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Autisme / Traits autistiques
Gwenouillele 10 avril 2019 à 18:59

J'ouvre ce sujet pour tous ceux qui, comme moi, ont des traits autistiques tres presents ou ont deja ete diagnostiques. Afin que nous puissions echanger sur les demarches a suivre.
Aussi pour avoir des retours sur le parcours, sur ce qui a ete determinant dans le diagnostique. Sur ce qui vous a mis sur la voie. Sur ce qui vous a permis de differencier vos particularites HPI de celles dues aux traits de l'autisme.
On est deja different quand on est HP, mais on est egalement different quand on est asperger.

Je suis pour ma part actuellement en pleine demarche et c'est long, puisque j'ai enormement de mal avec les demarches administratives. Ca doit faire 1 an presque et demi que j'ai contacte le CRA pour la premiere fois, qui a renvoye un premier dossier que ma soeur a rempli, puis un second, que j'ai rempli, et que je dois aller poster a la poste depuis 3 mois sans y parvenir.

Et vous, ou en etes-vous ?

Lotusle 10 avril 2019 à 20:39

Bonsoir Gwenouille, j'ai connu un homme qui avait le syndrôme d'Asperger, il était enseignant dans un collège, cela n'avait pas trop l'air de le gêner pour sa profession, après je ne sais pas s'il avait fait des démarches et lesquels... et malheureusement je n'ai plus de contacts avec lui (il a rencontré une femme très possessive..). Mais ne désespères pas pour ton dossier, car dans tous les domaines c'est ainsi, les rouages d'une société trop huilée....(les dossiers doivent leur glisser des mains!! 😄 😉) Bon courage 😉.

Dadadale 13 avril 2019 à 01:23

Bonjour Gwenouille,

Ca me dit bien d'échanger un petit peu avec toi et avec cell-eux qui voudront.
Je suis aussi dans les premières démarches pour une suspicion d'autisme Asperger. Pour moi, ça a été assez rapide jusque là : un rdv avec une psychologue lilbérale spécialisée, qui considère le diagnostic comme plausible et qui me propose de faire un bilan (ADOS) la semaine prochaine et de prendre rdv avec un psychiatre spécialisé (ça c'est un peu plus long, il y a de l'attente). En ce moment, je gagne plutôt bien ma vie, donc j'en profite pour faire ça en libéral, plutôt que de me mettre sur liste d'attente dans mon CRA régional. (Je suis plutôt impatient d'être fixé). Elle soupçonne aussi des troubles attentionnels et moi un HPI (tests mensa).
Alors que d'habitude j'ai vraiment tendance à procrastiner, là j'arrive à me forcer à faire les démarches parce que j'ai l'intuition que ça pourra aider à débloquer des choses dans ma vie (dans mes relations amoureuses, amicales, dans mon travail...). Tu n'as pas eu ce sentiment d'impatience ?

En ce qui concerne la distinction HPI / Asperger, ça m'a posé question au début, mais il me semble (de ce que j'ai lu et de ce que m'a suggéré ma psy) que les particularités HPI sont qualitativement différentes de celles des TSA. Apparemment, les HPI par exemple n'ont statistiquement pas plus de difficultés émotionnelles ou pour les relations sociales que les non-HPI, et en cas de problèmes, ce peuvent être plutôt des problèmes liés au décalage de centres d'intérêt. Pour les Asperger en revanche, les difficultés ont plus trait à la compréhension spontanée des implicites, des attentes de l'autre, etc., bref des difficultés concrètes plus que des divergences d'intérêt (même si cela peut exister aussi).
Moi, c'est comme ça que j'ai fait la différence : il y a bien des divergence d'intérêt avec beaucoup de personnes de mon entourage (dont je peux parfois trouver les intérêts superficiels), mais même que je partage des centres d'intérêt, ou quand je veux essayer de partager des choses, je ne sais pas vraiment comment faire et ce n'est pas spontané, pas "fluide", les interactions sont très laborieuses... Je n'y arrive pas bien. Donc je me dis qu'il y a bien qqch qui cloche (qqch de plutôt négatif), à côté de certaines facilités intellectuelles (qqch de plutôt positif).

Et concernant ce qui m'a mis sur la voie, plein de choses se sont cristallisées en même temps : une demande de ma compagne de consulter une psy par rapport à mes difficultés d'interactions sociales, des infos sur le sujet dans mon entourage, le visionnage de la série Broen (!), des recherches sur internet au sujet du HPI qui m'ont amené ailleurs, etc. J'ai l'impression que tout va très vite, après plusieurs décennies sans grande perspicacité... :)

Voilà pour moi. J'espère que tu vas réussir à avancer dans tes démarches. Bon courage !

Sinon, je suis content d'être tombé sur ce site, un peu par hasard.
A bientôt,

Justine18le 13 avril 2019 à 09:53

Bonjour à tous!

Je me permets de me joindre à la conversation. Principalement pour rebondir sur les propos de @Dadada sur les rapports des asperger face à ceux qui sont appelés ici les NT. Et c'est vrai que je suis toujours très surprise de lire tout ce qui est reproché aux NT sur les forums. Je veux dire, parfois, à lire les messages, on comprends bien qu'ils sont vus comme stupides, naïfs et complètement inconséquents. Or, je n'ai absolument pas cette vision de mes congénères (oui, parce que bien que je sois HP et asperger, je ne me vois pas comme vraiment différente d'eux). Evidemment, je suis un peu (ok, souvent) à côté de la plaque, je ne sais pas me faire accepter, et je ne sais pas maintenir des liens sociaux. Mais je ne vois pas les autres comme des gens qui n'ont aucune réflexion et qui se satisfont bêtement de leur condition. Le peu de personnes que je fréquent est NT, et je peux assurer qu'ils sont extrêmement brillants, bien plus que moi et mon QI au plafond en tous cas.

D'où cette question, pourquoi tant de ressentiments envers les NT?

PS: si ce message est lu, je voudrais vraiment comprendre cette animosité que, pour ma part, je ne ressens absolument pas. J'ai bien conscience que mon message est un peu dur, mais je ne sais pas le tourner autrement, aussi, ne vous sentez pas agressés, ce n'est pas le but.

Merlinle 13 avril 2019 à 10:03

@Justine18 merci d'avoir exprimé ce que je ressentais de manière diffuse depuis un bon moment. Malgré les points communs que je peux avoir avec d'autres surdoués, je ne les mets pas forcément sur un piédestal ni ne les considère comme une catégorie si distincte des autres. C'est comme faire un rassemblement de blonds aux yeux bleus en prétendant qu'ils sont supérieurs aux autres à cause de ces traits physiques (ah pardon, on l'a déjà faite celle-là ? ;))
Pour moi ce qui compte, ce sont les individus. Alors oui, certains peuvent avoir des traits communs qui leur donnent envie de se retrouver et d'échanger dessus. Ils se reconnaîtront peut-être davantage dans des gens qui partagent leurs caractéristiques. Mais ce n'est qu'un élément parmi beaucoup d'autres qui composent une personnalité. Dans mon cercle amical proche, il n'y a pas d'autres surdoués, ce qui ne signifie pas que ce sont des imbéciles ni des gens fermés, bien au contraire. L'ouverture d'esprit, pour moi c'est ce qui compte avant tout. Surdoués ou pas :)

Justine18le 13 avril 2019 à 10:25

@Merlin, merci de ton retour. Je suis contente de ne pas être la seule à être mal à l'aisr face à certains mots. J'aime l'idée qu'on se retrouve pour parler de problématiques communes, mais j'ai comme l'impression que toute la faute est parfois rejetée sur les autres. Et ici, en l'occurrence, c'est les points de QI qui sont pris en compte. Je trouve cela dommage. Déjà parce que ça enferme et surtout parce que c'est totalement faux. Heureusement que seuls les surdoués ne se bougent pas, on n'irait pas bien loin. On n'est pas plus, ni mieux. Et encore heureux. Mais peut-être que prendre cette posture permet de ne pas regarder les vrais soucis en face. Je ne sais pas.

Fanny-146le 13 avril 2019 à 10:28

Je pense que le souci vient du rejet. Si le sentiment de rejet, d'exclusion est fort et douloureux, que tu penses en trouver la cause dans une caractéristique qui t'est propre, le réflexe est de rejeter la faute sur les gens qui n'ont pas la même caractéristique et sont donc susceptibles de la rejeter, et de rechercher la compagnie de gens qui te ressemblent, et qui ne devraient pas te rejeter pour la même raison.
Mais ça reste un réflexe, avec beaucoup de limites. (Je l'ai même vu, poussé à l'extrême, se retourner contre soi-même : une collègue, obèse comme moi, se permettant de se moquer d'autres obèses, sans doute parce qu'elle vivait tellement mal d'être rejetée qu'elle en venait à rejoindre le camp des "bourreaux" pour se sentir forte, appartenant à la majorité)
Je vous rejoins sur le fait que c'est d'abord une question de personne. Je vois la discrimination comme un mal central de notre société, et beaucoup (quelle que soit leur "intelligence") ne se rendent pas compte qu'ils sont tour à tour, voire à la fois bourreaux et victimes.

LibertEchEriele 13 avril 2019 à 11:36

Je suis bien d'accord. D'autant que je ne suis même pas assurée d'avoir un QI hors norme. Il y a tellement de composantes qui entrent en jeu pour faire qu'une personne nous semble intéressante! Par contre, là pour le coup, je ne sens pas de sentiment de supériorité dans le message de Dadada... Je ne vois que le désir et l'impatience d'avoir, peut-être, des éléments pour mieux comprendre certaines difficultés à communiquer... Dans d'autres posts par contre!

Fanny-146le 13 avril 2019 à 11:50

Effectivement, l'idée de supériorité n'est pas flagrante ici. Ce que je trouve dommage, c'est d'opérer une distinction HP-Asperger, d'autant que les "spécialistes" eux-mêmes ne sont pas d'accord, notamment sur le point que Dadada met en avant comme élément de différence : la difficulté à communiquer. Ou alors, c'est que parmi les HP que je côtoie, beaucoup sont des Asperger qui s'ignorent, et moi la première.

J'ai eu l'occasion de participer à un atelier sur la compréhension du HP, et ce qui ressort des apports de la psychologue qui l'anime, c'est que d'un point de vue scientifique, il y a peu de choses avérées. Et notamment, tout ce qui a trait à la personnalité ne repose sur rien d'autre que des observations des psychologues cliniciens, (et eux mêmes ne sont pas tous d'accord entre eux.) Mais ceux qui viennent les voir ne sont pas représentatifs de l'ensemble des personnes HP. Et il me semble difficile de faire des statistiques sur quelque chose qui n'est pas forcément détecté. Si tout le monde passait des tests de QI (à condition d'être d'accord sur le fait que c'est la bonne "méthode de détection"), on pourrait ensuite en tirer quelque chose. Mais là, généralement, les gens qui passent les tests sont ceux qui se posent des questions, et ils se posent des questions parce qu'ils ressentent un décalage, qui peut être source de souffrance. Pour moi, ça fait trop de paramètres instables pour faire des statistiques.

Fanny-146le 13 avril 2019 à 11:59

Et encore un commentaire Ikea (je crois que mon cerveau est en kit, et mon chiffre de QI, ça doit être le nombre de pièces, en fait)
Le but des tests et autres est-il de comprendre les difficultés ou de trouver des outils pour les surmonter ? J'ai cru que les deux iraient de paire, et manifestement, ça n'est pas le cas...

NabouNaboule 13 avril 2019 à 12:58

Hello World j'ai il ya deux ans été déclaré borderline et depuis peu je fais beaucoup de recherches pour essayer de comprendre ce qui ne vas pas chez moi cette sensation d'être extraterrestre de ne pas comprendre les codes ni le second degré parfois .j'ai également toujours eu beaucoup de mal avec les démarches administratives et les formulaires je bosse pourtant en informatique mais c'est comme si j'avais des blocages j'ai l'impression de bien plus m'épanouir en guitare ou lorsque je dessine. Je suis casiment certain d être HPE ce qui m'empêche d'avancer "normalement" car quesque la normalité..a partir de quand l'est on et ne l'est ton plus. Bref c'est le bordel dans ma petite tête et j'aimerai mettre un nom sur ce que je suis .

Justine18le 13 avril 2019 à 13:10

@LibertEchErie- je rebondissait sur le fait qu'ils disait que les aspergers voulaient justement se joindre aux "NT", justement, le contraire de ce que j'ai l'habitude de lire. Désolée si ce n'était pas clair, @Dadada, tu n'étais visé d'aucune façon par ma question !

@Fanny-146, asperger et hp ne s'opposent pas. Mais ça n'a rien à voir. C'est comme le cholestérol et le diabète, c'est ton corps qui régule mal, mais c'est totalement différent.
Quand @Dadada parle de problèmes de communication, il parle de la communication au sens strict. C'est très différent de ne pas aimer communiquer et ne pas savoir le faire. Pour te donner juste deux exemples, quand je parle à quelqu'un, je dois le regarder dans les yeux régulièrement, et je compte dans ma tête jusqu'à 3. Mais souvent j'oublie (surtout si je suis intéressée... Je regarde donc vers le bas en général) . Autre exemple, hier mon fils m'a ramené un petit jeu du centre aéré, il m'expliquait ce que c'était et je le manipulais pour tenter de comprendre. Et là, il s'est mis à pleurer en me disant que "non, c'est pas nul ce jeu!" bah oui, j'avais les sourcils froncés, et sans doute je levais les yeux au ciel. Voilà, j'ai juste oublié de sourire.

Après, bien évidemment, les personnes qui consultent sont celles qui se sentent mal. Difficile donc, de faire des statistiques.

Le but des tests est selon moi de comprendre dans un premier temps. Éventuellement trouver des solutions si possible. Mais je comprends ta déception si tu pensais que ça permettrait de tout régler.

Justine18le 13 avril 2019 à 13:16

@NabouNabou, peux-tu expliquer ce qu'est "borderline"? Je ne connais pas du tout ?

Fanny-146le 13 avril 2019 à 13:21

@Justine18 : dans ce cas, je dois être Asperger... Dans un des derniers bouquins que j'ai lus, un chapitre complet était consacré aux traits communs entre hp et Asperger. Il faudrait que je m'y replonge pour retrouver lesquels, ma mémoire me joue des tours.
Je ne pensais pas que les tests en eux-mêmes regleraient les choses, je pensais pouvoir trouver ensuite des outils adaptés, et ce n'est pas le cas. Du coup, je vis l'étiquette hp comme un fardeau inutile. Et finalement, je ne sais plus ce qui, dans mon mal être, relève de ça, de mon éducation ou de je ne sais quoi d'autre.

Justine18le 13 avril 2019 à 13:26

@Fanny-146, oui, si tu peux me dire. Mais il est vrai de toutes façons qu'il y a des traits communs. Mais je pense tout de même que ce sont deux choses vraiment différentes dans la mesure où, et c'est ce que je pointais en fait dans ma première réflexion, j'aimerais vraiment réussir à me fondre dans le moule. Mais je n'y arrive techniquement pas. Bien sûr, trouver que ce que l'autre dit est ennuyeux mène à des problèmes de communication, mais pas les mêmes.

J'avais bien compris ce que tu voulais dire en disant que tu pensais que les deux allaient de paire. Et on l'a tous, je pense, espéré !

Je crois que tu ne peux absolument pas distinguer ces trois pôles. Ils sont toi, et se sont soit potentialises, soit neutralisés, mais je ne crois pas que tu puisses les démêler.

NabouNaboule 13 avril 2019 à 13:35

@Justine18 : Borderline n'est pas une maladie mais un état. Un état qui pense est du au fait que je sois peux être HPE ou asperger pourquoi pas les deux bref. Je fonctionne beaucoup par addictions ça peux être drogues alcool sex achats compulsif guitare dernièrement c'était le trading de bitcoin qui me calmait le cerveau en observant les bougies sur des courbes monter et descendre comme mon état en montagne russe. Je vis chaques choses plus intensément que les neurotypiques ou neurotoxiques ...je déconne bien sûr..mais c'est épuisant..certaine personne ont dans un premier temps été déclarées borderline oui HPI. C'est un état en gros que tout HPI HPE ou personne a fleure de peaux peux être susceptible d'avoir

Esquifle 13 avril 2019 à 13:37

Pour ma part j'aime bien le concept d'être juste atypique.

J'avais fait un dossier pour savoir si je pouvais recevoir l'étiquette asperger au cra. J'ai attendu 1 ans pour que le spécialiste se désiste, et sa remplaçante également. Je suis tombé sur la stagiaire (une interne) qui suivait les lignes de son cours et qui n'a rien compris à ce que je lui racontait.

Du coup ça ne m'a pas beaucoup aider mais c'est mieux comme ça, je pense.

J'ai assez de recul pour m'adapter à ma façon à toutes les situations, même si parfois c'est difficile. Au final je préfère apprendre de moi même et surmonter mes difficultés.

Après j'ai la chance de pouvoir y faire face, je connais des aspi qui subissent plus qu'autre chose leurs différences et qui, même avec toute la bonne volonté du monde, ne peuvent s'adapter à se monde.

Je pense que pour eux le diagnostique au cra est impératif afin d'avoir une aide extérieure.

Justine18le 13 avril 2019 à 13:43

@Esquif, c'est super que tu te sentes libre sans avoir besoin de savoir.
Pour ma part, je voulais savoir pour me faire une idée de ce sur quoi je pouvais travailler, et ce que je devais oublier.
Dans la vie quotidienne, ça ne me pose pas de soucis, mais dans la vie personnelle, c'est plus compliqué, et je suis contente de savoir maintenant à quoi m'attendre.

Fanny-146le 13 avril 2019 à 13:43

Je trouve que ta vision des soucis de communication des HP est très réductrice. Pour moi, il ne s'agit pas de ne pas trouver intéressant ce que l'autre dit, soit qu'on ne s'intéresserait pas au sujet, soit que l'autre ne le maîtrise pas assez pour apporter à la personne HP quelque chose de nouveau ou d'enrichissant. Même quand quelqu'un me parle d'un sujet qui m'intéresse (et c'est pas difficile à trouver, parce que je ne rejette rien d'emblée), je n'arrive pas à établir de lien. Je vais écouter avec intérêt, mais je ne saurai pas répondre, je ne comprends pas les codes, je ne sais pas quand c'est "à moi de parler", je ne sais pas quand j'en ai trop dit, pas assez... Le second degré et l'implicite me posent problème (Je crois que c'est Marien qui avait lancé un sujet intéressant sur l'implicite, justement). Je trouve toujours que les gens parlent sans donner leur vrai sens aux mots, et provoquent des incompréhensions.

Tu parlais du fait de ne pas pouvoir regarder dans les yeux : c'est quelque chose qui me pose énormément problème aussi. Comme pour la parole, c'est quelque chose que j'ai du mal à doser. En général, je fuis les échanges de regards, mais il peut m'arriver aussi à l'inverse de ne pas savoir arrêter une fois que le contact est établi.
J'ai fait déjà un test sur la reconnaissance des expressions faciales, mais le résultat n'était pas probant, ni dans un sens ni dans l'autre (bon, en plus, c'était un truc sur internet, pas un truc de professionnel), mais dans la réalité, je passe régulièrement à côté de tout ce qui est non-verbal : j'interprète mal les signes envoyés par les autres.

Je suis d'accord avec toi sur le fait que les aspects de ma (non-)personnalité sont liés les uns aux autres, mais ça complique encore le travail, et j'use les thérapeutes les uns après les autres...

NabouNaboule 13 avril 2019 à 13:56

J'oubliais ce supplice de fuire le regard ou le repas du midi entre collègues qui sont plus qu' épuisant..comme se poser la question de savoir si je vais dire a tes souhaits ou pas au risque de passer pour un gros con quand l'autre éternue..je trouve cette pratique stupide..les souhaits ne se réaliseront pas de toute façon.

Fanny-146le 13 avril 2019 à 14:16

@NabouNabou : je te rejoins à 100% sur les phrases toutes faites qui ne veulent rien dire ! Mais c'est vrai que, du coup, quand on ne les dit pas, on passe pour (au choix, selon la phrase) égoïste, impoli, inadapté...

@Justine18 : j'ai feuilleté un peu le bouquin dont je parlais (je pense mieux / Petitcolin), et le chapitre est plus long que le souvenir que j'en avais et moins "clair". Le point que j'avais trouvé le plus intéressant était un "dysfonctionnement des fonctions exécutives". C'est un truc dans lequel je m'étais beaucoup reconnue. Elle l'explique comme le fait d'avoir du mal à s'adapter à l'inattendu. D'après elle, HP et Asperger ont tendance à beaucoup anticiper, à prévoir toutes les réponses possibles à un problème donné, et du coup, quand ça sort de ce qu'ils avaient anticipé (même si, heureusement, leurs capacités d'anticipation étant importantes, cela n'arrive pas trop souvent), ils sont en quelque sorte piégés et ont du mal (voire échouent totalement) à trouver une réponse immédiate et spontanée. Elle donne un exemple ou la personne Asperger n'a pas anticipé la méchanceté des gens qu'elle côtoie et du coup, se soumet à leur tyrannie. Mais elle explique ensuite qu'elle a raconté l'anecdote à tous ses patients HP, leur a demandé comment ils réagiraient, et elle a 100% de réponses identiques à la réaction réelle de la personne Asperger.

NabouNaboule 13 avril 2019 à 14:29

@Jusrine18 je ne pense pas que ce soit aussi simple que ça les statistiques.. et que ça ne peux pas être fiable a 100% tu peux être né Asperger et de part ton passé ton vécu être devenu en plus borderline et dans un cas comme ça le Borderline qui serait né Asperger se mettrait soit en retrait en prenant sur lui ressacer les méchanceté entendues

NabouNaboule 13 avril 2019 à 14:31

Merde soit il s'emporterai en envoyant chier les gens au risque de passer pour un fou. Dsl j'ai posté trop vite. Les statistiques m'ont toujours posés problèmes ..sur combien d'individus quel passé a chaque individu etc autant de critères possibles que d'individus

Justine18le 13 avril 2019 à 14:48

@NabouNabou, je ne comprends pas à quoi tu te referes. Il ne me semble pas avoir dit quelque chose comme ça. Justement, on ne peut pas faire de statistiques puisqu'elles ne s'appliquent pas à tout le monde. Je donnais des exemples grossiers dans un sens et l'autre pour illustrer mon propos, c'est tout. Simplement, parce que je rejoignais ce que @Dadada disait, et me disais que je voulais également aller vers les autres, et que je ne m'ennuie pas avec eux, contrairement à ce que je lis beaucoup ici.

@Fanny-146, dans ce cas, et si ça peut t'aider, fais un dépistage pour l'autisme. Et évidemment, je grossis les traits, mais c'est simplement pour appuyer ce que je voulais mettre en lumière. Et chacun est, de plus, différent.

Fanny-146le 13 avril 2019 à 15:02

@Justine18 : malheureusement, je ne crois plus en l'aide des diagnostics... Si c'est pour avoir une étiquette de plus mais aucune solution pour aller avec... Et je suis au bout de ma réserve de patience avec les "spécialistes" (médecins ou autres) super obtus, qui pensent tout savoir... J'avais entrepris des démarches pour avoir accès à un centre expert sur la dépression résistante, mais je ne suis pas allée au bout, par peur d'être encore confrontée à un médecin qui sait tout avant d'avoir écouté quoi que ce soit.

NabouNaboule 13 avril 2019 à 15:12

@Justine18 j'ai du mal comprendre mais on est d'accord sur les statistiques qui ne sont pas fiables . Et pour ma part j'aime aussi les autres découvrir apprendre qu'ils soient atypiques ou non mais je ne supporte pas les injustices de certains qui jugent sous prétexte qu'on est pas dans leur moule a la con

Dadadale 13 avril 2019 à 16:22

Bonjour,

Je vois que le sujet attiré du monde. C'est chouette. Je n'ai pas le temps de tout lire maintenant, je reviendrai plus tard, mais je voudrais juste te répondre, @Justine18, concernant une apparente animosité vis-à-vis des NT. Je voudrais essayer de te rassurer en disant que ce n'était pas du tout mon intention.
J'ai juste mentionné entre parenthèses que je pouvais "parfois trouver les intérêts [des NT] superficiels". Tu as raison, ça peut ressembler à un jugement négatif ! Mais j'ai bien écrit "parfois", et puis ça correspond à un ressenti immédiat et pas du tout à un jugement général revendiqué.

Donc, non, je ne vois pas la majorité de la population comme des demeurés. Et j'ai même plutôt une vision positive des gens en général.
Cela dit, tu as l'air de faire ce constat fréquemment. Je ne l'ai pas (encore) fait et j'essaierai donc de faire attention à ça. Tout ce qui me vient à l'esprit, c'est que ça pourrait être lié à une envie de se renforcer dans une identité de groupe positive, via une petite dose de sarcasme et d'ironie contre un exogroupe dominant, ou via un jeu sur l'inversion des stéréotypes (dans l'oeil d'un apie, ce sont les "normies" qui sont bizarres !). Ce qui n'explique sans doute pas tout...

Justine18le 13 avril 2019 à 19:30

@Dadada, je vois que tu n'as pas tout lu, mais en l'occurrence je n'ai absolument rien à redire à ce que tu as écrit, je rebondissait seulement sur le fait que justement tu disais que ce n'était pas le fait de ne pas avoir les mêmes centres d'intérêt qui posait problème. Donc au contraire, il me semblait que ton discours était justement à l'opposé d'un sarcasme sur les NT !
Désolée pour la confusion, je ne me suis pas rendue compte de la double lecture possible de mon message.

Gwenouillele 13 avril 2019 à 20:14

Je me permets de rebondir sur l'histoire de la communication au sens strict. C'est tout a fait ca.
De l'exterieur je parais tres ouverte, je suis tres abordable, mais ce n'est pas pour ca que je vais parvenir a maintenir une discussion ou a aller plus loin..
Des exemples concrets : avant hier j'ai eu un rdv d'une demi-heure. En sortant, mon mari me dit : "tu lui as coupe au moins 7 fois la parole alors que lui attendait que t'aies fini pour parler. Tu me fais trop honte." Je ne m'en suis pas rendue compte et meme si je m'en rendais compte, quand ca arrive, je suis tellement concentree a detecter quand il a reellement fini de parler que je suis bien incapable de savoir ce qu'il a pu dire pendant ce laps de temps.
Autre cas concret, au bureau : "quand on dit bonjour, on regarde les gens dans les yeux". Du coup chaque fois maintenant je regarde les gens dans les yeux. Je suis persuadee que ce doit etre etrange car les gens me regardent et me disent "ca va ?" droit dans les yeux. Et la je bug.
Aurte cas concret : Des collegues de boulot/famille qui vont parler d'un sujet. Puis de file en aiguille ca devient de l'ironie, mais moi je prends tout au premier degre, et ca peut aller tres loin comme ca. Je finis par comprendre quand tout le monde rigole. Et encore, je comprends que y'a un soucis. Je ne comprends souvent pas quoi ni pourquoi tant qu'on ne m'a pas clairement explique ce qui etait drole ou ce que je n;ai pas compris.
Autre cas concret : Je ne sais pas mentir ni garder un secret. Autrement dit j'ai tendance a repeter tout ce qu'on me dit, non pas pour blesser, mais parce que j'ai la sensation, et c'est vraiment plus fort que moi, que si je ne dis pas je cautionne ou je mens et apres c'est un cas de conscience qui peut rester une semaine dans ma tete ou plus. Du coup on pense souvent que je fous la merde, parce que ca met de l'huile sur le feu a des situations parfois deja cocasses. Les gens pensent forcement qu'on a voulu faire du mal. Mes parents m'ont engueule plusieurs fois. Et j'ai du leur dire que ca servait pas a grand-chose de m'engueuler parce que je comprends le probleme une fois qu'on me l'explique, mais que la prochaine fois que je serais dans une situation similaire, je recommencerai car je ne m'en rendrai meme pas compte sur le moment. Je le comprends toujours apres, et c'est l'eternel recommencement.
Autre cas concret : en plus d'un probleme d'implicit non compris (c'est a dire tous les sous-entendus fait en parlant), je ne comprends pas les contextes. La plupart de mes collegues sentent quand deux personnes sont attirees l'une envers l'autre. Moi ca m'a souvent foutu dans la merde car quand une personne etait attiree par moi, je ne m'en doutais pas. Dans quelques cas je l'ai appris ou ans plus tard et j'ai en effet compris ce qui les avait chagrine. Pour eux, je leur donnais de faux espoirs, alors que pour moi c'etait clair, il n'y avait jamais eu d'espoir pour une relation autre qu'amicale.
Autre cas concret : je ne sens pas les temperatures ou tres mal. Je me suis deja retrouvee en anorak par 30 degres. Ca fout la honte a tous ceux qui sont avec toi.

Et je passe tous les details : lundi dernier encore il m'a fallu une demi heure pour comprendre que la fille qui avait chante a l'atelier n'etait pas celle que je pensais qu'elle etait. Je l'ai compris quand justement la fille en question est entree dans la salle, en mode "oups", parce que j'ai du mal a differencier les personnes. Je les identifie plus a leur comportement qu'a leur physique.

Un jour, ma boss m'a demande pourquoi selon moi j'etais autiste, qu'est-ce que j'avais de different des autres. Car oui, si on prend un a un tous les points cites dans la liste, n'importe qui en a au moins un. Ou plusieurs, ou parfois tous. Apres c'est une histoire de degre.
Je pense qu'il est important de rappeler que ce m'est pas parce qu'une personne avec autisme n'arrive pas a nouer de liens sociaux qu'elle n'a pas ENVIE d'en nouer. Personnellement, aller vers les autres, je sais faire. Mais au vu de toute la liste citee ci-dessus, c'est juste le parcours du combattamt tous les jours. Pas pour moi, meme si je suis epuisee dde devoir m'adapter, parce que je suis comme ca. Mais pour l'autre, qui n'a pas forcement envie de faire des efforts. Et on peut pas non plus lui reprocher de mal interpreter notre comportement puisque 99% de la situation agit autrement. Il est normal que sa base de reference soit ces 99% autres.

Tout ca pour dire que le pb est simple dans les livres, mais au quotidien c'est juste ultra erreintant pour tout le monde :s Moi on m'a repproche par ex de detruire la famille parce qu'un jour, ma petite soeur avait presente son nouveau copain a tout le monde sauf a moi, et que j'ai eu la bonne idee de le rajouter sur fb pour me presenter sans le dire a ma petite soeur, alors que visiblement ca ne se fait pas... En tout ca spas dans le contexte familial de l'epoque ou ma petite soeur avait une dent contre moi. Moi je l'ai fait pour ne pas etre exclue. Mais elle ce n'est pas du tout ce qu'elle a interprete, ni le reste de la famille d'ailleurs...

Bref, c'est la merde. Mais sinon j'ai pas le sentiment d'etre completement differente. Ce sont les autres qui me font ressentir cette difference.

Dadadale 13 avril 2019 à 20:17

@Justine18 : désolé de ne pas avoir bien tout lu avant d'écrire ! :)

Gwenouillele 13 avril 2019 à 20:24

Sinin pour dadada je n'ai rien vu de vaindicatif de sa part vis a vis des NT ou autres personnes. Au contraire je trouvais son message ouvert...

Fanny-146le 13 avril 2019 à 20:28

Je me reconnais dans beaucoup des exemples que tu donnes, @Gwenouille. Et pourtant, je sais, je fais attention, mais les autres me paraissent toujours imprévisibles, car chacun utilise les codes, les mots à sa façon, et je n'arrive pas toujours à saisir, donc je suis à côté de la plaque, je me sens ridicule, et ça me blesse beaucoup. Heureusement que je n'ose pas trop aller vers les gens, sinon, j'accumulerais tellement de honte que je n'oserais plus du tout sortir de chez moi.
Longtemps, je n'ai pas eu conscience que c'était moi qui étais "bizarre", je pensais juste que je n'avais pas rencontré les bonnes personnes, avec qui le lien serait plus simple à établir. Mais maintenant, je sais que ça vient de moi, mais je n'arrive pas à apprendre de mes "erreurs", car dans ma tête, mon comportement est toujours logique et rationnel, c'est celui des autres qui ne l'est pas...

Gwenouillele 13 avril 2019 à 20:48

Alors pour la deuxieme partie de ton message on differe, je crois qu'on m'a toujours fait comprendre que j'etais la source du probleme :
- "arrete avec ton comportement autistique"
- "de toute facon vous vous etes pas faites pour ca" "ah bon ?" "oui, vous etes d'une insolence"
- "de toute facon vous n'ecoutez rien"
- "mais arrete, si tu detruis la famille blablablaaaa"
- "you make your long face again"

J'en passe certaines. J'ai finis par expliquer aux autres que ce n'etait quand meme pas de ma faute si mon visage au repos donnait l'impression que je faisais la gueule... XD

Apres par contre je me suis souvent pris la honte, mais bon comme je suis un peu contrainte a vivre avec moi-meme pour de longues annees encore, bah c'est comme ca. Je vois pas pourquoi je devrais avoir honte d'etre moi. Avoir honte quand on est con, quand on fait du mal aux autres volontairement, oui. Mais avoir honte parce que je suis nee comme ca, c'est comme avoir honte de son physique. Ce n'est pas quelque chose qui depend de notre volonte, et je n'ai pas envie d'etre condamnee a vivre toute ma vie dans la honte. Tu imagines ? Fin je compte bien au moins vivre jusqu'a 90 ans, il est hors de question que je passe encore 2 fois ce que je viens de vivre en terme d'annees en me sentant mal. Fin serieux c'est comme se condamner a mort.
Ce sont les autres qui devraient avoir honte de condamner cette difference aussi facilement. Fin serieux, aujourd'hui tu peux detourner des millions d'euros, violer des filles, tuer des gens sans avoir honte. Mais par contre si tu nais comme tu es et que tu n'es pas dans la norme, tu dois avoir honte ? C'est le monde a l'envers 😵

Crois-moi ca m'a demande du travail sur moi meme et j'ai eu la chance peut-etre de m'accomplir dans ce que j'aime, ce qui m'a donne confiance en moi. Mais a un moment tu ne peux pas passer ta vie a avoir honte d'etre qui tu es. Et ca ca veut sire aussi remarquer ta difference pour ce qu'elle a de positif.

Ma psy disait a juste titre qu'on a les qualites de nos faiblesses. Que faiblesses et qualites ne sont que les deux versants d'une meme piece. Et c'est ca qui permet aussi d'epxliquer pourquoi une personne ne se resume pas a ses defauts ou a la case dans laquelle on l'a rangee. Je veux dire que tu es humaine, avec tout ce que cela signifie.

Fanny-146le 13 avril 2019 à 20:58

Je pense que l'incapacité à accepter la "honte" (même si je suis d'accord avec toi à 100% sur le fait que ce qui est "honteux" de nos jours est totalement dément) vient de mon éducation, c'est le même mécanisme que l'incapacité à gérer l'échec. Et je n'ai pas trouvé encore le déclic pour passer au-dessus : c'est de la douleur et rien d'autre.

Et je suis totalement d'accord avec ta psy sur les qualités et les faiblesses. Mais comme pour tout, chez moi, il n'y a pas de nuances. Par exemple, je suis quelqu'un de "généreux", en temps, en amour, en argent. Mais je ne sais pas vraiment mettre de limites, donc c'est souvent utilisé par les autres qui y voient une faiblesse. Mais si on compte, c'est plus de la générosité... et comme je ne sais pas non plus choisir les gens à qui je donne...

Justine18le 13 avril 2019 à 21:00

@Gwenouille, voir ma réponse à Dadada plus haut.
Je fous aussi la honte aux autres régulièrement. J'ai refusé plusieurs fois de faire la bise à des gens que pourtant je connaissais etc...
Quant à répéter toujours les mêmes choses et couper la parole c'est pareil. Et ce n'est que le tout début de la liste. Toujours est-il que j'ai surtout décidé de ne plus m'excuser d'être qui je suis. Si quelqu'un veut que je le comprenne, qu'il utilise les phrases directes et les mots adéquats. Je ne peux pas en donner plus. Je me dis aussi que ça fait un tri directement. Ceux qui ne cherchent pas plus loin n'auront pas la chance de me connaître. Les autres sont déjà, à mes yeux, des personnes qui valent la peine (la peine que je leur réponde parfois au téléphone, la peine que je m'épuise à passer quelques heures à leurs côtés).
Là il est près de 21h00 ,et je suis au lit. Les journées sont trop fatigantes.
Donc non @Fanny-146, ce n'est pas de ta faute. Seulement de ton fait. Mais c'est ainsi, asperger ou non, tu es qui tu es, et tu as autant de valeur que les autres ! Il ne faut pas leur en vouloir, mais il ne faut pas t'en vouloir non plus (en plus, la rancoeur n'a jamais solutionné aucun problème).

Fanny-146le 13 avril 2019 à 21:03

@Justine18 : le souci c'est qu'en étant qui je suis, je suis seule, tout comme j'étais seule en essayant d'être "comme les autres". Et la solitude m'est insupportable...

Justine18le 13 avril 2019 à 21:05

@Fanny-146 Tu n'es pas seule parce que tu es ainsi, tu es seule parce que tu es malheureuse. C'est différent.

Gwenouillele 13 avril 2019 à 21:08

@Fanny-146 Pour ne pas avoir le sentiment de se faire avoir, il faut que quand tu donnes, tu le fasses vraiment en te disant que tu ne le fais pas pour la personne, tu le fais pour toi. Apres elle en fera ce qu'elle voudra mais toi sur le moment, t'etais en accord avec toi-meme. Apres si la personne est assez stupide pour laisser une personne qui a le coeur sur la main, c'est son probleme a elle. Toi tu retrouveras, d'une maniere ou d'une autre. Et comme tu ne sais pas choisir les gens a qui tu donnes, donne a tes animaux :) Ou a un enfant. Ou a ta famille, si tu n'as pas coupe les ponts.
Et je suis d'accord avec Jusitine18 pour dire que tu es qui tu es.
Sincerement tu sais la premiere chose que je regarde chez une personne ? Si elle est gentille. Si je vois une once de mechancete chez elle, c'est mort, je serai mefiante toute ma vie. C'est ainsi. Je deteste les gens mechants. Donc je suppose que je ne suis pas la seule sur terre a penser ainsi car on est tres tres tres nombreux sur terre.
Apres ce qui peut etre reposant aussi c'est de parler avec des etrangers, qui mettront ta difference sur le compte de la culture :)

*Calin d'autiste* (c'est un calin mental a distance, parce que les calins physique c'est pas trop ca haha)

@Justine18 je te rejoins totalement et je fais pariel maintenant. Y'a des jours ca fonctionne mieux que d'autres, forcement. Comme on a toujours ses humeurs bah ca ne marche pas toujours mais je me fais confiance pour virer la personne de ma vie plus tard si jms ca ne va plus XD

Fanny-146le 13 avril 2019 à 21:09

C'est la poule et l'oeuf. Depuis toujours, on me met de côté, parce que j'ai toujours été différente (et parce que ma mère était bizarre aussi, donc pas facile de se faire des copains quand tes parents ne s'entendent avec personne). Et le rejet m'a rendue malheureuse. Et seule. Et malheureuse. Et rejetée. Et seule. Et malheureuse...

Gwenouillele 13 avril 2019 à 21:12

Meme les poules evoluent :D

https://encrypted-tbn0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRTxdfMlY_4FL7Q3Zfr_8RwqvxusquRb7ppDGKTL33UTvAhhNpG

Fanny-146le 13 avril 2019 à 21:14

@Gwenouille : à force de donner dans le vide, sans jamais recevoir en retour quelque chose qui me remplisse, je n'ai plus rien à donner.
Je n'ai plus de contacts avec ma famille depuis une douzaine d'années, et je n'ai pas d'enfants. Je m'occupe de mon chat du mieux que je peux, mais ça ne remplit pas ma vie, tout comme mon boulot ne remplit pas ma vie : je donne beaucoup à mes élèves, et certains me le rendent bien, mais je ne suis que leur prof, l'année prochaine, ils en auront un autre. Au final, y a pas assez d'amour dans tout ça pour couvrir ne serait-ce qu'un dixième de mes besoins.

Fanny-146le 13 avril 2019 à 21:19

L'image m'a tiré un sourire ;)

J'avais appris lors d'une conférence de Boris Cyrulnik il y a quelques années que la solitude modifie la structure du cerveau : il disait que pour lui, c'est la pire chose qu'on puisse imposer à un être humain. Pourtant, chaque année, notamment pendant l'été, je passe des semaines entières sans avoir un contact physique avec un être humain. L'été dernier, j'ai fondu en larmes quand un ostéo est venu me débloquer le dos à la fin du mois d'août... je n'avais pas vu une vraie personne depuis presque deux mois, seulement la caissière du supermarché, avec laquelle il n'y a pas de lien. Pour le reste, seulement des contacts virtuels avec mon meilleur ami. Chaque été, ça se reproduit, et chaque été, c'est de plus en plus difficile à vivre...

Gwenouillele 13 avril 2019 à 21:34

Pas que la solitude a vrai dire. De recentes etudent tendent a prouver que quand une personne subit un traumatisme, celui-ci modifie la structure ADN durablement si bien que sur 3 generations on observera concretement les consequences de ce traumatisme dans l'ADN. Donc si c'est traumatisme + solitude, en effet. Neanmoins l'inverse est vrai aussi, si tu deviens positive, ca s'inscrira aussi dans ton ADN. Ta maniere de resoudre les problemes notamment.
Mais bon, se dire que ca modifierait durablement la structure reviendrait a se dire que tu es perdue et qu'on ne peut rien pour toi. Continue tes efforts et un jour ca ira mieux. Mais ne t'autorise meme pas a penser que ton etat est une fatalite, sauf si cela te permet de mieux rebondir.

Gwenouillele 13 avril 2019 à 21:36

PEtite question : tu es suivie par un/des professionnels ?

Fanny-146le 13 avril 2019 à 21:39

Mon problème, c'est que j'ai essayé tout ce qu'on m'a conseillé, sans succès, et que je ne sais plus quoi essayer. C'est ce qui fait que je vais plus mal que jamais, car je n'ai plus la ressource de me dire "la prochaine solution sera la bonne".
Quant à la positivité, c'est quelque chose qui m'est étranger. Je serais incapable de donner un souvenir positif, ou un truc positif dans une journée. Je ne les vois pas, car ils sont toujours associés à qqch de négatif. Comme les qualités qui se transforment en défaut, chaque évènement positif, chaque réussite ne m'apparaît que pour mieux me montrer ses limites et son revers.

Fanny-146le 13 avril 2019 à 21:40

J'ai usé 12 ou 15 psy. La dernière en est arrivée à exorciser ma thérapie dans un article où elle parlait de sa frustration... Les médicaments n'ont jamais fait d'effet non plus.

Fanny-146le 13 avril 2019 à 21:43

Je ne sais pas s'il y a eu un traumatisme à proprement parler dans ma famille, je ne connais pas l'histoire de ma famille. Mais un mal être et un schéma qui se transmet de génération en génération, c'est clair et net. Je ne suis pas la seule concernée dans la famille, même si je suis sans doute celle qui va le plus mal, pour ce que j'en sais.

Dadadale 13 avril 2019 à 21:54

Fanny146, j'aimerais réagir à certaines choses que tu écris.

D'abord, j'ai qqs réticences à faire confiance à Christel Petitcolin, qui n'a aucune formation scientifique, et qui apparemment écrit un certains nombre de choses fausses, parfois assez graves : http://les-tribulations-dun-petit-zebre.com/2015/03/15/je-pense-%cc%b6t%cc%b6r%cc%b6o%cc%b6p%cc%b6-mieux/ On trouve beaucoup de bêtises sur ces sujets comme sur beaucoup d'autres, les auteur-e-s sérieus-e-s étant souvent moins visibles.

Ensuite, il y a beaucoup de données apparemment qui indiquent que le fait d'avoir un HPI est plutôt associé à une meilleure santé, physique et psychologique (Der, Batty & Deary, 2009, si tu lis l'anglais), une meilleure réussite scolaire, etc. Et donc, il y a peut-être encore des débats possibles à la marge, mais les principaux traits liés à l'autisme doivent sans doute quand même clairement être distingués du HPI : ce n'est pas parce qu'on est intelligent qu'on a des difficultés dans les interactions sociales et émotionnelles et la communication non-verbale (je dirais presque au contraire), qu'on a des comportements stéréotypiques ou des particularités sensorielles... A la limite le HPI pourrait être lié avec des intérêt intenses, et peut-être que ça ressemble aux "intérêts restreints" autistiques, mais je ne suis pas sûr qu'on ne puisse pas ici aussi faire des distinctions.

Mais le plus important, c'est sans doute : "à quoi ça sert de faire le diagnostic ?" Je comprends tout à fait ta fatigue, mais j'aimerais dire que je suis certain qu'il y a des spécialistes compétent-e-s qui peuvent vraiment apporter une aide utile, et que même le diagnostic en lui-même peut avoir certaines vertus (mais ça dépend peut-être de la personnalité de chacun-e). En premier lieu parce qu'il-le-s connaissent les difficultés liées aux trouble et ont des méthodes de prise en charge qui ont une certaine efficacité (il y a plein d'aides qui existent. En même temps, je dis ça, mais je n'en ai pas encore essayé beaucoup :) ).
Alors, si tu hésites à t'orienter vers une éventuelle évaluation à visée diagnostique, je pense que c'est important de mettre dans l'équation la qualité des spécialistes à solliciter. Il y a des psychiatres qui ne connaissent rien à l'autisme, des médecins généralistes prétentieux voire parfois franchement maltraitants, etc., mais il y a aussi des personnes compétentes et bienveillantes (et personnellement, pour l'instant je suis super content de la psychologue que je suis allé voir ! :) ). Il faudrait sans doute faire un sujet pour colliger les critères de choix de bons intervenants de santé (formation, approche, avis d'autres personnes, etc.).

Voilà, c'est tout ce que je voulais dire. Je ne cherche pas du tout à te persuader". Et je m'excuse d'avance, si jamais ce que j'ai dit a pu te sembler intrusif ou inadapté (dis-le moi).
(je précise que j'ai fait des études en psychologie, mais je ne suis pas du tout spécialiste de ces domaines).

Fanny-146le 13 avril 2019 à 22:41

Flûte, un long message parti en fumée par un clic malheureux.

Je te rejoins sur Petitcolin, comme je rejoins une grande partie du billet d'Alexandra Raynaud (notamment pour les trucs sur le chamanisme, que j'ai passés vite fait bien fait) : elle fait du "grand public", et il ne faut pas prendre tout ce qu'elle dit pour argent comptant. Elle rejoint malgré tout d'autres écrits sur certains points de personnalité qui seraient communs aux HP, et sur des solutions au décalage (Siaud-Facchin et Kermadec).
Je me penche depuis peu sur ce que dit Carlos Tinoco, que j'ai découvert grâce à un membre de ce forum, mais deux fois que j'en parle à des psy intervenant dans la structure spécialisée HP où je vais / allais, et deux fois que je suis face à quelqu'un qui ne connait pas du tout.

J'irai lire l'article que tu cites, mais l'anglais, ça ne marche plus passé une certaine heure. Pour la réussite scolaire, j'aurais bien du mal à me positionner : à l'heure actuelle, à l'éducation nationale, le principal "outil" pour repérer les HP, c'est justement l'échec scolaire chez un gamin dont on sent qu'il "pourrait".
Lu par contre, je ne sais plus où, un point de vue qui me semblait intéressant : le HP est plus ou moins bien vécu par les enfants selon le système scolaire du pays où ils vivent, et là, je suis d'accord pour dire que le système français est particulièrement normatif et donc inadapté aux formes d'intelligence différentes. Apparemment, les pays anglo-saxons seraient moins "traumatisants" pour les enfants HP et jeunes HP, car la liberté de progresser à son rythme y serait plus grande.

Pour ce qui est des professionnels que j'ai rencontrés, si je te le fais façon chronologique : 10 psy environ (dont un psychiatre, tous les autres psychologues) qui n'ont jamais évoqué la douance (soit qu'ils ne connaissaient pas, soit que je la cachais bien, soit qu'ils n'aient pas vu d'intérêt à ce diagnostic pour m'aider avec la dépression, ce qui était ma demande).
Par pur hasard, mon ex-beau-frère m'a envoyé "Je pense trop", et la lecture m'a ouvert une piste de réflexion. Les tests ont confirmé le HP, et j'avais fait quelques progrès grâce à la psy qui m'a testée, mais elle a déménagé en urgence à 500 bornes. Sa remplaçante m'a dit "mais enfin, comportez vous comme tout le monde, et vous verrez que ça ira mieux !" (autant dire qu'elle ne m'a pas revue), et une autre conseillée pourtant par la psy qui m'avait testée et qui était censée connaitre le HP m'a affirmé "Le HP, ce n'est que de l'hyperesthésie". Parenthèse refermée, thérapie "traditionnelle" sans aucun effet, elle a même fini par se fendre d'un article pour expliquer sa frustration face aux patients comme moi, qui ne réagissent pas à sa méthode.
Parallèlement, ma généraliste a souhaité qu'on explore d'autres pistes que la dépression (bipolarité ou autre), mais impossible de trouver un psy qui accepte de faire un vrai diagnostic : celui de l'hôpital a voulu m'hospitaliser d'office et me mettre sous cachets (que j'avais déjà testés pendant des années sans la moindre amélioration), et celui du CMP m'a ri au nez quand j'ai parlé du HP, et aussi quand j'ai parlé de dépression et de bipolarité. Lui aussi m'a proposé 15 jours de cachets pour une guérison miracle.
J'ai fait des recherches sur la dépression, découvert qu'il existe près de chez moi un centre pour les dépressions résistantes, mais il faut être "recommandé" et avoir un dossier en béton, alors comme je n'ai rien de ça, et plus la force d'aller encore voir des toubibs qui se foutront de moi, j'ai lâché l'affaire.
Il faudrait sans doute que je vois un psychiatre libéral, mais les délais sont très longs et je n'ai plus le courage de me faire encore envoyer balader par une nouvelle personne, du haut de son savoir tout-puissant.
Dernière psy en date : méthode TCC traditionnelle, je sais que ça ne marchera pas, j'ai déjà essayé, donc inutile de continuer à y gaspiller du temps et de l'argent.
Sur les 15 dernières années, j'ai passé 10 ans avec un traitement, soit médicaments, soit thérapie, soit les deux, sans aucun effet : les crises sont de plus en plus fréquentes et de plus en plus violentes.

Voilà pour ma réponse "un peu" longue. Je termine en disant que rien dans ton message ne m'a heurtée, car tu n'essaies pas d'imposer quoi que ce soit, tu partages ton point de vue et ton expérience, et ça me va très bien !

Gwenouillele 14 avril 2019 à 00:19

Le probleme des psychologues, c'est qu'ils ont appris toute la theorie a l'ecole et que la plupart ne savent absolument pas comment mener une therapie. En fait il en va de meme pour les Psychiatre. Et chez les psychotherapeuthes on a de tout aussi.
Pour ma part celle qui m'aura le plus aidee etait psychotherapeute et non psychologue. Quand j'ai su par ex que mon ancienne voisine etait devenue psychologue, ca m'a pas aidee a mieux voir les psychologues, au contraire.
C'est assez dur de trouver qqn forme sur le sujet et doue pour mener une vraie therapie. Mais une fois que tu y parviens, ta vie change. J'ai du faire une dizaine de psychologue/peuthes/iatres en tout genre aussi ;( En tout cas dorenavant si je dois choisir, je ne fonctionne que sur recommandation.

Pour la petite anecdote, la conne de psychologue au CMP ou est suivi mon mari a reussi a me dire en moins de 45 min que j'allais plus mal que mon mari, que selon elle j'allais si mal qu'une therapie n'etait pas suffisante et que je devrais avoir des medoc, et que si mon mari allait mal ajd c'etait probablement que j'etais responsable (il fait des crises de paranoia en periode de stress/fatigue et va m'insulter + chantage, etc) et elle a dit devant lui qu'il allait bien et que c'etait de ma faute). Heureusement que mon mari est intelligent et surtout qu'il reprend pied avec la realite parce que n'importe quelle personne encore plus paranoiaque se serait servie de l'argument de la psy pour justifier sa paranoia. Je l'ai haie severe. Et encore maintenant je pense que c'est une abrutie. Et je me dis que des personnes malades et dans un etat grave vont se faire soigner avec ce type de personne, apte a poser un jugement et un diagnostique severe sans ne rien connaitre de la personne en moins de 40 min.
Je te rassure je n'ai jamais pris de medoc et ca va bien. C'est juste que quand je sens que la personne en face ne me croit pas, je perds les pedales et je pleure. C'est impressionnant mais je ne vais pas "mal" pour autant. C'est juste la maniere dont se traduisent mes emotions quand elles sont trop fortes.
Mais celle la je te jure je te l'aurais tartee. J'ai cru qu'elle allait foutre 5 ans de remise en question de mon mari a la trape. Fort heureusement il a realise qu'elle etait allee trop loin. Sauf que depuis il ne va plus au CMP...
Elle a reussi aussi a dire que ma psychotherapeute n'etait probablement pas une bonne psy parce que sa formation finissait par -euthe et non -logue. J'ai eu envie de lui retorquer qu'elle ferait mieux de la fermer au vu de l'exemple qu'elle donnait des -logues. Et qu'on discredite une personne grace a qui j'ai ete diagnostiquee HP alors que personne ne l'avait vu avant, une personne qui a aussi je pense sauve la vie de ma soeur, comme ca, sans la connaitre, d'une phrase assassine, j'ai pas du tout aime.

Esquifle 14 avril 2019 à 10:30

@Justine18
Je comprends ton point de vue 🙂 et si ça peut aider c'est toujours le bienvenue!

Pour plus de compréhension (même si avec moi, c'est jamais clair):

aspi= personnes asperger

Si les aspi sont victimes de ne pas comprendre les bon codes de traduction corporelles et dans les discussions (coucou formule de politesse), les non aspi sont victime d'échanger obligatoirement avec. Même si un psychologue va faire des efforts pour dialoguer avec vous sans se soucier de ses derniers, cela l'affectera car il ne comprendra pas son absence.
Pour aider il faut comprendre la personne, et pour comprendre la personne il faut pouvoir se mettre à sa place. Je suis persuadé que seul quelqu'un ayant un minimum de trait de personnalités aspi peut comprendre et aider un aspi.

Quand un non aspi essaye de comprendre un aspi et qu'il n'y arrive pas, il a des troubles de communications verbales (il n'arrive pas à penser et à comprendre la logique asperger) et se retrouve en situation de handicap. C'est la frustration provoqué par se handicap (la non compréhension de la logique asperger) qui peut amener la personne non aspi à s'énerver. Attention, cela ne veut pas dire que le non aspi ai conscience de la situation, il ressentira juste de la frustration et l'incapacité de compréhension amènera sans doutes une forme de violence verbale.

Exemple:
je ne sourit pas en me présentant.
La personne ne comprends pas pourquoi je ne sourit pas. Je lui explique que je n'en ressent pas le besoin, que j'ai oublier de sourire.
La personne non aspi est incapable de se mettre a ma place car le sourire est, pour lui, automatique. Il est en situation de décalage, il est en situation de handicap car il ne peut se mettre à ma place, il ne peut comprendre le sens de mes paroles.
Comme il n'arrive pas a se le représenter, il va ressentir de la frustration d'avoir un handicap par rapport à un aspi, incapable de comprendre une situation qui n'a pas de sens pour lui.
Pour lui, on à pas besoin de penser à sourire. Cela n'existe pas. Sourire est automatique.
Il est dans un situation de handicap (il ne comprends ps le sens des paroles), et en plus on lui présente une situation qui ne lui arrive jamais.

Vu qu'il est en difficulté, il peut s'énerver afin d'avoir le contrôle de la situation et ne plus être en situation de handicap en niant le point de vue aspi!

"Ce que tu dis est faux,sourire est automatique, j'ai raison, arrête de penser cela."

Cette phrase magique enlève le handicap de compréhension d'un non aspi en transformant la vérité d'un aspi en mensonge. Simple, non?




Il faut donc aider la personne non aspi à se mettre à notre place, et cela est aussi difficile qu'un aspi qui se met à la place d'un non-aspi, quand cela ne débouche pas sur une incompréhension totale des propos des deux personnes ^^

Ne vous découragez pas lorsque vous avez du mal à comprendre autrui, car c'est réciproque. C'est juste qu'il y a beaucoup plus d'autrui que d'aspi!

C'est comme deux personnes parlant la même langue mais que les mots qu'ils emploient n'ont pas la même signification pour l'un ou pour l'autre.

Mes rares mois en études de fac de psychologie m'ont fait comprendre que les futurs psychologues n'ont pas les bases pour aider une personne atypique, à moins qu'il le soient eux même mais au vu du parcours à la fac seul les personnes les moins empathiques réussissent.

Concernant la politesse, son absence est généralement perçut comme un acte volontaire de défier la personne.

Je sais que c'est là toute la problématique d'être aspi, de ne pas donner les bonnes répliques dans une conversation, mais je pense que si l'on veut un minimum de satisfaction dans avec les gens hors du cercle de proche il faut plus être spectateur qu'acteur et donner les répliques classiques. Cela rassure l'interlocuteur qui peut se mettre à votre place, même si c'est à trois cent années lumières de la réalité.
Si c'est pour le boulot, je pense que malheureusement il n'y à pas le choix.

Boulot => réplique classique, nous sommes dans le meilleur des mondes, tout se passe bien tout le temps. Vous pouvez demander de l'aide uniquement sur les tâches à effectuer si cela vous permet d'être plus performant en omettant vote ressentit personnel. Vous êtes juste une brique dans un mur ^^

Si vous commencer à parler de votre ressentit qui ne sera pas le même que votre interlocuteur, cela créera un rapport de force en sa défaveur car il ne pourra pas comprendre le sens de vos paroles et il se sentira inférieur!

Pour le côté perso, il faut réussir à trouver les bons interlocuteurs. Parler de soi à une personne non atypique va créer une tension car elle ne peut comprendre ton ressentit et va le traduire par une agression verbale (même si cela n'est pas la vérité), même avec toute la bonne volonté du monde.
Il faut donc essayer de cultiver des liens avec d'autres personnes atypique dans son cercle personnel.
Fuyez les gens hyper populaire ou qui semble être trop gentil avec tout le monde.
Fuyez les gens qui mentent facilement. Ou qui font des promesses en l'air.

Une seul bonne relation avec un autre atypique peut vous amener beaucoup de bonnes choses.

Une seule mauvaise relation peut vous apporter un nombre incroyable de mauvaises choses.

Il faut réussir à faire le tris dans vos relations, même si c'est difficile. Lâchez les gens qui mentent même pour les petites choses sans gravités, qui manipulent, qui ne parlent que d'eux même.

Faite attention à ne pas vous laisser happer par les problèmes des autres. Aider oui, se noyer dans les problèmes avec une autre personne non!

Je n'ai pas de recette magique, j'ai simplement envie de vous encourager dans votre vie.

Essayez de freiner cette vie qui va à toute vitesse et qui vous entraînes dans des profondeurs insondable. Prenez le temps d'être spectateur de vous même, de vos peurs, de vos désirs, de vos envies.

N'hésitez pas à vous poser 5 minutes, dans un endroit calme, pour prendre du temps pour vous même. Faites le tris dans vos sensations, dans vos pensées, détendez-vous...

Et n'oubliez pas de prendre le temps de respirer...

Gargarinele 14 avril 2019 à 15:32

Je like Esquif. Du début à la fin (smiley qui rigole)

Fanny-146le 14 avril 2019 à 18:12

Tiens, une question "bête" : en quoi consistent les tests pour l'Asperger ? Merci à ceux qui pourront satisfaire ma curiosité !

Esquifle 15 avril 2019 à 22:46

@Gargarine merci pour le soutien, j'ai bien cru avoir lancé un pavé trop consistant ^^'

Esquifle 15 avril 2019 à 22:50

@Fanny-146
Pour ma part c'était un questionnaire lors d'un entretien oral avec des questions classique sur le syndrome en lui même du genre: est-ce que tu sens mal a l'aise avec les gens, est-ce que tu as des rituels au quotidien, est-ce que le changement te fait peur ect... Après comme expliqué plus haut je suis tombé avec la stagiaire donc c'est peut être différent avec un professionnel ^^

Fanny-146le 16 avril 2019 à 07:51

Merci @Esquif ! Je pensais effectivement à ce genre de tests, mais je me demandais s'il y avait autre chose en plus.

Justine18le 16 avril 2019 à 11:48

@Fanny-146, alors moi je n'ai pas eu ça. Il y a des questionnaires à faire remplir par la famille et mon ex conjoint dans mon cas. Ensuite un premier entretien où effectivement on te demande quels soucis tu rencontres. Puis un autre entretien avec toi + un membre proche (parent c'est l'idéal puisqu'il faut remonter à l'enfance). Et enfin un dernier entretien avec des mises en situation pour évaluer la sévérité.
Ensuite, re entretien avec un psychiatre avec tous les documents, qui reprend tout et pose aussi des questions + mises en situation.

Fanny-146le 16 avril 2019 à 12:02

Merci beaucoup pour le partage @Justine18 !


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