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Pour les utilisateurs (voire les autres) : votre distro Linux préférée - et leurs avantages/inconvénients

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Pour les utilisateurs (voire les autres) : votre distro Linux préférée - et leurs avantages/inconvénients
Gaelle 03 juillet 2022 à 10:37

Hello, j'étais curieux de 2 choses : déjà y'a-t-il des gens utilisant Linux ici (j'imagine que oui, il doit y avoir un paquet de geeks) ; et ensuite votre distro préférée, c'est quoi et pourquoi ?

En ce qui me concerne, quasi full Linux (quand même un Windows - la virtualisation/paravirtualisation s'est vachement améliorée ces dernières années, donc exit les duals boot) depuis 15 ans maintenant.

Distro : ici une Gentoo en rolling release en ce qui me concerne.

Avantages :
- On télécharge les sources et ils sont compilés en local sur la machine avec le gestionnaire de paquets emerge ; la compilation peut être répartie sur plusieurs machines distrinctes physiquement via le soft distcc
- Possibilité de régler finement l'arbre des dépendances entre paquets grâce à la variable USE (de manière globale ou par paquets)
- Un large choix de paquets dans l'arbre portage (i.e. les paquets maintenus par Gentoo)
- On compile soi-même son noyau et on le règle à sa sauce
- Possibilité d'activer pour les compilations des jeux d'instruction du processeur de la machine cliente non communs aux architectures globales X64/amd64
- Comme tout est compilé sur la machine, Gentoo tourne sur beaucoup d'archtectures : PPC, Sparc, AMD64, PowerPC, System-I...
- Respecte la norme LFS pour la grande mojorité des paquets
- Large communauté y compris sur IRC
- Étant en rolling release : pas besoin de tout réinstaller en cas en version majeure (contrairement aux distros basées sur Debian par exemple) ; de plus, les mainteneurs de l'arbre portage ont un certain sérieux pour ce qui est du basculement des paquets de la branche unstable vers la branche stable
- Possibilité d'installer des paquets et de les mettre à jour directement à partir du dépôt git hébergeant les sources

Inconvénients :
- Il peut être long de compiler les paquets
- Nécessite une culture Linux importante (beaucoup de commandes sont à lancer en ligne de commande)
- Nécessite au moins 12Go de RAM - certains paquets ont besoin de beaucoup de RAM pour pouvoir être compilés
- Certains paquets n'étant pas d'ans l'arbre portage, il peut être plus délicat de les installer, voire impossible (cas rare toutefois)
- Quelques paquets de la branche stable peuvent être « vieux » ; néanmoins il est possible de basculer sur une installation spécifique d'un soft en utilisant la branche unstable

À votre tour 🙂 !!!

Cordialement,

paradoxle 03 juillet 2022 à 13:11  •   83272

Je n'ai que Linux car je refuse d'utiliser microsoft, google et toutes ces merdes (tout comme je ne vais pas au macdo ou ne bois pas de coca). Mais j'avoue que j'ai rien compris à ce que tu dis vu que je suis une brêle en informatique. Je sais même pas ce qu'est une distro. J'ai même dû demander à un ami pour l'installation du dernier Linux et faire marcher mon imprimante qui n'avait qu'un pilote pour PC ou Mac.

Je trouve son utilisation hyper simple et intuitive, ça plante jamais, pas besoin d'anti-virus et il n'y a pas les logiciels espions de windows. Et quand j'ai une question (deux fois en cinq ans), la communauté Linux est au taquet pour répondre. C'est tout ce que je sais et ça me me va très bien.

Gaelle 03 juillet 2022 à 14:08  •   83274

@paradox bonjour.

Distro == une distribution.
Quand on dit utiliser Linux, en général, on sous-entend que l'on utilise le noyau Linux + des logiciels GNU (acronyme de GNU Not Unix) + une distribution (on peut voir une distribution comme un ensemble plus ou moins prêt à l'emploi de logiciels GNU).

Il convient de distinguerr Linux (n'est n'est qu'un noyau, qui ne permet de réaliser sur un ordinateur que des opérations simples, comme écrire un octet sur le disque, afficher un caractère sur la sortie standard (comme un tty) etc.
Sur le noyau Linux (situé généralement dans le répertoire /boot), se place un ensemble de logiciels GNU. Ce sont des programmes plus élaborés, qui communiquent avec le noyau. Exemple de logiciels GNU/Linux :
- bash (Bourne agagin Shell), le plus connu des shells pour communiquer avec sa machine
- coreutils contenant un certain nombre de programmes de manipulation d'unités sur un disque physique (copier, supprimer, déplacer des fichiers, créer des répertoires etc.)
- et bien d'autres !

Une distribution, c'est juste une surcouche, où l'on a un « gestionnaire de paquets ». Le gestionnaire de paquets c'est un peu comme un store, comme le store chez Android par exemple. Une distribution propose un moyen «plus ou moins simple » de télécharger et mettre à jour ses logiciels. La plupart des programmes courants - téléchargeables sous forme de paquets - sont communs à la plupart des distributions. Mais certaines distributions proposent dans leur « store » des paquets plus ou moins spécifiques ; par exemple, Backtrack est une distribution spécialisée dans la sécurité et propose un certain nombre d'outils pour faire du hacking sur réseau par exemple.



Exemple de distributions connues :
- Debian
- Ubuntu (qui est en fait une sous-distribution Debian)
- Archlinux
- Manjaro
- CentOS
- Gentoo
- Calculate Linux
- RHEL (Red Hat ; utilisée surtout dans le monde professionnel)
- OpenSUSE
- LFS (Linux From Scratch ; pas vraiment une distribution, il n'y a pas de gestionnaire de paquets, les paquets sources doivent être récupérés ici sur internet et doivent être compilés à la main sous la ligne de commande, généralement sous la forme "./configure; make; make install" avec quelques variantes et autres configurations manuelles) ; à la base, LFS est un livre qui explique pas-à-pas comment construire son système GNU/Linux « à la main »
- etc. (parce qu'il y en a beaucoup... vraiment beaucoup !!!)

Cordialement,

paradoxle 03 juillet 2022 à 15:21  •   83278

Ok, ben moi j'ai le dernier Ubuntu. Simple.
J'ai un pote qui a la distro pour musicien. Autant linux était bien en retard sur tout ce qui était MAO, autant, parait-il, ils se sont bien rattrapés et mon pote fait toute sa musique (création des sons, compo, prise de son de groupes, mixage et mastering) sur linux, ce qui était vraiment ardu il y a ne serait-ce que quelques années.

Kobayashile 03 juillet 2022 à 16:37  •   83284

Idem, Ubuntu, l'avant dernière version en LTS histoire de pouvoir tourner quelques mois, voire un an ou deux dans faire d'upgrade.
Ceci étant, tout dépend de l'usage. Pour la MAO, une version temps réel commme Ubuntu Studio est préférable.
Utilisant intensivement des GPU, pour le moment les drivers sont bien suivis sur Ubuntu. Bon sur les dernières techno d'optimisations matérielles, il faut parfois couper des options dans le Bios pour que ça tourne. Au final, je n'ai jamais été déçu. Il me manque juste une CM en ePCI pour faire tourner une K80, histoire de voir les perf. Je pense que c'est dépassé, mais il y a quand même 24 Go !

Hinenaole 06 juillet 2022 à 15:50  •   83429

Salut @Gael. 🙂

Et merci pour l'ouverture de ce sujet pro-linux, mais non fermé aux autres types d'utilisateurs.

Alors, ma distro adéquate, perso, c'est Debian, et rien d'autre que... Debian. 😋

J'ai commencé l'utilisation de Linux par une Red Hat*, franchement très peu adaptée à l'époque à un débutant autodidacte comme moi, sachant notamment que j'essayais de faire tourner ça à l'époque sur un à deux PCs qui n'étaient pas vraiment adaptés. Trop peu de ressources et des disques durs à même pas 1 Go d'espace disponible. 😱 L'installation de paquets était une folie en matière d'instabilité, et je ne saurais te dire, Gael, combien de fois j'ai cassé carrément mon système au point de devoir tout réinstaller. La misèèèèèère!... 😒

Ensuite, j'ai fait un très court passage par Ubuntu, sur la proposition d'un copain qui lui aussi "tentait" l'aventure Linux depuis le tout début des années 2000. Ubuntu étant déjà basé sur Debian, on pourrait se dire: "oui, en toute logique, c'est finalement normal d'en être venu à la distribution mère*..." 🤔 Sauf que, ce n'est pas du tout ça qui s'est passé. Je me souviens avoir carrément un temps abandonné Linux (pour ne même pas reprendre un Windows à la place... Trop dég' de tout ça... 😒) puis être passé directement ensuite à Mandriva, ex Mandrake.

Sur ce nouveau système, j'avais fini par prendre mes aises assez rapidement avec les paquets rpm*, la Konsole* et les GUI* qui commençaient à fleurir en masse. L'utilisation fidèle et journalière a duré au moins 6 ou 7 ans, jusqu'à l'arrivée d'Unity* qui a broyé Gnome3* dans l'oeuf et a fini par m'en dégouter 🥴 😵.

Je suis donc repassé sous Ubuntu, en version LTS cette fois, mais en réalité, je recherchais déjà un moyen d'aller encore plus loin et concrètement vers quelque chose de "sérieux", et notamment, qui ne cherche pas à faire copain-copain avec la firme de Redmond et Zeitgeist*, comme c'était le cas avec Ubuntu à l'époque. Sinon, autant repartir sur un Windows tout poucrave... 😒

Je suis donc sur Debian depuis la version 7, notamment parce que j'ai tiré tité tiré sur ma version LTS d'Ubuntu le plus longtemps possible sans upgrade, puisqu'à l'époque, j'étais encore prisonnier du feu roulant d'un autre métier complètement dingue et que donc, j'avais en réalité trop peu de temps à consacrer aux Linux domestiques... Quoique, en fait, ce que je dis là n'est pas tout à fait vrai! 😋 En vérité, à l'époque j'étais quasiment jamais chez moi, mais paradoxalement, j'avais toujours aussi un Linux en live-cd* dans mes affaires de travail. Parfois directement dans la poche latérale du pantalon "cargo". J'ai donc été, un temps, adepte de trois OS, c'est à dire Knoppix, Parted Magic et aussi Debian en mode "full persistent" sur clé usb, pour satisfaire à davantage de confort et de stockage local.

La raison à ça était, en premier lieu, de me sentir "chez moi" sur n'importe quel PC en réseau qu'on me mettait à disposition temporairement, sans pour autant devoir me servir du Windows à demeure sur le disque dur (...et l'antivirus moisi, souvent, ...et le keylogger* d'entreprise qui va avec aussi, généralement 😥) . En passant sur de très nombreux détails pas très palpitants, on pourrait dire que, quand on passe 3 jours a minima "en astreinte brute" sur un site inconnu, dans une section de haute sécurité verrouillée, emmuré, tout seul (ou en très mauvaise compagnie), dans un décor follement suranné, avec juste un talki, une fiche d'ordres confidentielle et stricte, un téléphone portable pro et "idiot", un néon blafard, un toilette, le rouleau de papier rose qui va avec, (mais, à noter, pas nécessairement de quoi prendre une douche...), eh bien, il faut bien se reconstituer rapidement un environnement psychologiquement favorable au surf et à la distraction relative, sans quoi au bout de quelques semaines, quand les missions s'enchaînent les unes derrière les autres - et en revenant peu à la maison - il y a de quoi franchement fumer un plomb... (et j'ai fumé deux gros plombs durant ma carrière, même si j'ai été jusqu'au bout...)

Enfin l'autre raison d'avoir utilisé des live-cd au taf a été aussi de parfois m'en servir pour réparer prestement les conneries puériles des collègues qui merdonnaient sur le Windows confié, et ainsi nous permettre de continuer à pouvoir travailler en parallèle sans pour autant devoir faire intervenir en urgence une équipe informatique dépêchée sur place, car le temps qu'elle puisse recevoir toutes les habilitations nécessaire à entrer sur site, nous, on avait déjà parfois plié bagages... ^^

Depuis, tout cela c'est fini. Mon Knoppix et mon Parted Magic sont complètement outdatés, me restent que les différents Debian en version 7, 8, 9 et 10 qui vivent à demeure sur des PCs sur lesquels ils s'éteindront tout naturellement quand viendra le temps de réformer toutes ces machines (majoritairement récupérées dans des poubelles, ou achetées pour le prix symbolique d'un quignon de pain). En effet, je ne suis pas le genre à tout formater tous les quatre matins et à tout réinstaller à neuf. Quand une machine a un système recompilé et que tout est hyper stable dans le temps, pourquoi avoir besoin de tout remettre à plat? 🤔 Surtout que moi, je suis un tuneur de première. Dès que j'ai su comment faire, que ce soit en lignes de commande ou par les outils de config, j'ai toujours fait en sorte d'avoir des "interfaces bureau" qui soient totalement asservies à mes habitudes. Réglées aux millimètres! 😋 (Moi, maniaque? Naaaaaan... ^^)

Enfin, si je peux conclure rapidement par un dernier point sur Debian (car il se fait apéro moins 5, tout de même! 😱), j'aide aussi beaucoup et très régulièrement les personnes qui s'y mettent autour de moi. Copains, copines, famille, illustres inconnus sur le net, tel que @paradox qui peut aller parfois sur des fora linuxiens par besoin temporaire. Et pas que pour les pousser à utiliser Debian, d'ailleurs! A chacun son choix finalement, du moment que c'est pas un noyau NT* qui tourne à l'intérieur... 😋 Même ma belle-maman de 70 ans, elle sait à présent installer toute seule son imprimante avec les paquets deb choppés sur le site constructeur. Et ça, c'est beau!


Sinon, les avantages. Et plus larges que Debian only. 😉

Trop nombreux (autrement, j'aurais lâché l'affaire depuis longtemps.), mais paradoxalement pas tous listables ici. A noter quand-même pour l'essentiel:
- Grande diversité de logiciels "à la souris et au clavier". Plus besoin de Windows dans la très grande majorité des cas.

- Installation hyper facilitée de ces logiciels par un "store" qui permet même, pour la métaphore, d'aller pisser pendant que ça se fait tout seul.

- Code libre. Rien à devoir à des entreprises qui codent parfois mal mais sont là pour rafler finalement le pognon par des licences abusives. Dans ma nouvelle vie de graphiste je me sers notamment que de Debian pour ma gestion de l'image. Et, Photoshop, Illustrator, 3dsmax? Bah, exit! 😜

- La communauté des contributeurs et contributrices, et des aidants de tout poil. T'as un Linux en panne? Tu débutes avec peine? Va te logger sur le bon forum et ça devrait aller tout de suite mieux... C'est notamment l'affaire aussi de chez debian-facile.org


Alors, les inconvénients.

- Depuis TOUJOURS, je n'ai trouvé qu'un seul gros inconvénient à Linux (qui touche aussi Debian, de facto 🙁), c'est le fait qu'un paquet a besoin de paquets partenaires pour être installé et fonctionner (les fameuses dépendances!!). Un peu à l'image d'une brique élémentaire qui a besoin impérativement d'autres briques pour exister. Oui, mais si tu as un problème sur une de ces briques là, genre le paquet qui n'est plus accessible du tout sur le net - j'ai déjà rencontré désespérément plusieurs fois le cas 😭 - eh bien t'es pas mal dans la merde et ton install va devoir passer en instable car tu vas devoir outrepasser des sécurités techniques alors qu'initialement jamais t'aurais voulu le faire. Bref, pour la métaphore encore, c'est moche de devoir "gifler" la mariée en public au lieu que de devoir l'embrasser, tout ça parce que l'autorité "root" du maire l'exige selon une tradition séculaire et conne du village où, précisément, tu te maries. Dans le village d'à côté, c'est tout autre. Oui, mais c'est Windows...

Bref, des installations avec de gros blocs très distincts et séparés de toutes autres interactions, ça aurait été le top. Et dans ce cas là, pas de paquets orphelins qui restent. Quand tu rases le quartier, tu ne laisses pas trois misérables boites aux lettres qui se battent en duel, un fauteuil de salon abandonné et la niche à Youki parce qu'au bout de la rue, autre métaphore aussi, quelqu'un va mourir si tu les supprimes à la main. 😱 (à comprendre > un autre logiciel tout à fait utile, lui). C'est un peu débile, quoi!... 😒

- Autre défaut, si on se place selon la position du pur débutant: Debian comme tous les Linux d'ailleurs, n'est pas très amical quand on rencontre un problème. Le langage technique est rebutant et sans un minimum d'aide extérieur et un navigateur armé d'un solide moteur de recherche, les résolutions peuvent prendre une infinité de temps à être trouvées. D'où une certaine dépendance technique à internet quand ce n'est pas explicite. Bref, c'est pas avec ça qu'on peu reconvertir des légions de windowsiens et windosiennes!! Et là, c'est pas la faute au code, mais bien aux codeurs qui devraient ne pas oublier qu'en face, ils ont aussi des humains, pas que des machines à qui faire avaler des lignes et des lignes... Mais ça, c'est l'éternel débat du geek qui bosse comme un sauvage dans sa cave et qui ne sait plus paler une langue humainement compréhensible... asocial ou pas asocial, là est la question? Le pli est pris à présent depuis trop d'année, comment même revenir en arrière? 🙄

- Enfin, tout à fait relatif à Debian, un tout dernier point d'inconvénient très symbolique. Ian Murdock s'est suicidé à l'âge de 42 ans, laissant à jamais Deborah Flynn être la seule à porter désormais l'adn nominatif de la distro. (deb + ian = debian ), et ça, ça aurait bien valu une grosse fessée la veille du 28 décembre 2015... RIP, Ian. (Il y a aura toujours des personnes pour porter en partie le projet que tu as initié. M'enfin quand-même, à titre individuel, pourquoi tu as fait ça????)

----

* Lexique simplifié pour les non-initié(e)s qui s'aventurent ici.
- Red Hat: nom d'une distribution Linux parmi 150 autres.

- Distribution mère: Certaines distributions servent de base pour d'autres. Par exemple, Debian > La famille des Ubuntu.

- Paquet .rpm: Elément d'installation spécifique à Mandriva. Equivalent complet d'un paquet .deb, chez Debian et les distributions filles telles que la famille des Ubuntu.

- Konsole: Autre nom du Terminal. Fenêtre noire où toutes les commandes se font au clavier. Pas de souris, sauf émulation.

- GUI: Interface d'un logiciel pour la souris et le clavier. Pas obligatoire mais nettement plus confortable. En une comparaison simpliste, Windows n'est quasiment qu'un assemblage de GUIs pour l'utilisateur.

- Unity: Gestionnaire de fenêtres. "Ressemble" au bureau sous Windows

- Gnome3: Autre gestionnaire de fenêtres. Linux dispose de beaucoup plus de gestionnaires de fenêtres (interchangeables) que Windows qui n'en a qu'un par génération (et qui dès lors, porte très mal son nom, en fait... ^^)

- LTS: Version stable d'un Linux ayant un support technique plus long que d'habitude, dans le temps.

- Zeitgeist: Logiciel "espion" qui a été très polémique sous Ubuntu, à une époque.

- Live-cd: Système d'exploitation qui n'a pas besoin d'être installé sur le disque dur pour fonctionner. Il s'appuie sur la RAM.

- Keylogger: logiciel espion (ou de surveillance professionnelle) qui sait capturer les frappes au clavier et prendre des captures d'écran à intervalle régulier.

- Noyau NT: Technologie logicielle spécifique au monde Windows. Pas de noyau NT sous Linux.



Bon bah, bon reboot!
A plus tard. 🙂


Hiné.

Gaelle 06 juillet 2022 à 19:21  •   83436

Intéressant. Je me permets de corriger 2, 3 détails et apporter aussi quelques précisions - c'est pas spécialement vital, mais bon - j'ai un petit côté tatillon on va dire.

-Debian est versionné ; il est conseillé de réinstaller à partir de zéro son système du moment où Debian arrête le développement sur une version donnée - cela sera le cas fin juin 2022 par exemple avec l'arrêt total de la mise à jour des paquets de Debian Stretch.

- Ne pas confondre "mises à jour régulières" et "sécurité" ; même si la plupart du temps un paquet mis à jour propose toutefois des correctifs de sécurité - le plus souvent : modernisation des algos pour que ça tourne plus vite.

- "Code libre", à l'origine, ne signifie pas gratuit. En fait, du code dit "open source" est un programme dont il est possible d'avoir le code source - ce que le programmeur à taper pour programmer le programme. Ainsi, le vrai avantage n'est pas la gratuité, mais le fait de pouvoir hacker un programme - en y ajoutant des fonctionnalités soi-même (nécessite tout de même des connaissances en programmation pour se faire). En fait, il s'agit surtout d'une question de licence logicielle - par exemple, sous Linux, la plupart des logiciels sont sous licence GNU/GPL-3.0 ; elle oblige à ce que le logiciel soit distribué avec son code source, et que si quelqu'un modifie le logiciel, il doit publier les sources modifiés s'il diffuse ses modifications.

- L'interdépendance de paquets n'est pas une mauvaise chose - en fait ça dépend des distribution pour ce qui est de la désinstallation propre. En tout cas, ce n'est pas pire que sous Windows - où les désinstallateurs sont souvent codés avec le "cul" (pardon pour l'expression).

- Konsole n'est pas une console ni un terminal - c'est un émulateur de terminal.

- Live-CD : OS n'ayant pas besoin d'être installé - sauf que les données ne sont pas persistantes - on préfèrera avoir recours plutôt à des systèmes embarqués pour faire fonctionner un OS (comme un GNU/Linux) sans installation (avec un support pour l'embarqué comme une clé usb, par exemple, de préférence avec la partition /home chiffrée avec cryptsetup/luks).

(mise en garde pour les utilisateurs chiffrant leurs OS en install' sur machine hôte ou en embarqué : attention aux USA il est interdit d'y amener du matériel ayant des partitions, fichiers... qui soient chiffrés - se renseigner si vous envisagez un voyage hors de la France en particulier aux USA).

A propos de logiciel payants : à savoir qu'en général, un logiciel payant (en général ici == bien souvent, pas toujours) est une garantie en ce qui concerne la fiabilité (au niveau sécurité) en informatique. Parfois mettre le prix est un meilleur gage de sécurité - surtout en entreprise.

Les logiciels libres - pour certains - sont développés par des personnes hors entreprise, ce qui parfois peut conduire à des surprises en terme de sécurité - raison pour laquelle la plupart des distros Linux proposent toujours une branche stable et une branche unstable - bien que la branche stable puisse avoir des problèmes de sécurité aussi.

Expérant ne pas avoir raconté d'âneries,

Cordialement,

🙂

Hinenaole 06 juillet 2022 à 19:27  •   83437

citation :
Expérant ne pas avoir raconté d'âneries,

Non, pas du tout, bien au contraire. 😉

Kobayashile 06 juillet 2022 à 23:29  •   83456

Bon les gars, c'est bien gentil tous ces détails croustillants, mais pour un néophyte lambda, ça reste du martien 😂
Alors, pourrait-on conseiller un Ubuntu LTS, suffisant pour remplacer Windows, et une visite dans une install partie Linux ou le fablab du coin ?

Précision intéressante, narrée ci-dessus par @Hinenao, même du vieux matériel (10-12 ans maxi quand même), peut très bien fonctionner avec Linux, inclus les imprimantes pour lesquels il n'y a plus de drivers Windows.

Hinenaole 08 juillet 2022 à 13:29  •   83528

Salut @Kobayashi 🙂

citation :
Bon les gars, c'est bien gentil tous ces détails croustillants, mais pour un néophyte lambda, ça reste du martien.

Je comprends tout à fait ce que tu veux dire. Je ne suis cependant pas tout à fait aligné sur ta position à ce sujet. Il y a bien évidemment plusieurs niveaux d'appropriation de ces informations et connaissances autour de Linux, mais quand les personnes sont vraiment intéressées, elles entrent vite dans le sujet, posent quelques questions et prennent tout aussi vite leurs marques. ......Sont pas si bêtes!! 😄

Ce qu'il faut surtout, au début, c'est une question = une réponse à la fois. Et ensuite, comme avec des briques sur lesquelles on peut construire, ça va très vite.

A moins d'avoir eu un parent qui t'infuse l'esprit Linux dès les premiers biberons, on a tous et toutes été des martiens quand il a fallu passer le "Windows" par la "fenêtre". (enfin, façon de parler... 😋 )

citation :
Précision intéressante, narrée ci-dessus par @-Hinenao, même du vieux matériel (10-12 ans maxi quand même), peut très bien fonctionner avec Linux, inclus les imprimantes pour lesquels il n'y a plus de drivers Windows.

Et même plus de 10 ans 😄, car j'ai aussi du "20 ans" à la maison (Althon 2600+ mono coeur, sous Jessie). Le tout est de le faire tourner avec un gestionnaire de fenêtres assez léger, et ça passe...

Par contre ce que tu dis est vrai concernant les drivers d'imprimantes/scanners génériques. Des fois, c'est plus facile de faire tourner une vieillie à picots avec un Linux que de devoir rechercher les drivers de Windows 98SE. 😋 Cependant, pour les imprimantes très très récentes, là, il faut généralement être un peu patient si ça ne rox pas tout de suite nickel. 🙄 C'est pour ça d'ailleurs qu'on a vu des paquets comme hplip (pour HP) finir par émerger dans les sources non-free. Et parce que c'est mon cas pour le taf, on peut même coupler un photocopieur numérique à Linux que ce soit en IP ou en USB. Ça demande un peu de travail pour fonctionnner sans jamais faire d'histoire, mais c'est possible. 🙂

Bonne journée, Kob'.
A plus tard.


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