Vous avez dit... atypique ?

00h11, le monde s'endort, quel ennui.

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00h11, le monde s'endort, quel ennui.
Tomto32le 11 octobre 2021 à 00:11

Tout est dans le titre.
Quoique non : ce n'est pas à 00h11 que le monde s'endort, mais plutôt s'éveille-t-il vraiment ?

Vous l'aurez compris, la problématique concerne l'ennui.

Depuis quelques semaines, il est exponentiel. J'ai peur de ce que ça peut donner dans quelques semaines supplémentaires. J'ai déjà vécu ça une seule fois, c'était en avril/mai 2021, lors d'un vrai surmenage au travail. Un long week-end avait suffit à aller mieux. Mais là...

Je viens de plaquer ma psy après 4 séances pour aller vers une autre, qui ne devrait pas faire long feu elle non plus dans ma vie. Car ça urge de réussir à avancer. Le travail n'avance plus, je procrastine tout à la maison, ou bien dès que je commence quelque chose de nouveau, ça ne dure pas plus de 15 minutes avant de changer d'activité. Par exemple, je lis 8 livres en même temps, de thèmes divers et variés, et alterne plusieurs fois dans une après-midi, car la lassitude s'installe vite. J'en suis aussi à avoir 78 onglets d'ouvert sur internet car je me lasse hyper vite et porte mon intérêt ailleurs.

J'ai la prétentieuse impression que rien ne me suffit, que rien ne va à mon rythme, j'en ai marre d'attendre qu'il se passe quelque chose, et je ne sais plus quoi faire. Même le bilan de competences que j'envisageais en mai, repoussé à septembre, et de nouveau repoussé au début d'année 2022, ne me motive plus vraiment : j'ai surtout peur de ne pas arriver au bout, par désintérêt.

Tout est une question de sens, bien évidemment.

Cette vie faite d'horaires fixes, de contraintes quotidiennes ou hebdomadaires fixes, ne me convient plus. Ça alimente cet ennui.
En novembre dernier, j'ai pourtant entamé la démarche pour profiter de chaque instant et prendre la vie comme elle vient. Malgré ça, je me trouve à ouvrir ce forum car ça ne fonctionne plus. Mais peut être qu'une année, c'est déjà pas mal ?

Il y en aura sûrement parmi vous qui se reconnaîtrons, pour avoir traversé une période similaire dans leur vie ?
Comment vous en êtes vous sorti ?

Muito obrigado.
Boa noite.

Galateele 11 octobre 2021 à 00:56   •  

Bonsoir Tomto32 🙂

Visiblement tout le monde ne dort pas 😉
Reste à savoir si les esprits s'éveillent lorsque le monde s'endort...peut-être !

Je me reconnais dans ce que tu évoques à l'exception du fait que tu sembles avoir mis des mots récemment sur tes questionnements. Or, les mots, s'ils permettent de répondre, en partie certes, à la question du "Pourquoi" sont assez inopérants pour répondre à celle du "Comment".

A travers les mots que tu emploies, j'ai le sentiment qu'outre l'ennui, que tu parviendras à dompter avec le temps, c'est davantage l'expression de ta créativité qui est mise à mal, d'où une certaine frustration couplée à un ennui cyclique et croissant.

Cependant, il ne faut pas perdre à l'esprit que c'est une chance d'être curieux et donc d'être en capacité de prendre de la hauteur. Le pendant est une lucidité qui peut parfois, hélas, être paralysante.

Lorsque l'on s'intéresse à une foule de sujets, un article en entraine un autre qui entraine une autre idée puis un autre sujet...jusqu'à ouvrir 78 onglets 🙂 Un petit moyen de contournement consiste, par exemple, à t'envoyer ou envoyer (à un ami, proche,...) tes liens par textos ou les inscrire en favoris. Déjà, cela présente l'avantage d'éviter de se rappeler quotidiennement tous les sujets que l'on a ouverts et qui restent en suspens. De plus, cela te permet d'y revenir quand tu le souhaites, sans pression ;).

Pour tes lectures, c'est qu'aucune d'entre elles ne parvient véritablement à fixer ton attention. Il peut s'agir d'un ennui (tu n'y trouves pas ton compte) ou d'une période qui ne te permet pas de maintenir ton attention, ton intérêt plus avant.

Visiblement, tu as décidé d'opérer des changements conséquents dans ta vie depuis novembre dernier.

Pour tout ce qui attrait au conformisme (horaires, contraintes,...), d'un point de vue individuel, serait-il possible pour toi de "lâcher du leste" dans le sens d'un lâcher prise ? La procrastination va souvent de pair avec le sentiment que tout s'accumule et qu'une montagne se dresse devant tout. Plutôt que de mettre en balance "ce que tu dois faire" avec ton niveau d'exigeance voire de perfectionnisme en te disant : "Je dois tout finir", l'idée serait, peut-être de te fixer des micro objectifs.

Pae exemple, ton objectif ne serait pas de finir ton livre ou tes livres mais de lire un chapitre de tel livre un jour, puis le lendemain, un chapitre d'un autre livre (ou pas d'ailleurs ;)). En soi, il n'y a pas de règles ;)

Meme chose pour les contraintes : se fixer des objectifs moindres mais qui auront le mérite de te faire avancer et ainsi te sentir fier de toi.

D'un point de vue pro, plus naturellement et dans la mesure du possible, fuir les jobs trop rigides et privilégier ceux qui te permettent une plus grande souplesse (horaires variables, télétravail, etc...) avec un management plus participatif ou du moins plus coopératif.

Quoiqu'il en soit, sache que tu n'es pas seul ;)

Au plaisir d'échanger :)

zozottele 11 octobre 2021 à 07:54   •  

Salut@Tomto32!
J'aime bien tout ce que dis @Galatee (bienvenue d'ailleurs🙂 )
Et c'est vrai que tout ce dont tu parles, ça va chercher plus loin que le simple ennui.
Et ça rejoint aussi tes autres fils,faut il avoir une vie d'aventures,et faut il se brider ?
Il y a un lien dans tout ça non?
Un sens ?
Tu est dans une étape profonde de remise en cause de ta vie.
Pourquoi,quel intérêt, comment, à quoi bon?
Ça en fait des questions,et pas facile d'y trouver des réponses.
Comme tu dis, profiter déjà des bons moments, mais si tu n'arrives pas à définir ces bons moments,pas facile !
Tu en es à 4 psy c'est ça ?
Je te souhaite d'en trouver un qui te convienne, mais tu sais, pour moi,le meilleur des psys que tu puisses trouver, c'est toi même.
Tes réponses elles sont en toi.C'est toi qui sait ce que tu vaux, ce que tu ressens,ce que tu aimes,ce qu'il te faut.
Ça ne se trouve pas en cinq minutes ni en un jour.
Ça se trouve petit à petit,en te faisant confiance,en t'ecoutant.
Ça prend du temps de trouver un sens à sa vie, mais ça marche.
Je l'ai fait,tu peux le faire.
Avec un psy ou pas, comme tu préfères.
Avec le forum en tout cas, c'est gratuit !
Mais en te posant et en te faisant confiance, surtout.

Amarle 11 octobre 2021 à 11:26   •  

Ou peut-être que @Tomto32 ne finit jamais rien car il a une peur inconsciente d'être un jour confronté à ses limites, et par conséquent de ne plus être en contrôle ?
Il a peut-être juste peur de perdre le contrôle au final ? 🤔

zozottele 11 octobre 2021 à 12:42   •  

Bien vu @Amar!
Peur de perdre le contrôle,ou peur de ne rien contrôler ?
Ou peur de perdre son temps,de passer à côté de quelque chose.
En tous cas,il y a des peurs derrière tout ça !
Psychologue @Tomto32,il te faut méditer la dessus !🙂

Erlenmeyerle 11 octobre 2021 à 21:43   •  

J'ai un peu vécu ce sentiment, de ne pas savoir où je vais, de tout remette à plus tard, et de tout commencer sans rien finir.
Dans mon cas j'étais en dépression, et les médicaments m'ont aidée.
Sinon, j'ai vu une psychologue, et comme toi, je ne voyais pas vraiment de changement, je voulais de l'action. Alors je suis allée voir une "coach" (conseillée par une amie, elle-même conseillée par un médecin, donc j'étais plutôt en confiance). Elle était formée en PNL (programmation neuro-linguistique) et en hypnose. Cela m'a fait du bien, assez rapidement.
Même si le côté "pas trop scientifque/médical" m'embêtais, de toute façon je n'avais rien à perdre. Pas de remboursement sécu, mais dans mon département les psychologues non plus ne sont pas remboursés.

Je rejoins Galatee sur "lâcher du lest" : aujourd'hui je fais les choses mais teeeeellement lentement, mais sans pression. Et j'ai quand même le sentiment d'avancer. Je n'ai pas encore d'objectif précis, mais je recommence à avoir des rêves, alors peut-être que je progresse ?

Pour le mot de la fin, aujourd'hui j'analyse que pas mal de trucs que m'avait dits la psy sont assez justes, mais ce n'était pas ce dont j'avais besoin à ce moment-là.

Tomto32le 11 octobre 2021 à 22:49   •  

Bonsoir @Galatee , et bienvenue sur APIE !

Merci d'avoir pris le temps de me donner ton regard sur la situation, et pour l'ensemble de tes conseils.

Après réflexion, je pense que l'ensemble du sujet relève de la frustration, de manquer de temps pour tout, et d'être hyper impatient. D'où l'inaction, pour "ralentir" le temps, en quelques sortes. Pour garder le contrôle sans doute, comme disaient @Amar et @zozotte .

J'aimerai savoir lâcher prise, comme tu dis, mais c'est compliqué ça aussi. Peut être que ça s'apprend avec le temps, en grignotant petit à petit du temps grâce au fait de revoir ses objectifs à la baisse, comme tu l'as si bien mentionné, ou avec la sagesse de l'expérience de la vie (ce qu'il me manque sans hésiter, vu mon âge).
Du coup, baisser de régime dans l'action n'alimenterai pas cette frustration ? Avoir des occupations à plein temps toute l'année, au lieu de pouvoir profiter d'un peu de temps vraiment libre sans culpabiliser de repousser certaines tâches, est ce vraiment mieux?

Pour finir, sur l'aspect de la vie professionnelle, en effet j'ai l'impression que mon travail me plaît, mais j'envisageais la possibilité de changer de de secteur d'activités grâce au bilan de compétences prévu au deuxième trimestre (et qui n'a finalement pas eu lieu, pas encore tout du moins). Etre assis à un bureau toute la journée à suivre des directives (le fameux manque de créativité...) , ça me dérange de plus en plus. Il y a moyen que je me voile la face depuis de longs mois sur mon travail.

Ton partage sent le vécu ! As tu déjà eu besoin d'appliquer tous ces conseils toi aussi, pour t'en sortir ? 🙂

Au plaisir de te lire à nouveau ! 😉

Tomto32le 11 octobre 2021 à 23:13   •  

@zozotte merci pour ton message plein d'encouragements ! 😉

Cette psy est la troisième en un an et demi. Le premier à duré un an et deux mois (c'est lui qui m'avait fait passé le test), la seconde à duré deux mois, et là ça démarre tout juste (premier rdv vendredi dernier, deuxième ce soir).

En fait, ce travail d'introspection est réalisé depuis 4 ans et demi. Depuis ma première recherche de compréhension de mon fonctionnement, en avril 2017.
Je suis fatigué, à force, et attends peut être (enfin sûrement...) trop des professionnels.
Cette nouvelle praticienne à l'air de faire les choses dans l'ordre, en me testant, via un questionnaire, pour mettre en exergue des schémas de fonctionnement inconscients, qui seraient à l'origine de ce mal être croissant (je lui ai fait lire le titre + l'en tête de ce topic tout à l'heure, afin qu'elle comprenne mieux l'enjeu et ma situation actuelle avant de commencer à travailler).

Tu as raison, ici c'est gratuit, mais votre écoute, votre bienveillance et vos conseils a toutes et tous n'ont pas de prix de toutes façons. 😉

MERCI ! 😄

Tomto32le 11 octobre 2021 à 23:26   •  

@Amar @zozotte oui ça c'est bien possible. Je n'y avais pas du tout pensé, bien vu @Amar . Mais à vrai dire, j'aurai bien du mal à me livrer sur ce sujet ici. C'est très long, et aussi très personnel.

Tout ce que je peux vous dire, c'est que tout ce qui se termine me créer des angoisses, car la fin des choses appellent à leur mort, en quelques sorte (je me rappelle n'avoir jamais pu vider entièrement les piles de mon MP3 d'antan, ça remonte au CM2, je les jetaient presque vide, mais jamais pleinement vidées [la simplicité 😂 😛 pour détendre l'atmosphère], un exemple qui illustre assez bien le sujet).

Merci @Amar pour ta pertinence 🙂

@zozotte j'ai justement abordé ce point avec la psy, puisque j'ai lu vos messages avant le rdv 😉 on y reviendra sans aucun doute dans quelques jours elle et moi.

Tomto32le 11 octobre 2021 à 23:57   •  

@Erlenmeyer le sujet de la dépression, que je n'osais pas nommer dans l'en tête de ce forum. Pourquoi ? Par peur, sans doute, et puis ça ne représentait pas ma situation, mais je t'avoue que ça me fiche la trouille, ainsi que ne burn out et le bore out, pour l'avenir si rien ne change dans ma vie (d'où les bienfaits de vos messages à tous, qui ont un effet bienfaisant immédiat).

Tes conseils relatifs à l'hypnose et à la pnl m'intéressent. Tu viens de contribuer aux 79eme et 80eme onglets sur Google, il va vraiment falloir que j'applique les conseils de @Galatee en epurant Google de toutes mes recherches 😉

Je prends note des effets positifs du "lâcher prise", et de l'acceptation des choses comme elles viennent, en prenant le temps qu'il faut pour les faire.

Pour les interventions des psys, en effet, je fais le même constat vis à vis de mon premier praticien. C'est rassurant de se sentir légitime de comprendre les choses à contre temps, et de savoir pourquoi.

Désolé d'écourter ma réponse, je viens d'atteindre la limite de ma concentration pour ce soir.

Merci pour ton partage d'expérience et pour tes conseils @Erlenmeyer 🙂

Amarle 12 octobre 2021 à 02:11   •  

Pertinence je ne sais pas pas, mais j'ai été comme toi, mais me suis "focalisé" avec le temps
Aujourd'hui je n'ai plus que 19 onglets ouverts sur Chrome 🥴
Bon c'est vrai que j'ai encore 705 vidéos YouTube à regarder dans ma liste 😬

zozottele 12 octobre 2021 à 07:50   •  

@Tomto32 tu dis "Avoir des occupations à plein temps toute l'année, au lieu de pouvoir profiter d'un peu de temps vraiment libre sans culpabiliser de repousser certaines tâches, est ce vraiment mieux ?"

Ce n'est pas mieux ni pire.Cest surtout comme tu veux.Le chef d'orchestre de ta vie c'est toi, alors c'est toi qui décide.
Nous, nous sommes la pour t'épauler, te soutenir,te conseiller, comme nous pouvons
Mais le patron de ta vie, c'est toi, pas nous.
Tant mieux que Apie ai des effets immédiats sur toi, je suis passé par la, je sais ce que tu ressens.
Alors continue, tu es au bon endroit pour devenir le chef d'orchestre !

Galateele 13 octobre 2021 à 00:21   •  

Bonsoir à tous et merci pour votre accueil ! 🙂
Merci @zozotte pour ta sympathie 🙂

@Tomto32, je me permets de réagir à tes deux messages en te faisant part de mon ressenti à leur lecture : citation :
Après réflexion, je pense que l'ensemble du sujet relève de la frustration, de manquer de temps pour tout, et d'être hyper impatient. D'où l'inaction, pour "ralentir" le temps, en quelques sortes. Pour garder le contrôle sans doute
(...) citation :
Tout ce que je peux vous dire, c'est que tout ce qui se termine me créer des angoisses, car la fin des choses appellent à leur mort, en quelques sorte


L'angoisse de la mort, d'une forme de néantisation pour un esprit intelligent et créatif me semble on ne peut plus logique. Elle peut être associée à une ritualisation ("rituels magiques" que tout enfant, par exemple, peut avoir en se livrant à ce type de formule : "Si j'arrive à ne marcher que sur les lignes blanches du passage clouté ou que je parviens à marcher rapidement sur ce muret sans tomber, alors mes parents ne vont pas mourir"; tocs, superstitions, ...) ou encore à une "fuite en avant" (multiplier les activités, de plus avoir de temps pour soi, être sur-investi professionnellement, familialement, affectivement, addictions, conduites à risques,...).

Le problème étant que :
- l'on s'épuise,
- l'on s'oublie,
- l'on s'ennuie (aussi paradoxal que cela puisse paraître de prime abord),
- l'on peut se mettre en danger,
- le temps défile.

Par conséquent, cette "fuite en avant" couplée, peut être à des ritualisations (qui par essence "ralentissent le temps" pour les personnes atteintes de tocs notamment) conduisent à un épuisement généralisé et potentiellement à un effondrement.

Bien évidement que tu souhaiterais que le temps ralentisse...j'imagine même assez aisément que tu aies pu te dire à de nombreuses reprises : "Je n'aurai jamais assez d'une vie ! Il me faut donc apprendre, accumuler, ne vivre que des instants forts et enrichissants. Je ne peux pas perdre de temps."

La question n'est-elle davantage celle de la peur que celle l'angoisse et/ou de la frustration ?

Par ailleurs, l'idée que "tout ce qui se termine" est associé à une fin et donc à la mort, est une angoisse propre à l'Homme. Je prends pour exemple les fêtes liées aux saisons et aux divinités dans la Grèce Antique, la sacralisation des fins de cycles (auspices, fêtes,...) afin de déjouer le "mauvais sort" et, plus prosaïquement, le jour de l'An ou encore la fin d'un siècle.

On appréhende toujours l'instant qui suit la fin d'un cycle. La question du Temps, et plus précisément celle de la temporalité, a toujours hanté l'Homme et pour cause !

Et si tu finissais les choses mais constatais que rien de terrible ne se passerait, comment te sentirais-tu ? A l'inverse, as-tu déjà achevé quelque chose ou plusieurs choses avec des conséquences qui ont pu être néfastes pour toi ?

"Ton partage sent le vécu ! As tu déjà eu besoin d'appliquer tous ces conseils toi aussi, pour t'en sortir ? ?" Alors...🙂

Oui, bien entendu 🙂 J'ai été "diagnostiquée" très jeune, vers l'âge de 4 ans, puis re-passation de tests vers l'âge de 14 ans puis à l'âge adulte. Mon parcours est différent en ce sens que j'ai été accompagnée familialement, au college (plus précisément en 3ème) et également par des pédopsychiatres. J'ai donc pu bénéficier d'une stimulation, dans mes débuts, et d'un accompagnement notamment dans mon rapport aux autres. Il m'a fallu m'adapter.

J'ai aussi appris à développer des stratégies d'adaptation afin de mener une adolescence normale. L'une de mes angoisses les plus profondes était celle d'une perte de points de QI et le niveau d'excellence et d'exigence que l'on m'a fait porté sur les épaules.

A l'époque , on parlait timidement de "précocité", de "surdoué" tout en précisant que cette tendance pouvait se normaliser à l'adolescence. J'ai donc dû compiler avec cette double injonction : tu es "surdouée" mais si tu ne maintiens pas tes efforts afin d'être cette fille "parfaite" que l'on attend (ce qui est antinomique puisque je n'ai absolument fourni aucun effort durant la scolarité et même bien après. Poutant, je devais faire semblant de faire des efforts tout en songeant que ce n'était absolument pas normal que j'éprouve tant de facilités. Après à la fac, c'était encore une autre histoire 😇). A défaut, tu seras déclassée.

Effets secondaires : problème avec l'autorité et le conformisme, indépendance et surtout beaucoup de difficultés à me conformer aux injonctions familiales (souvent contradictoires et conf incohérentes), aux pressions sociales ou hiérarchiques.

Mon parcours est donc différent. Si j'ai été épargnée par de nombreuses difficultés, j'en ai rencontré des différentes. Cela ne signifie par pour autant que je ne me suis pas heurtée aux mêmes difficultés que celles que tu décris ni même que le même constat puisse être fait...

L'angoisse de la néantisation (et donc de la mort) est survenue pour moi vers l'âge de 3-4 ans lorsque j'ai compris ce qu'impliquait le vide et la mort. Pour moi, cela a marqué la fin de mon innocence et le début d'une temporalité effrayante.

Pour la petite anecdote, j'avais appris sur une mappemonde tous les pays et les capitales. Puis les noms des planètes de notre système solaire.

Mais alors que je refusais d'admettre que la Terre faisait partie de notre système solaire, on me posa cette question terrible : "Mais si elle n'en fait pas partie, où se situe-t-elle ?"

Failed. 😂

J'ai dû accepter l'idée que l'on puisse vivre sur une planète qui tournait, avec d'autres planètes qui tournaient à leur tour alors qu'elles "flottaient" dans du vide. Grosse angoisse liée à la fragilité de notre condition. Je ne vivais pas dans une bulle intemporelle préservée du chaos, de la mort et de la destruction.

Moralité : j'ai demandé qu'on vire la mappemonde de ma chambre car dés qu'on éteignait la lumière et que cette sphère luisait d'une lueur pâle, je ne voyais que le vide dans le noir de ma chambre. 🤔 😀

Nous partageons tous ici des expériences différentes, des parcours de vie qui nous sont propres, des anecdotes qui diffèrent sur la forme.

Mais, dans le fond, nous nous heurtons aux mêmes problématiques, aux mêmes cheminements. Sans projection aucune, j'oserais presque dire que nous nous ressemblons. 🙂

Pour ce qui est de l'ennui, il faut parvenir à l'accepter et à s'entourer de personnes qui ne sont pas radicalement opposées à notre structure de pensée (l'ennui se double alors d'une frustration voire d'un ressentiment). Au fil de mon parcours, j'ai beaucoup appris des autres, atypiques ou non...car accumuler des connaissances pour soi sans les partager, les confronter à d'autres structures de pensée ne rime à pas grand chose.

Il peut s'agir de jauger nos émotions, de réaliser une meilleure introspection, de nourrir de nouvelles idées, voire de changer de paradigme. Les autres ne riment pas ipso facto avec l'ennui; c'est leur faculté à accepter l'Autre qui fera toute la différence à mon sens.

S'entourer de personnes aptes à raisonner, tolérantes, réflexives permet de ne pas se heurter à un mur d'incompréhensions.

Pour ce qui est du "lâcher prise", ce que j'en évoquais était moins le fait d'accepter de "laisser les choses venir" ou de "laisser filer le temps" que de savoir profiter de l'instant présent en appuyant sur le bouton "off" : se reconnecter à soi et à ses émotions en prenant le temps d'admirer un paysage, un coucher de soleil, un rayon de soleil, la nature, l'Amour aussi quand on y parvient...des choses simples, en somme.

En réalité, n'est-ce pas ça l'essentiel ? Tout le reste n'est que du bonus quand on y pense...

Lorsque tu évoques des vacances au cours desquelles rien n'avait été prévu, le fait de profiter au jour le jour...je définis cette émotion comme un lâcher prise ?

En revanche, ne plus vouloir etre dans la maîtrise, en dehors de ce cadre, me semble difficile excepté lorsqu'on fait appel à sa voie analytique : on ne peut pas empêcher la mort mais on peut, à l'annonce par exemple du verdict sur la santé d'un proche, vouloir se documenter à outrance afin de maîtriser son sujet, d'en comprendre les causes et les effets et conférer une certaine prévisibilité aux événements.

Cela nous permet aussi de mieux gérer, de cantonner une hypersensibilité sans être pris de court.

Cette même structure de pensée se décline pour n'importe quel sujet, j'imagine, que l'on souhaite appréhender : comment prétendre en effet parler d'un sujet sérieusement si l'on ne le connaît qu'en surface ?

On en revient au rapport qu'entretient la culture avec la confiture ! 😂

Enfin s'agissant du boulot, il ne faut pas trop s'illusionner : penser que l'on peut s'épanouir par le travail, à plus forte raison pour des personnes atypiques, procède, de mon point de vue, d'un conformisme social.

Le travail est important en ce sens qu'il conditionne notre niveau de vie et donc notre propension à avoir des loisirs, à consommer mieux, à voyager. Il nous permet d'avoir le luxe du choix.

S'agissant du contrat social et du lien de subordination qu'il implique, il faut trouver les moyens de s'en accommoder quand on le peut : mobilités internes et/ou externes, changement de boîte, reconversions, flexibilité et agilité sociale dès lors que l'on n'atteint pas un point de non-retour, ...

Ce n'est pas simple...c'est même loin d'être simple mais pas incontournable ?

Sinon, les professionnels que tu as pu consulter ont-il déjà évoqué chez toi la notion de "Haut Potentiel Créatif" ?

"Au plaisir de te lire à nouveau ! ?"

Sache que le plaisir est partagé ! 🙂

Désolée par avance pour la longueur de mon écriture, j'ai cette "fâcheuse" tendance aux développements (mais je me soigne quand j'y suis "contrainte" 🙄 )

zozottele 13 octobre 2021 à 13:07   •  

"en réalité, n'est-ce pas ça l'essentiel ? Tout le reste n'est que du bonus quand on y pense..."

Mince, j'ai écrit les mêmes mots dans un autre fil!
Chapeau @Galatee pour tout ça !
Et oui,nous sommes tous différents,mais pourtant tellement tous similaires !

Tomto32le 13 octobre 2021 à 19:23   •  

@Amar j'ai failli m'etouffer en lisant ton message 😂

Par "focalisé", entends tu que tu as su canaliser ton flot de pensées et te recentrer sur "l'essentiel" (entre guillemets car, au vu de nombre de vidéos à visionner, je ne suis pas sûr que le terme soit vraiment adapté 😛 ), ou parles tu de te focaliser sur l'acceptation de la perte de contrôle, sur l'autorisation de laisser libre court à tes sentiments et émotions pour les vivre pleinement (et vivre pleinement, du coup)?

Dernière question... Penses tu les regarder un jour ? 🙂

Tomto32le 13 octobre 2021 à 19:50   •  

@zozotte rien que le fait de se sentir légitime, légitime de vivre cette période creuse, légitime d'avoir autant d'envies et pensées en simultané, c'est rassurant, enfin surtout bon pour le moral, bien que de toutes manières je remette constamment en question cette découverte d'il y a tout de même 18 mois.

J'en profite pour annoncer que, comme prévu, je rechange de psychologue. Long travail de recherches pour demarrer le changement. 🙂

Savez-vous s'il existe un fil sur l'acceptation relative à la découverte du HP ? Je l'ai peut être raté... Sinon j'aimerai en ouvrir un, à moins que quelqu'un me devance ? Si j'en parle, c'est parce que ce travail doit se faire en parallèle de vos conseils, à coup sûr.
Combien de temps vous a t il fallu pour accepter votre différence, la comprendre, la digérer, bien que comme tu disais @zozotte, "nous sommes tous différents,mais pourtant tellement tous similaires !" ?

Galateele 13 octobre 2021 à 20:38   •  

Hello @zozotte 🙂

citation :
Mince, j'ai écrit les mêmes mots dans un autre fil!
(...)
Et oui,nous sommes tous différents,mais pourtant tellement tous similaires !

Comme quoi : CQFD 😇 🙂

citation :
Chapeau @Galatee pour tout ça !

Je plaide non coupable 🙂

Tomto32le 13 octobre 2021 à 20:56   •  

( @Galatee n'aie pas oublié de te répondre, juste occupé par autre chose. 🙂 )

zozottele 13 octobre 2021 à 22:35   •  

@Galatee,non coupable ?
Tu es trop modeste alors ?🙂

@Tomto32 c'est une bonne idée ce fil sur l'acceptation de la découverte.
Je ne crois pas qu'il existe en plus !
C'est mieux que ce soit toi qui le cré Tomto, ça ne peut te faire que du bien !
Quant à la légitimité,je dirais que tu as raison de te sentir légitime.Autant se legitimiser soit même, plutôt que d'attendre d'être légitimisé par les autres.
Et les autres ont déjà assez à faire en essayant de se légitimiser eux mêmes.....
Bon, autant se legitimiser quoi!😄

Galateele 13 octobre 2021 à 23:08   •  

Hello @Tomto32 🙂

citation :
( @Galatee n'aie pas oublié de te répondre, juste occupé par autre chose. ?)

Tu aurais pu, cela n'aurait pas été bien grave 😉 C'est bien d'être occupé 🙂

@zozotte
citation :
@Galatee,non coupable ?
Tu es trop modeste alors ? 🙂

Heu...en fait, je n'ai rien trouvé de plus constructif comme réponse 😂

citation :
Quant à la légitimité,je dirais que tu as raison de te sentir légitime.Autant se legitimiser soit même, plutôt que d'attendre d'être légitimisé par les autres.
Et les autres ont déjà assez à faire en essayant de se légitimiser eux mêmes.....
Bon, autant se legitimiser quoi ! 🙂

🙂 tu m'as faite rire !

L'acceptation peut passer par un besoin de légitimité, surtout vis à vis de ses cercles proches.

Toutefois, "il n'est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir"...

Aussi, pour re-boucler avec ton propos, "les autres ont déjà bien assez à faire..." même s'ils l'oublient souvent !

L'acceptation de la découverte s'inscrit plus largement dans l'acceptation de soi...et tu as raison @Tomto32 de ne pas hésiter à te faire soutenir et épauler par un professionnel, mais également à libérer ta parole, dans ce cheminement qui est loin d'être facile...

Galateele 13 octobre 2021 à 23:48   •  

Bonsoir et enchantée @Erlenmeyer 🙂
citation :
aujourd'hui je fais les choses mais teeeeellement lentement, mais sans pression. Et j'ai quand même le sentiment d'avancer. Je n'ai pas encore d'objectif précis, mais je recommence à avoir des rêves, alors peut-être que je progresse ?

Se libérer de la pression qu'on peut se mettre pour les choses quotidiennes et aussi une façon de presser ce fameux "bouton-off". Prendre le temps c'est aussi prendre la mesure de ce que nous faisons et donc y accorder, en fin de compte, de l'importance.

Je suis heureuse de lire que tu recommences à avoir des rêves. Avoir des rêves, non seulement c'est progresser mais c'est surtout avancer. Ce sont les rêves, nos désirs qui nous portent, rarement notre Raison. 😉

@Amar bonsoir 🙂

"Ou peut-être que @Tomto32 ne finit jamais rien car il a une peur inconsciente d'être un jour confronté à ses limites, et par conséquent de ne plus être en contrôle ?
Il a peut-être juste peur de perdre le contrôle au final ? ?"

Je suis pleinement d'accord avec ton analyse, dans laquelle je me retrouve par ailleurs pleinement.

Amarle 14 octobre 2021 à 14:52   •  

@Tomto32
Focalisé signifie me concentrer sur qq sujets et y aller à fond, en faisant le deuil des autres sujets que je n'aurai plus le temps de survoler.
Ça me challenge pas mal car je m'aventure vers des terrains que je ne connais pas.
Par exemple, j'aime bien l'astrophysique et L'astronomie. Du coup je m'y suis mis à fond. Je prends des cours du soir pour me mettre à niveau en maths, physique, et optique.
C'est vraiment pas simple et je patauge souvent, mais je m'y tiens.

J'accepte de laisser filer le reste.

Pour mes 705 vidéos, je sais bien que je vais devoir en supprimer un jour 😬
Mais entre maintenant et la mort, ce condensé de contenu me réconforte car ça va me faire un bon moyen de tuer le temps entre les deux 🥴

Tomto32le 15 octobre 2021 à 08:06   •  

@Galatee "La question n'est-elle davantage celle de la peur que celle l'angoisse et/ou de la frustration ?"

Si tu parles de la peur de mourir, eh bien non.
La peur de ne pas être "rassasié" par les réponses à toutes les questions qui affluent ? Peut être.
La peur de m'ennuyer toute ma vie, ça c'est sûr par contre. De ne pas trouver de sens pour avancer, de ne pas trouver ma voie, de me planter complètement, aussi.



"Et si tu finissais les choses mais constatais que rien de terrible ne se passerait, comment te sentirais-tu ? A l'inverse, as-tu déjà achevé quelque chose ou plusieurs choses avec des conséquences qui ont pu être néfastes pour toi ?"

Je sentirai peut être une libération, peut être une satisfaction, aussi une forme de melancolie. Tous ces" peut être " car je cherche un exemple de chose accomplie dans son intégralité (ormis mes études, enfin les petits trucs normaux quoi 🙄 ) ...
Par contre, je trouve que le sentiment ressenti juste avant que quelque chose ne débute est sensationnel : je l'imagine ce moment, l'espère intense, l'idolâtre même, me fait des images, des films, ça contribue aussi à animer mes journées.

Wouahou ! Quel parcours !

Je pense que beaucoup ont des difficultés avec l'autorité, surtout si elle est faite d'injustices. Le conformisme... Se conformer ? À quoi, à qui ? Ce serait mieux de se conformer aux attentes des NP ? Pourquoi eux même ne se conformeraient ils pas à nos attentes ?

Par rapport à ce que tu dis de la mort... Petite anecdote :
A 4 ans, je jouais au foot avec mon père dans notre jardin -je me rappelle très bien de cet instant-, et puis d'un seul coup je m'arrete, le regarde, et lui demande "papa qu'est ce qu'on voit avant de naître ?" "on ne voit rien, enfin c'est tout noir" "et qu'est ce qu'on voit après la mort" "c'est pareil, on ne voit rien" [fin] Je pense que mon attrait pour la vie après la mort vient de l'absence de réponse, mais était il vraiment possible de répondre ? 😴 😂
Déjà des questions faciles 🤔


Tu as tout à fait raison : pendant ces vacances, j'ai réussi à lâcher prise pendant six jours. Il m'a fallu un contexte particulier pour ça, la confiance de se retrouver entre nous, avec d'autres apies, c'était d'emblée très rassurant. 😉


"Sinon, les professionnels que tu as pu consulter ont-il déjà évoqué chez toi la notion de "Haut Potentiel Créatif" ?"

Non. Cette notion n'apparaît pas dans le bilan. Mais petit à petit je me laisse aller à la poésie. Peut être le début du "lâcher prise" ainsi que de l'ouverture à la créativité ? Pourquoi cette question ? 🙂

J'ai du oublier des choses, mais comme annoncé, voici ma réponse. 🙂

Galateele 15 octobre 2021 à 21:14   •  

Hello @Tomto32 🙂

Déjà, j'aime beaucoup ta réponse. 🙂

citation :
J'ai du oublier des choses, mais comme annoncé, voici ma réponse. 🙂

Voilà ce que j'ai envie, spontanément, de te répondre : tout discours n'appelle pas forcément une réponse complète, circonstanciée.

Et j'ajouterai même qu'il n'y a aucune obligation de réponse immédiate ou non. 🙂

Tu as ouvert ce fil et nous y répondons pour te donner notre ressenti, te proposer des éclairages. Ce ne sont que des propositions. 😉

Tu restes le seul à te connaître et donc à jauger, à déterminer si nos éclairages font écho en toi.

citation :
Si tu parles de la peur de mourir, eh bien non.

Pas spécialement 🙂

citation :
Par contre, je trouve que le sentiment ressenti juste avant que quelque chose ne débute est sensationnel : je l'imagine ce moment, l'espère intense, l'idolâtre même, me fait des images, des films, ça contribue aussi à animer mes journées.

Pourrais-tu dire que tu puises ta motivation dans une idéalisation ?

Porté par ce sentiment grisant de re(découverte), tu réaliserais qu'au final tu n'aurais pas un résultat à la mesure de ce que imaginais et/ou espérais ?

D'où une déception, une baisse de motivation, et un côté un peu blasé que je ressens, peut-être à tord, dans cette peur de l'ennui que tu évoques, à juste titre.

Mais également l'hypothèse, dont tu fais état, d'une peur "de ne pas être rassasié" : pourrait-elle être le corollaire de ta "propension" à "laisser de côté" certaines choses (cf. les onglets ouverts, les lectures,...) afin d'entretenir une forme de doute, de flou en nourrissant l'espoir de retrouver un sensationnalisme, à peine tutoyé ?

"Laisser de côté" ne signifie pas en effet "laisser tomber" ou "abandonner" : tu prends pour exemple des "choses ordinaires" comme le fait d'achever tes études.

Tes études t'ont fait kiffer par exemple ?

On peut réussir, finir les choses, être brillant sans n'en éprouver aucune satisfaction, si ce n'est, sans nul doute, le fait de "faire bonne figure" auprès de nos figures d'autorité (parents, professeurs,...) ou parce qu'on arrive à se convaincre que c'est la "suite normale des choses", l'étape obligée pour être pleinement adulte, trouver un bon taff, gagner sa vie (je ne parle même pas de la maison, des deux suv et du chien ^^). On peut aussi, bien evidemment et fort heureusement, en être fiers.

Je ne sais quels sont les traits qui sont apparus dans ton bilan (s'agit-il de la restitution d'un bilan suite à une passation de tests ou un bilan exploratoire ?).

En tout état de cause, j'imagine (car je ne saurais parler au nom de toutes les personnes atypiques) que nous partageons tous les doutes et questionnements que tu évoques : cette peur de l'échec, cette volonté de trouver sa voie, cette idéalisation ou soif d'absolu, de se sentir enfin en phase, à sa place...pour le fait d'atteindre ses limites, après la phase d'acceptation vient la recherche de ses limites car on souhaite s'y confronter...on peut d'ailleurs être très surpris car je pense que, malgré tout, on se bride, on ne s'autorise pas suffisamment à croire profondément en nous.

"De ne pas trouver de sens pour avancer"...

N'est-ce pas en avançant que le sens de notre cheminement nous apparaît plus clairement ?

Tu es sur une très bonne voie...tes questionnements sont légitimes et pertinents...tu es jeune et tous les champs des possibles s'ouvrent à toi.

Par exemple, quelles sont tes passions ? Les domaines dans lesquels tu te découvres ? Dans lesquels le temps ne semble plus compter ? Tes aptitudes en relation avec tes centres d'intérêts ?

@Amar évoquait des cours du soir, centrés sur des passions sur lesquelles il a pu se focaliser et ses aptitudes qu'il souhaite renforcer.

Son but n'est peut être pas de devenir astrophysicien (quoique ! 🙂) mais en tout cas, il se focalise sur un projet qui lui permet de lui donner un cadre, d'apprendre et de conforter son socle de connaissances.

S'agissant de ton anecdote, et je te remercie pour ce partage : ""papa qu'est ce qu'on voit avant de naître ?"

J'adore cette question que je trouve typique de la douance chez les enfants.

De mon côté, je ne comprenais pas que l'on puisse avoir peur de sa mort, puisque avant de naître nous n'étions rien (néant). Si nous n'avons pas été traumatisés à l'idée de ne pas avoir été, pourquoi redouter de ne plus être ?

J'ai fini par comprendre bien plus tard (conscience de soi, besoin de l'Homme de se sentir spécial à tel point qu'il ne peut que difficilement concevoir avoir vécu, aimé, pensé pour qu'il ne reste, au final, aucune trace, dans le sens d'une "survivance" de son passage et, finir dans un temps plus ou moins long, à être oublié. Cogito ergo sum. Les êtres vivants ne sont plus et pourtant l'Univers ne s'effondre pas avec eux. L'existence même de l'humanité toute entière, quand bien même l'on s'appuierait sur les projections les plus optimistes (supernova du Soleil), ne represente absolument rien d'un point de vue macroscopique.)

Pour l'atypisme "HPC", il s'agit d'une formulation (d'autres terminologies existent) et mise en évidence récente.

Comme je suis une nana hyper sympa, je te propose d'ouvrir un onglet de plus 😂(mais c'est pour la bonne cause ! ^^)

https://www.cairn.info/revue-enfance-2010-1-page-77.htm

@pie +


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