Vous avez dit... atypique ?

Faut il se perdre pour se trouver ?

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Faut il se perdre pour se trouver ?
Serenale 16 octobre 2019 à 15:18

"faut il se perdre pour se trouver?" ceci est le slogan d une pub pour la Lufthansa, mais qui, je trouve, pourrait bien nous définir, nous les atypiques. Tous nos doutes, nos remises en questions, nos égarements...nous poussent toujours un peu plus à s améliorer, à progresser vers une meilleure connaissance de soi et du monde environnant. Plus de lucidité. Mais du coup, je me pose cette question : les non atypiques qui ne sont pas parasités comme nous par des troubles, qui ne s embrouillent pas l esprit avec des pensées envahissantes, qui tracent leur chemin tout simplement, qui semblent sûrs d eux, qui disent se connaître...sont ils plus heureux pour autant ? 🤔 Ne passent ils pas à côté de l essentiel ?

Fropople 16 octobre 2019 à 15:38  •   21888

@Serena
Je ne pense pas qu'ils "tracent leurs chemin tout simplement", ils semblent d'avantages sûr d'eux car ils possèdent, je pense, des convictions qui les rends plus "solide" mais qui doit réduire leur champ de vision.

Passent-ils à coté de l'essentiel ? Je ne pense pas, ou du moins ils passent à coté de ton essentiel et de tes valeurs de vie, mais cela ne nous dit rien sur la justesse de leur chemin ou sur leur bonheur

Papoumle 16 octobre 2019 à 18:17  •   21920

"La confusion est la porte d'entrée à la réorganisation des perceptions" 😬
C'est un présupposé de base en hypnothérapie 🙂

Autrement dit si tout est bien organisé au royaume des pensées alors il n'y a rien à réorganiser... sauf que dans la tête de gens comme "nous"... bah c'est le bronx en permanence 😵 😂

Après je me suis souvent posé la question si la vie serait plus heureuse si tout était calme... je dirais plus facile (peut etre) moins de questions existentielles (sûrement) mais pas plus de bonheur je crois, parce que finalement sont ils plus heureux ???

La réponse au bonheur je crois ne se trouve pas dans le fait d'être atypique ou pas mais dans la recherche et l'acceptation de qui nous sommes profondément 🤔

C'est une piste, je n'ai pas d'idée arrêtée 😉

Clivele 16 octobre 2019 à 18:31  •   21923

Faut-il se perdre pour mieux se retrouver ? Indubitablement.

Est-ce une histoire d'être atypique ou pas ? Je trouve le critère plutôt curieux. On a chacun son évolution, ses choses à expérimenter. Pour certains la voie peut sembler simple... mais le constat ne se ferait qu'en empruntant leurs chaussures et en essayant, avant tout diagnostic prématuré.

Savoir sortir de sa zone de confort, de ses préjugés et certitudes, changer de point de vue et prendre du recul, ça aide énormément. C'est plutôt dans ce sens que je prends l'expression "se perdre". Quant à ce qui est de se retrouver. ... ....... 😀

Serenale 16 octobre 2019 à 19:43  •   21932

La remise en question n est pas donnée à tout le monde, je pense. On a cet avantage, comme dit @Papoum de vouloir remettre de l ordre dans notre désorganisation intérieure si particulière, ne serait ce que pour éviter de se perdre de vue. Tout va tellement vite chez nous....

Clivele 16 octobre 2019 à 21:45  •   21948

Ok, on range plus vite, mais si c'est plus le bazaar ? Au final, ça revient au même ! 😜

Sinon Papoum j'ai un peu de mal avec la vision occidentale du bonheur, en gros l'objectif à atteindre. Pour moi c'est plus un cheminement... qui passe comme tu le dis dans l'introspection et l'acceptation de qui on est et ce qu'on est.

katian_le 17 octobre 2019 à 02:20  •   21961

Le sujet de ce fil m'évoque la "désintégration positive" de Dabrowski 😉

ouestlebonheurle 17 octobre 2019 à 11:02  •   22001

Non je ne pense pas qu'il faille se perdre dans nos méandres personnels pour se trouver. Savoir qui tu es, tes forces, tes défauts, tes valeurs, ta vision de ton avenir.
Il y a ceux qui savent tout cela sans s'être perdu car cela partie de leurs apprentissages enfant. L'estime de soi est là. Les bases de connaissance et confiance sont là.
Pour ceux qui ont eu un décalage ou un "trou", oui il faut le vouloir pour se trouver et ca passe par une mécanique de recherche qui implique bah de se perdre un peu (imaginez un labyrinthe, tout le monde ne trouve pas la sortie du 1er coup, et tout le monde n'y va pas les yeux fermées en disant "finger in the noise")

Ensuite la question d'être atypique ou non, c'est juste que certains d'entre nous n'ont justement pas du cet apprentissage du vrai SOI enfant ce qui conduit effectivement à un décalage de plus en plus prégnant en fonction du contexte et de l'âge.

Réfléchir tout le temps permet-il d'aller plus vite ou pas à se trouver ? Pas forcément. Moi j'imagine ça où comme "choisir c'est renoncer" bah j'expérimenterais bien toutes les pistes ... Et puis il faut savoir repartir en arrière.
Bref sujet intéressant mais juste que cela met en exergue les atypiques qui n'ont pas su à temps pour ne pas se perdre :p

ARPEGEle 18 octobre 2019 à 22:47  •   22109

Bonsoir à tous, je dirais également que lorsqu'on se perd, on finit par se retrouver, et pas par se trouver. On évolue avec le temps et les différents chemins que prennent la vie, bons ou mauvais. Mais la base de ce que l'on est se trouve enfouie en nous. On se perd parfois par envie d'être à l'opposé de ce qu'on est où pour casser l'image qu'on donne. Mais c'est parfois bénéfique et enrichissant de sortir de sa zone de confort pour mieux se recentrer.

Gwenouillele 19 octobre 2019 à 21:21  •   22193

J'avais lu "faut-il se pendre pour se trouver" :')

katian_le 19 octobre 2019 à 21:22  •   22194

@Gwenouille 😂

Uneconsciencele 14 octobre 2025 à 20:15  •   128755

Oui, je pense que les personnes neurotypiques sont en général plus heureuses que les neuroatypiques. Mais je ne crois pas que le bonheur soit forcément l'objectif à poursuivre à tout prix. Si le bonheur se trouve dans l'inconscience, alors je n'en veux pas. (Je ne suis absolument pas en train de dire que les neurotypiques sont inconscients, je prends simplement l'hypothèse de l'inconscience liée au bonheur pour expliquer mon point de vue.)
Peut-être que ma corrélation est abusive, mais en tout cas j'ai personnellement des tendances dépressives assez fortes, avec notamment un épisode de dépression qui a duré au moins sept mois ("au moins" car c'est la durée minimale que j'ai reconstituée par la suite en fonction des événements qui se sont produits à l'époque, étant donné que j'avais perdu toute notion du temps). Si on me proposait aujourd'hui de ne jamais avoir été HP et ne jamais avoir vécu ça, il serait hors de question pour moi d'accepter. Et pourtant je sais que la tentation serait extrêmement forte.

donissanle 23 octobre 2025 à 21:47  •   128868

sur le post un peu ancien de @Papoum je vois une analyse des plus pertinentes. Le problème est moins de se retrouver que de finalement prendre conscience de qui nous sommes réellement une fois retirées les contingences (habitudes et horizons de vie). Ce en quoi contribuent changements et déracinements constitutifs d'autant de petites morts

PlumedeLouple 07 février 2026 à 13:32  •   129677

Se perdre n'est pas une vertu en soi. C'est juste que certains d'entre nous n'ont pas le choix. Notre structure psychique nous impose de traverser le labyrinthe.
Quant aux non-atypiques, ils ont probablement choisi de ne pas regarder. Ils confondent confort et bonheur, performance sociale et authenticité. Ils ne passent pas à côté de l'essentiel, ils l'ont juste enfoui sous des couches de conventions.
Sont-ils plus heureux ? Peut-être. Mais de quel bonheur parle-t-on ? Celui de l'ignorance tranquille, ou celui de la lucidité consciente ? Le premier coûte moins cher en énergie, et le second coûte plus cher en solitude.
Ce qui compte, je crois, ce n'est pas de se perdre pour se trouver, mais de ne pas se mentir une fois qu'on s'est perdu, et de s'accepter avec toute la bienveillance possible quand on s'est retrouvé.

PomDofinele 11 février 2026 à 10:12  •   129693

"Faut il se perdre pour se trouver"

Le sujet introduit par Serena et son explication me parlent . Je lis et interprète à ma façon: il y a une souffrance dans cette " embrouille" de nos cerveaux ? Et un effort à fournir pour nous les atypiques pour atteindre un bonheur dont les non atypiques jouissent, eux, spontanément ? Une injustice en quelque sorte entre eux et nous pour accéder au bonheur? ( Bonheur ou calme ??)

J'ai cette sensation d'injustice. Et de difficulté d'accès au calme intérieur. Entourée de gens pour qui tout semble si aisé.

Deux idées me viennent à ce sujet
- en physique il y a une notion de déséquilibre, d' équilibre instable et d'équilibre stable.
Un équilibre stable va revenir à sa position après avoir subi une force perturbatrice. ( A comparer au fonctionnement neurotypique?)
Un équilibre instable va immédiatement sortir de son équilibre si une perturbation l'impacte. ( Les neuro atypiques?)
Une situation de déséquilibre est en évolution. ( Vers un autre déséquilibre ou un équilibre) ( Les neuro Atypiques?)

Personnellement je me sens en déséquilibre permanent. Ou occasionnellement en équilibre instable. C'est à la fois passionnant et épuisant. Ce n' est pas un choix, c'est un fonctionnement. Et quand me vient l'envie de me reposer, me poser, stopper ce flot intérieur , il me faut faire un effort ( un de plus, comme si je n'étais pas déjà à mon extrême limite). Et à ce moment je me sens envieuse des non atypiques pour qui tout semble si facile : ils seraient en situation d'équilibre stable quasi permanent.

Mais ... Dans l'univers l'entropie augmente. C'est à dire que l'univers génère de l'instabilité. Donc... Ce n' est toujours pas un choix mais nous sommes dans nos instabilités en cohérence avec ce grand fatras universel qui bouge et évolue.

- la deuxième idée qui me vient est la notion de handicap. Eh oui, suite au diagnostic est tombée sur moi la notion de situation de handicap. Et là j'attire l'attention sur le fait que ce n' est pas la pathologie ( au sens ici du DSM5) qui est un handicap mais l'environnement non adapté à ma spécificité qui me met en situation de handicap. ( Faute à l'environnement et non à moi en somme).
Et c'est d'ailleurs un peu l'objet de mon inscription récente sur ce site : est ce que au sein de personnes atypiques, ne serions nous pas moins perdus ? Moins dans l'effort permanent pour nous trouver? Car sommes nous en réalité dans la recherche de nous, ou dans la recherche d'être acceptés, reconnus, aimés dans un monde qui n'est pas comme nous et ne nous comprend pas?

Pour conclure
A/ Se perdre Versus se trouver= Est ce vivre dans l'instabilité Vs chercher la stabilité. Que cette démarche soit choisie ou non. Constructive ou non. Souffrance ou non?
B/ se perdre Vs se trouver= Est ce vivre dans un environnement qui ne nous correspond pas Vs trouver un entourage qui nous correspond mieux?


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