Vous avez dit... atypique ?

Différence et syndrome de l'imposteur

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Différence et syndrome de l'imposteur
Aluminele 19 janvier 2019 à 18:15

La semaine dernière, premier rendez-vous avec une psy. Elle me demande ce qui ne va pas. Moi, pour résumer, je lui dis "je me sens différente : ça me fait souffrir". Elle me demande "ah oui et en quoi êtes vous différente ?"

Sur le moment je lui ai donné une réponse sans intérêt, parce que je me refusais à lui donner comme explication le fait d'être HPI : ça ne décrit rien !

En y repensant j'ai réalisé que je me sens comme une fausse personne normale, un mouton noir avec un manteau blanc. Certaines choses sont pour moi beaucoup plus faciles que pour la plupart des gens. Certaines autres me semblent d'une difficulté insurmontable, ou simplement incompréhensibles (compétences sociales principalement). Là où les gens agissent avec spontanéité et naturel, je dois apprendre, observer, analyser, pour pouvoir agir de même. Là où certains parlent d'une façon "jeune" et doivent se forcer pour utiliser un langage soutenu je dois quant à moi appliquer un filtre à mes pensées pour les énoncer sans choquer par un langage trop verbeux. Là où les gens se font des amis, sortent en soirée, ont des relations amoureuses, il semble que je passe entre les mailles du filet. Là où je vois chez les autres des accès de colère, d'euphorie, de jalousie, il n'y a en moi que du calme

De là, il n'y a qu'un pas jusqu'à cette réflexion : je simule, mon comportement est artificiel, appris, par opposition avec celui, inné, de ceux qui m'entourent. Vu de l'extérieur, je pense qu'on ne voit pas trop la différence. De l'intérieur par contre, je me sens comme une imposteur, une fausse personne normale.

À cause de ça, impossible pour moi de me fier à mes ressentis ou mes émotions : je sais déjà qu'ils ne correspondent pas au standard. Impossible aussi de se fier au standard, puisque ma propre perception montre qu'il y a plusieurs manières de sentir ! De là un doute très profond quant à la valeur des perceptions sensorielles, des émotions, des raisonnements, de la mémoire, des connaissances. Comment alors se sentir légitime et valable dans ses réactions à l'environnement ? Je me sens étrangère, fausse. Tout est fabriqué en moi. Une humainposteure, voilà ce que je suis

Et pourtant la génétique me désigne bien comme la fille de mes parents !

Et vous, en quoi êtes vous différent(e)? L'êtes vous ?

Didier54le 19 janvier 2019 à 18:26  •   1303

Je te comprends, c'est dur de jouer les caméléons... c'est même dangereux pour le mental, c'est d'ailleurs pour cela que je me suis inscris sur ce site, pour rencontrer des gens qui me permettent d'enlever ce déguisement...

Kalimaliciale 19 janvier 2019 à 18:41  •   1308

Je comprends tout à fait ce que tu peux vivre; je me suis toujours sentie différente aussi, et cela m'a donné une souffrance sur laquelle je n'arrivais pas à poser de mot, ainsi qu'une sensation constante de solitude extrême quoi qu'il puisse arriver. Que je suis entourée ou pas n'y changeait rien. J'ai longtemps, des années par dizaines, pensé que j'étais dérangée du bocal. Ceci étant dit les différents diagnostiques des psys et autres médecins qui ne cherchaient pas plus à comprendre ont bien aidé sur le sujet; ainsi que les différentes petites réflexions que j'ai pu entendre sur mon compte par autrui.
J'ai été diagnostiquée à tort : Bipolaire cyclothymique ou maniaco dépressive, dépressive et sujette aux névroses, borderline, personnalité originale avec tendance à la psychose, dépressive avec tendance à la dépersonnalisation... Bref: malade.
Malade dans le jargon médicinal et anormale dans le jargon des autres. Et tout ceci parce que j'avais le malheur d'être TROP. L'exacerbation et la trop grande intensité de mes "trop" dérange souvent et même plus que souvent les autres.

Trop différente, trop exigeante, trop émotive, trop gentille ou trop méchante, trop dissipée, trop dans la lune, trop idéaliste ou trop pessimiste, trop bavarde, trop silencieuse, trop craintive, trop curieuse, trop chipoteuse, trop généreuse, trop renfermée, trop exubérante, trop timide, trop franche, trop caractérielle, trop passive, trop rentre dedans... J'étais toujours TROP quelque chose pour les autres et par conséquent ; jamais assez quelque chose pour moi. Parce qu'il faut bien le comprendre , l'éternelle insatisfaction n'est pas qu'une vague idée abstraite; elle existe et je la vis depuis toujours parce que j'évolue obligatoirement dans un monde qui est en parfaite opposition avec la vision que je peux en avoir. Je ne me sens pas à ma place sur cette planète.
Mais vraiment pas et je suis même convaincue que je n'ai rien à y foutre ou que tout du moins même si j'ai quelque chose à y foutre, je n'ai pas envie d'y rester parce que le mode de vie qui y réside me rend profondément triste.
J'ai des problèmes à accepter le fonctionnement de certaines choses, tout du moins à admettre plutôt le système du genre humain qu'il s'est créé lui même ( exemples tous cons, le matérialisme, le système monnétaire, le pouvoir.)
Je cherche toujours, tout le temps le pourquoi derrière absolument tout ce qui va m'interpeller. J'ai besoin de décortiquer, j'ai besoin de donner du sens à ce que je vais apprendre, besoin de découvrir ce que peut cacher la moindre petite chose et l'analyser jusqu'à ce que je l'assimile. Une fois que c'est fait, et si ce n'est pas évolutif; je m'en désintéresse, parce que j'ai besoin d'être stimulée pour déplacer une montagne. Auquel cas je n'en foutrais pas une et pire, je me démotiverais tellement que j'en deviendrais complètement apathique, noyée dans un ennui profond qui me mènera droit à la remise en question de tout mais cette fois ci d'une manière bien plus pessimiste.

Toutes ces petites choses font que je parais être une extra terrestre pour ceux à qui je tente d'exprimer ma façon de penser. Et dans un sens peut être est-ce vrai. Ma vision des choses et la manière dont j'en parle me donne toujours cette incroyable sensation de ne pas être comprise parce que c'est bien souvent le cas, mais là où cela devient vite handicapant c'est qu'au regard projeté de l'autre; je me perçois alors comme si j'étais en tort d'être tout simplement qui je suis et de penser comme je pense, de ressentir comme je le fais: Différemment.
Ce qui eut pour conséquence et à force de temps de me faire sentir "moins" que les autres; pas assez. Puisque "trop" était quelque chose de visiblement "pas bien" ou de "pas suffisant" ou de "pas correct" ou de "pas normal"... Beaucoup de choses qui n'entraient pas dans les bonnes considérations d'autrui.
Je me suis donc toujours plus ou moins effacée au profil des autres, songeant que puisque je ne vaux pas grand chose et bien autant user du peu que je vaux pour améliorer le bien être de ceux qui le valent bien plus que moi.

J'ai appris à être heureuse par le bonheur des autres et mieux encore à m'en contenter et là était tout, qu'importe au fond mes envies ou de mes priorités que je fais de toute manière toujours passer en second. Faire autrement me donne cette impression tenace de mal faire, même si j'ai conscience du contraire. Je dois apprendre à dépolluer mon cerveau de cette habitude et c'est plus facile à dire et à comprendre qu'à faire.
Je me suis obligée à rentrer dans le moule comme on dit, à me constituer une personnalité (Un masque de protection, un mur de béton armé pour moi même.) qui convienne autant que faire se peut à ce que l'on pouvait attendre de moi et à cacher mes profonds sentiments pour la simple raison qu'ils peuvent être "gênants", "contrariants" ou "incompréhensibles" pour les autres. A tort c'est vrai, ma vision biaisée de moi même m'a rendue dépendante de l'acceptation et mes traumas m'ont laissée incapable de bien supporter l'abandon et les incertitudes. J'ai appris à devenir caméléon lorsqu'il le fallait , à m'adapter... Ceci étant mon hypersensibilité n'aidant pas; les dégâts sur moi même ont été conséquent et je ne suis pas toujours parvenue à les cacher.

Alors tout en étant expansive, je suis devenue malgré tout solitaire à la limite d'être associable. Tout en étant altruiste, j'ai appris à me désintéresser des inconnus. Tout en étant en quête de réalisation, je me mets en état de stase. J'ai peur de l'échec, du manque de mérite; d'avantage pour moi même que par préoccupation d'un jugement extérieur et j'ai toujours la sensation de ne pas avoir le droit d'être, alors je "ne suis pas" afin de ne pas avoir à entrer en conflit avec le "être" des autres. Pour cause de trop ressentir et de trop en souffrir j'ai appris à m'isoler. J'ai également appris à savoir faire l'autruche lors de situations que je ressens comme potentiellement nocives émotionnellement pour moi ou même carrément dangereuses pour ma bonne santé psychique; afin de ne pas me rendre malade. Mais cela ne marche pas toujours non plus et cela ne marche même pas du tout lorsque ça concerne des sujets qui me portent à coeur ou qui sont sujets à blessures non cicatrisées.

Mais il n'y a pas que les mauvais cotés non plus. Même si mon discours peut en donner l'impression, j'ai cette capacité à pouvoir m'émerveiller de choses dont la plupart des gens se ficheraient totalement, j'analyse rapidement un fait, le prévoit à l'avance grâce à mon empathie bien plus exacerbée que la plupart des autres également (à contrepartie je me bouffe aussi les revers de médailles et cela peut bien souvent me fatiguer émotionnellement, mais je le vois tout de même comme un point ultra positif), j'ai la capacité de m'intéresser à toutes sortes de choses et avec passion, de m'y plonger corps coeur et âme avec une intensité que peu de personne peuvent ressentir ou même comprendre. J'ai le potentiel de m'épanouir dans pleins de domaines parce que je sais m'adapter à beaucoup de choses et très rapidement, d'apprendre tout aussi vite si le sujet m'intéresse vraiment, je vois toujours le coté pile de la face et je ressens les choses avec une acuité incroyable, parfois trop même, ce qui m'oblige bien souvent à ne rien à dire. A tort encore une fois mais chaque chose en son temps xD
J'aime et je déprécie avec entièreté, mon manque de demi mesure me permet de me sentir comme une aventurière toujours prête à découvrir une nouveauté. (Encore une fois uniquement si ça m'intéresse). Mon cerveau est tout le temps sur le qui vive, en ébulition à tout diagnostiquer, à tout redessiner, à réfléchir toujours plus loin dans le "pourquoi des comment de chaque chose." Je réfléchis oui sur de multiples sujets qui peuvent paraitrent éparpillés et qui diffèrent les uns les autres mais qui, une fois tous reliés entre eux et ils le sont toujours indubitablement, forment quelque chose de concret et de viable. J'exploite simultanément toutes les ressources dont j'ai besoin, toutes mes connaissances accumulées pour résoudre une problématique, ou pour atteindre un objectif donné, ou pour comprendre quelque chose tout simplement. Et si je n'en possède pas suffisament je cherche et cherche encore jusqu'à étancher ma curiosité du sujet en question, ou jusqu'à trouver comment résoudre mon problème.
Je vois le monde par d'autres facettes que la normalité, je ressens et comprends des choses qui ne sont pas forcément logiques ou flagrantes pour d'autres. (Pour moi c'est comme voir une grosse tache noire sur une feuille blanche. Je détecte toujours la tâche; même la plus minuscule.) Je suis très créative, méga imaginative, et j'adore me figurer des mondes et leur donner vie. Je suis super curieuse, hyper réceptive à mon environnement... Bref je pourrais en faire une liste très longue mais ce pavé l'est déjà de lui même. ^^'

Sanjurole 19 janvier 2019 à 18:48  •   1309

Kali a sorti les pantoufles 😉

patrickle 19 janvier 2019 à 19:04  •   1313

quand je vais voir mon fils jouer au volley, je n'arrive pas à m'intégrer aux autres parents. c'est à peine si je leur dis bonjour, j'ose pas m'assoir avec eux (pourtant je voudrais bien).
je me force à applaudir quand il marque un point (et je peux ainsi progressivement et lentement rentrer dans "l'esprit" du supporter mais je en crierai jamais ou je ne taperai jamais des mains sur les bancs pour faire du bruit). comme mon fils est aussi du genre à ne pas taper dans les mains de copains ou de crier pour s'encourager (il m'a expliqué que cela le stressait, pourtant je sens qu'il voudrait bien). quand il est sur le banc, il se désinterre totalement du match et marche de long en large, l'exprit clairement ailleurs. pourtant on aime tous les deux y aller, donc on continue d'y aller et ce que pensent les autres ne me dérange pas trop. bref, un enfant 'solitaire' accompagné d'un papa 'solitaire.
alumine : qu'a dit ton psy ? (si c'est pas indiscret) des fois, j'hésite à aller en voir un mais ca me fait un peu peur

Kalimaliciale 19 janvier 2019 à 19:23  •   1315

Oui je me suis un peu trop étalée XD Pardon.

Sanjurole 19 janvier 2019 à 19:37  •   1318

@Kali
Au contraire je disais ça dans le sens où ça donnait l'impression que tu sentais bien donc tant mieux :)

@patrick, père solitaire, enfant solitaire... Qui est solitaire quand on est deux solitaires, d'autant plus entre père et fils. Votre relation a l'air très complice que demander de plus. Ton fils c'est ton univers et toi t'es son dieu. Faites vos truc ensemble mais ne culpabilisez pas parce que soit disant il faut être sociable. On s'en fout du psy, profite d'avoir ton fils et amusez-vous comme bon vous semble..faites abstraction de l'extérieur, trouve toi une raison et tu verras que finalement la solution n'était pas si loin ou compliquée..

Il n'y a pas plus important que son univers. Ton fils doit avoir ses soucis et c''est normal, mais laisse faire, t'en fais pas va ça ira bien plus tôt que prévu. L'éducation il n'y en a pas de bonne ou mauvaise.

Kalimaliciale 19 janvier 2019 à 20:11  •   1322

C'est dommage que je n'ai pas de bouton j'aime , j'aurais mis un j'aime pour ta réponse envers Patrick et la rejoint totallement ^^ . Il n'existe pas de mode d'emploi parental et la seule chose qui reste importante au fond, c'est l'amour qu'on peut porter ^^.

Abderianle 19 janvier 2019 à 23:31  •   1342

C'est sûr que, comparé à tous ces problèmes, "avoir un gros nez" ou des cheveux blancs, c'est moins traumatisant ! 🙂
Reste que, je peux reprendre à mon compte vos propos. Ceci dit, maintenant, je ne me tiens pas pour hypersensible. Oh, si l'on excepte la nécrophobie, l'extase des constructions, la gêne de murs non rectilignes ou qui ne seraient pas d'équerre, le brouahaha, le calcul inexact des trajectoires potentielles des gens autour de moi, l'ensemble des choses que j'ignore, toutes les choses que je ne ferai pas, le problème éthique de s'abstenir de corriger les fautes des interlocuteurs, etc... :p
Tiens, s'il fallait vraiment donner un trait de différence... c'est au restaurant. Incapable de choisir un menu, et souvent, de le comprendre. Jamais pu aller dans un fast-food tout seul. Et, quand j'étais jeune, d'immenses angoisses quand il fallait saisir une poignée, faute de savoir exactement dans quel sens la porte allait s'ouvrir. Mais ça, c'était bien : j'évitais comme ça de rentrer dans les fast-food ! 🙂
(d'ailleurs dans mes échoppes habituelles je rentrais toujours par la même porte, c'était plus sûr ^^)

Sanjurole 20 janvier 2019 à 00:04  •   1354

@Kali c'est gentil mais après ça va être la compèt des pouces. On fait un bras de fer chinois ?

Donc Abderian a un gros nez et les cheveux blancs. On fait une partie de Qui est-ce ?
T'as bien raison pour la poignée, pareil. Fast food pas que, restaurant, cinéma tout seul je n'ai jamais pu. Je suis toujours le dernier à choisir au restaurant, sauf sous la pression..
+1 pour le calcul inexacte. Peut-être à cause de la gravité des tes propos.

Abderianle 20 janvier 2019 à 00:10  •   1358

Lol, Abderian a donné deux énoncés, mais il n'est pas égotiste, donc il ne parle pas toujours de lui. Ou à 50%. (A)
A toi de deviner où ^^.
Tiens, pour les sorties ciné, incapable d'aller voir un film que je n'ai pas choisi. Du coup, j'ai jamais jamais été réinvité au ciné, et, finalement, ça m'a permis de réaliser de belles économies.
Ah, les amis ou l'argent, j'imagine qu'il faut choisir.
(Comme la drague qui consiste ado à acheter des sucreries pendant le film pour être sympa... franchement, être sympa, c'est ringard, non ?!* ^)

* Abderian parle-t-il (encore) de lui ? Pfff ! 😉

Sanjurole 20 janvier 2019 à 00:19  •   1361

Salaud t'as trente trois, tu m'a bien bluffé couniamamao !

et d'autant plus admiratif, bapocha !

Aluminele 20 janvier 2019 à 11:39  •   1375

Kali > je partage la plupart de tes ressentis sur le fait de se sentir "moins valable" ou "dans l'erreur". Et quelle frustration quand malgré des désirs de vie sociale on s'impose la solitude, malgré un appétit du "faire" on reste dans l'inaction ! Pour ma part j'essaye d'éviter cela, quitte à me mettre en danger dans des situations où je pourrais échouer ou être mal vue... Pas évident mais au final je trouve ma vie meilleure ainsi
En revanche là où tu te dis hypersensible, pour ma part je serais plutôt hyposensible : très peu d'empathie quand je regarde les autres, un compteur émotionnel qui ne s'éloigne jamais beaucoup de zéro... Par contre je m'émerveille, comme toi, de tout, j'analyse en permanence mon environnement et perçois tout avec acuité. Je dépense beaucoup d'énergie à essayer de trouver le sens de ce que je perçois. Alors quand les gens me voient émerveillée ils pensent probablement que je suis encore enfant à l'intérieur, et quand ils me voient analyser "froidement" ils voient sans doute un genre de scientifique inhumain ? Pas étonnant que nos rapports soient un peu méfiants, puisque de mon côté je vois des personnes hermétiques à toute interprétation, suivant des règles tacites que je n'ai pas encore pu déchiffrer

Patrick > je suis comme toi et ton fils ! Toujours à profiter calmement et discrètement des choses. Alors après quand je dis que j'ai adoré les gens sont souvent incrédules ! Heureusement, mes proches ont fini par comprendre comment je fonctionne... Mais de temps en temps ils me demandent encore si j'aime ce que je fais ou pas, pour être sûrs ! 😄
Abderian > je suis toujours là dernière à choisir aussi, au bar, au resto ou au cinéma... C'est vraiment difficile de savoir ce dont on a envie je trouve. Ça demande beaucoup d'introspection, en admettant qu'on puisse seulement savoir ce dont on a envie avant de l'avoir vraiment consommé. Anticipation ? Fantasme gustatif ? Comment savoir qu'on ne sera pas déçu ? Un mystère insoluble.
Enfant j'avais la manie de tout compter : les marches des escaliers, les secondes, les bandes blanches sur la route, les rayures de papier peint... J'ai été éberluée quand j'ai réalisé que mes soeurs ne savaient pas combien de marches comportait l'escalier de la maison ! J'avais aussi la manie de la symétrie : toute sensation arrivant à mon pied gauche devait arriver aussi à droite, je devais faire le même nombre de pas avec chaque pied, saisir les objets des deux mains, sinon cela me laissait avec une insatisfaction quasi physique de l'inachevé, de l'imparfait... Mes parents n'ont jamais compris le sens de mes mouvements étranges 😂

DrBousele 20 janvier 2019 à 12:43  •   1384

@indécisetseulementsi: moi maintenant j'ai un truc pour les choix multiples cornéliens de rhin_ou_céros / je me vois d'avance noyée par les options et me faux-self service rend en prenant bam un truc comme s'il était le seul/ comme la minuscule tache sur la feuille blanche, cf Kalillustration de ces trucs énormément bruyants façon nanoéléphant rose dans un entrepôt de porcelaine. Et surtout l'avantage de se savoir passer pour un confortable incapable à ségreger / discriminer (gnak/gnak/gnak/gnak- nous ne voyons pas d'autre explication), c'est qu'on peut "jouer" (même avec une anxiété triste/ antisocial ne perd pas son sens froid ) à faire semblant d'être normalissime du point max tout au sommet de la colline gnossi...euh gaussienne. Ne serait-ce qu'en en obtenant la preuve à l'intonation et au débit de réponse de l'équipière dans l'interphone. Sauf si après coup la commande prend des plombes et qu'on vous invite à attendre sur la voie de garage...con-fermant que: quelle autre option implacable que de faire le mauvais choix et de toute façon, être contraint à n'en avoir toujours qu'au moins un grand nombre dernier de décalage...mais régalons nous de ce désastre cosmique, soyons des involtinis, n'ayons Euler de rien...hum 😵

Sanjurole 20 janvier 2019 à 19:31  •   1427

@patrick j'ai eu la révélation aujourd'hui en conduisant et me suis rappeler que pour la première fois en 32 ans, cet été lors d'un repas de famille, je me suis "énervé" ou, en rigolant c'est pareil, j'ai dit que j'en avais marre qu'on me prenne pour le bouc-émissaire dans la famille, et là mon père a dit: "C'est vrai, il a raison". Tout le monde s'est tu.

Eh bien même si ce n'est qu'une fois toutes les trente-deux années, le silence à ce moment là a synthétisé beaucoup de chose.

Aluminele 20 janvier 2019 à 21:48  •   1446

*standing ovation pour Sanjuro*!! Il va falloir que je pense à faire ça moi aussi ! Ça n'a pas dû être facile !

Sanjurole 20 janvier 2019 à 22:18  •   1448

Il faut le faire une fois, mais se laisser le faire en temps voulu, sinon il n'y a rien de théâtrale 😋
Si c'était facile parce que j'avais de réelles raisons de le dire. Mais je tiens à dire que ce ne sont pas des gens que je méprise car bien au contraire quand on est ensemble on se marre du début à la fin. C'est juste que parfois il faut savoir remettre les pendules à l'heure.

Sanjurole 20 janvier 2019 à 22:34  •   1449

@Alumine J'ai une histoire pour toi et je pense que c'est de là qu'est parti mon aversion pour tout le corps médical moderne et les pions de ce système qui le perdure. Bwef...

Je crois que j'avais entre 13 et 15 je ne sais plus il faudra que je demande. Je n'ai jamais été réellement bon en cours, depuis le CE1 je crois, enfin pas attentif.. je me contenter toujours du 10/20 et bien souvent moins ^^
Donc un jour ma mère, alors que j'étais au collège et que j'avais commencé la fumette (c'est un autre débat) en avait littéralement ras le bol et ne trouvait pas de solution pour moi (mes parents n'ont jamais détecté quoi que ce soit, j'ai fait la démarche tout seul il y a deux ans) alors elle m'a envoyé chez un psy.
J'arrive chez le psy du haut de mes, on va couper la poire en deux, 14 ans et comme toi.. je ne dis rien, pour tester le psy.
Au bout de 15 minutes einsteinnienne (5 min en fait):

- Alors ? Qu'est ce que tu fais ici ?
- Ben je ne sais pas c'est à vous de me le dire (évidemment je savais pourquoi je venais m'a mère m'en avait parlé)
- Ta maman (je déteste ça..) m'a dit que tu ne travaillais pas bien à l'école.
- Oui c'est vrai je ne trouve pas ça intéressant, j'ai du mal à être attentif..
- AH.... Et pourquoi tu n'es pas attentif ?
- Je ne sais pas j'imagine que c'est normal, une passade..
- Ta maman m'a aussi dit que tu fumais de l'herbe. Tu ne penses pas que ce soit à cause de ça que tu n'arrives à travailler à l'école ?
- Ah ben oui c'est sûr je roulais mes premiers pétards j'étais à la maternelle déjà..

Gros silence

- Tu as autre chose à me dire ?
- Ben non
- Bon alors qu'est ce qu'on fait ?
- Ben je m'en vais.

Et je suis parti. Même pas dix minutes d'entretien. Je ne suis jamais retourné chez un psy. Enfin à part pour le test mais pas de suivi.
Depuis, je n'écoute que moi-même et sans prétention aucune, je suis bien content d'être ce que je suis.

Abderianle 20 janvier 2019 à 22:38  •   1451

@Sanjuro : "Depuis, je n'écoute que moi-même et sans prétention aucune, je suis bien content d'être ce que je suis."
Et je continue toujours à en consommer.
🙂

Sanjurole 21 janvier 2019 à 01:10  •   1458

Non je n'en achète plus et Je ne jardine plus non plus ^^
Bon après deux taf comme ça..
Mais il y a beaucoup à dire sur le cannabis qui est la plante du 21ième siècle.

patrickle 21 janvier 2019 à 10:22  •   1462

cela dit, le psy n'a rien dit de mal (enfin si je comprends bien, il n'a rien dit du tout)

Abderianle 21 janvier 2019 à 22:10  •   1532

Donc c'est quoi aujourd'hui Sanjuro ? Le LSD ?
Je me souviens que sur Arté avait été diffusé un "documentaire" qui en faisait clairement l'apologie.
D'ici à ce que le cannabis y soit aussi loué, les pouvoirs publics changeront d'avis. ^

Sanjurole 22 janvier 2019 à 00:47  •   1557

N 😵N

je n'ai touché qu'au cannabis
et opium x1
et truffe magique x2
et cocaine une fois mais franchement je comprends pas que les gens prennent ça..ça fait tout simplement rien. Autant boire trois café et deux jus d'orange..
et la sauge divinatoire aussi x3

Mais c'était il y a bien longtemps.


Y'a un truc sur Philip Glass sur france culture en ce moment, pour ceux que ça intéresse..

Kalimaliciale 22 janvier 2019 à 14:00  •   1604

Ah de l'opium ! Tu as chassé le dragon où tu l'as consommé autrement? Quel effet ça fait alors? J'ai toujours été attirée/intriiguée par l'opium sans jamais oser essayer. (Et c'est peut être pas plus mal d'ailleurs).
Le cannabis en vérité je ne connais que peu de personne qui n'y ont jamais touché, véridique. Ceci étant je n'ai jamais été dépendante malgré le fait d'en avoir fumé durant des années quotidiennement. Là dessus j'ai du mal à comprendre ceux qui en deviennent dépendants du coup, je pense que c'est vraiment psychologique contrairement aux drogues dites dures...
Mais ce n'est que mon avis, si vous avez d'autres points de vues je suis toute ouïe :D

Pixle 22 janvier 2019 à 14:29  •   1606

Ah je peux donner mon point de vue de malade là dessus, je vape du CBD le soir, en complément de mon traitement antidouleurs, et j'ai pu diminuer un peu les dosages de chimie. Et j'en suis ravie.. j'ai des patchs d'opiacé mais je n'ai pas envie.. enfin j'ai la trouille d'essayer.. je suis devenue résistante à tellement de trucs.. après 13 ans.
Tout ça pour dire que l'herbe à bonne dose n'est pas nocive, par contre à haute dose, ouais ça grille des neurones.. j'ai eu la preuve sur plusieurs copains pourtant vraiment pas idiots.
Putain on parlait de quoi déjà XD !!! Opium.. Mouais c'est vrai que ça intrigue.. J'ai tout entendu là dessus, que ce soit à travers un flim ou de potes qui ont expérimentés, mais ça diffère d'une personne à l'autre non? Comme les autres drogues d'ailleurs..

Pixle 22 janvier 2019 à 14:29  •   1607

La meilleure drogue, c'est la musique... et... l'amouuuur (nan j'déconnes!) 😂 😂

Sanjurole 22 janvier 2019 à 14:29  •   1608

Comme souvent dit ici, il faut faire attention à ce qui se dit. C'est pourquoi beaucoup de monde pense qu'ils sont accro au cannabis alors qu'il n'y a aucune raison puisque c'est le tabac qui fait qu'on est accro, étant donné que nous le consommons comme ça en France, bref..

Euh l'opium non je l'ai fumé genre un pétard. Disons que c'est entre le fait de ne pas fumer et le cannabis. Même effet que le cannabidiol.. Ou la Wild dagga (Queue de Lion). T'es tout simplement bien, sans soucis. Tu es physiquement et mentalement posé, comme sur un nuage de coton c'est tout.

Ce qui m'a plus c'est la salvia divinorum, enfin c'est ce qui a le meilleur rapport expérience/puissance. C'est léger et ça te fait percevoir les choses autrement pendant 15/30 minutes. Une fois tout me paraissait plat, sans relief, comme l'art naïf, bizarrement...
Ou une fois j'avais ma perception juste derrière ma tête. j'étais moi, mais je me percevais de l'extérieur.. C'est intéressant à vivre et ça rend pas accro.
L'opium par contre je sais que c'est trop bien mais bon, mieux vaut ne pas se laisser aller dans sa consommation.

ATTENTION:
!!LES DROGUES C'EST MAL!! C'EST LE GOUVERNEMENT QUI LE DIT (EVIDEMMENT) !!

patrickle 22 janvier 2019 à 20:54  •   1694

donc, au départ on parlait des psy et on est arrivé à la drogues. je veux bien qu'à l'unif, la fac de psy devait être la plus grande consommatrice de substance étranges et illicite mais quand même. ou alors, il faut consommer pour supporter les psy

Abderianle 22 janvier 2019 à 22:38  •   1717

ptdr !
Je me suis fait la même réflexion. La vitalité de la conscience et de l'analyse, c'est incroyable.
Mais vous remarquerez que c'est la faute de Sanjuro, avec sa culture de jardinier... très spécialisé.
:rejette explicitement la faute sur la figure la plus solaire de la classe:

Kalimaliciale 23 janvier 2019 à 02:11  •   1766

xD alors je vois qu'on a donc le premier de la classe avec un petit coté caustique (Sanjuro) , la gentille et sensible un peu kawaï (Pix), Le bon copain un peu trop sérieux parfois (Patrick) , et le trublion fouteur de bazar en competition amicale mais tenace avec le premier de la classe (Abderian).
Mais c'est trop bien on a de quoi se faire un bon manga les amis ! XD

Abderianle 23 janvier 2019 à 08:14  •   1774

Patrick n'est pas sérieux, c'est un rire-sans-pince, ce qui est différent. 🙂

Pixle 23 janvier 2019 à 09:31  •   1783

XD !! Mais graaaveuuuu !! On peut même demander à Netflix de faire une série !! Sur les Bizarros del apipipotos !!

patrickle 23 janvier 2019 à 10:04  •   1788

ouais et d'abord, arrête de nous mettre dans des cases. je rappelle que pendant il y en qui pense qu'à b... quand il y a de l'orage, eh ben il faut bien quelqu'un pour aller fermer les fenêtres et faire rentrer les chats.

Pixle 23 janvier 2019 à 10:10  •   1789

Mouhahahaha Pat tu me tue !! Mes collègues me voient éclater de rire devant mes écrans.. XD !!!!

(nan merci c'est cool mes abdos et mon pti coeur qui aime rire te remercie ^^ )

Sanjurole 23 janvier 2019 à 11:00  •   1805

@Kalimalicia

Kawaii et non Kawaï, il n'y a pas de tréma en japonais 😬

Arigato gozaimashita !

Pixle 23 janvier 2019 à 11:12  •   1807

gomabseubnida !

patrickle 23 janvier 2019 à 12:37  •   1826

quand on mon fils a utilisé pour la première l'expression kawaii (et je me fous de savoir s'il faut 2 i ou un trema), je l'ai regardé comme s'il était... différent 😄

patrickle 23 janvier 2019 à 12:37  •   1827

pix : j'espère que tu as expliqué à tes collègues pourquoi tu rigolais, sinon ne t'étonnes pas qu'ils te considère comme étrange...

Pixle 23 janvier 2019 à 13:01  •   1829

Non elles me connaissent depuis tellement longtemps qu'elles ne s'étonnent plus de rien, et rient souvent avec moi !
18 ans de maison quand même, elles ont accepté la bête ^^

Pixle 23 janvier 2019 à 13:02  •   1830

Je dirais même que j'ai eu un effet déridant, et ça c'est plutôt très positif !

patrickle 23 janvier 2019 à 14:11  •   1850

quand je dis qu'il faut des gens comme toi au boulot...

Pixle 23 janvier 2019 à 14:13  •   1853

Le souci ce sont mes batteries.. elles se déchargent plus vite qu'avant maladie de merde. Mais bon je tiens 4 journées c'est déjà pas mal ^^ Non un peu dehors aussi.. Mais c'est si bonnnnn de faire du biennnn !! (je sens les coups de bâtons arriver..)

Kalimaliciale 23 janvier 2019 à 15:10  •   1871

Non mais ils sont jamais contents ces sales gosses là ! C'est bien ce que je dis, un manga! Je vais pas jouer la déléguée rassurez moi...
xD

Pixle 24 janvier 2019 à 09:34  •   1985

Kali 😂 😂 😂 Madame madame ch'peux aller à l'infièremeurie j'ai mal au ventre.... 😋

Kalimaliciale 24 janvier 2019 à 13:33  •   2046

On m'a presque traitée de maîtresse en plus.... snif... xD

Pixle 24 janvier 2019 à 14:04  •   2054

XD XD !! Mais ça te va bien ! tu as su choper rapidement nos tempéraments, et.. les sales gosses auraient bien besoin de toi !! :P

Sanjurole 24 janvier 2019 à 14:37  •   2060

@Kalimalicia
Je comprends pas pourquoi tu dis que je suis le premier de la classe. Enfin c'est surtout que ça me fait bizarre j'était toujours à côté de la porte, mais dehors à attendre qu'on me dise de revenir..

SI c'est une question de nombre de réponse, c'est simplement que je suis en vacances depuis un mois et encore pour un mois voire plus alors bon..

Mais j'ai bien rigouillé quand même.

Kalimaliciale 24 janvier 2019 à 14:55  •   2065

Nan c'est parce que tu fais un peu papa qui aime expliquer la manière dont fonctionne les choses ^^ Mais c'est que mon ressenti personnel tu sais ^^
Pis tu as surement du changer/évoluer depuis l'époque des cours que même ! xD
Ah mais t'inquiète pas, je suis aussi en vacance permanentes forcées , je comprends!
Je suis quand même contente de t'avoir fait rire ^^

Sanjurole 24 janvier 2019 à 19:51  •   2086

Ah...

Va au lit il est tard !! 😡 😡

Kalimaliciale 24 janvier 2019 à 19:53  •   2088

Meuh ! Il est même pas 20h ! 😭
*tire la langue*
J'ai même pas peur d'abord.

NonoBZHle 24 janvier 2019 à 20:17  •   2102

Pas le temps d'intervenir que déjà la jactance a vrillé sur d'autres directions. Super riche au demeurant.

J'avais envie de répondre au post du Kalimalicia du 19 janvier en disant que je me reconnaissais dans pas mal de posts que tu pouvais publier sauf sur l'aspect psy qui t'est très personnel évidemment. Puis moi et les psy... Entre ceux qui dorment debout tellement j'ai dû avoir des histoires qui devaient les faire chier comme des rats morts, ceux qui me sortaient que j'avais dressé les personnage du tableau de ma vie et qu'il restait à me dessiner (joli celui-là, il devait avoir la fibre d'un poète et/ou d'une philosophe) et l'autre qui me fait la morale sur comment doit-on se comporter avec ses parents et qu'est ce que l'inceste et le complexe dOdipe... Alors elle, c'était la dernière, le couuuuup de grâââââce. J'avais 20 ans. Après la deuxième séance ma tête a dit : " Votre attitude me fait dire non à la drogue !" Je n'y suis jamais retourné ^^

Mais comment dire avec des mots simples ? On est le 24, la discute a évolué et voilà. "La vie c'est dingue non ? La vie c'est fou quoi. Tout va trop vite, tout va trop vite !" Redouanne Harjane

Et puis je ne sais pas vous mais j'ai comme des soucis avec la temporalité.
je vis des phases spatio-temporelles de malade. Il me faudrait des journées de 48h pour caser tout ce qu'il y a a faire dedans.

Mais rien à voir dans la choucroute du coup là
😈

NonoBZHle 24 janvier 2019 à 20:18  •   2103

*OEdipe

NonoBZHle 24 janvier 2019 à 20:19  •   2104

Dsl pour les fautes. Tape trop vite et pas le correcteur toujours 😉

Kalimaliciale 24 janvier 2019 à 20:50  •   2119

Hey Nono ^^
Ah je te comprends pour les psy, faut dire que je suis habituée depuis mes huit ans à les cotoyer, du coup c'est devenu très linéaire et j'en viens parfois lors des séances à littéralement faire le travail à la place du professionnel xD Mais ça reste un soutien pour quand j'ai la cocotte pleine et sifflante et que j'ai besoin d'évacuer ce que je ressens à une oreille externe. Des choses que je ne m'autoriserais certainement pas à parler avec mes proches , enfin tu vois un peu? XD
Ah le coup de la drogue c'est sympa dis donc... je comprends que t'ai tourné les talons , d'ailleurs c'était bien la meilleure chose à faire, si je peux donner mon avis ^^
Ne t'inquiète pas pour tes soucis de temporalité, je suis soumise au même effet à longeur de... Temps? XD ha ! Je me fais marrer moi même en plus. J'ai eu l'impression d'être dimanche toute la journée et je confirme, les journées sont bien trop courtes pour tout ce qu'on a a faire ou à ne pas faire aussi, parce que ne rien faire et bien ça prend du temps!

NonoBZHle 24 janvier 2019 à 21:25  •   2142

Je regarde le live de Cécile Bonnet sur YouTube "Comment vivre avec ses rayures de zèbre ?"
voir la vidéo

P'têtre en mode monomaniaque sur le sujet en ce moment. Comme le reste, ça ne durera pas ^^

Pixle 25 janvier 2019 à 11:54  •   2285

Les psys.. mais qu'est ce que j'ai pu entendre comme conneries de psycho de comptoir, alors que l'analyse de beaucoup des soucis a été faite dès mes 7 ans (ou un peu plus tard) mais j'ai très vite compris ce que pensaient les gens, mes parents en l'occurrence, les profs, etc.
J'en ai vu des tordus, des qui dormaient et récupéraient les billets en fin de séance, ben oui faut bien qu'ils mangent les ptis choux..
J'ai tout arrêté jusqu'à Môsieur spécial zèbre, et lui il est balaise, pour le moment la tune manque, mais pour le coup le peu de séances que j'ai fait avec lui, m'ont fait du bien.

Mais de toute façon j'ai une dent (ou même plus) contre les médecins, les spécialistes.. ils m'en ont tellement tellement fait voir de toutes les noirceurs en se prenant pour de fin limiers du diagnostic.. des idiots, des vendus, des bons gros trous de balles. La dernière n'était pas des moindre.. du coup je n'ai plus du tout confiance dans le corps médical, à part dans leur aptitude à prendre le fric et à trop regarder Dr. House pour imiter le comportement d'Hugh Laurie.

Une phrase qui m'a marqué : "Vous savez mademoiselle, quand je vous vois, vêtue de noir, avec pleins de tatouages, vous êtes dépressives c'est tout !! "

Péééééérdon?? Un des fameux raccourci clavier que beaucoup de mes deux seins utilisent.. pardon je recommence les jeux de mots débiles, ben oui mais c'est normal je suis tatouée.. En gros les médecins on leur dit voilà, y'a des cases, faites rentrer les gens dedans vous aurez THE diag parfait !

J'ai énormément de grosgros vilains mots dans la tête que je vais taire... parce qu'ils sont vraiment pas piqués des tontons !

Fanny-146le 25 janvier 2019 à 12:15  •   2291

Encore une fois, juste un copié-collé de ton message, pix, et j'aurai dit parfaitement ce que je pense des toubibs et autres psys (et concernant les toubibs, pas que les psychiatres, mais les spécialistes en général (chirurgien, gynéco...), et certains généralistes en particulier)
Là, je me tâte entre tout arrêter, puisque je ne suis pas malade, ou retourner voir une psy vraiment spécialisée HP (comme dit dans un autre post, celle avec qui j'avais commencé à avancer avait dû quitter la région en urgence, sa remplaçante directe m'a fait péter les plombs à force de "mais vous ne pouvez pas ressentir / penser ça ! vous voyez bien que personne ne ressent / pense ça autour de vous !", et l'autre conseillée par ma psy déménagée n'est pas spécialisée HP et n'en parle jamais, même si je sais, par ma psy HP qu'elle a les connaissances pour (et elle l'est elle-même).
La structure spécialisée qui existe dans la banlieue lilloise vient de recruter une nouvelle psy, alors peut-être...

patrickle 25 janvier 2019 à 12:17  •   2292

vous m'inquiétez avec les psy. mon fils en voit une régulièrement depuis deux ou trois maintenant...
en réalités, ils s'entendent bien. elle est elle même HP (elle nous a raconté brièvement son parcours, on voit qu'on est sur quelque chose de... différent, idem quand on voit son cabinet, bien qu'on comprend qu'elle a mis un cadre pour bien dire qu'on et dans une relation patient-psy, c'est une bonne chose) et spécialisé dans les enfants HP. quand il la voit régulièrement, il est plus calme, plus serein,...

je pense aussi que les notions de HP, zèbres sont assez récentes, donc le corps médical tatonne encore, a des doutes et des erreurs, le corps enseignant (et vous connaissez le point commun entre un Tampax usagé et un prof à la retraite ?) ca balbutie. peut-être que dans 20 ou 30 ans ce sera mieux gérés.

pour tes gros mots, tu peux les lacher, il parait que la vulgarité est un signe d'intelligence. Pardon, je recommence : pour tes putains de gros mots de mes deux, tu peux nous faire gicler, il parait qu'une fucking vulgarité est un putain signe d'intelligence de sa race, bordel de merde.

Fanny-146le 25 janvier 2019 à 12:39  •   2295

Si la psy qui voit ton fils est spécialisée, et que tu vois des améliorations, je pense que tu n'as pas à t'inquiéter. C'est dans ce domaine-là comme dans les autres, il y a des bons et des mauvais. Ou plus exactement, des qui nous conviennent et des qui ne nous conviennent pas (bon, ok, y a des vrais mauvais aussi)
Le corps médical, effectivement, c'est pas ça... Ma généraliste a fait quelques recherches après qu'elle a commencé à me suivre, mais elle ne connaissait pas vraiment. Le psychiatre vu hier s'est bien demandé pourquoi je mentionnais mon test, vu qu'il ne voyait pas du tout ce que ça pouvait lui faire que j'aie une bonne mémoire ou que je sache résoudre des puzzles ou faire du calcul mental : apparemment, la notion d'hypersensibilité, il a zappé le cours.

Quant à l'éducation nationale... Si tu savais ma souffrance de n'avoir rien réussi à faire pour un gamin HP l'an dernier. Il était en refus total de l'école, sa mère, enseignante, est arrivée en disant "il est HP, faut vous adapter", mais sans donner aucune piste. J'ai fait quelques recherches, essayé d'appliquer quelques astuces (genres les leçons sous forme de carte mentale plutôt qu'un gros bloc de texte), mais rien à faire. C'est pas pour rien que les zèbres sont à la fois tous similaires, et aussi différents que des empreintes digitales. J'ai une autre élève HP, qui sait que je le suis aussi. Parfois ça lui fait du bien de savoir que je comprends, que je ne me dis pas "mais quelle tarée" quand elle a une réaction bizarre. D'autres fois, je pense que ça lui pèse, parce qu'elle voudrait être juste "normale", et donc, ne pas avoir ce point commun avec moi.
Après, tant qu'ils seront 28 dans une classe, avec le même programme à faire pour tout le monde, puisque le même examen à la sortie, et que parmi ces 28, il y aura 2 non-lecteurs, 3 dyslexiques (à des degrés divers), 1 phobique scolaire, 1 ou 2 HP, 4 gamins pas éduqués, 4 sur-protégés par leurs parents qui leur mettent une pression de dingue... je sais pas comment on peut être efficace comme ça...
Et on n'a aucune aide, aucun conseil des gens qui sont censés être là pour nous aider... "pédagogie différenciée", ils n'ont que ce mot-là à la bouche. Mais ils maintiennent le même examen pour tous à la sortie. Alors, je veux bien, par exemple, reprendre les bases de la lecture avec le gamin qui vient d'arriver en France (même si je sais pas le faire, je suis pas instit, pas formée pour apprendre à lire et écrire à un gamin, je veux bien essayer de le faire avec les moyens du bord, parce que les structures adaptées sont surchargées), mais pendant ce temps-là, je m'occupe pas des autres, qui ne sont pas autonomes (même les bons, même dans un bon établissement : si le prof ne surveille pas, les gamins ne bossent pas voire en profite pour faire les cons), mais je lui dis quoi : t'es en 4ème parce que tu as 13 ans, l'an prochain, tu iras en 3ème, et tu passeras le même brevet que les autres, même si t'as qu'un an de français derrière toi, alors tu l'auras pas, parce que c'est impossible, et on t'enverra en lycée professionnel, où tu feras un truc manuel qui ne te plaira pas forcément, parce que tu as peut-être / sans doute les capacités et surtout l'envie de faire des études générales, et que c'est ce que tu aurais fait si ta famille n'avait pas été obligée de te déraciner. Alors tant pis pour toi, t'es pas capable d'avoir le bon niveau au bon âge, alors tu seras pas le médecin, l'avocat, le prof, l'ingénieur que tu aurais peut-être pu / voulu devenir, parce que j'ai adapté mes cours à ton "niveau", ou plus exactement à ta situation, mais en faisant ça, je t'ai aussi privé d'un parcours "normal"...

Kalimaliciale 25 janvier 2019 à 13:52  •   2301

" Pour tes putains de gros mots de mes deux, tu peux nous faire gicler, il parait qu'une fucking vulgarité est un putain signe d'intelligence de sa race, bordel de merde. "

Je l'aurais pas dit autrement putain xD

😂

Pixle 25 janvier 2019 à 16:14  •   2321

XDXDXDXDXD !!! Kali !! Ma kali !!!

Bon sinon maintenant il y a les psys spécialisés HP et pour le coup, franchement je pense qu'ils sont vraiment plus à même d'aider nous (oups.. j'mets les à l'envers mots)

Pat : Si elle est HP et que ça passe avec ton rejeton, je pense que c'est parfait !! Le lien est tellement important !

Abderianle 25 janvier 2019 à 17:04  •   2331

@Fanny-146 : Je suis bien d'accord avec toi sur le constat de l'Education Nationale, et les réformes qui vont dans le sens d'une réduction des effectifs des enseignants et d'une augmentation du nombre d'élèves par classe augurent tout l'inverse de ce qu'il faudrait faire. Mais on va pas se mentir : un élève coûte trop cher, les gens du bas sont souvent des fumistes ou des inaptes, donc comme toujours seuls ceux à fort bagage culturel pourront s'en sortir. Ne culpabilise pas sur ce point, c'est l'atrocité imbécile du système qui rejette la faute sur les enseignants, car la "pédagogie différenciée" c'est la façon détournée de dire "occupez-vous de tous comme s'ils étaient seuls" et les quelques âmes qui doivent prévoir 6 tests différents et 10 polycopiés de synthèse par semaine finissent par rendre les armes.
La France, quoi.
😡

Fanny-146le 25 janvier 2019 à 23:08  •   2384

Merci Abderian, ça me rassure de voir qu'il reste encore quelques personnes qui ont le sens des réalités... Effectivement, un élève coûte trop cher, et les idées qu'on pourrait avoir (et que des enseignants ont depuis toujours) coûtent encore plus cher, alors on les teste un an ou deux dans des bahuts "pilote", on voit que ça marche... et on arrête l'année suivante, parce que si la bonne idée fait tache d'huile, ça coûtera vraiment trop cher...

Abderianle 25 janvier 2019 à 23:22  •   2387

Exactement !
Ce qui finit par me révolter en revanche, c'est la honteuse "mensongerie" des ministères, qui déjà du temps du latin prétendait ne point enterrer la langue ancienne, ne point sacrifier les territoires ruraux et ne point creuser les inégalités. Et comme par hasard, deux ans plus tard, le latin s'éteint et s'étiole encore... Et le Ministère de dire qu'il fallait bien faire face à la pénurie de certifiés/agrégés en lettres classiques. Un serpent qui se mord la queue, un scorpion qui se prend le dard... 😡

Fanny-146le 25 janvier 2019 à 23:39  •   2392

Me parle pas du latin... Dans mon bahut, ça cartonne. J'ai la chance d'avoir globalement la côte avec les élèves. Alors, j'ai "trop" de volontaires. Heureusement, les textes officiels sont très clairs ! "L'inscription est de droit" et "au-delà de 30 élèves, on ouvre un deuxième groupe". Sauf que, la clarté et la logique s'arrêtent là... Oui, on ouvre un deuxième groupe, mais est-ce qu'on a des moyens en plus ? Bah non... Alors pour me permettre d'assurer ces heures-là, on enlève des heures de soutien, de dédoublement dans d'autres matières, etc. C'est top pour être populaire auprès des collègues !

Abderianle 25 janvier 2019 à 23:46  •   2395

Avec la réforme du lycée, la concurrence entre profs populaires va faire rage puisqu'il faudra choisir entre la raison, le coeur, et ceux qui notent bien.
Eh oui, le gâteau de l'EN est limité, donc ce que tu prends pour les élèves tu l'ôtes à tes collègues. Hey, c'est pas comme si ça fonctionnait comme une mutuelle de l'intelligence... 😬

Sanjurole 26 janvier 2019 à 01:22  •   2411

J'ai entendu un truc aujourd'hui de Philippe Pascot, bon je connais pas le type mais il dit que pour l'admission d'un prof au concours il lui faut au moins 3,5/20, et un an après il est titulaire..

J'y connais rien donc peut-être en que vous en savez plus ..

Fanny-146le 26 janvier 2019 à 06:48  •   2420

Je ne connais pas non plus le bonhomme, mais il force à peine le trait malheureusement. J'ai eu mon concours il y a environ 15 ans. L'année où je l'ai passé, il fallait avoir 4,44 de moyenne à l'écrit pour avoir le droit de passer l'oral...
Ensuite, c'est très variable, selon les matières, les années, etc. Et ça fait un bout de temps que des postes restent non-pourvus chaque année, faute de candidats au niveau.
Pour défendre un peu les candidats, il faut reconnaître que certaines épreuves (ou dérives de jurys à l'oral sont débiles). Reste que le manque d'attractivité de la profession, sa mauvaise image dans l'opinion font que l'état a les candidats qu'il mérite.
Le pire ? Les candidats recalés, s'ils ont besoin de bosser, peuvent s'inscrire au rectorat pour être remplaçant. Et du coup, on pioche parmi les recalés pour occuper les postes qu'on leur a refusé 2 mois plus tôt (et directement à temps plein et sans aucune supervision d'un prof expérimenté, contrairement à un stagiaire qui travaillera à mi temps, étant en formation le reste du temps, et aura un collègue expérimenté comme maître de stage). Ils n'ont toujours pas le niveau, mais on les paye moins cher...

Abderianle 26 janvier 2019 à 14:04  •   2446

4.44 de moyenne 😄
Belle analyse Fanny-146, mais il y a aussi des contractuels compétents qui d'ailleurs souvent ne s'engagent pas dans le concours. Et il y a des titulaires qui ne font absolument rien, ou qui le font très mal. Les concours ont cependant été réformés pour coller un peu plus au caractère "professionnel" de la vocation, avec des oraux axés sur des perspectives pédagogiques.
Ceci dit, beaucoup de stagiaires sont maintenant plus âgés qu'il y a 15 ou 30 ans, et il n'y a presque que ceux-là qui tiennent, vu qu'il faut des points (et donc femme(s) [^^] et gosses) pour éviter les endroits où personne ne va, et personne ne veut aller. Du coup, il faut peut-être en effet faire mariner les contractuels pour être sûrs qu'ils adhèrent ensuite une fois en voie de titularisation. Beaucoup de jeunes recrues arrêtent leur stage devant les perspectives qui leur sont offertes pour 5 ou 8 ans, quand un contractuel peut espérer des postes fixes sur l'année dans des endroits très agréables...

Fanny-146le 26 janvier 2019 à 14:23  •   2450

Je te rejoins totalement sur le fait qu'il y a de très bons contractuels et de très mauvais titulaires ! Je n'ai pas vraiment suivi l'évolution des concours, mais je côtoie des stagiaires dans mon bahut (soit juste avant le capes, soit stagiaire en responsabilité), et la motivation n'est pas leur qualité première...
Quant à être contractuel dans des endroits agréables, ça arrive, effectivement, même s'il y a plus de remplacements dans les endroits pourris où les titulaires craquent. Et puis, il ne faut pas avoir de projets de vie impliquant des revenus fixes...

Abderianle 26 janvier 2019 à 14:30  •   2451

C'est sûr. A l'image des surveillants, d'ailleurs... A croire que l'Education Nationale a bien compris qu'elle n'était plus le lieu d'une carrière (sauf pour les agrégés syndicalistes).

Fanny-146le 26 janvier 2019 à 14:39  •   2456

Partout où je suis passée, j'ai toujours eu de bons rapports avec les surveillants, que j'ai toujours considérés comme des collègues, et pas des "tâcherons" que tu envoies faire des photocopies ou distribuer des papiers. Dans mon bahut, cette année, il y a presque exclusivement des nouveaux, pas mal qui se destinent à l'enseignement. Comme il y a des heures d'aide aux devoirs à encadrer, on a formé des binômes "un prof / un surveillant", sur une ou deux heures par semaine et par surveillant, sur leur temps de travail. C'est des gamins volontaires, en effectif réduit. On s'était dit que ça leur plairait de bosser un peu différemment de classer des dossiers, appeler les parents des absentéistes ou surveiller une perm surchargée. Et qu'en termes de formation, c'était formateur d'être associé à un prof, voir comment il explique, s'adapte à chaque gamin, trouve différentes façons de revenir sur une notion, jusqu'à trouver celle qui parle à un élève particulier. Le créneau a été intégré à l'emploi du temps de chacun, il a été prévenu. La première semaine, j'ai les retours de mes collègues (je chapeaute les heures d'aide aux devoirs) : "Mais, tu m'avais dit qu'il y aurait un surveillant avec moi, et y avait personne." Je vois les surveillants : "Ah, bah on a oublié". Re-belote la semaine suivante, du coup, je fais intervenir la direction : "Ah, bah on a oublié". Ca a duré 4 ou 5 semaines... Le seul truc qui a marché : le jour où l'adjointe leur a dit que ce serait retenue sur salaire s'ils n'étaient pas à l'endroit où ils devaient être, à l'instant T. Et le pire, c'est que maintenant qu'ils assurent ces heures, ça se passe bien, et ils ont l'air d'apprécier. Alors quoi : pure fainéantise ? Ou le refus d'un cadre de travail fixe présenté comme la caractéristique de base de la génération Y ou Z (je sais plus, j'ai déjà vu les deux, je crois que c'est pas la même en plus, mais la flemme de chercher)

Abderianle 26 janvier 2019 à 14:45  •   2460

Une excellente idée, mais ton constat confirme un sentiment : ceux qui travaillent dans l'Education Nationale, n'y sont-ils pas toujours quelque part par défaut ? Car la vocation (Beruf, Beruf !) est rare (comme partout, non ?! (A)) et beaucoup sont trop mécontents de leurs conditions pour vraiment en tirer plaisir, le prof passant quand même son temps à se plaindre. Ne serait-ce que des salaires. Alors, pourquoi ne font-ils pas cadres dans le privé, s'ils sont tous si mécontents ? Mais peut-être est-ce aussi une constante dans notre espèce de se plaindre de son boulot et de toujours trouver qu'on serait mieux ailleurs, sans jamais rien faire pour l'atteindre (à quelques exceptions près, bien sûr...).

Fanny-146le 26 janvier 2019 à 15:05  •   2464

Je peux essentiellement parler pour mon cas personnel, et quelques collègues avec qui j'ai eu l'occasion de discuter de la question.
Pour les gens qui ont "la vocation" (dont je suis : j'ai dit que je voulais être maîtresse d'école à partir du CP, parce que j'ai eu une instit formidable, et mon projet s'est affiné par la suite), je pense qu'on "choisit" le métier avec l'idée de transmettre, avec le goût du contact avec les élèves... Ayant fait ce "choix" quand j'avais 6 ou 7 ans, je pense qu'on peut difficilement m'accuser d'avoir formé ce projet professionnel pour les soi-disant 18h de travail hebdomadaire ou les vacances scolaires. Et ensuite, bah... j'ai découvert l'envers du décor. Elève, je ne voyais pas que mes enseignants passaient des plombes à remplir des documents inutiles, à cocher des cases, à assister à des réunions d'encu**** de mouches... En découvrant tout ça, j'ai eu l'impression qu'il y avait eu "tromperie sur la marchandise".
Mais même si j'avais la possibilité matérielle de faire autre chose, je sais pas si je le ferais, parce qu'aucun autre métier ne me permet le même contact avec les élèves.
Je ne vais pas être hypocrite et dire que je n'aimerais pas être payée mieux. Si on me donne plus, je le prends.
Mais je verrais aussi dans la revalorisation salariale une façon de revaloriser la profession dans la société. J'ai été confrontée au mépris de deux types de gamins, en bossant dans deux bahuts très différents : celui qui te méprise (ou en tous cas, méprise ta fonction et l'institution scolaire) parce qu'à 13 ou 14 ans, il gagne déjà plus que toi en petits trafics (ça a l'air cliché, mais c'est du vécu. Et à 13 ou 14 ans, on n'a pas forcément conscience du caractère précaire de la fonction de guetteur ou petit dealer) ; et, à l'opposé, celui qui te méprise parce que ses parents, qui ont fait des études similaires aux tiennes (longueur et difficulté) gagnent 3 ou 4 fois plus. Dans les deux cas, l'école n'apparaît pas du tout comme le lieu qui va leur permettre de "s'élever" dans la société, parce que ses propres "employés" n'ont pas l'air de s'en sortir super bien...

Comme on le disait un peu plus haut aussi, la faiblesse des salaires fait aussi que les meilleurs dans certains domaines choisissent autre chose (je pense là surtout aux scientifiques, qui se tourneront plutôt vers les écoles d'ingé...). Dans les domaines où les débouchés sont moins nombreux, j'ai vu trop de passionnés de littérature (ou de philo, ou d'histoire), devenus profs parce que c'était le débouché "logique" et le plus répandu, et qui n'avaient pas compris qu'ils ne vivraient pas au quotidien, en préparant un cours sur le présent de l'indicatif et en le présentant à des gamins de 12 ans, ce qu'ils avaient vécu à la fac en bossant à fond sur un sujet bien pointu, et en présentant un mémoire devant d'autres passionnés de littérature, philo, histoire. Ces gens-là font des profs malheureux... et des élèves malheureux.

Davidle 28 janvier 2019 à 23:05  •   2803

Hello,

J'aime ce forum où chaque sujet est l'occasion de digressions imprévisibles :)

Je ne pourrais me prononcer sur l'éducation nationale, mais si il y a bien sur des pas mal de profs par défaut, je constate que autour de moi des gens se tourne vers ce métier en "seconde carrière", à une période de leur vie dans laquelle ils cherchent à mettre un peu plus de sens dans leur activité professionnelle...

Pour revenir au sujet initialement évoqué, j'ai toujours constaté cette "différence" aussi, et je crois que dans mon cas, cela vient essentiellement d'une pensée arborescente, qui donne peut-être plus la faculté d'être dans l'observation de soi tout en agissant (et en communiquant) avec les autres. Peut-être aussi un peu d'une empathie assez importante et dans le fait de peut-être considérer comme évident des choses qui ne le seraient pas pour d'autres, ce qui peut créer un décalage sur le plan émotionnel.

Concernant l'aspect de sentir faux, c'est quelque chose qui m'a soucié aussi. J'ai récemment commencé à être un peu plus indulgent avec mon faux-moi, à me dire que si je suis comme ça en beaucoup de circonstances, c'est surement que c'est un peu moi quand même, et à essayer de faire baisser ma pression pour tenter de mettre un peu plus de moi dans ma façon de communiquer. Quelque chose comme s'accepter et essayer de travailler à un changement progressif.

J'associerai le terme « syndrome de l'imposteur » plutôt au fait de dévaloriser son travail et de douter perpétuellement de la qualité de ses accomplissements ou au moins de son mérite personnel vis-à-vis de ces accomplissements. Mais les deux problèmes sont probablement liés...

Stickle 29 janvier 2019 à 19:35  •   2878

Bonsoir.
Qui sommes nous derrière nos masques ?
Des gens sensibles, émotifs je suis aussi HPI mais je me cache, trop différents des personnes neurotypiquesqui ne comprennent pas et qui ne comprendront jamais.
Les seules personnes qui le savent ma psychiatre et ma psychothérapeute.
J'ai parfois honte de moi, bac pro, BTS et licence en informatique sans aucun effort, j'ai l'impression d'être un usurpateur.
Difficile pour moi de travailler en équipe car je dois à chaque fois faire attention de ne pas trop en faire.
Réunion de travail, je me tais.
C'est très dur de vivre comme ça !
Peur que mes propos dérangent, j'ai vécu des moments difficiles en voulant donner mon avis.
J'ai l'impression d'être un martien.
Gros soucis avec les ingénieurs, j'ai l'impression qu'ils ont peur que je leur pique leur place alors que je ne soumet que des solutions.

patrickle 29 janvier 2019 à 19:52  •   2880

la 'gestion' des masques est souvent problématique. parfois, je ne sais plus si je suis quelqu'un de froid avec un masque de personne enjouée ou le contraire.
la réunion, j'ai eu une formation qui expliquait que tout le monde ressentait le sentiment de soit parler trop soit parler pas assez.
en général, dans les grosses réunions, quand c'est un sujet auquel je suis intéressé, je parle pas mal mais j'ai du mal à structurer ce que je dois dire, alors je je prépare souvent à l'avance. c'est dur aussi de savoir s'arrêter avant d'entrer trop dans les détails (ou que ca commence à emmerder les autres). je reste aussi assez bloqué par rapport à ceux qui sortent des évidence (les yaka faukon) et qui ne connaissent pas le dossier ou le domaine, ou alors ceux qui ont des vrais talents d'orateurs.
j'aime bien les petites réunions à 3 ou 4 (je dis toujours qu'au dessus de 6, c'est le bordel), d'une vingtaine de minute avec des sujets concrets et des décisions concrètes.

il y a un texte de PArkinson (pas celui de la maladie) expliquant le paradoxe de la cabane à vélo et la centrale nucléaire. parkinson explique notamment que les spécialiste d'une question n'ose pas parler en réunion car ils savent qu'ils ne seront pas compris.

enfin, les ingénieurs, t'en fais pas on y trouve aussi des HP. et s'ils ont peur que tu piques leur boulot, c'est que c'est pas des bons ingénieurs (et donc pique leur place, ca ferait du bien à la société :) )

Pixle 05 février 2019 à 17:03  •   3328

Comme toi Pat, j'ai beaucoup de mal a ordonner, à synthétiser (et à ne pas partir complètement sur autre chose) ce que je veux dire, et j'écris souvent, avant histoire d'éviter que ça parte en couille. Encore plus en réunion ou parfois les collègues disent des trucs tellement absurdes ou injustes que je me retiens d'exploser..

@Stick : Quelle chance ces facultés de faire tout finger in the nose..

Moi pour le coup les études, à part les matières bios, médicales, et sociales, où c'était effectivement facile parce que passionnant, le reste.. me faisait chi.. du coup je ne retenais qu'avec un bachotage et des écrits méticuleux que je refaisais pour peu à peu mémoriser avec beaucoup d'efforts..

Abderianle 05 février 2019 à 22:14  •   3393

Cela n'a rien à voir, mais tous les trucs médicaux, moi... j'ai le syndrome de l'étudiant en médecine. Même la Méthode Scientifique de F. Culture sur les cancers, je tiens pas plus de 30mn, sinon j'ai l'impression d'aller devoir faire un tour aux urgences.
Oh, si, pour faire un lien genre je-ne-suis-pas-si-arborescent, n'est-ce pas la réussite absolue de l'IP-qui-n'est-plus-un-imposteur que de se dépersonnaliser ainsi du corps des études et ne pas faire de sa chair le terrain propre de vaticinations délirantes ?

Pixle 06 février 2019 à 19:13  •   3549

Hahaha Abderian, clairement si tu regardes les symptômes de pas mal de maladie, on en a tous, et si en plus on y prête trop attention.. Je me retiens d'associer tous mes maux, sinon c'est trop flippant ! (putain j'ai le générique d'urgence dans la tête...)

Merci j'ai appris un nouveau mot !! Vaticiner ! Cool ! Bon sinon oui va pas délirer dans ta chaire.. Gnié?

Abderianle 06 février 2019 à 22:04  •   3565

... Dans ma chaire ?
... tant que tu ne me fais pas de /saignées/, pourquoi dire non ?! 😛

Pixle 10 février 2019 à 12:22  •   3943

Oh non pas de saignées ça tâche les draps ? ou alors je chope un vampire et je le fais boire direct ?

Stickle 18 février 2019 à 20:04  •   4525

Bonjour à tous

Je viens de commencer à lire les posts du sujet.
Je viens lire le premier pavé de Kalimalicia, fulgurant de ressemblance avec ce que j'aurai pu écrire moi-même !!!
Je continu la lecture

Stickle 18 février 2019 à 21:04  •   4527

Et oui je lis dans le désordre sale habitude.
Les diplômes je les ai passé par le biais de formation et le BTS par la VAE.
Une forme d'éducation qui me convient.
A l'école ça ne fonctionnait pas.
Rédaction, dicertations constamment hors sujet.
Mes meilleurs notes étaient l'histoire géographie, les sciences....
Le reste ne m'intéressait pas.
Du mal à comprendre l'énoncé en math.
D'autres ont ils connu ?
J'aime apprendre seul à mon rythme.
Cela correspond mieux à ma personnalité solitaire.

Zebra3le 18 février 2019 à 21:08  •   4528

Oui Stick, comme toi il m'arrive aujourd'hui de ressortir les livres de physique pour repenser des process de fabrication par exemple. Et j'adore ça alors que gamin je n'y comprenais rien. Histoire de méthode peut-être....

Siryack7le 19 mars 2022 à 01:14  •   77379

Envie de resortir de veilles discussions... 😜

Succubettele 19 mars 2022 à 17:24  •   77419

@Siryack7 ah oui! effectivement près de 3 ans après!😂 Ok c'est bien joli mais t'en dis quoi toi du coup pour relancer?😜

"Différence et syndrome de l'imposteur"...ça me fait penser à une chanson de Taïro tiens!🙂

Siryack7le 19 mars 2022 à 18:38  •   77433

😄 Le truc qui m'enquiquine...
Moi, rien, justement. Je m'attendais à des fed-back d'autrui.



Et c'est quoi alors ta chanson de Taïro ?! Poste là ! @Sucubette. 😉


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