Amour et amitié

Sapiosexualité, ou l'espoir vain des moches ?

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Sapiosexualité, ou l'espoir vain des moches ?
Fanny-146le 28 décembre 2018 à 12:15

Après deux séparations très différentes mais très douloureuses, je vis avec la peur de finir mes jours totalement seule, et qu'on retrouve mon cadavre en décomposition, à moitié dévoré par mon / mes chat(s) (je sais pas si / combien j'en aurai au jour de ma mort). Brouillée avec une famille destructrice depuis longtemps, sans enfants et incapable de me faire de vrais amis (sauf un, mais bien plus âgé que moi, et qui, en toute logique, risque de partir bien avant moi, même si cette idée me terrifie), c'est une possibilité non-nulle de finir ainsi.

Alors, je réfléchis beaucoup à l'amour, à la séduction. Comment ne pas reproduire les erreurs du passé, quelles concessions faire ou justement, ne pas faire... Mais avant ça, il y a l'étape de la rencontre et de la séduction.

Et forcément, qui dit "séduction", dit aussi "physique", enfin, c'est ce que je comprends de notre société, même si ce n'est pas du tout mon mode de fonctionnement.
J'ai bien conscience que le premier contact est visuel, et, malheureusement pour moi, pour pleins de raisons (génétiques, médicales, psychologiques, de paresse aussi sans doute), ce premier contact ne joue pas en ma faveur. Je ne souffre pas de mon physique, je souffre du rejet qu'il inspire.

Mais du coup, faut-il que je change pour les autres ? Essayer de devenir séduisante selon leurs critères, pour au moins attirer leur attention ? Mais à quoi bon faire croire que je m'intéresse aux fringues, au maquillage, etc, alors que ce n'est pas le cas ?
Si j'arrivais à faire en sorte que les gens s'intéressent à une autre image de moi, pourrais-je dire qu'ils s'intéressent à moi ? Ou serais-je condamnée à n'être définitivement que ce qui les attire pour les garder ?
Je me sens comme une extraterrestre, car je crois vraiment ce que je dis quand je dis que le physique de l'autre ne m'intéresse pas. Je serais bien incapable de vous dire quel est mon "style" d'homme : je m'en fous !
Je cherche quelqu'un qui me rassure, me fasse rire, m'apprenne de nouvelles choses, ait des valeurs communes avec moi, des projets communs, etc. Et réciproquement.
Est-ce que c'est un brun, qu'il me faut, alors, pour trouver ça ? Ou un grand ? un maigre ?
Le physique et ce qu'on est me paraissent tellement déconnectés... Bien sûr, le look dit quelque chose, mais pas forcément ce qu'on est. Peut-être dit-il quelque chose de ce qu'on s'autorise à être ? De comment on se sent dans la société ? De la place qu'on a l'impression d'y avoir ou d'y mériter ?

Où sont les gens qui pensent vraiment ce qu'ils disent, quand ils prétendent que le physique ne compte pas ?
Bien sûr, dans l'amour, il y a une dimension physique, mais pas "esthétique". Ne peut-on pas désirer physiquement quelqu'un qui n'est pas "esthétiquement" dans la norme (que ce soit celle de la société, celle qu'on s'est fixée en définissant son "style", ou encore celle qui s'est établie au fil des différentes rencontres et relations passées) ?

A vos claviers, toutes les réactions m'intéressent, même celles qui ne vont pas me plaire !

kiltle 28 décembre 2018 à 13:36

Le poids des apparences: Amour gloire et beauté... Une étude sociologique édifiante. Je pense que pour faire de belles rencontres il est souhaitable de sortir de sa zone de confort et du "triangle infernal". Pour rencontrer des gens lumineux ou du moins qui nous correspondent, je pense qu'il faut s'aimer soi même d'abord et être congruent avec ses valeurs mais l'Amour est un grand Maître comme se plaisait à le dire Molière...

Fanny-146le 28 décembre 2018 à 14:11

Ton discours rejoint ce que plusieurs personnes m'ont dit. Mais pour m'aimer moi-même, il faudrait que je me donne raison contre toutes les personnes qui m'ont dit depuis toujours que je ne méritais pas d'être aimée, parce que trop ceci, pas assez cela (ça rejoint les considérations physiques, mais pas seulement.) Or, n'ayant pas du tout confiance en moi, comment pourrais-je donner plus de valeurs à mon opinion qu'à celle de toutes ces personnes ?

Effectivement, j'essaie d'être congruente avec mes valeurs : je ne veux pas être jugée sur mon physique, et ne juge donc pas là-dessus, par exemple. Mais ça ne change rien à l'attitude des autres. J'en discute pas mal avec mon meilleur ami, qui m'incite à m'adapter à ce que veulent les autres, quitte à nier ce que je suis, ce que je pense, ou alors, à arrêter de me plaindre de ne pas être intégrée...

Merlinle 28 décembre 2018 à 15:52

Bonjour,

C'est un paradoxe, en effet, que de vouloir s'intéresser à l'esprit tout en étant influencé par l'apparence du corps. La beauté, cependant, est à la fois culturelle et personnelle. Elle change au fil des siècles, parfois des décennies, et elle dépend aussi de la culture dans laquelle on évolue. On peut paraître moche à certains, beau à d'autres... L'attirance est une alchimie difficile à expliquer, et à la limite, tant mieux.

Je ne crois jamais ceux et celles qui prétendent que l'apparence ne compte pas, qu'ils-elles sont uniquement sapiosexuel(le)s. Parce que l'attirance physique compte toujours lorsqu'il s'agit d'une relation amoureuse non platonique, même si on peut avoir l'impression qu'elle ne compte pas en intellectualisant la relation.

Je crois que c'est une combinaison de facteurs, l'attraction. C'est plus difficile quand on a un physique qui s'éloigne beaucoup des canons de beauté du milieu dans lequel on vit, mais ce n'est pas impossible à trouver. Je crois qu'il faut juste revoir ses autres critères pour faire en sorte qu'ils ne soient pas bloquants. Elargir la base de recherche, par exemple : ne pas se fixer des limites de distance, ou d'âge, ça aide.

Quant à "l'adaptation", je dirais qu'à mon avis il faut se trouver un style personnel qui soit à la fois compatible avec sa personnalité et qui puisse paraître attirant à au moins une partie de la population. Pour schématiser, on peut s'habiller avec des vêtements qu'on crée soi-même avec les rideaux de la salle de bains, mais pas enfiler le premier sac de pommes de terre venu ;)

Bon courage :)

kiltle 28 décembre 2018 à 15:52

Plus qu'un physique, c'est le charme de la personne qui me fait vibrer... Les séparations ne sont que des l'expériences qui nous aide à mieux nous comprendre et à grandir. La vie nous envoie les personnes que nous méritons pour nous faire progresser et devenir meilleur. Nous sommes les architectes de notre vie. Je n'attends pas des autres qu'ils changent, il n'y a que moi qui peut changer et je suis intimement convaincu que la vie va mettre sur mon chemin la femme qui me correspond avec qui je vieillirais et finirais ma vie... Quand tu seras prête les choses bougeront pour toi favorablement... 🙂

Fanny-146le 28 décembre 2018 à 16:44

Merci à tous les deux pour vos réponses.
Kilt : je ne crois pas à l'avenir. Je vis dans une telle solitude que si je ne me bouge pas, rien ne changera. Cette solitude est en train de me tuer, au sens propre du terme.
Mais c'est compliqué d'aller vers les autres lorsqu'ils te rejettent d'emblée. Sans doute qu'il y a des choses à changer chez moi, mais je ne sais pas quoi ou dans quelle mesure. Les expériences passées ne m'ont pas rendue meilleure : elles m'ont détruite, rendue plus méfiante, plus fragile et plus peureuse.

Merlin : tu as raison sur le fait que le physique n'est jamais à 100% indifférent. Moi-même, et pour être honnête à 100%, lorsque je regarde des photos de profil sur des sites de rencontre, par exemple, certaines m'attirent, d'autres me laissent indifférentes, d'autres encore me repoussent, mais c'est un très petit nombre. Et ça ne repose pas sur un critère précis. Je ne suis pas rebutée par tous les blonds, ou tous les mecs de moins d'un mètre 50, ou tous ceux qui ont un grand nez ou que sais-je encore. Et les critères vestimentaires ne me font mettre de côté pratiquement personne, sauf s'ils sont révélateurs d'un type de personnalité très affirmé qui ne me correspond objectivement pas.
Tu parles de relations non-platoniques, mais je constate que l'apparence intervient en fait dans toutes les relations, et ça rend les choses encore plus compliquées. J'ai déjà souvent observé que, même sur un plan amical, professionnel ou autre, quand tu arrives dans un nouveau lieu, les gens se regroupent d'emblée sur des critères physiques. Combien de fois ai-je constaté que, ayant moi-même des problèmes de poids, ce sont les gens qui ont les mêmes soucis qui viennent vers moi. Mais est-ce que c'est un critère de bonne entente ? Est-ce qu'on va passer de bons moments ensemble parce qu'on est gros(ses) tou(te)s les deux ? Même si on a rien à se dire ? Alors quand, en plus, la personne en surpoids, qui est venue vers toi parce que tu l'es aussi (peut-être par un réflexe de protection, en se disant que tu ne la jugeras pas là-dessus) se met à se moquer des obèses autour... ça frôle le ridicule.
Reste que ça enferme, ça bloque les rencontres vraiment intéressantes. Etant timide, introvertie, manquant de confiance en moi, c'est compliqué d'aller vers des gens qui ont d'emblée dressé des barrières. Alors, je cherche comment les contourner, mais j'ai bien du mal à trouver comment faire, sans me renier totalement. C'est pour ça que je m'interroge sur l'opportunité de faire de gros changements physiques, alors même que ce n'est pas quelque chose qui m'intéresse, moi.
Malheureusement, il va m'être compliqué d'attendre que la mode de la maigreur cède la place à nouveau aux femmes plus en chair... Tout comme il m'est absolument impossible de me sentir flattée par les déclarations enflammées lues sur certaines sites de rencontre (oui, j'en suis là pour essayer de sortir de ma solitude), de mecs me disant : "tu es magnifique, tu es la femme de ma vie : combien pèses-tu et quel est ton tour de poitrine ?"

Au final, peut-être que je me focalise trop sur le physique, en tant que facteur de rejet, parce que c'est ce que les gens expriment spontanément (oui, même quand on ne le leur demande pas, certains trouvent tout à fait approprié de t'aborder dans la rue, sans te connaître, ni avoir l'intention de faire connaissance, juste pour te dire que tu es moche / grosse / mal habillée) et que ma personnalité aussi pose problème... Ce qui complique encore plus la recherche d'une place où je me sente enfin bien...

kiltle 28 décembre 2018 à 17:07

Tu viens au Couvent samedi ? 🙂

Fanny-146le 28 décembre 2018 à 17:11

Je sais pas... je pense pas, vu mon état...

kiltle 28 décembre 2018 à 17:27

Fais selon ta conscience... La communauté est là pour toi si besoin 🙂

Didier54le 28 décembre 2018 à 18:02

Le plus important c'est ce que ressent la personne en te voyant. Comme on dit, la beauté vient de l'intérieur, ce n'est pas pour rien...si tu transparait un bien-être, automatique tes traits du visage vont se modifier! Le sourire et les yeux pétillants attirent et crééent le charme! Pour cela il faut d'abord accepter qui tu es! Le reste n'est qu'artifices! 😉

Fanny-146le 28 décembre 2018 à 19:59

Je suis en grande partie d'accord avec toi, Didier, c'est comme ça que j'essaie d'agir en tous cas. Mais je dois reconnaître aussi que chaque échec, chaque insulte, chaque déception rend le sourire moins franc, le regard moins pétillant...

Gaelle 28 décembre 2018 à 23:14

Bonsoir - si j'avais su j'aurais certainement participé dans la journée aussi.

Fanny-146 : c'est étrange, je me retrouve pas mal dans ce que tu dénonces, dans ton premier post... j'ai eu du mal à m'accepter, et même en m'acceptant, ce n'est pas si simple. Toujours le rejet, de par rapport à comment je suis au fond. Des critiques, des remarques, ainsi que tu le dis : « sois comme cela » etc. Je ne sais pas si c'est parce que nous sommes accrus d'une grande sensibilité, néanmoins au quotidien c'est soucent un calvaire, que cela soit avec une partenaire (en ce qui me concerne), la famille, ou au travail.

Je vous prie de m'excuser, je n'ai pas pris la peine (par manque de temps) de lire tous vos posts ce soir je pense que je vai sm'y employer à lire ceci avec grand soin, et ceci dès demain. Portez-vous bien en attendant.

kiltle 29 décembre 2018 à 16:26

Ma chère Fanny je te presente mes plus plates excuses pour le rdv manqué de ce jour au Couvent. Suite à plusieurs désistements, je pensais être le seul inscrit et je suis donc resté à la maison... 😭
Je proposerai une autre rencontre 🙂

Justine18le 17 janvier 2019 à 12:05

Bonjour Fanny,
Te lire me cause de la peine. Je vais te donner mon idée sur la question, peut-être suis-je complètement à côté de la plaque, mais au moins aurais-je essayé!
Le physique compte dans toute relation. Il a été prouvé que les nouveaux-nés regardent également les personnes qui correspondent aux critères de beauté. Sauf que la beauté est subjective, mais je suis sûre que tu auras remarqué que certaines personnes, qui, si elles ne sont pas belles, rencontrent un succès fou (en amour ou en amitié). Et leur seul secret, c'est de penser qu'elles sont belles. Elles ont par ailleurs tout à fait raison de le penser, car personne n'est laid (je n'ai jamais vu quelqu'un que je trouvais laid - certain(e)s sont plus ou moins à mon goût c'est certain).
La chose la plus importante en fait, c'est que tu dois être convaincue de ta valeur (pas que physique par ailleurs). Et à te lire, je suis persuadée que tu as beaucoup de valeur. Tu dis ne pas utiliser des artifices, mais je pense qu'il ne s'agit que de "prendre soin de soi" littéralement. Je ne suis pas une grande adepte de maquillage ou de mode, mais j'aime me sentir à mon avantage. Ce n'est pas de la superficialité, c'est de la reconnaissance quant à ma propre personne. Je ne dis pas qu'il faut se maquiller ou s'habiller de telle façon pour valoir le coup, mais que se maquiller (honnêtement, quand je parle de maquillage, il s'agit de blush et de mascara, soit 3 minutes top chrono), mais c'est quand on prend conscience de sa propre valeur qu'on finit par vouloir mettre en avant qui on est (une jolie jupe colorée, ou des boucles d'oreilles mignonnes - on ne parle pas là de trucs de stars), et en faisant cela, tu montres aussi aux autres que tu sais ta valeur.
D'ailleurs, les autres puisqu'on en parle, qui que tu sois, ou peu importe à qui tu ressembles, il y en aura toujours pour te trouver magnifique et d'autres très laide, hyper intelligente, ou parfaitement stupide...et c'est tant mieux, plaire à tout le monde, c'est plaire à n'importe qui.
Donc, pour t'aider dans ta vie sociale, je te dirais également de foncer et de prendre soin de toi, pas pour les autres, mais pour toi, et l'image que tu renverras sera plus positive.
J'espère que j'ai été assez claire, et qu'aucune de mes parole n'a été blessante, je ne suis pas très douée pour la communication, donc n'hésite pas à me reprendre si c'est le cas.

Fanny-146le 17 janvier 2019 à 12:21

Merci pour ta réponse, Justine. Rien de blessant dedans, ne t'inquiète pas. C'est juste que je ne vois toujours pas le lien entre l'aspect et la "valeur". Mais, bon, je pense que mon problème est avant tout d'ordre mental, avec une dépression que rien ne soigne, et ça, ça n'attire pas...
L'image que j'ai de moi, elle est négative, elle l'a toujours été, même avant le surpoids. Et ça non plus, rien ne parvient à le soigner...

Justine18le 17 janvier 2019 à 14:08

Le lien entre l'aspect et la valeur est la valeur que tu confère à ton aspect. C'est tiré par les cheveux, mais, et encore une fois -je suis à mille lieues de prôner la superficialité- quand on estime avoir de la valeur, on fait ce qui nous semble important pour que cette valeur s'exprime. Je prends un exemple plus concret: quand tu vis dans un endroit où tu te sens bien, tu vas tout faire pour t'y sentir encore mieux: mettre de la décoration, des bougies parfumées etc... ça ne changera pas réellement l'aspect de ton environnement, mais ça le rendra encore plus attrayant.
Je ne sais pas si mes exemples te parlent mieux.
Je ne sais pas non plus si c'est quelque chose d'universel, mais il semblerait que la majorité des gens agissent de la sorte. Et de fait, lorsque je rencontre une personne qui ne semble pas "prendre soin d'elle", je ne vais pas forcément avoir envie de la connaître de prime abord, parce que son aspect extérieur me renverra l'idée qu'elle même estime ne pas mériter qu'on s,y intéresse. Et cela bien indépendamment de son aspect extérieur réel (soit sa beauté selon mes critères).
Le surpoids ne doit pas être ta préoccupation première, parce que ce n'est d'une part, pas un aspect négatif physiquement, d'autre part, parce que si ce n'est pas ta constitution de base, il y a fort à parier que c'est lié à ta dépression.
Une chose est sure, il faut que tu réussisses à prendre soin de toi, à l'intérieur tout d'abord, puis le reste suivra.
Qu'as-tu essayé pour la dépression? (tu peux me répondre en privé si tu le souhaites, ou ne pas me répondre d'ailleurs, je comprends) Paut-être certains pourront t'aider parmi nous!

Justine18le 17 janvier 2019 à 14:09

Et désolée pour les fautes, je travaille en même temps...comme quoi, le mythe de la femme multitâches en est vraiment un!

Fanny-146le 17 janvier 2019 à 14:21

Contre la dépression, j'ai essayé aussi bien la thérapie que les médicaments, mais sans succès. Des molécules différentes, des thérapeutes différents, mais rien n'y fait.

Pour l'aspect, à la fois je comprends ce que tu dis, et en même temps, ça ne me parle pas du tout. Même passer 3 minutes à me maquiller, c'est encore trop, tant ça ne m'intéresse pas... Récemment, pour diverses raisons, je modifie un peu mon apparence vestimentaire. Sur le coup, quand j'achète quelque chose qui me plaît, ça me donne un petit moment de bien être. Mais c'est très fugitif. Ça fait un peu réagir les gens autour de moi, j'ai eu quelques remarques positives en retour, sur une couleur qui m'allait bien, un joli manteau. Ça aurait dû me faire plaisir, m'encourager à continuer, mais c'est le contraire. D'une part, j'ai rien à répondre, la mode ne m'intéresse pas. Ce genre de remarque attire la personne vers moi, lui donne une raison de me parler, mais là conversation tourne court. J'ai pas envie de m'étendre sur le commentaire de ma tenue, pas envie de commenter celle de la personne en face de moi, parce que je m'en fous. Et je n'ai pas une haute opinion de la personne qui m'ignore depuis des mois et qui me parle un jour parce que je porte une tenue qui a attiré son attention...

Justine18le 17 janvier 2019 à 14:28

Je comprends, et là-dessus, je te rejoins, je n'aime pas qu'on me parle de ma tenue ou de mon physique. Ca n'a strictement aucun intérêt, surtout quand ce sont des gens que je ne connais pas personnellement. Mais ce n'est pas pour faire plaisir aux autres, ni même pour qu'eux te fassent plaisir en te complimentant qu'il faut faire les choses, il faut le faire parce que tu as envie de te complimenter.
Clairement, les vêtements n'ont jamais rendu quelqu'un heureux, j'en achète d'ailleurs extrêmement rarement, je n'aime pas cela, mais, j'aime avoir des vêtements qui me plaisent.
Y a-t-il quelque chose qui te fasse vibrer dans la vie? Que tu voudrais partager avec d'autres? As-tu quelques amis? De la famille?

Fanny-146le 17 janvier 2019 à 14:58

Passage sur l'ordinateur, c'est plus pratique que sur l'écran pour relire le message et répondre sans passer des heures à faire défiler.
Mon opinion sur moi-même s'est construite à travers le regard des autres. Syndrome de l'imposteur depuis toujours ? Peut-être. Mon éducation aussi, avec une mère jamais contente, vivant entre jugement et jalousie envers le monde entier, et de ce fait, je me considère comme quelqu'un de décevant. C'est un cercle vicieux que je suis incapable de rompre. Une seule personne dans ma vie m'a déjà accordé vraiment de la valeur, toutes les autres m'ont dépréciée, et je ne peux pas donner raison à une seule personne, ou à quelques trucs que je trouve positifs chez moi, contre la montagne de critiques et des moqueries reçues depuis toujours...

Tu as sans doute raison en grande partie sur le lien entre dépression et obésité. Ce n'est pas la seule raison, mais c'est sans doute le levier d'action indispensable pour en débloquer d'autres. Mais là aussi, c'est un cercle vicieux : l'obésité isole. Les gros se retrouvent entre eux (j'en ai fait plusieurs fois l'expérience en arrivant dans de nouveaux environnements), et ce seul point commun n'a rien d'efficace pour se faire des relations épanouissantes. Le rejet des autres renforce la dépression, l'isolement, et la dépression et l'isolement amènent à se négliger encore plus, à grignoter, etc.
Une fois, j'ai demandé à mon généraliste de l'aide pour mon poids. C'était lors d'une visite à domicile, pour un autre problème de santé qui m'avait empêchée d'aller au cabinet. Il a regardé la table de la cuisine, et il m'a dit : "Bah, déjà, vous arrêtez de manger ça, ça, et ça. Et puis, vous êtes prof, alors vous avez du temps pour faire du sport !" Stigmatisation de mon boulot, je supporte pas, et le "ça, ça et ça" qu'il fallait arrêter de manger... ben c'était pas à moi, mais à mon ex, je vivais encore en couple à l'époque. Et il conclut par "Si c'est psychologique, du grignotage pour compenser des angoisses, c'est un autre problème." Et il est parti. Sachant qu'il me prescrivait des médicaments pour la dépression depuis des années, il savait que c'était psychologique ! Mais non, d'abord, la moquerie, la stigmatisation. Grâce à lui, je sais que jamais je ne parlerai plus mon problème de poids avec un médecin ! (j'ai changé de généraliste depuis, mais j'ai déjà eu d'autres soucis avec des toubibs méprisants en tous genres, et l'accumulation des mauvaises expériences a créé chez moi une vraie réaction de rejet de tout ce qui est médical ou paramédical).

Je reviens sur l'idée d'apparence, car d'autres éléments de réflexion (c'est un sujet auquel je réfléchis beaucoup depuis ma séparation, il y a pas loin de 2 ans) remontent à la surface.
Parfois, j'aimerais changer mon image, mais c'est compliqué pour plein de raisons.
Pour préciser ce que j'ai dit au dessus : si changer d'apparence attire vers moi les gens pour qui c'est le critère de jugement n°1, la préoccupation et le centre d'intérêt n°1, ça ne m'intéresse pas ! Ce que je "vois" avec mes rares efforts, c'est que je donne l'impression de m'intéresser à mon look, et que du coup, les gens pensent que les fringues m'intéressent. Mais ce n'est toujours pas le cas. En bref, ça n'attire pas les bonnes personnes, avec les bonnes affinités.

J'ai côtoyé aussi ces dernières années des femmes qui, obèses, se sont prises en main, soit avec l'aide de la chirurgie, soit simplement par la volonté (régime, rééquilibrage alimentaire, etc). Et j'ai détesté les personnes qu'elles sont devenues : préoccupées uniquement par l'apparence, prêchant la bonne parole de ce qu'il faut faire pour maigrir, parce que c'est tellement génial et fabuleux ! Et en privé, avouant que, finalement, rien n'a changé, qu'elles sont toujours aussi malheureuses, voire plus, car ce qu'elles pensaient être une solution miracle n'en est pas une...

Et puis, même sur les choses concrètes, il arrive un moment où on te fait comprendre que pour toi, c'est même pas la peine. Je ressens très fort les regards, les remarques, etc. Peut-être que je me trompe parfois, que je suis "parano" (dans le sens populaire du mot), mais combien de fois j'ai senti des regards malveillants de vendeuses, parce que j'entrais dans une boutique n'habillant pas "les gens comme moi". L'impression d'être une intruse, alors qu'en général, je ne suis pas idiote, j'étais là pour trouver un cadeau à quelqu'un de normal (et je choisis le mot exprès). Encore une fois, exclue, renvoyée à ma situation, à ma différence, et enfermée dedans...
Tu parlais plus haut du maquillage : même si je passais au-dessus du fait que ça ne m'intéresse pas, je serais incapable d'entrer dans un magasin spécialisé pour demander conseil ! Les gens "comme moi" n'ont pas leur place dans ces endroits... Là encore, le regard méprisant des vendeuses est trop douloureux pour que j'aille encore m'y confronter... Je crois que la prochaine fois que j'aurai juste besoin de parfum, je l'achèterai sur internet, pour ne pas avoir droit à tout ça...

Enfin, il reste une chose que je ne comprends pas, ne comprendrai et n'admettrai jamais : qui sont les gens pour juger sur l'apparence ? Et qu'y trouvent-ils ? Qu'est-ce que ça peut faire à une personne croisée dans la rue, que je ne reverrai jamais, à qui je n'ai pas parlé, que j'aie des kilos en trop ? que ma tenue ne soit pas féminine ? que j'aie la chance de faire partie des gens chez qui l'acné n'est pas un problème limité à l'adolescence ? Pourtant, il est trop souvent arrivé qu'on vienne me donner un avis que je n'ai pas sollicité... Alors souvent, on me dit "ce sont des cons, ne les écoute pas !" Mais suis-je supérieure à eux pour mépriser leur avis ? Je n'arrive pas à m'en convaincre : s'ils me jugent, c'est que je dois le mériter.

Fanny-146le 17 janvier 2019 à 15:00

Je n'ai pas de relations avec ma famille depuis plus de 10 ans, et un seul véritable ami.
Quant aux centres d'intérêt, la dépression a à peu près tout réduit à néant.

Justine18le 17 janvier 2019 à 16:19

J'ai failli te répondre alors que je n'avais pas lu ta grande réponse! Maintenant que c'est chose faite, tu me fais réfléchir et en fait, ta question m'amène à pouvoir aller au bout de mon idée en ce qui concerne l'apparence physique. En fait, les gens qui viennent vers toi pour te parler de tes chaussures ou ta nouvelle couleur de cheveux n'en ont sans doute rien à faire en réalité, mais le signale que tu envoies (en mettant justement ces vêtements qui te mettent en valeur) c'est que tu les autorises à t'approcher. Ils prennent ce prétexte, mais ne pense pas que leur idée est mauvaise (les 4 accords toltèques, la base de la sérénité :)). Tu sais, par exemple, j'adore parler avec les petits vieux (surtout ceux qui ont l'air de vieux cons d'ailleurs), au début, on parle du temps, mais tu peux être sûre qu'en 5 minutes, je vais savoir le nom du mari perdu, le nombre d'enfants et petits enfants, et les drames et bonheurs majeurs de leur vie. N'essaie pas de juger ce que te disent les autres ou de deviner quelles sont leurs intentions. Parce que tu ne peux pas savoir, et que les intentions que tu leur prêtes ne sont que le reflet de tes pensées.
Je ne minimise par contre pas la difficulté d'être en surpoids à l'heure actuelle, les témoignages qui en parlent sont édifiants. Cependant, tu peux trouver des médecins bienveillants en fouillant un peu sur internet.
Je ne peux malheureusement pas t'aider beaucoup à trouver ta valeur, je ne te connais pas, mais je suis absolument certaine que tu es quelqu'un qui mérite le meilleur, chacun d'entre nous le mérite, personne plus ou moins que les autres. Nous avons tous des qualités et des défauts, et des qualités qui peuvent virer au défaut et vice versa. Il faudrait que tu fasses ce travail extrêmement violent de te regarder en face, et d'identifier 10 qualités et 5 défauts. Tu chéris tes qualités et tu tentes d'atténuer tes défauts (et je ne veux pas lire que tu n'as pas au moins 10 qualités, c'est difficile à reconnaître, mais c'est vrai).
Quant aux personnes qui se permettent d'être méchants, sois assurée qu'ils ne sont absolument pas plus heureux que toi. Les gens qui utilisent la méchanceté sont en réalité bien misérables...Ils transposent leurs peurs sur toi, mais leurs remarquent ne parlent que d'eux!
Et clairement, oui, en essayant de ne pas faire de mal aux autres, tu te places bien au-dessus de ceux qui ont la faiblesse de le faire, donc les mépriser me paraît une attitude saine (quoique, les ignorer le serait encore plus!).
Tu dis que tu es prof, tu ne t'entends pas avec tes collègues?

Fanny-146le 17 janvier 2019 à 16:55

Je n'ai pas de lien particulier avec mes collègues. Je suis longtemps restée en contact avec des profs de mon ancien bahut, une pseudo amitié s'est achevée récemment. Avec mes collègues actuels, je n'ai pas créé de lien réel. J'avais sympathisé avec 2 personnes, mais comme mes expériences passées m'ont rendue très méfiante, et que je n'ai, de base, pas de compétences sociales avec les adultes, ça s'est très mal terminé.

Pour ce qui est des intentions de gens, tu as raison. Mais je ne sais pas du tout faire dans les discussions légères, qui mènent ensuite effectivement à un lien plus fort, ou juste à des confidences. Si on m'aborde en me parlant de la météo ou de mes fringues, je n'ai rien à dire, et je passe pour qqn d'inintéressant. Je n'ai que rarement l'occasion de découvrir ce qu'il y a derrière la façade, et rarement l'occasion de montrer qui je suis vraiment. L'étape 1 des relations sociales m'est inaccessible. J'ai repris l'apprentissage de la musique cette année, en espérant rencontrer de nouvelles personnes, mais au bout de 5 mois, j'en suis toujours à dire juste "bonsoir" en arrivant. Ensuite, je reste seule, je comprends pas les codes...

Quant au fait que les cons sont souvent malheureux aussi, et que leur méchanceté reflète leur frustration, c'est en partie vrai. Certains prennent aussi du plaisir à rabaisser. Et les mépriser ? J'en suis incapable. Je ne supporte pas le jugement, et je ne peux m'abaisser à juger moi aussi...

Mes qualités ? Je vais pas te dire que je n'en ai pas. Juste que chacune se retourne contre moi. Je suis gentille, les gens y voient une faiblesse dont ils profitent. Pareil pour la générosité. Mon perfectionnisme a fait de moi la reine de la procrastination et de l'épuisement,...

Justine18le 18 janvier 2019 à 09:49

Je comprends tout à fait ton problème avec les codes, en fait, je parlais de discussions avec des gens rencontrés dans la rue, parce que ce sont les seules que j'arrive à mener. S'il y a un enjeu (collègue par exemple), je ne sais plus faire du tout, et j'envoie bien malgré moi l'image d'une personne froide et hautaine.
Il faut accepter de ne pas trouver ce que l'on recherche dans la relation à l'autre, il est illusoire de penser que quelqu'un te comprendra parfaitement ou lira en toi comme dans un livre ouvert. Nous sommes tous seuls, et le restons quoiqu'il advienne, je crois qu'il faut juste accepter la petite flamme qui réchauffe le bout des doigts afin de ne pas perdre toute forme de chaleur, et puis parfois, arrive le brasier qui enflamme le coeur, mais pas forcément, et pas parce qu'on l'a décidé.
Tu dis ne pas supporter le jugement, mais tu te juges (et de manière totalement négative) et prends tes jugements pour justes. On ne peut pas ne pas juger, juger ne signifie en outre pas dévaloriser, mais le jugement c'est la projection de nos expériences sur l'autre, le jugement, par essence, est faussé, mais accepter de se tromper permet de mieux cerner les personnes.
Tes qualités se retournent contre toi car c'est ce que tu perçois. Je suis quelqu'un qui donne sans compter quand j'aime un(e) autre (je donne tout, mon temps, mon espace physique et mental, mon argent, mon énergie etc...), certains en ont bien profité. Mais ça m'est égal, si j'ai donné, c'est parce que je le voulais bien, et que d'une certaine manière, ça me convenait. Bien sûr j'aurais aimé recevoir en retour, mais je ne peu pas forcer le retour, et j'aime profondément cet aspect de ma personnalité. Donc je me ferais avoir à nouveau c'est certain, mais pas par les autres, par moi-même.
Il faut toujours réaliser que lorsqu'on se retrouve dans la même situation de façon répétée, c'est qu'on recherche cette situation. Attention, ça ne veut pas dire que les victimes sont coupables (ou inversement), mais il se joue quelque chose dans l'inconscient qui fait que chaque personne va répéter des situations qui lui sont pénibles elle-même (pour diverses raison, dont la plus probable est qu'elle connait cette situation, donc elle en a moins peur, quand bien même ladite situation est destructrice).
Tes qualités sont les qualités dont tu es fière, car comme tu le dis, chacun à son échelle de valeurs, et ce que tu prends pour des qualités peut-être perçu comme des défauts par d'autres.
Encore une fois, je ne peux pas te donner de conseils, mais le plus juste serait sans doute de tenter de prendre les choses avec beaucoup plus de légèreté. Et surtout te voir toi comme la personne avec qui tu vivras le reste de tes jours, on n'a le droit qu'à un voyage, autant le rendre doux :)

Fanny-146le 18 janvier 2019 à 20:03

Merci pour ta nouvelle réponse. Je vais tâcher de répondre au mieux.
Je suis d'accord avec toi sur certaines choses, par exemple sur la compréhension "parfaite" qu'on pourrait avoir avec quelqu'un. J'ai conscience que ça reste exceptionnel.
Mais mon souci n'est même plus de ne pas trouver exactement ce que je cherche dans les relations, mon souci est de ne plus avoir de relations du tout... Rien de plus qu'un bonjour aux collègues, aux commerçants, caissières et autres. Je ne suis plus très loin de ça, et je m'en rapproche toujours plus. Il me reste mon meilleur ami, et, si on arrive à échanger au moins un ou deux sms chaque jour, davantage quand on peut (parfois plusieurs heures de chat sur Skype, mais ces occasions se raréfient et vont continuer à diminuer drastiquement dans les mois qui viennent), on ne se voit que trop peu, et l'été, par exemple, c'est deux mois sans se voir. Et donc, deux mois sans parler à un autre être humain réel que les caissières du supermarché.

Oui, "dans sa tête", on est seul, face à certaines décisions, on est seul, face à soi-même, on est seul. Mais je fais, depuis ma séparation, l'expérience d'une autre forme de solitude. Et qui n'est pas "juste" du célibat. Avant de rencontrer mon ex, j'avais vécu seule, et ce n'était pas du tout ce que je vis aujourd'hui. Peut-être que c'est lié à l'âge, au "contraste" avec la vie de couple, mais je ne pense pas que ce soit le critère majeur. La solitude que j'expérimente aujourd'hui, elle n'est pas juste physique, elle est bien plus que ça. Et c'est toute la vie, tout le quotidien qui devient un fardeau. Qu'on ait un compagnon/une compagne, des amis, une famille, sur qui compter à peu près, même s'ils ne sont pas là matériellement, c'est une sécurité dont on n'a pas conscience tant qu'on n'en a pas été totalement privé, et qui permet de se lancer.
Aujourd'hui, je me retrouve à assumer chaque aspect de ma vie totalement seule. La moindre décision, je la prends seule. La moindre erreur, je la paie cash. La moindre défaillance, et c'est la dégringolade, sans branche à laquelle me raccrocher.
Un exemple idiot, totalement et bassement matériel, pour essayer d'expliquer ce que ça change non pas dans les faits, mais dans la tête : lorsque je vivais en couple, je gérais, depuis des années et pour plein de raisons, l'essentiel de la dimension matérielle : comptes (gérer le budget, mais aussi enquiller les heures supp pour faire face aux coups durs), courses, cuisine, lessive, tout ce qu'on appelle aujourd'hui "charge mentale", c'était pour ma pomme, à 99%. Mon ex prenait de temps en temps le relais, à condition que je demande, que je lui explique comment faire, quand le faire, etc.
Aujourd'hui, je vis seule, donc, je gère les mêmes choses, à 100%. La différence matérielle est minime. Et à la limite, c'est presque plus facile, parce que je n'ai plus que moi à gérer. Pourtant, le poids des responsabilités repose intégralement sur moi aujourd'hui, alors que je le ressentais comme partagé à l'époque, même si ce n'était pas visible dans les faits. Et ce poids, cette responsabilité absolue me pèse énormément et me paralyse. Personne à qui demander conseil avant de prendre une décision, personne pour me rassurer quand quelque chose tourne mal...

Alors oui, la légèreté, j'aimerais... mais je peux pas. Quand je me suis séparée, j'ai dû vendre ma maison, que je ne pouvais assumer seule. Mon ex m'a laissée tout gérer. Il a fallu me reloger derrière. Des tonnes de rendez-vous, des milliards de papiers à remplir, des appels téléphoniques innombrables à passer. J'ai tout fait seule. Et j'ai assuré mes arrières pour tout. Ça m'a coûté des milliers d'euros en plus de ce qu'aurait dépensé une personne lambda, parce qu'il me fallait toujours un plan B. Mon meilleur ami se moquait de moi, à me voir prévoir le "et si...", et "et si... mais que..." et "et si... mais que.... tandis que..." Il ne voyait pas pourquoi je prévoyais le pire, et le pire du pire. Sauf que c'est arrivé. Mon courtier a merdé, mon banquier a merdé, le notaire vendant ma maison a merdé, le notaire gérant l'achat de mon appartement a merdé, la propriétaire précédente a merdé, la courtière en travaux a merdé, les artisans devant rendre mon appartement habitable ont merdé. Et cette série d'incompétences et de négligences a fait qu'il y a 10 mois de ça, j'ai failli me retrouver à la rue, au sens propre du terme, avec toutes mes affaires. Et chaque fois que j'ai essayé de faire remarquer à ces gens que leurs conneries avaient des conséquences, on me répondait la même chose : appelez votre famille, appelez des amis. Sauf que je n'en ai pas. Mais ça, personne ne le croit. Il y a des gens qui croient être là pour moi, mais qui ne le sont pas, parce qu'ils ne m'ont jamais assez prouvé qu'ils étaient fiables, et jamais je ne les aurais appelés, jamais je n'aurais commis la moindre négligence en me disant "s'il y a un souci, j'appellerai X ou Y". Alors je ne me repose que sur moi. J'en suis là, je ne fais plus confiance à personne, parce que je suis incapable de faire la différence entre les gens sur qui compter et les beaux-parleurs, et qu'il y a trop peu de gens autour de moi pour que je me dise "si X n'est finalement pas dispo, j'appellerai Y, et si lui non plus n'est pas là, il y aura toujours Z".

Est-ce que je me juge ? Au départ, ce n'était pas le cas. Je me fichais de plein de choses, j'étais moi. Et puis, on a commencé à me dire que tel ou tel aspect de moi n'était pas "bien", que ce soit physique, moral, ... Et à cause de ça, on me rejetait. Alors pour être intégrée, que faire d'autre que de faire sien le jugement des autres sur soi, et voir si on peut se changer au moins un peu, pour qu'ils nous jugent enfin digne de leur compagnie ? Mais il doit y avoir trop de choses que je n'arrive pas à changer...
Ou alors, je me trompe totalement, et il ne faut pas changer pour les autres. Mais s'ils ne nous aiment pas tel(le) qu'on est, on reste sans amour ?
En fait, j'ai essayé les deux solutions, pour le même résultat : solitude, rejet, absence d'amour.

Je te rejoins aussi sur le fait qu'on reproduit certaines situations, et je fais le lien avec ce que j'écrivais un peu au-dessus : je pense que je finis toujours par me rapprocher de gens qui sont éternellement insatisfaits, et que je m'use à essayer de les satisfaire. Ma mère disait vouloir que je sois comme-ci ou comme ça, alors je l'étais. En était-elle heureuse et satisfaite ? Non. Il fallait plus, il fallait autre chose. Je me suis en grande partie retrouvée dans la même situation avec mon ex, même si les deux personnalités sont, à première vue, radicalement différentes. Même schéma avec plusieurs amies.
Si je pouvais repérer les similitudes, ça m'éviterait d'y gaspiller encore du temps et de l'énergie. Mais le même "fond" insatisfait prend des visages différents selon les personnes. Reste que j'en ai gardé une vision de moi impossible à déloger : "je suis décevante, jamais à la hauteur". Les psy sont incapables de m'aider là-dessus, ils me proposent juste de "penser autrement", "ne plus y penser", "me demander ce que je pense vraiment de moi". Mais ça, je n'en sais rien. Je ne pense rien de moi. Ou quand j'en pense quelque chose, quand je me dis "tiens, j'ai fait telle chose bien", il y a 100 personnes pour me dire que c'était pas si bien que ça." Et à 100 contre un, ils ont raison.

Tu parles aussi du fait qu'on donne parfois sans retour, mais qu'on le fait parce qu'on le veut bien, et qu'on ne peut exiger un retour. Tu as raison là-dessus. En tous cas, c'est comme ça que fonctionne la majorité des gens, peut-être comme ça qu'il faudrait fonctionner. Mais j'en suis incapable. Si j'aime (au sens large) quelqu'un, bien sûr que j'ai envie que la personne m'aime aussi ! Je ne suis pas naïve, je sais bien que les relations ne sont jamais symétriques, qu'il y en a toujours un qui aime plus, qui donne plus. Mais vivre un jour une vraie relation où l'autre m'aime aussi, et n'aime pas juste le fait que moi je l'aime ? Putain, ça doit être chouette...

Et en fait, je n'en suis même plus à m'en vouloir d'avoir essayé d'aimer la mauvaise personne, ou d'avoir essayé d'être aimée par la mauvaise personne. J'en suis à étouffer dans un amour à donner dont personne ne veut.

Quant à faire le voyage avec moi-même, j'en suis aujourd'hui à chercher la façon la plus rapide de rejoindre le terminus.

Justine18le 18 janvier 2019 à 20:16

Je suis sincèrement désolée de lire ta réponse, et encore plus si les mots que j'ai exprimés semblaient minimiser ce que tu ressens, ce n'était pas du tout mon intention. Ce soir je n'aurai pas le possibilité de te répondre, mais je le ferai demain. Encore une fois, je te présente mes excuses si ce que j'ai écrit était déplacé.

Fanny-146le 18 janvier 2019 à 20:19

Non, ce n'est pas déplacé du tout, ce que tu dis, on me l'a déjà dit, et ça semble avoir un sens pour tout le monde... mais pas pour moi. Et du coup, aucune solution qu'on me propose ne fonctionne, car je ne peux pas les appliquer, ne les comprenant pas...

Aluminele 24 janvier 2019 à 23:33

Je me permets de m'incruster, j'ai été touchée par vos récits... Il m'est arrivé aussi de passer un mois sans discussion, sans contact physique, seule. J'ai du mal à avoir des relations suffisamment qualitatives pour être bien / heureuse. Je ne suis l'amie intime de personne, on ne me fait pas de confidences (et je n'en fais pas non plus), je n'ai pas de discussions plus que superficielles. En fait on dirait que je n'ai pas bien compris comment avoir et faire vivre une relation (amicale ou amoureuse).
On m'a pourtant expliqué ! Suivant les conseils de ma mère, on noue une relation intime quand on partage des choses intimes. Quand on montre qu'on a des faiblesses, qu'on est imparfait : c'est une preuve de confiance dans l'autre. Et là où son conseil m'a été utile : si on ne fait pas le premier pas il est possible que l'autre ne le fasse pas non plus et donc qu'il ne se passe rien. Donc l'idée quand on parle souvent à la même personne de façon superficielle, c'est de lui balancer un truc intime (par exemple, comment on s'est senti lors d'un événement auquel on a tous les deux assisté)... La plupart du temps la personne va enchaîner sur un truc intime qui lui est personnel, et la relation prend de la profondeur
C'est ce que j'ai compris en tout cas !
J'ai essayé avec le caissier de l'épicerie de chez moi. Au traditionnel "bonsoir comment allez vous" j'en ai profité pour lui raconter que j'avais fait une bonne affaire un peu plus tôt et que j'étais ravie. Maintenant quand j'y vais on a toujours un petit mot l'un pour l'autre, même si ça reste une relation juste cordiale et pas amicale, ça fait chaud au coeur !
Je pense essayer de faire ça avec d'autres personnes (de potentiels amis) bientôt ! Bien sûr c'est une prise de risque, une mise en danger... Mais ça en vaut la peine !


Désolée si je suis à côté de la plaque, et courage !

Fanny-146le 25 janvier 2019 à 00:15

T'es pas du tout à côté de la plaque, Alumine ! Et ravie de lire ton expérience, et la leçon de ta maman ! La mienne m'a enseigné que tout le monde est méchant et qu'il ne faut faire confiance à personne ! Et j'ai bien appris la leçon, je l'applique à la perfection !
Contrairement à toi, j'ai trop tendance, dès que je vois une "ouverture" à faire des confidences et à montrer mes faiblesses. Mais malheureusement, pas forcément aux bonnes personnes. Je n'ai jamais eu le souci "basique" de la personne qui irait tout répéter. Par contre, j'ai été plusieurs fois piégée dans des relations où je n'étais plus que la nana qui raconte ses ennuis, avec en face, des gens ne voulant jouer que le rôle du sauveur. J'ai mis fin il y a peu à une "amitié" de 7 ou 8 ans, parce que "l'amie" en question n'était disponible que lorsque j'allais mal. Aller voir un film ? pas le temps. Aller prendre un café ? pas le temps. Me récupérer au fond du trou et jouer les psys ? bouge pas, j'arrive, on peut parler toute la nuit si tu veux !
Bref, j'ai fini par étouffer là-dedans. Et la rupture avec mon ex, si elle est liée à plein de facteurs, a aussi cette dimension-là en elle.

Après, je rencontre aussi des difficultés à différencier ce qui est "intime" et ce qui ne l'est pas. Je ne sais pas doser l'intérêt pour l'autre, qui peut être agréable, et la curiosité qui peut être vécue comme oppressante par la personne qui est questionnée.
Et un autre souci, toujours dans le choix des bons interlocuteurs : je tombe très souvent sur des gens incapables de partager spontanément la parole. Tu leur dit "bonjour", et ils disent tout le reste. Et comme je ne sais pas / n'aime pas m'imposer, je repars avec la frustration de n'avoir été que passive dans la conversation, la frustration de n'avoir pas pu parler aussi un peu de moi...

patrickle 25 janvier 2019 à 11:21

c'est amusant l'histoire de l'épicerie Alumine, on a exactement les mêmes choses dans une épicerie ou on fait régulièrement nos courses. le vendeurs sont sympa donc on discute un peu, de tout et de rien. (et en plus, ils nous font gouter plein de produits). ca rend la chose sympa. comparé au fait de prendre un paquet de jambon dans un grand rayon et puis le donner à une caissière anonyme qu'on a jamais vu...

Stickle 15 février 2019 à 23:58

Bonsoir Fanny.
On s'est rencontré à Lille.
Je n'ai pas de problème de surpoid comme tu as pu le constater, et pourtant je déteste mon physique, j'ai l'impression que je vais finir ma vie seul.
Mes dépressions font fuir les femmes, et le manque d'estime de soi m'affecte énormément.
Je pense que moi aussi on me retrouvera décomposé chez moi.
Depuis mon divorce, j'ai rencontrer une femme HPE, à la clinique, mais très ressemblante à ces femmes modèles physiquement.
Mon look ne lui plaisait pas, j'ai essayé de faire des efforts pour me saper, mais insuffisant.
Elle est d'un autre monde du bling bling.
Et sans mes fringues je ne me sentais p'us moi même.
Donc, j'ai repris mes vieilles doc marteens, mes jeans vieillot, et là, je me sens bien, je me sens moi.
Chez une femme je ne regarde pas le physique, mais la gentillesse, le charme qu'elle dégage, et surtout excuses moi du terme, pas conne.

LibertEchEriele 16 février 2019 à 09:01

Je tenais à dire que Stick est un beau mec, dans tous les sens du terme. Simplement, il n'en a pas conscience. Désolée mais je ne peux pas le laisser s'exprimer sur ce fil sans m'insurger gentiment, il a des yeux magnifiques et un beau sourire qui ne demande qu'à partir en rire. Sorry! 🙂

Zebra3le 16 février 2019 à 09:11

Bon, on va vous laisser les zèbres, hein ? 😄

Stickle 16 février 2019 à 09:34

Merci Juliette.

Mais ce n'est pas facile de s'accepter quand la confiance en soi n'est pas là.
J'ai tellement souffert étant jeune, mes copains sortaient avec des filles et ben moi j'étais seul.
Comme je le suis aujourd'hui.
J'ai vécu 28 ans avec mon ex femme, jamais au grand jamais elle ne m'a dit que j'étais beau ou charmant.
De plus mon manque de confiance, m'empêche de draguer une femme.
Si elle ne fait pas le premier pas, c'est mort.
Enfin pour moi la beauté n'est que subjective.
Je regarde plutôt la pureté de l'âme que le physique.
On peut être beau physiquement et être un vrai c..
Et l'inverse aussi, la beauté intérieure révèle souvent un amour intarissable.
La société d'aujourd'hui nous conduit à être dans le paraître.
Pour ma part être beau c'est être bon.
Il y a aussi le goût des uns et des autres.
Certains aiment les personnes fortes, d'autres les maigrichons.

Apprendre à s'accepter et à s'aimer est un long parcours, peut être que les personnes comme moi y arriveront un jour.

LibertEchEriele 16 février 2019 à 09:43

Y'a pas de raison! Mais il est urgent d'éviter les gens qui nous bouffent et nous rapetissent! Bien sûr que la vraie beauté, la flamme quoi, vient de l'intérieur

Stickle 16 février 2019 à 10:00

Tu as raison, je pense que j'ai fini par trop m'isoler de peur de tomber sur des personnes narcissiques.
Dur dur parfois la zebritude.
J'ai flirté un moment avec une femme HPE, elle est tombé amoureuse de moi, mais ne voulais pas quitter son mari.
Elle a fini en clinique psy dans le sud, pour s'éloigner de moi, car elle souffrait trop.
Ce que j'en ai retiré, c'est que les zèbres peuvent vivre ensemble, car notre empathie

LibertEchEriele 16 février 2019 à 10:01

Et heureusement qu'on n'a pas tous les mêmes goûts. Ca me ferait ch... de kiffer Brad Pitt moi! Et qu'en plus on soit des milliards à le kiffer.. Dans les acteurs, je serais plutôt Olivier Gourmet, ou François Damiens.. Tiens, je kiffe les belges en fait, savais pas 🙂

Stickle 16 février 2019 à 10:13

Nous permet de prendre soin de l'autre.
Nous savons deviner si l'autre va bien ou pas, gérer les périodes d'angoisse, de doute.
On se rassure et on se protège mutuellement
Pour ma part, j'aimerai rencontrer une femme atypique, c'est un amour sain.
Pour mon psychiatre, c'est hors de question, d'ailleurs je pense qu'il ne me sert à rien, à part me dire que je suis trop gentil et que je vais encore me laisser bouffer.
Je pense qu'elle n'a aucune connaissance sur ce que nous sommes, comme la plupart des neurotypiques.
Bien sûr, il y a nos colères démesurées mais nous avons tant à partager.
Nos joies, nos peines et surtout nos émotions si fulgurantes parfois.
Fanny prends le temps de prendre confiance en qui tu es. (facile à dire)

Fanny-146le 16 février 2019 à 10:33

Oh bah tiens, me revoilà dans la discussion (un moment que je ne suis pas intervenue, mais je lis attentivement)
Tu sais, Patrick, je n'en suis même pas là. Mon faux self a explosé en morceaux, et j'ai découvert qu'il n'y a rien derrière... Alors je vais commencer par essayer de construire un truc mais j'ai ni les pièces, ni le plan de montage... Alors oui, ça risque d'être très long.
Quant à ta psy, si tu ne vois pas son utilité, changes-en ! Parce qu'il risque même d'arriver un moment où elle sera non inutile mais nocive....

Stickle 16 février 2019 à 10:49

Bonjour Fanny
Il y a un petit moment que j'y songe.
Je m'aperçois que depuis 3 ans qu'elle me suis, elle ne m'a rien apporté de positif.
Pour elle, être hpi c'est faire des études, le reste elle n'en parle pas.
Les souffrances, le mal être, l'incompréhension des autres.
Mais dans mon petit coin de France, le Forez, dur de trouver quelqu'un de compétent, d'autant plus que les psy commencent tout juste à se former sur la question de la douance.
Il faudrait que j'aille sur Lyon.
1h30 de route pour 1/2 heure de consultation, c'est difficile pour moi, la ville me fait stresser.
Je vais faire des recherches un peu plus approfondies.
Merci pour ton conseil.

Fanny-146le 16 février 2019 à 10:53

😉

TomPhallosle 14 mai 2019 à 17:02

Je trouve Jean Marc Barr tout aussi beau que Audrey Tautou. Dans certains films, à certains moment de ma vie. Après mon corps fait une différence entre hormones males et femelles.
Je me suis aussi interrogé sur le classement, notation implicite sociale partagée de la notion de possibilité de séduction. Celui là c'est possible pour moi, celle là je ne suis pas au niveau... comment ce barème est il entré dans nos esprits ?
Sans parler des logiciels (reconnaissance faciale) de téléphone portable du même genre. Est ce que cela pourrait il s'appliquer à d'autres domaines de reconnaissances sociales que la "beauté" physique ? même si l'habit ne fait pas le moine...

Etoilele 14 mai 2019 à 18:39

Je découvre ce post.... la gorge nouée... les yeux humides... de nombreux échos...
En attendant de pouvoir répondre à la hauteur de vos mots / maux, j'ai envie de te serrer très fort dans mes bras @Fanny-146

Eliot_Guinessle 15 juin 2019 à 21:31

Le physique est un aspect qui compte souvent dans les relations amoureuses , qu on le veuille ou non . Et même en étant soi meme doté d un physique que l on apprécie pas, on se sent souvent plus attiré (peut être car on se sent valorisé également ) par quelqu un avec un physique qui nous plait.
L autre partie du problème avec le physique est la façon dont on se perçoit. On peut avoir un physique qui ne rentre pas dans les normes sociales, et pourtant se sentir très bien avec et du coup "degager" quelque chose qui est souvent bien plus attirant que certaines mensurations de Barbie.
A partir de la plusieurs possibilités :
Soit on est bien dans sa peau et cest cool, et a partir de la tu peux dire merde aux gens qui ne l apprécient pas
Soit on ne l est pas, et si les choses sont faisables on essaie de le modifier pour qu il colle avec l image qu on veut avoir
Soit on ne l est pas et on ne peut le modifier pour diverses raisons, et il faut bosser sur l acceptation.
En tout état de cause, si ton partenaire n aime pas ton physique, tu n as pas a subir des remarques la dessus.

Après pour la partie psychologique et intellectuelle (pour répondre a la sapiosexualité) c est évidemment ce qui créé la force d une relation, et meme au niveau physique. L ajout d un lien intellectuel ,émotionnel ou d une "connexion" avec la personne peut littéralement tout modifier, que ce soit au niveau "esthétique" ou "purement physique". A tel point que je ne sais plus quel philosophe grecque disait que l amour envers une personne n était meme pas une question du sexe de cette dernière , car seule comptait les qualités personnelles de cette personne.
Donc au final, je pense que la seule personne a qui tu as besoin de plaire physiquement c est toi... le reste devient bcp plus naturel ensuite

Bagayagale 21 juillet 2019 à 02:45

Ah ba vrai Sapio et maso aussi, le physique ne me procure pas tant d'émotions que ça.
Le charme oui. L'humour vraiment. Un homme qui me fait rire quotidiennement je signe.
Mon deuxième copains,j'en avais 16 et lui 23. Était mon Maitre de jeu à la mjc.
Moi je me suis sentie toujours profondément moche. Grâce à la gentille soeur Pn et mon adorable PN de mère.
Ma mère s'attaquer à mon poids.
Hors courbe mais because je suis putain de musclée (le stress d'après mon Ostheo et l'hyper activités. Parce que le sport ben pas trop pour moi. Pas assez concentrée , en mode Daria ... Hehe) . Bref ma silhouette était bien. Comme j'ai de grandes épaules il me faut un peu de gras , à la fac oui j'étais relativement mince, je suis passée pour un trav.... Aïe... Égo en éclat...
Bref Darun me disait grosse tout en me forçant la main pour manger des saloperies et en me culpabilisant en même temps. Les repas de l'enfer. Maintenant je mange super vite et j'aime pas rester à table. SPT.
bref et la morue de soeur, me disait que ma couleur de cheveux était à chier, mes yeux trop rond,mon nez comme les sorcière etc etc
Elle m'a fait croire que les garçons animaient les cicatrices et qu'il fallait que je m'arrache les croûtes?!!!
Il y a deux ans elle m'a filé du fond de teint. On bossait ensemble. J'avais un teint de phase terminale. J'y peu rien je suis méditerranéenne je suis faite pour être couleur brugnon pas beige olivasse... Donc bref elle me convainc d'essayer le truc.
J'aime pas ça le maquillage. Je suis là petite soeur je vois les conneries que la grandes fait avant moi et j'en tire les conclusions. Bref la grande elle se tartine au fond de teint et là ba boutons quoi. C'est une vrai saloperies c'est cochonnerie. Bon ben donc je me machine la gueule avec son truc là. Et bon les cernes un peu plus lumineux .
Je me pointe au taf(surveillante ndans un collège) la soeur et là son mec aussi. Je fais la bise à son gars en premier, question géographique, aucune idée derrière la tête ça ne me viendrait pas à l'idée de draguer mon beauf. Bref la voilà en train de me foncer dessus en pleine vie scolaire,tel le condor Royal ! Et bam elle rigole pompeusement en balançant oulala toi faut vraiment que je t'apprenne à mettre du fond de teint!
Bref... Je me suis totalement égarée du sujet j'en suis confuse excusez moi lecteur pris en otage!
La vérité mes potes. Je suis jolie. C'est juste que ces deux tarées étaient a little bit jaloues.
Vous le connaissez ce compte ?
La gentille petite qui a une crevure de mère et de soeur ?
Tout les jours elle doit se radiner jusqu'au puit ,faire de la borne et se coltiner le broc. Mais elle le fait en souriant avec bonne aloi. Elle est comme ça c'est une gerce en or!
Bref sur le chemin du retour elle croise une vieille toupie,genre crado et odeurs dans le package. Qui lui demande piteusement à boire.
Elle fait quoi cette gentille mignonnette ? Ben elle dit oui tiens! Tant pis s'il faudra s'en retourner au puis !
Grosse Baraka. C'etait une bonne fée tradition manichéenne plus plus.
Elle lui offre le don de gerber des roses et des diam's.
La fortunée se retape le chemin pour remplir son pot à eau et la voilà arrivée chez elle ,en retard.
Forcément ne reculant devant aucunes bonnes excuses pour la poutrer sa Dareunne comment à esquisser le geste de la bonne vieille mornifle sur le coin de ta gueule. A cela la belle gémit,et bim,bam,boum quatres solitaires et une demi douzaines de roses pâles cascadent sur la terre battue (Fantasme pas mon pote on est chez des prolos du moyen âge,le parquet c'est pas pour leurs castes de pauvres esclaves heureux...Tss tsss! )
Grosse révélation, montage vite faf d'un plan pour que la grande soeur obtienne la même,wouesh le sang quoi...
Donc est ce que vous suivez mes agneaux ?
On est de retour en chemin sur Compostelle, mais non le puit,vous ne suivez rien!
Sur le retour la vielle meuf de grande soeur perclue de rhumatismes because elle en branle pas une d'habitude. Elle rencontre une bourge bien rutilante,propre comme un sous neuf, sourire bright.
Qui lui demande quoi bande de mous?
De l'eau.
La grande soeur pas du tout versée dans la philanthropie refuse. Elle ne va pas se retaper le traj pour une bourgeoise de mes deux.
Sauf que bien évidemment c'était la fée mais petit choux!
Pas contente, contente l'adepte de Nietzsche, elle lui fout une trampe( ajout de l'auteur complètement cramé pour dopé l'action, que on se demande pourquoi elle ne dort pas et pourquoi qu'elle nous assommes encore avec ses conneries)
Bref elle lui fait gerber des petits cacas visqueux de jare ulcereux... Nan? J'invente encore, mais tout de même ça avait plus de gueule que l'original... Des crapauds, des serpent et des sangsues...
La suite on s'en fou.
La messe est dite.
Je vous laisse méditer sur les deux morales de ce conte.
Vous me ferez une analyse du champs lexicaux,des procédés stylistique, le point de vu du narrateur,la concordance des temps. Le genre littéraire et une biographie de l'auteur.
Celui qui m'extrait la morale en filigrane aura gagné le prix du plus puissant des Apie! Où un jokari pour la plage?
Mais je racontais ca pourquoi à la base?
La Jalousie. Pas beau. Bobo.
Tu n'es pas moche. Tout ne tourne pas autour de ça. Emmerde ton surmoi despotiques et fais toi plaisir! Les filles sages vont aux paradis et les autres vont où elle veulent ! Hahahaha
Je suis baraquée, d'une beauté commune, pas un top modèle du tout et il n'empêche que j'ai employé ma vingtaine à croquer la vie. En osant. Les garçons pas tous y a des effarouché aiment qu'on prenne les devant.
Ils refusent refusent rarement tremper le biscuits on ne sait pas trop pourquoi,c'est des scouts toujours prêt de la baisouille. Des fruits mûrs prêt à n'être cueilli. Il faut oser. Se forcer un peu. Donner envi d'avoir envi comme dirait Jojo. Ça marche.

Bagayagale 21 juillet 2019 à 02:59

Édit j'ai perdu le fil direct non de dieu!
Le MJ il avait eu une tumeur au visage et il était pas des plus canon.
Mais il était devinez quoi? Intelligent et drôle ! Le deuxième un clown circassien alcoolique,soit très drôle,soit très déprimé. Grassouillet et impuissant. Je l'ai aimé plus que tout les autres. Il était vairon aussi ça c'est la classe. Mais surtout il était fou. Il m'a déraciné un par terre de fleur et l'a reconstitué devant chez moi. Après m'avoir trompé il m'a ramené la carte du tarot de l'excuse en me coupant la paroles en me l'a posant sur la bouche,... Il admirait mes peinture et m'a demandé de peindre pour une performance dans son bar. On s'est fait passer pour Nosfelle au NJP et on a eu le droit à la suite grand luxe de l'hôtel de la gare de Nancy! Le penrthouse! C'est le premier avec qui j'ai découvert que la peau est un organe sexuel puissant. Et qu'on peut se frotter l'un contre l'autre en investissant avec toute son énergie les parties en contact comme des chats sur la b.o de Chihiro ! C'était un gros con,mais on rigolait tout le temps,on ne se prenait pas au sérieux,on osait tout. Et il y avait de la magie tout le temps. Entre deux scandales ... Et au final j'ai appris que j'étais sa maîtresse tout ce temps...
L'avant dernier était un metaleux (je suis pas fana du métal) foncedé très maigre qui bégaye.
Il était très intelligent. Et il me renvoyait une image de moi très attractive. Ça me faisait du bien à ma faille narcissique. Et bref voilà. Vrai Sapio. Le gros comming out;)

Sophiale 21 juillet 2019 à 04:57

Lu

LibertEchEriele 21 juillet 2019 à 07:01

Oui, qu'est-ce qu'on était belles avant le fracas! De vrais refrains de chansons sur l'Amour de la Vie 😍
Baga, mon père m'a, entre autres, traitée de thon quand j'avais 14/15 ans. Ma soeur aînée, qui n'a jamais caché avoir rudement déchanté quand je suis arrivée, n'a eu de cesse de vouloir me ratatiner, notamment en présence de la gent masculine. Elle est parfois arrivée à "ses fins", mais les meilleurs ne s'y trompaient pas 🙂 Toujours est-il que la petite fille à la beauté magique a pris un rude coup sur la gueule.
Il y aurait tant à dire...
J'aime ton courage! Même si ça me tord de douleur à l'intérieur de voir une jeune femme aussi écorchée que moi au même âge. Tu sais quoi? Tout va aller de mieux en mieux 😍

Bagayagale 21 juillet 2019 à 07:16

Hé oui. :) Merci !

mcardboardle 21 juillet 2019 à 14:58

C'est drôle comme sujet, je trouve. En ce qui me concerne, définir un type précis dans mes recherches amoureuses a toujours été un casse-tête. Souvent d'ailleurs, ce sont les personnes qui reçoivent un refus de ma part, qui me taxent de privilégier tel ou tel type physique ou intellectuel, comme pour justifier la situation. Je pense que c'est commettre une erreur que de catégoriser les préférences sexuelles. D'autant que bien souvent, il y a confusion avec ce qui détermine l'attirance. Et c'est sacrément réducteur !

Newborn71300le 22 juillet 2019 à 10:28

il faut bien commencer par un sujet .
je n' ai jamais su définir le type de femme qui me plaisait physiquement.
j' ai connu des brunes , des blondes , des châtains, petites, grandes, minces, enrobées.
mais une chose est sûre , pour ma part le physique a une importance dans une relation de couple .
j' entends par "physique" le fait de trouver sa partenaire attirante.
j' ai rencontré des personnes très intéressantes mais dont le physique ne me plaisait pas.
je n' ai pas pu aller plus loin.

Petitecoople 22 juillet 2019 à 12:36

Je ne pense pas avoir de préférence physique et surtout pas d'après une photo. Ce qui est important pour moi c'est la rencontre, le sourire, le regard, les mots... et je pense l'odeur aussi... en fait, je ne sais pas... il faut que rencontre se fasse

InconvenientTruthle 22 juillet 2019 à 14:33

Bonjour.
Pour ma part, j'ai découvert ce mot (sapiosexuel)... hier (véridique)... en rencontrant des HP sur Paris et notamment un polyamoureux (vaste sujet d'ailleurs... mais revenons-en à nos moutons).

Je n'ai pas lu l'intégralité des messages mais effectivement, comme le dit @Etoile, le témoignage, ainsi que que quelques échos glanés ici et là, a de quoi laisser les yeux humides...

En ce qui me concerne, je reprendrai les mots de @Petitecoop : il faut que rencontre se fasse. Je n'ai pas défini de "type" et je ne pense pas le faire pour diverses raisons.
D'ailleurs, moi qui aime questionner les gens, le monde, je souhaiterai connaître les raisons qui "vous" (pour ceux qui le font) poussent à définir un type et ce que ça vous "apporte" d'avoir un "type".

Je rebondirai sur les avis de @mcardboard et de @Eliot_Guiness, enfin si j'ai bien compris. On peut trouver quelqu'un beau et ne pas être attiré ou bien trouver cette personne belle, être attiré sur un plan physique, "sexuel" et ne pas être pour autant attiré sur d'autres plans. Alors faut-il se "réduire" à un "type", qui ferait qu'une personne qui éveillerait notre intérêt serait "éjectée" de la liste des potentiels prétendant(e)s sous prétexte qu'il ne rentre pas dans la "catégorie" ?

Si je complète mon interrogation, que met-on derrière le mot "type" ? Faites-vous un portrait global ou bien "seulement" une somme de qualités, un peu comme un patchwork des qualités que vous rechercheriez chez l'Autre ?

LibertEchEriele 22 juillet 2019 à 14:46

Je n'ai pas de type. Je me désole d'attirer certaines personnes et de me laisser avoir par leur "drague". C'est horrible à dire, mais c'est encore trop celui qui insiste le plus qui "gagne" avec moi. Quelle horreur! Je préfèrerais avoir un type bien défini et n'en pas démordre

LibertEchEriele 22 juillet 2019 à 14:57

Il est tellement rare qu'on me plaise! Je me contente trop souvent de plaire et j'en ai vraiment marre

LibertEchEriele 22 juillet 2019 à 14:59

Mais il y a là indubitablement une question de magie... Vivement......

InconvenientTruthle 23 juillet 2019 à 10:20

@LibertEchErie
(Questions de "curiosité" et d'ouverture, il ne faut pas y voir le moindre a priori ou sous-entendu négatif...)
Comment expliques-tu que ce soit celui qui insiste le plus qui "gagne" ? S'il est tellement rare qu'on te plaise, le critère de "choix" serait d'être le plus "entreprenant", à défaut d'être un autre ?
Comment expliques-tu qu'on te plaise "rarement" ? Les gens ont-ils des qualités que tu aimes mais il manque cette fameuse magie que tu évoques ?
Eprouves-tu de l'ennui ? Que t'apporte cette "magie" ?
Tu dis te faire "avoir par leur drague". Comment expliques-tu cela ?


Après avoir questionné le "type", on peut aussi questionner ce que vous mettez derrière le mot "magie".
On parle aussi de "flamme", et notamment d'entretenir la flamme. Mais si on revient sur la magie, en tant que "tour", qu'est-ce qui fait la magie ? Le côté "Wahou" et "l'ignorance" de savoir comment le magicien fait pour sortir de son chapeau la carte que vous venez de signer...
Alors comment entretenir une chose qu'on ne "connaîtrait" pas... Cela m'inspire aussi une réflexion complémentaire : il faudrait cette magie pour éviter le côté train-train si ennuyeux ? Un côté train-train ennuyeux mais en même temps sécurisant parfois, à la différence d'un effet "wahou" magique qui vient d'on ne sait trop où parfois, qui surprend mais qui peut aussi s'évaporer, et se trouve donc être moins sécurisant, car potentiellement (et souvent) éphémère...

(N'hésitez pas à me "recadrer" si vous trouvez que je m'éloigne du sujet initial...)

Cette magie, est-elle seulement "émotionnelle" ou peut-elle arriver sur d'autres plans ? Tire-t-elle sa source du physique, de l'intellect ?
Ces derniers temps, j'ai la sensation qu'on parle plus de différentes formes d'intelligence, alors ne peut-on pas faire la même chose pour la "magie" ?

(J'essaye de me raccrocher au sujet de départ... 😉)

Sophiale 23 juillet 2019 à 10:25

J'ai fortement envie d'intervenir. Je ne le ferai pas. Je reste accroché à vos commentaires.
Arffff... et grrrr p.... de m..... trop tard 😵

InconvenientTruthle 23 juillet 2019 à 11:02

Comme je viens d'arriver sur le forum et que je ne vous connais pas, j'ai donc raté les épisodes précédents, alors la question "bête" : @Sophia, pourquoi tu n'interviendras pas alors que tu en as envie ?

(autre question, hors-sujet : les ours polaires sur ta photo, ils ont été sauvés ? Parce que ça a l'air mal "embarqué" pour eux là... 😱. Et merci les humains pour le réchauffement climatique... 🙁)

Sophiale 23 juillet 2019 à 11:21

La question ne se pose malheureusement plus.

Oui oui, les ours vivent aujourd'hui dans le pays magique de NounoursLand. ;)

InconvenientTruthle 23 juillet 2019 à 11:26

Pourquoi la question ne se pose malheureusement plus ?

Sophiale 23 juillet 2019 à 11:58

Réponse trop personnelle désolé.

InconvenientTruthle 23 juillet 2019 à 13:06

C'est entendu. C'est comme tu le souhaites.

mcardboardle 23 juillet 2019 à 13:32

@InconvenientTruth j'aimerai bien répondre à ton avis "pour rebondir sur mon avis" mais je ne comprends pas bien... Peux-tu expliciter plus clairement, ou alors prendre un exemple pour étayer ? Parfois, c'est plus facile d'interagir avec une histoire concrète. En ce qui concerne la question du "type" je me référais plutôt au modèle qui est traditionnellement imposé par les sites de rencontres ou simplement les situations de simple "drague" au quotidien (pour reprendre vos termes). Dans ces contextes, on est usuellement contraint d'entrer dans des catégories, explicites (cas des bases de données des sites de rencontres... si sont souvent très mal faites parce que se référant à de simples mots-clés) ou implicites (cas de la rencontre en réel, effet d'immédiateté empêchant les protagonistes de se référer à autre chose que ses propres idées reçues), et donc si tu me suis dans ma réflexion, qui entraînent une série de jugements non objectifs. En bref, on manque d'informations sur l'autre pour se faire vraiment une idée. Pour certaines personnes, cela n'est pas un problème car, avec l'expérience de la séduction, elles ont établi une sorte de protocole personnel induisant un certain favoritisme en fonction de critères précis : le critère physique (pour ceux qui veulent absolument trouver l'autre esthétiquement beau dans son allure) ou le critère intellectuel (pour ceux qui n peuvent envisager de relation quelle qu'elle soit sans conversation positive et enrichissante sur le plan intellectuel), ou encore le fait de vivre à distance raisonnable l'un de l'autre, compte tenu de ses propres capacités à se mouvoir, etc. Personnellement, je pense que c'est une erreur de faire çà, parce que l'on ne peut jamais vraiment connaître bien une personne, d'autant plus que le contact préalable avec cette dernière est réduit. J'avoue avoir eu de très grandes déceptions, notamment via les sites de rencontres, car la plupart des gens trichent sur ce qu'ils sont, s'inventent des vies ou l'enjolivent, sur ce genre de support. Et ne parlons pas des photos truquées... Je n'ai jamais eu de bonnes surprises avec cela. Par exemple, je me souviens d'une fois, très drôle, et qui m'a servie de leçon.
J'ai rencontré un jeune homme très bien sous tous rapports : intelligent, physiquement belle allure séduisante, de l'éducation, travaillant dans le secteur du spectacle (donc il y avait compréhension mutuelle quant aux conditions de vies respectives), situation familiale non contraignante, etc. . Nous avions échangé très longuement et c'était toujours très amusant. Ceux qui commencent à me connaître se disent : "alors là elle avait trouvé le prince-charmant-des-ses-rêves". Sauf que voilà : un truc vraiment très bête : je suis un peu obsédée par les cheveux et les dents. Je suis plus attirée par les hommes qui ont une chevelure abondante et des dents en bon état. Pour moi, ce n'est pas un critère dominant. J'ai même un peu honte de moi en l'admettant, parce que franchement, ce genre de considération, c'est stupide, enfin, particulièrement primaire. Pour revenir à mon anecdote : j'allais à mon premier rendez-vous le coeur en liesse, d'autant qu'il m'avait invité à manger dans un tout nouveau bar à fromage à Rennes que j'avais très envie de tester, mais pas toute seule. (j'aime le fromage, en gourmet.) Et là, je le vois, magnifique quoi qu'un peu plus fatigué que sur son profil mais bon, pas de problème... On se fait la bise et ... c'est le drame : il retire sa casquette et je découvre une calvitie naissante, laquelle est assortie d'une belle rangée de dents pourries qui me sourient. J'ai adoré le moment qu'on a passé ensuite, et il est devenu une connaissance cordiale que j'apprécie de recroiser. Mais s'en était fini de mes rêves de bonheur amoureux à cause d'un choc causé par la non vérification préalable du critère cheveux-dents. Sur ses photos, il portait toujours sa casquette. (j'aurais du me douter, quelle naïve je suis !) et il souriait bouche fermée. Voilà ! au plaisir de vous lire les amis. Et pardon d'avance si vous trouvez ce déballage, un peu grossier.

InconvenientTruthle 23 juillet 2019 à 22:06

Ma "nature questionnante" (ne vérifiez pas dans le dico, cet adjectif n'existe pas !😄) m'oblige à te poser une question @mcardboard.
S'en était fini de tes rêves de bonheur amoureux à cause "seulement" du choc de la non vérification ou y avait-il tout de même d'autres éléments ? Car tu as dit que ce n'était pas un critère dominant...

Cela soulève effectivement une autre question quant au "type" : imaginez que vous ayez un type particulier, que la personne en face "coche toutes les cases", à part une, que faire ? Y a-t-il des cases plus importantes que d'autres, ou bien des caractéristiques rédhibitoires ? Faut-il avoir le "sans-fautes" ?

Ton commentaire à propos des photos truquées me fait sourire.
J'essaye de me reconvertir en ce moment même et l'un de mes contacts qui m'aident dans cet objectif m'a dit : "tiens, voilà le listing de tous les gens qui sont venus à la rencontre professionnelle l'autre jour ; tu les invites tous sur LinkedIn et débrouille toi pour avoir au moins 100 contacts".
Mhmhmh... et oui, apparemment ça fait mieux d'ouvrir un profil avec 500+ relations qu'avec 50 relations car instinctivement, on se dit "ooooooh, il connaît du monde...". (Je ne parlerai pas ici de la course aux followers, likes et autres 😄) Vais-je parler avec tous ces gens ? Je vous laisse deviner la réponse... Et de la même manière que tu l'évoques, on enjolive : et j'ai fait telle école, et j'ai travaillé dans telle grande entreprise... Le mot de la fin : je citerai mon contact "il faut habiller la mariée".

Dans cette histoire, me voilà coincé entre mon honnêteté et la nécessité à devoir rendre un CV sexy pour qu'on daigne le regarder (oui, il faut quand même que je trouve un travail pour payer mes factures...), seulement parce que la norme est à la surévaluation...


J'ai la sensation de ne pas avoir donné suffisamment d'éléments pour te permettre de répondre... Je suis fatigué... et fatiguant peut-être aussi 😋.

mcardboardle 23 juillet 2019 à 23:02

@InconvenientTruth. Ce n'est pas fatiguant du tout ! C'est bien de se poser des questions ! Et çà me fait bien rire, le coup du "il faut habiller la mariée" de ton conseiller. On dirait une blague du tonton cochon qui fait honte à tout-le-monde quand il est invité aux mariages, aux baptêmes et enterrements. Pour revenir à cette histoire de calvitie dissimulée sous une casquette, et de ma déception, il faut savoir qu'à ce moment là, j'étais en pleine période de bilan personnel, pas très compatible avec la quête de l'âme soeur, à mon avis. Aussi, je me dépatouillais assez mal avec les conventions sociales... J'aurais du être dans l'acceptation de cet état de fait et passer le stade du choc pour envisager de poursuivre mes échanges avec ce charmant jeune homme. Mais voilà. J'étais tellement surprise que je ne pouvais plus détacher mes yeux du petit dessus de sa tête tout brillant sous quelques cheveux rabattus en guise de protection. Un critère, même non dominant pour une recherche peut avoir une importance capitale dans la suite des événements, notamment pour ce que l'on pourrait désigner sous le terme de "fidélisation", si on applique cette morale de mon histoire à ce que je comprends de ton anecdote sur ton profil professionnel. Je pense que si l'honnêteté n'est pas toujours aidante pour nouer un premier contact, elle est indispensable si on envisage une relation à long terme et basée sur une réelle compréhension mutuelle. Et puis il y a des personnes qui ont vraiment besoin de beaucoup de temps et de certitudes pour être sûr de la marche à suivre. J'en fais partie alors... je ne peux pas te dire ce que tu dois faire, ou écrire, ou comment te présenter (et je ne sais déjà pas de quoi peut bien avoir l'air un cv sexy) mais je peux tenter un truc banal du genre : "Suis ton instinct et sois d'abord honnête avec toi-même, et tout ira bien".

InconvenientTruthle 23 juillet 2019 à 23:37

C'est effectivement l'un des principes que j'essaye de suivre. Pour être honnête avec les gens et interagir avec eux de la manière la plus "pertinente", il faut déjà être honnête avec soi-même...

Est-ce que tout ira bien ensuite ? Mhmhmhmhmh, je répondrai non et un peu oui.
Même honnête envers moi-même, même cohérent avec moi-même, il persistera toujours des questionnements, des déchirements intérieurs (et ils sont source d'avancées, douloureuses souvent mais intéressantes), sans même que le monde extérieur s'en mêle. Un peu oui donc cette honnêteté est comme le phare dans une nuit bien sombre.
Non parce que je ne suis pas là pour "moi" en tant que tel. J'ai des centres d'intérêts, des choses que j'aime faire. Mais le vrai intérêt, je le trouve dans le partage. Qui dit partage, dit autre. Alors que se passe-t-il quand cet autre n'est déjà pas honnête envers lui-même ? C'est ce qu'il m'arrive en ce moment, et c'est "moche"...

Mais bon, il me reste mon honnêteté.
Mais je ne suis pas le plus à plaindre dans ce monde. C'est alors que me vient toujours cette idée : est-ce que regarder vers le bas, vers ceux qui ont moins doit me faire sentir "mieux" ou "moins mal" ?
Dois-je me "satisfaire" du "confort" de ne pas être le plus malheureux ? Je ne crois pas.

Il y a un autre sujet qui pointe le bout de son nez dans tes propos @mcardboard : "Et puis il y a des personnes qui ont vraiment besoin de beaucoup de temps et de certitudes pour être sûr de la marche à suivre". La différence de vitesse d'adaptation entre les deux protagonistes... (euh, on est bien d'accord qu'il n'y a aucun a priori négatif sur la dite vitesse de l'un ou de l'autre...).

Pour en revenir aux petits défauts de l'ex hypothétique prince charmant, j'entends bien ce que tu dis.
On peut être aussi tolérant qu'on veut, il y a parfois des petits détails desquels on ne parvient pas à se défaire, moi le premier (je voulais mettre un smiley chauve mais aucun d'entre eux n'a de cheveux... donc raté 😄 // Oui, en plus de poser plein de questions, je suis très taquin...).

Sophiale 24 juillet 2019 à 09:00

Plop (bruit d'applaudissements validant une opinion jugée pertinente).

Bagayagale 24 juillet 2019 à 10:54

J'avoue.

NabouNaboule 24 juillet 2019 à 18:53

voir la vidéo

Juliette...le 26 juillet 2019 à 08:04

Je vais tenter d'expliquer ce que LibertEchériE, en rage, a voulu exprimer un peu plus haut.
Déjà, inutile de tourner autour du pot, je suis à la ramasse, au niveau amoureux, comme pour un peu tout le reste.
Quand je dis qu'il est rare qu'on me plaise, je veux dire qu'il est rare que je sente qu'une relation saine et transcendante pourra se nouer. Bien sûr que je croise assez régulièrement des gens que je trouve charmants. Mais il y a toujours un truc qui me fait peur, qui m'indique que ça ne va pas aller. Quelqu'un qui a l'air de manquer d'indépendance, qui n'est attiré que par une part de moi, qui semble n'être que très peu soucieux de MA liberté, qui ne m'excite pas (dans tous les sens du terme), qui a l'air de dire beaucoup et de faire peu, qui prend trop de place(qui parle fort, ou sans cesse ou les deux), qui attend des choses précises de moi et vite, ... tout ça peut me bloquer, et la liste n'est malheureusement pas exhaustive je crois (oh les boules! que vous êtes en train de vous dire)
Ensuite, J'ai rencontré il y a peu quelqu'un qui pense qu'il y a une question de timing. Moi je parlerais plutôt de climat propice à l'attirance (la belle hein, pas que celle des corps, mais aussi, quand-même hmmmmm). Deux personnes ayant eu le même parcours, en vivant des choses différentes bien sûr, mais qui les ont amenées au même niveau d'exigence, d'eux-même et des autres.
Et là ben, magie, ou pas.
Et je ne pense pas demander l'impossible ni attendre un prince charmant. D'ailleurs, franchement, depuis que je rencontre des hommes de APIE, je me dis que les hommes sont de plus en plus attirants ?

Juliette...le 26 juillet 2019 à 08:05

Bon, tablette de ma nièce, les clins d'oeil se font points d'interrogation...

ouestlebonheurle 27 juillet 2019 à 06:58

Bon après avoir lu ce fil pendant plusieurs jours sans savoir ce que veut dire sapiosexuel, je suis enfin aller chercher la définition 😛
Je suis d'accord que c'est super enrichissant d'intellectualiser une relation mais je pense quand même qu'il faut quand même une attirance physique pour avoir un compagnon. Je ne dis pas qu'il faut que l'autre soit dans les standards des canons (à notre époque) mais notre nature humaine nous pousse quand même à nous reproduire et pour cela nous recherchons toutes les qualités nécessaires chez l'autre pour se reproduise 😜
Sérieusement ce post a beaucoup dévié et je voudrais dire à @Fanny-146 qu'au final ce que je comprends et perçois c'est sa solitude qui lui pèse et donc elle cherche un compagnon pour partager son quotidien. Bien sûr qu'au final ça ne sert à rien de se déguiser pour trouver mais bon il faut au moins respirer l'envie de vivre car c'est un fait la tristesse fait fuir 😨

cyclistele 05 novembre 2019 à 22:03

Bonsoir fanny

Pour sortir de sa torpeur, vous en parlez déjà et appeler à l'aide. C'est déjà bien. Certains restent ainsi jusqu'à la fin leurs jours.

Peut-être que seul votre meilleur ami ne suffit pas. Avoir des points commun dans un couple fait du bien. S'entraider dans ses défauts, être authentique, qsincère, c'est déjà un bon point.
Mettez sur un papier ce qui vous plait,les valeurs et les principes que vous pratiquez. Il est possible que quelqu'un en face vous aide ou améliore ces choses. Ca pourra vous mettre dans tous vos états au début comme peut être une ampoule qui s'allumera.

J'ai un bémol auquel je n'ai pas de réponses. Quand quelqu'un remarque qu'une personne se trompe dans ses idées, est-ce bien de l'accepter tel qu'il est ou une remise en question est nécessaire de sa part ? J'en discute avec mes amis d'enfance, ou au boulot, ou d'autres personnes, pas si évident. Je suis plutôt comme vous: apprendre. Mais réaliser sur le moment qu'on se trompe, "moment" peut sous entendre que ca prend une seconde a se réveiller comme quelques jours à quelques années.

Le physique quand à lui, beaucoup de gens s'en soucie et pourtant, c'est la nature qui décide comment on doit être physiquement avec la science à coté. Peu de gens aiment laisser dicter la nature qui a ses droits.
Une personne appréciera votre physique.

Je ne sais pas si j'ai fini de répondre à votre question, mais pour votre quête, ne vous dites pas ceci: le temps c'est de l'argent. Soyez patiente et ça finira par payer.

Maele 07 août 2020 à 12:25

Au risque de passer pour une affabulatrice, je suis une personne qui se reconnaît très fortement dans le descriptif du sapiosexuel... 😬

Et il paraît que mon cerveau est plus "détails " que "paysage" d'après la neuropsy... donc ça a fait étincelle de compréhension dans mon esprit à propos de mon "non-type d'homme"

J'écoute d'abord ce que les personnes du sexe opposé disent , chantent, écrivent... je suis avide de découvrir ce qui couve comme monde dans cette boîte crânienne en face, et de quelle manière cela fait son chemin dehors 🙄

Ensuite "ah oui au fait il y a un corps physique" 😮

Je suis déjà tombée amoureuse d'une voix, (souvent pour les voix ça m'attire très fort), d'une odeur, d'un rire, de la chaleur des mains qui s'approchaient, et je n'ai vu qu'après le visage ou la silhouette, pour moi le "physique" c'est cette partie "physique" de ce que l'on fait en tant qu'emetteur-recepteur qui compte...

Il y a même eu des jours où, très surprise, j'ai accueilli des remarques de mon entourage sur tel ou tel de mes fréquentations " mais tu sais bien qu'il est canon/tu pourrais viser plus haut/ ah bon tu avais pas vu ?" 🤔

Je reconnais qu'une seule et unique fois je suis sortie avec un "très moche" selon les critères de la rue, même moi je l'avais remarqué et son corps ou sa dégaine , j'avais appris à les apprivoiser... hé bien dans les boulevards de Rennes lorsque nous marchions bras dessus dessous des passants nous ont dit "Vous êtes beaux ! Vous dégagez quelque chose" et cela a été dit plusieurs fois et dans plusieurs contextes par de parfaits inconnus... bizarre! ( bon du coup ça lui a donné confiance en son apparence et il est devenu un sacré coureur après mais c'est une autre histoire si ça pouvait arriver à tous ceux qui se trouvent moches ce serait fantastique) 😜

Je dois être sapio aussi en amitié , j'ai appris à 9 ans que mon meilleur ami était trisomique 21, les adultes se sont moqués, mais pour moi c'était mon ami Bidule et je n'avais pas vu la différence, mais vraiment pas!
Adulte, j'ai eu le cas de figure avec une copine, un jour on m'a dit "la métisse " ça faisait 5 ans que je n'avais pas remarqué !

Donc je n'est pas une question de vue basse... bien de représentation d'un cerveau en face de toi!


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