Humour, énigmes, jeux et détente

La forme des mots, tout une mise en forme. (Si on écrivait partie 2)

  1. Accueil
  2. Forums
  3. discussions libres : Humour, énigmes, jeux et détente
  4. La forme des mots, tout une mise en forme. (si on écrivait partie 2)
La forme des mots, tout une mise en forme. (Si on écrivait partie 2)
Kalimaliciale 17 janvier 2019 à 15:56

Bien bien bien, donc pour plus de visibilité voici le jeu précédemment proposé par notre comparse.
L'objectif est simple, suivant une liste de mots proposés; un texte devra être formé.
Cela peut être du discours, de la pensée philosophique, du romancé... Qu'importe sa forme tant que chaque mot s'y trouve c'est tout bon!
Je vais tout de même y apposer une petite condition supplémentaire, disons un petit bonus de contrainte (histoire de faire un peu ma chieuse et pour mieux vous sonder mouhahaha!):
- Vote texte (peu importe sa longueur) devra être basé sur vous. Alors cela peut inclure; votre vécu, vos expériences, votre passif, vos rêves, vos émotions... etc. Qu'importe tant que cela se rapporte à votre petite personne et vous représente.
La cloture de ce jeu sera le 30 janvier. Vous pouvez dès à présent déposer vos textes.
Voici la LISTE DES MOTS IMPOSES:
- palissade, émulsion, pérenne, stase, teinte, nuage, silice, plénitude, affres, millenials.

Bonne écriture à tous.

Abderianle 17 janvier 2019 à 22:12

Tiens, vas-y, je me lance, sans les mains, les doigts, ou les pieds, et pour ne pas m'ennuyer, je vais faire un truc différent de mes deux derniers opus mineurs :

Comme un écran que la télévision obscurcit
On m'a souvent répété qu'au jour succède l'ennui
Et coincé dans l'existence comme le fugitif sur une palissade
On a pu de nuit et de là lancer contraintes et brimades
Et c'est avec un regard pour le ciel si immobile
Qu'il a un jour fallu se dire combien l'homme est futile ;
Mais aux combats qu'un gladiateur gagne sur sa vie
A-t-il jamais l'émulsion de ne point crier jusqu'à l'envie ?
(Oh tiens, genre, chanter des chansons de Johnny ?:p)

Ce qui tient si droit ce corps si voûté
Le visage las et l'air buriné
N'est-ce point la teinte de nos pensées
Sur votre regard si affecté ?

A l'espoir pérenne d'un horizon moins nuageux
On s'est lancé enfant et adulte dans bien d'étranges jeux
Mais à soi revient la même prison et la même stase
Le goût délicieux d'être enfermé dans sa propre extase

Et parce que la littérature est au moins le suprême narcissisme
Que d'aucuns s'autorisent quand on n'a plus même d'affairisme
Je tends mon oreille déjà si sourde aux cris des Millenials
Qui prennent l'existence comme un poisson dans un bocal
Et aux canons bruyants des revendications personnelles
Ne faut-il faire taire le coeur avant l'émotion rebelle ?

Nuages, passez, passez sur ce soleil si discret !
Depuis longtemps il ne brille pas mieux que mon quinquet
Et sage que je ne suis point, je prends l'onguent de leurs conseils
A mes services pérennes pour ne souffrir d'un ennui pareil !
Comme un processeur qu'on doperait au rythme des villes
On m'a gavé d'une silice pour me rendre plus nubile
Et dans les liaisons morganatiques que mon esprit a contractées
N'y avait-il déjà toutes les palpitations des rêves brisés ?

Aussi, riez, riez sous mes fenêtres quand j'embrasse la plénitude
D'aller faire croître mon oranger sous les cieux de l'infortune ;
La vie n'aura fourni jusqu'au dernier clou de mon cercueil
Que les affres ratées de toutes mes expressions d'orgueil.

(quelques termes de la liste m'auront donné cette atmosphère ; qu'on n'en juge point le sérieux, et que, si l'hiver se retire d'ici là, je rédigerais un poème printanier ^^)

Kalimaliciale 18 janvier 2019 à 19:58

Tu as vraiment un réel talent dans le maniement des mots. Honnêtement ça me laisse perplexe. (Dans le bon sens du terme hein!) J'aime la couleur assombrie qui plane sur ce poème.

Abderianle 18 janvier 2019 à 21:21

Ah, en me relisant, j'ai mis deux fois "pérenne".
On dira que c'est un écho, ou une intratextualité ^^
Oh, merci pour le "réel talent" ; il faudra que je m'inscrive sur M6 maintenant... 🙁

Kalimaliciale 18 janvier 2019 à 21:46

Eh j'ai dit réel, pas incroyable ! XD Tout voulais être doublement certain de l'avoir mis? C'est pas grave x).

Abderianle 18 janvier 2019 à 23:06

Oui, maintenant, j'ai le sentiment /pérenne/ du devoir accompli.
Et quand au talent, mh... s'il n'appartient pas exactement au réel, s'il n'est pas naturel, s'il n'est pas relatif (évitons d'être modeste), s'il n'est pas rationnel (c'est-à-dire fondé sur le Q), j'imagine qu'il est le point sur le I, donc au mieux il est complexe, au pire il reste bien... imaginaire. Incroyable non, donc, mais aberrant, sûrement ^^.
=> CQFD ^

LibertEchEriele 19 janvier 2019 à 10:16

Très beau texte Abderian, et un don conséquent de tes introspections. Vivement le printemps!

Merlinle 19 janvier 2019 à 11:33

Bon, je me lance...


L'ombre du Tor s'étendait jusqu'au bas de la colline comme un long doigt négligemment tracé sur l'herbe humide par la Lune. Au centre de la tour vide, je modulais ma respiration au rythme des rafales tourbillonnantes. Les yeux fermés, je devenais le vent, absorbant la plénitude de son énergie.
J'ouvris les yeux alors qu'un nuage obscurcissait momentanément l'astre des nuits. Elle se tenait devant moi, souriante. Dans la stase magique, mes sens surnaturels s'étaient assoupis et je n'avais pas perçu son approche.
"May I hug you ?" demanda-t-elle dans un anglais hésitant teinté d'un accent slave que je n'arrivais pas à définir. J'acquiesçais machinalement alors qu'elle se réfugiait dans mes bras. Elle tremblait, comme prise dans les affres d'un tourment intérieur.
"Thanks god, you're here", murmura-t-elle, avant de répéter encore plus doucement..."Thanks god you're here."
"Quel dieu ?" m'interrogeai-je, troublé. Je tentai encore une fois de percer le Voile, à établir le contact, sans succès. Je relâchai l'étreinte, prenant l'étrangère par la main pour la guider vers le banc de pierre, l'endroit le plus abrité des vents furieux.
Elle ne parlait que quelques mots d'anglais et je n'avais aucune notion de tchèque. Je la sentais troublée, dans les affres d'un tourment intérieur. Etait-elle une messagère ? La réponse à mes appels ?
Je la rassurai par quelques paroles enrobées d'un enchantement rudimentaire. Elle se calma, et finit par sourire.
"I have to go, my friends are waiting." Toujours cet accent slave donnant à l'anglais des consonnances rugueuses.
"Everything is gonna be alright," la rassurai-je. Je la percevais plus forte, rassurée. Le charme fonctionnait. Elle s'éloigna alors que je sondais en vain les abysses me séparant du Voile.
"Un contact ?" me demanda Sam. Je sursautai en jurant, me morigénant intérieurement pour mon manque de vigilance.
"Je ne sais pas," avouai-je. Mes défenses, jadis impénétrables, n'étaient plus qu'une simple palissade de bambous que le souffle du vent faisait ployer.
"Qu'est-ce qu'elle te voulait ? Tu la connais ?" insista Sam avec l'un de ses sourires surnaturels.
"Non. J'ai cru un instant qu'elle était envoyée par..." Le nom ne franchit pas mes lèvres, et la vague de douleur familière me submergea plus intensément encore que la magie du vent.
"Le Voile est clos," confirma l'ange déchu.
"Je sais," rétorquai-je plus sèchement que je l'aurais voulu.
"Puck nous attend à l'Eggstone avec de l'hydromel", offrit-il.
Je haussai les épaules, mais me levai quand même. En descendant la pente herbeuse, je recommençais à voir au-delà de la teinte de gris fluctuant qui enrobait la nuit mystique recouvrant la colline du Tor.
A mi-chemin du sommet, l'Eggstone ressemblait à un oeuf de silice que l'on aurait importé de la Lune, dont il avait la teinte luisante. J'invoquai brièvement Thoth, pour dissiper les effets du vent.
"Vous en avez mis du temps," reprocha Puck, occupé à nouer des rubans sur la branche d'une aubépine.
"Où est l'hydromel ?" le coupa Sam, bien décidé à le dissuader d'entamer une dispute.
Je n'y prêtai qu'une attention distraite, prenant la coupe lorsqu'on me la fit passer. Une libation au sol, une gorgée. Les incantations me montaient à la gorge, machinales.
J'étais toujours entre deux mondes, et le second gardait porte close. L'émulsion mielleuse qui s'écoulait sur la pierre-oeuf traçait un chemin sinueux dans l'aura bleuâtre du lieu magique.
La porte était fermée. Je soupirai.
"Tu es sûre que ce n'était pas une messagère de..." commença Sam.
"Non," le coupai-je. Son nom ne devait pas être prononcé. Plus maintenant. Les cendres de la Selkie étaient dispersées au gré des courants océaniques, et son âme était bien loin au-delà du Voile.
Je levai les yeux vers le Tor. La tour pérenne me servait de point d'ancrage pour revenir en ce monde. Les premières lueurs de l'aube se devinaient à l'horizon, il était temps de redescendre.
"Tu restes ?" demanda Sam à Puck
"J'ai encore des sorts à défaire. Avec leur Internet à la noix, ils se prennent tous pour l'enchanteur Merlin," rigola-t-il en me regardant, prenant soin de rester perché sur son aubépine.
Je lui lançai un regard sombre. "Ou pour vous, Sir Goodfellow," rétorquai-je.
"On prend un petit déjeuner au George plus tard ?" proposa Sam.
"Ca me va," confirmai-je dans un frisson avant de m'emmitoufler dans ma cape.
"Du monde," prévint Puck. Sam haussa les épaules et s'évapora. Sa tolérance aux humains était ténue ces jours-ci.
La lumière crue me bousilla ma vision nocturne en une demi-seconde. "Hey, it's there !" beugla le type de tête. Les autres avaient le regard rivé aux cartes affichées sur leurs écrans. La tranquillité des lieux magiques ne résistait décidément plus à l'essor des réseaux sociaux et du GPS.
"Putain de millenials," grognai-je en m'éloignant.
L'écho de la voix de Puck me suivit dans la descente. "Fais de beaux rêves, Merlin."

Abderianle 19 janvier 2019 à 14:50

Bravo Merlin ! Un côté L.A.R.P. puisque tu te mets en scène, et une clair inspiration de la fantasy. On sent l'arcaniste ! 🙂

Kalimaliciale 19 janvier 2019 à 16:11

Ton texte m'a prit aux tripes Merlin. Je l'aurais vécu que j'en aurais eu la même sensation. Chapeau. 😮

Merlinle 19 janvier 2019 à 16:32

A vrai dire, c'est une version semi-onirique d'événements vécus, enrobée de personnages d'une de mes séries de romans de Fantasy... que je procrastine toujours pour reprendre, d'ailleurs.

Kalimaliciale 19 janvier 2019 à 16:37

Ah ben que dire sinon que je ne peux que comprendre? XD J'ai moi même écrit quelque chose de cette façon là. Sauf que le fantasy chez moi est remplacé par hm... La science fiction? Mais là encore j'aime pas le terme. J'aimerais beaucoup te lire si tu veux bien me le permettre en tout cas ^^

patrickle 19 janvier 2019 à 18:51

difficile de passer derrière ces deux textes. mais bon, c'est le jeu.
"
Une plaine.
Une plaine s'étendant à l'infini. Elle était jalonnée de collines venant briser et accentuer sa monotonie. L'herbe qui y poussait dessus était d'un vert intense et uniforme. Dans le ciel bleu et tout aussi intense, quelques nuages se déplaçaient lentement et immuablement. Fait étrange, il n'y avait pas soleil. Pourtant il faisait chaud et lumineux. Les millenials auraient certainement fait le rapprochement avec le fond d'écran des ordinateurs de l'époque. Ils auraient eu raison s'ils n'y avait pas eu cette palissade.. cette étrange palissade, cette palissade qui courrait d'un horizon à l'autre et qui divisait le plaine en deux ! Elle était simple, arrivant peut-être à hauteur d'épaule. Elle ressemblait à celle que l'on utilise pour séparer les jardins des quartiers résidentielles et que l'on achète dans les magasins de bricolage parce qu'elles sont en promotion.
D'aucun se serait demandé ce qu'il faisait là. , la seule question qui venait à mon esprit était de savoir pourquoi cette palissade était-là ?
J'observais tout, dans son ensemble ou en détail, le léger mouvement de l'herbe sous la brise à peine perceptible, la course des nuages toujours différente et toujours identique, la symétrie et l'asymétrie des collines,.... Mes réflexions m'amenaient toujours à la même conclusion : Pourquoi une palissade dans cette plaine ? je continuais à réfléchir, sans m'énerver, calmement, y prenant même un certain plaisir même si aucun résultat ne sortait de cette émulsion de pensées.
J'étais à la plénitude dans ma réflexion quand un fait nouveau survint. Au loin apparut, d'abord en petit puis de plus en grand, une colonne de personnages qui se dirigeait vers la palissade. Chacun de ces êtres marchait calmement, au rythme de celui qui était devant. Après un temps qui me parut court mais que je savais long, ils étaient arrivés suffisamment près de moi pour que je puisse les détailler. Ils s'agissaient d'êtres ressemblant à des humains, si ce n'était la teinte orangée de leur peau. Leur vêtement était étonnant, certains étaient habillées de façon baroque, d'autres encore portaient un simple bleu de travail, ou un costume avec cravate, ou une robe à fleur... ils avaient tous un point commun : chacun transportait du sable. Cela pouvait être dans un sac de jute, perdant à chaque instant un peu de son contenu, dans une brouette qu'il poussait devant eux ou toute sorte de contenant parfois des plus étonnants.
Quand le premier arriva à la palissade, il s'arrêta, provocant la stase de la colonne tel une onde se propageant jusqu'à atteindre l'horizon. Il était grand et mince, habillé comme s'il venait de la cour de Louis XIV. Il portait sur sa tête une perruque blanche avec un catogan. De sa veste noire avec des dessins au fil d'or jaillissait un énorme jabot de dentelles. Ils avaient à ses pieds de petits souliers vernis et des bas dont la blancheur était immaculée malgré le long trajet qu'il avait dû parcourir. Il portait dans une main une canne avec un pommeau d'argent et dans l'autre un petit sac de velours, contenant certainement ses grains de silice. L'être regarda la palissade, scruta au-dessus, observa son cheminement dans la plaine sur la droite, fit de même pour la gauche. Il se retourna vers la personne qui le suivait, un petit homme bien portant. Sa chemise à fleur laissait passer une énorme panse velue qui venait recouvrir le dessus de short de plage. Ses épaules étaient tirées en arrière par un énorme sac à dos gonflé dont s'échappait parfois
d'une couture défaite un fin filet de sable. Celui-ci se contenta de le regarder, laissant à peine transparaitre les affres de son indifférence. Le digne représentant de la cour du roi soleil refit face à la palissade. Il la tapota deux ou trois fois de sa canne, vérifia à gauche, à droite, au-dessus. Il haussa les épaules et fit demi-tour pour repartir de là où il venait, longeant la file de ses camarades qui se remettait progressivement en marche. Tous suivaient le même chemin, ils avançaient jusqu'à la barrière et puis faisait demi-tour comme leur prédécesseur pour retourner vers l'horizon, de façon tout aussi pérenne qu'ils étaient arrivés. Je vis ainsi défiler toute sorte de personnages, chaque fois différents et pourtant toutes les mêmes : une dame d'un certain âge avec un landau, un laborantin avec ses fioles, un ouvrier avec deux seaux,... au bout d'un certain tous s'étaient présentés devant la barrière et étaient reparti, si bien que cette file avait maintenant disparu à l'horizon et je me retrouvais dans le même paysage qu'au début.
A la différence que j'avais la réponse à ma question initiale mais qu'une autre ne cessait de m'interpeller : pourquoi voulait-on empêcher ces êtres d'apporter leur sable de l'autre côté de la palissade ?
"

Kalimaliciale 19 janvier 2019 à 19:29

Hm.... Le sable du temps...? La fin de la vie...? La palissade qui représenterait la porte menant au jardin d'eden? Le refus de pouvoir y entrer après la mesure du sable déposé? (A l'instar des egyptiens?) Voilà bien un texte qui donne à réfléchir XD Je serais curieuse d'avoir la réponse!

LibertEchEriele 19 janvier 2019 à 20:01

C'est quoi c' b..d.l? Tout l monde a déjà posté.. J'ai envie de participer et j'ai pas deux minutes à moi. Bon, j'ai pas encore lu vos textes, mis à part Abderian. Je vais m'y mettre mais sur ce coup-là, si je peux me permettre, ça manque de cadre 😄

Kalimaliciale 19 janvier 2019 à 20:35

Bien sur que tu peux participer ! La date butoir est le 30 janvier, tu n'es pas forcée de te presser ^^ De quel cadre parles-tu? Ah du fait que tout le monde poste? Ne t'en fais pas c'est pas un concourt, c'est libre choix de quand on le poste, je cloture juste cet exercice avec ces mots précis à une date précise.

LibertEchEriele 20 janvier 2019 à 09:18

Coucou Kalimalicia, c'était juste pour rire, j'écrirai ou pas un truc, je pense que oui, mais il n'y a aucun souci, juste de la rigolade

patrickle 20 janvier 2019 à 12:02

attention, ne prend pas la chose de façon trop pérenne et ne reste pas dans la plénitude du délai qu'il reste. bouscule la stase de tes idées et saute de ton petit nuage pour écrire le texte à temps. tu peux y mettre quelques teintes d'humour et d'autobiographie, faire une émulsion de tes sentiments si tu le souhaites. on te laisse libre choix. si tu ne respecte pas le délai, on enverra une patrouille de la mort, de jeunes millenials qui enjamberont ta palissade pour retomber à pieds joints dans la silice de ton jardin. ils ne te restera alors plus ensuite qu'à vivre avec les affres d'une destruction total.

patrickle 20 janvier 2019 à 12:03

cela dit, sans violence aucune 🙂

Kalimaliciale 20 janvier 2019 à 13:00

Pas mal Patrick XD 😂
Il n'y a aucun soucis LibertEchErie, c'est comme tu le souhaites ^^ En tous les cas si l'envie de prenait, je me ferais un plaisir de lire ^^

LibertEchEriele 20 janvier 2019 à 14:18

🙂 Patrick, ben j'espère bien sans violence

Abderianle 20 janvier 2019 à 14:54

Bravo patrick en effet !
("Silice and love !" 😍)

Aluminele 20 janvier 2019 à 14:55

Je fais partie de ceux que l'on nomme millenials, c'est-à-dire que je suis née après la création du deuxième monde. Ce monde, c'est celui dans lequel chacun de nous mène une seconde vie. Celle que l'on nomme "la vraie vie" se dissout dans l'oubli, placée en stase aussitôt notre esprit passé derrière la palissade de l'écran, vers les méandres miasmatiques de l'émulsion de milliards de pensées. Nous n'avons jamais connu la plénitude, nous les enfants aux mille visages. Aucune de nos identités n'est vraiment pérenne au-delà de l'obsolescence - programmée on ignore quand - d'un micro-composant de silice. Nous avons bien essayé de garder une trace de nous-mêmes en l'inscrivant dans les nuages, mais que restera-t'il lorsqu'ils se seront dissipés ? Guère plus que des êtres en demi-teinte, se débattant dans les affres de la réalité : nous n'avons rien vécu qu'à moitié, et le temps de l'enfance s'est déjà échappé.

Abderianle 20 janvier 2019 à 14:59

Excellent !
(cela signifie que j'applaudis)
Cela n'a pas de lien direct, mais ça me fait penser au film "Seven Sisters". Version quand même plus onirique.

Kalimaliciale 20 janvier 2019 à 15:23

Alumine, c'est très bon! C'est court mais putain d'éfficace ! Bravo ^^

LibertEchEriele 20 janvier 2019 à 15:38

Oh que oui!

Merlinle 20 janvier 2019 à 18:13

Alumine, c'est puissant :)

patrickle 20 janvier 2019 à 18:38

j'aime beaucoup les méandres miasmatiques de l'émulsion de milliard de penées.

patrickle 22 janvier 2019 à 23:24

j'ai trouvé la liste des prochain mot (mais je passerai mon tour) :
http://www.topito.com/top-mots-francais-rares-indispensables

Aluminele 24 janvier 2019 à 21:36

Merci à tous, il fallait bien que je défende la patrouille de la mort des jeunes millenials (:
La pérennité d'internet est un thème qui me questionne pas mal, nous y consacrons tellement de temps...
J'irai jeter un oeil aux Seven sisters !

LibertEchEriele 28 janvier 2019 à 21:23

Je crois que je suis encore dans les temps. Il faut imaginer que c'est moi (de maintenant) qui parle à un de mes moi d'avant:
Des ding osmose et des dong de vide. Un être, si illusoire à lui-même, que son ombre, plaquée sur la palissade par la led du réverbère lui semble avoir plus de corps que son être incarné. Pauvre petit être débile, perdu parmi tous ces fantômes non doués de vie, que fais-tu de l'existence qui t'a été offerte? Combien de temps encore, à galvauder ta silice, ton fer, ton zinc, et la magie de ton âme? Sais-tu que si tes yeux continuent de ne pas s'ouvrir, c'est l'embouteillage universel, la stase de tous les éléments assurés? Qu'elles coulent tes larmes, mais telle l'eau des nuages, pour s'évaporer, et se condenser à nouveau, dans un nouveau cycle de vie. Et toutes ces âmes côtoyées, bonnes ou jalouses, toutes ces peaux, tannées, craquelées de sentiments, effluves persistant à jamais, poètes travestis, athlètes de l'idéal, millenials humainement ambitieux.. Tu as toujours ouvert ta porte!?! Parce-qu'au plus profond de toi, tu l'as toujours su, tu es ta plénitude en devenir, en toi bouillonne le magma irréductible. Mais comment comptes-tu t'y prendre pour l'émulsion salvatrice? Moi-même, moi m'aime, laisse-moi te donner un dernier conseil: nul besoin de te repaître des affres des affreux. Reprends ton tableau initial, aux teintes fluettes, et abreuve-le de ta couleur pérenne

Abderianle 28 janvier 2019 à 22:51

Bravo ! C'est un style un peu à la Jacques Bonnafé (dans ses lectures), avec ces ruptures, ces inattendus, ces super métaphores et ce côté décousu patchwork post-moderne pré-classique !

patrickle 28 janvier 2019 à 22:52

c'est joli. le début laisse un sentiment d'étrange tristesse, un sentiment de calme aussi (à mon sens)

Abderianle 28 janvier 2019 à 22:55

Mh, c'est ce côté héraclitéen fluidique.

patrickle 28 janvier 2019 à 22:57

c'est pas faux

Abderianle 28 janvier 2019 à 23:01

Mais ce n'est pas totalement vrai non plus.

Kalimaliciale 28 janvier 2019 à 23:39

Liberte , je comprends tout à fait ta manière d'écrire, elle me ressemble parfois. Cet assemblage de mots qui semble partir dans tous les sens mais pourtant qui se tient bien en place, qui donne d'ailleurs une certaine poésie à tes phrases avec la sensation d'un coup de poing dans la gueule.
Très beau texte ^^

LibertEchEriele 29 janvier 2019 à 18:36

Merci à vous trois! Je ne connais pas vraiment Héraclite mais je vais prendre tout cela pour des compliments, ça fera pas de mal en ce début de soirée un peu "chaotiquo-énervant". Moi je suis un peu déçue, comme souvent, j'avais 2/3 idées et, faute de temps pour les travailler un peu, j'ai fini par bâcler. Et le mot "débile", par exemple, vérifié après coup, ne veut pas du tout dire ce que je voulais, qui était plus (qui a du mal à vivre, handicapé plutôt). Mais bon, je pense que j'ai à peu près fait passer ce que je ressentais..

Abderianle 29 janvier 2019 à 21:38

Tu sais c'est le problème de la littérature : on a tous une mire et on vise tous très mal, parce que les lecteurs ne cessent de bouger.
J'ai même un temps essayé de composer pour moi-même, en pensant naïvement que je bougerais moins que tous les autres, et finalement mon trépignement était pire encore.
Oh mais je sens que je relance comme un vilain gredin le thème de la poésie... 😛 😈
:se flagelle:

patrickle 29 janvier 2019 à 21:45

Abderian, si tu nous dis que t'as des problèmes pour écrire, qu'est-ce que ce serait si tu en avais pas !!!

Abderianle 29 janvier 2019 à 23:48

Mh, j'imagine que je serais abstinent.

patrickle 03 février 2019 à 00:09

Comme on vient de se heurter à la palissade de la deadline, nous devrions recommencer un nouvel exercice. A terme cette activité deviendra peut-être pérenne mais elle a l'avantage de nous sortir de notre stase non-créatrice. Que quelqu'un nous exposent dix mots, qu'ils soient léger comme un nuage ou petit comme un grain de silice, qu'ils aient une teinte politique ou philosophique, qu'ils sortent de la plénitude du bien-être ou des affres des plus grande douleurs, qu'importe. Nous les prendrons pour en faire la plus belle émulsion possible. Et afin de placer le dernier mot, je propose que ce soit un millénial qui se dévoue.

Abderianle 03 février 2019 à 14:16

Moi je veux bien. Je crée un post, et... vous allez souffrir.
Mouahahahahahaha ! 😄

Fanny-146le 03 février 2019 à 15:13

Y avait une deadline ? Flûte alors...

Abderianle 03 février 2019 à 21:17

Ah, c'est ce que les élèves du fond disent toujours ! 😈

Fanny-146le 03 février 2019 à 21:20

Je continue à dire pareil, même passée de l'autre côté du bureau 😜

Abderianle 03 février 2019 à 21:22

Je vois ça ! Bah, les profs ne sont pas les élèves les plus studieux, hein, c'est bien connu ^^
😉

patrickle 04 février 2019 à 09:43

Fanny, je ne pense pas qu'on te fouettera sur la place public si tu remet ton ouvrage avec un peu de retard. et puis on sera content de le lire, ca nous distraira de nos recherche dans le dictionnaire pour comprendre les mots d'Abderian.

Fanny-146le 04 février 2019 à 13:20

Je vais tâcher de faire ça dans les jours qui viennent, peut-être même aussi que je chercherai les mots d'Abderian dans le dictionnaire pour voir si je peux en faire quelque chose !
Maintenant que le principe des jeux d'écriture semble avoir pris (j'avoue un peu de frustration face aux retours peu nombreux du premier, mais le site était encore plus jeune qu'aujourd'hui), j'en proposerai aussi d'autres, pas forcément sous la forme de mots à caser, j'ai eu l'occasion de pratiquer d'autres trucs bien sympa en atelier, que je partagerai bien volontiers avec vous !

Abderianle 04 février 2019 à 21:35

Je suis aussi partant. T_T


Il te faut t'enregistrer sur le site pour participer aux forums.

Rejoins-nous vite !

Alerter les modérateurs

Peux-tu préciser ci-dessous le motif de ton alerte ?