Vous avez dit... atypique ?

"Baisser les bras" avec des proches

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"Baisser les bras" avec des proches
LibertEchEriele 12 février 2019 à 19:13

Vous arrive-t-il, vous est-il arrivé, la mort dans l'âme, d'abandonner l'idée de vous expliquer, quant à certaines de vos réactions, certains de vos comportements, qui prennent, pour un proche, et même s'accentuant au fil du temps, l'allure d'un caprice, d'une bizarrerie tenace ou d'une démence manifeste? Avez-vous déjà eu à accepter que vous ne seriez jamais compris totalement, et donc, fatigués des explications, las des justifications, blessé, que dis-je, ignoré, annihilé, à accepter une déchirure avec un très proche (qui pourrait être un parent avec lequel les relations, quand vous étiez enfant, étaient fusionnelles. Mais cela ne s'apparente aucunement avec un vécu personnel hein 😄)?

Fanny-146le 12 février 2019 à 19:49

Pas de réponse personnelle pour le moment, aucun exemple ne me vient, même si je suis sûre qu'il y en a, mais ta question me renvoie au début du bouquin que j'ai commencé tout à l'heure sur le hp : Je pense mieux (suite de Je pense trop, à travers lequel j'ai découvert la / m'a douance)
L'auteur évoque les réactions à Je pense trop, très tranchées, les HP se reconnaissant dans le livre de la première majuscule au dernier point, et les non-hp, n'ayant rien pigé, rien voulu voir, et comparant le livre à un horoscope rédigé tellement vaguement que chacun peut s'y reconnaître, ou à une façon d'attirer des gens dans une secte.
Le lien avec ton post : est-ce que la compréhension est possible ? Pas sûr...

LibertEchEriele 12 février 2019 à 19:54

Merci Fanny!!! De nouvelles lectures, et très prochainement un nouveau jeu, je te kiffe!

patrickle 12 février 2019 à 19:58

Ben ouais. Pas tous les jours mais souvent. Ca me tracasse pas trop

Abderianle 12 février 2019 à 20:16

Oh, on ne fait pas attention, ou on me traite de têtu, d'irrationnel.
C'est mieux quand on en fait pas attention... (peut-être ?)

LibertEchEriele 12 février 2019 à 20:19

Je te parle d'une "rupture" avec un parent fusionnel Patrick, c'est un peu compliqué de ne pas y prêter attention, il s'agit plutôt d'une de ces énormes acceptations qu'on a à faire dans la vie et qui laissent des traces

LibertEchEriele 12 février 2019 à 20:19

C'est même pas que ça laisse des traces, ça oriente vachement tout le reste de la vie

NonoBZHle 12 février 2019 à 20:29

Oui de temps en temps. Plus envie de perdre de temps ni de perte d'énergie. Mais comme ils sont de moins en moins nombreux, il y a de moins en moins ce genre de "tri" à faire. Mais à chaque fois ça, reste compliqué dans la tête et dans le corps.

Abderianle 12 février 2019 à 20:42

Épouser la douance, c'est un peu comme un mariage mal arrangé, ou une union inter-ethnique dans un foyer traditionnel, si les parents ont des vues conservatrices ou des incompréhensions extra-culturelles. C'est encore plus dur pour la parentèle d'un côté parce que le choix est purement égoïste (mais au moins on ne fait pas souffrir un conjoint), mais, de l'autre, ce n'est pas en réalité un "choix", mais un devoir de sincérité et d'existence (pour soi). Comme une orientation sexuelle différente, la douance peut parfois être vue comme une déviance, une déraison, surtout pour tous ceux qui n'y croient pas. Comme une "possession", au Moyen-Âge, en quelque sorte. Quand on pleure à la moindre contrariété, et que l'on se souvient encore trente ans après de ce croissant que l'on n'a pas acheté en vacances au bord de la mer alors que le petit estomac dépérissait... Ah, souviens-toi, Barbara, souviens-toi, il faisait faim sur Brest ce jour-là... ^^
D'autant que les parents ont parfois une exigence de contrôle et de possession. "Tu me ressembleras" est le commandement tacite le plus liberticide et le plus dangereux. Ah les espoirs idiosyncrasiques... 😬
Bon, après, il y a des foyers qui dépassent les problèmes, après moult conflits. A la décharge des NT, se taper un zèbre ou un enfant qui vous impressionne jusqu'à l'emmerdement, ça donne envie, après cinq ou dix ans d'éducation contrôlée, de filer quelques torgnoles. A l'adolescence, la guerre est déclarée : "Mouhahahaha !" dit le démon intérieur de la rébellion et du renversement.
Voilà.

Fanny-146le 12 février 2019 à 21:01

@Abderian : tu prends combien pour une séance de thérapie ?
Et fais gaffe, les spécialistes qui écrivent des pavés sur la douance vont t'en vouloir d'avoir si bien résumé !

Abderianle 12 février 2019 à 21:06

:merci:

patrickle 12 février 2019 à 22:03

ah, avec un parent fusionnel, alors je passe mon tour. je n'ai pas de relation comme ca.

LibertEchEriele 13 février 2019 à 09:59

Oui Abderian, on sent le vécu, le tien et le sien propre en te lisant. Ca ne console pas mais ça parle

Abderianle 13 février 2019 à 14:05

@LibertEchErie : Hélas, contrairement à ce qu'on pourrait penser, et au risque de te décevoir, je n'ai jamais été dans ce cas de figure ; désolé ! Plutôt en réalité un portrait rapide de situations hélas assez fréquentes, ou constatées.

LibertEchEriele 13 février 2019 à 14:53

N'en sois pas désolé. Et puis, ça montre que tu sais très bien relater même des faits qui ne t'appartiennent pas.

Mazalle 13 février 2019 à 19:02

@LibertEchErie, la douance est pour ma part un enivrant cadeau empoisonné ... Les relations sont vécues d'une intensité proche d'une magnitude 8 sur l'échelle de richter, en revanche je doute que l'autre en ai compris les nuances. L'incompréhension est palpable, des 2 cotés, s'en suit la énième sensation de déception, de déjà vu, encore une de trop. Besoin de repli, de se recentrer, se retrouver ... Que ce soit un parent ou ami proche, le problème de communication se pose rapidement. L'autre a du mal à suivre, ne comprend plus, ne fait pas l'effort, puis rejette sa part de responsabilité sur toi, un classique. Pour ma part j'ai pris le parti d'éloigner tout ce qui pourrait me blesser involontairement ou pas, famille, amis, le tri est sélectif mais nécessaire si ce n'est vital. Pour la famille j'accepte des rdv en terrain neutre type café resto, pas plus de 2h, le temps d'être sympa, mondain. La vie est plus douce à présent.

unefemmedeboutle 13 février 2019 à 19:06

Bonsoir
J'ai souvent perdu espoir d'ouvrir les yeux à quelques personnes. Ça fait mal à en vomir de ne pas pouvoir faire comprendre certaines choses. Mais après tout, il n'y a pas de vérité...où chacun détient sa vérité, sa paire de lunettes sur la vie. Alors dans un premier temps, accepter que l'autre n'a vraiment pas la même paire de lunettes que toi et après tout il en a le droit. La question est : est-ce que sa paire de lunette est toxique pour toi ? Ou est-ce que je peux le côtoyer malgré sa paire de lunettes ? Est-ce que je dois/peux modifier ma paire de lunettes à moi pour m'adapter un peu à sa vision ?
Pour ma part, si c'est trop toxique pour moi, je fuis, proche ou pas.
Une autre façon de fuir ou de me protéger tout en restant en contact est de ne pas rentrer dans le triangle dramatique victime bourreau sauveur mais c'est juste méga dur avec certains proches. C'est un gros travail sur l'égo.
Voilà ce que m'inspire ton message, je ne sais pas si cela t'aidera mais ça m'a fait du bien de l'écrire.

Merlinle 13 février 2019 à 19:13

J'ai pris l'habitude très jeune de ne pas attendre des autres davantage qu'ils ne sont capables de donner. Adulte, j'ai coupé les ponts avec les branches de ma famille qui m'étaient nocives, et j'ai gardé des contacts épisodiques avec les autres (très peu, en fait). Les relations familiales n'ont pas besoin d'être intenses et à tous les niveaux. Pour moi, quand je vois ces personnes, je me mets en mode "famille" et les conversations restent dans ce cadre-là, je ne ressens pas le besoin de partager davantage avec elles, et ça convient très bien comme ça.
Côté amis, en revanche, vu que seuls ceux que je laisse approcher assez près ont les moyens de me blesser... ben si ça arrive, ça signifie que je vais arrêter de les voir, qu'ils ont franchi une limite qu'il ne fallait pas franchir. Ca peut être un changement dans leur personnalité, une exacerbation de certaines idées... Mais le résultat est le même, je m'éloigne.

LibertEchEriele 13 février 2019 à 20:08

Et oui, nous sommes donc bien pareils à ce niveau alors. Même si j'ai du mal avec Goldman, c'est du "je marche seul", question de survie effectivement, ou justement, pour vivre entièrement, à notre sauce. Mais que c'est parfois dur tous ces "abandons" que l'on doit faire. Merci à vous tous!

unefemmedeboutle 13 février 2019 à 21:01

Non c'est pas du « je marche seul », c'est plutôt je choisis avec qui je marche pour ne pas que l'on on me fasse de croche-pied. Faire attention aux relations toxiques ne signifie pas être seul.

Pixle 14 février 2019 à 18:00

Tout le temps et depuis des années. A mes parents ou certains proches. J'ai arrêté.. dépitée de n'avoir que des réactions de suspicion de "mais oui bien sûr la fille.. en fait tu es juste trop sensible et tu as des hallucinations.." tout ça dans un regard.
C'est usant épuisant moralement d'essayer de faire comprendre la différence.. la différence de pensée de perception voire quelques talents innés. Impossible pour eux je suis juste une pauvre nana dépressive qui aime avoir l'attention sur elle et crois voir et entendre et sentir des choses. Qui même si elles se vérifient sont des coïncidences et non des sens très fins..

Stickle 23 mars 2019 à 14:55

En résumé tout le monde sur ce sujet ou presque a fait un tri, que ce soit du côté familial ou amical.
Pour ma part comme dit sur d'autres posts, j'ai tellement fait de tri que je me retrouve seul.
Déjà tout jeune avec mon frère aîné, à l'adolescence j'ai quitté mes parents je n'avais que 17 ans pour vivre dans la rue au moins je n'avais aucun compte à rendre et surtout, je n'entendais de phrase type, tu ne fera rien de ta vie, tu es un bon à rien, tu es fou etc...
Avec mon meilleur ami aussi cela a été très difficile à vivre donc je l'ai laissé tomber.
Aujourd'hui je ne parle plus de moi à personne sauf sur le forum, il n'y a pas de jugement

Marienle 23 mars 2019 à 15:23

Si c'est "Je marche seul", je penche plutôt pour la chanson de Mano Solo, même titre que celle de Goldman mais autre dimension.

Carolle 23 mars 2019 à 21:26

Ca a été mon quotidien dans mes couples avec des non HP. Maintenant je suis célibataire 😉

Mais je vis ça presque tous les jours, lorsque je sors de chez moi, je me rend transparente pour ne pas brûler les âmes insensibles, mais avec mes semblables je me lâche.

Quand je dois rester de manière prolongée en compagnie de gens insensibles, je provoque et fais l'imbécile, sans doute pour relâcher la pression

Il m'arrive d'avoir envie d'hurler en public, (pour les réveiller), mais je ne le fais pas, ce serait incompatissant... 😨

Amaelinele 23 mars 2019 à 22:38

Avec les NT, l'incompréhension (mutuelle, faut l'avouer) est mon lot quotidien. Même avec mon mari HPI, la compréhension/communication est parfois parcellaire, mais on fait du mieux qu'on peut chacun de notre côté ^^ A part avec lui et un peu avec ma mère, j'ai abandonné les explications, trop énergivore et j'en avais marre qu'on minimise ou interprète mal tout ce que je dis... Depuis, c'est mon mari qui gère quand il faut expliquer mes "particularités" à nos amis (presque tous des HPI aussi), quant à ma famille, j'ai jamais eu de relations avec excepté ma mamie.

Abderianle 23 mars 2019 à 23:49

C'est vrai que déléguer les explications à un diplomate, c'est une bonne idée. On pourrait créer des métiers, genre "interprète pour gens différents".
Oh, suis-je bête... cela ne s'appelle-t-il pas un psychologue ?!
Mh, vu leur compétence, encore une belle idée qui meurt d'elle-même. Ah, tragédie, tragédie ! 😄

Gargarinele 07 avril 2019 à 00:49

Ma vitesse de compréhension et d'analyse (mais surtout mes émotions explosives) ont causés de nombreuses soufrances à mes proches, à ceux que j'aime. Je me suis isolé pour les protéger. Ce n'est pas une solution satisfaisante pour moi, c'est sûr, mais c'est la seule que j'ai trouvé. Je tente depuis des années de trouver des personnes qui me ressemble un tant soit peu auprès d'intellos, d'artistes, de bien pensants ou de rebelles, de personnes juste rencontré dans la rue ou après de multiples concessions....je ne sais pas.... comme si je n'avais en face de moi que du... gris, du triste, du volontairement limité.
Je ne me suffit pas à moi même mais je ne trouve pas auprès des autres le complément que je recherche. Pas toujours évident.
Voilou. Desolé. C'est sorti comme ça.

Gwenouillele 07 avril 2019 à 10:52

Oui, tout le temps. Et j'ai encore fait un tri il y a un an avec celle que je considerais peut-etre comme mon unique amie. Mais bon au dire de ce qui se passait dans notre amitie, bcp me disaient que ce n'etait pas une amie. D'ailleurs en un an elle n'a rien fait pour me recontacter. Disons que j'ai juste mis fin a la relation pour lui simplifier la tache, comme ca elle n'avait pas a passer pour la mauvaise fille.
Du cote de la famille c'est un peu plus complique. J'ai voulu couper les ponts, et je suis meme partie vivre en Chine. La phrase qui tue c'est quand ta mere te sort qu'au final, on est plus proche quand je me trouve de l'autre cote de la terre que quand j'habite a 3 min de chez elle.
Je pense qu'ils ne comprennent toujours pas entierement la difference. Ils la sentent, c'est sur. Et avec le temps ils ont appris a se taire. Mais je suis toujours assez dependante de ma famille car il y a encore pas mal de demarches que je n'arrive pas a faire seule ou qui me mettent dans des etats d'anxiete compliques. Avec le temps (c'est assez recent), mes parents ont appris a ne pas contrarier mes habitudes. Par ex ne pas changer ma place a table, ne pas insister quand je dis non. Ne plus me charier quand je parle trop vite ou que je ne comprends pas une blague, ne plus faire de reflexion quand j'ai soudain une nouvelle lubbie (en ce moment faire de l'elevage de pommier dans mon appart). Ils essaient de m'encourager.
En revanche c'est encore complique avec mes soeurs, et je sais que ca a derape quand une de celle qui commence a comprendre me demande ou j'en suis dans mes demarches de depistage (Ca fait 1 an que j'ai telephone, c'est elle qui a renvoye le premier dossier mais je n'arrive pas a renvoyer le deuxieme qui attend depuis 3/4 mois chez moi).
A mon travail c'est complique aussi. L'avant derniere en date c'etait "pourquoi est-ce que tu sens toujours tes cheveux quand je rentre dans le bureau", la derniere en date "il faut me regarder dans les yeux quand tu dis bonjour, c'est pas poli", en insistant bien avec les collegues sur le fait que ce que je fais c'est un manque de politesse. J'ai meme pas essaye de m'expliquer. Dans ce cas j'abandonne direct.

Clochettele 19 avril 2019 à 20:08

Comme je viens de créer mon profil, je débarque dans la discussion... de mon côté, je suis en train de faire le deuil de ma famille. Pourtant une soeur psy et des parents plutôt modernes dans leur éducation... mais pour eux je suis le mouton noir, celle qui réagit mal, celle qui rate sa vie, qui est maman solo,etc. Ça m'a rendu triste pendant des années; ne pas coller à leurs attentes et être « différente »..maintenant j'essaye de me détacher, de ne plus aller à des fêtes de famille d'où je repars totalement déprimée. Et ça accentue mon sentiment de solitude de base. Mon psy m'à conseillé de rechercher d'au HP afin de faciliter les choses.

LibertEchEriele 19 avril 2019 à 20:48

Oui, j'espère qu'ici tu trouveras un peu de réconfort. C'est difficile la famille, hein?!!! Je souhaite vraiment ne jamais me satisfaire d'un rapport forcé et stérile, voire malsain, avec mon fils...
Ben ouais, plutôt moderne, psy, pour moi pas mal d'enseignants dans la famille, ben, c'est pas plus aisé. La différence la mieux admise (mais en disant cela je me fais bondir moi-même parce-que faut voir l'admission 😄), ce sont les différences visibles, et donc celles qui ont été côtoyées en premier lieu et pour lesquelles on a plus de recul. N'empêche, il nous appartient vraiment de tracer la route. La nôtre, bien sûr, mais il faut espérer que certains d'entre nous ont la force de s'exprimer haut et fort pour les prochains. Moi, ça dépend des jours 🙂

Gwenouillele 19 avril 2019 à 23:31

est-ce que tu leur as au moins hurle a la figure pour te faire entendre ? J'en suis aps fiere mais il a fallu en arriver la pour ma part pour qu'ils entendent. Avec quelaues menaces. Du genre "le jour ou je serai a la maternite j'ai pas envie que tu sois la"

Clochettele 20 avril 2019 à 07:26

Ça m'est arrivé...j'ai tout balancé à mes parents un jour il y a des années de ça ... et ils m'ont fait la gueule pendant des semaines en arrivant à la conclusion que j'avais été approchée par une secte qui m'avait tourné la tête (n'importe quoi). Le dialogue est impossible. Ils ont raté mon éducation en ne comprenant pas ma sensibilité et mes questions. Ma fille présente des traits HP et je veux absolument pouvoir lui répondre et la rassurer là où moi j'ai été larguée. Je ne suis pas pessimiste mais ma famille est vrillée et incapable de se retourner sur 30 ans en assumant certaines erreurs. Tant pis 🙂

Fanny-146le 20 avril 2019 à 10:06

Un avis qui n'est pas de moi, dont chacun fera bien ce qu'il veut, qui va à l'encontre de ce que j'ai fait spontanément ces derniers mois, mais ma technique ayant échoué...

J'ai participé, 3 jeudis de suite à un atelier pour personnes HP. 6 participantes (c'est pas réservé aux femmes mais elles sont apparemment toujours majoritaires, là, c'était carrément de l'exclusivité) et une psy pour animer.
Le premier jeudi, elle nous a demandé de noter deux questions qu'on avait envie de poser autour du HP. J'ai demandé s'il fallait en parler et, si oui, comment.
La réponse de la psy a été plutôt vers la négative, mais elle a proposé une technique pour en parler tout en se protégeant des réactions classiques "tu te prends pour qui ? tu te crois plus intelligent que tout le monde ?"
Elle conseillait donc, pour les personnes à qui on pense utile d'en parler, de ne pas affronter la question directement. De reprendre, au fil du temps, certains points, pourquoi pas sur le mode de l'humour ou de l'auto-dérision ("Bah oui, tu sais bien comment je suis, je pleure pour un rien", "Eh ouais, je sais, je comprends pas le second degré"... selon les traits de notre personnalité en lien (possible) avec le HP), et, quand certains de ces traits de personnalité sont posés, assumés, y compris avec leurs inconvénients, de dire "tu vois, tout ce que tu as remarqué chez moi, mes manies, mes doutes, etc, ça fait partie d'une particularité plus générale, avec des avantages et des inconvénients".

Je suis pas du tout sûre d'être capable de l'appliquer, je serais plutôt comme @LiberEchErie, à vouloir un peu "éduquer" les gens, comme ça a été fait dans un certain nombre de domaines pour essayer d'amener un peu plus de compréhension et de tolérance, mais la démarche ne me semble pas idiote, vu que les explications "techniques" ne sont souvent pas réellement comprises.

Merlinle 20 avril 2019 à 10:25

Concernant l'étiquette "surdoué" (ou quel que soit l'équivalent que vous préférez), je ne l'ai jamais amenée dans la conversation de moi-même. Il est arrivé que des proches le disent de moi en ma présence, du coup je peux mentionner ça sur un point de détail relevant avec eux.

Mais j'estime que c'est une case, une étiquette, et qu'elle est tout aussi restrictive que les autres. Je ne me définis pas comme surdoué. J'admets que je le suis, mais je ne suis pas QUE ça. C'est un peu comme si on voulait me définir par la couleur de mes yeux ou par le fait que j'aie pratiqué le tir à l'arc et étudié l'histoire.

Pour moi, les étiquettes sont des fardeaux. On nous les colle et il faut montrer qu'on peut être autre chose. Ou alors on se les colle soi-même et on s'enferme dedans. Je ne pense pas que l'on puisse se définir par une seule appellation, à moins de tenir à s'y conformer strictement. N'étant pas conformiste par nature, ça ne marcherait pas avec moi ;)

Fanny-146le 20 avril 2019 à 11:44

Je suis d'accord avec toi, Merlin, si on vivait dans un monde idéal où le jugement sur des points de détails n'était pas le fonctionnement général dans les relations humaines. Reste qu'on est nombreux ici à avoir été mis de côté ou à avoir simplement reçu des remarques pas toujours très diplomates sur telle ou telle "bizarrerie", et je comprends tout à fait le besoin où certains (dont je fais partie) se trouvent de savoir quoi répondre quand on les attaque / reprend / questionne sur une façon d'agir ou de penser, et que ce trait de personnalité est lié à leur fonctionnement HP.

Clochettele 20 avril 2019 à 13:02

Je ne me considère pas comme ultra intelligente mais plutôt ultra clairvoyante... et la masse des gens adorent se voiler la face ... du coup ils deviennent des moutons et font ce que la société attend d'eux sans se poser de questions. Exemple, je me marie, j'ai des enfants, je n'aime pas ma vie mais tant pis je reste et je subis. J'ai bcp de peine avec les gens comme ça; ceux par contre qui te jugent sur ton mode de vie alors qu'ils ne balaient pas devant leur porte. Petite déjà je posais des questions gênantes et on a préféré me faire passer pour la personne chiante alors que je pense que j'étais souvent dans le vrai. Genre : pourquoi tonton il sent le parfum pour femme et qu'il est en retard ??? Oh mais tais-toi voyons, bla-bla-bla

Gwenouillele 20 avril 2019 à 13:37

Oui, certaines questions dérangent et les gens n'ont pas envie d'être dérangés. Il est plus confortable que la réalité corresponde à l'image qu'on s'en fait plutôt que de devoir adapter ce qu'on pense à la réalité. Pourtant, au final, la réalité est. Peu importe comment on l'appelle, elle ne change pas en elle-même donc se voiler la face sert surtout à repousser le moment où on devra réaliser que toutes nos croyances sont fondées sur du vent.
J'ai je pense vécu ce que tu as pu traverser jusqu'à mes 18 ans. Par une mère elle-même HP de qui plus est. Il aura fallu qu'on me propose une place en hôpital psychiatrique pour qu'elle commence à se poser les bonnes questions. Néanmoins le déni était placé ailleurs. Elle a toujours su inconsciemment ce que j'étais car le décallage se sentait comme le nez au milieu de la figure. Il a été plusieurs fois question de me faire sauter une classe (et elle était instit...)
Comme quoi le déni peut parfois aller loin...
Mais un peu comme Merlin, les profs m'ont mise dans cette case et elle ne m'a pas aidée.

Clochettele 20 avril 2019 à 20:40

Je vois ... compliqué. Ce sont souvent les gens les plus proches qui nous blessent le plus. L'humain est complexe.

Quand j'étais petite j'ai dû passer par une dépression de plusieurs années. Je ne comprenais pas les enfants de mon âge; je les trouvais bêtes, méchants, insensibles à la vraie beauté des choses comme la lecture ou les animaux. Du côté de la famille c'était pire. Du coup je passais mon temps à lire et à rêvasser. J'ai eu la chance d'avoir un instituteur à un moment (toujours eu plus de facilité avec les hommes) qui a su me parler. Je croyais que j'avais été adoptée tellement je n'avais rien en commun avec mes géniteurs. Par la suite, ça s'est un peu amélioré. Partir de chez mes parents a été un pur bonheur.

Gwenouillele 21 avril 2019 à 22:49

Ah, les parents...

Je crois que tout se resume avec ces trois mots... -_-

Gargarinele 23 avril 2019 à 05:44

Mes "parents" ne me verront jamais. Je n'ai ouvert les yeux que quand je l'ai compris. Ça fait mal. C'est humain.

patrickle 23 avril 2019 à 17:22

moi j'aime bien mes parents et ca se passe bien. mais je me rends bien compte que je suis peut-être pas une exception mais que c'est pas forcément la norme. (et alors un truc amusant : mon fils s'entend super bien avec ma tante, alors qu'il y a quand même un joli saut générationnelle)

Gargarinele 28 avril 2019 à 13:28

Oui. C'est tétonnant. Tu m'épapates. Tu es un vrai papâtissier.

autreMondele 01 mai 2019 à 03:12

Mes parents il k'pate rein LoL . Des ados HP . Vos parent n'ont pas été enfants, il n'ont jamais eu de doute ? ha oui ce son vos parent, ce son vos dieux, il se doivent d'être parfait. Donc, il ont vécu leur vie d'enfant , leur vie d'ados, ils se sont rencontre et construis. il ont identifier leur monde bien sécurisée leur environnement "l'herbe et verte , le ciel est bleu, ça c'est sur il en a toujours été ainsi". Arrive bébé, leur bébé la chaire de leur chaire, et la il se souvienne de toute leur souffrance et leur peurs. Non notre bébé, il vas pas vivre ça , ont vas tout de suite lui apprendre "l'herbe et verte , le ciel est bleu, ça c'est sur il en a toujours été ainsi". comme il ne vas pas souffrir, il n'aura pas peur, notre enfant sera le plus heureux des enfants. L'enfant leur vie, grandit, et la il sait parler. Notre amour notre enfant ont vas te donne le grand secret, comme tu serait le plus beau et heureux des bébés.
"l'herbe et verte , le ciel est bleu, ça c'est sur il en a toujours été ainsi" . Bébé écoute et répond, mais pourquoi l'herbe elle est pas bleu ?
il vous ont donner se qu'il pouvaient, voir même plus pour certain. Il attende qu'une seul chose de vous votre bonheur. Savoir qu'il ont fait correctement leur boulot. Ditent leur des truc simple, une nouvelle voiture, une promotion au boulot, vous avez refait la peinture de la salle de bains, ne menterz pas juste des petit truc qui montre que vous être autonome, et que si sa marche bien pour vous maintenant, c'est parque vous avez reçus tous leur amours

Julienle 01 mai 2019 à 09:46

Bonjour !

Je suis revenu vivre chez mes parents il y a 6 ans (j'ai 40 ans) : j'ai quitté le monde du travail, ai beaucoup voyagé, et entre deux voyages, je rentrais chez eux. Depuis deux ans, je ne voyage pratiquement plus. Mais j'ai du mal à re-quitter ce nid de sécurité, et à me faire une place dans cette société devenue folle.

J'ai de régulières engueulades avec eux, car ils ne comprennent pas mes ressentis, mes choix. Mais ça s'améliore, un petit peu à chaque engueulade. Ils ont beaucoup de mal à m'accepter tel que je suis car je suis un "modèle d'humain" qui était inexistant dans leurs vies, jusqu'à tout récemment. Je suis un extra-terrestre pour eux. Du coup, je comprends leurs réactions parfois virulentes à mon égard. Cependant, je reste basique : avec mes parents ou quiconque, d'abord, se défendre si l'on se sent agressé ou critiqué à tort. Je ne sors plus de cette règle de base. Et s'il y a un espace de dialogue possible, alors, s'expliquer, avec empathie.

Et puis, je dois être honnête : ils ont parfois raison, et sûrement, plus souvent que je veux bien l'admettre. Comme l'a si joliment dit CorinaC dans son descriptif : "la vérité n'existe que le temps d'être transformée", et aussi "quand on commence à comprendre que notre réalité personnelle et collective est composée de tout ce qui la compose jusqu'à la prochaine formulation"...

Enfin je dois dire que j'ai la chance d'avoir des parents ouverts d'esprit et aimants. leurs logiciels mentaux datent d'il y a longtemps, mais ils font de vrais beaux efforts pour les actualiser.

Pensées à tous ceux et celles qui ont des parents vraiment méchants ou bornés. Je m'efforce de réaliser ma chance, au quotidien, comme manière de vous soutenir. Ne pas gaspiller ma chance, par respect pour tous ceux et celles qui en rêvent.

Amitiés !

Julienle 01 mai 2019 à 10:16

@Gargarine : "Je ne me suffit pas à moi même mais je ne trouve pas auprès des autres le complément que je recherche."

Je suis comme toi, et je perçois du positif là dedans : j'interprète nos difficultés à nous relier comme une chance, car de manière peut-être caricaturale, je vois que nous sommes une génération de transition : nos parents, malgré tous leurs mérites et leur valeur, ont dû vivre dans des environnements où la sensibilité et la curiosité étaient souvent refoulées, voire interdites. Nos parents ont connu la guerre, bordel ! Je dis cela amicalement, mais je trouve que nous, les suivants, ne réalisons pas bien à quel point la guerre fout en l'air l'émotion, la curiosité, l'amour, tout quoi ! Quel trauma ! Conséquemment, leur sensibilité s'est émoussée avec le temps : des gens durs. Durs au mal. Fermés. Avec des certitudes éternelles.

Nous, on est entre deux mondes, leur monde ancien, et l'inconnu devant. On subit des transformations inédites. On est des cobayes du monde à venir.

Et notre solitude pour moi s'explique par le fait qu'il y a une formidable ouverture au monde : l'humanité est en train de découvrir l'existence de l'individu, de l'unicité de chacun (la magnifique leçon que l'occident a à porter au monde ! L'humain comme individu, unique, pas seulement comme membre d'une communauté - le droit à l'égoïsme ! ). Du coup on a du mal à se relier, à se comprendre, car les identités explosent, les moules anciens sont tous obsolètes pour décrire les communautés, les identités. Chaque individu réclame son unicité. Toutes les communautés sont redéfinies, beaucoup ne résistent pas à ces changements.

Difficile solitude... Mais époque excitante ! Tant de gens ont soif de se relier... On va bien finir par y arriver :)

Gargarinele 01 mai 2019 à 10:27

Pas en se regardant le trou de balle... mais j'y crois aussi. Bonne fête du non-travail à tous et à toutes.

Julienle 01 mai 2019 à 13:12

Ta formule "pas en se regardant le trou de balle" m'a fait réfléchir... Et m'a inspiré une génération, qui à défaut de trou de balle, se regarde beaucoup le nombril... Excessivement... Mais c'est bien, de se regarder le nombril : le nombril, n'est-il pas la porte de l'Autre ? J'ose croire que cette tendance excessivement nombriliste va s'atténuer, mais continuons de nous regarder le nombril ! Dans le sens de : observons nous, nous-mêmes...

Nice day all !

Gargarinele 01 mai 2019 à 13:33

Qu'y a t'il entre le trou de balle et le nombril... Oh ! oui... bon ben voilà :)

autreMondele 01 mai 2019 à 14:33

@Julien bien vue les commentaires, tous le monde n'exprime , son amour avec la même conscience ou les même référant, sa n'en reste pas moins de l'amour.

Bentole 02 mai 2019 à 20:02

Pour ma part, après avoir découvert le travail de Marshall Rosenberg sur la Communication Non Violente et tout ce que cela implique, ce fut un immense appel d'air. Je pense même que tout être humain devrait avoir accès à cette ressource précieuse :
voir la vidéo

Cela dit, il faut avant toute chose faire un travail d'acceptation de sa propre individualité, aussi décalée soit-elle avec la majorité des humains de cette planète, et donc accepter qu'un autre humain ne puissent pas nous comprendre et par ricoché ne pas être en mesure de nous accepter, quel qu'il soit.
A ce propos Nietzsche explique que l'humain étant faible face à la nature (un homme nu face à un lion qui gagne ?), il ne survit que par la vie en groupe, ce qui impose des stratégies de survie qui sacrifie l'individu face au groupe.

De ce fait toute personne ayant une individualité qui sort des codes du groupe, remet en question par effet miroir les valeurs de ce groupe.
Par exemple en posant "trop de questions" ou en montrant au groupe ses aberrations ou le simple fait d'être d'une couleur de peau différente, réveil des instincts de peur/survie ancrés en l'humain depuis des millions d'années, instinct qui dit : "si je sort du groupe je meurt face à la nature", du coup se joue là l'exclusion de tout élément pouvant faire exploser la cohésion du groupe.
Il faut un certain travail de conscientisation de cet aspect de notre nature pour comprendre et accepter ce moutonnage de la majorité des humains, et dépasser ces instincts ancestraux.

Au fait, bonjour à tous, ceci est mon premier post !

Gargarinele 02 mai 2019 à 20:10

Cool

autreMondele 02 mai 2019 à 22:07

@Bento Merci pour ce partage, j'apprends je suis happy 🙂

Bentole 02 mai 2019 à 22:40

My pleasure :) !

Abderianle 02 mai 2019 à 23:21

@Bento : sauf que la cohésion du groupe est fondée sur des valeurs physiologiques complètement contre-nature. Comme tu l'indiques, "Oh, voilà un Noir, il va faire exploser notre communauté ; foutez-le à l'eau !", c'est une aberration tant technique (culturellement, les étrangers ont beaucoup à offrir, et les Romains ont eu un esprit d'adaptation, d'assimilation et de curiosité incroyable qui leur a permis de prospérer, justement) que génétique (les Béotiens ont mal fini) que relationnelle (ce n'est pas le pigment d'une peau qui fait la différence, mais plutôt les valeurs et la soumission aux valeurs ; à ce titre-là, le colonialisme forcené a assez prouvé qu'on pouvait soumettre des tribus entières, et, le racisme se maintenant, cela n'a absolument pas aidé ces peuples opprimés à s'intégrer).
Ergo, non seulement ce moutonnage comme tu dis justement est mauvais, moralement, mais il est contre-productif.

Bentole 03 mai 2019 à 12:55

@Abderian : Je suis bien d'accords avec toi. Cela dit, j'ai du mal avec l'expression "contre-nature", pour moi si les choses arrivent elles font parties intégrante de l'expression de la nature.
En fait je pense qu'il existe plusieurs stratégies de survie, la coopération, prédation, esclavagisme, fuite, et j'en passe, il suffit d'observer la nature pour voir la diversité de ces stratégies. Qu'aujourd'hui certaines stratégies soit aberrantes pour les humains, dans la grande majorité des cas, je suis bien d'accords avec toi.

Cela dit, la mixité à grande échelle est un fait assez récent dans l'histoire de l'humanité.
Vivre en petits groupes essayant de survivre face à la violence de la nature, animale ou interhumaine, est une réalité qui c'est étendu sur des millions d'années, comparé au monde d'aujourd'hui plus ouvert. De l'homme des cavernes à aujourd'hui ça en fait des générations à lutter pour sa survie.

De ce fait la sélection naturelle à privilégié des individus capables de se fondre dans le groupe. La génétique à démontré que le racisme s'inscrivait pour une bonne partie dans les gènes comme stratégie de survie...
Du coup il faut un gros travail pour conscientiser cela et s'ouvrir à des stratégies de survie qui aujourd'hui soient bien plus adapté à l'homme, comme la coopération. Ce que des esprits plus éveillés, tel que les HP, sont en mesure de comprendre comme le démontre ton propos.

Cela dit, je ne suis pas un partisan d'une stratégie unique, même si elle fonctionne la plupart du temps.

Y'a ce site très bien fait qui illustre mon propos sur la théorie des jeux, c'est ludique et très bien fait :
https://ayowel.github.io/trust/

autreMondele 03 mai 2019 à 15:35

Dans ma mon mode spontex, j'avais vue un reportage sur la délinquance, le document, relate la façon de procéder des forces de police pour avoir un bon taux d'élucidation. ils vont dans une cité, en difficulté, et font des contrôle, et a chaque fois , qui trouve un consommateur de produis illicite, il constate que c'est une infraction, et le coupable à été appréhender dans la fouler. du coup élucidation, très proche du 100%. Donc facile de fournir des chiffres en fonction de l'idéologie, à défendre. Ce qui perturbe une réel compréhension du monde. Ces derniers temps, je me suis intéressé au PN, pour mieux comprendre, mon histoire, le souci, c'est que l'homme robot sans âmes, j''accroche pas trop. C'est plus de l'astrologie déguisés, qu'une réel vue objectif. Ce n'est certainement pas à nié, quand vous rencontré une personne en mode PN, tirée vous le plus loin possible. Mais en survolant les travaux de Marshall Rosenberg, il y a une autre approche, qui ne bloque pas les individue dans une case. Par contre là, il y a un sacrée paradoxe, car chacal ou girafe, ça fait une échelé de valeur, qui selon le dit Marshall Rosenberg est le propre de la communication Chacal.
Du coup je n'est pas beaucoup de choix, est que je veux vivre avec des valeurs, qui instrumentalise l'autre ou vivre dans un monde d'individus qui coopéré J'ai fait le choix de vivre dans le monde de la coopérations, ce qui ne m'interdit pas d'être awa hai. Si la personne en face de moi utilise la violence physique pour s'exprimer, il se prend un mandale direct, ou je part et ne participe pas à ce dialogue.
La seul question qui se pose, c'est quel vas être le choix qui me conduira à mieux vivre. À chaque fois , que j'ai passé en mode violant (toute tentatives pour prendre le contrôle de l'autre), se sont des mois voire des années pour retrouver, un calme intérieur.

Abderianle 03 mai 2019 à 20:56

@Bento : Je suis d'accord avec toi, et aussi sur le problème du "contre-nature", même si je tenais le terme pour en réalité une "contre-culture" c'est-à-dire un jeu qui va à l'encontre de la culture, ou des intérêts, d'un groupe donné. Le problème c'est que toutes les stratégies se fondent sur des calculs, et même dans ton jeu, il y a toujours des probabilités, mais, dans la réalité, les intérêts sont toujours plus complexes, et parfois plus toxiques, en sorte qu'on ne saurait de toute façon jamais résoudre "objectivement" une équation de survie. Mais le raciste de base n'envisagerait même pas la possibilité de coopérer, même dans une situation extrême. Il était interdit de transfuser du sang de Noirs à des Blancs, même si les Blancs en avaient besoin. Il y a donc des indécrottables "visions du monde" qui se moquent des maths, des démonstrations éthiques ou des caractères socioévolutifs. En fait, la haine bien construite est purement métempirique, et ce n'est jamais une stratégie réaliste, ou une survie plausible ; ce serait, chez beaucoup, plus un fait, ou, pour en revenir à une forme de psychologie, à une peur, et à une peur bien plus difficile à surmonter et à appréhender, parce qu'elle n'est pas un pur réflexe du corps mais reste tissée de visions, d'habitudes et de schémas culturels. D'où ce contre-nature : je vois mal un lézard d'une espèce en haïr un autre pour des différences chromatiques (alors que l'écart génétique est potentiellement plus grand et que le comportement entre les deux espèces peut être bien plus voisin que dans le cas de notre espèce) ; créer une telle catégorie reste superfétatoire dans un schéma simple "ami/ennemi/concurrent". Le raciste innove, avec la catégorie "à détruire", ou, plus religieusement, "impur".

Après l'éthologie insiste en effet beaucoup sur les plus grands mérites de la coopération. Au passage, le raciste traduirait cela comme un "parasitisme". D'aucuns diraient qu'il souffre donc... de névroses ? 😋

Gargarinele 03 mai 2019 à 21:31

Quel taré essayerai d'empêcher le brassage des gènes ? Qui oserai passer l'eugénisme avant la fraternité ? Oups... je crois que ça a déjà été tenté.

Bentole 03 mai 2019 à 21:43

@Abderian je rejoins amplement ton propos.

Ce qui m'interpelle c'est de voir si l'humain sera capable de remplacer rapidement cette vieille stratégie de survie, pour la coopération, nécessaire de nos jours puisque que l'homme ne craint plus vraiment rien de la nature si ce n'est lui même.
Je ne vais pas écarter l'hypothèse d'une invasion extra-terrestre qui nous obligerait à retourner à ces vieilles stratégies relookées : terriens versus aliens. Et si on s'en sort par le haut, j'attends avec impatience la création d'un lobby pro-alien qui viendrait défendre leur droit à vivre comme tout bon terrien, et à adopter des petits humains noirs.

M'enfin je reste convaincu qu'il y aura un jour une dernière génération d'humain, et la nature trouvera sa propre voie de développement, ce qui me fait relativiser sur l'obligation de sauver la planète terre des méchants pollueurs.

Gargarinele 03 mai 2019 à 22:03

Pas bête, attendons la génération suivante. (Sur un ton caustique)

autreMondele 04 mai 2019 à 00:18

Arrff , qu'est que vous être pessimiste
Aller tonton vieux con, il vas encore raconter une tronche de vie.
Donc , fin des années 70 , avec les news age de l'époque, ou se retrouvaient, cher les un ou les autre ou dans des salle en sous sol d'un café, pour faire des visualisation positives. Envoyer des onde possessive pour le bien de l'univers, et autre truc pour le développement de la planète. Perso j'envoyai beaucoup d'onde positive pour le développement positif, pour les deux planètes extra-terrestre qui débordais du chemisier de ma voisine.
Je sais pas si , il y un rapport de causse à effet mais dans année 80 arrive, Un certain Richard Stallman, qui explique , que pour que l'informatique soit au service de l'humain, il faut partager les code sources. Je te dit même pas le tsunami. Produire sans brevet, et pire n'importe qui à le droit à l'accès au savoir. Lever de bouclier se type est complément taré. Rein ni faire avec l'arrivée du réseau , le message passe et s'amplifie. Seulement voila , il avait raison, les techniques informatiques, ont avancer à une vitesse fulgurantes, car tous le monde partageais son savoir. Plus de 20 ans plus tard le modèle de production collaboratif arrive a des résultat inimaginable, pour un modèle de production traditionnel .
https://www.tfir.io/gnu-gplv3-at-the-heart-of-black-hole-image/
Un autre exemple le bio, dans les année 80 dire à un maraicher qu'il allait produire bio, c'était l'assurance, de prendre un coup de fusil direct, maintenant le bio est un produis de luxe.
Alors oui c'est très loin de l'idée de basse, mais cela a au moins fait passé un message, il est possible de produire autrement.
Je suis conscience, que les produit bio, et autre commerce équitable son de grosses arnaques. mais le message est passer, le grand publique se questionne pour son environnement, et ça c'est un grand progrès. La transition est en marche. Pour ceux qui ont peur de la globalisation, il peuvent dormir tranquille sur leur deux oreilles. La nature reprendra sa place, mais par contre il vas vraiment apprendre a vivre autrement et avec moins et localement.
Les énergies fossiles deviennent de plus en difficiles à produires, de plus en plus rare et de fait de plus en plus cher. il arrivera un moment ou le transport des marchandise ne sera plus possible. Les énergie verte ont un point faible qui, n'est pas résolus, c'est le stockage de l'énergie produite, qui fait que actuellement le vert est plus cher que le fossile . donc forcement que les chose vont bouger.

Gargarinele 04 mai 2019 à 00:39

:)

Etoilele 04 mai 2019 à 06:21

@autreMonde Vivement ! Me tarde que la nature reprenne toute sa juste place 🙂
J'attends que ça ! Je m'y prépare depuis quelques années. Je me demande même si c'est pas pour ça que je me suis incarnée ici et à cette période ;)

autreMondele 04 mai 2019 à 07:34

La nature, elle fait sa route


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