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Exposé James Bond

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Exposé James Bond
Equalizerle 05 octobre 2021 à 11:23

Je doit faire un exposé sur James Bond "au cinéma de 1962 jusqu'à nos jours ", est ce que certain(e)s auraient des idées de trame (plan ) ainsi que de problématiques pour m'aiguiller ??,🤔

Fractalle 25 octobre 2021 à 13:15   •  

@Equalizer :
Ton exposé a peut-être déjà été rendu - ton post étant du 5 / 10 - et si c'est le cas, ces quelques lignes vont s'avérées obsolètes. Néanmoins ...

Tout d'abord, avant que d'être porté au cinéma pour la première fois en 1962, Bond (James Bond) - comme personne ne l'ignore - est un personnage de fiction littéraire créé par I. Fleming. Qui lors de sa création se contrefiche - il suffit de le lire - des aspects "spectaculaires" de son héros ( qui seront surexploités au cinéma) pour privilégier la dimension intime et psychologique. C'est ainsi que dans l'oeuvre de Fleming, il y a de très nombreuses lignes sur ses goûts et habitus personnels comme ses "états d'âmes" alors que les scènes d'action sont torchées à la 6_4_2. Ce qui n'est absolument pas cinématographique...

Ensuite, comme toute oeuvre de fiction, le personnage de Bond emprunte à des éléments biographiques de Fleming, comme au personnage réel de Dusko Popov et enfin aux structures récurrentes de l'imagination ou archétypes.

Ainsi dans le personnage de Bond on retrouve :
- L'agent secret. Cad, ce qui agit en secret, ce qui est la cause invisible de l'évènement. Ce qui peut s'inférer vers l'inconscient ou même Dieu.
- L'orphelin. Cad, celui qui ayant perdu ses géniteurs se retrouve obligé de les remplacer par des figures de substitution. M et la patrie, pour l'essentiel.
- Le Rebelle ( ou le marginal ou l'atypique). Cad, relation ambivalentes à tous ses objets.
- Le Sauveur. Cad, le solitaire qui avec quelques gadgets ( fruits de l'ingéniosité) sauve l'humanité d'un complot ( SMERSH, SPECTRE) fomenté par une organisation de multiples. Cependant toujours similaires. Clones ?

Au cinéma, dès la première série avec S. Connery, l'aspect "personnel" est gommé au profit du spectaculaire. ( Faut bien plaire au plus grand nombre et faire des entrées pour rentabiliser les coûts de production.). Avec - cependant - la notable exception de " Bons Baisers de Russie".

Qui fera retour dans " Au Service Secret de sa Majesté" - unique épisode avec G. Lazenby - avec le fil rouge de son "histoire d'amour" avec Tracy Draco qu'il sauve plusieurs fois avant que de sauver - encore - l'humanité du projet de contamination mondiale élaboré par le Spectre. Si les scènes d'action ne manquent pas, l'humanité de Bond est néanmoins revalorisée. Cet épisode - au delà de la disparition de Connery - semble marquer la volonté des scénaristes de réorienter la franchise.

Semble ... Parce qu'avec le retour de S. Connery pour "Les Diamants sont Eternels" puis l'arrivée de R. Moore "Vivre et Laisser Mourir", le personnage de Bond ( ce qu'il est ) redevient secondaire devant le " ce qu'il fait et avec quels moyens". Cette tendance culminera dans le guignolesque "Moonraker". Pour repartir dans l'autre sens avec " Rien que pour vos Yeux".

Je passerai sur les opus "merchandisés" avec T. Dalton et P. Brosnan. Tout le monde a besoin de gagner sa vie et de payer les taxes.

Retour aux origines, à un personnage proche de celui imaginé par Fleming - et sans hasard - avec son premier opus "Casino Royale" avec D. Craig. L'homme Bond, avec sa névrose, ses traumas enfantins, sa capacité à aimer des êtres de chair et de sang plutôt que des institutions ou des idées est de retour. Et ce, sans négliger pour autant l'action. Mais en la ramenant - ici encore - à l'humain, à ses prouesses physiques et mentales, plutôt qu'à des outils / gadgets. Le meilleur volet de la saga, selon moi.

En conclusion, AMHA, on décèle dans la saga Bond au cinéma comment "l'air du temps", les valeurs collectives des masses, ont remaniés le personnage originel de Fleming. Pour le meilleur et pour le pire, la dernière série avec D. Craig me semble révéler la tendance du retour vers le personnel et le subjectif contre les "idéaux" et les "principes".


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