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Témoignage sur une difficile scolarité

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Témoignage sur une difficile scolarité
Esquifle 11 juillet 2019 à 09:24

Bonjour à tous,

j'avais envie de créer un nouveau sujet sur le mal être que l'on peut vivre à cause de son décalage par rapport avec la scolarité.

Pour ma part, je suis incapable d'apprendre des notions que je ressens comme n'ayant pas de sens. Le problème c'est que cela m'a très vite pénalisé concernant la scolarité, à partir du collège, ou je mon cerveau à fait très vite un tris entre les matières compréhensible des autres.

Je me suis retrouvé dans une situation ou j'étais incapable de me rappeler de ce que l'on avait abordé il y avait un court temps, et je me suis découvert une incroyable capacité à oublier quasiment tout ce dont j'avais besoin pour réussir les contrôles ou simplement répondre aux professeurs.il suffisait d'un bref moment pour que mon cerveau fasse un blocage et que toute notions avec le cours ou le sujet s'effaçait, et je me retrouvais avec une grande page blanche a la place de la mémoire.
Les interrogations me poussaient à bout nerveusement parlant, et si je complétait la moitié de la feuille c'était un succès incroyable pour moi.
Je pouvais bien passer 20 minutes sur une leçon, a la lire et à la relire, il me suffisait de quelques minutes pour que tout disparaisse de ma mémoire.

Les langues étrangères furent également une partie du traumatisme, les longues lignes de mots à apprendre par coeur furent aussi vite oublié que l'acharnement de mes professeurs à me les faire apprendre. Il y avait plus de vocabulaire dans les questions des interro que dans ce que je connaissais de la langue toute entière.

Ont me fit redoubler, pour que je travaille mieux l'année suivante et je réalisa l'exploit de régresser dans mes notes, de moins bien réussir la deuxième année que la première.

Les professeurs devant leurs échecs répétitif me traitèrent de paresseux, de retardé mental et autres jolies choses. S'expliquer ne faisait qu'empirer les choses. Comment pouvais-je avoir le culot de choisir ce qui avait de l'intérêt ou non?

J'ai plus subit toute cette scolarité qu'autre chose, et ce fut particulièrement difficile, mais je m'en suis sortie.

C'est pour cela que je voulais témoigner, et partager un peu de mon histoire personnelle. La solitude est une chose, mais subir une humiliation quotidienne à cause de sa différence en est une autre.

J'ai passé 8 ans de ma vie, à l'âge ou l'on se construit, à passer pour ce que je n'étais pas, à se faire humilier jours après jours par des adultes qui sont la pour vous apprendre des choses, et je m'en suis sorti.
Le plus dur étant l'échec quotidien, qui vous fait penser que vous n'aurez pas d'avenir. A quoi bon continuer si c'est pour ne pas avoir de diplôme et donc pas de travail? J'étais dans une spirale négative.

L'école vous promets que vous finirez sous un pont si vous ne travaillez pas assez, si vous n'êtes pas assez performant.
l'école vous ment, elle agite un épouvantail pour vous pousser à être plus performant.
Les professeurs ne sont parfois jamais sortie de leur propre scolarité. Ils ne savent pas comment est la vie ailleurs. Alors pour cacher leurs méconnaissances ils vous rabaisseront, car au final c'est comme ça que ça marche l'éducation.

Vous ne savez pas calculer la hauteur d'une pyramide en vous basant sur son ombre? Pourtant à 13-14 ans, ça pourrait vous servir pour votre vie. N'oubliez pas de passer trois ans à apprendre à calculer combien il y à de molécule de sucre dans le café, ça vous servira contre les génocides, le réchauffement climatique, le harcèlement en milieu scolaire, ou même à savoir qui vous êtes ou même ce que vous allez faire demain.

Bienvenue dans un monde abstrait où Robin passe ses journées à compte les voitures verte sur un parking, où Jean passe sa vie à prendre le train tantôt à 14h puis à 20 à la gare avant de rentrer chez lui en voiture.

Bienvenue dans un monde où connaître la conjugaison d'un verbe est plus important que les violences verbales et physique entre élèves.

Bienvenue dans un monde où des adultes en manque d'attention deviennent l'instant d'un cours le centre du monde.

Bienvenue dans un monde où la valeur d'un élève correspond à sa moyenne.

Bienvenue dans un monde égoïste, ou la loi de l'ado le plus fort s'arrête là où la loi de l'adulte le plus fort commence.

Je respecte énormément toute les passions des gens, même dans des domaines qui sont pour moi abstrait. Si votre domaine vous permets d'avancer dans votre vie alors c'est l'essentiel.

Ce qui me gène c'est de l'imposer à ce point dans la construction de la vie d'un adolescent, et de détruire le reste de curiosité intellectuel qu'il peut avoir. Et c'est surtout de voir le néant dans les règles de vie social d'un collège.

Le plus grand mensonge de la scolarité, c'est bien la vie professionnel qu'il y à derrière. On vous détruit si vous n'êtes pas performant dans la scolarité, on vous presses comme un citron jusqu'à extraire la dernière goûte de curiosité intellectuel de votre vie d'adolescent.

Pourtant en dehors de la scolarités, il y à toute une vie qui vous attends.

Dans cette vie, vous pourrez enfin souffler, et vous reconstruire. Dans cette vie, vous pourrez évoluer à votre rythme.

Le monde professionnel n'est pas tout rose non plus. A vous de vous orienter pour trouver un compromis travail/vie personnel qui vous ailles.

Il existe un tas de formation qui vous permettrons de gagner votre vie,même sans diplômes, le temps de se trouver un vrai projet.

Du haut de mes 26 ans, j'ai l'impression d'avoir vécu le plus difficile derrière moi. Peut être ai-je torts.
Même si le monde brûle dans le réchauffement climatique, je pourrai être utile.Je ne serais plus passif pendant de longues années à devoir entrer dans un monde nébuleux, figé dans le temps et l'espace, tourné vers l'obsession d'acquisition de compétences abstraite et bien souvent obsolète tout cela dans la plus primaire et rigide des hiérarchies intellectuel.

J'ai mis ce témoignage dans une bouteille que je jette à la mer, j'espère qu'il parlera à ceux qui le trouveront.

Sa finalité étant d'aider ceux qui ont vécu ou vivent les choses comme je les ai vécu, et surtout de les encourager à tenir bon.

La vie ne s'arrête pas à la scolarité, même si c'est tout ce que vous avez vécu (pour les plus jeunes).
La vie ne s'arrête pas non plus au travail.

Laissez-vous une chance de trouver l'épanouissement, et n'oubliez pas de prendre du temps pour vous même.

Et de prendre du temps pour respirer.



[EDIT de l'auteur au 17/05/2020 :] J'ai été finalement diagnostiqué dyspraxique, qui est un handicap qui n'était pas connu à l'époque de ma scolarité. La page blanche après avoir "récité" une leçon, la sur-intellectualisation de la moindre tâche quotidienne pour pouvoir l'accomplir, les problèmes avec l'abstrait notamment au niveau des formules mathématiques rentre dans le profil de la dyspraxie. Le cerveau n'automatise pas certaines tâches, et la conscience doit prendre le relais pour y parvenir.

Sophiale 11 juillet 2019 à 09:55

Inspirer. Bloquer. Expirer.
Tiens, une alouette...

cgh59972le 11 juillet 2019 à 18:46

@Esquif Merci pour ce témoignage ?

Je n'ai pas le même parcours scolaire que toi puisque je faisais tout mon possible pour entrer dans cette normalité que je ne comprenais pas car dans mon cas, j'étais consciente que seule la "réussite" scolaire me permettrait de fuir bien pire...
J'ai connu le harcèlement des autres élèves, l'incompréhension de mes professeurs face à une élève mutique,capable de retranscrire par écrit un tas de données hors programme mais incapable de retenir les leçons sur le long terme si le sujet ne m'intéressait pas...
Une fois le bac en poche, j'ai pu quitter l'environnement infernal dans lequel je vivais...
Mais à trop vouloir me normaliser, je me suis perdue...je ne me suis plus autorisée de temps pour moi...et ce n'est que maintenant, après avoir été testée, que j'essaie de m'apprivoiser et de me respecter...

Alors oui, tu as beaucoup souffert de ta scolarité et je te comprends, mais j'envie ta force d'avoir su tenir bon comme tu l'as fait pour rester fidèle à toi-même et c'est un sacré message d'espoir que tu nous délivres là ?.

Siryackle 11 juillet 2019 à 21:23

Bonsoir Esquif & cgh59972. :)
Je n'ai pas eu le même parcours que vous, avec des hauts et des bas... J'ai pu être autant le cancre que l'intello de la classe selon les années. 😄
Bref ! Ce que je constate aujourd'hui et déjà à l'époque, c'est que le système de l'éducation nationale broie beaucoup d'individus.
Ce qui m'a particulièrement interpellé, c'est la violence ordinaire symbolique ! Et je suis sûr que beaucoup d'entre nous se souviennent d'humiliations, ou autres méfaits pédagogiques... C'est quand même hallucinant que encore aujourd'hui il y ait encore tant de violences venant de personnes censées nous éduquer ! (Ignorance de la pédagogie et du respect de l'être humain...)

(Pas pour rien que je me suis intéressé aux pédagogies alternatives...)

L'éducation nationale est un vieux mammouth... (oui je sais ça fait un peu cliché).

Si ça peut te rassurer Esquif, Non, la vie ne s'arrête pas, ni se résume à sa scolarité ni au travail ! Même si on y passe beaucoup de temps...
Pour ma part je me suis vraiment intéressé au sciences... à partir du moment où j'ai quitté le système éducatif. Désolé pour les profs qui lisent, mais j'en ai connu des profs de sciences ! Il leur manquait la flamme de transmettre, leurs motivations. un "p'tit truc je ne sais pas trop quoi",...
Je n'ai juste perçu que leur "blasitude attitude". 😭 😶

Juste pour te dire que tu es loin d'être seul, Esquif, à avoir mal vécu ta scolarité. L'être humain est composé de plusieurs facettes. Certaines très "connues", et d'autres beaucoup moins. A toi de découvrir ces facettes moins connues... 😶 😉



... une alouette qui ne chante pas ?!

Esquifle 12 juillet 2019 à 13:44

Merci pour vos retours.

@Sophia
Je connais qu'une seule chanson sur les alouettes, et ça se finit mal pour elle ^^

@cgh59972
Ton témoignage me fait très plaisir. J'aimerai que l'on s'intéresse plus aux mauvais élèves, atypique ou non. On a tendance à trop vite les oubliers, sans comprendre le potentiel qu'ils on en eux.

Lorsque que l'on échoue à ce qui semble facile pour un autre, l'autre va penser qu'il alors plus intelligent vu qu'il à réussis.
Ce que l'on doit comprendre, c'est que l'intelligence va être la possibilité de réussir quelque chose.
Réussir une chose ne veut pas dire que l'on va tout réussir, que l'on est intelligent dans toutes les situations, car il existe des situations ou l'on va se retrouver plus bête qu'un autre.

La vrai liberté ne consiste pas à être plus intelligent qu'un autre pour pouvoir rentrer dans un classement, mais à être intelligent pour soi, réussir à faire les choses qui te permettront d'avancer.

et l'on est tous différent à ce sujet là.

un premier de classe peut avoir un métier de rêve et pourtant être perpétuellement bête dans sa façon de vivre avec lui même, mais là c'est un autre débat.

@Siryack
Merci pour ta participation.
L'education nationale est un vieux mammouth, exactement. Pourtant je pense pas qu'il puisse changer facilement, car c'est sur lui que va se baser tout les engrenages de la société, et même si ça écrase les individus les plus éloigné de la norme cela permet à la france de fonctionner.
Je pense que c'est aux atypiques de s'adapter pour éviter des désillusions.
Même si tu formais les professeurs à essayer de s'adapter aux élèves, je pense que ça serait mission impossible car il faudrait qu'ils puissent s'adapter à un atypique et cela n'est pas possible à grande échelle. ils reviendraient forcément à ce qu'ils connaissent et fonctionnent dans la majorité des cas.

Je connais l'être humain ainsi que ses facettes. Je sais ce qui sommeil en chacun, tapis dans les recoins du cerveaux. Je sais ce qu'il pense quand il voit une autre personne. Je sais ses motivations, ses désirs.
Je sais ce qu'il est capable de faire pour y parvenir.

Et c'est pour cela que souhaite partager se témoignage d'espoir à tous ceux qui sont coincés dans leurs vie à cause de leurs personnalités atypique.

Tenez bon, ça en vaut la peine!

Kezedjle 18 juillet 2019 à 23:29

Salut Esquif,

Ton résumé est magnifique. Très humain, très fin, tu déconstruis tout le mythe de l'école auquel on a tous plus ou moins adhérer, pendant un temps du moins. J'ai passé les années d'école sans trop de problème personnellement. C'était dur psychologiquement au lycée, mais pas sur le plan scolaire, j'arrivais à être ans les premiers de ma classe, mais très mal dans ma peau en meme temps.

En revanche, j'ai un frère que l'école a beaucoup abimer. Sans écrire aussi bien que toi, il aurait pu partager une expérience très similaire à celle que tu as dépeins. Son parcours a été chaotique pendant plusieurs années, à se chercher et à tenter de trouver une place dans ce monde. Il vit maintenant très largement en retrait du monde urbain (c'est à dire, dans la campagne et la nature), et il est heureux. Ca a été un long cauchemar, mais paradoxalement, le mal était si intense pour lui que ça l'a contraint à chercher l'environnement où il trouverait la paix. Le compromis lui était insupportable. Moi, pendant ce temps là, j'ai fait 10 années d'études et j'ai un parcours académique qui, parait il, ferait rêver des gens. De mon point de vue, j'ai pas perdu mon temps, mais 10 ans c'était long pour réaliser que ce n'est pas l'environnement qui me convient. Après presque 10 ans à me soucier du bien être de mon frère, aujourd'hui je l'envie presque. Oh ça va hein, j'ai même pas 30 ans, j'ai encore bien le temps de trouver ma place. Mon frère à galérer avec l'école, puis avec la vie plus tard, mais aujourd'hui, il vit heureux et en paix. En paix avec lui-même, son passé, et son environnement :)

Donc oui, l'école est un magnifique système pour broyer les enfants. Et je pense que les zèbres ne sont que les baromètre les plus sensibles de cette défaillance, les autres plus "typiques" arrivent à mieux faire le dos rond devant l'injustice et l'absurdité du systeme scolaire. L'école cause beaucoup de casse et de souffrance mais quelque part, je me dis que c'est bien qu'elle soit ainsi: ça permets de réaliser que la vie n'est ni juste, ni rose. Ca déconstruit le mythe ambiant, et avec le recule, je préfère quand les mythes sont détruit le plus tot possible. Là ou c'est vraiment dur, c'est quand on est seul pour réaliser ça (c a d, sans le soutien de sa famille ou de ses amis). Là ce n'est pas tellement l'école qui nous détruit, c'est la solitude qui en découle.

Sophiale 18 juillet 2019 à 23:47

Je comprend ton frère.

Esquifle 21 juillet 2019 à 09:02

@Kezedj

Merci pour ton retour.
C'est sur que cela permet d'avoir un aperçut de la vie, après malheureusement j'ai trouvé ça plus difficile que l'étape d'après, et c'est un peu le message que je souhaite délivrer à ceux qui ont un vécu similaire mais qui sont en pleins dedans.

J'ai écrit se témoignage pour ceux qui veulent partir persuadé qu'ils n'ont aucuns avenirs au vu de ce qu'ils vivent au quotidien, parce qu'ils sont nombreux mais invisible.

Je transmet un peu d'espoir à ceux qui sont censés être "au dessus de la norme" mais qui sont en perpétuel échecs à cause de leurs différences.

A tous les derniers de la classe, à tous ceux qui ne brillent pas, atypique ou non...

J'essaye de les mettre en lumière le temps de quelques lignes, et de leur dire simplement de ne pas abandonner.

Lorsque l'on demande à une personne atypique de nous parler d'elle, on attends à ce qu'elle nous montre les côtés ou elle est au dessus de la norme, pour prouver qu'elle est réellement atypique dans le bon sens du termes.
Pourtant être différent ne veut pas dire réussir mieux qu'un autre. Etre différent veut dire avoir une logique différente, et faire les choses différemment.

Un atypique qui foire tout ce qu'il fait ne va pas être intéressant.
C'est là ou est le dilemme, les zèbres mis en avant sont ceux qui réussissent tout, ceux qui brillent le plus par leurs performances.
Les zèbres ou atypique moins brillant n'osent pas exister ou se comparer à eux.

Un zèbre à un cahier des charges invisibles où la réussite prône.
Un asperger intéressant aux yeux des autres se doit, en plus d'être socialement inadapté, avoir un haut potentiel sur un sujet bien précis et briller de par se faite.

Briller, éblouir les autres par sa différence fait partit du cahier des charges d'un atypique, sinon il ne sert à rien. Personne ne veut d'un handicap qui rend "moins performant" qu'une personne lambda.

Un peu comme un monstre d'un cirque, sauf qu'il doit créer la stupeur par ses hautes capacités intellectuel et non pas par son apparence déroutante.

Pourtant, lorsqu'il brille de sa lumière, l'atypique n'éclaire que les autres...

On peut éclairer les autres toute ça vie et de par ce faite ne plus avoir de lumière pour soi.

Peut importe si vous briller ou non pour les autres. Ce qui importe c'est cette lumière en vous, c'est le feu de l'âtre qui est dans votre maison. Se feu est plus important que la lanterne qui se trouve sur le palier de votre porte et qui illumine le monde extérieur ainsi que les autres.

C'est l'âtre, à l'intérieur de votre maison qui vous tiendra chaud tout au long de votre vie. Il faut le maintenir allumer, trouver comment le faire repartir lorsqu'il est éteint. Personne ne peut le faire à votre place.

Prenez du temps pour vous, à la recherche de votre âtre intérieure.

Et si vous êtes perdu, concentrez votre énergie non pas à essayer d'éclairer la nuit obscure avec votre lanterne sur le palier de votre porte mais essayer entretenir votre feu intérieur, celui qui vous réchauffe l'âme.

Et n'oubliez pas de prendre le temps de respirer.

Sophiale 21 juillet 2019 à 09:22

Une fois j'ai arrêté de respirer. Ben c'est pas top. Merci pour la motiv' de ton message.

Siryackle 21 juillet 2019 à 11:06

Je reste sans mots. 😶
@Esquif Tu es un très bel être humain ! :-/

Esquifle 22 juillet 2019 à 19:46

@sophia
Il y a mille et une façon de respirer, mais qu'une seule façon de bloquer son souffle

@Siryack
Merci, j'essaye de l'etre 🙂

Sophiale 22 juillet 2019 à 19:49

Oui, pour faire baisser le taux d'oxygène.

ouestlebonheurle 23 juillet 2019 à 07:30

Merci @esquif pour ce témoignage ! Je n'ai jamais été en échec scolaire, c'était plutôt le contraire, première de la classe au primaire, dans les bons au collège, s'accrochant au lycée qui rejetaient les plus "faibles" (profs de prépa)
Je n'ai jamais remis en cause l'école du temps de ma scolarité mais j'ai souffert de ma non sociabilisation ... Toujours en décalage, toujours à essayer de comprendre comment se faire des amis, à les garder, à avoir un petit ami ... Ça demande pas mal d'énergie 😵
Bref je m'inquiète plutôt du système scolaire pour mes enfants. Moi je n'ai été diagnostiqué que adulte alors plus jeune personne ne m'a mis la pression sur mes résultats scolaires. Mais mes enfants l'école le sait et au vu de leurs résultats, ça a été dur au début pour l'école d'y croire ... Maintenant le mythe du petit génie qui saute de classe s'efface doucement et les maîtresses acceptent que mon grand soit hpi sans pour autant avoir 20/20 partout. Mais il bosse pas et ça m'inquiète car il est dit que l'échec scolaire arrive en 4e quand l'enfant qui a tout fait d'intuition se heurte à des exercices méthodiques et ne sait pas faire ... Alors oui l'école ne peut pas s'adapter à tous les atypiques pour moi c'est utopique mais elle peut au moins savoir comment un hpi déteste la répétition, le non sens et peut le faire bosser dans ce sens. Avant on mettait les bons dans une classe mixte pour apprendre naturellement les acquis suivants, maintenant j'ai l'impression que ça tire vers le bas. Le nombre de fois où mon grand me dit qu'il en peut plus d'entente 10 fois la même chose en classe ... On verra avec son entrée en 6eme

Merci encore pour ton témoignage qui nous rappelle qu'il y a une vie en dehors de l'école et que ce n'est qu'un moyen d'instruction pour faire un métier ... En aucun cas cela peut nous définir ni décider de notre valeur. Perso ya des gens bien instruits très cons, et des gens qui n'ont pas le bac avoir une intelligence hors du commun et une sensibilité au top !

Désolé pour ce pavé qui m'a fait du bien à écrire mais que je ressens un peu "hors sujet" 😱

Esquifle 23 juillet 2019 à 08:48

@Sophia
La respiration est un outil incroyable 🙂

@ouestlebonheur
Il n'y a pas de hors sujet. Nous sommes dans un système d'echanges constructif ou chacun peut amener sa pierre a l'édifice. Ton pavé est donc aprecié a juste titre 🙂

Pour les plus jeunes en cas de blocage scolaire il ne faut pas hesiter a les faires diagnostiquer si le trouble de l'apprentissage est vraiment prononcé. Je me bat a 26 ans pour passer des bilans psychologique/medicale qui m'aurait beaucoup aidé je pense au collège. Ils ont de la chance si leur maman les aides avec leurs differences 🙂
Allez, juste un exemple de symptome qui peut aider l'enfant si il est diagnostiqué: dyscalculie
Surtout dans un monde où règnent les maths.
Mais peut-être tout se passera bien pour eux 🙂 merci pour ton commentaire passionné

Sophiale 23 juillet 2019 à 09:36

Ne laissons pas nos enfants vivre ce que nous avons vécu. Brisons aussi cette malédiction. Laissons les respirer à leurs rythmes et aimons les tels qu'ils sont.

ouestlebonheurle 23 juillet 2019 à 10:46

@esquif oui j'espère pouvoir les aider. Le grand a actuellement des notes suffisantes sans bosser, mais le collège va changer la donne, et avec mon mari on est attentif à tout cela. On a choisi un collège privé qui a l'habitude des HP et surtout qui savent qu'ils sont tous différents. On verra bien 🙂
Pour le 2ème, lui est compliqué car HPI avec un trouble du comportement (opposition/provocation) qui est difficile à gérer sur tous les plans. Donc le scolaire c'est un peu la croix pour juste qu'il accepte de travailler, et vérifier qu'il ne développe pas de retard d'apprentissage. Il entre en CE2 en septembre.
les 2 sont déjà diagnostiqués, et depuis on explique régulièrement leur différence et des méthodes d'adaptation à la société, aux groupes, tout en restant soi-même. La société ne nous demande que de nous conformer en comportements, et pas en personnalité ;)

Sophiale 23 juillet 2019 à 10:56

Le préfixe « dys- » vient du grec qui exprime « la difficulté, le mal, le manque» (élément abondamment utilisé dans la terminologie médicale : dyslexie, dysorthographie). Le radical -calcul- vient du latin classique calculus (lui-même diminutif de calc(i) -- petite pierre) « caillou » notamment de la table à calculer.

Apprentissage kinestesique et intelligences multiples, des notions modernes ?

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Dyscalculie

Esquifle 23 juillet 2019 à 21:02

@ouestlebonheur
Ils sont entre de bonnes mains alors 🙂
Je serais curieux d'assister a un cours de sociabilisation ^^

@Sophia
Chaque notions peut-être comprise ou non comprise. La comprendre soi même permet d'apporter la comprehension de cette notion aux autres. La question qui m'importe n'est pas de savoir si c'est une notion récente ou non mais plus si elle peut être facilement comprise par d'autre actuellement ou non 😉
Merci pour toutes ses jolies precisions 🙂

Siryackle 23 juillet 2019 à 21:17

@Esquif, par expérience personnelle, rien ne vaut la socialisation par groupe, type, colos, classes de mer... Pas seulement un apprentissage des normes (là je ne débats pas car pas d'accord) mais un apprentissage de valeurs liés à un groupe. Genre, égoïsme excessif pas possible en groupe, taches quotidiennes partagées,.... Je sais ! Pas les normes, valeurs partagés par la société actuelles mais un certain humanisme "communautaire". :)
Après... je suis sûr que beaucoup qui lisent ont pu être traumatisé ici ou là. Tout dépend de la personnalité des animateurs, du directeur, du projet pédagogique ! Et pourtant.. il existe nombres de projets pédagogiques alternatifs, à l'écoute de l'enfant, "Place à l'enfant et à sa parole".
J'y ai participé activement pendant pas loin de 10 ans. Après, c'est vrai que c'est pas la norme, mais ça existe !! 😉

La socialisation de l'enfant, un projet d'éducation global manque cruellement à notre société française !! 😭

Esquifle 25 juillet 2019 à 08:06

@Siryack

Le problème de la sociabilisation c'est que la grande majorité des personnes n'ont pas besoin de réfléchir sur le sujet. Ils sont naturellement sociable, ou du moins parviennent sans réfléchir à s'intégrer.
Proposer une aide pour se sociabiliser est un non sens pour eux.
Ils ne peuvent pas comprendre le concept de devoir réfléchir sur le sujet, tout ce fait naturellement pour eux.

Pour ceux pour qui ce n'est pas automatique, c'est plus compliqué qu'il n'y parait au premier abord.

Certains arrivent à se sociabiliser en intellectualisant les échanges, d'autre sont complètement perdu et n'ont pas la moindre compréhension de la logique sociale.
Pour ses derniers des cours sont les bienvenue je pense, pour leur expliquer la logique qui découle du sociale, afin qu'il puisse intellectualiser un minimum et puisse avoir des échanges constructifs ne serait-ce que dans les petites choses du quotidien.

La colonie est un bon endroit pour développer son sociale, certes, mais cela veut dire qu'initialement tu peux comprendre sans aide les codes sociaux qui régissent les échanges entre les différentes personnes.
Certains n'y arriveront pas, ou ne comprendrons pas l'utilité de les utiliser.

Regrouper et aider les personnes socialement différent à travers des cours, pourquoi pas, mais je pense que les mettre dans une bulle à l'écart du reste de la société trop longtemps n'est pas forcément bien pour eux, cela peut les amener à idéaliser le monde, gare aux désillusions à la sortie de l'établissement spécialisé.
Pourquoi pas leur proposer des piqûres de rappel en les plongeant, de temps à autre, en milieu hostile en stage découverte du monde extérieur une fois les bases de la sociabilisation acquise auprès d'une structure classique  ^^

Pierrele 25 juillet 2019 à 10:50

Bonjour Esquif.
Merci pour ta publication. Que dire après voir lu tous les commentaires ? Comme tu le sais probablement, il existe au moins sept formes d'intelligences ; les danseurs Les Twins (voir sur YouTube) ont trouvé leur voie, le moyen de gagner de l'argent, peut être aussi de "soigner des blessures, qu'il s'agisse des leurs ou non ... Pouvons-nous changer le système de l'éducation nationale ? A ce sujet, je crois que des pays en avance sur La France contribuent, involontairement, à l'évolution de cette dernière ... J'ai été reconnu HPI dès la maternelle ; premier de la classe au CP (à noter que l'on peut être premier avec 8/20 comme dernier avec 15 ...), j'ai rapidement décroché pour plusieurs raisons ... Deux redoublements, dernier de la classe par désintérêt, ai je raté ma vie, professionnellement ou personnellement ? Je réponds non. Les "petits boulots" que j'ai faits, parfois cumulés, m'ont permis de me fortifier, de me rendre plus Humain (Humus ... Humilité ...). Si l'instruction sert généralement à avoir un meilleur salaire, voire à "briller en société"..., qu'en est il du bien être, de la paix ? Quel est le prix de ces valeurs ? Connais tu les films "La crise", "La belle verte", "Will Hunting", "La rage de survivre", "Detachment", "La prophétie des Andes" ' Tu peux trouver sur YouTube des extraits ... Que pouvons-nous changer dans notre existence ? Un papillon sort il de l'oeuf ? La paix serait elle autant appréciable sans avoir expérimenté le conflit ... ? Avons nous davantage à nous construire ou à laisser se révéler quelque chose ... ? Je crois que nous sommes souvent (...) là où nous avons à être ... La conscience étant appelée à s'élargir, ne faut il pas être confronté à des éléments pouvant provoquer un "dérangement"... ? Je crois en toi ESQUIF ; la force d'une vague n'est pas en elle ... ; l'océan est "un" avec la lune ...

Sophiale 25 juillet 2019 à 13:26

voir la vidéo
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Les profs pas trop cons 2 : le retour

ouestlebonheurle 27 juillet 2019 à 05:48

Je rejoins @esquif sur le fait que la socialisation est quelque chose qui s'acquiert naturellement pendant l'enfance et qu'il n'y a que ceux qui ont des difficultés qui intellectualisent la chose pour pouvoir également faire partie d'un groupe.

J'ai toujours échoué à rester dans un groupe dans mon adolescence (jusque 21 ans) ... J'étais la personne en dernier qui au final ne manquait à personne ... Si je ne faisais pas la pot de colle personne ne m'appelait
C'est mon mari qui m'a expliqué les différents cercles d'amitié et que tout cela se construisait au fur et à mesure. C'est ma psy qui m'a expliqué qu'à vouloir être amie intime avec toutes les personnes que je croise que je me mets une pression d'enfer que je surreagis et qu'au final je suis déçue et en face ça reste juste du niveau connaissance ...

Alors j'attends ... J'attend le moment où je rencontrerai quelqu'un qui deviendra peut être une amie proche ... En attendant j'ai quelques relations sociales + un boulot qui me permet de m'exterioriser (j'ai besoin de beaucoup parler) et un mari et des enfants dans ma bulle
Voilà pour ma pierre à l'édifice 😄

InconvenientTruthle 27 juillet 2019 à 19:57

Voilà encore un sujet bien intéressant...

Voulez-vous faire un petit tour de l'autre côté de la scène avec quelqu'un qui s'est retrouvé dans vos commentaires mais qui est (a été maintenant...) de l'autre côté du "bureau" en tant qu'enseignant ?

Je pose la question pour savoir si j'ouvre un autre sujet pour ne pas "dénaturer" celui-là...

Esquifle 28 juillet 2019 à 10:42

@Pierre
merci pour ton retour. je me renseignerai sur les références dont tu me parles, après j'ai pas mal éviter de regarder les films traitants de se sujet étant pas mal critique je vois tout les petits défaut même si ceux-ci semblent remplit de pleins de bonne volonté.

J'étais aussi premier de ma classe en cp, puis dernier à partir de la quatrième.

Malheureusement je n'ai jamais pu changer cela, je pense que j'ai des blocages extrêmement profonds, mais je suis dans une période de ma vie où je souhaite travailler dessus. Les reconnaître est le premier pas nécessaire pour aller vers la guérison.

J'ai récemment découvert avec un professionnel que le développement de ma compréhension n'était pas complet et une partie était resté bloqué à un stade m'empêchant de pouvoir concevoir l'abstrait.
Du coup je ne peux que concevoir les choses de façon terre à terre.
Cela m'offre un avantage, je peux répondre aux questions existentiel non pas en faisant une généralité mais en cas par cas.

Merci pour tes encouragements, je comprends le point où tu veux en venir 🙂

Je ne crois pas au destin, je crois simplement que si l'on veut avancer il faut faire du mieux que l'on peut avec ce que l'on a 🙂

@Sophia
Le sujet à l'air de te tenir à coeur, on dirait l'illustration d'un vrai cours 😉
Ta première vidéo résume vraiment bien la situation, ça fait plaisir de voir quelqu'un d'aussi investit dans l'affaire et l'on y apprends pleins de choses ^^
Je pense que c'est important d'apporter des points d'accroches et de documenter le sujet comme tu le fais, ça permet de sortir du discours de quelques membres d'un forum et d'apporter un regard différent sur le sujet.
merci 🙂

@ouestlebonheur
Le point commun entre les témoignages c'est qu'ils sont propres à chacun, et en plus si ils découlent d'une bonne volonté, sont "vrai".
Tu m'apportes une pierre unique, que je ne trouverai nulle part ailleurs, et qui en plus fait partie de la vérité.
merci beaucoup, ça m'est très précieux 🙂
ton mari doit être atypique également si il à conscience de tous cela 🙂

@InconvenientTruth
Si j'ai ouvert se témoignage "publique" c'est pour qu'il interpelle un maximum de personnes.

Je vois que c'est le cas pour toi, que ça te parle et que ça te donne envie d'y participer. Tu me demandes en plus la permission d'y participer, que je note de manière très positive pour moi même ^^.

Les seules règles que je souhaite avoir dans un échange sont les suivantes: Respect, curiosité, bienveillance.

Le témoignage est ouvert à tout le monde, tout ceux qui souhaitent peuvent y participer en respectant les avis des autres.

Mon témoignage est le point de départ à un échange multiple, chacun ramène ce qu'il veut, un peu comme un pique nique ^^
Ramène donc ta part de vérité, même si elle va à l'encontre de ce que l'on à développer plus haut.

bienvenue 🙂

projetpilotele 14 mai 2020 à 08:49

Bonjour tout le monde, anciennement "esquif" sur le forum j'ai été diagnostiqué "officiellement". Je suis dyspraxique. Pour résumer, en gros, j'ai des troubles de l'apprentissage et moteur. Mon cerveau ne fait pas forcément le lien entre les éléments et je dois le faire manuellement pour parvenir à un résultat proche d'une personne qui n'à pas cette particularité. Je dois penser mes mouvements pour les faires, je dois construire les conversations pour pouvoir en tenir une. Le syndrome de la page blanche lors de mon parcours scolaire en est un bon exemple, passer 40 min sur un exercice et tout oublier un quart d'heure après. Ce n'était pas quelque chose de connu à l'époque de ma scolarité collège/lycée (dans les années 2010) et cela fut une période difficile. J'espère que ce post servira à d'autres personnes qui ont les mêmes symptômes et qui s'y retrouveront également, un diagnostique pourra grandement vous aider 🙂

Ezigle 16 mai 2020 à 01:17

Bonjour à tous,

Merci @Esquif
J'ai toujours détesté l'école.
J'ai assisté à la même école de l'âge de 4 ans jusqu'à 18 ans. Avec presque les mêmes collègues tout le long, et disons que j'étais loin d'avoir beaucoup d'amis. J'ai réussi à avoir 2 ou 3.
J'ai réalisé que les choses qu'on m'apprenait n'étaient pas toutes véritables. Mais il fallait plutôt mettre ce qu'on te dit, et ne pas discuter, sinon t'as pas la moyenne et en plus tu perds ton temps. Limite ne pas parler ni pas participer situ ne vas pas dire exactement ce que le prof attend. Et je ne parle pas de la France, ailleurs c'est pareil.
Une copine a vécu en Australie et ses enfant ont été scolarisés là bas. Les 5 continents dans les écoles Australiennes? Amérique, Asie, Europe, Afrique et Australie.
L'Océanie n'existe pas, et les îles autour ne font pas partie du continent selon la réponse de la prof à ma copine.
Mon école c'était pareil. Et dans le reste du monde c'est pareil, on apprend ce qu'on veut enseigner.
Les prof qui t'humilient, j'en ai connu pas mal. Heureusement pas tous. Et je me sentais plutôt une cible.
Un de mes pires souvenirs. Déjà mon enfance n'était pas rose, et je ne faisais pas mes devoirs. J'ai oublié mon cahier, j'avais vers 10 ans. Le lendemain, la prof demande devant tout le monde à qui appartenait ce cahier (Il y avait même pas mon nom). Je lui ai dit que c'était le mien. Elle m'a fait venir devant tout le monde et m'a dit que quand elle a trouvé ce cahier elle a voulu le montrer aux autres profs dans la salle de profs. Et que à ce moment là elle a eu très honte. Comment une de ses élèves avait un cahier si incomplet ? Puis elle m'a bien fait la morale.
Dans ma tête je pensais que cette dame était très stupide de montrer ce cahier aux autres profs. Quel intérêt !
Aujourd'hui je me dis qu'elle était bête de ne pas avoir remarqué qu'il y avait un vrai problème derrière ce cahier incomplet.

J'ai aussi lu :
"L'école cause beaucoup de casse et de souffrance mais quelque part, je me dis que c'est bien qu'elle soit ainsi: ça permets de réaliser que la vie n'est ni juste, ni rose."
Mais est-ce que ce n'est pas l'école qui cause que la vie ne soit pas rose par la suite, en influençant tout le monde dès son plus jeune âge ? Car beaucoup sortent de l'école avec cet esprit de compétition stérile et non pas de collaboration.

Et pour ceux qui sont encore à l'école, ne baissez pas les bras. Si je l'ai faite, vous pouvez. Courage.

projetpilotele 18 mai 2020 à 08:33

Merci pour ta contribution a ce post! Les choses évoluent avec le temps, en France du moins. Au niveau des troubles de l'apprentissage on s'efforce de sensibiliser le corps enseignant dessus, de nouveau diagnostique apparaissent ( comme la dyspraxie) qui n'existaient pas officiellement il y a 10 ans. Alors oui, je pense qu'il y a du mieux, a condition de ne pas tomber sur des profs de la vieille école ^^ .

L'école est là pour donner de la valeur de travail a chaque enfant, le reste n'est pas abordé en cours. Un enfant = un travailleur et donc se futur travailleur aura une valeur sur le marché de l'emploi.

Si vous êtes bloqué dans cette spirale infernale et que vraiment ça vous entraîne au fond du gouffre, voici quelques conseils.

Faite vous accompagner par un professionnel. Surtout, si vous sentez qu'il est dépassé par ce que vous lui raconter ou qu'il est aussi de la vielle ecole, changez de professionnel. Si vous trouver le bon professionnel, croyez moi, ça peut changer pas mal de choses.

Ne vous focaliser pas sur le retour des enseignants. L'échec scolaire n'est pas la fin de votre vie, même si on vous le présente souvent comme ça. On peut se former a n'importe quel âge sur un immense nombre de secteur. On peut changer et avoir des "titres professionnel" en pratiquant les bases d'un métier. Le système français permet de nous les financer, ce qui est une grande chance.

Je pense qu'il est donc essentiel si le scolaire de nous convient pas d'avoir un projet personnel a côté que l'on aura a coeur d'accomplir une fois la journée de cours terminé. Trouvez ce qui vous plaît, et dégager un moment dans votre quotidien pour vous y adonner, de préférence que se soit un moment de création.

Voila, ne lâchez rien, faut en passer par là. La seule personne qui sait ce qui vous convient, c'est vous même, et si vous êtes perdu laissez vous du temps pour trouver un chemin qui vous correspond, quelque soit les pressions extérieures.

Berengerele 18 mai 2020 à 10:47

En accord avec toi @projetpilote. Mais je rajoute qu'il n'y a pas qu'en France que l'on assiste à une remise en question des apprentissages et que les enseignants sont formés régulièrement aux dys et HP. Quant aux profs de la vieille école, j'en rencontre peu et je dois dire que même à bientôt 54 ans j'aime renouveler mes pratiques. La formation des nouveaux enseignants me paraît essentielle dans cette problématique mais les moyens que le politique veut y consacrer également.

Karale 04 juin 2020 à 21:36

J'ai eu un parcours tout à fait improbable.
J'ai été scolarisée dans d'excellents établissements, j'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans la lecture alors que j'étais très mature à la maternelle comparée à mes camarades ( enfin c'est ce qu'on m'a dit) . Du coup j'embêtais .... alors on m'a mis avec les FLE (français langue étrangère) , j'ai été diagnostiquée dyslexique , on commençait doucement à le nommer à cette époque.
Vers la 4ième; une sorte de révélation , mon seul moyen de fuir mon univers familial toxique ,c'était par le scolaire.
En deux mois, je ne sais trop ce qui s'est produit mais plus de difficultés. Je passe les années suivantes en tête de classe.
Arrivée en terminal ayant été retenue dans les établissements qui m'intéressaient sur les dossiers des années précédentes, j'ai levé le pied.
Mais c'était sans compter ma famille qui a refusé que je quitte le domicile familial... suis une fille, ça ne se fait pas.
Bref je me retrouve dans une prépa que je ne voulais pas. Je ne comprends pas l'intérêt de mémoriser 50 pages de bio tous les quinze jours pour les colles. Acceptée en deuxième année, je dis que je cède ma place à ceux qui en ont envie.
Première année de fac en maths. Je ne fais rien, le contre-coup et puis peut-être pas les bonnes fréquentations, re -contre-coup .
Là nouvelle incompréhension, je valide tous mes partiels de maths mais je ne passe pas car j'ai planté le reste.
On m'autorise néanmoins à faire les 2 années en même temps.
On est 3 à valider le partiel l'année suivante.Ils ont dû multiplier les notes par 2 pour avoir des states réalistes. Je me dis qu'il y a quelque chose qui ne va pas dans le système .
Je quitte la fac de maths.
Ma mère me fait comprendre que ce serait bien d'envisager une métier... prof comme elle... surtout si plus tard j'ai des enfants , c'est pratique.
Je fais le concours sans grande motivation . Je le réussis.
IUFM. Là nouvelle hallucination, je dois faire valider mes stages en responsabilité par des professeurs d'IUFM . Dans l'ensemble c'était assez cohérent leurs remarques.
Je me suis toute fois retrouvée lors d'un oral devant un professeur universitaire de philosophie incapable de comprendre ma démarche pédagogique car il ne la mettait pas face à mon objectif et surtout je pense qu'il n'avait pas les compétences pour évaluer cette discipline.
Après avoir argumenté plusieurs fois, dans ma tête ça m'est venu d'un coup: il est vraiment c... et je le dis vraiment avec plein de bienveillance. Que faire? Mes parents comptent sur moi pour réussir, je peux enfin trouver une indépendance et surtout quitter le statut d'étudiante. Je me résous à lui dire qu'il a raison et moi tort que je n'ai pas compris. Je me suis dit sur le coup que si je lui passe de la pommade , je serai sauvée.

J'enseigne en primaire depuis. Je ne vous cache pas que ma pratique sort un peu de l'ordinaire, que ce n'est pas facile tous les jours car je n'adhère pas au système et surtout aux évaluations. J'ai rencontré deux jeunes hp, j'ai eu la chance d'en suivre un 5 ans. J'ai eu plein de bienveillance pour lui mais je voyais aussi ce qui l'attendait au collège. Il a dû s'endurcir. On se croise encore .
Depuis cette année, ma circo a organisé une présentation pour mieux reconnaître le profil des enfants hp pour ceux qui le souhaitaient. On était une dizaine à s'y intéresser. Je me dis c'est un premier pas mais il y a tellement d'idées reçues sur ce profil qui sont fausses.
Personne n'est au courant pour moi à part ma collègue avec qui je travaille depuis plus de 10 ans .

Karale 04 juin 2020 à 21:42

J'aimerais me tourner vers la psycho mais je suis tellement contente d'être sortie du système que ça me fait peur de devoir me confronter à nouveau ses absurdités . 😨 🙄

projetpilotele 05 juin 2020 à 08:26

La fac peut plaire ou non parce que les méthodes d'apprentissage ne sont pas imposées. Ça laisse plus de marge de manoeuvre pour l'apprentissage mais la finalité est pas mal restreinte, et faut être capable d'être confronté au monde étudiant. Tu peux toujours essayer et arrêter si ça ne te convient pas.

projetpilotele 05 juin 2020 à 11:04

A te lire j'ai vraiment l'impression que tu cherches encore le projet qui te correspond le plus, et que tu as les capacités de mener pleins de projets de front. Profite alors, pour la psycho je crois que tu peux "étudier" hors fac et passer les épreuves en fin d'années avec tout le monde, peut être que cela te conviendrait 🙂 après concentre toi sur ce que ça t'apporte dans ta vie, sur le fond, et par sur la forme que ça prend. Une personne qui suit les cours à la lettre et qui devient professeur sera utile aux élèves qui ont la même logique que lui! Mais vu que tu as l'air de bien te débrouiller je suis certain que tu vas réussir tes objectifs !

Karale 05 juin 2020 à 22:32

Merci pour ton soutien @projetpilote. J'ai foi en la vie, je me dis qu'elle me conduira là où je dois aller .
Gardons en tête que tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort.
Merci à @Esquif pour son sujet. En me replongeant dans mes souvenirs scolaires , j'ai percuté que je n'arrêtais pas d'abandonner ce que j'entreprenais non pas par manque de confiance en moi comme je l'ai toujours cru mais parce que l'absurdité du système est imprévisible pour moi, je ne peux donc pas m'y fier, c'est en lui que je n'ai pas confiance .

Merlinle 06 juin 2020 à 07:41

Au vu des différentes contributions, j'ai l'impression que vous attendez trop de l'institution. Je me représente l'éducation nationale comme un filtre, un test géant destiné à s'assurer que l'on a les éléments requis pour passer au stade suivant. En sixième, je me suis rendu compte qu'on pouvait très bien s'en sortir en fournissant le minimum d'efforts pour donner au système ce qu'il attend : des résultats. Pour la vraie éducation, la connaissance et tout ça, ben j'avais les livres, et plus tard la vie.
J'ai donc passé les diplômes dont j'avais besoin pour les projets professionnels qui me tenaient à coeur, en les considérant non pas comme une source de culture et d'enseignement mais comme un simple test à passer. De cette manière, j'ai évité les frustrations, les interrogations... et j'ai donné au système ce qu'il attendait : une validation des éléments du programme qu'il avait défini. J'ai étanché ma soif de savoir à côté, grâce aux livres puis grâce à Internet (qui a quand même une grande richesse quand on sait comment chercher).

Karale 06 juin 2020 à 09:01

Tu as entièrement raison Merlin . Je n'aurais pas réussi à la fac sans la case bibliothèque qui était nettement plus utilisée que celle d'amphi .
Oui on attend peut-être beaucoup trop du système mais c'est lui en attendant qui nous donne le moule dans lequel on doit être alors on lui fait croire qu'on y est pour qu'il nous laisse tranquille mais faut reconnaître qu'il nous fait marcher sur la tête . ?

projetpilotele 06 juin 2020 à 10:24

@Merlin Tu t'en es bien sortit car tu avais les capacités nécessaires pour cela. La plupart des personnes du forum n'auront jamais eu de soucis particuliers avec le scolaire car ils auront eu la capacité de s'adapter à celui-là. C'est une chance. Simplement le témoignage est une balise pour tout ceux qui, parce qu'il n'ont pas forcément eu les bon numéros au loto de la vie, sont restés bloqués pendant 10 ans dans une boucle temporelle d'échec et de non compréhension qui les as profondément affecté jusqu'à parfois les pousser en dépression. esquif was here ^^ C'est un témoignage pour tout ceux qui sont eux même dans cette boucle temporelle, mais aussi ceux qui ne l'ont jamais connu et qui, pour le coup y sont sensibilisé. Je pense que c'est important, et que ça peut faire beaucoup de bien de voir quelqu'un traverser tout ça et tourner la page 🙂

@Kara Esquif est mon ancien compte. Je suis bien content que le témoignage t'as parlé et cela m'est très précieux. Merci beaucoup pour ton retour, et n'oublie pas que les envies de parcours différent n'expirent jamais 😉

Merlinle 06 juin 2020 à 10:32

@projetpilote j'ai bien compris, et c'est une très bonne idée. J'essayais juste de donner (aussi) des pistes à ceux qui galèrent là-dedans. Pour moi, le déclic a été lorsque je me suis aperçu que la plupart des enseignants à qui j'avais affaire n'étaient pas très intelligents et qu'ils se contentaient de râbacher (plus ou moins bien) un programme. A partir de ce moment là, j'ai arrêté d'avoir de la considération pour le milieu éducatif et j'ai établi des stratégies pour m'en sortir à moindre coût (en gros, sans avoir à bosser). Je vous assure, si vous prenez confiance en vous, un surdoué peut très bien s'en sortir ainsi :)

estel08le 10 juillet 2020 à 12:51

@Merlin Les enseignants s'adaptaient au plus grand nombre mais pas à tous les enfants et surtout avant on ne cherchait pas de plus on n'avait pas les moyens de comprendre la spécificité de ces élèves. C'est le fonctionnement différent qui crée une incompréhension (mon fils rame avec les consignes, il comprend un autre sens mais cela reste correct) ! Je comprends le fonctionnement de mon enfant et je suis enseignante (Je ne savais pas ce qu'il avait mais je savais qu'il avait quelque chose) , c'est d'autant plus difficile quand votre propre enfant vous renvoie votre "vous" alors que l'on est adulte. Un enfant eip comprend trsè vite, en une seule fois c'est intégré et assimilé (le mien vit les répétitions comme un supplice). Pour un autre enfant, il faut répéter plusieurs afin de la notion soit comprise. La difficulté est de prendre la spécificité de chaque élève et d'aménager son temps de classe si nécéssaire. Je sais que la scolarité passée peut faire souffrir (je suis dyslexique, mon CP a été un vrai calvaire). Le principal quand on a été détecté est de se comprendre puis de s'accepter.

estel08le 11 juillet 2020 à 23:03

@Esquif La bienveillance devrait être le maître-mot. Les enfants et les plus grands fonctionnent souvent à l'affectif, la relation que l'on a avec un enfant est primordiale pour qu'il se sente en confiance. De plus, connaître ses élèves ainsi que leur personnalité permet de s'adapter et de proposer des apprentissages en adéquation avec leurs besoins. L'école ne sert pas à rien; c'est un apprentissage de ce qui nous attend plus tard, la vie en société. Certes les eip apprennent fréquemment en dehors de l'école et tant mieux ( il faut conserver cette curiosité et cette envie de tout comprendre et de tout décortiquer). Je suis la première à me faire violence, il faut apprendre à vivre avec tous les autres parce que dans le monde du travail nous n'avons pas le choix. Pour rendre les apprentissages intéressants, il faut mettre du sens derrière chaque notion. Je suis touchée par ton message, ma scolarité n'a pas été un long fleuve tranquille.


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