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- Qui a déjà fait un bilan neuro-psychologique?
Bonjour à tous.
Je traverse une période difficile en ce moment et j'ai consulté une psychologue qui m'a demandé de passer ce bilan.
C'est la deuxième fois que je consulte une psychologue dans ma vie et c'est la deuxième fois qu'on me demande de faire ce bilan neuro-psychologique.
Je ne sais pas si je vais le faire. J'hésite car je ne vois pas trop en quoi cela va m'aider à aller mieux.
Mais avant de trancher j'aimerais échanger avec les personnes qui ont déjà passé ce bilan.
Où l'avez vous passé ?
Quel budget ? Remboursable par l'assurance maladie ?
Quel déroulement ? Faut il se préparer ?
Les résultats sont ils valables "à vie" ?
Est ce que ça vous a aidé en quoi que ce soit ?
J'aurais certainement d'autres questions selon vos témoignages 🙂
Merci et bonne journée à tous.
Bonjour Amar,
Ce sont des questionnements légitimes.
Pour être honnête j'en suis resté un pré test. J'ai des maladies chroniques qui ont un impact sur mes capacités cognitives, qui fausserait les résultats et rendrait le test non pertinent.
J'ai également eu l'occasion d'échanger très souvent avec des personnes ayant passé le test, ou ayant hésité comme toi.
Pour répondre par la douloureuse, non, ce n'est pas remboursé par la sécu, et oui c'est cher.
Il y a quelques temps sur Lyon c'était dans les 350 balles.
Est-ce que c'est quand même utile ?
Je dirais, ça dépend.
Si c'est pour nourrir un ego de gros HPI (j'ai tel score !!!) regarde plutôt du côté du club Mensah. On trouve les tests gratuitement sur le web (des pré tests en tous cas) et ils seront ravis de t'accueillir et de te donner un pins ou une casquette "j'en suis". Et ils sont très gentils.
Mais je ne sens pas cela dans ta demande.
Si c'est comme évoqué par des psys, cela peut aider. Si c'est vu comme un examen, genre une radio ou une échographie. Il permet de dresser un état des lieux.
Il y a en effet, bien au-delà des chiffres, des spécificités cognitives aux fonctionnements à haut potentiel. Certaines peuvent provoquer des troubles ou des dissonances dans la vie quotidienne. Et cela peut aller jusqu'au handicap. Dyslexie, dyspraxie, trouble dc l'attention, fonctionnement en société...
À ce titre, le rendu de l'examen est plus important que les chiffres marqués sur un papier. L'entretien doit donc être fait avec un spécialiste compétent. Or n'importe quel diplômé en psy (et même pas je crois ?) peut acheter le kit WAIS par exemple et faire passer le test. Et même beaucoup de psy dûment diplômés ne sont pas compétents sur ces thématiques.
Le second point important est qu'il s'agit d'un diagnostic, d'un constat, qui doit permettre de poser des bases.
Tes psy ont probablement soupçonné des choses chez toi, mais sans test pas de certitude. Le test permet de mettre des mots, pour ensuite mettre en place des outils, des exercices, verbaliser des difficultés, et chercher des solutions.
Si ta situation financière est délicate, si tu n'as pas un thérapeute que tu estimes compétent et en qui tu as confiance pour gérer "l'après-test", alors passer le test n'est peut-être pas une évidence.
Si tu as les moyens, un bon relais thérapeutique, cela peut faire sens.
Tout ceci doit également être mis en regard au niveau des difficultés ou enjeux que tu rencontres dans ta vie personnelle et sociale.
Merci pour ta réponse @Malkav_ATW
citation :
Si c'est pour nourrir un ego de gros HPI
Non. J'ai un avis très très tranché sur l'intelligence et les outils de sa mesure.
Pour préciser ma situation, je suis actuellement en état d'épuisement professionnel qui se traduit en dépression.
La psychologue que j'ai consulté m'a expliqué que ma situation n'est pas seulement du à mon travail mais aussi au fait que j'ai un fonctionnement cognitif "différent" => neuroatypie vraisemblablement.
Pour vérifier l'hypothèse et préciser de quelle neuroatypie il s'agirait elle me demande de passer ce bilan.
Le budget étant élevé, et l'enjeu pour moi étant important (je veux sortir de cette dépression), je souhaite me préparer autant que possible grâce à vos retours et conseils.
Je suis de Lyon d'ailleurs 😉
Bien à vous.
Salut Amar,
Je te partage ici mon expérience qui ne vaut donc pas vérité absolue.
En thérapie ICV depuis plus 3 ans, j'ai vécu un épisode dépressif il y a 2 ans.
Comme je n'en sortais pas, mon thérapeute m'a donc gentiment indiqué : "chacun son métier, allez voir un psychiatre pour traverser ça". Il me l'a dit autrement hein, mais quand il faut un coup de pouce chimique et qu'en plus il donne les coordonnées d'un confrère, c'est un bon accompagnement.
Bref, la thérapie ICV m'avait déjà donné beaucoup de recul sur mon fonctionnement que j'estimais déjà différent. Alors il y a 3 mois, lors du dernier rdv avec le psychiatre, je lui soumets l'idée de faire un bilan neuropsy. Il me dit banco, maintenant oui, votre état est stabilisé, ça ne faussera pas certains résultats du bilan.
Alors vu le prix d'un bilan neuropsy, autant dire qu'il vaut mieux qu'il ne soit pas altéré. J'ai de la chance d'avoir trouvé de bons professionnels qui reconnaissent chacun les limites de leur métier, qui continuent à se former, et qui n'hésitent pas à partager leur réseau.
Je te souhaite bon courage pour traverser cette période plus difficile que d'habitude.
Merci @Agate pour ton témoignage.
Est ce qu'au final tu as passé ce bilan neuro-psychologique ?
Si oui, pourrais tu m'en dire un peu plus ? (cf mes questions dans mon premier message).
Thérapie ICV au fait ? C'est quoi au juste ?
En tous cas j'espère que tu es bien sortie d'affaire, ou qu'à tout le moins tu es en bonne voie.
Bien à toi.
therapie icv = integration au cycle de la vie en gros remettre de la clarté dans ton vecu , retrouver de la mobilité memoriel et de l ordre chronologique dedans , ça peu etre pas mal .
pour le bilan neuropsy , a ma connaissance rien a voir avec un test de qi , c' est plus un bilan du fonctionnement des fonctions cognitives : perception , attention, lanuage, memoire etc
parfois en vu d' une prescription de reeducation chez un praticien avec appui du medecin generaliste ou neurologue , ce sont aujourd hui souvent les orthophonistes qui se specialises dans ces reeducs
les hopitaux on parfois des services qui le font passer dans le cadre du soins mais c' est dernier temps ça a l' air pas mal surchargé
Oui l'ICV permet de classer les choses négatives du vécu comme définitivement appartenant au passé. Ça permet d'éviter des résurgences/réactivations dans le présent. Et vu que ça prend tout le cycle d'une vie, on découvre des choses enfouies, des liens qu'on ne faisait pas entre des événements, etc... C'est une thérapie qui permet de se re-trouver , de se re-découvrir, de se re-connaître, et qui apporte beaucoup d'apaisement in fine.
Pour le bilan, je viens juste de faire le 1er rdv, soit l'anamnèse. Après un beau mitraillage de questions, la neuropsy a indiqué qu'elle me ferait passer 2 tests : tsa et qi. C'est une démarche perso, juste pour savoir. On verra.
Pour le tarif des 4 rdv que ça représente : 690eur...
Ce n'est pas facile de s'y retrouver au milieu des différents professionnels ou supposés, de leurs compétences ou supposées, du coût que ça représente, et du lien de confiance nécessaire à créer.
Merci @quaestio_34 et @Agate.
@Agate 690 balles le bilan complet !? La vache !
Est ce que tu auras les résultats au dernier test ou il faut reprendre rdv qq part après les tests pour que quelqu'un te les "décrypte" ?
Et aussi, avec le recul, est ce que tu penses que il faut se préparer ?
Bonne nuit à tous
Amar, j'entends et je comprends le malaise profond qui dépasse le cadre du travail, et il est légitime. Je te souhaite de pouvoir trouver des personnes à même de t'accompagner. Malheureusement le cabinet où j'ai commencé mes démarches semble avoir fermé depuis. J'ai entendu beaucoup de bien de la thérapie ICV. Evidemment un test type WAIS ne se résumme pas à un "test QI" (et surtout pas les bouses vendues comme telles sur le web). Il s'agit normalement de mesurer plusieurs indicateurs dans différents domaines, mais le potentiel cognitif en fait partie, dans différents items.
Il me semble aussi important de ne pas perdre de vue le contexte, dans quel type de société nous vivons. Avec une pression intense de la productivité, du résultat, dans un référentiel de ressources limitées (faire mieux avec moins). Avec une attente terrible du travailleur, soumis au joug des "3P", processus productif permanent (coucou Franck Lepage). Avec une psychiatrisation de ceux qui ne rentrent pas dans les objectifs ou dans le cercle de loyauté hiérarchique (oui la lutte des classes c'est fini, non il n'y a plus de rapport de force, mon chef est mon "collaborateur" et mon patron mon "partenaire", non ce n'est jamais la "faute" de l'entreprise qui ne veut que son bien donc forcément notre bien). Et avec la crise de sens, profonde qui accompagne inévitablement ces mécanismes.
Cela pour dire que, s'il y a un besoin de compréhension de soi et de son fonctionnement, il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain dans les orties de mémé. Rien ne nous oblige à adhérer à l'hystérie ambiante, mais ceux qui courent (coucou Raymond Devos) nous font payer bien cher le seul fait de s'arrêter, puis poser la question du "mais pourquoi ? et on va où ?"
Bonjour,
@Amar,
Pour ma part, je vais aussi bientôt passer un test de QI mais orienté TSA.
Je suis bien intégré socialement mais je croyais que beaucoup de gens étaient décalés d'un point de vue comportement mais au final, je crois que c'est moi qui le suis un peu. D'où mon test.
Je verrai bien combien ça coûte (environ 300€) mais c'est important pour moi: cela ne me changera pas mais cela permettra de mieux me connaître.
Ensuite bilan TSA et, si je le suis, je l'ai très bien masqué en surcompensant.
Le budget est important mais ce test te permettra de mieux de te connaître et donc de t'accepter tel que tu es et peut-être comprendre pourquoi tu traverses une période difficile. Vérifie avec l'assurance maladie (ou une mutuelle santé) si cela peut t'être remboursé tout ou partie comme une séance de psy.
Merci @Terances pour ton témoignage.
Je commence à moins me fermer à l'idée de faire ce bilan en effet.
J'ai rdv le 10 mars avec ma psychologue et je pense que je lui dirai que je suis OK pour passer ce fameux bilan.
A partir de là elle me dirigera vers des professionnels de qualité (enfin je pense 🤔)
Je serai intéressé de connaître la suite de ton bilan (et de celui d'@Agate) si tu es OK, sur ce fil ou en mp.
@Malkav_ATW je suis bien d'accord avec toi. J'aimerais mettre en pratique ce que tu dis, mais sans raconter ma vie perso ici, disons que pour l'instant j'ai pas d'autres choix que d'être un mouton parmi les moutons.
Je t'en dirais plus quand on se captera sur Lyon.
Merci beaucoup pour vos messages !
Si la difficulté est financière il y a je crois des possibilités dans les CAMSP : Centre d'Action Médico-Sociale Précoce mais les délais sont souvent tres longs
@Amar
Budget:
de 0€ ( via CMP; faisable mais le processus est long je crois, ne serait-ce que pour obtenir un RDV - quelconque, pas nécessairement dans ce cadre - en CMP, selon le lieu où tu habites: de quelques semaines à plus d'1 an d'attente).à 250-550€ sans doute (apparemment ça a beaucoup augmenté, la fourchette était plus 150-400€ entre 2015 et 2020).
Peut-être pris en charge, au moins en partie, par mutuelle voire l'assurance-maladie ? Renseigne-toi.
Note:
pour éviter de surcharger la suite, je vais utiliser le générique "un" pour le psychologue. Mais ça pourait être "une", on s'en fout.
Le point le plus important je pense::
passe le bilan auprès d'un neuropsychologue, pas un "simple" psychologue.
Il faut quelqu'un qui est habitué à faire passer des WAIS, dans l'idéal auprès d'un public la plupart du temps réellement concerné par le HPI, pas le public lambda traversant tout le spectre du QI.
Pas simplement quelqu'un qui peut faire passer un test. Sans en avoir la pratique très régulière, ni l'expertise, ni l'orientation HPI.
Préparation:
nada, zéro. Surtout pas (donc évite de prendre connaissance a priori, de tout élément partiel - de questions - du test réel)
Essaye juste de ne pas y aller trop fatigué.
Evidemment, ni alcoolisé, ni drogué.
Si possible pas sous traitement médicamenteux susceptible d'affecter les capacités neurocognitives. Si sous traitement, précise-le au neuropsy, s'il ne te le demande pas de lui-même.
Passage du test en 3 temps:
- RDV préliminaire (l'anamnèse je crois) où le neuropsy évalue ta situation globale, via jeu de questions-réponses: 1h environ
- le passage du test: 2h. Lors d'un RDV distinct.
- la restitution du test et du bilan détaillé, quelques jours ou semaines plus tard: 1h environ aussi.
Quelques points importants:
- le neuropsy ne doit pas se contenter de te dire, "vous êtes surdoué" / "vous n'êtes pas surdoué".
Il doit te fournir un résultat détaillé (le score global, ceux des subtests).
- te laisse pas embrouiller par un éventuel "Votre profil est hétérogène, je ne peux pas calculer votre QI". Demande-lui ce score global, même si ton profil est hétérogène.
- les résultats peuvent être plus ou mons fortement impactés par: stress (en général présent, mais peut quand même être anormalement élevé,) fatigue, dépression, troubles dys (dyslexie, dyscalculie, dyspraxie, TDA/ TDAH, etc... => précise-les lors du RDV préliminaire si tu sais, ou penses, être concerné), TSA, etc ...
- à savoir: certains sous-test sont chronométrés, d'autres non. A ta place je demanderais, avant de commencer le test, que le neuropsy te précise lors du passage, quand tel ou tel sous-test est chronométré.
- le bilan doit être détaillé, mais ça ne sufit pas toujours. Comme le dit Malkav_ATW, à toi de voir si tu souhaites un suivi par le neuropsy après (dans ce cas je pense que c'est pas plus mal de lui préciser dès le 1er RDV que selon résultat au test, selon le bilan, tu pourrais avoir besoin d'un suivi complémentaire, et lui demander si il l'effectue, ou sinon s'il a le nom de quelqu'un à qui t'adresser).
- le test mesure tes capacités cognitives au moment où tu passes le test, rien d'autre. C'est un instantané. Et même si c'est censé être un reflet fidèle de l'intelligence générale, il y a quand même des points cognitifs importants qui sont à mon avis, peu ou pas traités par le test.
Tu as des infos plus détaillées ici, mais ce ne sont pas spécialement des sites de références, simplement des liens obtenus via recherche Google:
https://suivezlezebre.com/passer-test-wais-surdoue/#:~:text=Le%20test%20du%20WAIS%204%2C%20qui%20vient%20de%20l'Anglais,haut%20potentiel%2C%20z%C3%A8bre%2C%20surdou%C3%A9.
https://www.atypikoo.com/fr/mag/comment-passer-wais-bonnes-conditions/
https://charismaforthepeople.com/test-wais/
@Cecicela merci pour le tuyau. J'ai regardé vite fait, et ces centres sont réservés aux enfants de 6 ans max. Je poserai la question à ma psycholoque.
@Roth merci pour les détails et surtout les conseils, exactement ce que je cherchais. Quelques commentaires :
citation :
de 0€ ( via CMP; faisable mais le processus est long je crois, ne serait-ce que pour obtenir un RDV - quelconque, pas nécessairement dans ce cadre - en CMP, selon le lieu où tu habites: de quelques semaines à plus d'1 an d'attente).à 250-550€ sans doute (apparemment ça a beaucoup augmenté, la fourchette était plus 150-400€ entre 2015 et 2020).Peut-être pris en charge, au moins en partie, par mutuelle voire l'assurance-maladie ? Renseigne-toi.
yes, je vais appeler ma mutuelle.
citation :
passe le bilan auprès d'un (une) neuropsychologue, pas un (une) "simple" psychologue.
c'est ce que ma psychologue souhaite également, donc là dessus c'est clair.
citation :
Il faut quelqu'un(e) qui est habitué(e) à faire passer des WAIS, dans l'idéal auprès d'un public la plupart du temps réellement concerné par le HPI, pas le public lambda traversant tout le spectre du QI.
Alors c'est pas spécialement le QI qui importe ici, mais plutôt savoir de quoi on parle chez moi : troubles dys, autisme, ou sur-efficience mental.
Selon le résultat, je pourrai ensuite me guider vers le ou la professionel qui va bien.
citation :
Préparation: ...
ok noté.
citation :
- les résultats peuvent être plus ou mons fortement impactés par: stress (en général présent, mais peut quand même être anormalement élevé,) fatigue, dépression, troubles dys (dyslexie, dyscalculie, dyspraxie, TDA/ TDAH, etc... => précise-les lors du RDV préliminaire si tu sais, ou penses, être concerné), TSA, etc ...
Je coche déjà certaines cases 🥴 (fatigue, dépression).
citation :
- à savoir: certains sous-test sont chronométrés, d'autres non. A ta place je demanderais, avant de commencer le test, que le (la) neuropsy te précise lors du passage, quand tel ou tel sous-test est chronométré.
ok noté
citation :
- le bilan doit être détaillé, mais ça ne sufit pas toujours. Comme le dit @Malkav_ATW, à toi de voir si tu souhaites un suivi par le/la neuropsy après (dans ce cas je pense que c'est pas plus mal de lui préciser dès le 1er RDV que selon résultat au test, selon le bilan, tu pourrais avoir besoin d'un suivi complémentaire, et lui demander si il / elle l'effectue, ou sinon s'il a le nom de quelqu'un à qui t'adresser).
oui très certainement. Ce bilan est un pré-requis pour commencer une thérapie. Reste juste à savoir laquelle 🙂
Ah je vois que Roth a corrigé pour adulte c est CMP effectivement. C est interessant d echanger avec le neuropsy avant. Il me semble que ce bilan par exemple ne suffit pas pour un diag de TSA par exemple. Je ne sais pas pour le TDAH. Peut etre que ta psy pourrait mieux de preciser ce qui est en jeu. Sinon tu risques effectivement d en sortir avec un chiffre de qi, ce qui peut n etre que moyennement utile...
Exact, le but n'est pas d'évaluer mon QI, mais plutôt de faire un bilan complet de mon fonctionnement cognitif.
Le QI peut-être une partie de la discussion, mais ne je pense rien m'apporter de spécial.
citation :
Alors c'est pas spécialement le QI qui importe ici, mais plutôt savoir de quoi on parle chez moi : troubles dys, autisme, ou sur-efficience mental.
Selon le résultat, je pourrai ensuite me guider vers le ou la professionel qui va bien.
Tu peux très bien être concerné par les 3 en même temps !
A priori, le plus difficile à parfois déterminer est le TSA (preuve en est que les CRA usent d'un pool de spécialistes pour confirmer ou non le TSA; c'est comme pour les CMPs: bonjour l'attente avant d'avoir d'avoir un RDV).
Pour simplifier l'affaiire, on a affaire à des spectres, et les manifestations (je ne vais pas parler de symptômes, parce que le HPI n'est pas une pathologie; pas plus que je ne parlerai du WAIS comme un diagnostic: c'est un test) peuvent en plus appartenir à plusieurs des spectres ce qui complique d'autant plus la tâche d'identification et de discrimination.
C'est expliqué notamment ici (c'est bien foutu, je n'ai pas fini la vidéo, mais j'en ai vu presque 20 min il y a 2 semaines, c'est donc déjà que ça devait être suffisamment pertinent et intéressant pour que j'aille aussi loin):
voir la vidéo
Le neuropsy pourra te dire pour le HPI (via le test, et même si tu te retrouves avec un profil hétérogène, voire même (au regard de certains troubles dys qu'il aurait détectés par exemple, ou d'autre chose ) si tu n'atteins pas le seuil critique des 130:
Quelqu'un en dépression sévère peut passer le test et être alors à 115-120, et après traitement, en repassant le test 2 ans plus tard - il ne faut pas repasser le test trop rapidement, pour que les souvenirs du test précédent n'iimpactent pas - obtenir 135-140. J'avais lu il y a quelques années qu'une cohorte de personnes dépressives, vues par un même psy ou un pool de psys, avaient manifesté ce genre de résultats; dans le sens test au-dessus de 130 uniquement après sortie de dépression, et écart de 10-15 points au moins entre les 2 tests.
Tu as ça aussi par exemple pour marquer les interférences HPI / TDAH:
voir la vidéo
Le neuropsy pourra aussi sans doute te dire pour TDA / TDAH, dyspraxie, dyslexie, dyscalculie, trouble visio-spatial, etc, quitte à passer un test supplémentaire.
Pour le TSA ça peut être plus compliqué (ou pas), cf remarque sur le CRA plus haut.
Dans tous les cas, même quelqu'un de compétent peut passer à côté du "bon" profilage. Il n'a que pour le QI qu'il y a un étalonnage qui permet de te dire qu'au moment de la passation du test, tu es à tel ou tel niveau de la courbe.
Et si tu es au-desus de 130, tu peut considérer que c'est quelque chose qui est acquis, même si le score varie avec le temps.
Après on peut toujours discuter du fait que ça soit un HPI "académique" comme je l'appellerais (plus ou moins gonflé par les études et / ou l'éducation, le milieu social) ou pas. C'est pas quelque chose de vraiment reconnu, mais pourtant, il suffit de connaître le contenu du test pour imaginer que les contextes évoqués ont forcément un impact. Je doute très fortement que quelqu'un qui est admis dans une grande école (que ce soit maths / phys / bio / littéraire / véto / éco, etc; dans le tiers 1 des écoles du domaine, donc X, Normale, Centrale Paris / Lyon, HEC, Maison Alfort etc ) soit sous 130, c'est pas pour ça à mon avis qu'il est forcément HPI (QI supérieur à 130, par contre oui).
Bonjour.
Pour moi, aucun bilan neuropsy mais un bilan avec un psychiatre. C'est complètement différent. Et, oui, un psychiatre fait un diagnostic et non un bilan, mais il m'a semblé lorsque j'ai fait cette démarche, que c'était un moyen de "balayer large" pour affiner ou non ensuite. Je témoignage:
... J'ai erré plus de quarante ans dans un sentiment de décalage absolu ( mes premières angoisses datent de mes six ans , j'en ai 53 et j'en ai toujours). Une vingtaine d'années à circuler de psychologues en psychologues avec des mots qui s'égrennent et aucun bilan réel. Uniquement des possible / probable xxx, et troubles xxx. Jamais on ne m'a orientée vers un quelconque bilan neuropsy. Ni un psychiatre d'ailleurs. Et les accompagnements avec les psychologues ont été limités par le coût que cela représente.
Et après ? Rien. Paumée . Le même gros fatras ma vie .
Puis j'en ai passé un.... Enfin pas un test ...mais un diagnostic psychiatrique ( aïïï ça m'a fait mal de me dire que j'allais évaluer mon niveau de "maladie mentale". Mais bon, "Paumée pour perdue" je ne risquais plus rien que de lâcher un amour propre qui s'était dejà barré ).
Donc ma démarche fut différente des vôtres peut-être. Elle est à prendre pour ce qu'elle est, une expérience, avec ses limites.
Ce que je remarque c'est que avec cette psychiatre :
- les séances sont en partie prises en charge par la sécurité sociale.
- le bilan psychiatrique a pris presque un an. Il fut difficile à mener selon la psychiatre qui m'accompagne car j'ai ultra compensé toute ma vie. Ce qui fait que beaucoup de questions avait une double réponse possible dans mon vécu. De plus je suis devenue performante en mensonge, envers les autres, envers moi même, pour juste faire " comme si j'étais normale". Une gangue de suradaptation qui m'a fait perdre la notion de moi même.
- il y a eu un accompagnement de la dépression avant de dresser le bilan, car mon état faussait les données.
- il y a eu un accompagnement pendant les séances car j'ai, encore plus qu'avant, perdu le sens de mon existence.
- dans mon cas il y a des particularités conjointes. C'est un piège ce truc. Un peu plus d'ambiguïté dans un vécu en chaos. Et il me fallut bien du talent ( ça c'est Brel qui me chante à l'oreille) pour discerner le pourquoi, le comment, à quel moment, en quelles circonstances, sous quels déclencheurs etc.
- j'en engagé avec la psychiatre une TCC direct après le test. Je ne suis pas restée seule au monde avec mon ( 'mes' en fait) atypie.
Au résultat. Je n'ai passé aucun test WAIS .
Par contre je réalise une anamnèse hyper intéressante pour rebalayer ma vie avec un regard soulagé d'une culpabilité qui m'étouffait.
J'apprends à changer mon rapport au monde. J'apprends à cerner les circonstances où je ne suis pas dans le "standard" ( non mais énorme! Je n'avais pas pris conscience qu'autour de moi c'était si différent de ce qu'il y a dans ma tête! Grâve ?)...ca m'étonnes pas que je me soit fait flanquer à la porte si souvent ?
Je suis à deux années d'accompagnement. Une vraie claque. Un soulagement aussi. Un grand voyage.
Je vais en passer un mardi matin, un peu moins de trois ans après le premier.
Merci pour vos conseils/retour d'expérience @Roth et @PomDofine
@meiyo alors tu l'as passé ce fameux bilan ?
Coucou,
J'ai eu un devis à 520€ pour:
- un RV de 45 mn pour faire connaissance, précédé d'un questionnaire à remplir pour situer mon contexte de vie ( aspects persos/ pros/ enfance/ centre d'intérêt/ difficultés cognitives)
- un RV de 2h + un de 1h30 pour passer les tests à proprement parler, associés à d'autres questionnaires à remplir en parallèle.
- un RV de restitution de 45 mn et la remise d'un compte rendu écrit.
J'ai fait une demande d'aide auprès du service social de ma caisse de sécurité sociale. C'est un recours méconnu de nombreuses personnes. Il faut un peu de patience pour remplir le dossier et attendre la réponse. Et c'est prioritairement pour les personnes aux faibles revenus. Je ne sais pas si j'aurai une prise en charge de cette manière. J'en ai déjà eu pour mes enfants, pour des séances de psychologie en libéral hors "mon parcours psy" et des séances d'ergothérapie, notamment.
J'essayerai de penser à poster ici le résultat de cette démarche. Je serai fixée d'ici la fin du mois, la commission chargée d'étudier mon dossier étant prévue le 10 du mois.
Je tâcherai de penser aussi à partager mes analyses et ressentis lors des tests.
Bisous bisous ;)
À bientôt :)
Merci pour ces infos précieuses @Selena
Je ne connaissais pas du tout ces aides de la Sécu.
Je t'enverrai un petit rappel début avril pour savoir comment ça s'est passé 😋
@Amar
citation :
"Je poserai la question à ma psycholoque."
Tu habites avec ta thérapeute ?? Pratique !
@Selena
En effet, bon à savoir ? Tu as fait la demande d'aide à ton service social, pour quoi précisément, des "tests de neuroatypisme" ?
Et là tu ne parles pas des fameux tests remboursés, pour lesquels il y a environ 2 ans d'attente ?
Et tiens, au sujet de "mon soutien psy", est-ce que le dispositif est bien vu par les psys neuroatypiques ? Les deux psys à qui j'ai proposé, une a balayé avec dédain, l'autre a simplement dit non.
@Amar
OK pour le rappel !
@Flex
les test sont remboursés dans les centres médicaux sociaux (CMS) ou dans led centres médico-psychologiques (CMP).
C'est là qu'il y a beaucoup d'attente car c'est un service public qui est tenu d'accueillir tout le monde mais n'a pas assez de personnel pour le faire.
De plus, il devrait y avoir un.e neuropsychologues dans chaque CMP/CMS car ce sont les professionnels de référence pour faire passer les tests de dépistage des neuroatypies. Mais concrètement il n'y en a pas partout et les psychiatres sont plus ou moins formés selon les régions.
Par chez moi par exemple, il y a des dispositifs pour dépister les enfants, en lien avec les services de pédiatrie des hôpitaux. Mais rien pour les adultes. C'est pourquoi je dois aller faire les tests en libéral à 1h30 de chez moi. Et payer.
Ça s'appelle un "bilan neuropsychologique"
@Selena, oui j'ai déjà pris contact et obtenu une ordonnance... donc à dans 2 ans ^^ !
Amar, oui, je l'ai passé mais j'attends encore les résultats.
@Amar, test QI passé et d'après la psy je suis autiste. Elle a utilisé des questionnaires pour éclairer son verdict sur l'autisme mais seul le diagnostic auprès d'un CRA permettra de confirmer et affiner.
Cela ne se voyait pas à première vue car je compensais avec un côté THPI selon elle.
Si cela peut t'aider dans ta démarche ...
@Terances
Félicitations! Deux pour le prix d'un!
Tu pourrais développer stp ?
D'un côté t'as un ensemble de caractéristiques dites "autisme" (lequel, quel chiffre sur 200, quel sous type d'autisme,etc) mais qu'en fait, ça se voyait pas, donc tu avais les caractéristiques opposées, car tu avais un thpi, donc tu étais comment au final ? Tu aurais des exemples ?
Tout ça me paraît encore bien vague, sur les caractéristiques, mais en fait elles se masquent et se compensent entre elles, donc on les voit pas, donc les gens paraissent normaux, tout ça est flouflou ! (pas toi, mais la neuroatypie concrète)
Merci
@Flex,
Pour répondre à ton interrogation.
Je ne suis pas encore passé par le CRA, je n'a fait que répondre à cinq questionnaires que l'on m'a demandé de remplir et qui révèlent déjà une forte tendance autistique de niveau 1.
Je joue le caméléon avec la population et j'essaie de déchiffrer leur comportement , leurs émotions, leurs réactions ce que j'arrive bien à faire (j'ai une bonne empathie intellectuelle, construite, pas naturelle). Je sais donc comment les aborder pour les brosser dans le sens du poil et qu'ils me voient comme un "ami". Et, bien entendu, je cache mes faiblesses par une pirouette: ni vu, ni connu.
Je ressemble plus ou moins à quelqu'un de lambda mais avec une certaine différence mais les gens n'arrivent pas à voir quel pet au casque j'ai.
Et ça passe dans la population de neurotypiques.
Si cela peut t'aider à mieux comprendre.
@Amar je reviens vers toi maintenant que mon bilan est terminé. Résultat : autisme et très haut potentiel intellectuel.
En 2018, j'avais fait un bilan psychométrique seul (tests de QI) et comme j'avais encore de bonnes capacités de compensation, l'homogénéité des résultats n'avait pas permis de déceler ma neuroatypie, seulement mon HPI; bien que ma mémoire de travail et ma vitesse de traitement de l'information étaient déjà plus basses que le reste des compétences évaluées.
Actuellement, ces 2 compétences sont complètement altérées car je les ai épuisées à force de dépasser mes limites; ce qui m'a amenée au burnout et qui empêche, depuis, que je revienne à mon fonctionnement d'avant cet effondrement...si j'ai bien compris les explications de la neuropsychologue, cet hétérogénéité est un marqueur de l'autisme chez les personnes avec un HPI.
En gros : actuellement, j'ai toujours la capacité de manier des concepts intellectuels complexes mais à 2 à l'heure et en oubliant à mesure les étapes de cheminement de ma pensée...
Et socialement, je suis dépassée car je n'arrive plus à traiter correctement la foule d'informations intellectuelles et sensorielles que génèrent les interactions sociales. Surtout en présentiel.
Je me noie dans les questions et les sensations que déclenche cet afflux d'informations, peinant à me concentrer sur le propos de mon interlocuteur.ice et à y réagir dans un temps court et encore moins en temps réel...
Voilà...
Pour ma part, ce bilan a été très utile car il va m'aider à restaurer l'estime de moi qui a été mise à mal par 43 ans de suradaptation.
Ça va me permettre de faire des choix éclairés pour mon avenir proche et d'arrêter définitivement de m'abimer dans des situations sociales et professionnelle qui ne respectent pas mes limites et mes besoins.
Ou en es-tu, toi, avec cette démarche ?
Vas-tu te lancer ?
Merci @Terances et @Selena pour vos retours !
Ca m'aide à me rassurer sur l'utilité de la démarche, et je pense que je vais le faire.
Pour l'instant, comme je suis en depression, je ne suis pas dans un état assez "stable" pour réaliser ce test.
De plus, le budget est un aussi un autre frein pour moi en ce moment. Donc pas plus mal que ça soit reporté 😋
@Selena, je me reconnais totalement dans ce passage :
citation :
En gros : actuellement, j'ai toujours la capacité de manier des concepts intellectuels complexes mais à 2 à l'heure et en oubliant à mesure les étapes de cheminement de ma pensée...Et socialement, je suis dépassée car je n'arrive plus à traiter correctement la foule d'informations intellectuelles et sensorielles que génèrent les interactions sociales. Surtout en présentiel.Je me noie dans les questions et les sensations que déclenche cet afflux d'informations, peinant à me concentrer sur le propos de mon interlocuteur.ice et à y réagir dans un temps court et encore moins en temps réel...
Hello
je viens de passer 2 tests avec une neuropsy (ados et wais 4) orienté sur le spectre de l'autisme. Compte rendu prévu fin mai. C'était aussi intéressant que difficile à vivre.
Interessant parce que j'analyse tout ce que je vis et donc je réfléchissais à ce que peut être elle attendait de moi pendant les tests.
Difficile parce que j'en suis sortie lessivée, à avoir réfléchi aux attentes, au rendu, et à être frustrée d'avoir été testée sur mes limites plutôt que sur mes capacités, tout en sachant que les tests ne sont pas sur mes capacités.
Bref un gros globiboulga paradoxal entre émotions et rationalisations, ayant déclenché sieste et crise de pleurs...
@Agate j'ai été épuisée par les tests, moi aussi. Comme dans le brouillard, avec un champ visuel rétréci, besoin de dormir et pleurer de retour à la maison après chaque RV. Puis 1 à 2 jours de récupération pour me remettre les yeux en face des trous.
@Amar ah oui c'est vrai que l'état dépressif peut influer sur les tests; rendant les résultats moins fiables.
Et puis, comme l'a bien décrit @Agate, ça demande de l'énergie; ce que tu n'as peut-être pas en quantité suffisante en ce moment; pour "encaisser" tous ces questionnaires et exercices parfois déstabilisants et frustrants.
Concernant l'aspect financier, le service social de la MSA, que je t'avais évoqué précédemment il me semble (flemme de remonter le fil pour vérifier) a accepté de me verser une aide correspondant à 40% du montant du bilan.
Soit 208€ d'aide pour 520€ de dépense.
Il y a beaucoup de neuropsychologues qui acceptent d'être payé.e.s en plusieurs fois, pour repartir le coût sur plusieurs mois ; parfois même sur une année complète.
Ça peut aider.
Je pense qu'il ne faudra pas hésiter à demander et à en faire un critère de sélection si besoin et si tu as le choix entre plusieurs professionnels autour de toi au moment où tu te lanceras.
@Selena
Ca me parle comme à Amar ce passage! J'ai eu l'impression de me lire un peu, tu mets des mots sur mes ressentis actuels.
Sauf que ça s'est déclenché il y a qq temps, est-il possible de faire un burn out ou une saturation en plusieurs étapes, sans qu'il n'y ait de choc ou de malaise quelconque ?
Mais comme j'ai toujours eu cette incapacité plus globale, de répartie, de présence, peut-être me suis-je suradapté mais avec une efficacité très relative :D ce qui aurait causé une fatigue nerveuse permanente depuis l'adolescence.
En étudiant mieux la question et en vous lisant, il se pourrait que je ne sois pas uniquement hpi, mais aussi tdah, donc souci d'attention avec qualités hpi... Mais pas les compétences.
Je suis assez convaincu de faire ces tests, mais limité par le budget, j'attendrai. A moins de trouver une bonne adresse.
Est-ce qu'il y en a qui ont reçu des conseils de médication, de Ritaline ou quelqu'autre, suite à des tests, ou pour qui la question se pose dorénavant ?
Une amie m'a parlé récemment du burn-in... qui serait la phase préalable du burn-out.
Je vous donne un lien que je trouve intéressant, Peut-être est-ce transposable à d'autres troubles?
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Pour ma part, comme précisé au début du fil, je n'ai fait aucun test neuropsy. J'ai éte évaluée TDAH par une psychiatre, suite à un troisième burn out. Il semble que un HPI ( non évalué) m'a permis de compenser jusqu'à épuisement complet.... Une double exceptionnalité dit-on? Je me demande si ce n'est pas une double peine .
J'ai compris aussi que dans mon cas une évaluation du HP ne sera pas explicite car perturbé par le déficit d'attention. Et au final je passe plus de soin à composer avec leTDAH que le HPI.
Pour reprendre ta question @Flex, j'ai testé la Ritaline ( méthylphenidate), j'en attendais une résurrection, mais j'ai arrêté le traitement immédiatement en raison d'une réaction ( rare semble-t-il). J'attends la commercialisation prochaine d'une autre molécule.
Au quotidien je tente de contourner les difficultés. Elles sont énormes. On imagine que le TDAH c'est un manque de concentration ( de volonté, en fait, selon beaucoup, il suffirait de ..) mais non, même faire du thé c'est l'aventure: la théière, le thé, la bouilloire, l'eau, quatre éléments à gérer, et parfois , l'un des quatre est zapé, ou en double. Du thé dilué à la double flotte, du thé sans thé, de la poudre sans eau.... Parceque dans ma tête il y a tout en même temps, mon rdv de la semaine suivante, le rai de lumière, ce qu'un collègue m'a dit il y a trois jours, la voisine, le chien qui aboie, la liste de courses, la mouche sur le plafond, l'odeur du pain, le mail que je n'ai pas encore écrit, le kéfir qui bulle etcaetera . Je suis une génie du bloubiboulga.
Actuellement, Quand il y a des invités, ce sont eux qui font le thé et le café. Sauf si ils sont TDAH eux aussi, là c'est comique :)..... Honnête, les fous rires font aussi partie de mon quotidien.
Désolée si je dévie sur ce trouble, à l'exclusion des autres. Je me contente de ce que je connais et je rebondis sur l'interrogation de @Flex.
A moi aussi ces témoignages d' "incapacités " cohabitant avec certaines "capacités un peu étonnantes pour certains, corrélées aux traits cités dans un fil adjacent" me parlent beaucoup.
Mais comme je me sens ces derniers jours assaillie par les premières, je ne saurais développer. Vous le faites très bien, et vous lire me fait me sentir moins ovni là tout de suite. Bon courage à toutes et tous!
(Pour répondre à Flex et appuyer ce que dit très justement Ambre31, oui on parle de "burn out", mais c'est l'épicentre d'un phénomène au long court, qui se joue en plusieurs étapes. Les premières sont souvent à bas bruit, des signaux que l'on n'écoute pas. De la fatigue, de l'agacement, perdre de la disponibilité physique ou de la fraîcheur mentale, etc. Puis les symptômes vont crescendo, avec parfois des pics. Mais certains profils neurotypiques ont une "capacité" à "encaisser" plus que la moyenne, et prennent encore plus que leur dû. Le burn out en soi est un peu comme une "mise en sécurité" du système, comme le compteur électrique qui saute en cas de surtension, pour protéger le reste. Mais il n'est pas systématique, et d'autres altérations d'état sont possibles.)
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