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La douance en littérature (personnages de roman, ou auteurs)

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La douance en littérature (personnages de roman, ou auteurs)
Julienle 10 mai 2019 à 11:15

Sur suggestion de @caroldanvers, suite à la création d'un post intitulé "La douance sur vos écrans (Films-Séries-Animés)" crée par @Kalimalicia (merci à toutes les deux !) :

Pour reprendre les termes de @Kalimaliacia : nous proposons ici de faire "un listing d'observations de personnages possédant les caractéristiques de la douance (HP, Zèbre, surdoué... Qu'importe bien le terme et le degré final)" dans la littérature et l'écriture.

Julienle 10 mai 2019 à 11:44   •  

Permettez-moi ainsi d'ouvrir le bal, en citant un passage d'un essai qui traite d'un sujet qui m'est tout personnellement obsessionnel, et qui pourrait (je vous le demande ?) constituer l'une des nombreuses "caractéristiques" de la "douance" ?

"Bouleversé par la lecture d'un entrefilet dans le journal où un pur-sang était qualifié de génial après une sensationnelle victoire aux courses, Ulrich, le héros de "L'Homme Sans Qualités", renonce à toute ambition de carrière et de gloire ; il ne veut pas qu'on puisse le prendre pour un cheval. Musil projette dans Ulrich sa propre expérience ; l'idée d'écrire "L'Homme Sans Qualités" lui serait venue en entendant une femme s'exclamer qu'un cheval était génial.

"L'Homme Sans Qualités", en effet, pourrait se définir comme la quête éperdue de la stricte adéquation des mots et des choses. Car quelle est la question que se pose Ulrich après que la phrase insane a attiré son attention, sinon celle-ci : qu'est-ce qu'une société où l'on peut qualifier un cheval de génial ? Un cheval génial est-il encore un cheval ? Si un cheval peut être génial, que signifient les termes "génie" et "cheval" ? En appliquant à un animal un terme réservé à la catégorie des humains, la notion même d'humanité ne s'en trouve-t-elle pas abolie ? En tous cas, lui qui aspirait au génie s'en trouve découragé.

Musil a été témoin d'un glissement du sens des mots, qui, favorisant l'amalgame, rendait possible tous les excès, toutes les licences. Il a senti que le phénomène n'avait rien d'anodin. Le nazisme était en germe dans cette dérive linguistique. Le roman de Musil doit donc s'interpréter comme une réponse à cette perversion. Il ne se passe rien dans "L'Homme Sans Qualités" sinon la confrontation du héros à la malédiction des fausses désignations auxquelles il tente d'échapper en échafaudant des théories qu'il ne peut jamais mener à leur terme en raison de l'impropriété du langage. L'action se borne aux diverses expériences qu'Ulrich fait de l'inanité du langage moderne sur les différents plans du réel.

En fait, Ulrich poursuit l'ambition chimérique de concilier les deux formes nécessairement partielles de l'appréhension du réel : celle qui, constituée par l'art, "souple logique de l'âme" se déployant sur le mode de la métaphore, reconnaît la parenté entre toutes choses et s'érige en principe de fusion intuitive avec le monde et celle qui, régie par la loi de la pensée rationnelle et gouvernée par le principe de la correction, est recherche de l'adéquation entre les choses et leurs qualifications, et dépouille de la sorte le monde de sa magie. Le drame d'Ulrich est qu'il ne parvient pas à fondre ces "deux troncs de l'arbre de la vie" dissociés par la perte de la foi, en une synthèse harmonieuse."

"La Chine est un cheval et l'Univers une idée"
Jean Lévi.

Aluminele 10 mai 2019 à 12:55   •  

Pour les personnages à l'intelligence atypique, il y a la trilogie "phaenomen" d'Erik L'Homme... Ça raconte la vie de quatre jeunes, tous atypiques d'une façon différente, qui s'échappent d'un centre dans lequel ils étaient enfermés. Ça reste de la littérature jeunesse, mais au travers des questionnements sur les façons de penser et la subjectivité des perceptions c'est très intéressant.
D'autant que je me souvienne, l'un des personnages avait une forme d'autisme accompagnée d'une mémoire photographique, un autre était un surdoué, et les autres j'ai du mal à les décrire, pour en savoir plus allez donc lire ces livres, qui sont en plus écrits d'une façon agréable à lire.

TomPhallosle 10 mai 2019 à 14:07   •  

Je n'apprécie pas son créateur mais "final black out" et "terre, champs de bataille" de L.R. Hubbard, Asimov et ses robots, Jules Vernes la totale, le cycle de Cthulhu, Terry Pratchett et son disque monde, Maupassant et ses folies, Amélie Nothomb et ses angoisses, Bernard Werber et ses illuminations.... ce genre de trucs étranges. J'avais bien aimé les accords toltèques aussi.


voir la vidéo

Julienle 11 mai 2019 à 11:44   •  

"Comment je suis devenu stupide", de Martin Page :

Il avait toujours semblé à Antoine avoir l'âge des chiens. Quand il avait sept ans, il se sentait usé comme un homme de quarante-neuf ans; à onze, il avait les désillusions d'un vieillard de soixante-dix-sept ans. Aujourd'hui, à vingt-cinq ans, espérant une vie un peu douce, Antoine prit la résolution de couvrir son cerveau du suaire de la stupidité. Il n'avait que trop souvent constaté que l'intelligence est le mot qui désigne des sottises bien construites et joliment prononcées, qu'elle est si dévoyée que l'on a souvent plus avantage à être bête qu'intellectuel assermenté. L'intelligence rend malheureux, solitaire, pauvre, quand le déguisement de l'intelligence offre une immortalité de papier journal et l'admiration de ceux qui croient en ce qu'ils lisent.

(...)

Il avait peu d'amis, car il souffrait de cette sorte d'asocialité qui vient de trop de tolérance et de compréhension. Ses goûts sans exclusive, disparates, le bannissaient des groupes qui se forment sur des dégoûts. S'il se méfiait de l'anatomie haineuse des foules, c'est surtout sa curiosité et sa passion ignorant les frontières et les clans qui en faisaient un apatride dans son propre pays. Dans un monde où l'opinion publique est enfermée dans la réponse à des sondages entre oui, non et sans opinion, Antoine ne voulait cocher aucune case. Être pour ou contre était pour lui une insupportable limitation de questions complexes. En plus de cela, il possédait une douce timidité à laquelle il tenait comme à un vestige enfantin. Il lui semblait qu'un être humain était si vaste et si riche qu'il n'y avait pas plus grande vanité en ce monde que d'être trop sûr de soi face aux autres, face à l'inconnu et aux incertitudes que représentait chacun. Un moment, il avait eu peur de perdre sa timidité et de rejoindre la troupe de ceux qui vous méprisent si vous ne les dominez pas; mais, par une volonté acharnée, il sut la conserver comme une oasis de sa personnalité. S'il avait reçu de nombreuses et profondes blessures, ça n'avait en rien durci son caractère ; il gardait intacte son extrême sensibilité, qui, comme une phénixienne chair de soie, renaissait plus pure que jamais à chaque fois qu'elle était abîmée et meurtrie. Enfin, si, raisonnablement, il croyait en lui-même, il s'efforçait de ne pas trop se croire, de ne pas trop facilement
acquiescer à ce qu'il pensait, car il savait combien les mots de notre esprit aiment à nous rendre service et à nous réconforter en nous dupant.

(...)

Observant combien la pensée des personnes saoules était vague et détachée de tout souci à l'égard de la réalité, combien leurs phrases se satisfaisaient de l'incohérence et, pour couronner le tout, qu'ils avaient l'illusion de débiter de superbes vérités, Antoine décida d'adhérer à cette philosophie prometteuse. L'ivresse lui semblait le moyen de supprimer toute velléité réflexive de son intelligence. Ivre, il n'aurait plus besoin de penser, il ne le pourrait plus : il serait un rhéteur d'approximations lyriques, éloquent et volubile. L'intelligence au sein de l'ivresse n'aurait plus de sens ; ses amarres lâchées, elle pourrait faire naufrage ou être dévorée par des requins sans qu'il s'en soucie. Rires sans cause, exclamations absurdes, en état d'ébriété il aimerait tout le monde, il serait désinhibé. Il danserait et virevolterait.

Oh, bien sûr, il n'oubliait pas la part sombre de l'alcool : la gueule de bois, les vomissements, la cirrhose à l'horizon. Et la dépendance. Il comptait bien devenir alcoolique. Ça occupe. L'alcool prend toute la place dans les pensées et donne un but dans le désespoir : guérir. Il fréquenterait alors les réunions d'Alcooliques Anonymes, raconterait son parcours, serait soutenu et compris par des êtres de son espèce applaudissant son courage et sa volonté de décrocher. Il serait alcoolique, c'est-à-dire quelqu'un qui a une maladie socialement reconnue. On plaint les alcooliques, on les soigne, ils ont une considération médicale, humaine. Alors que personne ne songe à plaindre les gens intelligents : « Il observe les comportements humains, ça doit faire de lui quelqu'un de bien malheureux », « Ma nièce est intelligente, mais c'est quelqu'un de très bien. Elle veut s'en sortir », « À un moment, j'ai eu peur que tu deviennes intelligent. » Voilà le genre de réflexions bienveillantes, pleines de compassion, auxquelles il aurait eu droit si le monde était juste.

Mais l'intelligence est un double mal : elle fait souffrir et personne ne songe à la considérer comme une maladie. Être alcoolique serait une promotion sociale en comparaison. Il souffrirait de maux visibles, avec une cause connue et des traitements prévus. Il n'existe pas de cure de désintoxication pour l'intelligence. Autant la pensée conduit à une certaine exclusion, par la distance de l'observateur avec le monde observé, autant être alcoolique serait un moyen de trouver une place. Et être parfaitement intégré dans la société, si ce n'est déjà fait naturellement, cela ne peut être que le voeu d'un alcoolique. Grâce à l'alcool, il n'aurait plus cette retenue vis-à-vis des jeux humains, et pourrait tranquillement s'y couler.

LibertEchEriele 11 mai 2019 à 12:54   •  

Et ben, c'est du lourd bien bon! Merci Julien!

fg627219le 11 mai 2019 à 13:39   •  

Je vous recommande "to kill a mockingbird" de Harper Lee. L histoire de Scout, une petite fille qui a appris à lire seule et qui nous livre ses observations sur l Amerique rurale et sudiste des années 30.
Je me revois étant petite. C est troublant et très émouvant et écrit avec beaucoup d humour.
Par exemple, un jour elle se rend à la messe avec la gouvernante de la maison dans la paroisse de cette dernière et decouvre un autre monde. Malgré tout elle remarque aussi une ressemblance durant le sermont " Bootleggers caused enough trouble in the Quarters, but women were worse. Again, as I had often met it in my own church, I was confronted with the Impurity of Womon doctrine that seemed to preoccupy all clergymen".

fg627219le 11 mai 2019 à 13:40   •  

Women pardon

TomPhallosle 16 mai 2019 à 14:54   •  

Le rouge ou le noir

LibertEchEriele 16 mai 2019 à 19:24   •  

Tous les écrivains ne font-ils pas de leurs héros des surdoués quelque-part?
Gagnants ou perdants, les personnages principaux, nourris de l'être de l'auteur, outrancés de ses délires, se retrouvent bien souvent dotés ou affublés, mais marqués de traits atypiques, non?

Julienle 16 mai 2019 à 19:39   •  

@LibertEchErie

Je sais pas pourquoi mais ta remarque me donne envie de placer du Bukowski ici :)) qui était assurément hypersensible !

"J'avais des dons, ouais ; je suis doué. Parfois j'regardais mes mains, en me disant que j'aurais pu être pianiste, ou un truc comme ça. Mais au final qu'est c'que j'ai fait d'mes mains ? Me gratter les couilles, remplir des chèques, nouer mes lacets, tirer la chasse... J'ai fait du gâchis de mes mains. Et de mon esprit, aussi."
"Pulp"

"Il faut traverser l'enfer pour mettre un terme à ce genre de vie, et je crois que je n'y arriverai jamais, c'est comme écrire de la poésie, il m'est apparu que je ne peux m'en tenir à l'écart très longtemps, et je suis certain de ne pas pouvoir écrire de roman, pas en tout cas de la façon dont je l'entends, écrire un roman me semble n'être rien d'autre que du TRAVAIL, un concept grandiose qui repose sur du bavardage, et je pense que la poésie, bonne ou mauvaise, est la seule activité qui puisse m'éviter de devenir encore plus fou."
Correspondances 1958 - 1994

LibertEchEriele 16 mai 2019 à 20:10   •  

Bukowski, je prends! 😄

ciflorettele 16 mai 2019 à 22:08   •  

Jean Valjean

TomPhallosle 16 mai 2019 à 22:10   •  

don quichotte

ciflorettele 16 mai 2019 à 22:16   •  

Adamsberg

TomPhallosle 16 mai 2019 à 22:18   •  

Dante

ciflorettele 16 mai 2019 à 22:20   •  

Jésus

TomPhallosle 16 mai 2019 à 22:21   •  

Raoul Razorbak

TomPhallosle 16 mai 2019 à 22:21   •  

ou Shiva / Kali (Rudra)

TomPhallosle 16 mai 2019 à 22:22   •  

on est toujours dans la littérature ?

ciflorettele 16 mai 2019 à 22:25   •  

En quelque sorte

TomPhallosle 16 mai 2019 à 22:26   •  

alors Prométhée/Epiméthée ! Enki/Enlil. Sugaar/Mari. J'aime bien Thoutmosis III et sa soeur aussi. Ou Bran, chiron, Cernunos, Orphée, Erychtonios, Ulysse, Lionardo, Vauban, Siddhârta, Ryujin, alexandre, Galilée, Ptolémée, Cyrius, Mahomet, ammamou, de molay, St jean baptiste et Jacques le majeur.... Tellement de visages.

Julienle 16 mai 2019 à 22:43   •  

"...à Chidambaram, Shiva est le danseur, Nataraja. Il enseigne au travers de la danse car les mots sont trop littéraux pour pouvoir capter l'essence de l'intangible. Notre besoin de symboles est ici on ne peut mieux satisfait par la danse ; un livre occupe l'espace mais pas le temps ; un discours occupe le temps mais pas l'espace ; une danse occupe à la fois l'espace et le temps. Une danse peut être incarnée, vue et entendue. C'est une performance qui se manifeste à nos sens, éveille nos émotions et nos capacités d'analyse.

Pourquoi se sent-on comme la gazelle pétrifiée dans certaines situations, et comme le lion dominant dans d'autres ? Nous réalisons bientôt que des notions comme victime ou héro ne sont que des constructions de l'imaginaire, des histoires dans nos têtes, héritées de la société ; dans d'autres termes, elles sont maya, des constructions qui visent à nous renforcer face à la peur, des réalités subjectives qui nous font nous sentir plus forts.

La maya nous donne du sens, pour survivre dans ce monde, jusqu'à ce que Shiva, le destructeur, nous donne la force de dépasser la peur, et de nous affranchir de notre dépendance à des réalités subjectives, inventées de toutes pièces. Shiva nous aide à réaliser que les héros, les vilains, les victimes, sont des créations de la peur. Une fois la peur vaincue, il n'y a plus ni héro, ni vilain, ni victime. Shiva, le destructeur, offre sa sagesse pour dépasser la peur. Vient alors moksha, la libération."

"7 Secrets of Shiva"
Devdutt Pattanaik

TomPhallosle 16 mai 2019 à 22:46   •  

Avant Shiva et Kali, il y a Rudra, la roue, le complet. Ce ne sont la que des ressentis..Maya est pour moi l'intrication quantique. Comme si on "traversait" l'espace/temps avec le déplacement de la terre et du système solaire. Etant des observateurs soumis à la gravité, on ne peut que la ressentir. Mais comme un sportif en pleine action, un scientifique passionné, un peintre éclairé, un joueur de pétanque ou un amoureux transis, le temps peut nous paraître ralenti, et c'est comme si on pouvait l'entrapercevoir. Comme quand on tente (avec nos yeux limités en réception de photons) de suivre un point fixe sur le bord de la route en étant dans une voiture qui roule. Question de référentiel.

Lever le voile, c'est juste rendre plus visible des interprétations hermétiques devenues trop imagées de la complexité des forces et des cycles de la nature. Je tente, comme Perceval, de comprendre les différents codes que les hommes ont utilisé pour la traduire. Les codes sont proches car les hommes ont le même ciel. Comprendre et faire du lien est une entreprise vaste et confuse mais je pense que c'est cette connaissance (Sophia) qui nous permet de nous émanciper du carcan social pour devenir des êtres pensants. Par esprit communautaire, je laisse des traces de mon apprentissage.

En fait, je propose même une alternative sociale par la création d'une région française voire européenne (le long du méridien de Paris) prônant des valeurs humanistes et bioéthiques. Ce n'est qu'une utopie.

Julienle 16 mai 2019 à 23:01   •  

"Le rejet d'une domestication totale est symbolisé par la chevelure relâchée de Kali. Dans la tradition, une chevelure bien ordonnée est symbole de domestication, mais Kali Durga, pourtant habillée de manière raffinée, voit sa chevelure indomptée. Elle se tient à la frontière, entre nature et culture, accueillant notre peur d'une liberté sans aucun principe, comme celle de l'asservissement conséquent à un excès de lois."

"7 Secrets of the Goddess"
Devdutt Pattanaik.

Julienle 17 mai 2019 à 17:30   •  

@TomPhallos
"Lever le voile, c'est juste rendre plus visible des interprétations hermétiques devenues trop imagées de la complexité des forces et des cycles de la nature."

Donc si j'ai bien compris, ton attention se focalise surtout, d'abord, sur les "interprétations", les "codes", les "images" créés par les hommes, pour interpréter "la complexité des forces et des cycles de la nature" ? Non pas un "décodage" de la nature elle-même, mais si j'ai bien compris, un "décodage" des "codes" que les hommes ont imaginés, créés, pour comprendre la nature ? Une analyse de l'analyse ?

Perso, j'ai focalisé mon attention, ces dernières années, à sortir des "interprétations" humaines de la nature, qui sont infinies, comme les symboles et les mythes, et qui m'avaient finalement éloigné de la nature elle-même. Le télescope pointait vers le soleil, les mythes et légendes pointaient vers l'Inti, Amon-Ra, Helios, Dat-Badan, Apollon, le yang, mais j'avais fini par focaliser toute mon attention sur le télescope et les mythes associés au soleil, et en avais oublié le soleil lui-même.

J'veux du soleil ! :)

TomPhallosle 22 mai 2019 à 11:30   •  

Deux chercheurs de vérité se rencontrent par hasard. L'un, gentil et simple, suit inexorablement sa voie mais il la trouve de plus en plus monotone. Maniant la douceur de façon proverbiale, il se décrit comme un éveilleur de conscience, et ses outils principaux sont l'amour, l'humour et la simplicité.
L'autre est a la fougue d'un adolescent. Il semble même prendre plaisir à déranger les gens avec ses visions du futur et ses idées avant-gardistes. Le sourire bien campé au coin des lèvres, il ressemble à un enfant qui se féliciterait d'avoir fait quelque chose de bien. Il s'amuse à se décrire comme un ange qui se serait incarné sur la Terre afin de participer à la mission d'élévation des humains.
Cet ouvrage raconte la démarche de ces deux êtres que la Vie a réunis, le temps d'apprendre l'un de l'autre, de partager leurs expériences, leurs connaissances et leurs idées souvent diamétralement opposées. Le temps aussi de s'apprivoiser, de se sentir égal à l'autre... et le temps d'écrire ce livre. Nul n'est le disciple de l'autre, car les deux s'enseigneront mutuellement, chacun voulant devenir un maître égal à un autre maître. C'est donc le fruit de leurs découvertes qu'André et Yvon vous livrent ici pour que vous ayez, vous aussi, le goût de devenir des maîtres, ne fût-ce que de votre propre vie...
Deux façons d'être, deux façons de s'exprimer, l'une linéaire, l'autre tridimensionnelle. Mais un seul but : l'élévation de la conscience pour les habitants de cette bonne vieille planète qui est à la veille de subir d'énormes transformations.
Un grand ouvrage émaillé de réflexions précieuses et riche d'enseignements.

https://andreharvey.info/produits/quand-le-maitre-est-pret-le-maitre-apparait/

TomPhallosle 02 juin 2019 à 18:31   •  

Ma dernière lecture
Un voyage, un livre, une pensée.

https://www.fichier-pdf.fr/2011/07/18/jeremy-narby-le-serpent-cosmique-l-adn-et-les-origines-du-savoir/

Ce livre a produit un certain écho écho écho en moi et une forte envie de partage.

Merlinle 02 juin 2019 à 18:38   •  

Des théories intéressantes dans ce bouquin que j'ai du lire il y a une bonne vingtaine d'années (déjà!). Le rapport entre chamanisme et réalité "objective", les liens que les tribus "primitives" arrivent à établir avec la nature, tout ça est plutôt fascinant. A rapprocher aussi de l'épigénétique, peut-être... :)

Julienle 05 juin 2019 à 08:06   •  

"Il était moins scientifique qu'humainement amoureux de la science. Il voyait que, sur toutes les questions où elle se jugeait compétente, elle pensait autrement que les hommes ordinaires.

Que l'on substitue seulement à l'expression "conception scientifique" l'expression "conception de la vie", au mot "hypothèse" le mot "essai", au mot "vérité" le mot "fait", il n'y aurait pas une seule carrière de mathématicien ou de physicien notable qui ne dépassât de loin pour le courage et la puissance subversive, les plus extraordinaires hauts faits de l'histoire. Dans le domaine scientifique, il arrive à peu près tous les deux ans qu'un élément qui avait été tenu jusqu'alors pour une erreur, renverse brusquement toutes les conceptions, ou qu'une pensée insignifiante et méprisée devienne la maîtresse d'un nouvel empire de pensées ; dans ce domaine, de tels événements ne sont pas de simples renversements ; comme l'échelle de Jacob, ils conduisent au ciel. Dans le domaine de la science, tout se passe avec la même force, la même souveraineté, la même magnificence que dans les contes.

Ulrich sentait que les hommes ignoraient cela, qu'ils n'avaient même aucune idée de la façon dont on peut penser ; si on leur apprenait à penser autrement, ils vivraient aussi autrement.

Il lui semblait parfois qu'il était né avec des dons pour lesquels, provisoirement, il n'y avait pas d'emploi."

"L'Homme Sans Qualités"
Robert Musil


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