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Tomber le masque

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Tomber le masque
Ninile 13 septembre 2021 à 05:14

Bonjour à tous
Je suis nouvelle sur le site et je souhaite avoir votre avis sur une situation que j'ai rencontré plusieurs fois et qui me pose à chaque fois question.
Comme l'atypique attire l'atypique comme un aimant je rencontre plus ou moins souvent des personnes sur lesquelles j'ai des doutes sur une potentielle atypicité (c'est français ça ?) et d'autres sur lesquels j'ai des certitudes.
Mon radars à HP est plutôt fiable a priori ?
Mais la question que je me pose à chaque fois est "Est ce que je met les pieds dans le plat ?".
Dans la mesure où la diplomatie et moi ça fait deux et que certains atypiques ne vivent pas très bien les choses, jai toujours peur de "révéler" à mon interlocuteur qqchose qu'il n'a pas forcément envie de savoir, même si je pense que c'est toujours mieux de savoir qui l'on est.
J'ai envie de dire clairement les choses pour induire chez l'autre de tomber le masque (quitte à lui dire cash) et d'être lui même.
Donc vous, vous gérez comment dans cette situation ?
Merci d'avance pour vos retours
Belle journée

Terencele 13 septembre 2021 à 09:37   •  

Dans cette situation, en règle générale, je continue de m'occuper de mes affaires.

Melanoele 13 septembre 2021 à 11:56   •  

Je comprends la situation..... mais étant plutôt pour ne pas categoriser les gens je pense qu'il ne faut pas vraiment leur révéler..... le chemin doit se faire seul ... enfin c'est juste mon humble avis.
Bienvenue à toi !

Ninile 13 septembre 2021 à 17:09   •  

Merci à tous les deux pour vos retours.
Actuellement, je ne dis rien aux gens mais parfois ça me démange sévère surtout qd les personnes me sont proches.

Siryack7le 13 septembre 2021 à 17:55   •  

Pour ma part ça dépend des situations et de la personne en face de moi.
Dernièrement, un collègue de travail. J'avais longuement parlé de sujets multiples qui n'ont rien à voir les uns avec les autres, et rien à voir non plus avec la cadre professionnel... au bout d'un certain moment je n'avais que peu de doute. Donc je lui ai dit et même révélé -puisqu'apparement il l'ignorait. Ceci dit le fait qu'il allait démissionner 2 semaines plus tard faisait que ça n'allait avoir que peu d'incidence sur moi et je le sentais "prêt" à recevoir cet éclairage sur lui. C'est d'ailleurs le sens dans lequel je voyais cette "révélation" : un plus grand éclairage, compréhension sur soi-même, compréhension que je savais qu'il allait s'emparer à bon escient.
Ceci dit, c'est toujours délicat... J'ai pu le lui dire -"suspecté" est plus adéquate- parce que j'avais un certain lien de confiance avec lui, que nous avions de riches échanges intellectuelles, une certaine affinité... etc. Bref ! De bonnes conditions.
Autre chose à se poser comme question : est-ce pertinent, utile que l'on dise à la personne qu'on pense qu'elle est HPI ?! Beaucoup de gens déjà ignore ce que veut dire et implique le terme HPI et pourquoi le savoir si on peut vivre sans le savoir et vire bien comme ça.
(je me souviens d'une maman qui suspectait fortement -ainsi que son institutrice- sa fille être HPI mais qui ne voyait nullement l'intérêt de lui faire passer les tests et lui dire ! Elle était bien dans sa peau, bien socuialement scolairement...

Ninile 13 septembre 2021 à 21:39   •  

Je n'arrive pas à tagguer les pseudos (faut que je comprenne les subtilités du forum APIE ?) !!
@Siryack7
Je suis dans une situation assez similaire avec une personne que j'ai rencontré il y a qq semaines et avec qui j'ai sympathisé. Plus je la connais et plus j'ai de certitudes.
Je vais tenir ma langue et je verrai bien si plus tard j'aborde le sujet.
Mais ça m'est arrivé une seule fois d'évoquer la zebritude du fils d'une personne qui m'a répondu que oui il était HP. Donc parfois, les gens sont au courant et c'est juste qu'ils n'etalent pas leur haut potentiel.

Ambre31le 13 septembre 2021 à 22:55   •  

Pour ma part, j'ai toujours du mal à ne pas dire ce que je perçois, j'en ai déjà parlé dans un fil.
Pour ce qui est d'une douance, le fait en plus, qu'elle est souvent associée à un mal-être, et que quand c'est le cas, il me semble que le savoir, est vraiment utile, pour aider à comprendre déjà, et surtout mettre des choses en place pour mieux vivre.
Après, ça ne m'est pas arrivée souvent encore, et en y réfléchissant, je me rends compte que finalement sur ce sujet j'y vais avec des pincettes, notamment parce que ça m'amène à parler de ma propre douance, et que je n'assume pas encore tant que ça, bien que je le sache depuis 8 ans. En fait quand je parle plus facilement d'esprit en arborescence, d'hypersensibilité, et selon comment la personne réagit (ou la mère de l'enfant), j'en dit un peu plus ou pas. Mais j'y vais vraiment à tatons.

Rothle 14 septembre 2021 à 00:44   •  

@Nini c'est au cas par cas.
Mais, pour peu que tu connaisses un peu la personne ( que tu en es proche) et que tu penses que ça peut lui être utile d'une manière ou d'une autre, et même s'il faut parfois y aller avec des pincettes ( dans le sens que tu n'as pas de certitudes, mais songes que la personne est concernée), je suis absolument pas de l'avis de Terence et de Melanoe. Pour tout dire je trouve même que c'est ( de ne jamais - et le "jamais" est important - intervenir) entre stupidité crasse et égoïsme forcené.

A contrario, j'irais plutôt dans le sens de @Siryack7 et @Ambre31 à ce niveau là.
Dans la mesure où c'est éclairant, et quelle que soit l'atypicité, si sa non connaisance est facteur de non épanouissement, ou de souffrance(s), ou de questionnement(s), c'est sans doute mieux de mettre l'autre sur une piste éventuelle, quitte à ce qu'elle soit invalidée in fine.

zozottele 14 septembre 2021 à 07:44   •  

Chouette débat oui.
En fait, c'est doit on faire de l'ingérence ?
Ça a été dit, je crois que le plus important c'est de savoir si la personne est bien dans sa peau.
Si c'est le cas, mieux vaut ne rien dire, elle n'en a pas besoin.
Mais si la personne est mal dans sa peau, ça peut lui apporter un plus non négligeable,et donc lui dire serait la bonne solution.

Terencele 14 septembre 2021 à 08:57   •  

Et donc à l'opposé de la "stupidité crasse" ou de "l'égoïsme forcené", il y aurait cette posture morale hautement estimable qui consiste, en gros, pour résumer, à dire à son interlocuteur : "moi je sais qui je suis, toi manifestement tu ne le sais pas mais c'est moi qui vais te le dire parce que je le sais, parce que c'est mieux, pour toi, de le savoir (ah oui, je sais aussi ce qui est bon pour toi), et parce que c'est mon devoir de lecteur d'âmes de les révéler à elles-mêmes. Tu me remercieras plus tard."
Derrière cette posture douteuse de psychologue intempestif autoproclamé, je ne vois que délire narcissique mégalomane et condescendance moralisatrice.

Ambre31le 14 septembre 2021 à 09:23   •  

Tu pousses le trait @Terence et tu as sans doute raison. Mais il ne s'agit pas forcément que de prétention. Il s'agit plus d'entrer en relation avec l'autre avec qui l'on est, avec ce que l'on pense, et ses propres défauts, pour aller a la rencontre de ce que lui pense et ressent etc., bien sur a tâtons, donc a chaque pas, comme tu le fais si bien, l'autre peut tres facilement refuser cette proposition tres fermement.

Ninile 14 septembre 2021 à 09:35   •  

@Terence non justement le but n'est pas de révéler qqchose à l'autre parceque ça peut potentiellement faire des dégâts et que parfois ça n'apportera rien de plus à l'atypique qui a trouvé sa voie, son équilibre et qui s'assume pleinement mais juste permettre à l'atypique d'être lui même parcequil ne sera pas jugé. En fait, je me rends compte que mon questionnement concerne les atypiques qui se savent atypiques mais se masquent en société mais comment savoir si un atypique se sait atypique ?
En fait je pense qu'il vaut mieux induire à l'autre d'être lui même sans chichi ni tralala et que cela puisse permettre d'avoir des échanges les plus honnêtes possibles.
Parceque je trouve qu'il n'y a rien de plus beau qu'une personne qui parle avec son coeur, mais il faut bien dire que c'est pas très à la mode dans notre société.

@Roth oui c'est une question de contexte finalement. Il faut avoir "l'occasion" d'aborder le sujet ce qui n'est pas toujours évident.
Personnellement ça m'a aidé à me comprendre et à m'accepter puisque j'ai pu arrêter de me dire que j'étais cinglée et que si les autres ne comprennent pas et bien tant pis pour eux. Jai pu accepter de ne pas rentrer dans le moule pré établi.

Ninile 14 septembre 2021 à 09:49   •  

C'est tout à fait ça @Ambre31

Amarle 14 septembre 2021 à 12:21   •  

Je suis plutôt de l'avis de @Terence
J'ai bien a faire pour savoir qui je suis, je me vois pas utiliser mon hpimetre sur les autres.
Et je vois pas où est l'égoïsme ou la stupidité @Roth 🤔

Ambre31le 14 septembre 2021 à 12:42   •  

Je n'avais pas lu l'intervention de @Roth avant la mienne. Je n'adhere absolument pas a cette posture de "moi je sais et pas toi", ni a ces propos "entre stupidité crasse et égoïsme forcené".
Je n'aurais sans doute pas écrit mon post si j'avais lu celui-ci avant, désolée.

Ne peut on se parler avec nos différences sans tenir de tels propos, qui de mon point de vue sont agressifs ?

zozottele 14 septembre 2021 à 12:57   •  

Et entre l'égoïsme de @Roth et le "je sais mieux que toi qui tu es" de @Terence,il y a peut être un juste milieu.
Celui du partage,de l'écoute,de l'échange.
D'essayer de comprendre l'autre pas par supériorité autoproclamé,mais plutôt pour accompagner,pour aider
Ni égoïste ni supériorité.
Et a un moment, dans l'échange,se pose la question de dire ou ne pas dire notre ressenti.
C'est ce débat,et chacun doit décider en son âme et conscience.
Mais pas de condescendance la dedans.
Et l'égoïsme, c'est de ne pas vouloir aider.

Amarle 14 septembre 2021 à 13:52   •  

Pas forcément 😛
Je ne souhaite pas aider plus par manque d'assurance que par simple égoïsme.

Ambre31le 14 septembre 2021 à 13:59   •  

En fait pour moi, il ne s'agit pas forcément d'aide mais de relation entière. Plus la personne est proche, plus j'aurai du mal a ne pas dire ce que je sens, non pas comme une vérité, mais comme mon propre ressenti, et bien sûr, ouvrant a discussion sur celui de l'autre.

zozottele 14 septembre 2021 à 18:22   •  

@Amar manque d'assurance ça marche aussi c'est vrai,ce n'est pas de l'égoïsme.

authentiquele 17 septembre 2021 à 16:51   •  

En général, je ne dis rien, surtout si je n'ai pas de lien particulier avec la personne. Quand une personne se questionne déjà, par contre, et qu'elle fait partie de "mon cercle", je préfère ne pas affirmer ce que je pense. J'utilise plutôt un questionnement prudent.

Pourquoipasle 25 septembre 2021 à 05:46   •  

Bonjour
Je crois que je n'aurais pas très bien vécu qu'une personne autre que la professionnelle que je consulte se permette de me parler de ça. A l'inverse des personnes qui s'auto-proclament médecins et donnent mille conseils sur la santé, je ne me sens pas légitime dans un quelconque diagnostic. Je suis attachée à la forme que prennent les annonces qui peuvent stigmatiser et bouleverser une vie. Je ne veux pas faire de mal pour de mauvaises raison. Le soulagement du diagnostic ne m'a pas privé de la lourdeur du traitement... c'est délicat tout ça :)

zozottele 25 septembre 2021 à 07:43   •  

Merci pour le message@Pourquoipas.
Et bienvenue !
En fait le truc c'est que pour moi,on ne me l'a jamais dis, j'ai mis le doigt dessus à 37 ans,et finalement, j'aurais bien aimé le savoir avant.Le diagnostic n'empêche pas le traitement ?
Peut être,mais pour traitement,il faut le diagnostic.
Il faut donc aller voir un professionnel, mais ce n'est pas le cas de tout le monde.Alors oui c'est compliqué,je ne l'ai jamais dis à personne d'ailleurs,mais j'aurais aimé qu'on me le dise.
Pas faire de mal pour de mauvaises raisons je suis entièrement d'accord,tout comme ne pas réagir quand quelqu'un va mal, je n'y arrive pas.
Alors c'est compliqué oui,il n'y a pas de recettes miracle,se serait trop facile sinon.
Mais je crois que l'on ne peut pas répondre par oui ou par non a la question,"doit on le dire?".
C'est trop délicat comme sujet,tu as raison.

DouceSolitudele 26 septembre 2021 à 14:11   •  

Bonjour, j'ai plusieurs choses à dire mais je vais commencer par mon expérience : j'ai été diagnostiqué HP par une psychologue par un réelle coup de chance à l'âge de 15ans environ. Je venais la voir pour traitter une forte dépression que je trainer depuis mes 10ans tout ça parce que j'étais différentes des autres et que j'ai été harcelé pendant toute ma scolarité à partir de la grande section... Alors je me dis que si quelqu'un m'avait parler de douance, ou en avait parlé à mes parents peut-être que je me serai senti moins seule et moins anormale (à l'époque je pensais être un monstre, que ce n'était pas normal et j'ai atteint à ma vie pendant de nombreuses années), pourtant aux yeux de tous j'allais bien on disait toujours de moi que j'étais le rayon de soleil de la classe et pourtant j'étais déjà meurtrie à l'age de 10ans... Au collège j'étais l'élève modèle adoré par les profs mais au fond j'étais de plus en plus détruite. C'est en 5e (après 4ans de dépression seule) que j'ai commencé à en parler, beaucoup ne m'ont pas cru car je semblais si heureuse et si calme quand je m'expliquais, pourtant ce n'étais pas le cas au fond de moi. Donc pour moi je pense que ça m'aurait aider que quelqu'un en parle même si je semblais heureuse aux yeux de tous. La douleur interne peut-être très bien cammouflé...

Ensuite j'ai été il y a 1an face à ce genre de situation, une amie que je pense HP depuis un moment, était en train de se laisser tomber dans la dépression. J'ai taté le terrain pour savoir si elle avait déjà entendu parler de la douance ou d'un atypisme, mais non rien. Donc j'ai commencé à lui raconter mon histoire, ça l'a beaucoup surprise car elle se reconnaissait parfaitement dans ce que je lui disais... Je lui ai donc dit "je pense que tu es atypique comme moi, peut-être HP, tu devrais en parler à un pro, il y a des solutions et tu n'es pas seule." Je pense que ça l'a aider à retrouver le courage de se battre. Aoujourd'hui elle a encore du mal à être heureuse mais elle n'a pas abandonné ce qui est je pense déjà une victoire.

Pour conclure, je pense qu'il vaut mieux en parler mais sans être catégorique, juste montrer que ce chemin existe et la personne fera son choix de l'explorer ou non. Mais au moins si elle cherchait de l'aide intérieurement on aura pu l'aider et si elle ne veut pas changer sa vie alors elle peut juste oublier cette discussion...

zozottele 27 septembre 2021 à 00:24   •  

Très beau témoignage @DouceSolitude merci.
Et ta conclusion résume bien ce que je pense.
Mieux vaut en parler, avec tact, plutôt que de ne rien dire,et laisser la personne dans l'incompréhension.

Ninile 04 octobre 2021 à 12:11   •  

@DouceSolitude je partage ton point de vue et moi aussi si on me l'avait dit plus tôt j'aurais gagné beaucoup de temps et d'énergie.


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