Travail et vie professionnelle

le malaise au travail

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le malaise au travail
patrickle 18 janvier 2019 à 13:52

je suis tombé sur des vidéos Youtube de Vincent de Gaulejac, que je ne connaissais pas du tout. je trouve qu'il explique bien le malaise que l'on peut ressentir au travail, donc certains points rejoignent ou peuvent expliquer certaines choses que nous avons dit dans d'autres chapitres. je conseille. (a l'occasion, j'achèterai un de ces bouquins)

j'ai aussi regardé quelques vidéos de la chaine Alter Nego. c'est intérressant aussi.

patrickle 22 janvier 2019 à 21:52   •  

c'est bien parce qu'ici je suis le seul qui écrit donc je peux dire ce que je veux...

un truc que je sais pas faire au boulot, c'est faire un travail que je sais inutile ou qui est un mauvais choix. quand je suis confronté à cela et je le suis de plus en plus, j'ai une tendance lourde à procrastiner, ce qui fait qu'un truc qui devrait durer un jour prend une journée, et en plus je passe mon temps à venir vous emmerder sur ce site (siouple, ne me dénoncez pas à mon boss)

Abderianle 22 janvier 2019 à 22:59   •  

La meilleure façon d'éviter ce trouble de la procrastination, c'est de ne jamais commencer.
Et ça fonctionne à tous les coups.

Mais dites-moi, les neurotypiques ne sont pas pareils ? Je veux dire, capables de faire un truc en 10 mn s'ils sont enthousiastes, en 1 mois s'ils ont la flemme ?!

patrickle 22 janvier 2019 à 23:05   •  

il y en a probablement. mais j'ai croisé beaucoup de personne capable de faire des dossiers alors qu'on sait à l'avance qu'ils ne serviront à rien, ou que c'est juste pour faire plaisir à un chef. une phrase qu'on entend souvent , c'est : 'faire et défaire, c'est quand même travailler'.

Abderianle 22 janvier 2019 à 23:28   •  

Mh, tu as raison... je suis impressionné.
Donc les NT peuvent aussi faire consciemment des mauvais choix si c'est bon pour leur carrière ou pour celle d'un tiers ? En sorte qu'ils conçoivent lucidement qu'un mal peut être accepté s'il mène à un bien égoïste ?

patrickle 22 janvier 2019 à 23:47   •  

j'ai beaucoup travaillé (et j'y travaille encore) dans des grosses structures publique ou non-marchande (hôpitaux, télévision, police (le dis pas à Sanjuro il va avoir la trouille) ) parce que c'est pour moi une façon d'aider le plus grand nombre de personnes et de laisser quelque part une certaine marque que j'espère positive dans ces structures. tu as des personnes qui sont juste là pour faire ce qu'on leur demande, sans trop se fatiguer quand même, et toucher leur salaire (si le lundi, on leur dit de mettre des étiquette sur des boites de petits pois et le mardi des retirer, ils le feront sans problème), il y a des personnes qui sont là pour leur carrière, qui n'hésiteront pas à en écraser d'autre ou à prendre des choix négatifs pour la structure mais positif pour leur carrière (l'exemple typique est d'engager des consultants, ca coute un pont, tout le monde sait qu'on fera rien du rapport qu'ils remettront mais ca permet de se faire bien voir de son supérieur). il y a quelques personnes qui bossent comme des malades pour compenser le comportement des autres. (il y a quelques burn-out et qui font très mal à la structure).

Stickle 31 janvier 2019 à 07:13   •  

Salut Patrick

Sous mon pseudo. Je suis aussi un Patrick, je travaille aussi en grande structure hospitalière.
Quand je te lis, je me dis que j'aurai pu être l'auteur de cette vue du monde du travail.
Je sors de 18 mois d'arrêt pour burn out dont 4 en clinique, entraînant.....
Bon pour dire, que nos supérieurs avec les diplômes obtenus en lec... Le... des directeurs, se prennent pour dieu, et se gratifie aux réunions de direction d'avoir trouver la solution en proposant un projet. Dont tout le travail de recherche etc... à été fait par autrui.
Dans ça cas, moi.
Depuis 2 semaines que j'ai repris le boulot, on m, à mis au placard, et là je m'ennui à mourir

patrickle 31 janvier 2019 à 19:20   •  

salut Patrick (attention c'est une contrepèterie )

le monde des hôpitaux est plus sujet aux burnout du fait de la complexité de l'organisation et de l'aspect émotionnel.
les HP ou les surdoués y sont au-sujet plus sujet
les nouveaux style de management génèrent aussi des burnout. sans compter les mesures d'économies parfois ingérables qu'on nous demandent.

bref, c'est le combo gagnant.

je suis de tout coeur avec toi. malheureusement, je n'ai pas beaucoup de conseil à donner. peut-être de se méfier de te retrouver dans un métier ou on a plus rien à faire ou du travail sans intérêt, car s'amène à l'ennui et donc aussi à une certaine forme de burnout. peut-être avoir une bonne discussion avec ton chef (et je sais que certains peuvent être obtus.)

un directeur ou un chef peut annoncer une solution ou une proposition d'un de ses collaborateurs. mais il doit avoir l'honnêteté de citer la personne (un peu comme quand on fait une citation) et il pourra toujours être fier que la solution a été trouvé dans ses services.

je

Emma75le 09 février 2019 à 23:19   •  

Bonsoir à tous .
Jusqu'a Il y a un an j'av Toujours été à mon compte dans le domaine de la santé, puis burn out classique ... puis addictions médicamenteuses : mon cerveau était tellement en perpétuelle effervescence que le seul moyen que j'avais trouvé pour le mettre en «  off » était de me bourrer de médocs pour le faire dormir toute la journée ;
Après une hospitalisation de 2 mois pour le sevrer , j'ai retrouvé le monde du travail mais pas à mon compte .
C'e La 1 ère fous que je rejoignais une équipe et j'en étais contente ; je me suis investie à 400%; j'ai cru bon de faire partager mon expérience avec mon patron qui n'avait Que 25 ans , alors que j'exerce depuis 20 ans : je lui ai apporté bcp de conseils en toute humilité , je lui ai fait part des erreurs , des dysfonctionnements, des stratégies ; au début il m'ecouTait et me sollicitait même : pour la 1ère fois je me sentais valorisée et utile .
Et puis en très vite (au bout de 2/3 mois ) tout a très vite dégénéré : je suis devenue la femme à abattre, on me demandait d'etre Juste une exécutante ;
On m'a reproché de ne voir que les problèmes, de vouloir tout révolutionner, d'etre Un élément perturbateur.
On a reconnu que je faisais de loin le plus gros chiffre d'affaires mais que finalement le patron préfère sa tranquillité et ne pas avoir quelqu'un Qui remet en question les décisions ; il a pourtant reconnu que je ne disais que des vérités.
A plusieurs reprises j'ai Senti que je devenais agaçante mais c'était Pour que nous allions tous dans la bonne direction de manière collective, et pour moi si on ne fait pas part des erreurs alors on n'avance pas et ce n'est pas rendre service au patron que de ne pas lui faire remonter les pb.
Il a préféré faire l'autruche ou continuer à travailler avec des moutons.
Je suis restée plus d'un mois en p'eine Incompréhension à me torturer l'esprit : certains des pb pouvaient être réglé en 3 min ! Comment peut on préférer rester ds la médiocrité juste par tranquillité d'esprit? Qu'un salarié réagisse comme cela , ok , mais pas un patron ???
Finalement nous nous sommes séparés après 4 mois ;
Puis j'a Tout de suite enchaîné sur le même boulot mais dans une autre structure : dès le départ je me suis mis tout le monde à dos : on me dit que les autres ne font pas comme moi, ne demandent rien , font avec ce qu'ils ont ... ex : il y a des pannes de matériel apparemment connues depuis longtemps, personne ne dit rien ... moi effectivement dans un souci de bien faire et d'etre Efficace je me rends compte dès la 1 ère minute qu'il y a un pb et donc j'en fais part mais personne ne réagit donc j'en parle plus haut au ni y hiérarchique mais rien .... une semaine plus tard je relance ... et donc on me dit encore une fois que je harcèle que je perturbe le fonctionnement, que tous les autres s'adaptent....
Encore une fois je découvre des dysfonctionnements, des erreurs , des stupidités : on m'impose des procédures contre productives qui entraînent souvent le mécontentement des clients ... mais non c'est comme ça , on ne peut rien changer !
J'ai demandé un entretien avec le patron qui m'a laminé sur place ( et pourtant gardé, je ne comprends pas : si je suis si infernale au bout de 10 jours alors pourquoi me garder ???)
Il m'a recruté pour le chiffre d'affaires que je pouvais lui faire et j'ai bien clairement annoncé la couleur , pour ne pas reproduire les mêmes erreurs : j'ai donc tout de suite dit que j'avais Ma méthode de travail en la décrivant succinctement et il m'a dit qu il recherchait queksûun comme moi , force de propositions ... il devait me mettre la meilleure assistante, un bureau annexe , le matériel que je souhaiterai : il m'a déroulé le tapis rouge , a souhaité me voir plusieurs fois pour que je signe mon contrat !! Et maintenant on veut me museler et que je travaille dans mon coin comme une écolière .
Je me sens comme un lion en cage qui n'a pas droit à la parole , qui doit tout accepter sans rien dire : les pannes , les aberrations.... je n'ai aucun interlocuteur : personne ne fait son boulot à son échelle ; dès que je fais une demande il y a une erreur ! Comment puis je travailler efficacement et harmonieusement alors que je dépends d'eux .
Je sens que je dérange, que j'exaspÈre alors que je suis la gentillesse incarnée, que je suis prête à rester jusqu'à 23h pour aider , pour réparer , pour tout remettre à plat .
Il m'est très difficile de me sentir impuissante et dépendante des autres .
Avant j'av Toujours été à mon compte donc si panne alors le réparateur était appelé dans la seconde . Si quelqu'un était tire au flanc ou faisait erreur sur erreur alors je le remplaçais mais là la direction garde des personnes qui sont incompétentes au plus haut point , et le reconnaissent d'ailleurs !
J'ai du mal à accepter d'etre Entravée par d'autres où que mon outil de travail soit dégradé .

Avec ces 2 expériences je me rends compte que je ne serais jamais comprise et appréciée pour mes différences : ma seule solution est de rentrer dans le moule ; le matin et tout au long de la journée je le conditionne pour fermer ma bouche , pour être léche bottes , pour être là bonne petite écolière, mais on m'eteint A petit feu : on m'a embauchée parce que je suis différente mais on ne me laisse pas la possibilité de me «  mettre en oeuvre «  .
Je suis en colère , je suis frustrée, aneantie , humiliée ,vidée de ma substantique moelle...je me remets en question perpétuellement, je suis fatiguée, usée de devoir me sur-adapter pour rien au final .
Je ne comprends pas cette langue !!!
Je suis une handicapée !

Du coup je me replonge avec désespoir et avidité dans toutes ces lectures sur la surdouance , mais je ne vois rien de positif dans le monde du travail ( a part peut être pour les créatifs) ;
Je ne lis aucune réussite professionnelle épanouissante et durable : il n'y a que des faux pas , dès écueils , des décrochages ...

Êtes vous passé aussi par là ? Qu'avez Vous mis en oeuvre ? Qu'est ce qui a fonctionné ? Avez vous dû vous pervertir pour être dans le moule ?
Êtes vous heureux et épanoui professionnellement ? Êtes vous reconnu par vos pairs ?

Merci de votre aide .

patrickle 09 février 2019 à 23:59   •  

salut Emma,

(je viens de faire une fausse manoeuvre et perdre tout un texte qui m'aurait permis 'd'avoir le prix nobel de littérature aux nez et à la barde d'Abderian mais je sujet est suffisamment important pour que je recommence, ce sera peut-être un peu plus court quand meme 🙂 )

d'abord merci pour ce témoignage, je pense qu'il est important parce qu'il reflète tout une série de travers que le management rencontre actuellement. je conseille de lire et/ou regarder David Graeber, Parkinson et de Gaulejac et d'autres encore (tu vois Abderian, tu n'est pas le seul à savoir citer) qui analysent bien cela. une de leur conclusion est de dire que le postulat du libéralisme selon lequel celui-ci viserait à ne garder que les structures performantes et rentables est non seulement faux mais contreproductif et néfaste tant pour les structures que pour les employés. on se retrouve ainsi avec des chefs dont l'efficacité de leur service leur importe peu mais qui veulent ne pas avoir de problème, avoir des gens en-dessous d'eux pour faire le travail, pouvoir frimer en ayant plein de gens en-dessous d'eux.
Très rapidement, j'ai compris que quand il y avait un problème, la solution n'était pas de travailler mieux ou plus mais soit se barrer, soit rentrer dans un moule, soit donner l'image qu'on est rentré dans le moule ( le dernier peut -être vu comme un conseil). certainement pas montrer les défaut de fonctionnement qui existent en proposant de les corriger, ca s'est donner le baton pour se faire frapper (deux fois, l'une pour l'avoir montrer, l'autre pour dire qu'on sait résoudre le problème.

je propose qu'on en discute sur plusieurs jours et sur plusieurs poste car chacun des sujets méritent de longue discussions.

je ne sais pas te donner de conseils ni des solutions, je ne peux que m'apitoyer avec toi sur l'aberration du système

patrickle 15 février 2019 à 10:30   •  

au travail, comme de temps en temps je dois recruter des personnes, j'aime bien recruter des personnes qui ont déjà une belle expérience derrière eux. pas des gens aux dents longues qui veulent progresser et avoir le plus beau salaire, de toute façon, ca vous laissez tomber c'est pas où je travaille que vous aurez cela. des gens qui ont simplement envie de bien faire leur travail, qui ont envie d'apporter leur pierre à leur édifice. ces gens sont très bien parce qu'ils nous apportent une expérience et un savoir faire qui nous manque, ils nous apporte aussi un regard différent. ils ont parfois un malaise parce qu'ils voient les défaut de la structure, et parce que parfois la seule réponse que je peux apporter c'est de dire que c'est comme ça, qu'on ne sait rien y changer ou que cela nous demanderait trop d'énergie (parfois on change quand même les choses :) ). je sais que c'est triste mais il faut parfois être un peu pragmatique. maintenant, j'aime qu'ils fassent la remarque comme ça je le sais et cela pourrait peut-être influencer les décisions futures. parfois je dis aussi, ok t'u peux y aller, modifie les choses je te suis (ca permet de faire le tri entre ceux qui se plaignent pour se plaindre (et ces gens me pompent l'air) et les gens qui critiquent pour changer les choses)
ces personnes peuvent aussi apporter une certaine sérénité et un certaine assurance, ce qui est très profitable aussi.
je me souviens avoir engagé une personne pour faire un remplacement d'un congé maladie (en réalité de 3 congés maladie) dans une boite ou je venais d'arriver et où je me suis rendu compte que c'était le bordel. j'ai dit à cette personne, tu connais un peu cette boite (elle y avait travaillé il y a 20 ans 🙂 ), démmerde-toi pour que ca fonctionne, je t'apporte tout mon soutien mais je saurai probablement pas t'aider, surtout que je patauge déjà dans mes dossiers (je l'ai dit de manière un plus sympathique et diplomatique) . eh ben, cette personne avec son expérience et sa façon de fonctionner s'est parfaitement démerdée et a résolu tous les problèmes qu'elle avait à résoudre. elle a mis de l'huile dans les rouages là où il fallait. peu à peu, elle a pris plus d'ampleur et plus de tâches. cette personne était géniale et m'a permis de réussir ce pour quoi j'avais été engagé. certains était peut-être choqué de voir que une 'secrétaire interimaire' gérer des équipes d'ouvriers alors que c'était le rôle de "l'ingénieur-homme" (je suis désolé de cette image misogyne) mais ca marchait et c'était je pense la meilleure configuration possible. quand je suis parti, j'ai proposé qu'on lui donne mon poste. mais à nouveau, on va quand même pas engager une secrétaire-femme...
(en fait, j'aurais pu écrire ce poste dans le chapitre gratittude)

Stickle 15 février 2019 à 23:25   •  

Salut à tous

Quand je vois ce qui se passe dans les hôpitaux publique, je n'ai qu'une envie, m'enfuir.
Malgré que je sois informaticien, je passe dans tous les services, on me reproche de discuter avec les patients alors qu'ils aiment ça, pouvoir parler à quelqu'un, surtout dans la partie Ehpad où certaines personnes ne reçoivent pas de visites.
Trop d'empathie, c'est ce que l'on me reproche.
J'etais aussi le contestataire du service info, parce que je donnais mon avis sur des problématiques que mes supérieurs préféraient classés et ne pas s'y pencher dessus.
Le jour où l'on a installer le WiFi dans les hôpitaux où je travaille, j'ai proposé de le mettre à la disposition des patients, rien de compliqué à faire mais non, j'étais stupide.
Améliorer le séjour du patient me paraissait une priorité, mais n'intéresse pas la direction.
Depuis j'ai quitter le service suite à un burn out.
4 mois de clinique, 18 mois que je prends un traitement costaud, qui me bride le cerveau.
4 seresta 50 par jour, antidépresseurs, theralene pour dormir.
Camisole psychologique.
J'essaie de me sevrer en douceur.
Je Me Suis Renseigner pour passer un autre BTS gestionnaire de milieu naturel, histoire de ne plus avoir à faire à ces directeurs avident de pouvoir.
Me ressourcer au milieu de la nature.
.

Pixle 26 février 2019 à 11:07   •  

Dans notre monde ce n'est pas être honnête travailleur et efficace qui prône, mais bel et bien, le fais le minimum et tais toi. Et surtout ne prends pas d'initiative qui pourrait coûter, et surtout ne viens pas remuer la merde, et surtout ne soit pas plus intelligent que des cadres ou des supérieurs..
Monde de merde. Rentrer dans le moule C'EST se tuer à pti feu !

Abderianle 26 février 2019 à 22:21   •  

! Viva la revolución !
Je te soutiens Pix_La_Rebelle ! Ya-hoo !
Blow the Parliament !

Stickle 01 mars 2019 à 19:39   •  

Bonjour
Pour Emma
Quand je lis ton histoire professionnelle et la mienne, c'est pratiquement copie conforme.
En parler avec quelques personnes qui ont vécu les mêmes situations a fini par me dégoûter de monde du travail.
Il faut y aller, on a pas trop le choix.
Mais sans objectifs au sein de l'hôpital, on m'a refilé un projet, j'aurais pu déjà l'avoir terminé, mais je procrastine par manque de stimuli.
Je sais que j'ai le temps !!
Finir comme ça jusqu'à la retraite, impossible.
Je préfère travailler seul et un peu en équipe tantôt sur le terrain tantôt dans un bureau ou n'importe quel autre lieu, donc pour éviter l'ennui, je me suis lancé un défi, un projet pour moi même, pour tendre vers le'' bien être'' que j'écris quand même entre guillemets.
Bon comme dab, je m'étale !!

patrickle 01 mars 2019 à 23:06   •  

j'avais vu un reportage sur les HP au travail où le deal que le HP avait fait est d'être en 4/5eme pour qu'ils puissent mener ces projets à lui. c'est pas idiot comme principe

Emma75le 04 mars 2019 à 23:48   •  

Bonsoir Stick
Apparemment tu vis la même chose que moi ; peux tu m'en dire plus ?
Essaies tu de rentrer ds le moule ?
Fais tu remonter tes idées , impressions ?
Que te dit on ?

Une fois de plus je viens de me faire congédier aujourd'hui (après 1,5 mois ) alors que l'on m'avait déroulé le tapis rouge en me disant que lnon cherchait quelqu'un comme moi ... bien naïve encore une fois !

Enfin , j'avais prévu le coup donc je suis déjà prise ailleurs et là je crois qu'ils ont un peu compris (je n'ai pas du tout parlé HP) : ils m'ont tout de suite dit que j'allais Être difficile à gérer ( paradoxalement cela m'a fait plaisir car les choses sont claires !), mais qu'apparemment J'en valais le coup ! Ils ont donc réfléchi à ce qu'ils pouvaient mettre en place pour que je puisse avancer mais sans perturber la structure, que je pouvais en appeler un directement dès que nécessaire car il n'a pas de pb d'ego et est prêt à tout entendre pour avancer.
Il m'a dit que j'avais Intellectualisé le poste et que j'aurais des possibilités d'autonomie ; ils mettent des choses en place spécialement pour mon arrivée ds 15 jours , et si je le vaux bien d'autres choses interviendront d'ici quelques mois : cela me va très bien de fonctionner au mérite .
Je me suis sentie écoutée alors que j'ai finalisé peu dit sur moi , juste sur ma méthode de travail... tant mieux lais je suis malgré tout très sceptique aux vues de mes précédents échecs .
Je vais surtout essayer de m'integrer Au moule des autres salariés dont je vais dépendre car j'ai appris que les 1ers moment vont être décisifs et que je n'obtiendrai rien sans mon «  faux self » ; si c'est le passeport pour m'épanouir Au boulot alors pourquoi pas ; en tout cas c'est à essayer !
Si je sais que la hiérarchie m'ecoutera C'est déjà ça et ils ne sont pas obligés de tout changer , juste de me créer une voie parallèle.
Je crois que cela sera ma dernière expérience avant de retourner à mon compte , mais je n'aurais Pas le même volume de travail dc risque d'ennui ...

A voir ...
Merci de vos retours d'expérience et de vos conseils pour commencer directement sous de bonnes vibes...

patrickle 07 mars 2019 à 11:21   •  

Salut Emma, honnêtement s'ils te virent après 1,5 mois c'est qu'ils sont soit totalement désorganisés, soit qu'ils avaient un agenda caché, soit un jeu de pouvoir cachés. et donc, c'est une boite qui a mon sens n'a pas d'intérêt, quand on sait que recrutement coute cher et qu'un départ désorganise tout. et après 1,5 mois, on ne peut pas dire évaluer correctement une personne.
c'est bien que t'as trouvé directement un autre job, quelque part, ca montre que le problème ne vient pas de toi.

c'est peut-être en contradiction avec ce que j'ai dit au-dessus et je sais pas si c'est le cas pour les autres, mais mois, j'ai toujours su dire dès le premier jour, si le boulait allait me plaire ou non.

Emma75le 19 avril 2019 à 09:13   •  

Nouvelle expérience et de nouveau virée au bout de 3 semaines : j'ai posé trop de questions !
Comme je travaille bcp et très vite j'engendre bcp de boulot pour les autres ( secrétaires, assistantes ...) donc elles se plaignent et préfèrent travailler avec quelqu'un d'autre qui fait moins .
Je n'ai plus qu'une seule solution c'est me remettre à mon compte , seule , mais cela demande un lourd investissement de départ .
Je suis surtout triste , déçue , humiliée...
Cette fois ci ils avaient vraiment dit qu'ils comprenaient et qu'ils mettraient en place des choses mais dès les 1ers jours ils ne m'ont pas donné la chance et comme je procède différemment des autres cela a dérangé, intrigué et ils m'ont accusée des pires maux et des pires intentions . Je me suis justifiée sur chaque point incriminant avec preuves à l'appui mais cela était pire puisque je les confrontais à leurs fausses accusations. Et donc dès la moindre goutte d'eau cela a été fatal !
J'ai eu le malheur d'envOyer à un responsable un sms un dimanche pour demander si je pouvais venir 1h au boulot lundi matin, alors que j'eta En congé car un patient souffrait énormément et que cela ne pouvait pas attendre 1 semaine.
C'est une faute professionnelle ????

Pourquoi personne ne voit les qualités que j'ai , ce que je peux apporter ? Je comprends que je puisse intriguer mais personne ne veut voir plus loin ????

Merlinle 19 avril 2019 à 09:47   •  

Bonjour. Le problème dans un cadre professionnel est qu'il est souvent nécessaire de s'adapter au fonctionnement des gens qui y travaillent. Ce n'est pas forcément facile pour ceux qui n'ont justement pas un fonctionnement "normal". Il est possible de faire accepter ce côté hors normes, mais pas en s'y livrant à fond dès le départ. Il faut je crois un (gros?) effort d'adaptation pendant les premiers temps, et ensuite petit à petit voir dans quels domaines on peut se "débrider" sans être pour autant disruptif pour tous les autres.
Bien sûr, on peut avoir la chance de tomber sur une entreprise où cette disruption serait bienvenue. Mais ce n'est malheureusement pas la norme.

Le hic dans une entreprise, qu'elle soit publique ou privée, c'est qu'elle a déjà ses modes de fonctionnement et ses process, et qu'on ne peut pas se mettre en dehors sans que cela perturbe la manière dont tout le reste fonctionne. Les changements, ça se fait. Mais pas d'un coup. :)

J'espère que vous trouverez ce qui vous convient.

LibertEchEriele 19 avril 2019 à 10:04   •  

Oui, et moi, comme à chaque fois que mes congés tirent à leur fin, je bade un peu. Pourtant, je crois que c'est un des boulots les plus accommodants que j'aie connus! Mais, vraiment non, je ne puis plus souffrir ma personne fantomatique dévolue au cadre professionnel

patrickle 24 avril 2019 à 08:33   •  

https://theconversation.com/lincompetence-professionnelle-et-sociale-premiere-cause-dune-mauvaise-ambiance-de-travail-114772

je trouve que c'est un article qui est intérressant. je ne suis pas convaincu que des procédures plus lourdes de recrutement soit une solution. par contre, personnellement, j'accorde pas mal d'importance au 'feeling' entre le futur nouvel employé et son futut chef

Merlinle 24 avril 2019 à 08:57   •  

Ah, l'incompétence au boulot :D
https://fr.wikipedia.org/wiki/Principe_de_Peter

Mais dans mon expérience, il est plus rare de trouver de pauvres managers bienveillants victimes de méchants employés...

Julienle 31 mai 2019 à 20:16   •  

Dans son minuscule magasin, la vendeuse délaisse momentanément sa partie de Candy Crush pour accueillir un chaland sur le point de céder à une fièvre acheteuse, d'un sourire tellement fake qu'on dirait qu'il va lui éclater à la gueule.

Vous êtes frustré, insatisfait, n'est ce pas Monsieur ?
- Tout à fait, mademoiselle.
- Vous n'avez que peu d'estime de vous et ce, à juste titre : vous êtes un homme banal, minutieusement conformiste, vous suivez scrupuleusement les modes tout en crachant sur les bobos qui n'ont qu'un tout petit temps d'avance sur vous, et vous souhaitez oublier momentanément votre médiocrité en vous achetant un instant d'évasion au travers d'un bibelot électronique qui vous donnera l'illusion d'être unique, d'être quelqu'un, jusqu'à ce que la prochaine version de votre joujou rende le votre aussi obsolète et inutile que votre amour propre du moment ?
- On ne peut décidément rien vous cacher !
- Vous voilà au bon endroit, cher Monsieur ! Je conseille des gens aussi médiocres que vous toute la journée, j'en ai fait mon métier, laissez moi trouver subterfuge à votre lâcheté...
- Diantre ! Vous avez la bosse du commerce ! Quelle merveilleux sens de l'observation !
- Vous savez, dans le commerce, il n'y a pas de mystère : pour comprendre des gens aussi misérables que vous, il faut se mettre à leur niveau. J'avais pour ma part certaines prédispositions à la médiocrité héritée de mes parents et de ma culture, et j'ai eu, de plus, la chance de faire de longues études dans un établissement spécialisé - hommage soit rendu à Monsieur Miletitch, mon Professeur de Marketing, qui a radicalement changé ma vie, en lui donnant rien de moins qu'un sens - pour devenir aussi émotionnellement indigente que mes chers clients, et pouvoir aujourd'hui répondre à leurs besoins, et en créer de nouveaux au rythme effréné de leur lassitude.
- C'est tout à votre honneur, Mademoiselle. Misère humaine bien méritée.
- Merci. Alors... Voyons voir... Qu'est-ce qui pourrait faire de vous, un homme respectable ?

SoWhatle 02 juin 2019 à 13:24   •  

Bonjour,

@Emma75 je me retrouve beaucoup dans ce que tu écris. J'ai un parcours pro fort douloureux et je pense que ce qui a bien marché pour moi pourrait aussi bien marcher pour toi, en tout cas ça vaut le coup que tu essaies lors de ton prochain poste : c'est l'accompagnement par un coaching systémique. C'est un type de thérapie brève (10 seances max) axé non pas sur la personnalité des gens ou sur les moyens ou stratégie de l'entreprise, mais sur les relations et les postures de chacun. Quelques petits exemples valant mieux que de longs discours, voici des études de cas qui te montreront la démarche :
https://www.lact.fr/fr/nos-videos-articles/player-videos

Je te recommande Claude de Scorraille du cabinet Lact qui me suit et dont je suis très contente (cf rubrique contact du site Lact), je suis des séances à titre particulier (mon entreprise refusant de reconnaitre qu'elle a un problème plus général de management, de mysogynie et de stratégie, j'agis autrement pour trouver ma place et faire changer les choses). Personnellement cela m'a redonné de la marge de manoeuvre après avoir suivi pendant 15 ans toutes les thérapies possibles et imaginables sans grande efficacité. Je précise que je n'ai aucun lien ni intéressement avec LACT.

Je suis sur Paris : si certains le sont aussi je serais très contente d'échanger IRL sur les questions de difficulté au travail et de burn out.

Julienle 04 juin 2019 à 12:53   •  

"Aucun objet, aucune personne, aucune forme, aucun principe de sont sûrs, tout est emporté dans une métamorphose invisible, mais jamais interrompue, il y a plus d'avenir dans l'instable que dans le stable, et le présent n'est qu'une hypothèse que l'on n'a pas encore dépassée.

C'est pourquoi il hésite à devenir quelque chose ; un caractère, une profession, un mode de vie défini, ce sont là des représentations où perce déjà le squelette qui sera tout ce qui reste de lui pour finir. Il cherche à se comprendre autrement : avec cet appétit qu'il a de tout ce qui pourrait l'enrichir intérieurement (serait-ce même au delà des limites de la morale et de la pensée), il a l'impression d'être un pas, libre d'aller dans toutes les directions, mais qui va toujours d'un point d'équilibre au suivant, et toujours en avançant.

Et s'il pense, un jour, avoir eu l'idée juste, il s'aperçoit qu'une goutte d'eau incandescente indicible est tombée dans le monde, et que la terre, à sa lueur, a changé d'aspect."

"L'Homme Sans Qualités"
Robert Musil

LibertEchEriele 04 juin 2019 à 20:01   •  

😍

SoWhatle 11 juin 2019 à 14:32   •  

Et dire que j'ai trouvé ce livre pénible quand je l'ai lu il y a 25 ans !


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