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Culpabilité rime avec irresponsabilité... Qu'en pensez-vous?

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Culpabilité rime avec irresponsabilité... Qu'en pensez-vous?
Juliette...le 16 janvier 2020 à 20:47

Juste une question que je me pose. Et que je pose bien sûr à tous ceux d'entre vous qui auraient tendance à se lamenter intérieurement du fait de se sentir toujours coupables.
Moi, quand j'agis, quand je prends le taureau par les cornes, quand je décide que là, c'est bon, j'en ai marre de subir le monde selon les autres, benh, bizarrement, je me sens moins coupable.
N'y aurait-il pas un lien (un peu malsain) entre cette inaction (en gros, acceptation de ce qui se fait et non action en vue d'un changement) et donc culpabilisation, et le fait de ne pas être capable d'endosser la responsabilité?
Je suis sûre que, pour certains, ce que j'avance là ressemble à une évidence. Mais quand-même, pour ceux-là, au quotidien, êtes-vous sûrs d'être au clair et de contrecarrer à chaque instant cette évidence?
La culpabilité ne sert-elle pas de sas à l'envie d'agir non encore capable de le faire?

Merlinle 16 janvier 2020 à 21:16

voir la vidéo

Plus sérieusement... La culpabilité n'est-elle pas un sentiment né d'une transgression d'un code (moral, légal...) donc lié à un environnement culturel ? Ce que tu décris comme de la culpabilité, est-ce par rapport à tes propres valeurs ou à celles que les autres tentent de t'imposer (peut-être avec succès) ?

Juliette...le 16 janvier 2020 à 21:23

Ce dont je parle là @Merlin, c'est effectivement de la difficulté de se faire confiance (baignant dans des establishments) mais surtout d' une dérive qui peut vite et longtemps rester inconsciente. On se sent tellement comme un gros pavé prêt à se jeter dans la mare et à éclabousser mais, en même temps, on est tellement peu sûr de soi, et tellement envahi par le "mal" qu'on pourrait faire aux autres (ici, comprendre surtout mal= décontenancer, secouer, ébranler, mais qui peut perdre certains, tellement ils ont pris soigneusement l'habitude de ne pas bouger d'un poil)

Fropople 16 janvier 2020 à 23:46

citation :
Ce que tu décris comme de la culpabilité, est-ce par rapport à tes propres valeurs

Je rejoins cette vision de culpabilité envers ses propres valeurs. peut être celle-ci se base en partie sur celle qui sont communément admise et que donc l'on s'impose par mimétisme ou ignorance de ce qui compte réellement pour nous. Ce que je veux dire, c'est qu'une inaction, un remords (donc une certaine forme d'irresponsabilité, de ne pas s'assumer) provoque, à mon avis, bien plus de culpabilité, consciente ou pas (et c'est d'autant plus pernicieux dans le second cas) qu'un regret qui n'a lui par nécessairement de dimension de culpabilité.
Euh en fait j'ai peur de faire des mic-mac de sens entre les termes remort, regret, et le poids des normes sociale dedans... (#le mec qui arrive pas a assumer son avis 😶 😂 )

remanule 17 janvier 2020 à 07:44

😄
Oui je sais pas cest un sujet compliqué.
J'ai toujours culpabilisé beaucoup,pour tout et pour rien.
Un mot gentil que je n'aurais pas dis,ou trouvé.
Un mot en trop,blessant,alors que je ne voulais pas.
Une situation qui ne se passe pas comme prévu,et,pour moi,tout est de ma faute (alors que rien ne le prouve,c'est juste moi qui m'auto flagelle!)
Et c'est vrai que ca devient vite un cercle vicieux,dès qu'il se passe un truc c'est de notre faute,rien a faire,on est un boulet ambulant.
A cause des normes qu'on nous impose,ou juste sois même je ne sais pas.
Mais tout doucement j'ai un peu réussi a "casser" ce cercle.
Je crois avoir compris que l'on ne peux pas etre responsable de tout.
On fait ce qu'on peut,ou même veut,et le reste ne dépend pas de nous.
Si on aide quelqu'un et que ça marche tant mieux.Si ça ne marche pas ça peut aussi dépendre de plein d'autres facteurs.
On aura fait ce qu'on à pu,et c'est déjà beaucoup.
En fait je crois que c'est en comprenant que tout ne dépend pas de nous que l'on arrive a aller mieux sur notre culpabilité.

Asacksle 17 janvier 2020 à 19:06

Je ne sais pas si je comprends bien ta question @Juliette, mais si il y a irresponsabilité dû au fait que l'on ressente de la culpabilité, je dirai que c'est de l'irresponsabilité envers nous-même, oui.

Pour moi, le fait de se "soumettre" à d'autres valeurs que les nôtres et de culpabiliser lorsqu'il y a une tentative (souvent timide) de les affirmer, revient à ne pas prendre suffisamment notre propre vie en mains en accord avec nous-mêmes.

Arff c'est du vécu encore bien d'actualité me concernant !

Tout à fait d'accord avec toi @remanu !

catiminile 17 janvier 2020 à 22:52

Remanu, j'aurais tendance à avoir ton raisonnement. Déjà se demander si cette culpabilité est la conséquence d'un manquement ou à une propension à s'auto flageller.

Exemple : Hiver 85. 40 cm de neige sur une grande partie de la France. Ma soeur m'appelle :" T'as vu ? C'est génial ! On fait même du ski de fond dans le terrain devant la maison et quelle beauté !"
Moi : "T'as vu ? Tous ces gens mal logés, comment s'en sortent-ils ? J'en suis malade. Non, je n'ai pas vu ce blanc immaculé dans le jardin .. je ne vois que les oiseaux qui réclament. Je leur porte des graines trois fois dans la journée mais ce ne n'est pas jamais suffisant .."

Qui a raison ? Qui a tord ?
Bouteille à moitié vide ? Bouteille à moitié pleine ?
Personnalité égoïste ou humeur légèrement dépressive ?

Juliette...le 17 janvier 2020 à 23:21

Mille et une culpabilités... Mille et une attaches en arrière. Donc en "sécurité". Je pense à ma famille, ma mère, ma tante, le père de mon fils. Envie de partir et "d'imposer", de m'imposer entièrement ma façon de voir les choses, de les appréhender, de vivre. Mais, dépendante. Parce-que je ne sais "laisser tomber" personne et que je flippe de prendre réellement les commandes. Forcément, tout ça, ça gêne aux entournures 🙂

remanule 18 janvier 2020 à 06:46

@catimini je pense que personne n'a eu raison, et personne n'a eu tord.
Vous aviez deux personnalités différentes.
Le tord aurait été de ne pas s'écouter.
Tu as eu raison de nourir les oiseaux,et ta soeur a eu raison de s'éclater 😉
@Juliette... J'étais comme toi avant,vraiment.
Mais aujourd'hui je me dis que,en plus de me faire du mal,je crois que les autres n'ont pas toujours besoin de notre aide,ou de nos "organisations".
Juste notre présence leurs suffit,c'est parfois tout ce qu'ils demandent.
Lâcher du lest,c'est la clef! 😄


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