Vous avez dit... atypique ?

L'adolescence des neuroatypiques.

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L'adolescence des neuroatypiques.
Sebunkenle 14 février 2020 à 12:31

Yo.

Voilà je me demandais juste comment vous avez vécu ( ou survécu ) à votre adolescence.

Dans ce moment où l'on est en pleine chrysalides, en construction et en perte de repères par rapport à son identité. Et ou l'on est très fragiles socialement car le regard des autres nous est souvent bien trop pesant à cet âge. Et ou l'on remet tout en question et ou l'on ce cherche.

Non pas en tant que normopensant bien sur mais en tant que neuroatypiques en général. Que ce soit les zèbres, les aspies, les hypersensibles, et les hybrides etc.....

Gaiale 14 février 2020 à 14:28

Bonjour Sebunken,

Pour ma part, l'adolescence, la quête d'absolu, mes choix sans concessions, m'ont poussés à bousculer tous mes schémas parentaux.
L'image familiale était complètement tronquée, une famille dysfonctionnelle qui, à cause du quand dira-t-on, voulait garder la face et faire croire que tout allait bien.
La sincérité était mon moteur. La colère m'a donc fait me rebeller et quitter tôt cet endroit qui m'était toxique. Ça n'a pas été sans peine mais aujourd'hui j'ai de bonnes relations avec mes parents qui n'ont toujours pas compris mes choix de l'époque mais qui n'ont pas eu d'autre choix que de les accepter.

Concernant le regarde des autres, vu ma colère, j'étais déjà bien dans la provocation, à me créer une carapace pour protéger ma sensibilité. C'était bien sûr de l'autodéfense, mais elle m'a aussi permis de rencontrer d'autres atypiques.
A chacun son schéma,selon son degré d'intro ou d'extra version. J'ai toujours été dans la 2ème catégorie.
Par contre, la musique m'a beaucoup aidée : à m'évader, à comprendre, à pleurer (il le faut parfois, ça soulage) et à ressentir des chansons que je pensais être écrites rien que pour moi ... (dans ce cas comprendre l'anglais est un plus)

Ma fille va fêter ses 22 ans, elle commence à appréhender ses différences, à poser des mots dessus et elle continue à être très sélective dans ses relations amicales. Elle a fait un choix d'études qui lui correspond après avoir paillonné dans diverses filières et 1 an à bosser chez Mc Do (à l'usine comme je lui disais en riant). Cette année de labeur l'a franchement aidée à faire de bons choix.

Berengerele 14 février 2020 à 17:16

Aghr! L'adolescence ! 😱 Par où commencer ? Le contexte : je vivais dans le sud de la France, à Montpellier. Enfant non désirée, petite dernière, de parents qui se déchiraient et nous déchiraient. Toxicité, manipulation, perversion, maltraitance ! Mais soleil généreux au dehors et sur mon visage. Je sortais de l'enfer quotidien en me plongeant dans les livres. Je n'aimais pas étudier ce qu'on me proposait et je faisais mes recherches en solitaire, dans les domaines que je souhaitais, et dans ce qui me servait de chambre. J'aimais les grands auteurs, la poésie et j'écrivais dans de petits carnets. J'allais aussi chercher l'évasion dans la musique que je pouvais écouter pendant des heures, je chantais, je traduisais des chansons aussi. J'adorais la nature : campagne, rivière, mer et haute montagne ont été mes terrains de jeux et de rêverie. J'étais assez solitaire, nostalgique, douce, plutôt jolie mais avec ce petit quelque chose de cassé dans le regard. Je m'arrêtais sur des phrases, des vers, des mots, des sons, des parfums, une fleur, un ver de terre, le bruit du vent, le galet qui ricoche sur l'eau. Je pouvais rester longtemps à réfléchir à tout ce que j'apprenais et ressentais. A l'école, des camarades de classe mais pas d'ami, même si j'aidais chaque personne qui me demandait un service, une écoute. J'imagine que c'est pour cela que j'étais élue déléguée de classe sans m'être présentée. Je souffrais vraiment pendant les cours. Je me sentais sur une autre planète en math et sciences. Je rendais fièrement feuille blanche et ne trichais jamais par honnêteté. J'appréciais le russe, l'italien, l'anglais, le français, l'histoire et la philo. Mais, les méthodes "frontales"m'ennuyaient profondément. Je faisais le nécessaire pour avoir les points qui me permettaient de passer dans la classe au-dessus. Les récréations étaient un enfer quotidien. Ma petite taille faisait qu'on me prenait pour la petite soeur de mes copines. Les conversations m'ennuyaient vite. Je ne peux toujours pas parler shopping, rouge à lèvre, et acteur sexy ! Pour gérer mes peurs, mon anxiété et un dynamisme débordant, je pratiquais le patinage artistique et la gymnastique. Ça me valait de très beaux points en sport mais aussi la jalousie des grandes perches qui n'arrivaient pas à me doubler en athlétisme. Je n'avais ni les finances ni le droit de sortir, de m'amuser avec les jeunes de mon âge. J'ai donc trouvé un petit boulot le weekend. Je m'occupais d'une handicapée mentale. Cela m'a fait comprendre que je devais m'orienter vers un métier en lien avec l'humain et cela m'a permis de m'acheter un deux-roues avec lequel je partais très tôt le matin quand tout le monde dormait. J'allais dans un café, toujours le même, afin de discuter avec des adultes. Ils me donnaient un peu de courage pour aller au lycée. Je prenais part aux conversations familiales en mettant les pieds dans le plat. Mon franc-parler et mes idées choquaient. J'étais rabrouée "on ne prend pas la parole quand on a 15 ans!", disait sévèrement ma grand-mère. Je prenais des claques dès que je l'ouvrais et que j'affrontais les adultes. Ça ne m'arrêtait pas! Je gênais, c'est sûr. Un jour, j'ai fait connaissance avec le poète Verhaeren et j'ai rencontré un Belge sur la plage. C'est devenu mon meilleur ami. Quelques années plus tard, j'ai fui ma famille pour le retrouver à Liège. Je lui dois ma première respiration, mes études, mes deux fils. Je n'ai pas rencontré de personnes atypiques comme moi sur le chemin. J'ai longtemps ressenti un certain mal-être. Je n'ai plus aucun lien avec mes parents, je ne vois plus mes soeurs, j'ai divorcé. On a beau "avoir tout" extérieurement aux yeux des autres, c'est à l'intérieur que ça gémit sans cesse ! Je pense avoir essayé de m'adapter en vain. Le fameux faux-self ! Et puis, je ne savais pas que j'avais un certain fonctionnement. Aujourd'hui, seconde respiration ! J'ai d'excellentes relations avec mes deux garçons (18 et 26 ans), je vis seule à Liège (mais mon coeur bat pour un Français rencontré sur Apie! Oui, oui, ça arrive!). Je suis enseignante dans une association (dont les valeurs me correspondent) qui me laisse une grande part d'autonomie. Je n'ai jamais arrêté de faire du sport, j'écoute toutes sortes de musiques et je me suis mise à la guitare. L'écriture reste un passe-temps quotidien. Malgré ma vie urbaine, j'aime être en lien avec la nature. Je bricole un peu, je me nourris de lectures diverses, de formations, de visites culturelles. Bref, je fais un peu ce que je veux, quand je veux, où je veux, avec qui je veux ! J'ai toujours gardé aussi ce besoin régulier de calme, de repli, de solitude ! Et je suis restée petite !!!!!
Alors, tu vois, @Sebunken, l'adolescence est une période de recherches : Qui suis-je? Vers où aller? Vers qui aller? Vers quoi ? Pour moi, cette recherche a été très longue, trop longue. Mais l'essentiel n'est pas le moment, je crois. Un jour, on ouvre ses ailes. Tu as la chance d'avoir à ta portée bien plus de ressources que moi à l'époque. Tu as la chance de connaître aussi, déjà, ton fonctionnement. Enfin, il me semble. Vis donc toutes les périodes de ta vie en restant au plus près de qui tu es, de ce que tu ressens et de ce que tu veux à l'instant présent.

Juliette...le 14 février 2020 à 19:09

C'est un témoignage magnifique @Berengere je trouve. Tout y est! On voit bien le magnifique pont (indestructible, et quelle arche!) qui s'érige entre le malaise lourdingue de l'adolescence qui déchante et l'heure où les choses se ré imbriquent à force de persévérance de rester soi. Mais, de toutes façons, quelque-chose me dit que ça n'a pas été un choix, c'est une façon d'être. J'ai l'impression que l'Essentiel est ressenti très tôt, puis, on n'a de cesse que de s'approcher d'une vie qui colle au mieux à ces ressentis, coûte que coûte, malgré (grâce aussi?) toutes les "claques".

Sebunkenle 15 février 2020 à 08:01

@Berengere

J'ai beaucoup aimé ton récit aussi. Il était très prenant.

Je me demandais. Tu n'aurais pas un de tes deux parents qui serait Zébre aussi ?
Pour ma part je n'ai pas vraiment ressentie un décalage par rapport aux autres pendant mon adolescence. Enfin si j'ai senti un décalage. Mais c'était surtout dû à mon asociabilité et ma grande maladresse social. Dont je me demande si je vais réussir à m'en débarrasser un jour. En plus j'ai souvent vécu du rejet à cet âge. Ce qui y est forcément pour quelque chose évidemment. Sinon je n'ai jamais eu aucuns problèmes à parler de choses futiles et banales. Pour moi ça fait partie du long processus de création de liens sociaux.

Je n'ai jamais travaillé avec les handicapés mentaux mais j'ai entendu de bons retours de la part de personnes qui ont eu un taf dans ce domaine. Apparemment ce sont souvent des gens très honnêtes. Dans le sens où il n'y a aucun faux-semblants ou hypocrisies chez eux. Ils sont très "nature" à ce que j'ai entendu.

Ta grand-mère te foutais de baffes à 15 ans quand tu parlais. Sérieusement mais c'est pire que le moyen âge. Une vrai dictature. Je sait bien que les grands-parents ont été éduqués dans des moeurses et coutumes plus anciennes et vieilles que les nôtres évidemment. Mais quand même je trouve ça horrible. Non mais interdire de parler car tu es plus jeune que les autres. C'est complètement bancal comme logique.

J'espère que tu as passé de bon moment avec ton petit ami Belge et que c'était une personne en or.

Pour ce qui est de l'adolescence. Je crois que. Dû au décalage cognitif, neurologique, et sociale que ressente les neuroatypiques. Ils font une bien plus longue "crise d'adolescence" que les autres. Ou alors une fois sortie de l'adolescence ils entament leur crises existentiel. Mais en même temps. L'adolescence. C'est quelque part aussi une crise existentiel par certains côtés. Pour ma part je ne sait pas encore si je suis atypiques ou pas. Et on le saura bien assez tôt je pense.

Juliette...le 15 février 2020 à 13:17

Je me rends compte que j'ai vraiment manqué de jugeotte en parlant de claques. Je pensais aux claques mentales, mais j'aurais vraiment du utiliser un autre mot 😶 désolée

Sebunkenle 15 février 2020 à 13:56

@Juliette.

J'imagine déjà. La pauvre. 😂

Berengerele 15 février 2020 à 16:44

@Juliette, tu as compris effectivement que j'étais plutôt déterminée dans ma quête. Je suis d'accord que cela n'a pas été un choix.
Je ne t'en veux pas pour les claques dont tu parles. Je sais que les autres ne peuvent pas toujours comprendre ce qui a été réellement et douloureusement vécu avec quelques lignes. Qu'elle soit physique ou mentale, la maltraitance va bien au-delà de la claque. Mais il faudrait un autre sujet pour en parler.
@Sebunken, je pense effectivement que ma mère avait un fonctionnement hors du commun.
Je ne travaille pas aujourd'hui avec des handicapés mentaux mais avec des adultes qui sont dans des situations difficiles et qui veulent, en quelque sorte, se remettre le pied à l'étrier. Mon père, par contre, était éducateur spécialisé et ramenait souvent ses étudiants à la maison pour ne pas qu'ils restent le weekend seuls, à l'internat.
C'est vrai, j'étais décalée. Et de toute façon, les autres me faisaient peur. Je ne sais pas si la fameuse "crise d'adolescence"est plus longue chez les personnes "atypiques". Je ne suis pas certaine qu'elles connaissent toutes le rejet ou ressentent même un décalage. Je me méfie de pas mal de théories sur le sujet.
L'asociabilité et les maladresses sociales semblent te gêner. Je suis persuadée que ça peut s'arranger. Que mets-tu en place concernant cela ?

Merlinle 15 février 2020 à 17:03

Ce sujet m'a laissé un peu perplexe quand j'ai commencé à y réfléchir (pour mon cas personnel). Et ma première réfléxion a été "mais c'est quoi, l'adolescence ?" Si on parle de tranches d'âge, je n'ai pas vu de rupture particulière à cette époque-là. Pour moi, les changements ont été extérieurs : le divorce (enfin) de ma mère quand j'avais 15 ans m'a permis d'avoir une plus grande autonomie. Cela correspond aussi à l'époque où je passais pas mal de temps avec un groupe de surdoués de différents lycées de ma ville, ce qui m'a permis de socialiser un peu.
A 18 ans, je suis parti faire mes études à 600 km de chez moi. J'ai passé 3 années agréables même si je ne faisais pas toujours 2 repas par jour : je vivais avec les bourses, le fric que je mettais de côté en travaillant l'été (usine et autres) et un peu d'argent envoyé par ma mère. Et après, je suis passé à la case boulot. Donc oui, j'ai eu une période "lycée-potes-fiesta" entre 15 et 18, une période "étudiant fauché" entre 18 et 22 et après j'étais en mode "jeune travailleur". Mais mentalement, je n'ai pas une impression marquée "d'adolescence". Bon, déjà que je ne m'étais pas senti "enfant" avant... (rire).

remanule 15 février 2020 à 18:36

Moi non plus je ne crois pas avoir eu de périodes "rebelle".
En fait depuis tout petit je me suis sentie "bizarre",en décalage.
Donc depuis l'enfance je me posait des questions,tout seul dans ma tète.
Pourquoi je ressens des choses et pas les autres ?
Pourquoi j'ai l'impression de ne pas comprendre comme les autres ?
Je dois avoir un problème,et je ne comprenais pas lequel.
Alors je me suis effacé.
J'étais transparent,et gardait tout ca pour moi.
Alors a l'adolescence,je ne crois pas avoir été terrible pour mes parents !
A la limite,peut-être qu'ils auraient préférés,ils m'auraient entendu parlé au moins!
J'étais donc un ado calme,observant son entourage sans faire de vagues.

Sebunkenle 16 février 2020 à 07:56

@Berengere

"L'asociabilité et les maladresses sociales semblent te gêner. Je suis persuadée que ça peut s'arranger. Que mets-tu en place concernant cela ?"

Je met pas mal de petites chose en place pour remédier à ce problème. Je m'auto analyse beaucoup et essai de ne pas refaire les même erreurs .Comme dire une chose au mauvais moment et au mauvais timming dans une conversation de groupe. Ne plus dire la petite remarque bizarre qui va créer un malaise général. ( C'est que du vécu ) Lâcher prise. Paradoxalement j'essaie de lâcher prise. De ne pas réfléchir trop et me laisser-aller. Car je sait que c'est le fait de trop réfléchir qui m'handicape plus qu'autre chose des fois. Le problème principale c'est que je n'ai pas de conversation en général. Dans le sens où j'ai beau chercher dans ma tête je ne trouve parfois rien à dire. C'est vraiment indépendant de ma volonté. Même en général j'analyse et trouve des prises et des liens pour rebondir sur ce que disent les autres. Ou je pose des questions tout simplement. ( mais pas trop non plus ) Je travaille aussi sur mon expression faciale car j'ai toujours été taciturne. Et les gens m'interprétent souvent de travers à cause de ça. J'applique le small talk. J'essaie de me cultiver aussi pour avoir plus de "prise" et de conversation. Parler au bon moment et au bon débit. Pour ne pas dire de choses dans le vent qui vont passer complètement inaperçue. Et voilà en gros. A vrai dire je me suis bien amélioré par rapport à avant. Mais j'ai toujours des fois des ratés malgré ça. Sinon j'ai de grosses difficultés à verbaliser. C'est à dire que dans ma tête j'ai une idée. Mais je n'arrive pas à mettre les bon mots dessus. A la transformer en phrase orale. Et c'est comme ça même quand je suis tout seul. Du coup parfois je vais dire des choses apparemments "incompréhensible et bancal pour quelqu'un" Mais pas pour moi bien sur. Je suis parfois très très lent à comprendre l'ironie et le second degré aussi. Toujours l'impression d'être à la ramasse et d'avoir un train de retard sur les autres. Parfois j'ai l'impression d'être génétiquement pas fait pour être sociable et créer des liens tout simplement. C'est marrant mais il y a pas mal de choses comme ça qui paraissent venir naturellement et sans aucuns efforts chez les gens. Et qui pour moi semble presque aussi dure que de décrocher la lune.

remanule 16 février 2020 à 08:55

C'est intéressant ce que tu dis @Sebunken,le fait de ne pas savoir quoi dire,ou alors parler et "faire des bides".
Je crois qu'on est nombreux a ressentir la meme chose ici.
J'en avais fait un topic ici, "le syndrome du bide".
Et j'avais reçu un très bon conseil de @berengere,le mieux,c'est d'en rire !😄
Et je crois que le fait de faire des bides ne nous empêche pas de nous insérer.
C'est un trait de notre personnalité,qui peu même faire notre charme!🙂
On est comme ça.
A contre temps,contre courant.
Je crois qu'il ne faut pas lutter contre.

Sinon tu dis aussi "Paradoxalement j'essaie de lâcher prise. De ne pas réfléchir trop et me laisser-aller. Car je sait que c'est le fait de trop réfléchir qui m'handicape plus qu'autre chose des fois".

Je crois que ce qui te handicap surtout,c'est de te demander quel image les autres on de toi non?
Réfléchir trop n'est pas une tarre,ca peut meme être une qualité.
J'ai l'impression que pour toi,c'est le doute qui te pèse
Et lâcher prise pour toi serait d'arrêter de te demander ce que les autres pensent de toi.
Si ils restent avec toi,c'est qu'ils apprécient ta compagnie,bides ou pas.
C'est mon avis en tous cas @Sebunken j'espère que ca te parle.

Sebunkenle 16 février 2020 à 11:18

@remanu

"J'ai l'impression que pour toi,c'est le doute qui te pèse
Et lâcher prise pour toi serait d'arrêter de te demander ce que les autres pensent de toi."

Ha ça oui clairement. C'est surtout le doute. Pour ce qui est du regard des autres. En général j'arrive à faire abstraction et me lâcher. ( quand je trouve des choses à dire d'abord )

Sinon je ne savait pas que vous aviez fait un topic sur les bides. Je veut bien le yeuter pour voir. Ca me ferait peut-être relativiser.

( PUTAIN DE CORRECTEUR AUTOMATIQUE )

remanule 16 février 2020 à 11:30

😄
Je sais plus ou je l'avais posté désolé !
Dis moi si tu trouve!

Sebunkenle 16 février 2020 à 12:53

@remanu

Oui ça y est je l'ai trouvé.

Gaiale 17 février 2020 à 14:40

Si le doute te pèse @Sebunken voici les paroles d'une chanson magnifique d'Anne Sylvestre
Une reprise à 3 voix par Jeanne Cheral, Albin de la Simone et Vincent Delerme a un côté plus moderne

J'aime les gens qui doutent, les gens qui trop écoutent leur coeur se balancer
J'aime les gens qui disent et qui se contredisent et sans se dénoncer
J'aime les gens qui tremblent, que parfois ils ne semblent capables de juger
J'aime les gens qui passent moitié dans leurs godasses et moitié à côté
J'aime leur petite chanson
Même s'ils passent pour des cons
J'aime ceux qui paniquent, ceux qui sont pas logiques, enfin, pas "comme il faut"
Ceux qui, avec leurs chaînes pour pas que ça nous gêne font un bruit de grelot
Ceux qui n'auront pas honte de n'être au bout du compte que des ratés du coeur
Pour n'avoir pas su dire "délivrez-nous du pire et gardez le meilleur"
J'aime leur petite chanson
Même s'ils passent pour des cons
J'aime les gens qui n'osent s'approprier les choses, encore moins les gens
Ceux qui veulent bien n'être, qu'une simple fenêtre pour les yeux des enfants
Ceux qui sans oriflamme et daltoniens de l'âme ignorent les couleurs
Ceux qui sont assez poires pour que jamais l'histoire leur rende les honneurs
J'aime leur petite chanson
Même s'ils passent pour des cons
J'aime les gens qui doutent mais voudraient qu'on leur foute la paix de temps en temps
Et qu'on ne les malmène jamais quand ils promènent leurs automnes au printemps
Qu'on leur dise que l'âme fait de plus belles flammes que tous ces tristes culs
Et qu'on les remercie qu'on leur dise, on leur crie "merci d'avoir vécu!"
Merci pour la tendresse
Et tant pis pour vos fesses
Qui ont fait ce qu'elles ont pu

Sebunkenle 18 février 2020 à 14:15

@Gaia

Ha ben oui. 🙂
Ca me ressemble un peu par certains côtés effectivement. Et pas que moi d'ailleurs. Mais peut être pas mal d'autres d'apipeopléen(e)s aussi.

Merci.

Gaiale 18 février 2020 à 14:30

la phrase qui me touche le plus dans ce magnifique texte :
"Ceux qui, avec leurs chaînes pour pas que ça nous gêne font un bruit de grelot"
ça me ressemble beaucoup 😉
Anne Sylvestre, j'en suis persuadée, est une atypique


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