Vos réalisations, vos oeuvres, vos galeries

Quelques partages...

  1. Accueil
  2. Forums
  3. vos galeries, réalisations et projets : Vos réalisations, vos oeuvres, vos galeries
  4. Quelques partages...
Quelques partages...
Zafu84le 18 janvier 2020 à 22:23

Silence

Quel paradoxe... Le silence s'installe... Partout. Et j'essaye d'en parler. À qui ? Pourquoi ? Je ne sais pas. Peu importe. 
En moi il coule comme une pluie tropicale, chaude, qui fait monter l'envie de rester dessous. 
Le silence. C'est la paix intérieure. Ce n'est pas l'absence de bruit. C'est juste le contact avec ce qui ne change jamais, quelque soit le bruit. Ce qui écoute. En amont même de celui qui écoute. 
Quand la nécessité du bruit lâche prise. Quand le silence ne fait plus peur. Quand le vide n'est plus un manque de quoi que ce soit. 
Quand il n'y a plus rien à expliquer. 
Juste accueillir ce qui est là. Parce que c'est là. Parce qu'il n'est plus imaginable de discuter ce qui est déjà là.  
Et juste voir, reconnaître ce qui est déjà là, c'est aimer sans condition. 
Aimer, c'est voir ce qui est sans discuter ce qui est. 
En fait, il n'y a pas d'autre option. 
Aimer sans condition, c'est faire silence.

Zafu84le 18 janvier 2020 à 22:25

Des excuses

Tu passes ton temps à te chercher des excuses.
Qu'est-ce que l'excuse ?
C'est cette petite médiocrité que tu t'accordes, lorsque le courage te fait défaut.
Lorsque tu ne veux surtout pas te regarder en face.
Lorsque tu ne veux surtout pas assumer tes choix.
Maladie du siècle... la dé-responsabilisation.
Incapable de porter ton existence, tu cherches par tous les moyens à la faire porter par un autre.
Tu voudrais (ce boulot, cet homme, cette fille, ce chien, cette voiture, cette thérapie... )... mais tu te répètes, et tu répètes à l'envie... « A quoi bon ! », « Je ne le mérite pas », « Je n'ai pas les moyens », « De toutes façons je ne suis bon à rien », « C'est trop tard maintenant »...
Alors tu multiplies les tentatives avortées (tentatives que tu fais avorter subtilement, sans même t'en rendre compte, afin de continuer à entretenir ton personnage de victime)... et ça marche !
Après, tu peux annoncer triomphant : « Tu vois ? Je te l'avais bien dit que je n'y arriverais pas ! ».
L'excuse, c'est le temps que tu fabriques pour créer une distance entre ce que tu voudrais faire (et que tu peux faire)... et ce que tu fais. Le créateur du temps... c'est toi ! Combien d'énergie dépenses-tu à maintenir cette distance ? A maintenir inaccessible cet idéal ?
L'excuse, c'est ce regard que tu détournes pour faire semblant de ne pas avoir vu ce que tu as... déjà... vu... et dont le fait d'avoir vu engendre une obligation d'humanité. Obligation que tu ne veux pas assumer... mais là n'est pas la question. Tu fais ce que tu veux...
Mais en fait tu ne veux surtout pas voir qu'à chaque seconde tu ne fais QUE ce que tu veux ! Sauf que c'est trop lourd à porter... alors c'est bien plus pratique de se cacher derrière... une excuse !

Zafu84le 18 janvier 2020 à 22:26

Dans tes bras

Serait-ce ton odeur dans le creux de ton cou ?
La douceur des cheveux effleurant mon visage ?
Les yeux fermés je vois comme un doux paysage
Dont les monts et vallées pourraient me rendre fou !
Est-ce la sensation de tes seins contre moi,
Doucement appuyés comme une invitation
A des plaisirs emplis de toute la passion,
Qui fait monter ainsi le trouble de l'émoi ?
Que j'aime à ressentir de tes bras la ceinture,
Mon aimée qui réveille le trésor dans mon coeur,
Et fait fondre en trois mots, et mes doutes, et mes peurs,
Embrassant le tableau dont je suis la peinture.

Berengerele 19 janvier 2020 à 13:22

Très joli! Merci pour le partage ! ;)
Continue 😄

Zafu84le 19 janvier 2020 à 15:36

Merci @Berengere ! 😄

Zafu84le 19 janvier 2020 à 21:58

Le paradoxe

Je devrais me taire. Écrire, parler... pour qui ? Je suis celui qui regarde celui qui est en train d'écrire cette phrase.
Je devrais même dire, je suis CE qui regarde celui qui est en train d'écrire cette phrase. Mais par moment, un voile semble se dissoudre et il n'y a plus que « regard ». Et plus rien qui regarde. Puis cela repart.

Comme un jeu... de « je ».

Aucun problème. C'est juste ce qui est.
Plus de 30 ans de tentatives diverses et variées pour trouver quoi ?

Déjà la formulation est devenue fausse.
La notion de temps s'est effacée.
Elle a perdu tout sens.
L'histoire se désagrège.

Je cherchais ce « truc » qui allait m'installer sur un piédestal, définitivement à l'abri du souci, dans une béatitude infinie. Un « truc » mérité, à la force du poignet, à coup de méditations, de retour dans le « ici et maintenant »... Un « truc » qui allait se voir, qui a de la gueule...

Et puis rien.

Rien à prétendre.

Rien à accrocher au mur.

Rien de mérité.

Juste voir qu'il n'y a rien d'autre que ce qui est là, tout de suite.

Rien.

Et que cela ne sert à rien de lutter.

Bah... on peut lutter, se débattre... Cela fera encore partie de ce qui est. Et que cela ne sert encore moins de lutter contre le fait de lutter...

Pour qui est-ce que je vais écrire cela ?
Encore une tentative de cristalliser un état ?
Même pas. Cela va. Cela vient.

Alors je ne sais pas.

Zafu84le 19 janvier 2020 à 22:27

De la légèreté du « Je ne sais pas »

Tant de questions posées
Tant de livres lus
Tant d'entretiens obtenus
Avec ceux dont j'étais persuadé qu'ils savaient
Tant de prétention
Tant de vague à l'âme
Tant d'exercices
Et tant de moments où je croyais avoir compris
Tant de fuites
Tant de temps passé
Tant de voyages
Pour chercher ce que j'espérais trouver
Et puis plus rien
Plus de questions
Plus rien à comprendre
Plus rien à trouver
Plus que « Je ne sais pas »
Comme une caresse
Comme un nuage
D'une douce légèreté

Zafu84le 19 janvier 2020 à 22:28

Il flotte

A force de chercher le moyen d'éviter
De tracer sa route,
Il a fini par se perdre.
Alors il flotte.
Il flotte entre l'ennui et la révolte,
Sachant que son absence de révolte...
Engendre son ennui.
Ce destin n'est pas le sien,
Mais il en a fait sa croix,
Et il se traîne à genoux.
Et il flotte,
Sur ses joues, il flotte,
Sur ses genoux la boue,
Sur sa couronne d'épines,
Il flotte.
Et cette croix qu'il tient,
Lui est si familière,
Qu'il en a oublié le poids.
Et il flotte dans sa tête,
Alors qu'il coule dans son coeur,
Comme un lointain souvenir,
De liberté.
...
Il a posé sa croix,
En a taillé une échelle,
D'en haut s'en est jeté...
Et maintenant il flotte,
Au milieu du ciel
Il a ouvert ses ailes
Et il flotte
Heureux.

Globulonle 19 janvier 2020 à 22:30

@Zafu84 j'aime bien le dernier que tu as posté 🙂

Zafu84le 19 janvier 2020 à 22:34

Merci @Globulon 😉

Zafu84le 20 janvier 2020 à 21:20

Eloge de la simplicité

Nous parlons trop. Avez-vous remarqué comment se déroulent les conversations ? Après les techniques d'approche habituelles visant à établir le contact, arrive parfois un « blanc ».
Je ne suis pas Raymond Devos, aussi suis-je tout à fait incapable de tirer toutes les ficelles humoristiques issues des différentes acceptions du mot « blanc ». Néanmoins, ce « blanc », ce silence... qu'en faisons-nous ?
Parfois, peut-être le plus souvent, tout est fait pour éviter ce moment de silence où chacun est gêné à l'idée qu'il n'a rien d'intéressant à dire. « Si ce que tu as à dire n'est pas plus beau que le silence, alors tais-toi » dit le proverbe zen. Combien de fois nous sentons-nous obligés de meubler ce silence ? Par des paroles vides... ce qui est un comble !
Alors que le silence, c'est l'antichambre de l'intimité. C'est l'ouverture à la présence de l'autre. A sa propre présence aussi. Sans attente. Et oui, cela demande beaucoup de confiance pour ainsi oser lâcher prise.
Et parfois, plutôt que d'affronter ce silence... nous préférons affronter l'autre ! Ce sont alors d'interminables discussions dans lesquelles personne n'écoute l'autre. Chacun ne pouvant entendre que son propre point de vue et cherchant en l'autre rien de moins qu'une approbation. Gare alors à celui qui n'est pas du même avis ! C'est lui qui n'est pas ouvert, qui se trompe forcément... puisqu'il n'est pas du même avis que moi ! Le pire, c'est que nos avis ne sont le plus souvent que des opinions nullement étayées par quelque expérience personnelle que ce soit. Ce sont de simples informations que nous avons engrangé sans aucune prise de recul, sans vérification... et ce sont ces maigres informations qui nous servent à tenir tête à un autre pas plus informé que nous d'ailleurs...
Mais alors, de quoi allons-nous parler si nous ne parlons pas de ce que nous ne connaissons pas ?
Relisez dix fois cette question et dîtes-moi honnêtement si elle appelle une réponse autre que la consternation.
Alors parlez-moi de vous.
De vos désirs.
De vos peurs.
De votre expérience.
De vos douleurs.
De vos plaisirs.
De vos enfants.
De vos maris.
De vos femmes.
De vos maîtresses.
De vos amants.
De vos voitures.
De vos maison.
...
Mais plutôt que vos avis sur tout.
Taisez-vous.
Passons plutôt un moment...
en silence.

Fropople 21 janvier 2020 à 00:10

😍 (je parle pas je pense très fort 😜 "j'aime beaucoup ce dernier écrit sur le sens du silence opposé au vide de la parole")

Zafu84le 21 janvier 2020 à 06:06

😂 Merci @Fropop

Jean59le 26 mars 2020 à 10:31

Bonjour ?

A fin d'expliquer aux enfants qui est le coronavirus et comment il s'attrape, nous avons créé l'histoire de coco le virus.
Une petite vidéo sous le format d'une BD simple et ludique.

N'hésitez pas à la partager !

Bonne journée à tous

Charline et Jean

voir la vidéo

https://www.instagram.com/tv/B-FQvOIqz4J/?igshid=194li86vlt03f

Berengerele 26 mars 2020 à 11:08

@Jean59, merci. Je ne pense pas qu'on aura pu louper l'info. Tu as comme inondé le forum ! 😂

Jean59le 26 mars 2020 à 11:23

Désolé Bérennére, rien de méchant de ma part, le but est de sensibiliser un maximum de personne et surtout les enfants via un contenu mains anxiogène.


Il te faut t'enregistrer sur le site pour participer aux forums.

Rejoins-nous vite !

Alerter les modérateurs

Peux-tu préciser ci-dessous le motif de ton alerte ?