre à « draguer », s'il est respectueux je doute qu'une femme en soit choquée ou alors c'est qu'elle est prude (?) ou mal lunée ? S'il n'a rien à se reprocher et que son action n'est ni irrespectueuse ni lourdingue, pourquoi pas ? Mais là se reposent les limites de l'autre et la notion de respect précédemment abordées.


Tu dis : « J'ai tendance à mordre quand une femme s'approche de mon conjoint » : pourquoi donc ? De quoi as-tu peur ? N'as-tu pas confiance en lui ? En toi ? En celle ou celui qui s'approche de lui ? Est-ce de la jalousie maladive si tu mords comme tu dis ? Et comment le vit-il lui ? A-t-il alors le droit d'avoir des amies femmes ? Y croit-il lui, en cette possible amitié ? Avez-vous la même opinion sur la question ? Tu dis que tu mords : quelle est la limite ? La tienne, la sienne.

Tu dis que tu n'es sûre de rien mais que tu as des croyances, mais que tu es sûre tout du moins de ce qui te plaît et de ce qui te déplaît. Ainsi, tu ne changes jamais d'avis ? Et quelles sont ces croyances ? Moi aussi je n'ai que peu de certitudes, et je ne crois pas en grand chose ! J'aime écouter les autres, lire, échanger, partager car alors, sans être naïvement influençable non plus, je peux peut-être rajouter au prisme de ma vision des couleurs sur mon pannel de nuances.


Tu exprimes ensuite que tu as perdu espoir en l'humanité globale. Pourquoi ? Car « le vécu est rarement bon » ajoutes-tu. Je ne comprends pas ce que tu veux dire et sur quoi tu te bases pour affirmer une chose pareille. Tu parles de souffrance humaine ? D'autre chose ?Ainsi « une personne est rarement fondamentalement mauvaise, cela n'empêchera pas qu'elle apporte du mauvais au monde. » : aurais-tu un exemple que je comprenne bien ? Si nous ne sommes pas fondamentalement mauvais, pourquoi nous apportons fatalement du mauvais au monde ?

L'adage sur l'enfer allait comme un gant à la description de ton patron ! On se rejoint !

Est-ce vraiment ton intuition qui te pousse vers les êtres qui ne te « conviennent » pas et donc tu te méfies d'elle ou est-ce plutôt une tempête intérieure analytique (inconsciente?) qui te pousse vers des vents plus violents ? L'intuition n'est-elle pas une vision claire et fulgurante au-delà de l'analyse justement ?


« Alors il me semble qu'on sera tous naturellement en contact avec des personnes au même niveau que nous (les plus hauts nous évitant et nous évitant les plus bas) dans une optique de s'améliorer. » : améliorer quoi ?
Te lire me fait me demander à quel « niveau » je pourrais être dans mon amélioration ? Quelle case pourrait être la plus moelleuse ? Et suis-je à ce point constante que j'y resterais ? Ou bien est-ce que je pourrais, comme dans un jeu vidéo accéder au niveau supérieur mais alors, pourrais-je encore, comme dans un jeu vidéo, redescendre au niveau inférieur ou bien lorsque nous avons passé les « paliers » nous sommes sûrs de ne plus « redescendre » ?


« Cependant "l'intuition" quant à une personne est objectivement explicable. Il existe, par exemple, la synergologie. » : tu vois que tu as un peu d'objectivité dans ta vie 😉


« Si fut un temps j'avais un radar à personne qui s'automutilent c'est tout simplement parce que je savais (bon je sais encore seulement j'évite consciemment de savoir c'est différent) » : un radar ? C'était intuitif ou as-tu appris à l'école les techniques permettant de repérer les gens et de faire de l'habit le moine et de caser les gens dans des cases sans gratter au-delà, des soi-disant techniques infaillibles à regarder les failles ... C'est objectif comme technique ou bien y a-t-il forcément subjectif ?

« En ce sens je suis certaine que certains que j'ai rencontré ont été horribles pour moi mais plus que bon pour d'autre, et inversement. » : alors qu'est-ce qu'un homme/femme bon ? Est-ce quelqu'un qui nous fait du bien, qui nous donne du plaisir ou est-ce quelqu'un qui fait des choix fondamentalement bons pour lui l'autre la société ? En ce cas alors, pourquoi ne serait-il pas bon pour tout le monde ?


« c'est simplement que j'ai dans mes propos touché quelque chose en toi qui t'as un peu énervé. » Je ne me suis sentie ni énervée ni irritée @Lelune sois-en certaine. Je voulais comprendre car ayant suivi toute la discussion, certaines questions ont germé en moi, voilà tout. Et nous sommes bien là pour échanger n'est-ce pas ?

« Et peut être un petit peu celui pour essayer de me faire bien voir » : nous conviendrons donc que tu es dans la séduction, puisque tu veux plaire. Et nous conviendrons donc que ce n'est pas malsain mais le jeu des relations qu'elles aient un but amical, amoureux, ou autre ? D'autres prétendront qu'ils n'ont pas de masques mais ne seraient-ils pas alors hypocrites ? Vaste sujet que celui des masques et en ce sens là encore je te remercie pour ta sincérité !

Bien à toi et au plaisir de continuer d'échanger !

Lelunele 18 août 2020 à 11:23

@Amar
1/ je trouve les termes toujours difficiles et il parait que dire "une personne noir" (au passage "une personne autiste" aussi) c'est mal pris donc j'essaye de ne pas le dire. Tout comme je suppose n'apprécierais pas que l'on me définisse par "une personne [ci ou ça]". Et si on allait vraiment dans le sens des mots je ne suis pas plus blanche qu'il est noir, je suis plutôt "beige transparent avec des veines apparentes vertes/violettes, des nuances de bronzage entre le jaune et le rose et des petits points blancs" (et encore c'est une description bien limitée, il y a des dégradés partout et la couleur change avec les saisons, la santé etc). Cela dit, en ce sens je suis tout autant une personne de couleur et ces façons de définir ces différences sont tellement absurdes, je serais plus juste en disant "une personne de couleur marron avec des nuances de reflet brillants et tout un tas de nuances que je n'ai eu le loisir d'observer (d'autant que ça pourrait être mal vue)", c'est un peu long, et tellement peu courant que je n'ai pas la moindre idée de comment cela serait interprété par les autres ?

2/ Je lui ai demandé mais il n'a sût m'expliquer, mais je comprend et tu es la première personne à me donner une explication qui fait sens, merci.

Lelunele 18 août 2020 à 11:46

@Abderian
Point intéressant, je pourrais commencer mes échanges par "quelle est ta définition de l'amitié ?" ça serait moins agressif !

Je ne sais pas si je te répond réellement mais de mon point de vue je n'ai de désir pour personne d'autre que mon conjoint, je ne m'en prive pas, je n'en ai pas c'est tout, et je trouve ça normal d'être avec quelqu'un qui ressent l'amour de la même façon. Mais l'amour dépasse largement le désir, c'est un engagement, une envie de tout partager et plus simplement d'apprécier la présence de l'autre.

Il paraît aussi cohérent qu'en amitié je recherche des personnes qui puissent fonctionner sur ce même système, sans désir. Mais je peux rajouter que j'ai déjà pu trouver des personnes correspondant à ce seul critère, c'est plus l'accumulation des différents critères qui semblent compliqué.

Du reste, je vais voir pour revoir le dictionnaire de ma vie intérieur qui semble en effet s'être figé il y a quelques années.

Alors, quelle est votre définition de l'amitié, vous ici qui me lisez et songer à potentiellement créé un lien ?

Lelunele 18 août 2020 à 15:57

@Abderian

I) "En as-tu été victime dans tes études ou ton travail ?" De la pensée divergente ?

II) "peut-on être autiste si l'on arrive à l'être de moins en moins ?" Je te renvois à cette vidéo : voir la vidéo
Alistair explique pourquoi mettre des niveaux à l'autisme est au final pas une super idée, parce que ce niveau est en évolution constante notamment, donc de moins en moins de plus en plus... Comme il me semble pas mal de trait autistiques sont en fait la difficulté à s'adapter à la norme, si une personne y arrive alors elle serait "moins" autiste, pourtant elle serait toujours elle-même...

Il est dit que le fonctionnement HP est depuis la naissance et reste jusqu'à la mort. Cependant est-ce que la prise de certains produits ne pourrait pas entraver ces capacités différentes et ramener la personne à un état dit "typique" ? Il faudrait demander à quelqu'un qui s'y connait en neuroscience.

III) Et que disent-ils souvent ? Il me semble que ce n'est pas tant ce qu'ils disent que ce qu'ils ne disent pas qui leur attribue cet art de détendre l'atmosphère. Je pense à un ami de mon compagnon, il me semble qu'il "désengage" des potentiels tentions, il rigole beaucoup, il "sent" les potentiels malaises et fait en sorte de les rompre. Je ne sais pas comment, il ne doit pas le savoir lui-même.

VII) Je serais tentée de répondre que oui, d'un autre côté askip dans mon entreprise on est tous "différents" et ça ne me plaît toujours pas, dans les milieux artistiques où nombres de personnes proclament leurs différences ça m'a aussi saoulé... Jamais satisfaite hein ! Je crois que je voudrais "juste" qu'on soit ce qu'on est, typique ou atypique.

CSP : Catégorie socio-professionnelle, Jamais utilisé en cours, ça me semble dégradant comme terme ? Mais il semble que mes cours soient justement dispensés pour une certaines catégorie socio-professionnelle, tu vois il y a peu d'agriculteur qui ont recours aux RH.

VIII-1) "Ne mets-tu pas dans l'humour ordinaire les banalités ? N'est-il pas justement plus important de se montrer léger, plaisant et drôle que de simplement discourir du beau temps ?" On peut faire les deux en même temps. Cela dit je suis pas très douée en humour.
"Et arrives-tu à philosopher dans ton monde « ordinaire » ?" Oui car mon monde "ordinaire" est fait d'extraordinaires personnes 😉
Et comment réagissent les gens quand tu t'y essaies ? "Les gens" pas n'importe qui, on sait quand la personne va fuir ou répondre, et je pense que tu sais ce que ça donne quand une personne te répond.

VIII-2) "Tu ne me connais pas, mais n'est-ce justement pas lorsque l'on ne connaît pas une personne que les jeux psychologiques sont les plus importants ? Quand tu fais du recrutement, n'est-ce pas justement là où tu emploies le plus ce genre d'outil(s) ?" Ce serait dire que je sais faire ce qui est faux, les enjeux du recrutement sont plus simples que beaucoup d'autres discussion, le candidat veut un boulot et l'employeur voir si le candidat correspond.

"Tu dis t'adapter à ton interlocuteur, et pourtant au début de notre conversation tu indiquais que tu étais très maladroite, et que tu étais souvent rejetée. Quelle assertion est vraie ? Ou manques-tu simplement terriblement de psychologie ? Et le cas échéant, n'est-elle justement pas absolument nécessaire pour des amorces relationnelles ?" Tout est vrai haha, j'arrive, je crois, bien dans les discussions à 1v1, je perd le fil quand un 3éme se rapproche, ce qui est très courant dans la vraie vie et donc qui me renvoit à être seule, parce que j'ai le sentiment que les deux autres s'entendent très bien sans moi ^^"

"Et pour l'exemple, as-tu seulement l'impression de t'adapter à moi icelieu ?" Honnêtement au début peut être un peu mais du fait que c'est à l'écrit, qu'on parle de tout, qu'il y a plusieurs journées entre nos réponses, alors je perds un peu le fil et en ressort au final plus de "naturel" je crois. M'enfin il faudrait encore définir "s'adapter", si par là on entend essayer de dialoguer, en se comprenant, alors forcément on s'adapte tous dès lors qu'on fait face à autrui.

A-1°) "Quand tu dis « faire quelque chose de cette vie », quelle serait la plus grande réalisation à laquelle tu tiendrais ?" Gros rêve : faire le tour du monde, en attente. Plus touchable présentement, refaire de l'art. Mais "simplement" être heureux, vivre, ce serait un bon début.

D-1°) Leur demander s'ils se sentent bien dans leur vie ou non ?

D-2°) En effet, mais alors puis-je me permettre de dire que L soit noir dans le film de death note me semble de très mauvais goût. Je trouve que c'est une façon de mettre en avant cette différence justement... Et vous vous en pensez quoi ?

D-3°) Les émotions sont personnelles, ha c'est difficile à expliquer, elles sont comprises, sinon elles ne seraient pas contrôlées. Ce qui fait peur c'est qu'elles sont puissantes.
"Et pourquoi tes émotions tendent-elles à se retourner contre toi ?" Parce que si je suis triste, c'est forcément ma faute, n'est-ce pas ? 😉
"Ne saurais-tu être en colère, franchement et entièrement, contre autrui ?" C'est bien là que j'ai à retrouver mon petit paillasson ^^

E°) Toute émotion a son utilité, la peur aussi forcément. Ne penses tu pas qu'autrui peut être bien plus destructeur qu'un accident ?
"ou dans ce que l'on pourrait faire de soi (se refuser telle expression ou telle qualité si l'on ne sent pas un Audacieux, par exemple!) ?" Pas sûre d'avoir compris.
"N'as-tu jamais, comme certains adolescents en ton âge rebelle, si tu en as eu un, tenté des choses déraisonnables et dangereuses pour apprécier les dépasser ?" Si, mais je n'avais pas peur, je suis passée de "peur de rien" à "peur de tout" je suis un peu dans les extrêmes, j'apprend à me modérer :-P

G°) Oui mais il me semble que ce genre de démarche vient soit du fait de l'être soi-même soit par exemple d'avoir un enfant qui l'est et de se dire "je voudrais que les personnes comme lui aient une place".
Je crois que c'est ce que je disais dans l'idéal le recrutement se fait à plusieurs RH et manager main dans la main.
"Et toi @Lelune, qu'apprécies-tu tout particulièrement dans les recrutements ?" Découvrir de nouvelles personnes, voir des gens motivé qui ont des yeux qui brillent, essayer de deviner une personne en regardant son CV, ce genre de choses.

I-1°) Je ne côtoie aucun poulpe, par contre j'ai été ravi quand mon frère m'a exprimé les différentes émotions de ses poules, c'est très intéressant.
Si tu doutes de l'intelligence animal je t'envois à te renseigner sur ce genre de sujet : https://fr.wikipedia.org/wiki/Koko_(gorille)#:~:text=Koko%20(%204%20juillet%201971%20%2C%20San,communiquer%20en%20langue%20des%20signes.

I-3°) "Refuses-tu le plus souvent de manger face à des personnes peu connues ou en qui tu as peu confiance ?" En fait je trouve que manger seule c'est beaucoup plus appréciable, mais je ne refuse pas pour autant. Il y a pas mal de moment où on a pas trop le choix et puis je mange bien avec mes collègues de travail, il est question d'essayer d'être "sociable".

Sauf qu'avec les industries on n'a plus vraiment de place dans la chaîne alimentaire, on a tout déréglé..
Justement question, si on arrête de manger des cochons, alors on a arrête leur production, alors on en fait quoi ? Ils meurent tous ? Ils deviennent des cochons sauvages ? Bon nombre d'animaux de ferme seraient incapable de survivrent d'eux mêmes maintenant qu'on les a "éduqué". Choisir entre continuer de manger des animaux ou l'extinction de leur race...

L'Inde et le système de Castes, non merci.

Lelunele 19 août 2020 à 12:51

@Hatsa

"n'observes-tu jamais le monde autrement qu'au filtre de ta seule vision ?" Je doute que quiconque sache réellement le faire, mais on essaie oui, je n'ai en tout cas pas comme intention d'être aveugle 😉

Je pense en effet que la majorité des humains de manière générale se souviennent plus aisément des mauvais souvenirs plutôt que des bons. N'as tu pas remarqué qu'il est plus facile de se plaindre ? ça crée plus de "liens", il est plus courant de raconter les tracas, certainement parce que rencontrer un type sympa ça devrait être "normal" donc on ne le raconte ni le retient.

Classer pour mieux comprendre, par similitude, tout en retenant que chaque être est unique, ou alors ne plus rien classer du tout, tout en retenant que tout être a des similitudes. Il semble que l'Humain a besoin de classification pour concevoir le monde.

S'il ne sait plus agir c'est qu'il ne sait plus les limites, tout peut être mal interprété, c'est délicat.

La confiance, très peu on va dire. Il a des amies filles, je ne l'empêche pas de vivre, il croit en l'amitié homme/femme. La limite est donc la sienne, sous certaines conditions il y a des choses que je ne peux tout de même pas accepté, mais quand ça arrive il comprend.

Ce qui me plaît et déplaît peut être mouvant, ça n'a pas de lien avec le fait de ne pas changer d'avis (ce qui, je l'espère, n'est pas mon cas).

Eh bien les animaux et les plantes ressentent, les couleurs c'est beau et apporte le bonheur, l'humain naît ni fondamentalement bon ni fondamentalement mauvais... C'est ce qui me vient là tout de suite.

Eh bien regarde la planète, l'actualité, tu vois beaucoup de bonnes nouvelles toi ?

Hitler était pour la protection de la nature et des animaux, Gandhi se faisait masser par des adolescentes nues. Il y a du bon et du mauvais dans chaque personne.

"Poussait" et à l'époque ils me convenaient, mais cela n'empêche de se méfier, car on peut toujours se tromper.

Améliorer quoi ? Son âme ? Sa vie ? Sa culture ? Ce qu'on a envie d'améliorer. On pourrait certainement faire le parallèle avec le bouddhisme, élévation de l'âme il me semble.

Je disais qu'il n'y a pas qu'une "case" et pour certains niveaux cela semble impossible de redescendre, quand tu as découvert de nouvelles cultures et ouvert les yeux sur un nouveau monde je ne vois pas comment tu pourrais faire marche arrière, et pour d'autre c'est un challenge quotidien, mais je n'ai pas d'exemple qui me vient comme ça.

Intuitif, mais ça s'explique avec la synergologie. Et juste comme ça il y a des personnes qui font ça qui sont très souriants et qui n'ont rien à voir avec les clichés.
Cet été encore je ne fais plus attention mais je suis tombée sur une fille qui refuse absolument de porter autre chose qu'un pantalon alors qu'il fait 40°... petite discussion et j'ai maintenant très peu de doute sur la raison de son comportement.
Je ne le fais pas volontairement, c'est quelque chose d'intime et se serait malsain de sonder les gens comme ça, juste que quand on sait on peut difficilement faire autrement. Certainement qu'une personne qui a eu un cancer peut aussi "détecter" les autres personnes ayant vécu cela, par exemple.

Un Homme bon pour moi est une personne qui ne fait jamais volontairement du mal, qui essaie toujours de faire le bien, si on lui apprend que c'était mal alors elle regrettera elle essaiera de réparer si c'est possible.

Mais regarde mon patron essaie de faire le bien, et pourtant il reste que ses actions sont pour lui même (juste qu'il ne s'en rend pas consciemment compte) il n'est donc pas forcément bon pour tout le monde de le côtoyer, pour sûr son ex femme préfère ne plus le voir en tout cas.

Et nous sommes bien là pour échanger n'est-ce pas ? Oui ^^

"nous conviendrons donc que tu es dans la séduction, puisque tu veux plaire"

On va être tatillon.

Définition de séduction du Larousse :
Action, fait de séduire quelqu'un, de l'attirer irrésistiblement, de le charmer par un pouvoir plus ou moins indéfinissable : Pouvoir de séduction de l'argent.
Action de séduire quelqu'un, de l'amener à consentir à des relations sexuelles.

Hm non.

Là où dans le premier sens du terme encore on peut comprendre, je ne vois rien d'irrésistible dans mon comportement xD Charmer me semble encore dans l'attirance, je dirais que "plaire" semble être le bon terme dans cette définition "Convenir aux goûts de quelqu'un, lui être agréable, lui faire plaisir".

Définition de l'amitié qui me conviendrait "Sentiment réciproque d'affection ou de sympathie qui ne se fonde ni sur la parenté ni sur l'attrait sexuel."

La séduction n'est pas quelque chose de malsain en soit, je dis juste qu'en ce qui me concerne elle est réservée à mon conjoint 🙂


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