Histoire et sciences humaines

Ces contradictions insupportables

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Ces contradictions insupportables
Juliette...le 08 août 2020 à 16:10

Ces traits hérités de papounet, de ne rien lâcher, de mamounette, de tenir tête, qui doivent cohabiter avec cette nature douce comme un duvet d'oisillon, reçue de D... enfin, bon, disons que ça n'est pas la question...
La question, c'est: où est mon noyau intrinsèque? De quoi est-il fait? De quoi se nourrit-il? Vers quoi tend-il? 😄

A-t'on vraiment besoin de chercher à répondre à ces questions? Non! Pas plus urgemment, en tous cas, qu'à celle qui s'enquiert de ce qu'on mettra dans l'assiette ce soir... Mais, faire le tri, une fois que l'on en est capable (approximativement vers 45 ans grosso merdo), fait partie des plaisirs de la vie (quand on a rien de plus urgent à faire, ça va sans dire) susceptibles de venir gratifier( le pouvoir que confère la reprise en mains de "soi-même") tout individu arrivé, à un moment donné, à un point d'achoppement particulièrement "révélateur". Oui, c'est vrai, je suis comme ça... J'ai tendance à... Mais par contre, punaise, qu'est-ce que je... bien!
Ben, dans tout ça, qu'est-ce qui m'a l'air d'être vraiment bon? Et alors, si en plus, c'est inscrit en moi, dans mon empreinte ADN, ça, c'est cool! Ben, ça fait un point. Oui, un point seulement. Non, tu ne peux faire valoir tes points à carrefour, désolée!
Bon ben, par exemple, si tu as, malencontreusement, récupéré des avoirs de ton père qui avait tendance à rabaisser la galerie, que tu hallucines lorsque ton gamin de six ans, on va dire vivant, non, on va dire ultra vivant, te conseille, sic, de t'extraire de ton énervement à caractère infantile, et que tu lui as dit "ptit con", avant de te reprendre bien sûr, pour lui assurer que non, franchement, si on veut parler de cons, on mettra des milliards d'années avant de penser à lui, à partir du moment où tu as repéré le problème, déjà, c'est deux points!

Bon, bref, de quoi est-on fait? Peut-on aspirer à changer notre matière? L'amollir, la durcir? Adoucir ou affirmer ses tons? ...

Maele 08 août 2020 à 16:16   •  

C'est l'éternelle question de l'inné et de l'acquis... et en effet je te rejoins après la quarantaine on commence enfin à se connaitre et à cerner d'où nous viennent nos traits, de là à se voir "de loin", et réussir à cerner ce que l'on veut en faire...
Déjà de quoi as-tu envie ou besoin? Que rejettes-tu? De là tu cernes un peu plus les points à enlever ou améliorer ou mettre en valeur, tu n'es de toute façon pas "inappropriée " si tu es là...

Juliette...le 08 août 2020 à 18:46   •  

C'est bizarre, je sais que J'ai commis ce post, mais, après coup, j'ai l'impression qu'au moment où je l'ai fait, j'étais Abderianisée* 😶 (* possédée au point de parler l'@Abderian)

Abderianle 08 août 2020 à 20:40   •  

😄 @Juliette
Je vais croire que j'ai une influence terriblement maléfique sur le forum. Si ton prochain post devient métaphysique et en acrostiche, comme l'appelait @Daria de ses voeux, @Aurel finira par me mettre en quarantaine pour contagiosité verbale élevée.
Oh, dire que je ne figure même pas encore dans le Code Pénal !
Mh... encore un trou dans mon existence, 'pour sûr ! 😈

Quant au fond du sujet, et en bon... existentialiste, disons, mes réponses à tes questions sont affirmatives. Les Stoïciens tenaient la volonté pour une merveille directrice, en sorte qu'avec assez de force intérieure il était possible de rejeter les vénéfices qui pourraient nuire à notre âme et qui viendraient d'elle. Hélas, cela ne suffit pas : il faut aussi des outils, émotionnels et conceptuels, pour concevoir et travailler les distinctions, mesurer l'agrément qu'on a vis-à-vis d'un comportement, d'une réaction, d'une philosophie de l'existence ou d'un projet.
Et c'est là où il est intéressant de tester, car ce protocole-là, surtout si tes aïeux l'ont manqué, ce sera à toi de le trouver. Poésie ? Philosophie ? Spiritualité ? Amis ? Relations ? Chocs traumatiques ? A toi de voir et composer le cocktail propre à te faire planer au-dessus de tes mauvais démons pour les exorciser.
D'autres recourent à des contournements ou à des "distractions", au sens pascalien. Cela peut calmer les symptômes, mais le mal reste présent.

Et je pense qu'on devrait pouvoir troquer des points de spiritualité pour des cadeaux dans les hypermarchés. Faudrait faire un Black Mirror là-dessus... La question bien sûr reste : qu'est-ce qu'un saint achèterait pour son compte ?
--- Ah, je vous entends déjà venir avec vos homophones ! ---
Bref, la société de con-sommation. 😋


P.S. : La vérité sort de la bouche des enfants.
P.P.S : Je le sais, j'en suis un moi-même ! 😇

Dariale 09 août 2020 à 02:11   •  

Salut Juliette,

Eh ! Peut-être n'a-t-on pas de noyau intrinsèque ?
Tout cela repose sur une idée solidifiée du
Soi, un mental en bois : c'est un peu burlesque*.
Il se peut que l'identité ne soit que récits, admis ou insus,
L'histoire de son passé, celle qu'on a lentement tissée,
Il s'agit de tricoter les faits, de se façonner sujet d'un destin,
Dire alors le moi consolidé, présenter à tou·te·s un je régulier,
Eh quoi ! N'est-il vrai qu'en faire un objet stable rend serein ?
N'est-ce pour cela que, de nous, humains,
Toujours et partout, nous parlons en vain ?
Imaginez ce que serait un monde sans ces durables caractères
Théorisés dans le beau style par le regretté La Bruyère
Eh bien, le vertige vous saisit-il ?
N'hésitez vous pas dès lors à faire confiance, vous sentez-vous tranquille ?
Et voilà, pourquoi, selon moi, on invente au soi un jeu
Xavier se croit brave, Juliette est douce, Bertrand farceur et je se ment un peu
Il se peut, voyez-vous, que nous ne soyons que l'écume surnageant au gré des courants
Si le vent souffle, c'est la dispersion. Est-il un soi à l'abri de son effondrement ?
Tout cela cependant n'est presque rien dire, si l'on oublie que s'adosse
Aux récits du soi, une promesse : celle ou celui qu'on conte devenir**
Ici s'engager devant soi et face aux autres « Plus jamais ce mot, juré gosse ! »
Tardivement, quelquefois, on réalise l'effort constant, on peine à s'y tenir
Précisément, comme si nous étions le « je » de flots impossibles à prédire
Avec quelle détermination cependant, ensuite, la parole est encore donnée !
Soit. Il se peut que sur l'eau, l'écume, parfois, choisisse de voler.

(*) Ne le prends pas mal Juliette, c'était pour la rime ^^
(**) 😋
PS : Et voilà, Abderian, on va dire que j'ai rempli le contrat. Maintenant, au repos j'ai droit :).

Abderianle 09 août 2020 à 08:19   •  

Amazing! 😄
Wouh, poésie cadencée, rythmée, audacieuse et métaphysique --- et même, ontologique ! ---, s'il y a des âmes de vers éprises, j'affirme catégoriquement qu'elles ont de quoi jouir ici d'une sonate exquise !
@Daria, t'en envoies ! 😄

Et si un petit footing ne te désespère, alors vous pourrez tenir ceci pour un commentaire :

@Daria, tu as bien raison de rappeler
Qu'en sa maison on est toujours gouverné ;
Mais le récit, petit Ricoeur, auquel tu renvoies
Et qui mettrait notre âme dans les rets de ses lois,
Ce récit qui nous guide et les idéaux que l'on se veut
Ne sont-ils pas de causes extérieures, au mieux ?
Ici le Père, là des promesses faites dans l'expérience
Des désirs mimétiques et de rares insolences
Quelques protestations comme des cicatrices de l'adolescence
Et une dureté de soi qui reste comme une lourde absence.
Ce tricot-là, tu as raison, est un bien un singulier patchwork
Mais quand les mailles s'effilent et que les couleurs s'extorquent
On sent bien qu'on a maille à partir avec un soi d'emprunt
Et c'est qu'il faut pour le condamner un Soi plus hautain
Une sorte de député qui revendiquerait pour lui seul
Le vote réel de l'assemblée et la représentativité exquise
Un rejet catégorique des censures venues d'un aïeul
Et la liberté de se définir dans l'autonomie consciente & promise ;
Il n'est donc point stable, lui-même, mais plutôt un grand tribun
Un Mélanchon systématique qui souligne tout ce qui n'est pas bien ;
Et pourtant souvent sous les déterminations son combat reste vain
Car souvent à son insu, ce Mal même, on l'entretient ;
Plus que donc de parler en vain, on se fait un peu marionnette
Agité(e) par des tempêtes et empêtrés dans nos ficelles
Et c'est alors qu'à quarante ans ou plus on fait la tête
En se rappelant que, foetus, on avait bien moins d'ailes
Et maintenant qu'ontologiquement le ciel reste ouvert
C'est notre conscience fermante qui rive nos pieds à la terre !
Le soi peut bien éviter le je, le jeu d'être dispersé
La crainte de finir en cendres à peine consumées
Mais être soi est une affaire aussi sérieuse qu'ennuyeuse
Quand le vent vient de dos et qu'il nous demeure contraire ;
Aristote conseillait donc des amis utiles et solidaires
Un reflet de soi et une aventure toute singulière
Une balise comme un bien et un juste nécessaires
Pour donner à ses rêves une emprise moins éphémère.
Toute cette ontologie aux prises à mille événements
J'y vois une chose simple : un grand énervement.
Pourquoi le monde n'est-il pas moins galère ?
Pourquoi l'écume meurt-elle sur le pont de ma misère ?
Pourquoi les questions affligent-elles mon caractère ?
Pourquoi les enfants sont des nautoniers hors pair ?
Et pourquoi faut-il pour être soi une résilience
Que notre génome avec prodigalité ne dispense ?
Il faut avouer qu'à regarder le bal des hommes et des femmes
L'être humain va de travers et il tangue, vacille en son âme
Le conte et les visions sont plus accessibles dans la déraison
Jongler avec soi et la vie réelle, n'est-ce pas la plus difficile mission ?
Qui jouit vraiment de soi comme d'une auguste mousson ?

Juliette...le 09 août 2020 à 12:21   •  

Quel bonheur! Merci! :)

Evaderhaindile 09 août 2020 à 21:37   •  

J'avais oublié ,un instant comme il est bon d'écouter parler si justement des choses.j'avoue je découvre @Aberian,pour mon plus grand bonheur moi aussi.Juliette Quelle coïcidence...j'ai eu une conversation avec mon fils qui reprenait les mêmes questionnements de ma part.
Au plaisir devous lire
Eva?

Juliette...le 09 août 2020 à 22:11   •  

Coucou @Evaderhaindi! J'imagine que j'aurai ce genre de discussions avec mon fils, un peu plus tard 😍 (enfin, j'espère, il a six ans 😄 )

Evaderhaindile 09 août 2020 à 22:46   •  

@Juliette
Sans doute ,je l'espère en tous cas .Lui et moi avons une super relation.Nous communiquons bien ensemble.Sans la moindre idée d'autorité.
En même temps il a 35 ans!
C'est un grand!,pas vrai ? 😉

Evaderhaindile 09 août 2020 à 22:56   •  

Au fait ,suite à mes discussions nous sommes arrivés au fait qu'il faudrait
Revenir sur soi,pratiquer la résilience ,accueillir ce que nous avons été, quitter l'enfant qui es en soi,utiliser sa volonté ,son courage,son intelligence,sa sensibilité et puis comme le Phoenix "renaître de ses cendres!"POUR ETRE ENFIN SOI-MEME.!
EG

Abderianle 09 août 2020 à 23:00   •  

Salut @Evaderhaindi, et merci ! 🙂

Attention par contre, moi, quand j'aurai 35 ans, je ne me sentirai pas grand pour autant (oh diantre, et dire que c'est pour très bientôt !). Cela dépend franchement de ce qu'on fait, et pour ceux qui, comme moi, stagnent à la dizaine, ces enfants si grands... oh, que c'est effrayant !
Je loue d'ailleurs ceux qui en sont restés à la devise de Petit Bateau.
Donc, @Juliette, si je me prends comme étalon, ma foi, tu discuteras de tout ça dans... quatre ans ! 😉

Mais bref, je ne vais pas polluer plus avant la discussion ; mes excuses, @Juliette !

Juliette...le 09 août 2020 à 23:05   •  

Tu m'as, au contraire, fait beaucoup de bien avec ton analyse poétique @Abderian, et @Daria aussi.

Evaderhaindile 09 août 2020 à 23:10   •  

voir la vidéo
Allez juste un peu de philo,et je vous laisse entre potes!
😀

Abderianle 09 août 2020 à 23:41   •  

Et ici la version courte, ramassée et dynamique pour "Les Nuls" : 😄

voir la vidéo

Juliette...le 09 août 2020 à 23:57   •  

:D

Evaderhaindile 10 août 2020 à 00:24   •  

@Daria
Au fait bonsoir à Daria que je ne connaissais pas non plus et qui joue aussi de manière, très plaisante, avec les mots .
A Plus tard 😉

Amarle 10 août 2020 à 15:21   •  

@Juliette...
Que qualifies-tu de contradictions au final ? le fait que tu ne ressembles pas à tes parents ?
En quoi sont-elles insupportables ?

Juliette...le 10 août 2020 à 16:34   •  

Non @Amar, c'est le fait de reproduire certaines choses justement qui est insupportable. Et de se sentir comme dépossédé de "soi" lorsque ça arrive. Et, quand on jouit/pâtit d'une certaine "lucidité", et qu'il est question du bien être d'un enfant, de lui inculquer la plus grande confiance possible, certaines avancées paraissent encore plus lentes et laborieuses... Mais ça avance. Et j'ai prochainement un rdv prometteur avec une psy. J'aimerais ne plus jamais avoir à entendre ma voix sortir les mots de mon père pour aller se coller dans la tête de mon fils 😍

Amarle 10 août 2020 à 17:03   •  

Donc la contradiction consiste à avoir ta propre boite à outils de parent, quitte à sortir tout ce que ton père a mis dedans ?

Juliette...le 10 août 2020 à 17:39   •  

🙂 Oui @Amar, c'est un peu ça

Amarle 10 août 2020 à 17:54   •  

Mes parents ont eu des bon et des mauvais outils avec moi.
Mais, être parent moi-même m'a permis de prendre pas mal de recul avec mon expérience d'enfant.
Et quelque part, je fais un peu comme toi.
Je veux être parent à ma manière, selon mes convictions et ma vision du monde, sans reproduire les schémas de mes parents.

Dariale 11 août 2020 à 14:48   •  

Un grand merci @Abderian pour les compliments. C'est vraiment gentil. (Pour être franche, la réalité du processus d'écriture était moins flatteuse 🙄 . Plus jamais, même pour rire, je n'invoque l'acrostiche, je jure ;).
En tout cas, c'était vraiment très chouette de te lire. Bravo !
Et merci pour ces mots d'or, l'herméneutique psychanalytique si joliment déroulée et qu'on se plaît à relire, et la pluie de questions, toutes justes, pour initier la chute.
(Comme quoi, toujours avoir un Camus pocket sur soi, ça sauve ;)

@Juliette. Avec joie ! J'espère que tu as pu apaiser les choses avec ton fils :). (Peut-être, en lui expliquant d'où ça venait pour toi, dès fois ça aide les enfants de leur donner les clefs de sa propre vulnérabilité.) A bientôt !

@Evaderhaindi. Au plaisir aussi :). En tout cas, te lire m'a donné envie d'adopter un enfant de (déjà) 35 ans ^^ (Incidemment, ça me permettrait de devenir grand-mère rapidement et sans avoir à endurer TOUTES les fastidieuses étapes préalables ^^ - blagounette, ne pas prendre au 1er degré ^^).

Portez-vous bien, tou·te·s !

Juliette...le 13 août 2020 à 20:57   •  

J'aime mon père et ma mère. Je me sens plus proche de ma mère. Mais quand mon père "merdait" grave, elle ne m'a pas crue. Aujourd'hui mère, je constate l'énormité que représente les pensées du type "moi, quand j'aurai des enfants.... En gros, j'assurerai, forcément, on m'en a tellement mis dans la gueule..."

Ben non, niet, rien à voir! Te voilà amené à composer, bon an mal an, une tentative de mieux, de moins pire, de toi et l'enfant. Et moi, personnellement, c'est ça qui, non seulement me sauve, le sauve, nous sauve, mais même nous "délivre", nous expanse, lui et moi, c'est que ça se compose non stop, à deux. Bon, c'est vrai, moi qui fait marcher au pas les enfants avec qui je travaille, ben, avec le mien, je sais pas ce qu'il se passe, mes repères semblent inadaptés 😶 Mais quand on est "tranquilles tous les deux parce-qu'aucune attente de l'extérieur", on kiffe comme c'est pas permis 😍

Abderianle 13 août 2020 à 21:15   •  

Les liens affectifs et des vacances H24 avec les siens faussent parfois les rapports et donnent l'impression qu'il est plus compliqué d'éduquer ses enfants que ceux des autres. C'est d'ailleurs un point intéressant de trouver la juste focale entre l'amour spontané qu'on leur porte, la nécessité de les considérer pour "ceux" qu'ils sont, et le champ ouvert des possibles pour une évolution conjointe, vu qu'un bon parent doit au moins autant apprendre de ses enfants qu'un prof de ses élèves ou... qu'un homme en général de l'humanité.
Le parent n'est pas une série de portes fermées à clé que seul le maton en chef décide d'ouvrir à certains moments ; la vie est, me semble-t-il, et trop riche et trop courte pour marquer les âmes dans des couloirs. La parentalité est au moins autant une évasion hors de soi que l'opportunité pour les bambins d'une évasion vers la vie.

Cela me rappelle d'ailleurs, en partie pour l'humour et les expériences délirantes, et les parentalités classiquement difficiles, cet opus :

voir la vidéo

Amarle 14 août 2020 à 11:30   •  

@Juliette... faire moins pire que ses parents, c'est une pensée qui me vient encore aujourd'hui. Mais avec le temps, et l'aide d'une psy, je nuance cette comparaison.
En bas âge, j'avais tendance à m'achopper sur les mauvais souvenirs de mon éducation pour rebondir sur un chemin + vertueux pour mes enfants.
Et ce faisant, j'ai perpétué cette mécanique du - vers le +, le moins étant un truc négatif qui me reste de mes parents concernant mon éducation.
A un moment, je me suis surpris à finalement revenir aux -. Comme une boucle infernale. Précisément ce que je voulais éviter.
Et là grosse déception, gros doute sur moi-même.

Mais en relisant mon enfance, avec l'aide d'une psy, j'ai trouvé des supports - et +. Et finalement, j'ai peu à peu modifié l'image de mon éducation, en l'équilibrant un peu plus par les bonnes choses qui ne sont pas forcément restées dans ma mémoire. A partir de là j'ai aussi relevé mon estime de ... moi.

Au final, je me mets (un peu) moins la pression et je laisse de + en + mes enfants trouver leur voie seuls.
Et ça me fait moins de boulot 😈

Juliette...le 14 août 2020 à 12:00   •  

🙂


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