Vous avez dit... atypique ?

Ceux pour qui la douance n'est pas une maladie. Où sont-ils ?

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Ceux pour qui la douance n'est pas une maladie. Où sont-ils ?
Merlinle 01 septembre 2019 à 09:13

Cela m'attriste toujours de voir combien de surdoués considèrent cet état comme un problème, presque une "maladie" à diagnostiquer, qui en souffrent, pour qui le fait de mettre un nom là-dessus représente un choc personnel intense, un bouleversement émotionnel... Le nombre considérable de ceux qui éprouvent le besoin de se faire aider par des psy pour intégrer cela...

A ces gens-là je ne peux qu'offrir une compassion teintée d'incompréhension. Je ne peux pas comprendre par quoi ils passent vu que pour moi le fait d'être surdoué est naturel. Aussi loin que je me souvienne, c'est une caractéristique qui a fait partie de moi, de ma nature, de ma personnalité, et si cela a pu être un obstacle dans certains domaines, cela a aussi été un formidable atout (facilités d'apprentissage et de compréhension, etc). J'emploie souvent la comparaison avec les gens qui sont très grands : il y a des avantages et des inconvénients, mais cela ne se cache pas et c'est une caractéristique dont on ne peut se protéger ni se débarrasser...

Après ce préambule, j'en viens au sujet de ce fil. J'aimerais bien discuter ici non pas avec ceux qui ont des problèmes avec leur douance, qui expriment leur souffrance dans de nombreux autres fils, mais au contraire ceux qui, comme moi, ont intégré naturellement ce fait. Y a-t-il sur ce forum des surdoués contents de l'être et qui n'en souffrent pas particulièrement ?

InconvenientTruthle 01 septembre 2019 à 09:46

@Merlin
Est-ce que tu distingues le fait de souffrir de la "douance" en elle-même et le fait d'être attristé par le décalage qu'elle crée avec les "autres" très souvent ?
Dit autrement, quand tu dis "des surdoués contents de l'être et qui n'en souffrent pas particulièrement", dans le "n'en souffrent pas", considères-tu qu'être attristé du décalage que cela crée souvent avec les gens est "une souffrance de sa douance" ?

Merlinle 01 septembre 2019 à 09:49

@InconvenientTruth tu tiens vraiment à parler de souffrances, hein ? :P

Evidemment qu'il y a un décalage qui peut parfois poser problème, mais pas davantage qu'un basketteur de près de 2m n'en subirait. Chaque état amasse son quota d'avantages et d'inconvénients. Mais là j'aimerais bien en faire un fil de surdoués heureux de l'être (ou au moins pas malheureux à cause de ça) :)

InconvenientTruthle 01 septembre 2019 à 09:57

Je précise mon interrogation.

Je ne tiens pas absolument à parler de souffrance. 😉

Ce que je veux dire, c'est que pour ma part, par exemple, je ne souffre pas de mes "capacités" en tant que telles, bien au contraire : malgré les obstacles et les décalages, je suis "content" par exemple de décortiquer certaines choses bien plus que la "moyenne" des gens, et ce même si on me dit souvent que je vais "trop" loin.
Maintenant, même en étant clair avec moi-même, cela ne m'empêche pas d'être triste lorsque je vois que l'échange ne mène à rien du fait du décalage.

Donc ma question était là pour savoir si tu estimais qu'une situation de ce genre était cohérente avec ton "objectif", malgré la tristesse créé par ce décalage.

Merlinle 01 septembre 2019 à 10:17

Le décalage peut avoir de nombreuses raisons. Par exemple, je souffre d'un décalage quand je vois les idées politiques de certains... et ça n'a rien à voir avec la douance. Du coup, oui, on peut avoir des problèmes avec les décalages de toutes sortes mais je ne pense pas que ce soit un problème spécifique même si parfois ça aide ;)

slyxxle 01 septembre 2019 à 11:16

Pour ma part, c'est plutôt l'inverse. J'ai souffert toute ma vie de cette différence que je ne comprenais pas ! Si je cherche à clarifier, c'est justement pour "valider" ma différence allons nous dire, sortir de cette culpabilité généré par des décennies de "t'es bizarre" comme si je devais changer qui je suis perpétuellement.
Je suis très souvent bien contente d'être pas comme tout le monde, même si parfois cela complique les choses.
Il serait parfois plus facile d'être dans la norme, imbécile les yeux fermés mais heureux! Mais le Savoir apporte aussi d'autres perspectives non négligeables, qui combinées au fait que c'est "normal d'être différent" peuvent être plus que des forces.
Je sais pas si je suis très claire.... M'enfin, je te laisse discutailler avec ceux qui auront peut être moins souffert alors 🙂

Pacaloule 01 septembre 2019 à 11:55

Un parcours (vraiment) compliqué et pourtant je considère que j'ai bénéficié, comme beaucoup d'autres, d'un ticket gagnant et je suis globalement heureux.
Juste une précision (qui va ravir les amateurs de Matrix). Je considère que je suis à peu près heureux non parce que j'ai cherché à toute fins à l'être, mais plutôt parce que j'ai cherché à me rapprocher de ce qui était vrai, en tout cas pour moi. La Vérité ou le Bonheur....
On dit qu'on préfère la vérité, souvent, intuitivement. Mais, pousser les portes, et lâcher prise, tout lâcher pour essayer d'aller à la rencontre de soi-même, vraiment, très honnêtement ça a été très dur pour moi. Je ne dis pas ça pour dire indirectement que je suis courageux ou balèze. Souvent je me suis accroché de toutes mes forces à l'existant. Et parfois, c'est littéralement mon corps qui m'a mis le couteau sous la gorge. Ou d'autres choses, dans des circonstances assez dramatiques. Je n'ai aucun mérite. Je n'ai pas pu faire autrement, et il y a des chemins que j'ai pris, tout simplement parce que je n'avais plus aucun choix. Du tout. Je pensais d'ailleurs que j'allais m'enfoncer encore plus dans le désespoir, je me suis toujours accroché à la vie et j'ai serré les dents à cause / grâce à mes enfants et c'est pourtant le contraire qui s'est passé. C'est là que j'ai compris, vingt ans après avoir lu Castaneda, ce que voulait dire l'expression "un chemin qui a du coeur".
Ecouter son coeur, tout simplement, au lieu de surréagir par "plus de la même chose" ou au contraire chercher à l'anesthésier : à une intense activité intellectuelle qui ne mène à rien, chercher à la solution en réfléchissant encore plus...
La vie est plus maligne que nous. En tout cas, que moi
😄
Elle m'a fait prendre le seul chemin possible (?) pour sortir par le haut du labyrinthe je crois.
Et rien n'est jamais acquis, il y a toujours un niveau suivant. C'est chouette. ..
Et aussi : tout ce que j'ai fait de mieux dans ma vie (bon le bilan est vite fait :) ), je ne l'ai jamais fait pour moi. Il y a là un effet boomerang qui est intéressant je trouve. Mais seulement quand l'intention était "pure" si j'ose dire. Quand on le fait vraiment pour les autres. Pas comme ces bigots qui cherchent à faire de bonnes actions pour gagner le paradis.
Oui la vie est plus maligne que moi et j'ai hâte d'apprendre ce qu'elle m'apprendra demain !!
Et donc voilà, pour moi la douance n'est ni une maladie ni une fatalité, au final et je trouve important de parler de ça aussi, merci Merlin de nous offrir l'occasion de nous exprimer sur le sujet et de colorer le forum de ce thème qui fait du bien

Odysseusle 01 septembre 2019 à 12:16

Pour répondre à la question de départ, je dirai « pas ici ». Il me semble évident que ceux qui réussissent professionnellement, socialement, au niveau familial, n'ont pas le besoin de retrouver leurs pairs sur des sites.

Ceci-dit, être heureux, malheureux, ne sont que des états que chaque être connaît, doué ou non.
Je reprendrais ici la métaphore de l'oeuf et des boites utilisée sur un autre sujet pour les émotions. Comment les compartimenter et dire que le malheur ou le bonheur viennent d'un décalage, d'une essence, d'un contexte ?

Il est loisible de constater qu'il ne faut pas, en effet, imputer le malheur à la surefficience intellectuelle. C'est un écueil que la littérature de vulgarisation propage amplement.

Ceci-dit, l'intelligence pousse à analyser et s'attarder davantage sur l'analyse de ce qui ne va pas. J'ai souvent pensé que le cerveau du surdoué était semblable à celui de nos ancêtres de la préhistoire : sans cesse dans la vigilance et l'anticipation d'une nature hostile. Je pense qu'il s'est, pour certains, difficilement adapté à une société plus apaisée.

Au-delà de tout cela, de nombreux intellectuels ont vécu une vie tourmentée. A Sénèque de rappeler que le malheur existe pour éprouver l'homme de bien. Diderot et Voltaire exilés, Hugo de même. Copernic et Galilée obligés à la négation. Socrate « suicidé » de même que Sénèque.
Je pense que ce qu'on fait des événements qui nous arrive dépendent de la personnalité, de l'éducation, du contexte. Car en effet, les malheurs évoqués plus haut n'en sont pas pour tous les protagonistes cités. Sénèque semblait prêt à mourir sans regrets.

Certains vont se construire une « citadelle intérieure » comme l'expliquait Pierre Hadot au sujet du stoïcien Marc Aurèle alors que d'autres vont être balayés par les vagues des événements qui les agitent.

Surdoué ou non, ce que l'on nomme bonheur ou malheur me semblent surtout corrélés à un ensemble de facteurs plus complexes que cela.

Petitecoople 01 septembre 2019 à 16:56

coucou,
je suis différent, je suis fière de l'être et je suis ce que je veux être. j'affirme ce que je pense, ce que je suis... je me donne le droit d'essayer et de me tromper, dans ce cas j'ai le droit de le dire et j'ai même le droit de m'excuser. je n'attends aucune approbation de personne de mes actes, de mes pensées, de mes paroles... j'en suis responsable.
par contre j'exige que personne ne me définisse. je n'attends pas grand chose des autres, je prends ce qu'ils donnent mais je n'exige rien. les personnes qui ne me supportent pas ou qui souhaiteraient que je sois plus dans la norme, ce n'est pas grave, je vais plus loin. je n'ai aucun plaisir à les tourmenter.
c'est mon secret pour être heureux.

emanule 01 septembre 2019 à 22:12

Pour moi j'ai l'impression que découvrir la douance,ca va etre une libération,donc du bonheur.
Quand on ne sais pas,on ne peut pas etre bien,on se questionne.
Pourquoi j'ai l'impression de ne pas fonctionner comme tout le monde ?
Qu'est ce que je ne comprend pas ?
Les questions tournent en boucle,mais on a pas de réponses.
Pour toi merlin,je pense que tu t'es dis,je suis différent,et c'est une force.
Bravo pour ca.
Moi c'est l'inverse,je me suis dis,je ne suis pas normal,je me met en "stand-by "
Je pense qu'il y a 2 écoles.
Sois on le vit bien tout de suite,sois on galère.

emanule 01 septembre 2019 à 22:14

Mais tu voulais quon parle de bonheur,alors je dirais,merci la douance pour nous faire comprendre le monde qui nous entoure,comprendre les gens autour de nous,et vivre (enfin?) comme bon nous semble !

djnetle 02 septembre 2019 à 07:38

+1 (je suis heureux et ne souffre pas de ma douance)
Je l ai vue (ma douance) pour la 1ère fois en lisant (et relisant) l Etranger. Ensuite dans la vie, j ai vu un décalage par rapport aux autres. Je pense que le sport collectif que je pratique depuis longtemps m a aidé à me socialiser, et à accepter les différences des autres 🙂
Ma douance (sans doute bien aidée par l amour et la confiance que l on m a donnés dans ma jeunesse) m apporte une grande force dans la vie.

ouestlebonheurle 02 septembre 2019 à 10:04

hello @Merlin !
je dirais pas ici non plus ! mais vu qu'à la base, c'est un site de rencontres, il doit bien en avoir quelques un 😉 par contre pas sûr qu'il existe un site de rencontres pour les basketteurs de +2m qui ne trouvent pas de compagne 😄

je pense réellement que soit on le sait dans l'enfance et on fait le travail qui va bien pour être heureux, soit on ne sait pas, et là c'est loto pour le côté bonheur/dépression, et si tu ne le sais pas forcément pas là haha

bref tu as raison de poser un fil sur cet état de fait. Moi même j'écluse pas mal mes casseroles dans les fils, et à la fin cela devient un grand forum psychologie.com 😀 mais c'est ça ou un psy ...

que veux tu échanger avec des gens "heureux" ??? la rentrée scolaire de nos loulous ?

slyxxle 02 septembre 2019 à 10:15

Je ne pense pas qu'il parle de dépression ou autre. Je crois qu'il parle de personnes dont le fait d'être différent , HP ou autre, vont trouver que c'est plus une force qu'une faiblesse/galère au quotidien, et s'en servir dans comme tel, plutôt que des personnes un peu perdues, encore sur le chemin de l'acceptation.

Je crois qu'en fait, nous sommes au contraire nombreux ici, mais que nous sommes encore sur le chemin que toi @Merlin, tu as déjà parcourus. Nous sommes en voie. Et à mon avis, ce forum nous y aide également !!

Après, j'ai peut être interprété tes intentions, et si c'est le cas, je te présente mes plus plates!!! 😶

Merlinle 02 septembre 2019 à 10:39

@slyxx tu as tout à fait compris mon intention de départ. Je ne parle pas de gens qui n'ont aucun problème, mais de ceux pour qui ce n'est pas la douance qui cause tous ces drames existentiels que nombre de participants au forum semblent avoir. Bien sûr, la vision du monde différente va générer des problèmes différents, mais aussi des réussites et des avantages. Du coup, je trouve intéressant de voir s'il y a ici des gens prêts à échanger sur l'aspect positif que la douance a pu apporter dans leur vie, ou a minima le fait qu'elle n'ait pas constitué un handicap !

@ouestlebonheur surtout pas, je suis allergique aux mômes ;)

ouestlebonheurle 02 septembre 2019 à 10:42

@slyxx oui tu as raison, j'ai un peu dévié... alors à mon niveau, être HP est plutôt une faiblesse. Je n'ai pas appris mes FORCES. Comme une personne de +2m qui n'auraient jamais joué au basket 😉
J'ai accepté qui je suis, excepté pour mes problèmes de couple (mais I'm back depuis ce week-end !), donc on peut dire que je suis une marche plus loin que l'acceptation :) yes !
donc globalement les jours AVEC, je suis heureuse, les jours SANS, je me mine le moral ... je ne pense pas que cela change beaucoup les prochaines années ... mais au moins je diminue le nombre de situations (souvent du détail) qui provoquent le SANS :D

ouestlebonheurle 02 septembre 2019 à 10:53

@Merlin qu'est ce que la douance m'apporte ??? bonne question ça ! contrairement au post du dessus, j'ai l'impression que je réfléchis plus vite que la moyenne ce qui me permet d'anticiper certains aspects à mon boulot. Et d'être efficace :) ça me permet de plus procrastiner
le reste bof

Pacaloule 02 septembre 2019 à 11:55

Qu'est-ce que la douance m'apporte ? Difficile de répondre, car, pour prendre une image, si j'étais un chiffre, ne serait-elle pas à la fois partie de la racine du chiffre et son exposant ?
Mais je dirais :
- une sensibilité particulière à certains domaines artistiques (dans mon cas, la littérature et la musique, enfin ce que je n'oserais appeler musique devant Gwenouille ah ah)
- la faculté, dans les bons moments, à être particulièrement heureux
- une certaine lucidité intellectuelle, un esprit critique, qui me rendent heureux aussi de ne pas être un mouton par comparaison.
- une capacité à faire des connexions originales (des fois), entre des événements ou des choses, qui me donnent l'impression d'être créatif
- ...et du coup, le plaisir d'exprimer cette créativité (écriture)
- et aussi...depuis que j'ai objectivé (sur le tard) grâce aux tests que "c'était ça", une confiance en moi différente et plus profonde

NabouNaboule 02 septembre 2019 à 12:16

T'a oublié la Résilience :)

Pacaloule 02 septembre 2019 à 13:07

ah oui comme tu as raison :)

Annele 04 septembre 2019 à 01:30

Intérressant ce post...
A vous lire, je ne vois pas réellement de bonheur à être HP : force ET faiblesse, noir ET blanc, principe de yin et yang - un peu de blanc dans le noir et un peu de noir dans le blanc...
@Merlin je dirai qu'il serait aussi pas mal de se poser la question de principe de réalité. On ne s'est pas tous construits la même. Perso, je dois travailler, j'ai trouvé un travail qui nourri un certain nombre de besoins mais pas tous. Je vis donc de nombreuses frustrations. De plus, je n'ai pas trouvé comment "débrancher". Je suis non stop sur le fil de l'overdose nerveuse. En ce sens, le fait d'être HP est problématique. Si je n'avais pas cette curiosité qui me dévore et hors de contrôle, ma vie serait plus simple. Mais j'en ai conscience : moins riche aussi...

emanule 04 septembre 2019 à 06:48

Le yin et le yang,c'est très juste.
Ca me fait penser au roman de Orwell ,1984.
En le lisant,je me demandais,au fond,qui était le plus heureux.
Le héros,qui se rend compte que son monde est ultra dirigé,qu'aucun sens critique n'est toléré,et qui essaye de se battre contre vents et marées,
Ou le "citoyen lamda",qui ne se rend compte de rien,qui vit son train train quotidien,sans saveur mais sans couleur ?
Je pense que tout est la.
Qui est le plus heureux ?
Le vécu de chacun change aussi la donne.
J'espère ne pas être trop hors sujet pour toi merlin,désolé sinon !

Juliette...le 04 septembre 2019 à 08:45

Pacalou, oui, cette faculté à l'intensité 😍 😍 😍

Pacaloule 04 septembre 2019 à 09:07

Juliette, oui ... l'intensité...je voudrais débrancher des fois, mais n'ai pas trouvé la prise (enfin si il y en a quand même, le sport, la création, le contact avec la nature, des relations sociales épanouissantes)... high voltage... un peu tout le temps...il faut que je fasse attention...même si dans mes relations avec les autres, je le gère bien, c'est plutôt par rapport à moi...
Il y a une phrase de J. Siaud Facchin : "Etre surdoué, c'est l'émotion au bord des lèvres, toujours, et la pensée aux frontières de l'infini, tout le temps".
c'est tellement ça...avec son lot de belles choses et de difficultés...
Marcher sur de splendides territoires de terrible beauté avec un sac rempli de nitro sur le dos...

Juliette...le 04 septembre 2019 à 09:19

De la nitro, ça peut faire exploser les bâtiments insalubres, ou le mur de Berlin. Mais c'est vrai que ça serait con de faire péter les splendides territoires.
Toujours la même question, savoir s'entourer, trouver son environnement idéal, perfectionner son art à laisser se côtoyer vitesse de croisière et accélérations vivaces, écoute du monde et affirmation de soi, douceur du lâcher-prise et fraîcheur de la prise des commandes...

Pacaloule 04 septembre 2019 à 09:31

oui...
Mais c'est surtout dangereux pour soi, la nitro dans un sac à dos...Pour moi, c'est la contrepartie qui me permet d'explorer ces splendides territoires.
La façon dont est construite ma "douance". Le package originel.

slyxxle 04 septembre 2019 à 09:36

En tout cas, je peux vous dire, que ce que vous décrivez doit être vraiment difficile à vivre au quotidien, mais quelle difficulté aussi pour l'entourage ! C'est totalement épuisant! 😶

InconvenientTruthle 04 septembre 2019 à 10:21

Surtout quand la douance n'est pas au rendez-vous côté humour... 😂 (désolé @slyxx, trop facile à faire... je te laisse tranquille 😄... aujourd'hui en tout cas) [pour comprendre cette remarque, il faut savoir que je suis en train de passer derrière slyxx, enfin, hum, derrière ces posts, et je l'embête... un peu... et là, est-ce que je suis "lourdingue" ou ai-je encore un peu de marge ?]


Pour moi, le fait de me "rendre compte" n'est effectivement pas toujours très "drôle" mais je pense que je ne changerai pas cela contre une "illusion" ordinaire. Je préfère "savoir", "voir", plutôt que de rester dans le flou ou devant un décor... qui de toute façon ne reste jamais très longtemps "beau"...


Epuisant pour l'entourage d'être perpétuellement remis en face de choses qu'ils aimeraient laisser de côté, même un peu de temps parfois. D'où mon pseudo d'ailleurs...
Epuisant d'être épuisant. Surtout quand vous ne faites rien de particulier, si ce n'est être vous-mêmes. Les gens savent, sans que vous ne disiez quoi que ce soit, sans que vous ne fassiez quoi que ce soit "extérieurement", que vous écoutez, que vous analysez, et que vous ne laisserez quasiment rien passer.
Pour moi, peu importe les choix au fond que les gens font, que je cautionne ou non (même s'il serait parfois judicieux de privilégier un peu plus l'intérêt général), tant qu'ils sont cohérents... mais comment atteindre cette cohérence lorsque l'on est le théâtre de tant de contradictions... qu'elles soient intérieures seulement, ou bien aussi avec l'extérieur (ce que l'on est au fond vs normes de la société)...


Ceux qui sont heureux de leur "douance", est-ce pour "vous-même", ou arrivez-vous à en faire profiter les autres, enfin si cela fait partie de vos "objectifs" ?

Merlinle 04 septembre 2019 à 11:35

@InconvenientTruth : je ne peux pas me poser la question de cette manière. Pour moi, être surdoué fait partie de ce que je suis, c'est une caractéristique quasi physique même si c'est un facteur déterminant de mon mode de pensée. C'est un élément de fonctionnement sans être pour autant un élément séparé, donc je ne vais pas en faire profiter qui que ce soit de manière particulière.

Pour moi, c'est un atout parce que cela m'apporte une compréhension du monde et une facilité de pensée que beaucoup d'autres n'ont pas. J'accepte donc les inconvénients qui vont avec (le tempérament anxieux, les incompréhensions, l'irritation parfois devant la lenteur des autres, etc). Mais ce n'est pas, par exemple, la raison pour laquelle je me sens en marge de la société actuelle, ça, c'est dû à mes idées politiques et philosophico/spirituelles qui ne sont pas issues de la douance mais de ma personnalité.

Du fait que je me suis senti surdoué depuis aussi loin que je me souvienne, je l'ai entièrement intégré (d'où ma métaphore favorite du type très grand qui doit vivre avec, avantages et inconvénients compris). Je m'en sers quotidiennement, que ce soit pour le boulot que pour mon côté créatif ou pour mieux analyser mon environnement et m'y adapter (ou l'adapter à moi). Mais c'est l'une de mes caractéristiques, ce n'est pas la seule !

L'inscription sur un forum de surdoués à but de rencontre est symptomatique de ma façon de penser : je regarde dans cette communauté-ci s'il n'y aurait pas par hasard une personne qui aurait ce point commun avec moi mais qui en aurait aussi quelques autres, parce qu'il ne suffit pas... De la même manière, j'irais dans une communauté rôliste, steampunk, rock, d'écrivains, de jardiniers écolos, de païens mystiques, d'anars alternatifs... et j'y rechercherais une personne qui ait d'autres points communs dont, peut-être, la douance.

InconvenientTruthle 04 septembre 2019 à 11:55

@Merlin
Pour expliquer là où je voulais en venir, je vais prendre ma propre expérience.

Est-ce que je suis "heureux" de saisir certaines choses grâce à cette "douance" ? Oui, bien entendu et je ne l'échangerai pas, malgré les inconvénients et le télescopage fréquent avec le montant supérieur du cadre de la porte, pour reprendre ta métaphore. 😄

Maintenant, saisir ces choses, pour soi-même, c'est bien, mais j'aimerais bien les partager car sinon, je n'y vois pas beaucoup d'intérêt... enfin pour moi-même seul.
Mais c'est là que les choses se compliquent en général... Car en creusant certaines choses chez moi ou chez les autres, la "douance" n'est au final pas la raison en tant que telle du décalage mais y conduit de par cette exploration de "zones" dans lesquelles peu veulent aller, ce qui est d'ailleurs compréhensible et légitime.
Il y a en effet, chez moi, une imbrication de ces "capacités" avec ma personnalité, dans le sens où certains traits de caractère semblent tout de même s'être développés "grâce" à ces "capacités".

En tout cas, je te rejoins sur l'intégration de cette caractéristique "depuis aussi loin que je me souvienne" : idem ici.

Berengerele 04 septembre 2019 à 21:14

Je ne sais pas si je suis surdouée et je m'en tape le coquillard ! J'ai du mal à lâcher prise, à développer mon potentiel créatif, c'est pour ces raisons que j'ai décidé d'entrer en thérapie. Celle-ci a mis en lumière ma surefficience et donc un fonctionnement atypique. Est-ce une souffrance ? Certainement pas. Je comprends qui je suis, comment et pourquoi je fonctionne, comment et pourquoi certains événements de ma vie m'ont profondément éprouvée. Ah ! C'était donc ça ! Je comprends mieux aussi pourquoi j'ai parfois été comme « étouffée » par des personnes ou des environnements toxiques.
Je pense que c'est un atout même si je ressens bien souvent le décalage avec d'autres. J'en suis heureuse parce que j'adore apprendre et en quelque sorte « tailler ma pierre ». J'ai la chance d'utiliser mes sens pour savourer toutes choses. Mon empathie disproportionnée semble ravir ceux, les amis, qui trouvent à mes côtés une écoute sincère et une communication franche et assertive. Ils aiment aussi mes larmes ou mes fous rires et même si mes propos sont parfois très « cash », ils sont plutôt satisfaits d'avoir été un peu secoués. Je ne me fais pas que des amis, c'est sûr, mais j'accepte de ne pas être aimée de tous. J'ai finalement réussi à mener ma barque alors que j'ai dû passer à travers pas mal de tempêtes, suivi des études sans forcer, pu vivre la vie de couple pendant 25 ans, eu de beaux enfants avec qui j'entretiens d'excellentes relations. Aujourd'hui, je fais le métier que j'aime dans une école que j'aime. Être enseignante surefficiente est aussi un atout : je peux jouir d'une certaine indépendance dès que j'ai fermé la porte de ma classe et amener mes étudiants dans mon univers. J'adore mes moments de solitude, de lecture, et mes apnées intellectuelles. J'ai l'impression d'avoir 10 ans de moins que mon âge et suis satisfaite de mon dynamisme ou de mon hyperactivité. Je ne viens pas sur ce site parce que je souffre de solitude même si je serais heureuse d'y rencontrer de l'amitié ou de l'amour. Mais je dois rêver un peu, cela me semble plutôt virtuel ici ! Je ne viens pas non plus y échanger mes petits malheurs même si je pourrais très bien y décrire un moment de spleen mais parce que j'y lis des écrits qui me nourrissent, trouve de la qualité dans les échanges, des références, des sources qui me font réfléchir. J'en ai besoin dans mon quotidien.
Alors qu'échanger avec des gens heureux ? Mais tout ! On peut échanger aussi sur tous nos petits bonheurs...

Juliette...le 04 septembre 2019 à 21:56

Alors ça, c'est un bel éventail de nos qualités! Merci @Berengere 🙂

Pacaloule 05 septembre 2019 à 11:01

Oui, merci Berengere je suis d'accord avec Juliette 🙂

Siryackle 05 septembre 2019 à 20:25

:):):) je plussoie !!! (c'est la bonne orthographe ?! :s )

Stickle 06 septembre 2019 à 08:52

@Merlin

Pour ma part, je ne souffre pas du fait de ma douance, bien au contraire, car elle m'a beaucoup aidé professionnellement.
Facilité d'apprentissage et de comprehension.
Mes problèmes viennent plutôt du comportement de certaines personnes dans ma jeunesse qui associé à mon hypersensibilité.
Je suis fier au contraire d'être comme je suis.
Je pense aussi que cela m'a permis de créer mes dessins, et de m'intéresser à tant de choses.

ouestlebonheurle 06 septembre 2019 à 09:15

merci @Berengere pour ce plaidoyer :)
au final, malgré le choix de rentrer en thérapie pour certaines de tes difficultés, t'estimes tu heureuse ?

NDLR qui fait qu'on s'en fiche mais je ne peux m'empêcher de le dire à quelqu'un parce que tout le monde s'en fiche : allez on m'applaudit (ou pas) j'ai enfin repris rdv avec une psy pour mardi !

Pour revenir au bonheur, et au post remonté sur les génies, étaient-ils heureux ? ont-ils pu développé leur potentiel dans le bonheur et la béatitude ? paraît que la "souffrance est une voie d'accès au génie" ?
moi je me sens heureuse quand là haut ca se calme, et pour que cela se calme, comme on est tous différent, on ne fait pas tous la même chose ... d'où les créatifs qui pondent des oeuvres ou les intellectuels des théorèmes, ou les empathiques à suraider les autres ... donc réfléchir tout le temps forcément ca ne contribue pas au bonheur (dit aussi dans un autre post) ca peut partir vers des abysses sans fins si les pensées commencent à être négatives 😱

Alors pour relancer un peu ce débat, qu'est ce qui vous rend heureux ? vraiment heureux pendant un court instant ?

Berengerele 06 septembre 2019 à 19:30

Siryack 10/10 pour l'orthographe ;) !!!!!
Ouestlebonheur : oui, je m'estime heureuse. Quant aux génies, ça leur appartient de savoir s'ils sont heureux ou pas. Nos caractéristiques, notre potentiel, sont-ils un obstacle au bonheur ? Je ne crois pas. Moi, j'aime assez quand ça bouillonne là-haut, je prends mon pied! Et quand je pense trop, je ne navigue pas forcément dans les eaux sombres. Il y a des moments difficiles dans la vie c'est sûr, parfois j'écris des mots très noirs,  mais globalement je pense que je suis heureuse oui.
Qu'est-ce qui me rend heureuse ? A peu près tout! Attends, je t'explique...
Aujourd'hui, je me suis réveillée tôt. Je dors peu, en bonne surefficiente quoi!. Ce n'est pas grave, je suis allée courir dans un parc, de la musique que j'aime ou que je découvre (merci au gentil du site pour la découverte! ;)) dans les oreilles. J'ai croisé un écureuil. Rhoooooooo! Je suis revenue en mode "positive attitude"! Bérengère, à 53 ans, tu cours comme un lapin! J'ai ri toute seule en pensant que je ferais peut-être moi aussi les 20 kilomètres de Bruxelles à 90 ans ! Douche relaxante, un délice! L'odeur de mon parfum et puis de l'huile d'argan dans les cheveux. Départ vers le travail, en scooter 125. J'ai doublé tout le monde, les nerveux, les gueulards, les endormis et les distraits. J'étais membre du jury pour les travaux de fin d'études ce matin. Du bonheur d'écouter une jeune fille nous parler avec passion du jazz et du Mithra festival. A la fin de la matinée, j'ai reçu dans mes bras quelques étudiants qui me remerciaient chaleureusement. Pfiouuu ! Je suis partie calmer mes émotions à la terrasse ensoleillée d'un petit café sympa en face de l'université. A droite, ça parlait russe, derrière chinois et à gauche, en néerlandais. Le patron parlait wallon à la serveuse. J'adooooooore entendre tout ça. C'est Liège multiculturelle et estudiantine. Et puis, en face, il y avait un arbre rempli d'oiseaux alors j'ai écouté longuement leur grande discussion. Je n'ai rien compris, n'ayez crainte, mais c'était beau, comme le soleil sur les toits, les sourires des jeunes, les pigeons qui venaient mendier des miettes de biscuit et l'odeur du café. Un monsieur m'a adressé la parole pour me parler du départ de sa soeur à Carcassonne et de sa tristesse de la voir s'éloigner de la famille. J'ai échangé avec lui sur le fait que chacun doit faire son chemin personnel, qu'il fallait y trouver du positif et que les moyens de communication sont nombreux. Voir le verre à moitié plein plutôt qu'à moitié vide donc ! Il m'a payé mon café du coup! Retour à la maison pour quelques accords de guitare ! Puis l'écriture, toujours, comme une seconde respiration. Ce soir, mes fils seront là pour partager une ratatouille et j'adore cuisiner. Courgettes, aubergines, tomates, oignons, épices et chorizo ! Ils viennent me dire au revoir mais je ne suis pas triste car ils partent une dizaine de jours au Canada, entre frères, histoire d'amasser de bons souvenirs, rien que pour eux. Je suis émue. Je vais lire un bon bouquin ce soir et s'il fait froid, bientôt, j'allumerai le feu. Je mange un carré de chocolat en attendant mes garçons. C'est weekend demain non ? Forcément du bonheur en perspective !
A vous....

stavrole 07 septembre 2019 à 04:29

Les bienfaits de la "douance"? Sujet ô combien essentiel, car de nature anxieuse, j'ai tendance à chercher à me protéger et donc ne voir que me négatif de chaque situation imposee. Épuisant...
Mais grâce à la douance ce que je vis pour moi (musiques lectures jardinage bricolage être dans la nature, liste non exhaustive) je le ressens avec une acuité et un plénitude, et les exprimer, sans commune mesure avec ce que je peux voir et entendre chez les autres.
Je n'ai pas besoin que l'on me dicte le beau car je peux le voir en tout et être toujours surpris du plus infime objet au plus vaste mécanisme. Tout fais sens et surtout émotion.
Ma douance c'est mon indépendance d'esprit. Je prends du temps pour décider mais lorsque mon opinion est cristallisée elle a un caractère définitif. Donc je n'ai pas ou peu de regret.
Ma douance c'est mon empathie: mon écoute des autres (pas tous hein surtout mes gosses), et mon infinie tendresse pour nous êtres humains empêtrés dans notre condition.
A nouveau ma douance c'est ma curiosite, c'est ce plaisir a sentir les engrenages de la pensée tourner a plein régime et d'en ressentir un plaisir fou.

stavrole 07 septembre 2019 à 04:44

Et j'ai oublié l'intuition genre prescience . Elle m'a souvent empêché de faire des conneries. Et lorsque je ne l'ai pas suivie j'ai eu a le regretter (rare)

Berengerele 07 septembre 2019 à 09:47

Aaaaaaaaaah ! Du positif et de l'empathie! J'adore, Stavro! 😋

stavrole 07 septembre 2019 à 12:04

Je suis dans le thème. bien sûr je passe le négatif. Mais tout ça je le pense foncièrement et je le vis au quotidien malgré le côté obscur

Hatsale 09 septembre 2019 à 10:29

Si la vie n'a pas toujours été rigolote, j'ai toujours trouvé d'autres regards, et j'ai réussi à en voir la beauté. Tout ne serait-il pas question de regard ?
Si la vie n'est pas toujours facile, j'ai toujours trouvé comment la rendre belle et en surmonter les difficultés.
Je suis quelqu'un de positif et heureuse d'être qui je suis.
Est-ce que je souffre plus que quelqu'un d'autre ? je ne sais pas.
Si je me suis sentie seule, incomprise ou pas écoutée, bien souvent, je pense que c'est le lot de beaucoup.
Je suis heureuse d'aller vite, de faire des connexions différentes, de pouvoir lire 5 livres à la fois sans perdre le fil, de réfléchir et de ne pas trop savoir m'arrêter, d'entendre mes ami.e.s me dire "Non, mais excuse-moi mais quand tu finis ta phrase, j'en ai oublié le début"... Avec plein d'humour.
J'ai rencontré et je rencontre des tas de gens qui m'apportent beaucoup, qui sont "intelligents" car ils ont de l'humour, de l'amour, de l'empathie.
Et si mon hyper activité, mon hyper émotivité, mon hyper empathie, mon hyper compassion, ou mon hyper je ne sais quoi, ont fait de moi quelqu'un de différent ou de bizarre pour certains, pour d'autres, ils ont fait de moi une amie, une collègue, etc, qui écoute, qui communique, qui communie, réfléchit, compatit, etc.
Je suis telle que je suis et s'il a fallu être quelqu'un d'autre et s'adapter pour être "dans une norme" un moment, aujourd'hui, j'accepte, car j'ai compris que je ne pourrai pas changer et je suis mon chemin de vie, tel qu'il est. On m'aime telle que je suis ou on passe son chemin... Mais finalement, douance ou pas, c'est pareil pour tout le monde...
Je suis heureuse d'être telle que je suis et le fait d'avoir été mise à l'écart parfois ou incomprise d'autres fois m'ont construite et je ne suis pas si mal constituée... Je crois 😄

(après comme beaucoup, je dois prendre patience et tolérance quand ça va pas assez vite, etc... 😉 )

Hatsale 09 septembre 2019 à 18:00

Ah et comme InconvenientTruth apprendre à fermer ma....... 😄
Mais, on apprend.. On apprend ..

Il m'est difficile de jauger si ma et mes souffrances viennent de ce qu'un jour cette psy a voulu faire tester chez moi ( Et que j'ai refusé) ou si chaque humain souffre des mêmes choses avec la même intensité, car nous souffrons tous des mêmes choses... N'est-ce pas.. Mais pas de la même manière.
Et moi plus? Plus intensément... Parce qu'une psy a un jour présumé que peut-être...
Arf... Je ne pense pas et puis, je m'en fous...
Je souffre quand je souffre mais majoritairement je suis heureuse et j'aime être rapide et efficace.. Et même hyper sensible 😀

Siryackle 09 septembre 2019 à 18:17

Sensible est trop possible...
Qu'en finiront-on des possibles ?!
Si ce n'est qu'on puisse en finir des "trop" possibles... 😜

Gwenouillele 09 septembre 2019 à 21:36

Ici ici ici !!! :D **saute saute saute**

Je suis dans une bonne phase en ce moment, je m'en fous qu'on m'aime pas XD haha
Mais bon même si j'ai un humour assez cynique, je reste toujours optimiste dans le fond !

Contente de l'être. Ce que je préfère, c'est être capable de mener à bien plein de projets à un rythme assez fou ! J'aime bien avoir envie de vivre, sentir que ça grapille, que je peux saisir, comprendre une idée, et apprendre toujours et encore plus. Je trouve ce sentiment vachement jouissif !
J'aime aussi voir le monde en couleur, en sons et en plein de choses. Souvent je me dis que je n'aurai jamais le temps de finir tous mes projets de vie !

Dans les projets complètement fous que j'aimerais mener à terme :

- Faire un concert dans un pays étranger et pourquoi pas passer à la TV
- Finir d'écrire mon livre en cours et ma trilogie
- Apprendre le violon
- Créer une nouvelle race de chien
- J'aimerais aussi beaucoup parvenir à créer une serre intérieur avec un jardin japonais, et si j'avais plus d'audace, j'aurais carrément ouvert une sorte de salon de thé au milieu d'une verrière remplie de végétation avec des fontaines et des livres intégrés au décor. Et j'aurais foutu une mosaïque en couleur faite à base de cailloux colorés au sol. J'aurais intégré à ce paradis une sorte de spa détente type volcan souterrain et pourquoi pas soit des chats, soit des oiseaux terrestres colorés qu'on pourrait observer en lisant. Un truc exotique quoi. Mais comme je ne suis pas riche, je pense me contenter d'une pagode et d'un pont que je peindrai moi-même. D'autant que je n'ai pas la main verte...
- Ouvrir une boulangerie française en Chine

Le côté surdoué me permet aussi de faire plein d'improvisations niveau musique et d'avoir besoin de peu de sommeil (5/6h ? je sais que c'est une illusion ^^)

Bref, j'aime vivre à 200% et de toute façon, je ne saurais vivre autrement...

Voili voilou ! Et toi @Merlin, qu'est-ce que tu aimes particulièrement dans le fait d'être qui tu es ?

Merlinle 09 septembre 2019 à 21:47

Je dirais que le point qui me plaît le plus c'est la vision large du monde que je peux avoir grâce au surdon. Au point où parfois je me sens comme un extraterrestre, mais ce n'est pas forcément désagréable.
La rapidité de pensée, la capacité à bosser beaucoup plus vite que les autres (donc moins besoin de bosser), ça aussi j'adore. Ca m'a entre autres permis de passer toute ma scolarité avec facilité et passer mon temps libre à de la lecture plaisir et autres divertissements.

Cleorle 09 septembre 2019 à 21:54

Euhhh moi je pense que je vais osciller entre ce fil de discussion et ceux qui parlent de souffrance selon mon état mental 😄 Parce qu'il y a des jours où j'en suis heureuse et d'autres pas. J'ai appris ma douance la semaine passee. Alors je suis encore en plein questionnement et prise d'info. Pourquoi je pense pouvoir venir discuter ici c'est parce que le savoir a été (est en train d'etre) libérateur. On peut dire que c'est avant que j'en souffrais sans le savoir puisque je souffrais de ne pas me sentir bien sans savoir pourquoi. Aujourd'hui que j'ai trouvé des réponses à mes questions, cela a changé bcp de choses. Je m'octroie aujourd'hui l'indulgence et la gentillesse que je n'en m'octroyais pas avant.
Il faut dire que j'ai eu un parcours scolaire et professionnel sans histoire (avec quand même un burn out). C'est surtout dans ma tête que ça n'allait pas. Je me disais/ pensais torturée. Aujourd'hui je sais que c'est juste mon cerveau qui travaille trop.
Alors voilà, je suis partante pour discuter de ce qui va bien ? Ça va me faire du bien à moi aussi.

Gwenouillele 09 septembre 2019 à 21:56

@Merlin je suis d'accord pour la scolarité ! Ca aide ! Enormément même au niveau des apprentissages. J'aime aussi beaucoup parfois me sentir comme une vieille tortue en mode "Mère Térésa". Par moment, je crois que j'aime juste l'humanité. A la base c'est pour ça que j'ai voulu chanter. Cet accès de conscience à quelque chose de plus grand, et savoir que je fais partie de ce tout. Ainsi que certaines prises de conscience de l'infini, de la présence de la physique dans le cerveau, qui donnent le vertige. C'est déroutant, mais j'aime bien être déroutée. En fait j'aime ce qui n'est pas trop conventionnel.

Ah oui et un des trucs que je préfère, c'est le temps. Ma psy disait que j'avais le temps intégré. Et ça je kiff grave. Si on me donne toutes mes taches à faire, je vais toujours m'organiser et ce sans regarder l'heure, de manière à finir toujours à l'heure, à la minute près. C'est comme si j'avais conscience du temps qui passe à mesure qu'il passe et ce en continue. Je vais d'avance savoir, par ex 2, 3 ou 4 heures à l'avance, si je vais avoir le temps. Parfois même plusieurs jours à l'avance, et je vois se dessiner dans mon cerveau l'organisation exacte que je dois faire pour que ça fonctionne, en prenant en compte la vitesse à laquelle je dois effectuer les taches.
Pareillement, si on me dit de me lever à 2h37 du mat, je serai levée à 2h36, et ce sans réveil ^^ Il m'est arrivé plusieurs fois de me réveiller en sursaut pile au dernier moment pour éviter la catastrophe quand mon mari devait partir prendre le train par ex, et que je restais dormir. Eh bien on a toujours pu éviter la catastrophe car j'ai conscience de sa présence à côté de moi quand je dors, et du temps qui passe. Du coup s'il faut être vraiment révéillé à par ex 6h35 dernier carat, vraiment, pour pas louper le train de 7h, je vais me réveiller en sursaut à 6h34 ! C'est assez terrible car je mets toujours le réveil de peur que je dorme trop profondément, mais ce dernier ne sonne jamais car je suis toujours réveillée une minute avant ! Et pas 5 hein. Juste 1...

Fropople 09 septembre 2019 à 22:10

@Gwenouille Parce que j'aime bien creuser dans les coins : le temps s'est il mit en place pour tes divers projets, ou ne serait-ce que l'un d'entre eux ?
J'ai aussi un peu cette faculté du temps mais de manière moins utile : si je met un plat au micro-onde genre 1minute, 2minutes30 etc, je ne reste pas devant mais je reviens quasi toujours, spontanément et sans avoir chronométré, dans les 4 secondes avant que ça sonne 😂

Gwenouillele 09 septembre 2019 à 22:17

@Fropop Haha, tu m'as tuée !!! C'est utile aussi pour le micro-onde, au moins tu manges chaud ! Tandis que moi j'oublie mon plat, et j'ai un micro onde magique : peu importe le temps que je chauffe mon plat, je le mange toujours froid XD 😂
Par contre pour mes divers projets non, le temps ne s'est pas mis en place. Je sais que les livres, ça se réalisera, même si je ne sais pas quand. Je sais que le jardin, ça ne se réalisera pas, mais ça ne m'empêche pas de rêver :) Non, pas de temps car le temps est éprouvant aussi, ça veut dire l'attente, et ton corps est toujours en alerte. Je suis déjà toujours en alerte, avec en permanence cette conscience de savoir que si je ne change rien à ma vie moi-même, elle ne changera pas. Je ne veux pas assimiler mes rêves à de l'attente ni à un sentiment de stress. Mes rêves me rendent presque plus heureuse dans le désir de les voir se réaliser un jour que dans leur réalisation en elle-même ^^

stavrole 10 septembre 2019 à 03:25

@Gwenouille "Mes rêves me rendent presque plus heureuse dans le désir de les voir se réaliser un jour que dans leur réalisation en elle-même": je suis d'accord sur le fond. Mais ayant toujours la certitude d'avoir le pouvoir de réussir ce que j'entreprends, la réalisation de mes projets est toujours plus valorisante. Donc je fais gras des réussites et des échecs (résilience?)

ouestlebonheurle 10 septembre 2019 à 08:59

"Mes rêves me rendent presque plus heureuse dans le désir de les voir se réaliser un jour que dans leur réalisation en elle-même " je suis en phase @Gwenouille, j'ai beaucoup de mal à me lancer dans un projet, je ne sais pas comment les réaliser mais les rêver ça c'est cool. C'est une goutte d'espoir qui te tire en avant :)

Gwenouillele 10 septembre 2019 à 20:55

J'ai du mal aussi à me lancer, mais une fois que j'y suis, j'ai du mal à arrêter XD

Lespetitsbonheursle 08 décembre 2019 à 08:17

J'aime vibrer, j'aime ressentir les choses à fond, j'aime apprendre, j'aime comprendre vite, j'aime être empathique, j'aime bouger, j'aime l'intensité avec laquelle je dévore la vie, j'aime avoir des projets, j'aime communiquer, j'aime avoir une vision globale des choses, j'aime être créative, j'aime vivre le moment présent, j'aime avoir des passions, j'aime être force de propositions, j'aime échanger, j'aime partager, j'aime m'améliorer, j'aime être émerveillée, j'aime avancer, j'aime déménager, j'aime être spontanée, j'aime avoir gardé ma joie d'enfant, j'aime penser que tout est possible, j'aime lâcher prise, j'aime AIMER.....

Sebunkenle 08 décembre 2019 à 08:46

@Merlin

Franchement si j'avait une douance et qu'elle m'aurait causé beaucoups de problèmes du à mon décalage neurologique par rapport aux autres et à la société. Si un jour j'apprend que j'ai une douance et que je suis HP. Je serait vraiment trés content et soulagé. Car je pourrait mettre un mot sur mes problèmes et les comprendre. Mais aussi découvrire que ce qui me faisait souffrir est aussi paradoxalement une mine d'or totalement ignorée par le passé. Donc ante diagnostique ce serait une souffrance. Mais post diagnostique plutôt une délivrance je pense.

Je pense que les HP souffrent de leur douance surtout quand ils ne la connaissent pas et l'ignorent.

Johnerole 08 décembre 2019 à 10:31

Il y a eu deux temps. Toute une période, de l'enfance à une période récente (quelques années en arrière), où j'ai enfoui, je suis même parvenu à oublier sur de longues périodes, cette singularité. Finalement j'ai agi à la manière du témoignage de nombre de femmes victimes de viol, qui, au lieu d'extérioriser, dissimulent et souhaitent oublier, effacer cette blessure. Evidemment, dans un cas comme dans l'autre, cela ne fonctionne pas.
Toutefois, je n'ai pas été très malheureux, mis à part le classique décalage, la forte sensibilité, la fatigue causée par tous ces stimuli, une fois en société, donc ce besoin régulier de mise en retrait pour se recharger, etc. À noter également un gros trouble alimentaire, dont j'ai pu guérir.

Ayant toujours, et l'étant encore d'ailleurs, gêné par cette appellation de « surdoué », puisqu'après tout, nous n'avons aucun mérite d'une part, (« qu'as-tu qui ne t'as pas été donné ? »), et puis, être doué en une chose (ou même plusieurs), ne fait pas d'une personne un être entièrement supérieur à un autre. Bref, le terme « haut potentiel » me semble plus adapté, cette capacité "en puissance", de réaliser, d'accomplir, de comprendre tout un tas d'éléments, de challenges, de concepts, mais cette capacité demande à être activée, cultivée, entretenue (maîtrisée) soigneusement, comme un sportif de haut niveau, sinon, comme n'importe qui, elle dépérit, ou pire (?) peut mener à l'autodestruction.

Les choses deviennent en effet plus simples dès lors qu'on réalise que l'on fait simplement partie d'une minorité, que nous ne sommes pas une espèce de cas unique, seul au monde, sans aucune chance d'être un jour compris par qui que ce soit....., ce sentiment si prégnant qui suscite l'angoisse, mais bien un élément, parmi une multitude, fonctionnant, malgré quelques singularités intrinsèques bien sûr, comme toute cette masse...ultra minoritaire. Se reconnaître en lisant de la littérature sur le sujet s'avère soudainement apaisant, se connaître, c'est regarder dans le rétroviseur de son histoire personnelle et décrypter enfin tout ces scénarios inlassablement redondants sur lesquels ont peut placer du sens, une explication puis en tirer des conclusions pour la suite de sa vie.

Cependant, savoir tout cela, ne signifie pas être capable de s'adapter parfaitement, de changer totalement, reste des permanences, peut-être celles attenant aux rapports les plus intimes, nous ne pouvons être un caméléon 24h/24, quand il est de l'ordre de la relation de couple, lorsqu'on souhaite, qu'on doit, se livrer entièrement, totalement vulnérable et qu'on aspire à une communion sans comparaison avec un être - si là encore le décalage prévaut, c'est compliqué.
Alors, pour revenir à la question originelle, oui, je considère ce cerveau comme un don de Dieu, en catholique que je suis, quel luxe, quel plaisir, quel privilège de pouvoir se confronter aux textes des plus grands penseurs de l'Humanité, c'est une véritable jouissance, chaste ;)
De même, cette possibilité de s'adapter (développée au fil des années car imposée par le monde « différent » qui nous entoure) donc de changer de voie universitaire, professionnelle, de pouvoir échanger sur tant de sujets différents avec tant de gens aux profils variés. Il y a vraiment sujet de se réjouir.

HUNAMle 20 décembre 2019 à 01:21

@Merlin Pour répondre à l'idée générale de ce post, même si je n'ai jamais passé de test pour savoir si je suis HP ( et que ça ne me préoccupe pas particulièrement) , j'ai des caractéristiques similaires à ce qui est décrit par les personnes diagnostiquées: Facilité à réfléchir , à conceptualiser, attrait très important pour ce qui concerne l'intellect, décalage, difficultés sociales, etc ( mais pas d'hypersensibilité pour le coup, j'en suis plutôt content).

Même si je peux souffrir parfois de ces caractéristiques, comme tout à chacun, je ne les vois pas comme un fardeau, et je suis content d'être du genre à approfondir les différents aspects du monde et à décortiquer les connaissances, entre autre.

Pourtant je ne suis pas forcément très bien lotie, je n'ai pas d'amis actuellement (j'en ai eu à d'autres périodes de ma vie), je suis souvent isolé dans la plupart des contextes sociaux de groupe car j'ai du mal à trouver de l'intérêt aux interactions à plusieurs et que je suis peu dans l'émotionnel, comparé à je pense, beaucoup de personnes.

Mais malgré tout je reste positif, je sais vers où je me dirige, ce que je veux faire, j'ai de nombreux projets de différentes natures et de manière générale je m'estime chanceux. Je pense ( même si c'est relatif car certains se retrouvent dans des situations très délétères et violentes indépendamment de leur volonté) que souvent ce n'est pas tant ce qu'on vit qui nous fait souffrir mais la manière dont on l'interprète et on le gère.

Chandrale 20 décembre 2019 à 11:31

Salut @Merlin,

Je réponds directement à ta question,
''La douance'' n'est pas une souffrance.

Même si j'avoue que le côté HP me met en difficulté de temps en temps. Il m'apporte tellement dans le quotidien et dans ma propre évolution. Que je ne changerai rien.
C'est un cadeau que la vie m'a faite.
Merci !

Avoir mis des Mots et des explications sur ma façon de penser (arborescence, cerveau droit.... Ect. ) Génial ? !
J'ai maintenant de nouveaux outils, et je continue dans ce chemin plein de découvertes.

Je vis même mieux qu'avant.
Je me suis posé la même question que toi, Il y a t'il ici des gens heureux d'être zèbre ?
Car j'aime ma zenbritude.
Et la pensée en arborescence ? une merveille,
Apprendre à poser mes émotions, et respirer ?
Une chance

Je suis en supplément dialectique. Je parle et j'écris comme je pense. Pour certaines personnes c'est un monde de pensé en mode toupie qui tourne en roue libre. Il m'arrive même d'arriver directement à la conclusion sans passer par le discours. J'avoue c'est gênant (je comprends).
Et la rhétorique sur le forum est bien plus présent ( il me semble ) , j'ai aussi l'impression que c'est la même chose dans mon environnement,
Cet aspect de ma communication, c'est peut-être l'une des seules choses qui peut me poser des soucis, pour communiquer, mais pas de souffrances.
Cela ne me dérange plus, depuis que je me suis comprise.
Je suis moi même depuis que j'ai réalisé la notion de HP. Cela m'a permis d'être encore plus libre. Libérée d'une prison que je m'étais fabriqué .

Quand à mes souffrances,. comme tout le monde, j'en portent. Mais rien avoir avec les notions de HPI ou HPE.
Je peux donc, finalement
....... heureuse.
Ravie que tu lances le sujet. Merci

Chandrale 20 décembre 2019 à 11:41

Sincèrement, je pense que mélanger souffrance et HP est une erreur.
HP est un mode de penser.
La souffrance vient de nos vécues.
Se dire qu'on est malheureux parceque on est HP ou atypique n'a pas de sens pour moi.
Certains refuse le monde extérieur, et veulent être accepté tel qu'ils sont . Je comprends. Mais si nous n'acceptons pas les autres de ce monde,

Alors, peut-être qu'on pourrait devenir Intolérant ? Et donc provoquer nos propres souffrances, et ceci est valable pour n'importe quel individue dans ce monde. (Il me semble)

Ça devient un cercle sans fin qu'on appelle souffrance.
A chacun de s'en libérer.

Chandrale 20 décembre 2019 à 12:47

Aussi, je voulais rajouter.
J'ai fais des rencontres sur ce Forum, dans la vraie vie, hein
Et beaucoup m'ont expliquer qu'ils n'osent pas écrire.
1 - Par le fait que les discussions sont fortement intellectuelles
2 - Par le fait de voir la belle éloquence des personnes qui savent bien écrire.
3- Par la négativité régulièrement mis en avant.
4- Ce sont toujours les mêmes qui participent.

Mais où sont les autres !
Ce qui veulent échanger, partager, découvrir autour des avantages de nos connections.
Être sureficient est un énorme bagage.
Osez !

Et personnelle, parfois,je pense que ça tourne toujours en rond dans certains fil de discussion, et qu'on final ce n'est que des débats d'idées.
Je dirais même si cela peut choquer .
Que certaines discussions sont pronfondement creuse, volontairement polymique.
Ça c'est vrai cela me chagrine un peu.

Fropople 20 décembre 2019 à 13:42

Très beau discours @Chandra, rien à ajouter 🙂

Fannyle 20 décembre 2019 à 14:35

Bonjour,

Premier constat : le lien entre hp et maladies, syndromes, troubles neurologiques (tdah) et l'hypersensibilité qui peut favoriser la dépression... etc existe !

Second constat : Une fois que l'on a fait le tour d'horizon des particularités du HP, on peut aménager notre vie en fonction de nos "différences". Pour moi, il s'agit principalement de poser des limites à mon empathie (trop sauver), de m'éloigner des personnes dénuées de sensibilité ou trop agressives, sans tact (eh il y en a même chez les HP des "sans filtre"), de ne plus perdre mon temps dans le faux-self, d'assumer mon comportement et mon besoin de tout analyser en permanence, ma curiosité sans me dévaloriser pour me faire accepter et surtout de me ficher complètement de ne pas être acceptée, voire d'être rejetée et enfin de modifier ma trajectoire professionnelle (je préfère des emplois avec des contacts restreints ou juste entre hp mais je ne suis ni agoraphobe, ni asperger, ni asociale, ni sociopathe, j'ai juste besoin qu'on me fiche la paix la plupart du temps).

J'ai fait le point sur ma vie pro, perso, relationnelle, matérielle, spirituelle, mes croyances et bien des choses ont été assumées, des comportements modifiés.

Tout cela pour dire qu'il ne s'agit absolument pas d'une maladie.

Suis-je heureuse de cette différence ?

Elle m'est fort utile pour anticiper ce que les autres ne voient pas, pour dénicher les incohérences et les abus. Elle me permet de m'adapter très vite et d'être multi-potentielle. Mon hypersensibilité me est juste un moyen d'apprécier de manière amplifier les beautés de la vie comme celles de la nature, celles qui émanent d'une oeuvre d'art et elle me rend bien plus créative.
Ce qui m'isole (pour les personnes NP extraverties, je semble m'isoler alors de mon point de vue, je nourris mon cerveau dans des activités cognitives et créatives) est en fait un autre aspect de ma capacité à être autonome et ma curiosité à satisfaire.

En fait, j'ai au contraire réalisé que je n'étais pas "instable" mais multipotentielle, déprimée (parfois) mais hypersensible, asociale mais curieuse de lecture et orientée vers la créativité qui sont des activités introspectives, asociale mais au contraire sélective car je m'ennuie vite,.... Donc ce n'est que du bonus.

Chandrale 20 décembre 2019 à 20:32

Je serai bien partante pour lire un livre.
Zèbre Heureux..
Mais damm ! Si on de référe aux livres et aux articles et aux chaînes toi tube, peu ou pas de présentation des potentiels de bien être zèbre.
Si vous avez un livre autre du style
Trop intelligent pour être heureux ou je pense trop, ect .... Et tout les blabla

Du genre le zèbre en amour, le zèbre et ses trucs négatifs , pouah ! J'ai pas envie de lire ses trucs là. J'en ai lu un , et ça m'a suffit. !

Peut-être qu'il est temps de partager nos outils ou les informations qui puissent nous permettre de nous aimer.
J'avoue que je j'ai arrêté de chercher . C'est vrai. Mais je suis preneuse si vous avez vu ou lu des choses sympathiqued qui nous amène à grandir. Il y a pas d'âge , pas de personnalité pour Grandir.

En fait, je fais comme les autres, les outils de développement personnel, la méditation, la spiritualité.... Et ben , vous savez quoi ?
Je pense que c'est pareil pour tous le monde.  Donc j'utilise la même chose que les autres. Et ça marche bien.

Merlinle 20 décembre 2019 à 20:43

Je crois que tout ça est un problème de société, dans laquelle tout ce qui s'éloigne de la norme est pénalisé ou a minima montré du doigt. A partir du moment où on passe en mode "diagnostic" et que l'on considère les talents comme une maladie, on n'avance pas. Je crois que l'important est de s'accepter comme on est, avec les bons et mauvais côtés. Se connaître, soi-même, avec ou sans l'aide des autres mais surtout sans laisser personne nous mettre des étiquettes aliénantes. Etre introverti, ce n'est pas être malade. L'anxiété ? C'est une forme de maladie, oui, mais je crois qu'elle va avec le package et qu'il faut aussi savoir l'apprivoiser.
On peut vivre en harmonie avec soi, avec les autres, avec le monde, tant qu'on sait ce qu'on veut, où on veut aller. En tout cas c'est comme ça que j'essaie de mener ma vie, sans me laisser enfermer dans des cases par ceux dont l'avis n'a aucune importance pour moi. Quel que soit son mode de pensée, s'accepter tel qu'on est et viser ses idéaux et ses rêves, c'est ça qui devrait être l'essence d'une vie heureuse. Même si le monde autour n'est pas d'accord ;)

Sisile 20 décembre 2019 à 20:49

Je te rejoins complètement Chandra 🙂

J'aimerai juste ajouter une nuance, qui je constate n'est pas toujours claire pour beaucoup d'entre nous sur apie.
L'empathie n'est pas de la sympathie 🙂
L'empathie n'est que mesurer ce qui se joue pour nos pairs dans la " difficulté" et non de ressentir "soit disant" les émotions des autres qui sont en souffrances.

La sympathie en revanche ne parle que de sa propre souffrance que l'on croit "ressentir"ou "capter" chez les autres quand ils sont en peine, comme un écho à sa propre souffrance.

En résumé la Sympathie est l'opposé de l'empathie. 🙂 et n'aide réellement personne.

Sisile 20 décembre 2019 à 21:26

L'étiquetage ne m'intéresse absolument pas zèbre, HP...
Je me suis inscrite sur ce site afin 'eventuellement" de rencontrer et d'échanger avec des personnels ayant une autre perception de la vie en société, ayant leurs propres idées, intégrité...
Et j'ai été surprise tout comme toi @Chandra d'autant de rhétoriques, de belles tournures de phrases qui n'ont d'ailleurs aucuns sens POUR MOI même en creusant, creusant...

J'aime aller à l'essentiel avec simplicité et les belles tournures de phrases compliquées me font mal à la tête souvent. 🙂

Sisile 20 décembre 2019 à 21:30

@Merlin, j'aime te lire 🙂
Tes écrits me parle 🙂

Si je me suis éloignée de ton sujet de post initial je m'en excuse.

C'était l'occasion pour moi de m'exprimer suite aux posts de Chandra.

Chandrale 20 décembre 2019 à 22:51

Merci Sisi d'avoir participé.
C'est sympa de lire des choses sympathiques

p695le 20 décembre 2019 à 23:16

Personnellement, je ne me sens pas HP (ni zèbre, ni "frappé de douance" ou quoi que ce soit) ... Par contre, c'est comme ça que certaines personnes aiment me définir car elles ont besoin de pouvoir me mettre dans une case pour se rassurer ...
Je vis très bien ce que je suis, j'estime avoir une vie plutôt chouette (même si toujours perfectible) ... Après, j'ai l'avantage de ne pas m'être "découvert HP" récemment, je peux comprendre que certain(e)s aient besoin de quelques temps pour s'adapter ...

Chandrale 21 décembre 2019 à 13:59

Yep ! Ok avec vous.
A force de vouloir mettre des étiquettes,
On entraîne un système qui nous entraîne directement vers la case " hors norme".
C'est dangereux ! Surtout si la case HP ou atypique sont cataloguées : personnalités avec problème psychiatrique. ( Ça serait pas bon du tout, du tout , du tout )

Être différent, oui, et bien tout les êtres vivants sont différents.
Accepter est pour ma part la meilleure des solutions.
D'accepter et les autres acceptent...

Bref, n'empêche que oui, on est heureux de vivre.
HP, douance, atypique ect... Le "bonheur" n'a rien a voir avec ça.

catiminile 23 décembre 2019 à 01:00

Il y a deux sortes d'HP à mon avis : ceux qui le savent depuis tout petits et ont été reconnus et ceux qui ont galéré avec leurs interrogations pendant des décennies. Merlin tu l'as intégré tellement tôt que tu me fais penser à ces enfants diabétiques de naissance qui manient analyses sanguines et piqûres d'insuline avec aisance, sans plaintes, sans révolte alors que ceux qui, adultes, doivent faire face à un pancréas qui tout à coup ne fonctionne plus découvrent un monde et il faudra du temps pour assimiler cette nouvelle vie.
Quand on sait enfin qu'on est HP on ne peut que se réjouir. Bien sûr cette émotivité complique notre existence, bien sûr les gens sont lents, superficiels dans leur réflexion, peu concernés par les problèmes du monde comme nous le sommes mais il y a tout le reste :
J'ai plus de 200 lettres à mon actif d'amis ou connaissances qui ont l'habitude de venir me voir pour un courrier qu'ils ne savent composer.
Je m'assieds et je dis : raconte moi ton histoire. J'adore ces moments. A travers un récit (parfois un peu confus) je dois me mettre dans la peau de mon interlocuteur, puis j'attrape un papier et dans mon crâne ça bouillonne mais tout se met en place et telle de l'écriture automatique je retranscrit exactement la pensée de celui qui est en face de moi sans une rature, sans une hésitation. Je suis toujours émerveillée quand j'ai fini. Ca vient d'où ? C'est fascinant.
Je ne suis bonne à quelque chose que dans l'urgence ou la rage. J'aime ce cerveau qui déroule en quelques secondes la procédure à suivre. J'aime cette vision globale des choses. Ma vie est souvent régie par : sachant que ... sachant que .... et je vois l'ensemble de tout ce qui doit être réalisé : le temps, les difficultés, les conséquences.
Bien sûr je m'ennuie dans les repas de famille parce qu'il est nécessaire de ménager la susceptibilité de chacun. Mais dès qu'on se retrouve à deux ou quatre quel régal de voir l'autre s'ouvrir, oser dire ses doutes, ses peurs, ses rêves.
Et puis il y a tout ce qui est du domaine des sens. C'est merveilleux ! Gratter son jardin et s'arrêter pour parler à un rouge-gorge, prendre délicatement un ver de terre pour l'emmener dans le compost, encourager les roses à s'ouvrir parce que les pivoines arrivent en fin de floraison et que ça serait sympa de leur part de m'offrir le spectacle de leur deux beautés en même temps.
Il y aurait des milliers de choses à raconter. J'ai dit quelque part que j'étais en retraite. Vous rendez-vous compte de tout ce temps que j'ai pour contempler le monde (qui ne dépasse plus guère mon jardin ... mais ça me va très bien) ?

p695le 23 décembre 2019 à 10:14

Je vois la même dichotomie que toi entre ceux qui ont été diagnostiqué/reconnus/... tôt et ceux qui se découvrent HP à l'âge adulte. Je fais partie de la première catégorie et si je le vis bien maintenant, c'est grâce à un cheminement d'une vie ...
Chez moi, les repas de famille sont très simples, car je porte mon étiquette (pas celle de HP, celle de moi-même) haut et fier. Les gens viennent vers moi quand ils ont besoin de parler sans filtre (j'ai des filtres, mais en général je ne les active pas, sauf celui pour éviter de blesser trop frontalement les autres) ou qu'ils ont besoin d'une analyse avec beaucoup de recul. J'en ai même un qui me parle car il a besoin de se sentir intellectuellement inférieur à quelqu'un et qu'il a un niveau suffisant pour que je sois le seul à lui offrir cette possibilité. Bref, même ceux qui ne savent pas ce qu'est un HP savent que je suis bon comme le pain mais qu'il faut s'armer de grilles d'interprétation pour tout ce que je dis (un exemple parlant : ma soeur, un jour de mariage, est témoin et est donc sur son 31. On me demande mon avis ... "Tu ressembles à une p*te de luxe !" ... Les 3/4 de l'assemblée était choquée, jusqu'à ce que ma soeur s'illumine d'un sourire radieux et me dise un "merci" venant du fond du coeur). Par contre, au travail j'ai beaucoup plus de difficultés, car avec ou sans filtres ils ne comprennent pas que quelqu'un dise clairement quand il y a un problème ... Tant pis pour eux ;) ...

Donc, je pense que montrer ce qu'on est (mais ce n'est possible que lorsqu'on l'a accepté) est une des clés du bonheur. Et accepter que certaines personnes ne soient pas câblées pour nous comprendre et s'en accommoder ... Un truc que j'utilise très souvent aussi, c'est ne pas attendre que les autres me comprenne (ou pas) et leur donner d'entrée de jeu les clés d'interprétation dont ils ont besoin. C'est un gros travail de se comprendre suffisamment bien que pour pouvoir vulgariser ses comportements. Et réussir à les donner sans que l'autre ne pense à de la condescendance est une autre partie périlleuse du processus ... De bons axes d'entraînement ;).

Celinele 25 décembre 2019 à 21:07

tout a fait d'accord avec @Fanny rien à ajouter

HARLEYQUEENle 27 décembre 2019 à 19:41

bah je suis heureux d'être différent, car dans le monde dans lequel on vit, le véritable génie pour moi se tiens en deux choses. notre société nous veux plus ou moins tous identique actif réactif compétent beau bref dans une certaine moyenne, et c'est devenu une norme. l'apprentissage et son système éducatif est d'ailleurs basé sur ce point. il est inadapté pour plus intelligent et même si c'est sur le point de changer et en cours de changement nous sommes en retard car nous n'avons pas encore de système éducatif personnalisé et adapté à chaque enfant. le problème est donc là, donc actuellement le meilleur moyen pour moi d'être surdoué dans cet environnement ou nous devons tous être des clones de notre voisin et voisine est de cultiver sa différence et de rester différent des autres, car en mon sens, le sur doué donc le zèbre est déjà différent des autres sur bien des aspects avec entre autre chose son acuité mentale et cognitive, sa faculté à s'adapter à son environnement et sa capacité de compréhension plus rapide et propre à chaque zèbre et différente de chaque zèbre, eh oui, notre raisonnement est différent des autres mais aucun zèbre ne raisonne de la même manière c'est pour cela que nous parlons de fulgurance du raisonnement. personnellement j'ai eu une vie heureuse j'ai certes légèrement au début souffert de rester seul, mais cela ne m'a pas plus que ça posé de problème car je recherchais déjà la solitude petit mais à mes heures je recherchais le contact avec les autres, le tout est de savoir concilier cela. donc je suis de ceux qui n'ont pas souffert d'être doué ou différent quand aux obstacles que j'ai rencontré j'estime n'avoir rien accomplie en les franchissant ni souffert d'avoir des obstacles, je trouve ,normal d'avoir été mis à l'épreuve au cours de ma vie à faire des choix ou autre. car c'est essentiel à l'apprentissage et toute notre vie rien que de manière scientifique notre seule fonction primaire est d'emmagasiner l'information, de la stocker en second temps puis seulement si l'environnement dans lequel on vit est favorable de choisir la procréation afin de transmettre les informations acquises et si l'environnement ne le permet pas alors le choix reste simple c'est l'auto suffisance cet à dire ce qu'on pourrait nommer l'immortalité se suffire à soi même et par conséquent l'isolement permanent donc de manière scientifique notre but en tant qu'homme est résumé en cela. quand à notre participation dans la société elle ne doit pas être plus personnelle que ça. nous sommes avant tout 7 milliard sur cette terre presque 7, donc si 7 milliard d'habitant faisaient scandale se serait catastrophique non? elle est normale cette participation à la société, depuis quand doit on tout avoir dans le creux de la main sans en avoir la véritable valeur et sans le gagner par soi même? rien avoir avec le profit sur lequel est fondé la société mais c'est normal de mériter son pain non? donc participer à la bonne marche d'un pays est normal également, si vous comprenez pas cela, ce n'est pas grave, mais vous n'êtes pas patriote ni des hommes de devoir, pas vrai? enfin bon, j'ai trop parlé, bonne soirée

Mannonle 09 janvier 2020 à 18:11

Bonsoir à tous. J'arrive tout juste ici, et suis heureuse de vous découvrir.
Je suis d'accord surtout avec Odysseus. J'ai mis du temps à réaliser que l'entourage, "les autres", pouvaient me vider de mon énergie. Et plus encore, à comprendre que c'est le fait d'arborer toujours le masque de la fille sociable qui parle épilation et météo. Je n'ai pas encore perçu à jour votre terminologie, mais je comprends que HP veut dire surdoué. Je ne sais pas précisément à quoi cela renvoie; mais le sentiment d'avoir trop vite compris le plus important, et d'avoir compris aussi que personne ne le voit, m'est familier.
Le piège à mes yeux c'est de s'en faire un sujet intérieur de gloire, même à rebours, une gloire de génie méconnu. Maintenant, je travaille à désapprendre, à faire assomption d'une humilité, à trouver et explorer mes points de fragilité; à vivre une passivité, un renoncement à avancer mes raisons, à mieux écouter (en fait il y a plus de gens futés qu'on ne le pense) et à sourire sans supériorité, plutôt avec tendresse... Me dépouiller, abandonner tant et tant, surtout ce désir d'emprise qu'ont les gens intelligents. Tout ce dont parle Pierre Caye dans "D'un état meilleur que la puissance". Ça a été, pour moi, une vraie révélation - et toute récente, trois - quatre ans à peine - que d'essayer de construire ce rapport-là au réel. L'arrogance, je comprends maintenant que c'est le piège qui me guette, cette arrogance qu'on cache mal derrière une pointe d'ironie, un refus d'invitation (vous me direz ça ne se bouscule pas au portillon), une formule sibylline, un regard qui est censé "en dire long". Apprendre la simplicité, le retrait et l'écoute (éventuellement un peu anthropologique), ça permet quand même de mieux vivre avec les autres.
Le bonheur? C'est une construction et un labeur de chaque jour, il me semble. Si on est, ou on s'estime, intelligent, après tout - pardon, je retrace juste mon cheminement - on devrait être capable, comme dirait l'autre, de s'orienter dans l'existence mieux que ceux qui ne font que suivre le mouvement... Etre plus souple, plus efficace, plus sagace dans l'agir... S'orienter, c'est aussi accepter, changer d'oreille, inverser les perspectives, bref ouvrir des plis nouveaux dans le réel; encore que la fin de Deleuze ne fait pas envie et laisse songeur sur sa pensée, me direz-vous.
(Et non, je ne suis pas catholique croyante, encore que cette direction m'a fait réaliser combien la figure de celui qu'on nomme Jésus, et l'incroyable proposition de tendre l'autre joue, pouvait avoir quelque chose de complètement subversif, déstabilisant et radicalement neuf. Si vous tendez l'autre joue, vous avez désarmé l'autre qui ne sait plus où il en est.)
Enfin, je vous rassure, je suis très loin d'avoir gagné, et je reste un individu radicalement seul, mes enfants exceptés. Seule et, le plus souvent mais pas toujours, heureuse de l'être. A 48 ans à peine il m'arrive de me dire qu'à mon enterrement, il n'y aura pas foule. Quelques élèves, peut-être, hormis la famille peu nombreuse. Mais l'enterrement est aussi un ballet-masques, ce n'est donc pas si grave... Enfin, je suis heureuse de vivre, et pleine de désirs et de projets. Aussi, je me dis que c'est un peu une question de chance; des milieux, des environnements plus propices à des rencontres qui nourrissent, qui stimulent, au lieu de nous inhiber. Un partage authentique et spontané sur le plan esthétique, au delà de "c'est trop bien!" - devant une oeuvre par exemple - ça doit être formidable.
P.S. Ce qui me touche, c'est le bouton "Demander en ami" sur ce site des solitaires incurables que nous sommes... 😉
à tout bientôt, très contente d'être parmi vous.
Mannon

Merlinle 09 janvier 2020 à 18:22

Bienvenue, @Mannon :)

Fropople 09 janvier 2020 à 18:41

Bienvenue @Mannon :)
(Zut j'ai l'impression d'être un mouton ^^")

Mannonle 09 janvier 2020 à 18:47

Vous êtes complètement adorables. Merci beaucoup.

Chiarale 09 janvier 2020 à 19:04

Bonsoir @Mannon et bienvenue

Juliette...le 09 janvier 2020 à 19:22

Bienvenue @Mannon!

Cameleazebrale 10 janvier 2020 à 00:08

Bonjour, ma douance a toujours été ma force de vie, même si je ne savais pas ce que c'était. Mon environnement m'a fait payer ma différence très tôt par contre. J'avais certaines capacité étranges voir dérangeantes. Et comme à coté j'avais de grandes difficultés scolaires (différence entre les HP brillants et les complexes...) mon enfance n'a pas été simple... Le sport, la nature, les animaux, les livres de SF, la science et ma passion pour la peinture m'on aidé à tenir jusqu'à ce que je surmonte mes difficultés et à enfin commencer à m'épanouir. Alors aujourd'hui je met enfin un mot sur ma différence et suis heureuse de la partager avec vous. Je peux enfin ne plus la cacher et commencer à en éprouver un sentiment valorisant et réconfortant. Comme une revanche à tous ces moldu qui m'en ont fait voir de toutes les couleurs. Alors oui, la psychanalyse m'aide, à mieux me comprendre, à enfin entendre une personne extérieure me dire que si je le veux je le peux. Je dirai que voir un psychologue est une façon d'annuler les mauvaises ondes du passé, de remettre tout à zéro pour reprendre mon chemin sur de bonnes bases. Un outil dont j'accepte avoir besoin, même si ce n'est pas dans ma nature à la base d'accepter de l'aide. Mais un outil que j'apprend à contrôler, je me forme à la psychanalyse pour en connaitre les limites. Cela est temporaire et mon but est de pouvoir m'en passer assez vite et passer à autre chose. La douance n'est pas le problème.

Cameleazebrale 10 janvier 2020 à 00:16

Et salut Manon! 😉

Nevermorele 16 janvier 2020 à 16:37

@ Merlin
Salut camarade !
Puisque dorénavant on parle de philo-cognitifs (et c'est un bien je trouve, tant le terme de surdoué est peu adapté et surtout suscite la jalousie, voire la haine), va voir du côté des philo-cognitifs laminaires et complexes. Tu parais être un laminaire, en gros ceux qui ne souffrent pas, sont adaptés et réussissent dans la vie. Pour les philo-cognitifs complexes, c'est une autre paire de manches et le monde est cruel. Je pense que ça peut t'aider à comprendre ce qui t'échappe.

Merlinle 16 janvier 2020 à 17:44

@Nevermore merci mais ce n'était pas vraiment le but recherché dans ce fil... mais davantage de fournir un endroit pour que ceux qui n'ont pas de problèmes avec leur douance puissent s'exprimer hors des fils où l'on évoque surtout des problèmes. En ce qui me concerne, je n'ai aucun souci d'intégration ou de compréhension de ce que je suis :)

Berengerele 16 janvier 2020 à 18:40

@Merlin, rien ne t'échappe, c'est vrai! 😉

Nevermorele 16 janvier 2020 à 19:15

@ Berengere,

Merlin nage dans une mer de béatitude pendant que d'autres se noient. Pour moi, c'est louche (nan je rigole)

Merlinle 16 janvier 2020 à 19:23

@Nevermore béatitude, il ne faut rien exagérer, hein... Mais pas de problèmes directement liés au fait d'être surdoué, ça oui :P

Margotonle 26 janvier 2020 à 17:04

Clairement pas une maladie pour moi.
Des difficultés à appréhender le monde réel, certes, mais ayant grandi entouré de profils plus ou moins HP, l'émulation intellectuelle était là, la compréhension du fonctionnement aussi.
C'est plus compliqué au niveau professionnel, parce que HP ne veut pas dire compréhension des codes, que les études supérieures étaient un monde inconnu pour mes parents, malgré leur potentiel, et que j'ai fait des études sérieuses qui m'ont amené à quelque chose qui pourrait s'appeler "responsable administratif et financier", et là, plus ça va, plus je m'aperçois que ce n'est pas moi.
Mais bon, cela ne veut pas dire que je considère cela comme une maladie.
Je reprendrais une citation attribuée à A Einstein, reprise dans la BD de Julie Dachez : "Tout le monde est un génie, mais si vous jugez un poisson sur sa capacité à grimper à un arbre, il passera sa vie à croire qu'il est stupide. "
La question n'est elle pas d'arrêter de se faire du mal à essayer de rentrer dans le moule ? OK, on ne peut pas se poser là et attendre que "les autres" s'adaptent à nous en étalant nos différences à la face du monde. Mais essayer de se changer pour rentrer dans une case, en idéalisant la normalité, est-ce souhaitable ? N'est ce pas chercher à atteindre un idéal par définition inatteignable ?
Je sais que certains souffrent, j'ai réussi pour ma part à mettre de la distance assez tôt, je souhaite à tous d'arriver à dépasser leur exigence de perfection dans ce monde imparfait, car elle peut rendre la vie vraiment difficile au quotidien.

Merlinle 26 janvier 2020 à 17:30

@Margoton ah ça ! Pour moi le problème n'est pas les gens hors norme, mais ceux qui veulent absolument que tout le monde rentre dans une norme :)

Margotonle 26 janvier 2020 à 22:47

Si nous étions tous "normaux", nous serions tous pareils : quelle tristesse !
C'est bien la différence. Le tout, c'est d'apprendre à ne pas en souffrir, à se moquer de l'avis des autres, et à se rendre compte que parfois on a tellement intégré la norme, ou ce que l'on pense être la norme, que se fait du mal à tenter de s'y conformer.
Le vilain petit canard est heureux le jour où il découvre qu'il n'est pas un canard, non ?

catiminile 27 janvier 2020 à 00:11

@Margoton, je ne pense pas qu'on a "tellement intégré la norme", on a fait le choix délibéré de donner l'illusion que nous étions comme tout le monde. Personne ne nous y a obligé aussi nous devons assumer ce choix. D'ailleurs nous sommes une minorité aussi à "Rome fait comme les romains". Ce n'est pas une loi mais c'est une évidence qu'on assimile très tôt : c'est à ce prix qu'on sera accepté. Quel petit enfant supporte l'isolement ? Quel ado ne souhaite t'il pas intégrer un groupe ? Plus tard, on comprend qu'être accepté ne veut pas dire être aimé alors on abandonne cette dépendance affective et on comprend qu'en s'éloignant de nos congénères on devient plus authentique. Mais il y a un prix à payer.

Jazzmanle 02 février 2020 à 21:58

Vraiment pas un problème non plus mais plutôt une chance en fait 😉

Par contre autant la partie "surdoué" de ma personnalité me va bien, autant je fais le distinguo de la partie HPE... et là, même si j'ai l'impression de gérer de mieux en mieux ça n'a pas tjs été simple...

Mais je fais vraiment une distinction entre les deux ! En gros j'aurai préféré n'être que HPI, enfin si c'est possible lol

Mannonle 04 février 2020 à 10:53

@Pascalou
C'est toujours une émotion, une émotion étrange, que de lire sous la plume de quelqu'un ce qu'on aurait pu écrire soi-même si on y avait pensé 😉
"Mais, pousser les portes, et lâcher prise, tout lâcher pour essayer d'aller à la rencontre de soi-même, vraiment, très honnêtement ça a été très dur pour moi. Je ne dis pas ça pour dire indirectement que je suis courageux ou balèze. Souvent je me suis accroché de toutes mes forces à l'existant. Et parfois, c'est littéralement mon corps qui m'a mis le couteau sous la gorge."
Salut Pascalou.

Shangale 23 février 2020 à 00:16

Bonjour, c'est bien de ne pas être gêné par ce qu'on est. Perso, hors norme parce que asperger et en plus un bon potentiel, bref, tout ça pour dire que le décalage existe lol. Bel et bien. Il est question de douance ici alors je ne saurai pas faire le distinguo.
Dans tous les cas, ya rien de plus dommage que de corréler un potentiel à une souffrance. Si on a deux trains d'avance, choisissons des gens stimulants. Personne n'est obligé d'être en joie avec tout le monde.

Et puis les zèbres ont certainement des difficultés oui, à se faire comprendre et donc affirmer leurs idées. Quand ces évident c'est évident. Mais je vois ici tant de personnes à l'écriture délicate que je peine à me le représenter.

Être asperger, ça c'est un fichu décalage aussi. Pas toujours drôle quand-même. Être bien sa bulle, ne pas trop aimer parler pour rien dire, verbalisation des affects non naturelle etc etc... y'a comme des cloisons entre moi et les gens la plupart du temps. Ca parle trop vite. En plus je ressens tout, le moindre bruit me déconcentre ou truc inhabituel etc etc. Bref.

En tout cas, contente de revenir ici.

adle 27 février 2020 à 00:13

APIE comme Atypique Personne dans l'Intelligence et l'Emotion. terme qui recouvre ces deux aspects de la personne, qu'elle soit jeune ou plus agée, les émotions et l'intelligence. En corrolaire, le premier terme est "atypique". Oui, ces personnes sont atypiques, différentes. Je les oppose en reprenant les termes d'Olivier Revol : Les enfants "standards". Ils ne sont pas plus, pas moins, mais différents sur certains points et conformes sur d'autres. Pour moi, ce terme d'APIE cache également la recherche du bonheur (Happy), seule quête valable et si complexe pour ce type de personnes.

source

Je me posais une question, je suppose que cette quête fait partie de nombreux d'entre, mais j'ai l'impression que c'est pour certain c'est comme quelque chose d'inatteignable du fait de cette différence. On peut ressentir des états émotionnel lourd, de la tristesse, de la déprime voir de la dépression..... Comme si il y'avait un fardeaux immense qu'on arrive plus ou moins à accepter. Pourtant la vie est légère, magnifique.... Alors je ne comprends pas pourquoi utiliser l'intelligence pour se rendre malheureux alors qu'on peut l'utiliser pour découvrir les clés de notre bonheur et de la transcendance? Est ce que ce qui rend malheureux serait pas simplement à cause de nous même? Le fait qu'on enferme notre véritable être en nous même? On se plie pour tout un tas de raisons, mais l'humain n'est pas fait pour vivre la vie qu'il vit actuellement, et c'est dingue car du coup tout un tas de gens ont besoin de se reconnaitre HPI, HPE, asperger, et tout un tas d'autre étiquette pour accepter et se dire que c'est pour ça qu'ils sont inadaptés, alors que la vie que l'on vit actuellement est juste inhumaine et provoque obligatoirement de la souffrance au fond de nous, car elle en provoque partout autour de nous. Ce qui voudrait dire que de nos jours, être humain, c'est forcément être atypique, car la norme est devenu d'être un robot, une plante dans un pot, un outil...


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