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Eduquer les gens à l'autisme

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Eduquer les gens à l'autisme
Merlinle 09 février 2021 à 10:43

Je partage rapidement ce lien vers une étude de l'université du Texas, qui explique comment une éducation de tous à ce qu'est l'autisme pourrait améliorer la vie des autistes
https://www.utdallas.edu/news/health-medicine/autism-biases-study-2021/

Bon ok c'est encore en anglais, sorry...

Nevromonle 09 février 2021 à 11:03   •  

Génial ! La démarche me parle totalement et fait écho à mes craintes et préoccupations au sujet de mon avenir professionnel. Merci.

Mirobellele 09 février 2021 à 11:20   •  

Oh toi @Merlin tu me cherches ! 😛

Juliette...le 09 février 2021 à 11:46   •  

Dommage pour l'anglais parce-que c'est une super initiative ça!

Merlinle 09 février 2021 à 12:58   •  

C'est vrai, c'est dingue que ces types de l'université du Texas ne puissent même pas fournir une version française ! ;)

Juliette...le 09 février 2021 à 13:00   •  

😄 Décidément, ces amerloques, pensent qu'à eux! 😂

Bouhhle 09 février 2021 à 13:57   •  

Mais, vous n'avez de traducteur automatique ? C'est pas tout le temps parfait mais dans l'ensemble ça marche plutôt bien.

Nevromonle 09 février 2021 à 15:38   •  

Traduction maison, à la volée, également pour l'exercice personnel : (@Mirobelle)
Étude : Réduire le nombre et l'intensité des croyances erronnées au sujet de l'autisme pourrait augmenter l'inclusion sociale

Les efforts pour améliorer l'aisance sociale des autistes adolescents et adultes se sont jusqu'ici surtout concentrés sur l'enseignement de façons de penser et d'agir davantage comme leurs pairs non-autistes, et à cacher les caractéristiques qui font d'elles des autistes. Les chercheurs en psychologie de l'université du Texas de Dallas, cependant, se sont concentrés sur une autre approche : encourager la compréhension et l'acceptation de l'autisme parmi les personnes non-autistes.
Les chercheurs ont publié en ligne leurs découvertes le 20 janvier dans le journal "Autisme". L'étude montre que familiariser les personnes non-autistes avec les difficultés et forces des personnes autistes aidait à réduire la stigmatisation et les visions erronnées à ce sujet, mais que les biais implicites à propos de l'autisme étaient plus difficiles à surmonter.
Desiree Jones, une doctorante en psychologie de l'École des sciences comportementalistes et du cerveau, est l'autrice de référence de l'article, et le docteur Noah Sasson, professeur associé de psychologie, est l'auteur "principal".

"Les travaux précédents en notre laboratoire ont montré que les personnes autistes sont souvent dépeintes de façon stéréotypée, dépeintes comme gênantes et moins agréables. Certaines personnes pensent peut-être que les personnes autistes ne veulent pas se faire d'amis, ni interagir avec d'autres personnes. Nous voulons combattre ces idées."
(Desiree Jones, une doctorante en psychologie de l'École des sciences comportementalistes et du cerveau)

L'autisme est caractérisé par des différences dans les façons de penser, ressentir et de communiquer, ce qui rend les interactions et contacts avec les personnes non-autistes difficiles. Certaines personnes autistes ne parlent pas et ont besoin de beaucoup de soutien durant leur vie quotidienne, alors que d'autres sont très "verbales" et ont besoin de moins de support. Le travail de Jones se concentre en particulier sur les expériences des autistes adultes sans déficience intellectuelle.
Promouvoir pour une (re)connaissance de l'autisme parmi des adultes non-autistes représente un changement de philosophie au sujet de l'amélioration des expériences de sociabilité des gens autistes. Jones a expliqué que cette tactique emprunte (des notions) à la recherche autour des races et ethnies.

"Cibler les comportements autistes place le fardeau de l'exclusion sociale sur les épaules des gens autistes, quand l'on devrait vraiment questionner les attitudes qui mènent les autres à stigmatiser les comportements autistes", elle a dit. "Les recherches sur la race suggère que les gens qui ont des préjugés raciaux ont tendance à voir la race comme d'un bloc, en assignant à chacun de ses membres les mêmes caractéristiques. En les mettant en contact avec des personnes différant des croyances associées à ce groupe, vous pouvez remettre en question ces stéréotypes. Nous pensons que ce même principe s'applique à l'autisme."

Tester les biais
Les participants de l'étude -- 238 adultes non-autistes -- ont été séparés en trois groupes. Le premier a visionné une vidéo au sujet de l'acceptation de l'autisme, vidéo conçue à l'origine sous la forme d'une présentation PowerPoint par des chercheurs de l'université Simon Fraser de Colombie britannique, en collaboration avec des autistes adultes. Jones l'a mise à jour en y ajoutant un commentaire audio. Le deuxième groupe a visionné une présentation générale au sujet de la santé mentale ne mentionnant pas l'autisme, et le troisième groupe n'a reçu aucun "entraînement" du tout. Les participants de l'étude ont ensuite été testés au sujet de leurs biais explicites et implicites au sujet de l'autisme.
"La vidéo sur l'autisme présente des informations à ce sujet et encourage l'acceptation. Elle donne des astuces sur les façons de se lier d'amitié avec une personne autiste et sur comment leur parler de leur intérêts [spécifiques]," , a dit Jones. "Elle aborde également les choses à éviter, telles que la surcharge émotionnelle et la pression à leur égard [les personnes autistes] à s'engager."
Le test ultérieur sur les biais explicites incluait les premières impressions d'autistes adultes dans de courtes vidéos, mesurant le niveau de connaissance des participants au sujet de l'autisme et sa stigmatisation, et le jaugeage de leurs croyances au sujet des habiletés fonctionnelles des autistes. Les biais implicites ont également été examinés, jaugeant quand les parcipants associaient inconsciemment l'autisme avec des traits de personnalités négatifs.

"Le fait que les personnes non-autistes faisant l'expérience de cet entraînement étaient plus interessés par les interactions sociales avec les personnes autistes, avaient moins de conceptions erronnées que la plupart au sujet de l'autisme, et présentaient une compréhension plus précise des capacités autistiques après avoir terminé cet entraînement, c'est une sorte de "success story" [une histoire inspirante de succès]."
Dr. Noah Sasson, professeur associé de psychologie à l'École des sciences comportementalistes et du cerveau

Comme cela avait été pressenti, le groupe d'entraînement sur l'autisme a montré une meilleure compréhension et acceptation de l'autisme au cours des tests de croyances explicites, cela incluant l'expression de plus d'intérêt sociable envers les autistes adultes et résultant en de premières impressions plus positives. Cependant, les participants ont continuer à associer l'autisme avec des traits de personnalité négatifs, cela peu importe le programme d'entraînement auxquels ils ont participé.
"Les biais explicites sont consciemment présents, évoluent vite et se construisent autour de la désirabilité sociale," a expliqué Sasson. "Les biais implicites reflètent des croyances sous-jaccentes plus durables -- des associations d'idées qui se renforcent avec le temps et sont plus résistantes au changement."
Nombre de préjugés tenaces au sujet de l'autisme sont renforcés par des représentations véhiculées par les médias, que ce soit dans la série "The Good Doctor" ou dans des films tels que "Rain Man.".
"Un cliché scénaristique répandu existe : celui d'un homme blanc autiste avec des aptitudes savantes," dit Jones. "Ils sont vraiment intelligents mais très socialement maladroits. Ils sont dépeints comme plats ou sans aucune émotion ou passion. Ces croyances peuvent être nocives et ne représentent pas la variété qu'il existe dans les caractéristiques que l'on trouve parmi les personnes autistes. Elles nient la variété de difficultés et de capacités uniques des personnes autistes.
"Il existe un proverbe qui dit que quand vous avez rencontré une personne autiste...vous avez rencontré une (unique) personne autiste. Cette communauté varie tellement dans ses besoins individuels, forces et difficultés que ce n'est pas un portrait très utile. Alors se mettre à connaître de vrais gens et s'éloigner de ces méconceptions pourrait, espérons-le, nous aider à améliorer les bénéfices sociaux pour la communauté autiste."

Et ensuite?
Jones a dit que les individus autistes eux-mêmes créent le chemin futur.

"Les personnes autistes ressentent souvent qu'elles ne sont tout simplement pas écoutées, qu'elles sont mises de côté ou que l'on ne se soucie pas d'elles," dit-elle. "Une importante part de se montrer accueillant consiste simplement en la reconnaissance sociale des personnes autistes quand elles nous disent ce qu'elles aiment et ce qu'elles voudraient que la Recherche soit. Dans notre laboratoire, nous côtoyons plusieurs étudiants en master et en licence qui jouent un grand rôle dans nos recherches, et ils m'ont beaucoup appris."
Sasson a décrit les résultats comme prometteurs, et illustratifs des promesses d'entraînements (formations) adaptés, bien que la durée d'action de leurs effets reste inconnue.
"Cette présentation d'une demie-heure était implicante et intéressante, et incorporait beaucoup de récits à la première personne," dit-il. "Le fait que les personnes non-autistes ayant abordé l'entraînement aient été ensuite plus intéressées par des interactions sociales avec des personnes autistes, qu'elles aient eu [les personnes ayant participé à l'étude] moins de méconceptions au sujet de l'autisme, et démontraient une compréhension désormais plus fine des capacités autistes après avoir fini l'entraînement, cela a tout d'une "success story".
"Par contre, la durée de persistance de ces effets est une autre question. Car ces effets pourraient très bien être transitoires, ce qui limiterait significativement les promesses de programmes d'entraînement tels que celui-ci."
Pour leurs futurs travaux, Jones et Sasson espèrent établir une causalité entre d'une part l'inclusion et l'acceptation, et d'autre part, la santé mentale et le bien-être des personnes autistes, qui vivent des niveaux de dépression, d'anxiété et de suicide plus élevés que le "reste" de la population.

"Ce n'est pas facile d'être autiste dans un monde majoritairement non-autiste, et le fait de rendre le monde social un peu plus adapté et accueillant envers les différences autistiques pourrait faire beaucoup pour l'amélioration des résultats personnels et professionnels des personnes autistes," dit Sasson.

La doctorante "BBS" Kilee DeBrabander était la troisième autrice de l'étude, qui fut financée par une aide du Programme de subvention pour l'autisme du Texas "du plan de coordination pour une éducation plus épanouissante".

Mirobellele 09 février 2021 à 17:24   •  

Cela me fait plaisir de te faire travailler ton anglais @Nevromon 😜
Sérieusement, merci, t'es cool ! 🙂

Merlinle 09 février 2021 à 17:31   •  

Moi qui espérais que @Mirobelle et @Juliette... allaient travailler LEUR anglais ! ;) ;) ;)

Nevromonle 09 février 2021 à 18:39   •  

Je t'en prie, @Mirobelle ! J'en ai profité pour analyser un peu la structure de l'article au passage. La traduction est un peu bancale, mais je suppose que c'est un peu plus clair, désormais. x)
@Merlin : Je ne suis pas certain que la perspective les...enchantait ! 😄

Mirobellele 09 février 2021 à 19:58   •  

Mais tu essaies de nous enchanter ! @Merlin 😉
Au fait, c'est un article intéressant, en espérant que cela ouvre les yeux...

Sans vouloir abuser, je peux avoir la version wallonne @Nevromon ? Allééééé Steplé.

Juliette...le 09 février 2021 à 20:04   •  

Merci à @Nevromon pour la traduction, à @Bouhh de m'avoir rappelé que depuis que j'ai acquis un nouvel ordi je jouis de la possibilité de traduction (ce que j'oublie car c'est très récent) et à @Merlin de se soucier de notre niveau en anglais. 🙂
Reste plus qu'à attendre que mon fils me lâche deux minutes et en silence...

Mirobellele 09 février 2021 à 21:18   •  

Exactly @Juliette... 😄

Nevromonle 09 février 2021 à 21:20   •  

(Bon, par contre, en wallon, je saurais pas faire. 'Faut pas pousser la belette dans le millepertuis, non plus ! x) )
Je pense que sinon, vous pouvez avoir une petite idée du sens d'un texte en anglais en copiant/collant des bouts, petit à petit, dans la zone de texte du site Reverso (traduction automatique). Mais vous perdrez mon style ô combien précieux et resplendissant au passage. 😄

Merlinle 09 février 2021 à 21:27   •  

Le plus simple pour les traductions "à la louche" est d'aller sur Google Translate https://translate.google.com/ . On peut alors soit copier le texte dans la fenêtre de gauche, soit y copier directement l'url du site à traduire. Cette seconde option a un côté très pratique, parce qu'elle donne un lien à cliquer dans la fenêtre de droite qui amène une version traduite du site, avec tous ses menus. On peut alors naviguer dessus en version traduite.

Bien sûr, la traduction est loin d'être parfaite, mais dans le sens anglais/français c'est généralement suffisant pour comprendre le sens du texte. Je m'en sers dès que j'ai besoin de savoir ce qu'il y a sur une page dans une langue que je ne comprends pas.

Bouhhle 09 février 2021 à 22:57   •  

Merci @Merlin pour ce partage. L'éducation est effectivement une piste à creuser. Et ceci pout toutes sortes de "troubles mentaux". En fouillant un peu, je m'aperçois que les pays occidentaux sont à la traîne à ce propos.

"Il faut étendre et accélérer les efforts pour transférer les soins de santé mentale des établissements spécialisés à la communauté. L'engagement de la famille et de la communauté en général pour apporter cet appui est très important.
Des programmes dans plusieurs pays à revenu faible ou intermédiaire (Éthiopie, Guinée-Bissau, Inde, Iran, Pakistan, Tanzanie, par exemple) ont démontré qu'on pouvait dispenser des soins aux sujets atteints de troubles mentaux sévères au sein du système des soins de santé primaires en:

formant le personnel des soins de santé primaire ;
donnant l'accès aux médicaments essentiels;
aidant les familles à dispenser les soins à domicile;
éduquant le public pour diminuer la stigmatisation et les discriminations;
en améliorant leur autonomie grâce à des interventions psychosociales concernant la vie quotidienne et la vie en société;
en favorisant leur indépendance si possible ou en les accompagnant dans leur vie quotidienne,
en leur proposant une aide pour le logement ainsi qu'un emploi protégé.
Ceci favorisera l'amélioration de leur état."


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