Vos réalisations, vos oeuvres, vos galeries

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Hatchepsoutle 04 avril 2020 à 21:14

La journée m'a fait pleurer

Cette douleur que je ne peux surmonter

La journée m'a fait sourire

Comprendre cette liberté à acquérir

La journée m'a fait hurler

Cette rage que j'ai du mal à contrôler

La journée m'a fait mourir

Pour taire ce que j'ai envie de fuir

La journée m'a fait vivre

Car j'ai senti vibrer le rire

La journée est telle que je suis

Complexe et changeante comme la vie

La journée sera celle que je veux

Car moi seule décide ce dont il y a lieux

La journée aura été bonne ou mauvaise

Comme tous les actes tranchés au glaive

La journée est une continuité

Comme le cycle de toute l'éternité

InconvenientTruthle 04 avril 2020 à 22:16   •  

Merci. 🙂

Jamesle 05 avril 2020 à 03:07   •  

C'est si beau et si vrai

Gaiale 05 avril 2020 à 10:39   •  

Merci @Hatchepsout
Partage en retour un poème écrit hier 😉

Étrange journée
Toujours confinée
Le monde tourne toujours
J'ai fouiné aux alentours
Des visages, des sourires
Un petit bain de société
Pas pour aller courir
Juste le plaisir de croiser
Un humain apeuré
Un autre la goute au nez
Un enfant en trottinette
Sa soeur sur une bicyclette
Des murs plus loin à l'horizon
Du vent, des gens, des camions
Apparente normalité
Derrière cette tranquillité

Belle journée à tous

Hatchepsoutle 07 avril 2020 à 23:27   •  

une toute petite nouvelle, bien légère, écrite lors d'un stage d'écriture :

Il était une fois un groupe de mouches vertes et bleues. Elles folâtraient et se poursuivaient autour
des excréments de la nature, des fleurs et au milieu des autres insectes.
L'une d'elle qui n'avait point écouté les conseils des plus anciennes décida d'aller consulter l'araignée
oracle. Elle ne voulait plus être une mouche à merde. Une potion pour devenir coccinelle lui plaisait
plus.
Elle rentra dans une caverne sombre et humide. Là, au milieu d'une immense toile se tenait une
veuve noire aux pattes velues. L'araignée lui demande d'un ton ironique ce qu'elle pouvait faire pour
elle.
La petite mouche fut prise de panique et demande une potion pour ressembler à une coccinelle.
L'araignée se redressa sur ses pattes, elle prit au piège la mouche dans un bout de toile. Quand elle
fut immobilisée, la veuve noire lui piqua les pattes arrière. Une douleur immense transperça la
pauvre mouche verte.
Lorsque tu sortiras de ce cocon dans trois jours, ton voeu sera exaucé.
Durant trois jours, une mutation s'opéra mais cela ne finit pas exactement comme l'avait prévu la
mouche. Elle était resté une mouche mais rouge avec des points noirs.
La mouche ne fut pas très contente, l'araignée lui dit qu'elle n'avait pas été assez précise dans sa
demande.
La mouchinelle, nouveauté de la nature fut rejeté par les mouches vertes et bleues. Pourtant elle
croisa une autre victime de la mauvaise magie de l'araignée, une autre mouchinelle.
Ensemble, ils eurent plein de mouchinelles. On peut en voir dans la forêt enchanté de Ragny

franchle 08 avril 2020 à 20:35   •  

@Hatchepsout
C'est bien mignon, bravo.

Hatchepsoutle 28 juillet 2020 à 19:37   •  

Une petite chose, que j'ai écrite il y a 15 ans et que j'avais complètement oublié :



Dans un champ semblant mort de toutes vies, un bruissement survint.

Un bourdon solitaire volait au ralenti dans le silence pesant.

La folie de la nature avait tout balayé sur son passage sanglant.

La joie du printemps agonisait dans les cendres grises et froides.


Ce bourdon ne savait comment il vivait encore dans ce décor lunaire.

Il survolait, palpait et touchait ce qui surnageait dans cet enfer.

Mais aucune corolle, aucune aile ne se soulevait et tout s'enfonçait.

Alors le bourdon se demandait que faire espérer ou s'éteindre ?


Un bruit sourd souleva la terre, loin du bourdon philosophant sur l'avenir.

Un miracle surgissant des tréfonds, se montra sous la forme d'une rose.

Elle avait éclos comme si rien de grave ne s'était passé en ces lieux.

Elle commençait sa jeunesse, sous des aspects bien malheureux .


Un parfum entêtant parcourait l'air ambiant dans un subtil élan.

Le bourdon se précipita et suivit cet effluve, les yeux fermés.

Il se revigora en constatant cette merveille au milieu du rien.

Il s'approcha, huma et frôla de joie, la délicatesse de la rose.


La rose, voyant cela pour la première fois, palpita et fut en émoi.

L'amour foudroya chacun, tant et si bien, que muets ils furent.

Comment s'aimer légèrement dans cet endroit si mortel.

La nature y pourvu et une brise s'éleva comme par magie.


La rose et le bourdon tournoyèrent jusque sur une île.

Ils purent se découvrir et s'aimer en toute tranquillité.

Dans un éden qu'ils créèrent en semant la vie en tout parcelle.

Des fleurs rayés et des bourdons roses en témoignent.

Abderianle 28 juillet 2020 à 22:04   •  

Une série entomologique à ce que je vois ! Un texte intéressant, même si je m'explique mal la parthénogenèse des bourdons, qui fait du coup assez biblique.
Je note aussi le caractère insulaire de l'Eden enfin obtenu, ce qui suppose la fondation d'une Utopie loin des conventions continentales. L'onirisme dans l'ailleurs et non contre les autres.
Puisse ces voeux se réaliser, @Hatchepsout !

Hatchepsoutle 10 août 2020 à 18:49   •  

Merci @Abderian pour ton analyse de ce poème. Je l'ai aussi proposé à des amis. C'est très intéressant la perception personnelle de chacun. Pour continuer la série entomologique, en voici un autre. Toujours le bourdon et la rose, écrit il y a longtemps.

Dans un désert de dunes et de sable, lors de la saison des pluies,

Naissait une rose, perdue dans l'immensité du paysage solitaire.

Son printemps ne durait qu'un temps et elle se rendormait,

Parfois longtemps car rien ne venait troubler cette lente tranquillité.



Alors qu'elle était encore éveillé par une douce perle d'eau,

Passait un bourdon, qui semblait comme égaré en ce lieu.

Le bourdon attiré par son parfum vint la humer, la frôler.

De ses ailes il taquinait tendrement ces pétales, qui s'entrouvraient.



La rose fut émue par ce contact, qu'elle vivait pour la première fois.

Son coeur s'humidifie lentement du plaisir de l'attente.

Le bourdon goûta cet exquis nectar par petites lapées.

La rose s'épanouit tout à fait à cette soudaine révélation.



Un bruit inattendu troubla le bourdon qui se cacha dans la rose.

Celle-ci inquiète replia ses pétales et retint prisonnier le dard.

Le bourdon voulant partir provoqua un va et vient impromptu.

La rose, voulu qu'il reste encore un peu là, le bourdon en convint.



Le bourdon put enfin recouvrer sa liberté et virevolta dans les airs.

La rose le remercia de cette intime visite qui la combla.

Le bourdon lui rendit la révérence en disant que ce fut un plaisir.

La rose, enfin se rendormit pour toujours et ne poussa plus.

Abderianle 10 août 2020 à 21:15   •  

@Hatchepsout, et ce que je vais faire est un compliment, j'imagine parfaitement ton texte dans un livre pour enfants imprimé sur de grandes pages, avec des polices déliées et de belles aquarelles parsemées de tes insectes tout irisés de couleurs ! C'est très doux, et malgré des références un peu... mh, "adulte" (mais bon, Pierre et le Loup, hein...) il y a une berceuse poétique toute ouatée. 🙂

Hatchepsoutle 08 mai 2021 à 10:03   •  

Bonjour, je souhaiterais avoir votre "ressenti", sur le texte suivant :

Nous étions justes complices
Deux êtres de la même matrice
Puis nous avons partagé le vice
Sans penser aux futurs préjudices

Ton emprise s'est infiltrée en moi
Je suis piégée par ton cheval de Troie
Ce qui n'était qu'une légère entaille
Est devenue une immense faille

Ils ont tous senti cette fragilité
Et ont finis par s'y engouffrer
Ils se sont moqués, sans discontinuer
Et mon égo s'est lentement fissuré

Je me suis inventé un destin
Une vie intérieure hors du commun
Pour continuer sur le chemin
Que doit suivre l'humain

Pendant que je me retirais
Pour lécher et panser mes plaies
Je cherchais qui j'étais
Entre le rêve et la réalité

Te mettre tout sur le dos
Fut longtemps mon crédo
Me mettant seule au cachot
Pour fuir mes défauts

Se voir tel que l'on est
Sans fuir la responsabilité
Des choix que l'on fait
Malgré ce qui est arrivé

Je pensais pour de bon
Avoir atteint le vrai pardon
A priori, il restait du poison
Bien infiltré, caché dans le fond

Quand dans ma chair j'ai senti
Que tout pouvait vite être fini
Mes émotions les plus enfouies
Ont éclatés comme le Stromboli

Depuis, je navigue à vue
À nouveau je suis perdue
Dans ce silence qui me tue
Face à ce vide absolu

Comment sortir de tout cela
Sans virer vers un pugilat
C'est injuste pour toi et moi
Que je reste bloqué là

Apprendre à dire ma douleur
Te voir avec tes vraies couleurs
Découvrir quelles sont nos valeurs
Et conclure de rester ou être ailleurs

Ambre31le 08 mai 2021 à 10:35   •  

Il m'a beaucoup parlé à moi 🙂.

Salmale 08 mai 2021 à 11:24   •  

@Hatchepsout
ce dernier poème me parle énormément, au point où, en le lisant je revis cette expérience hélas si familière. Une expérience de mutation profonde qui transforme à vie un être dans son entier, pour le meilleur et pour le pire...
C'est vraiment très fort, bravo...
J'ai écrit celui-ci sur le même thème.

"Entre les heures"

Ta voix ouvre l'espace
Son influx m'entraîne à l'estuaire des eaux calmes
A peine je surnage
Tellement attirée
Par son flot puissant que je veux descendre et remonter.
Appel des profondeurs et attrait du rivage
Promesses de sources et de plages
Ensorcelée je ne peux résister.
Sa nasse entrelacée m'entraîne vers le large
Jusqu'aux deux mers et à leur ligne de partage
Au-delà d'elle l'océan, royaume des silènes et des noyés.
Là, subrepticement sorti du fond des âges
Surgit un bataillon de lames
Défense des bas-fonds, violence des marées.
Le métal du tranchant, derrière tes accents de mage
Cadenasse mon âme et ma vie menacées,
Étincelle, et comprime en mon retour en cage
Hantée par ces périls je ne peux me donner.
Pourtant ton Verbe, chair amniotique de profondeur auréolée,
M'irrigue de son sang, me lénifie de ses images.
Bercée par cet accueil magnétique et sauvage
Hypnotisée du ressac de tes pages
Fusionnée, entaillée, le coeur au bord des larmes,
Des écheveaux de liens je ne puis m'échapper.
Nénuphar fleurissant mais promis au naufrage,
Enracinée de force à l'ancre du nuage
Luttant et aspirant, mais jamais rescapée.

Hatchepsoutle 18 mai 2021 à 14:53   •  

Bonjour,

merci @Ambre31 pour ton retour.

@Salma, Ton texte est absolument magnifique.


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