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- Les liens avec les animaux
PLus le temps passe, et plus je me sens plus proche des animaux que des humains. Quand il y a un chat (ou un chien) chez quelqu'un chez qui on est invité, je ne peux m'empêcher de passer plein de temps avec, je trouve ça tellement plus intéressant que les interactions humaines. Je ne sais pas si on peut vraiment parler d'interactions avec les bêtes puisqu'on ne se parle pas, mais j'ai comme un besoin de leur donner de l'attention ! Je n'hésite pas à quitter une conversation (à laquelle je ne participe pas de toute manière) pour aller gratouiller le chat ou jouer avec le chien dans le jardin. Comportement sans doute normal quand on a 10 ans, peut-être un peu moins quand on en a 20 de plus 😅 (les codes sociaux, encore toujours), mais qu'importe.
J'ai un chat, un adorable bébé de 4 ans adopté en association, pour qui je donnerais tout. Il est extrêmement affectueux et a constamment besoin d'attention (sauf pendant sa sieste de l'après-midi 😂 ), et je trouve ça relativement exaltant de ressentir tout l'amour qu'il nous porte. J'y suis tellement attachée que je culpabilise dès qu'on doit le laisser deux jours seul (rassurez-vous, quelqu'un vient s'en occuper pendant nos courtes absences!). Cette petite créature innocente m'aide à tenir le coup. Quand je suis hors de chez moi, je concentre toutes mes pensées sur lui, pour éviter de me laisser envahir par d'autres pensées négatives. On sous-estime souvent l'importance d'avoir une bestiole et tout le bien qu'elle peut nous apporter.
Et vous ? Qu'avez-vous comme petits compagnons et quels sont vos liens avec ?
A la maison, nous vivons avec un petit teckel de presque 9 ans, Jump.
Je le considère comme un de mes meilleurs amis. Conscient que je le maintiens en captivité, je lui consacre quotidiennement du temps, une balade le soir pour qu'il se tienne au courant des dernières nouvelles canines de ses comparses du quartier et des séances de caresses et, si le coeur m'en dit, un moment de jeu pour l'exercice physique et l'esprit. J'ai lu que les chiens apprécient beaucoup les activités qui leur nécessite un effort cérébral alors, j'essaie d'imaginer des situations qui l'obligent à chercher, découvrir comme de cacher son jouer, lui faire sentir de nouvelles odeurs, lui apprendre de nouveaux trucs... Mon plaisir dans ces moments, mais à d'autres aussi, c'est de l'observer et d'imaginer comment il fonctionne. Il n'a pas le langage verbal pourtant nous communiquons, nous avons des interactions. Comme on entend souvent, il ne lui manque que la parole. Mais s'il avait la parole, sa pensée aurait la même forme que la notre, serait-il aussi intéressant ?
Ce que j'apprécie moins, c'est qu'il est très très expressif, trop... Il couine beaucoup. Notre véto dit que c'est une chance qu'il nous donne accès à ses états émotionnels...ouais si on veut, souvent ça saoule... Comme d'énormément me solliciter pour jouer...il adore, j'aime bien mais il y a des limites je ne suis pas un chien non plus...
Ce que j'apprécie chez lui c'est ce qui semble être une éternelle bonne humeur dès que nous sommes présents et c'est un petit être qui est très comique, à ses dépends ? Il est téméraire et aventurier. Aussi, il est très câlin et nous fait une confiance aveugle.
Je peux parler beaucoup de lui, il prend une grande place dans ma vie, je l'adore bref Jump c'est mon petit lapin 😉
Les chats sont des sauvages et ils savent que je sais 😂
Par contre, avec les chiens on se comprend bien, enfin, quand ils sont bien lunés 😄
Je n'habite plus avec eux depuis plus d'un an mais ils me manquent. Ils sont restés chez mon ex. Un beauceron croisé rottweiler de 8 ans et 2 chats, mâle de 5 ans et femelle de 11 ans. Quand j'y vais (une WE par mois environ c'est comme si on s'était quitté la veille. Ils n'ont pas la même notion du temps). Détrompez-vous on peut communiquer avec eux ! Il suffit de se connecter à eux par le regard. Un clin d'oeil de chat signifie "ami", un bâillement de chien signifie "stress" alors qu'un bâillement de cheval signifie "détendu"... Comme dit @boul, ils ne leur manque que la parole, mais si vous écoutez votre ressenti vous entendrez qu'ils ont de l'humour un brin sarcastique, surtout les chats, voire même condescendants quant aux chiens ils sont souvent plus "pratiques" mais ressentent toutes nos émotions avec beaucoup d'empathie.
Salut Salut,
@Nuitétoilée, je te remercie pour ton partage dans lequel je me retrouve entièrement ; dès que je vois un animal, mon attention est captée par lui et je cherche à entrer en lien avec. J'apprécie observer les animaux, les admirer, jouer avec, être en leur présence. J'ai le même comportement quand je vois des bébés ou des enfants et je ne me lasse pas de cela. Avec les êtres humains adultes, il est vrai que je me sens moins facilement à l'aise et que beaucoup de conversations me paraissent futiles : je peux alors avoir tendance à rester dans une certaine passivité et à ne pas facilement exprimer ce qui est réellement important pour moi...
💚 @Nuitetoilee et @Onygo 💚
Comme je vous comprends !!!
Les animaux sont d'une telle authenticité, et (décidément ce sujet me suit aujourd'hui) vous avez déjà fixé le regard d'un animal ? Toute l'émotion qui envahit ? bouh j'en ai des frissons rien que d'y penser !
Mon bébé me manque. Bientôt 3 ans qu'elle est partie. J'adore les chats ! Sûrement parce que je suis aussi sauvage et indépendante qu'eux. Je ne sais pas. Ou peut être ai-je été chat dans une vie antérieure. Toujours est-il que j'ai un felling de dingue avec ces animaux là particulièrement mais avec les autres aussi. Une sensibilité que j'ai du mal à m'expliquer. J'ai quasiment toujours vécu avec des chats. Et même quand j'ai décidé de vivre en camion, j'en avais deux avec moi qui m'ont suivi. Là je n'ai plus d'animaux et il me tarde (c'est rien de le dire) de me poser sur un terrain afin de revivre entourée d'animaux.
Pour les enfants, c'est pareil. Enfin les tous petits car une fois ado, ça devient des mini adultes et là, ça se complique un peu.
Je me revois encore à Noël quitter la table entre chaque plat pour rejoindre les petits et jouer avec eux au lieu de parler avec les adultes à table.
En fait je dois être un chat enfant, un chaton quoi dans un corps d'adulte.
Ah bah voilà ! ça y est mon mystère est résolu ! Y a plus besoin de chercher je sais qui je suis 😉 😋
PS : Je pense qu'on peut bien parler d'interaction, même s'ils ne parlent pas, ils s'expriment envers nous et nous aussi, on joue avec eux, donc pour moi on interagis bien.
Ohhhh j'étais passée à côté de ton post @Nadiasilvit.
citation :
Il suffit de se connecter à eux par le regard. Un clin d'oeil de chat signifie "ami", un bâillement de chien signifie "stress" alors qu'un bâillement de cheval signifie "détendu"... Comme dit @boul, ils ne leur manque que la parole, mais si vous écoutez votre ressenti vous entendrez qu'ils ont de l'humour un brin sarcastique, surtout les chats, voire même condescendants quant aux chiens ils sont souvent plus "pratiques" mais ressentent toutes nos émotions avec beaucoup d'empathie.
C'est tout à fait ça !
@Etoile
Waouhhh, merci pour ton message !
Ca me fait super plaisir de savoir que tu partages cet amour des enfants (effectivement, je me référais aux petits ^^) et des animaux et que, toi aussi, tu préférais jouer avec eux plutôt que de rester parler avec les adultes. C'est précieux pour moi de me sentir rejoint à cet endroit-là qui est important pour moi !
Et oui, par rapport au regard d'un animal, c'est très puissant et ça me plaît que tu aies coloré ta photo de profil avec cette représentation-là ! 😄
Merci pour ton partage sur les chats et le chaton en toi !
De mon côté, j'ai une affinité particulière avec les chiens. Je n'en ai plus pour l'instant et aspire aussi à être entourée d'animaux. Leur présence fait pour moi toute la différence !
hello, pour le moment je n ai plus qu un joli oiseau bleu (ma couleur préférée) qu on a trouvé en bas de l'immeuble... il sortait de dessous une voiture et est venu vers nous... je l'en suis reconnaissante, elle met du beaume au coeur, je discute avec elle, elle est dressée elle répond à sa façon, elle jacasse quand je donne des cours ou quand j enregistre un audio , je la caresse et parfois on la sort de sa cage mais son refuge principal est ma tete, je n apprecie pas tres longtemps ...
Avant d immigrer, j avais une lapine coquine, 9 poulettes calines, 4 jolies tortues, 2 affectueux serpents, et mon bébé pogona , sans compter la mere et sa fille chattes qui ont fait des bébés qui ont fait des bébés, qui ont ... je pouvais rester des heures à les contempler, les caliner, les caresser chacun dans son milieu, dans ses habitudes, j ai passé beaucoup de temps avec eux!
Ce petit monde me manque ici, alors je caquotte avec les poules quand j en croise, je m arrete devant les vaches ( j ai peur il n y a pas de barriere comme en france), je caline les ânes , je contemple les petits lezards qui viennent s aventurer sur un mur de temps en temps, je m amuse avec les chiots que je croise dans les rues, je kidnappe quelques tortues quand j en croise une sur mon chemin pour passer un peu de temps avec elle avant de la remettre dehors , c est un autre monde le maroc ...
j ai toujours eu des animaux, toute petite chiens et chats, et à l adolescence ma chambre en etait pleine, chinchilla, souris blanche, serpents, tortues d eau, hamsters, oiseaux... j ai adoré faire un stage en animalerie, je ne supporte pas les voir souffrir et j aime leur presence...
c est comme les bébés, je ne les compare pas ( certains diront qu un bb et un animal c est pas pareil, ca ne l est bien evidemment pas), mais je resterais des heures a les contempler, à leur sourire, à leur parler, les gratouiller ... j aime les prendre dans les bras, ils ont ce je ne sais quoi qui me rend gaga, je peux voir des feux d artifices dans leurs yeux, ils me donnent de la joie...
Bonsoir,
J'ai adopté Iroise depuis plus de 6 ans. Lorsque je travaillais en région parisienne dans la même ville que mes parents ces derniers me demandaient d'arroser leur fleurs et de ramasser leur courrier après mon travail. Cet été fut un des plus chauds avec une température moyenne de 35° en juillet et août. Une fois l'arrosage terminé, je fumais tranquillement sur une marche de leur perron lorsqu'un lundi j'ai vu comme une petite boule et dès que je me suis levé, elle se cachait. Impossible de reconnaître un chaton... Jusqu'au vendredi où j'ai ouvert une boîte de sardines et je l'ai vue, pour la première fois, qui s'est approchée. Elle a bien mangé et bu. Et c'est ce soir là que j'ai décidé de l'amener chez moi où j'avais une cour et un jardin attenants à la maison de ma propriétaire. Depuis ce jour, nous sommes ensemble mais en Bretagne, dans le Morbihan, où je réside. On se comprend, c'est indéfinissable ! Il y a comme une connexion entre nous deux que je n'avais jamais ressentie avec mes chats précédents, pas autant. Dès que je suis invité et qu'il y a un chien ou un chat, je ne peux m'empêcher de l'observer et de jouer avec. On a tant à apprendre d'eux !
Hello,
Je n'ai plus de petit compagnon et celà me manque, mais mon logement est tellement petit que je trouverai celà très égoiste d'en prendre un dans ces condtions. En revanche, je vous rejoins sur la complicité et l'intéret que je leur porte! Dernier exemple en date, invité la semaine dernière, j'ai complètement décroché des conversations pour jouer avec les chats et leur ruban, puis à les gratouiller aussi longtemps qu'ils le désiraient 😄
Pourquoi les animaux présentent plus d'intérêt que les humains? Au hasard, parce qu'ils ne font pas de blagues graveleuses, parce qu'ils ne hurlent pas (en fait si mais la c'est mignon), et plein d'autres attitudes trop longues à énumerer...
Mais en gros, si il y a un animal, je vais passer une bonne soirée, sinon...
Très bon sujet. J'ai un intellect et un affect disjoints. Si je veux les faire communiquer, c'est soit dans les rêves, soit de façon volontaire. Et j'ai fini par réaliser que l'affect est bien plus important que l'intellect pour l'épanouissement. J'ai toujours aimé les animaux de toutes sortes. Je crois que nous interagissons avec eux. Pas la peine de parler pour se comprendre. Ainsi, j'ai eu des chats, des chiens, mais aussi des animaux plus primitifs comme les tortues et les lézards. Et à l'occasion des oiseaux. Les reptiles peuvent sembler complètement insensibles (et pour cause, ils n'ont pas de système limbique), mais ils nous apprennent énormément sur nos instincts primaux. De plus, l'évolution les a dotés d'une sorte de sagesse innée. Les tortues sont des animaux fascinants. Leur mode de vie inspire lenteur, sagesse et protection de soi. Élever des tortues demande de la patience et du respect, ainsi que des connaissances en biologie. Pour les lézards, c'est autre-chose. Ils sont plus évolués. Et en maintenir dans un état agréable pouvant garantir leur survie est un vrai défi.
Les animaux nous rappellent nos origines. Observer leurs instincts est très enrichissant. Maintenant, je ne me préoccupe plus que des chats et des chiens. Mais je trouve toujours en eux des qualités telles que l'affection véritable et une sincérité absolue. Les animaux peuvent être un peu manipulateurs, mais moins que les hommes. C'est ce qui m'incite encore à mon âge à les respecter.
J'ai une relation compliquée avec les animaux de compagnie, en particulier avec les chiens, et je demande si c'est à cause de mon hypersensibilité (ou pourquoi pas d'un TSA?). J'ai bien vu que tous ceux qui ont écrit sur ce fil aiment beaucoup les animaux, et je sens que ce que je vais dire ne va pas forcément plaire. Mais je pense quand-même avoir choisi le bon fil pour partager mon point de vue sur mon lien avec les animaux. C'est une rédaction que j'avais écrite ya plus d'un an, et je l'ai recopié là.
N'hésitez pas à me faire part de vos réactions ! Je vois bien qu'il y a un problème: Je me surprend parfois à renoncer à entrer en relation avec quelqu'un lorsque j'apprend qu'il a un chien de compagnie ! Une femme même très séduisante ne m'intéresse plus du tout si je sais qu'elle en a un ! J'ai même laissé tomber des amis à cause de ça. 😱 La honte quoi! Aidez moi siouplé!
C'EST QUOI MON PROBLÈME AVEC LES CHIENS ?
Pour une question de simplicité, il m'arrive de dire que je n'aime pas les chiens, mais ce que j'en pense vraiment est en réalité bien plus complexe. L'objectif de cette dissertation est d'expliquer en quoi les Canis lupus familiaris (nom scientifique du chien) me dérangent et de démontrer que ce n'est ni par mépris ni par ignorance, même s'il est probable que quelques petits évènements de ma vie dont je ne parlerai pas ici aient pu renforcer cette opinion qu'est la mienne.
Tout en restant centré sur le chien, je commencerai par parler de ce qui me dérange chez les animaux en général, puis dans la domestication des animaux. Puis dans une troisième partie je développerai trois raisons pour lesquelles le fait d'avoir des animaux de compagnie m'est dérangeant. Enfin je conclurai par ce qui me dérange concernant les chiens de compagnie.
Ce qui me dérange chez les animaux :
J'aime fondamentalement les animaux, premièrement en tant qu'êtres vivants constitutifs de nos écosystèmes. Sans eux, la vie humaine serait peut-être impossible. Cependant, je n'ai pas la même affection pour tous les animaux, ni même pour toutes les espèces.
Je pense avoir une préférence marquée pour les mammifères sauvages, et j'ai beaucoup d'admiration pour les superprédateurs tels que les lynx, les ours, les panthères, les tigres, et les loups, principalement à cause l'acuité de leurs sens, leur robustesse, leur puissance, leur agilité, leur beauté et leur intelligence.
Si la proximité des animaux m'est parfois désagréable, c'est peut-être tout d'abord à cause de leur ressemblance avec les humains (je considère que l'espèce humaine se distingue du règne animal dont il fait partie). En effet, je me sens incommodé par le fait qu'il m'est parfois très difficile de ne pas projeter sur certains d'entre eux des réactions et des sentiments propres à l'espèce humaine (anthropomorphisme de projection). Les voir faire sans gêne des choses qu'il serait inapproprié voir immoral de faire en tant qu'humain va quelquefois jusqu'à me choquer. J'apprécie chez les humains entre autres le fait qu'ils aient la pudeur de faire leurs besoins discrètement et qu'ils restent assez propre pour rendre leur compagnie à peu près agréable.
Ce qui me dérange dans la domestication des animaux :
Un animal domestique est un animal appartenant à une espèce ayant subi des modifications, par sélection, de la part des êtres humains. C'est un animal qui, élevé de génération en génération sous la surveillance de l'homme, a évolué de façon à constituer une espèce, ou une race, différente de la
forme sauvage primitive dont il est issu. ¹
J'approuve le fait d'élever des animaux pour leur aide (traction, garde, ...) ou leur nourriture et ce même si cela entraîne inévitablement la modifications génétique de leurs espèces. Cependant, cela ne m'empêche pas d'être triste en voyant que ces animaux ont perdu à proximité de l'homme ce
pour quoi je les admirais lorsqu'ils étaient encore à l'état sauvage. C'est très fortement le cas avec les chiens « portables » à cause de ma forte admiration pour son ancêtre le loup gris.
Ce qui me dérange dans le fait d'avoir des animaux de compagnie :
Animal de compagnie :
- Animal recevant la protection de l'espèce humaine en échange de sa présence, de sa beauté, de sa
jovialité ou encore pour ses talents. ²
- Animal détenu ou destiné à être détenu par l'homme pour son agrément. Ce n'est pas
nécessairement un animal domestique, ni même nécessairement un animal apprivoisé. ³
Je vais parler de différentes raisons pour lesquelles un humain pourrait vouloir devenir le
propriétaire d'un animal de compagnie.
Il me semble évident que c'est surtout pour leur compagnie que les animaux domestiques sont adoptés. Rien que la présence à domicile de l'un d'entre eux peut changer radicalement le quotidien de son nouveau propriétaire. Le cas où cet animal est un chien est particulier, car en plus d'être volumineux comparé aux chats, oiseaux, poissons et autres petits compagnons, celui-ci a besoin d'être sorti quotidiennement pour soulager ses besoins d'élimination, ainsi que ses besoins de
socialiser avec ses congénères, et de se dépenser dans de grands espaces. D'ailleurs, celui-ci pourra devenir si besoin une sorte de tuteur pour son propriétaire en apportant à sa vie de la discipline et de la régularité. C'est lui, son chien de compagnie, qui le fera sortir de chez-lui plusieurs fois par jours, qui l'empêchera de s'absenter trop longtemps, qui l'encouragera à faire un peu de sport en jouant avec lui, et qui peut-être choisira même ses fréquentations, l'aidera à prendre des décisions, le forcera à trouver de l'argent, et lui donnera envie de continuer à vivre pendant les périodes les plus difficiles. Cette interaction à le mérite d'être potentiellement salutaire, mais peut toutefois être le signe d'un manque d'autonomie de la part du propriétaire, et je ne peux m'empêcher d'avoir un peu
de peine en me disant que ces gens là ont peut-être besoin d'un chien pour vivre avec un minimum de discipline.
Je pense que beaucoup d'animaux sont adoptés pour l'affection qu'ils sauront manifester à leurs propriétaires (bien que ce soit un anthropomorphisme projectif) et pour l'affection qu'il saura recevoir et apprécier de la part de son propriétaire. C'est peut-être ce qui a fait du chien le meilleur ami de l'homme.
Si l'un d'entre eux a été adopté pour des besoins d'affection, ce nouveau compagnon comblera son maître par sa sa présence joyeuse, son contact chaleureux, son obéissance inconditionnelle, et sa fidélité authentique. Cette interaction présente de nombreux bénéfices pour le propriétaire.
Toutefois, elle peut être le signe d'un besoin de recevoir de l'affection humaine que le maître n'a pas appris à satisfaire de façon socialement acceptable à part en allant la recevoir de la part d'un animal de compagnie.
Si c'était par besoin de donner de l'affection plus que d'en recevoir, le nouveau compagnon sera plus que ravi d'accueillir sans relâche caresses, câlins, mots doux, cadeaux, et toutes sortes de soins et gâteries. Cependant, cela reste pour mes yeux un potentiel signe d'un besoin de donner de l'affection à des humains que le maître n'a pas appris à satisfaire de façon socialement acceptable à part en allant la donner à un animal de compagnie.
Que ce soit pour recevoir ou donner de l'affection, l'idée que ces gens donnent et reçoivent de ces animaux ce qu'ils auraient aimé donner et recevoir des humains me met mal à l'aise.
Peut-être que le besoin d'appropriation et de domination font partie des raisons inavouées pour lesquels les humains aiment adopter des animaux de compagnie. Les chiens ont gardé de leurs ancêtres loups gris leurs compétences sociales pour s'intégrer à un groupe, et ont perdu au fil de leur domestication une grande partie de leur envie de devenir le chef, ce qui fait de lui un animal potentiellement très obéissant et conciliant. Rien de tel pour ressentir le plaisir d'être obéi au doigt et à l'oeil sans être jugé et sans avoir à craindre des représailles.
Je trouve la compagnie des chiens bien dressés beaucoup plus agréable que celle de ceux qui ne savent pas se retenir d'aboyer, de tirer sur la laisse, de poser ses pattes sur les gens et de les lécher.
Je les trouve d'ailleurs bien plus apaisés, beaucoup moins frustrés.
Par contre, j'aurais beaucoup de mal à supporter de voir un propriétaire abuser (même subtilement ou inconsciemment) de la soumission de son animal pour assouvir ses besoins de rabaisser, de manipuler et d'humilier.
Ce qui me dérange concernant les chiens de compagnie :
J'ai finalement peu de choses à reprocher aux chiens de compagnie, puisque chacune de ces choses ne sont que le résultat de leur domestication, puis de leur niveau de soin et de dressage. Entendre des aboiements incessants m'agace. Être léché et touché par eux sans mon consentement me dégoûte sachant qu'ils se roulent et posent leur langue parfois là où je n'aimerais même pas poser la semelle de mes chaussures. Je n'aime pas l'odeur de leur haleine, de leurs flatuosités, de leur pelage mouillé et de leur nourriture. Enfin, je pense que personne ne me reprochera d'être répugné par le parfum et l'aspect de leurs déjections trop présentes dans les villes. A part ça, je suis presque prêt à dire que je les aime beaucoup. Je n'irai pourtant pas jusqu'à en adopter un, à cause des responsabilités et des contraintes que cela implique. Un chien, ça ne s'abandonne pas, même lorsqu'il est vieux ou malade. Il faut le dresser, le nourrir, passer du temps avec lui. C'est un peu comme un enfant qui ne deviendra jamais adulte. Puisque c'est comme ça, le jour où l'occasion se présentera et que j'en aurai la volonté, j'élèverai plutôt un petit être humain.
¹ https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F34904
² https://fr.wikipedia.org/wiki/Animal_de_compagnie
³ https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F34904
@albatro
Je n aimais pas non plus la proximité des chiens, leur façon effectivement d être intrusif notamment, de venir te renifler partout ou pire de se frotter a soi. J ai cependant récemment adoucit un peu ma garde avec un représentant de l espece chez une amie.
Ma non affection pour les chiens ne m empêche pas de voir l amour sincere qu'il peut y avoir entre beaucoup de propriétaire et leur animal et l épanouissement enrespectif qu ils peuvent s apporter. Il est souvent une source de discussion et une entree en matière pour entrer en relation avec d'autres humains et donc de sociabiliser.
Avoir envie de compagnie, d un compagnon n est pas une tare, que celui ci soit humain ou animal.
L amour d un animal comme celui d un humain ne limite pas la quantité d amour qu on peut accorder ou recevoir des autres au contraire. Il y a plein d animaux dans de grande famille par exemple, ce n est pas réservé aux gens seuls. Même s il peut y avoir plein de comportement limite en autorité comme domination dans la relation aux animauxcomme aux enfantsd ailleurs, le contact avec l animal ouvre probablement le coeur et limite la tendance a l hyper rationalisation.
Le manque d autonomie des propriétaires que tu pointes ou "le signe d'un besoin de recevoir de l'affection humaine que le maître n'a pas appris à satisfaire de façon socialement acceptable à part en allant la recevoir de la part d'un animal de compagnie." dénote un certain mépris.
L autonomie totale n existe pas de toute façon.
Finalement la présence d un animal pourrait meme permettre plus d indépendance ou d etre plus sélectif dans le choix de ses compagnons humains
Oui le chien est un loup sociable, cette évolution par la sélection humaine est purement le fruit de la sélection utilitaire que tu trouves pertinente par ailleurs.
En tout cas, je ne comprends pas l'interet de dénigrer ce qui apporte a des personnes une source de motivation, de joie, de structure, d amour, de curiosité et qui les amène a aller vers d autres. Je t invite plutôt a chercher tes propres sources d épanouissement.
citation :
"Je me surprend parfois à renoncer à entrer en relation avec quelqu'un lorsque j'apprend qu'il a un chien de compagnie ! Une femme même très séduisante ne m'intéresse plus du tout si je sais qu'elle en a un ! J'ai même laissé tomber des amis à"
Est ce que ce ne serait pas le signe d une difficulté a (ajouter un jugement sur la capacité a répondre a ses besoins)
Si le fait de vouloir ou d apprécier un animal implique tout cela sur leur propriétaire, son refus absolu doit lui aussi etre signifiant : Peur de passer pour un propriétaire ?
Je ne reviendrai pas sur le post d'@albatro qui dénote une totale incompréhension du phénomène et une forme de mépris face à cette incompréhension.
Je partage ma vie avec deux chats et quelques poules. Bon, je ne sais pas si l'on peut appliquer le qualificatif "d'animal de compagnie" à des poules, mais je dois dire qu'elles m'apportent quelques joyeuses satisfactions à les observer.
Concernant les chats, le lien est aussi fort que d'humain à humain. Plus fort, même, en ce qui concerne la plupart de ceux que l'on appelle théoriquement mes congénères. Car pour moi tout est une question d'individu, qu'il marche sur deux ou quatre pattes.
Je vis à la campagne. Mes chats sortent beaucoup, et ils ont donc le choix d'aller ailleurs, d'adopter un humain qui s'occupe mieux d'eux, qui les nourrisse mieux. Pourtant, ils reviennent vers moi et recherchent ma compagnie, et pas seulement en "fournisseur de nourriture". Après tout, les échanges non-verbaux peuvent être tout aussi riches que ceux qui utilisent des mots...
Parfois j'ai l'impression que ce sont mes chats qui m'ont domestiqué ;)
En premier lieu, il me semble que le message de @albatro est louable car courageux . Il a le mérite d'oser l'honnêteté et se confronter aux avis généralement ultra protecteurs pour les animaux de compagnie ( plus que pour les animaux sauvages parfois même).
Cela me rappelle un sketch de Gad el Maleh qui lance en public un courageux " déjà j'aime pas les animaux" .
Aimer ou non les animaux est parfois culturel, parfois éducationnel, parfois imprégné d'un héritage lourd de sens ( comme les chiens lancés sur les noirs il n'y a pas si longtemps)
Ne vous y trompez pas, j'aime les animaux :). Chiens, oiseaux, poules, canard, poissons, lapins, cochons d'inde. De magnifiques expériences d'émotions, de joies, de découvertes.
Toutefois ... je ressens une gêne quand des gens s'émerveillent devant le toutou et ne posent même pas un bonjour à l'enfant . L'enfant avant l'animal non ? L'être humain avant l'animal non ?
Enfin... Peut être que cela se discute après tout. Je ne sais pas.
Et ... Je me sens incapable de communiquer avec un animal comme s'il était un être humain. (L'anthropomorphisme dont parle @albatro). Je me sens ridicule à prononcer des mots devant un animal qui ne comprends rien . Je sais qu'ils comprennent l'intonation, la gestuelle, le non verbal. Mais mon cerveau intello-rigide me dit " c'est naze ton truc, ils ont une autre langue ! " Du coup je me tais, du coup ils me comprennent encore moins :).
J'aime beaucoup les chats. Déjà, les chats choisissent leur maison (si tu amènes un chat chez toi et que tu fais trop de bruit, ou tu ne joues jamais avec lui, il y a de fortes chances que le chat aille passer plus de temps chez le/la voisin.e ! Situation déjà observée). Ensuite, je trouve qu'un chat est beaucoup plus simple dans ses interractions que pas mal d'être humains : quand il n'est pas content, ou qu'il est content, il le montre : pas de sous-entendus, de trucs trop compliqués à décoder (de mon point de vue) (je me suis aperçu un jour que quand j'entrais chez une personne, même de ma famille, j'allais d'abord voir son chat ! Apparemment, c'est en rapport avec mon hypothétique TSA en cours d'analyses). Ensuite, chaque chat a son caractère propre, ses habitudes, une vraie personnalité (certains chats recherchent une présence humaine pour dormir, d'autres non). J'ai l'habitude de "causer" aux chats que je croise dans la rue, de leur faire des gratouilles s'ils s'approchent de moi, et j'ai "transmis" cette habitude à mes enfants (entre autres, savoir reconnaître les intentions d'un chat : s'il a peur ou que manifestement il ne veut pas de notre rencontre, ben on le laisse tranquille). Enfin, j'aime beaucoup l'idée qu'un chat ne se "dresse" pas...
@albatro : ton propos (avec lequel je ne suis pas d'accord quand tu donnes l'impression de juger les "propriétaires" d'animaux : à mon avis, tu franchis la limite de la condescendance aie aïe aïe...) est intéressant, car il pose la question de la domesticité des animaux (pour faire court). Mais c'est déjà fait : un chat domestique est une autre espèce qu'un chat sauvage (par exemple : le chat sauvage ne miaule pas), même s'il a gardé des "habitudes" de ses lointains ancêtres (comme nous d'ailleurs peut-être). Les êtres humains se sont "servis" d'autres animaux pour des raisons économiques (les chats, c'était contre les rongeurs ; élevage pour des produits laitiers ; etc.). Nous avons hérité de ce système, et je ne sais pas s'il est possible de "revenir là dessus".
Pour ce qui est du dégoût qu'on peut ressentir quand un chien nous lèche la main (sachant qu'il lèche aussi des choses peu ragoûtantes de notre point de vue) : je comprends, mais alors je déconseille de tenir la main d'un petit enfant (ce n'est jamais très propre non plus !). En même temps, il faut savoir que l'hygiène des autres animaux est plus élevée que celle des humains, d'après un urgentiste que j'ai croisé (en cas de morsure "humaine", son service mettait en place toutes les vérifications possibles, plus que pour la morsure d'un chien par exemple...).
"C'est un peu comme un enfant qui ne deviendra jamais adulte" = non, aucun rapport. On ne transmet rien à un animal domestique.
"le nouveau compagnon sera plus que ravi d'accueillir sans relâche caresses, câlins, mots doux, cadeaux, et toutes sortes de soins et gâteries" = non, ya un moment il en aura marre (le chien dont je parle après "baillait", comme pour manifester son ennui quand on était trop sur lui !). Et s'il dort, ben il dort !
En tout cas, bonne continuation dans tes réflexions (peut-être qu'en prenant d'autres exemples d'espèces animales ?).
Dans mon enfance, ma famille a eu un chien (un petit "bâtard"), qui n'a jamais été dressé, qui courait partout, qui n'aboyait que très rarement, qui dormait souvent avec moi. Il faisait partie de la famille (en tant que chien), et j'ai été très triste quand il est mort (à 17 ans, un vieillard !).
J'aimerais bien avoir un chat, mais je vis en appartement, et ayant passé mon enfance dans une maison+jardin avec des chats qui entraient/sortaient quand ils le voulaient, ça me ferait de la peine d'avoir un chat qui ne sort pas (ceci n'est qu'un point de vue, pas une critique envers les personnes qui vivent en appartement avec un chat).
Merci @Cecicela , @Merlin , @PomDofine , et @Caranaphor pour vos retours.
Je pensais pas être à ce point dénigrant, méprisant, jugeant, et condescendant.
Je le redis: je vois bien que j'ai un problème, et je n'en suis pas fier. Je cherche à comprendre, et à changer si possible.
Cecicela , tes deux dernières phrases m'intriguent. J'ai du mal à les comprendre et en même temps je les trouve intéressantes. Est-ce que tu pourrais les reformuler?
Caranaphor, merci pour tes encouragements malgré tout 🙂
PomDofine , merci pour ton soutien 😅 Bah tu sais quoi, moi j'aime bien parler aux animaux 😄
@albatro
Ok ton retour montre une forme de sincérité de ta démarche alors voilà une hypothèse :
Posséder un chien révèle pour toi un manque de discipline, d'autonomie, de compétences pour recevoir ou donner de l'affection avec les humains .
Alors ce refus très fort d'en avoir un pourrait être lu comme l'image inversée de la même peur : la peur d'avoir besoin, ou d être identifié comme quelqu un qui a besoin, que ça se voie.
Renoncer à une femme séduisante, lâcher des amis, c'est peut etre éviter tout ce qui pourrait te mettre en contact avec cette émotion, cette intimité parfois débordante, cette forme d'expression de l affection.
Le chien devient presque un signe : quelqu'un qui en a un est quelqu'un qui assume d'avoir des besoins, de dépendre, d'être attaché. Et peut-être que c'est ça qui est insupportable, pas l'animal.
Il y a quelque choses de cet ordre dans ton texte : tenir à distance ce qu'on ne se permet pas de ressentir
@albatro : ce que tu ressens vis-à-vis des chiens, c'est la même chose avec les chats, les chevaux, les perroquets (ah non, ça ne lèche pas, les perroquets ha ha ha !), les... ?
@Cecicela : hypothèse intéressante (et à mon avis, valable pour tout type de relation entre animaux-humains : s'il y a problème, on peut interroger les individus, certes, mais on peut aussi (surtout ?) interroger la relation).
Je comprend mieux ce que tu voulais dire @Cecicela .
Oui, c'est vrai, je n'aime pas me sentir dépendant, et aussi, je n'aime pas qu'on soit dépendant de moi. J'ai toujours été plutôt solitaire, et je n'ai jamais été franchement grégaire.
Mais il n'y a pas que les animaux de compagnie qui pourraient me mettre en contact avec "cette émotion". Par exemple, voir une adulte avec son enfant, ça ne me dérange pas, pourtant, en ce qui concerne la dépendance, c'est similaire. Du coup, je ne suis pas encore convaincu par ton hypthèse.
@Caranaphor , Je suis moins gêné par les autres animaux de compagnie* . Par exemple, je suis pas dégoûté en voyant un rat apprivoisé me grimper sur la jambe 😄. Enfant, j'étais fan des chats. Maintenant, j'aime les caresser de temps en temps, mais je n'aime plus les prendre sur mes genoux (jen ai marre des poils et des trous dans les Tshirts).
Et c'est pas pareil avec tous les chiens... J'aime bien les chiens de troupeaux par exemple (j'ai même travaillé avec eux quelques jours dans une chèvrerie, c'était super), mais j'ai l'impression que plus ça s'éloigne du loup, moins je suis fan 😅 (Yen a que je trouve juste immonde (désolé))
Je me demande s'il n'y a pas un lien entre mon hypersensibilité et mon problème. Comme si par empathie, je projetais trop d'humain dans le chien. Vous voyez? Paradoxalement, je les "sentirais" trop comme des humains tout en ne le considérant que comme des animaux. D'où mon inconfort étrange. Et pourquoi le chien en particulier? Parce-qu'il est particulièrement social et expressif (donc mon empathie y est plus sensible), et aussi parce-que j'en croise plus (habitant en centre ville).
*Quoi que, les chevaux de loisir ... aïe aïe. Bien que, j'aime m'approcher d'eux pour leur tendre la main, les caresser, les tapoter... même leur odeur j'aime bien. Et pour tout vous dire, ça me dérangerait pas tellement de poser malencontreusement mon pied nu dans leur crotin. Alors qu'une crotte de chien 😱 😱 😱 😵
J'ai l'impression que les déjections deviennent dégoûtantes à partir du moment où l'animal mange de la viande.
Alors que le crottin (de cheval par exemple), je trouve, dégage une odeur carrément agréable.
@Juliette
C est clair les crottes de lapin ne sont pas non plus malodorantes
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