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racontez une belle rencontre.

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racontez une belle rencontre.
Bouhhle 09 janvier 2021 à 00:44

Je trouve qu'il y a pas mal de poésie ici mais pas tellement de récits, de nouvelles, de prose qui raconte. Je vous propose de raconter une belle rencontre, qui vous a particulièrement marqué. Je commence pour donner envie de continuer.

_________________________________________________________________________________

Maria


Printemps mille-neuf-cent-nonante-cinq. Nous sommes en tournée dans les pays de l'est. Nous, c'est les Nawaks, collectif informel de performances issu des squats parisiens, trois camionnettes, six personnes par véhicule. Je conduis mon SG2, assure la logistique et joue de la basse ou de la batterie lors des représentations. Nous avions deux spectacles et un concert dans nos bagages.

Deux dates en Slovénie, au Metalkova de Lubjana et dans un centre d'art à Maribor, deux dates en Slovaquie, à Bratislava, une en salle et une sur la grand place. Une performance anti-patriarcat qui nous a valu d'être arrêtés et expulsés du pays pour troubles à l'ordre public et attentat à pudeur.

Nous nous réfugions à Vienne car nous avions une adresse où atterrir. Nous y arrivons tard dans la soirée. Un énorme squat communiste en permanence sur la défensive à cause d'attaques répétées des fachos. Après avoir montrer patte blanche, nous sommes finalement très bien accueillis. Le premier étage est très politisé, organisé, carré, le deuxième est punk vegan féministe, le troisième est un accueil de sans-papiers et au quatrième, des dortoirs pour les gens de passage. On s'y installe.

À six heures du matin, nous sommes réveillés et sommés de partir car un sans-papier a été retrouvé mort dans son lit et les flics ne vont pas tarder à débarquer. C'est mieux s'ils ne nous voient pas, dix-huit freaks qui viennent de se faire expulser de Slovaquie, la police autrichienne risque de ne pas apprécier, c'est suffisamment la merde comme ça.

On nous envoie dans une espèce de centre artistique et musical, un vaste parc entouré de grille et comprenant plusieurs salles de concert ou de détente. On attend toute la matinée que cela ouvre. Les champions de la choure pillent les magasins de bouffe, ça fait du bien. L'entrée du parc est gratuite mais est sacrément garder par des vigiles patibulaires et antipathiques. On est accepté après avoir expliquer notre situation aux responsables.

La suite ne se passe pas très bien. Après tant de déboires, nous étions bien content de souffler et de se retrouver dans une ambiance festive. On exulte. Sauf que l'ambiance festive en Autriche, même chez les rockeurs, ça veut pas dire qu'on peut se lâcher comme on veut, la rigolade a des limites. On se fait jeter comme des malpropres après moult engueulades qui auraient tourné au pugilat sans ma vague connaissance de l'allemand et mes talents de médiateur.

Et c'est là que nous rencontrons Maria.

J'avais remarqué qu'elle nous observait depuis un petit temps, amusée et intriguée. Sa beauté m'impressionne, son allure est légère, son sourire ferait craquer un moine boudhiste. Elle nous rejoint sur le parking voyant que nous étions fatigués, énervés et quelque peu désespérés. Elle nous invite chez elle. Dix-huit dans son trois pièces. On mange, on boit, elle fait tournée la coke. Elle vient de Tchéquie et nous apprend qu'elle est la nièce de Vaclav Havel, le fameux dramaturge et homme d'état. Elle vit d'habitude avec sa fille de seize ans, elle en a le double. Le charme slave, droite dans ses bottes, causante, enjouée, curieuse, maligne et partageuse. Nos coeurs se réchauffent.

On se donne le tour pour dormir un peu. Sauf moi. Nous causons jusqu'à midi. Elle me fascine.

Nous sommes restés quelques jours pour préparer la suite des aventures. On prévoit de rejoindre Prague avec elle. Elle y connaît suffisamment de gens pour nous accueillir et nous faire jouer. Et ça sera plus facile de passer la frontière avec quelqu'un du pays. Parfait.

Elle et moi apprenons à nous connaître, j'aime bien son humour, on rigole comme des gamins. Je suis enivré par son érudition, on cause de tout, un peu en anglais, un peu en allemand. Son sourire, son enthousiasme, sa joie de vivre, sa ferveur me font pétiller et réveillent cette boule d'envie recroquevillée, ramassée, dissimulée dans un recoin de mes entrailles. On se dragouille timidement, enfin... elle me dragouille et moi je fais mon timide. Je traversais une phase escargot : plus on s'approche et plus je me renferme, me crispe, me rabougris. Plus les sentiments sont intenses et plus je plonge dans ma coquille si on effleure mes antennes. Le dernier soir avant le départ, elle fait ce qu'elle peut pour me faire comprendre qu'elle m'attend dans sa chambre. Dans la tête de mes potes, ça se voit dans leurs yeux : "François, il va encore passer à côté d'une belle histoire". Ça me paralyse d'autant plus. Je fais semblant de dormir dans un fauteuil.

Financièrement, ça commence à être vraiment dur. Une équipe est sortie siphonner du gasoil dans une zone industrielle, comme à notre habitude. Sauf qu'en Autriche, c'est beaucoup plus difficile qu'ailleurs. Mais on étaient champions dans cet art, mission réussie.

En route pour la Tchéquie. Maria est confiante, ça va aller.

Je n'étais pas retourné à Prague depuis quatre ans : la tournée Parkaj Mental, groupe jazz-punk franco-allemand où je jouais de la clarinette. Depuis, je rêvais d'y revenir pour rencontrer des musiciens, les groupes tchèques m'ont toujours fait planer. J'entrevoyais même d'y rester si l'occasion m'était donnée.

Sauf que, malgré la séparation des républiques tchèque et slovaque, il demeurait un accord de gestion des frontières. Impossible de rentrer avec nos passeports estampillés trois ans d'interdiction de territoire. On a tenté une demi-douzaine de postes douaniers, rien n'y fit. Maria était attristée, fâchée, affligée. Elle a tout essayé, le charme, son lien familial avec le héro de la révolution de velours, les bakchichs. Problème insoluble.

Retour à Vienne. Déprime.

Je crois que j'ai rarement autant fait la gueule et aussi longtemps. Je ne pensais qu'à me barrer de cette ville malsaine. Vienne est définitivement l'endroit que je déteste le plus. J'ai motivé les troupes et nous sommes partis dans la foulée vers l'Allemagne, je savais qu'on pouvait s'incruster à Freiburg, au KTS : Kunst Total Sofort (Art Total Maintenant). Quatre bâtiments de quatre étages autogérés entourés de plusieurs hectares de gros camions et de magnifiques roulottes, à l'allemande. Nous y avons fait un concert et sommes restés un mois. On a écrit et monté le mythe d'Orphée aux enfers en opéra-rock sur une surface grande comme un terrain de foot. Une réussite de toute beauté. Cela se terminait par une révolte des damnés contre Vulcain : "Pour un enfer libre et auto-organisé". Nous avons toujours su rebondir grâce à notre créativité débordante, fourmillante, expansive. Et ça a toujours été ma façon de sublimer mon mal être, mes frustrations, ma connerie.

Ma rencontre avec Maria fut l'une des plus belles que j'ai vécue. Et la plus douloureuse. J'ai eu beau m'empressé de l'oublier, cela reste le plus amer, le plus âcre, le plus cruel de mes regrets. Vingt-cinq ans sont passés et mon ventre se convulse à son souvenir. Je n'ai pas cherché à la recontacter, je l'avais planté comme un sagouin.

Pauvre de nous.

Sebunkenle 09 janvier 2021 à 07:31   •  

@Bouhh

Salut.

Là de mémoire je ne me souviens pas vraiment d'avoir fais de belles rencontres qui valent la peine d'être racontées .car elles ce sont toujours passées de manière banale et normal. Mais si une me vient à l'esprit je ne manquerai pas de la raconter.

En tout cas j'ai beaucoups apprécié cette "péripétie" qui débuta l'année de ma naissance quand même. Et bon quelque part je pense avoir été touché bien sûr. Mais c'est aussi parce que je ne comprends que trop bien tes regrets et ton amertume de ne pas l'avoir recontacté. J'ai connu ça aussi. Enfin bon tu as l'aire d'avoir eu une vie bien remplie et riche en rebondissements pendant ta jeunesse.

Nevromonle 09 janvier 2021 à 07:50   •  

Eh ben. Cette vie que tu as eu n'a tellement rien à voir avec la mienne, ahah. C'est intense, on dirait !
J'ai bien des idées de rencontres, mais elles ont également une saveur d'occasions manquées, je ne suis pas sûr que cela convienne à ce sujet...

Sebunkenle 09 janvier 2021 à 07:54   •  

J'ai plus l'impression que c'est le topic des occasions manqués et des déceptions, qu'autre chose pour l'instant lol 😄

Bouhhle 09 janvier 2021 à 12:12   •  

@Sebunken
Non, ce topic n'est pas celui des occasions manquées. C'est celui de la prose et des rencontres.

Pas forcément amoureuses d'ailleurs, le sujet est large. Et je pense qu'elles valent toutes la peine d'être racontées (ça c'est ma propension à pousser tout le monde à écrire). Elles peuvent être banal de l'extérieur mais c'est que tu en dis, comment tu la racontes, ce qui c'est passé à l'intérieur qui vaut la peine. (Se donner la 'peine', l'effort, la douleur. Parce ça en vaut la 'peine' ).
Et ma vie pleine de rebondissements, ce n'est pas que dans ma "jeunesse". J'habite aujourd'hui seul, cela fait deux semaines, je vais enfin pouvoir me reposer.
Et, un truc me turlupine, comment ne comprends-tu pas mes regrets si tu as connu ça aussi ? Et celui-ci est un des plus amers, j'en ai toute une collection. Mais je vais m'arrêter là, à vous maintenant.

@Nevromon
Comme je viens de le dire, du moment que c'est une recontre, au sens le plus large que l'on puisse donner, cela conviendra à ce topic.


Allez, à vos plumes !!!

Bouhhle 09 janvier 2021 à 12:17   •  

Et le but ici, c'est pas de créer une conversation où tout le monde ira de sont petit commentaire, c'est de faire une collection de textes à thème.
Lâchez-vous !

Sebunkenle 09 janvier 2021 à 14:59   •  

@Bouhh

Ne t'en fais pas. Je n'était pas vraiment sérieux quand j'écrivais ça.

Sinon bien au contraire. J'ai écris que je comprenais tes regrets. Mais c'est vrai que la structure de ma phrase était un peu bizarre et bancale maintenant que je la relis.

En tout cas je ne manquerai pas d'écrire un passage une fois qu'une rencontre me reviendra en mémoire.

Bouhhle 09 janvier 2021 à 15:02   •  

@Sebunken Cool.

Nevromonle 09 janvier 2021 à 20:35   •  

Bon. Après tant d'encouragements, ce serait dommage de ne pas prendre mon élan. Allez, je me lance.

Andy
En 2017, j'ai repris des études universitaires (cela ne sera probablement pas la dernière fois), et je suis rentré, avec les équivalences, directement en seconde année d'une licence Humanités sciences de l'information. Rapidement, je me suis senti un peu débordé : je travaillais à côté, afin d'assumer ma part et de ne pas vivre aux crochets de celle qui est aujourd'hui mon ex. Je quittais les cours rapidement, ayant toujours un compteur dans la tête : car plus j'arrivais tôt au travail, plus je pourrais gagner d'argent : "Allez, plus vite, tu vas gagner un euro en dix minutes, là, c'est pas rien ! ". Le latin, que les autres élèves avaient pour la plupart étudié au collège, voire également au lycée, et de toute façon en première année de licence, fut source de bien des problèmes. Apprendre par coeur des déclinaisons : quelle horreur !
Dans ma classe, il y avait un grand type, costaud, qui était tout le temps avec sa cousine. Ils étaient fusionnels. Un jour, elle a cessé assez subitement de venir en cours. Personne ne parlait vraiment à Andy, qui se cachait derrière son rideau de cheveux blonds, se ratatinant et tentant de prendre le moins de place possible, comme je l'ai plusieurs fois vu faire de la part des gens grands.
Le temps passa. Ces deux années de licence furent un tunnel fait de pas précipités, d'emploi du temps minuté et optimisé. Ils furent un désastre pour mon couple, ce qui, une première fois, faillit provoquer une séparation. Mais dans ce tunnel, je pouvais, en cours de sciences humaines (anthropologie, ethnologie, psychologie, études de genre), me ressourcer : j'étais intellectuellement nourri. Et quand les propos ne m'intéressaient pas, je lisais le livre "On vaut mieux que ça" sur mon ordinateur portable.
En latin, un jour, Andy et moi, nous nous sommes mis en groupe ensemble dans le cadre d'un travail commun. Ne nous sentant pas à l'aise dans cette matière, nous avons fini par utiliser Google traduction pour retranscrire le dialogue. Google traduction, qui peut être absolument tordant, sortant parfois des propos complètement absurdes, qui nous firent avoir de mémorables fou-rires (loin d'être les derniers). Nous avions un humour absurde commun. Nous avons sympathisé. Nous nous sommes rendus compte que nous habitions...à deux cent mètres l'un de chez l'autre. La première fois que nous sommes rentrés ensemble, nous avons parlé dans le métro de sujets très intimes, qui nous bouleversaient, et qui restaient pour chacun des blessures profondes. Échangeant au sujet de nos sentiments, nous écoutant vraiment. J'ai senti que "j'avais fait une bonne pioche" en découvrant Andy ! Depuis, nous sommes, je crois que je peux le dire, devenus amis, et nous nous sommes soutenus de façon inconditionnelle.
Andy, c'est quelqu'un de très doux, de touchant, et d'infiniment délicat et attentionné. Je trouve qu'il a le coeur pur, et qu'il est d'une honnêteté incroyable. Il est drôle, humble, et fait comme moi beaucoup d'auto-dérision.
Je me sens profondément chanceux de l'avoir rencontré. Une amitié aussi forte peut éclairer une portion du chemin. Je ne sais pas combien de temps cela durera, mais je sais que c'est déjà énorme.

Bouhhle 09 janvier 2021 à 21:24   •  

@Nevromon
Merci beaucoup, belle histoire.

Sebunkenle 09 janvier 2021 à 21:56   •  

@Nevromon

😀 C'était génial. 👍

J'aimerai bien ressentir un jour le sentiment presque euphorique d'avoir une personne avec qui on s'entend tellement naturellement et de manières si fluide et naturelle. Comme si on été faits l'un pour l'autre. Je ne sais pas si ça arrivera un jour. 🙂
Je l'espère en tout cas.

Nevromonle 09 janvier 2021 à 23:35   •  

Merci !
Oui, j'ai senti cette espèce d'assurance, de confiance en moi, lorsque je suis allé vers lui. Si vous avez lu Harry Potter ou vu les films, c'est comme si j'avais bu pour cette rencontre du Felix felicis : l'impression que je ne "pouvais pas faire d'erreur" tant que je m'écoutais. C'est grisant, cela dit en passant !
Vous savez, vous me donnez envie de vous rencontrer un jour. J'ai l'impression que l'on pourrait discuter longtemps.

Bouhhle 10 janvier 2021 à 02:30   •  

Je suis pour une rencontre. J'attends que ça de rencontrer des "semblables" (?). Au parc du Héron le 23 janvier ? En fait j'en ai surement renconter sauf que je le savais pas.

À plus tard.

Sebunkenle 10 janvier 2021 à 07:16   •  

@Oui je vois très bien de quelle scène tu veux parler. C'est dans le tome 6. Sinon je ne sais pas si je vais pouvoir vous rencontrer un jour vue ma situation géographique. ( Marseille c'est est un peu à l'extrême opposé de la région Lilloise sur la carte de la France ) Mais @Bouhh et @Nevromon vous êtes quasiment tout les deux dans la banlieue de Lille. Vous pourrez vous voir sans grands problèmes. Enfin bon j'essaierai quand même de venir dans le grand nord si jamais un jour on organise de ce voir. Pour le 23 janvier comme l'avez cité Bouhh par éxemple.

Nevromonle 10 janvier 2021 à 08:50   •  

Je ne me sens pas forcément à l'aise pour rencontrer étant donné le contexte actuel (je flippe), je verrai !
@Sebunken : Je crois que le site a un important noyau de gens dans le Nord et en Belgique, notamment parce que le créateur est du coin (si j'ai bien compris). Cela dit, je pense que quand ma situation sera stabilisée et plus confortable, je reprendrai mes habitudes d'aller un peu rendre visite à droite et à gauche en France, alors si il y a une irl plus sudiste, pour ma part, je pourrais y assister. En plus, je suis nostalgique de la maison de mes vacances, qui est plus par chez toi... :)

Sebunkenle 10 janvier 2021 à 09:13   •  

@Nevromon.

OK pas de problèmes 😉

Sebunkenle 10 janvier 2021 à 23:06   •  

Évidemment j'ai parfois fais quelques bonnes rencontres. Mais jamais rien de particulièrement "transcendantal qui me donne l'impression de planer. Du moins au début si. Mais après c'est toujours la déception car je n'arrive pas à faire évoluer et garder des amitiés. Ou alors la personne fini par ne plus me contacter. Car elle à du ce lasser et s'ennuyer. Ou alors elle à vu mes bizarreries et n'a plus voulue traîner avec moi. Et puis bon pour donner aux autres l'envi de rester avec soi il faut déjà avoir une personnalité. Ce qui n'est hélad pas vraiment mon cas dans la vrai vie. Malheureusement.

Sinon il m'arrive, et pas qu"à moi d'ailleurs, car c'est une chose qui arrive à tout le monde. De ressentir de manière inexpliquée et intuitive que certaines personnes sont faites pour bien s'entendre avec nous. J'ai commencé une formation cette année.( Pour faire les métier agricoles d'horticulteure ou pépiniériste) Et au premier jour de cours j'avais été attiré par une fille de ma classe. Elle avait une aura mystérieuse qui dénotée par rapport aux autres élèves. Et elle m'intriguais par son style et sa manière d'être. Je trouvais qu'elle avait une aura un peu artiste. Du coup je l'ai abordé pour mieux la connaître, et le courant est très bien passé. C'était éffectivement une artiste et elle avait l'aire d'avoir une certaine maturité en plus. On a un peu discuté d'art. Et ensuite elle m'a avoué qu'elle ne ce sentait pas bien dans cette formation car elle trouvait les gens immature à toujours rigoler pour un rien et pour des blagues très lourdes. ( C'est vrai que dans la formation ou je suis on a un humour très "GRAS" ) et aussi qu'elle ne ce plaisait pas dans cette formation à cause du système d'apprentissage qui lui faisait trop penser à ses anciens cours. Elle m'avait avoué qu'elle ne savait pas qui elle était avant sa scolarité. Et qu'après être rentrée dans la vie active. Elle était beaucoups plus épanouie. Et ce connaissait mieux depuis qu'elle n'était plus dans ce moule normatif, rigide et lobotomisant qu'était l'école. Ensuite le lendemain elle n'est plus jamais revenue. J'ai trés vite compris pourquoi évidemment. J'étais vraiment déçu. Je m'étais dis que j'aurai pu tellement bien m'entendre avec elle. Il n'y rien de sérieux ou quoi que ce soit non plus. Elle ne m'attirait pas romantiquement ou sexuellement. De toute façon je suis gay. Mais amicalement oui. Si ça ce trouve ca 'aurai peut être été non réciproque. Comme ça arrive si souvent. Mais j'aurai quand même voulu la connaître un peu mieux. Ca aurai pu être cool. Et je me serai moins senti comme un électron libre. Enfin bon voilà. Cette fois ça c'était pas de chances. Mais ce n'est pas grave. On ne fini jamais de rencontrer d'autres personnes dans la vie de toute façon. Mais sinon en général. J'ai toujours l'impression que ma vie et mes relations aux autres on toujours un arriéré goût de déception, de frustration, et d'inachevé.

Nevromonle 10 janvier 2021 à 23:58   •  

@Sebunken : est-ce que tu as des traits de caractère? Si oui, tu as une personnalité ! Après, tu voulais peut-être dire que tu voudrais "avoir plus de personnalité", mais qu'entends-tu par-là?
Peut-être n'as tu pas eu de chance?
Pour ma part, je pourrais également te raconter, ici ou ailleurs, de multiples "ratages", "histoires qui auraient pu être" notamment. Ce n'est pas parce que j'ai choisi une histoire plutôt positive, et "pas un ratage" (dans le sens d'avoir l'impression de manquer une relation qui avait l'air prometteuse), que je n'ai pas connu de ces derniers. D'ailleurs, j'ai eu de la chance, avec Andy : vu sa situation personnelle, il aurait très bien pu cesser de venir en cours du jour au lendemain, alors que je n'avais encore aucun autre moyen de contact avec lui. :/
En tout cas, si tu sens une accroche avec quelqu'un, échange dès que possible un moyen de contact avec, peut-être, à l'avenir? En expliquant pourquoi tu le fais !

Bouhhle 11 janvier 2021 à 00:14   •  

@Sebunken
D'accord avec @Nevromon. Tu as une certaine tendance à te dénigrer. Tes écrits transpirent une personnalité, pas à l'aise dans la vie, c'est le moins qu'on puisse dire, mais quand même.
Sinon, à cette école, ils n'ont pas le contact de cette chouette fille ? Peut-être sera-t-elle enchantée d'avoir de tes nouvelles si tu es la seule personne avec qui échanger était agréable là-bas. Peut-être pas mais si tu n'essaies pas... Surtout qu'il n'y a pas de connotation sexuelle, ça devrait lui faire plaisir d'être appréciée pour ce qu'elle est sans sous-entendu.

Sebunkenle 11 janvier 2021 à 06:25   •  

@Nevromon

"Après, tu voulais peut-être dire que tu voudrais "avoir plus de personnalité","

Oui c'est ça. En faite je ne l'avais pas précisé. Mais je voulais surtout dire en surface.

"En tout cas, si tu sens une accroche avec
quelqu'un, échange dès que possible un moyen de contact avec, peut-être, à l'avenir? En expliquant pourquoi tu le fais !"

Oui ça
m'évitera ça.

Sebunkenle 11 janvier 2021 à 06:31   •  

@Bouhh

Tu pense que je me dénigre souvent ?
La vérité c'est quoi que je fasse dans la vie. Je suis constamment déçu par moi même.

Sinon oui. Pour ce qui est de son contacte. A vrai dire je l'ai croisé le tout premier jour. C'était au moment où personne ne ce connaissaient encore. Elle n'a hélas pris de contacts avec personne. Puis le deuxième jour. Plus personne. Mais. C'est tout con mais prendre l'habitude de prendre contact est une bonne idée.

Nevromonle 11 janvier 2021 à 07:15   •  

Je pense également que tu te dénigres également relativement souvent, et c'est jsute que cela me fait de la peine envers toi, sincèrement.
Je crois que l'objectivité n'existe pas, mais...même si tu te déçois souvent, peut-être n'es-tu quand même pas décevant? Pourquoi tu te mets la barre aussi haute? Est-ce qu'un sportif qui voudrait accomplir un objectif et constamment s'améliorer se mettrait d'emblée un cap indépassable, ou penses-tu que progresser petit à petit, franchissant les paliers, n'est pas plus encourageant?

Heirrynnle 11 janvier 2021 à 14:02   •  

Les plus belle rencontre , ce déroule en de furtifs moments de l'existence. Toutes les personnes à qui je doit des moment d'échange exceptionnel , et que je remercie d'ailleurs en passant sont arrivées dans mon existence comme il sont repartis . Juste au bon moment et repartis au bon moment. J'aime la furtivité de leur incursion dans mon univers qui as toujours laissé en moi des traces d'une rare vivacité. Quand je ne chercher rien de particulier que je n'avais comme objectif que de profiter il sont venue , mon donner à boire et à manger , fumer une cigarette et disparue. Leur visage , leur sourire, leur mots ne sont jamais plus sortie de ma tête. Alors le plus beaux on le trouve à tout les coins de rues , dans l'instant , la furtivité, quelque part ou l'on sais , que la rencontre ne laissera rien que le plus beaux de l'être , nous évitera de creuser la ou il ne faut pas . Quand le temps meurtrier touche la noirceur du monde

Sebunkenle 11 janvier 2021 à 14:10   •  

@Nevromon

Oui et quelque part organiser ses étapes de manièr méthodique aussi. En plus d'avancer par palier comme tu l'avais décrit. Ce qui est une bonne idée. C'est une technique que j'utilise. Mais avec le temps. Il n'y a pas vraiment beaucoups d'évolutions. Peut être que je voudrais que ca aille plus vite.Ou trop vite justement.

Sebunkenle 11 janvier 2021 à 14:13   •  

@Heirrynn

Ce sont de petites surprises offertes par la vie. Elles peuvent êtres magiques. Surtout quand on ne s'y attend le moins.

Bouhhle 11 janvier 2021 à 16:20   •  

Merci @Heirrynn

Bouhhle 12 janvier 2021 à 21:42   •  

Une histoire, une histoire ! Une chaque jour, ce serait terrible.

Nevromonle 13 janvier 2021 à 14:03   •  

Quelqu'un pour faire le lecture (de soi) à Bouhh? 😋
(je peux le faire, mais je serais intéressé que d'autres personnes interviennent)

Juliette...le 14 janvier 2021 à 18:15   •  

Je ne sais pas vraiment quand je l'ai rencontré pour la première fois. Après sept ans de "vie commune", il m'arrive parfois de penser que je le vois pour la première fois. De ce regard entier, qui ne prend pas part, nullement. De ce regard gratuit, complètement extérieur et juste posé, admiratif. Quand il fut sorti de mon enceinte, d'où il s'est extirpé en deux temps trois mouvements, trois heures en fait, en tout et pour tout, des premières contractions à la coupe du cordon, quand il devint un petit être en chair et en os à côté de moi, franchement, ce fut un cauchemar. Quoi? Ces cris, ces brillements, ces excréments, ce nombril sous pansement, ces questionnements, ces attentes, ce devenir, cet être, c'est donc à moi et moi seule qu'il incombait de répondre?! Pourquoi, comment n'y avais-je pas pensé correctement, parfaitement, avant?! Pourtant, des doutes, des interrogations, des peurs, des appréhensions, pendant neuf mois, j'en ai eus! Mais là, maintenant, cette personne, cette vie, non mais, que vais-je en faire? Déjà, tout d'abord, comment vais-je être capable de lui apporter les soins les plus basiques et vitaux? Que veulent dire ses cris? Que veut dire la couleur de ses selles? Que veut dire la consistance des croûtes qui se forment à son nombril? Et, putain, comment et quand va-t'il choper mon sein pour de bon? Et m'enlever, au moins, la peur de ne pas savoir le nourrir?
Qui est ce petit être? A-t'il déjà des choses à dire? Quand il pleure, j'entends des reproches. D'ailleurs, autour, les gens ne me disculpent pas... Je ne comprends pas. En Afrique, dans les reportages, ça a l'air si simple... Bizarre. Ben oui, je dois mal m'y prendre, c'est certain.
Le temps passe; il est long. Les peurs se succèdent, le bonheur se tait, tout ratatiné dans un coin. Tu m'étonnes, tant de "complications"! Merde, je ne sais pas si j'aurais l'occasion un jour de voir les enfants que mon fils aura peut-être... Mais je sais déjà la grand-mère, non, la mère, que je serais alors. On pourra m'appeler Rassurance...
Voilà, ce petit bonhomme fait son petit bonhomme de chemin, bon an mal an. Il vient d'avoir sept ans, continue à fabriquer toutes ses dents, me reproche parfois, souvent, de n'être pas la mère parfaite. Je me le reproche de moins en moins. Je le VOIS de plus en plus, m'extrais de mieux en mieux de la toute -responsabilité de son être, de son devenir. Il y a des moments très compliqués, mais de plus en plus de moments magiques. Je suis une vieille jeune et tarabiscotée maman seule qui continue d'apprendre à vivre, en accéléré depuis lui.
Depuis lui, j'ai un regard décentré sur moi. Donc je m'améliore. Et puis, je suis passée d'un regard rivé sur lui comme si j'étais la gardienne du trésor ultime capable de sauver le monde à un regard juste posé sur le trésor que représente un être qu'il faut juste laisser vivre.

(Ce texte aurait pu être beaucoup plus long, mais je l'ai fait courte pour être sûre de le poster.)

Bouhhle 14 janvier 2021 à 19:50   •  

@Juliette... Bravo merci

Bouhhle 14 janvier 2021 à 19:50   •  

Plus long quand tu veux.

Sebunkenle 14 janvier 2021 à 19:54   •  

@Juliette...

🙂 👍

Juliette...le 14 janvier 2021 à 20:55   •  

🙂 Merci!

Leon71le 18 janvier 2021 à 00:09   •  

Ouaah .. elles sont toutes belles vos histoires, chacune à sa façon. Merci.
Du coup je passe en revue les belles rencontres que j'ai pu faire, mais Juliette m'a bien aidé sur un point. La naissance de ma fille et celle de mon fils trois ans après .... qui sont évidemment les rencontres qui m'ont le plus chamboulé. Je vais réfléchir à ce que je pourrais éventuellement vous raconter, j'ai besoin d'un peu de temps. 🙂

Bouhhle 18 janvier 2021 à 00:57   •  

Yes, prends ton temps mais pas trop quand même. 😋

Leon71le 18 janvier 2021 à 10:56   •  

Juste le temps qu'il faut, pas plus 🙂


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