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Qui a lu Proust?

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Qui a lu Proust?
Beppele 30 janvier 2021 à 12:33

"Vu aujourd'hui [1971] l'exposition Proust, au musée Jacquemart-André. Au début, les photos de tous ces fantoches mondains m'ont inspiré du dégoût; puis, malgré moi, ils finirent par s'imposer, par acquérir de la réalité. Et, en sortant, j'étais ému. Au fond tous ces mondains qui méprisaient le «petit» Marcel, c'est uniquement grâce à lui que leur souvenir se perpétue. Si, à la comtesse Greffulhe, du temps qu'elle daignait à peine recevoir Proust, on avait dit que, grâce à lui, ses robes seraient, cinquante ans après, exposées pour tout le monde, quelle eût été sa réaction? Enfin, la chose est là: une de ses robes, royale celle-là, est une des choses les plus impressionnantes de l'exposition.
Ce qui est caduc dans Proust, c'est la poésie, les relents du style symboliste, l'accumulation d'effets, la saturation poétique. C'est comme si Saint-Simon avait subi l'influence des Précieuses. Je crains que dans cinquante, dans cent ans, les volumes d'À la recherche ne soient devenus illisibles."
Cioran, Cahiers, il y a 50 ans 😄

Barmanle 01 février 2021 à 21:18   •  

J'ai essayé... Mais honnêtement, je partage l'opinion de Céline sur le sujet.

Bouhhle 01 février 2021 à 23:40   •  

J'ai jamais osé. Je sais même pas pourquoi. Un ami était fan inconditionnel, à tout lu plusieurs fois, l'emmenait en voyage et tout.
J'essaierais un jour.

Etre_enfinle 25 mars 2021 à 12:46   •  

Ai commencé à 2 reprises, j'ai adoré.
Jusqu'à présent, j'ai buggué au 3ème volume, pourtant j'ai trouvé l'ambiance, l'univers, et l'écriture magique.
Je crois que je culpabilise d'être vu autant de temps à lire.
C'est sur ma todos list de m'y remettre une 3ème fois.

Bleuele 10 avril 2021 à 21:37   •  

Cela fait partie de mes rares rejets de lecture. Car totalement soporifique sur ma physiologie à 15 ans. Le seul, l'unique, capable de cette prouesse, à moi, indéfectible lectrice ! Une strophe, un dodo ! Je n'ai jamais pu revivre une telle expérience ?

Taglia-Tellle 11 avril 2021 à 10:10   •  

Proust, à part l'envie de manger une madeleine, il ne m'a pas apporté grand chose ... pas client 😴

Salmale 11 avril 2021 à 15:22   •  

A essayer pour ceux à qui cette lecture tient à coeur, un très bel enregistrement du premier tome par la lectrice Monique Vincens, sur litteratureaudio.com.
Le choix musical est parfait et sa respiration sur la phrase proustienne est tout aussi parfaite.
Une expérience en soi et hors du commun : respirer avec Proust sur l'amplitude de ses périodes ! 😄

Je vous conseille vraiment cette écoute et pour ceux qui ont du mal à s'endormir, succès garanti mais dans cette évanescence et cet onirisme si particuliers (voilà pourquoi j'ai moins accroché aux tomes suivants lorsque la dimension sociologique évince la rêverie).
Attention il y a plusieurs versions, Monique Vincens est la lectrice que j'ai préférée.
Bonne écoute !

Heirrynnle 15 avril 2021 à 14:24   •  

C'est pas de tout mon délire , puis l'histoire de la madeleine de Proust très peut pour moi , quand on sait se qui se cache derrière . C'est franchement pas ragoûtant

Salmale 15 avril 2021 à 22:32   •  

@Heirrynn
Malgré tout le mal que l'on peut penser de Proust, à condition évidemment de se donner la peine de justifier ses critiques au moyen d'arguments dignes de ce nom, il me semble qu'assimiler l'oeuvre à l'épiphénomène de "la madeleine" relève du réductionnisme le plus simplificateur.
Je trouve également consternant de produire des jugements à l'emporte pièce sur ce que l'on ne se donne même pas la peine de chercher à connaître.
Ceci étant dit, je suis loin d'être une adoratrice de Proust et n'en fais pas une religion.
En revanche, l'exigence intellectuelle et morale est une cause qui me tient à coeur. (Pardon, c'était le coup de gueule du jour...)

Heidile 15 avril 2021 à 23:59   •  

Qu'est ce qui se cache derrière la madeleine ? Je serais curieuse de le savoir, j'ai lu Proust mais j'avoue que j'ignore à quoi tu fais allusion.

J'ai lu la Recherche du temps perdu et d'autres textes il y a très longtemps, une découverte grâce à une prof de terminale, avec Céline. Après les textes des siècles précédents, étudiés au lycée, j'ai eu alors l'impression d'entrer dans une littérature nouvelle, non scolaire, une littérature d'adulte.
Sans cette prof qui nous avait donné "l'autorisation" de le lire, je n'aurais peut-être pas eu le courage de me lancer, comme le disait Bouhh je n'aurais peut-être pas osé à cause du côté monumental de l'oeuvre, aussi bien dans sa longueur que dans sa réputation d'oeuvre ennuyeuse pour intellectuels.

Pendant une longue période je n'ai lu que ça, j'avais piqué les Pléiades dans la bibliothèque de mon amoureux de l'époque. Il existe à la fin de l'ouvrage une sorte d'index, écrit par Proust lui-même je crois, une suite de titres souvent amusants qui renvoient aux différents passages du livre (sans figurer dans le texte lui-même), qui me donnaient envie de recommencer au milieu d'un des volumes, puis je replongeais pour 100, 200 pages.

J'en ai gardé un plaisir de lire (de temps en temps) les livres dans le désordre, en commençant au milieu pour lire jusqu'à la fin, puis reprendre au début.

Puis je me suis lassée et n'y suis jamais revenue, du moins au livre imprimé. Je suis tombée quelques années plus tard sur des livres audio, que j'ai écoutés avec beaucoup de plaisir car ils offraient une perception différente du texte, le format audio rendant plus apparentes les grandes articulations qu'on perd un peu de vue lorsqu'on est noyé dans le détail.

J'ai le souvenir d'un monde mouvant, immense, vu depuis l'intérieur confiné d'une conscience hypersensible et émotive qui ressent, pense, associe librement les idées, un monde d'illusions dans lequel les personnages n'ont pas de vérité fixe, deviennent brusquement l'opposé de ce qu'ils paraissaient.

Contrairement à sa réputation, c'est une lecture distrayante car il y a aussi beaucoup d'humour, un sens de la mise en scène et du coup de théâtre.

Heirrynnle 23 avril 2021 à 22:23   •  

Je ne critique en aucun cas , les qualités d'auteurs de cet homme . Hors il et connue , comme étant l'un de se que l'on appeller les Soupeur . Pour être brève il fesait partie d' un groupe de marginaux qui se rendez dans les pissotières publiques , ou il suspende à un fil un croûton de pain dur qu'il laisser mariner dans l'urine , qu'il récupérait ensuite pour s'en délecter.
Voila se que représente la Fameuse Madeleine de Proust.
Bien qu'il soient un grand auteur les dérives sale du personnage ainsi que celle de beaucoup de c'est personnes me choquent, est c'est se type de personnages que l'on nous présente comme des élites. Alors que se soient vrai ou pas , j'ai juste envie de dire je m'en fou . Je pense seulement que toutes c'est horreurs me dégoûtent , je n'arrive pas a isoler l'artiste de l'homme que se soient en musique comme en lecture ou toute autre forme d'art . Que mes mots puissent sembler dur je le conçois tout as fait . Je pensent avoir répondu . Le monde et bien assez moche sans en rajouter alors les élites crasseuses que se soient des époques passées ou celle de notre époque , j'évite .Toutes c'est mauvaise énergie et pensée m'épuise. Je les fuient comme la peste

Beppele 24 avril 2021 à 11:36   •  

Personellement, je trouve beaucoup plus repugnant l'élitisme intellectuel qui milite tout autour de l'oeuvre de Proust, que cet anecdote des pissotières publiques - avec tout le dêgout qui peut m'inspirer la scatophilie (mais ça ressemble un peu à une légende métropolitaine quand même).
La scatophilie, c'est un peu le problème de qui la pratique : ça ne fait pas de mal aux autres.
L'élitisme intellectuel par contre implique une conception de la culture qui favorise l'exclusion et l'injustice sociale, et c'est inadmissible.

En revenant à Proust : l'épisode de la madeleine revèle sa conception du temps, de l'existence, avec le fait de donner un sens à la vie grâce à la littérature (l'ouvrage même que Marcel va décider d'écrire, le livre qui raconte lui-même sa propre conception) ; ça, et bien évidemment beaucoup d'autres choses, avec une écriture magnifiquement réalisée.
Je l'ai lu en entier, mais je n'ai pas du tout aimé, car c'est une vision trop auto-référentielle. Ici le mot "nombriliste" trouve sa vraie splendeur et son plus splendide aboutissement. Je vais peut-être en écrire plus, il y aurait tellement de choses à dire.

Heirrynnle 24 avril 2021 à 13:10   •  

Le nombrilisme est une maladie humaine , qui touche les personnes ditent de pouvoir . Bien quelle se soient largement développées avec l'arrivée des réseaux sociaux à la population générale. Cela dit les personnes comme Proust on toujours eu au travers des âges des pratiques peut éthiques , je ne pense pas que l'histoire des soupeur soient une légende urbaine , puis au pire des cas toutes legende née sur les base du réel . On peut aussi facilement faire le rapprochement entre le nombrilisme de c'est personne avec leur pratique. De nombreuses legende , surgissent du passer , aujourd'hui et l'on se rend bien compte que si elle on parfois bénéficier d'ajout , n'en reste pas moins des réalités. Je pense très honnêtement que le doute et permis que l'on croit ou non à c'est fait .

Merlinle 24 avril 2021 à 14:08   •  

Le problème avec les rumeurs, c'est qu'à force de les propager, elles finissent par sonner comme une réalité. L'art de la calomnie a atteint de tels sommets que quoi qu'on puisse démontrer pour les infirmer, il en reste toujours quelque chose.

Je précise que je ne cherche pas à défendre Proust, un bon bourgeois rentier dont les écrits font partie d'une littérature dite "classique" que je ne m'infligerais pas même sous la torture, mais c'est une question de goûts. Tout comme les "perversions sexuelles" sont également question de goûts tant qu'elles se passent entre adultes consentants.

Pour en revenir à l'épisode "soupeur", lorsqu'on transmet ce genre de rumeur, il est de bon ton de citer des sources fiables. Comme ce n'était pas le cas, je suis allé fouiller un peu et le seul élément que j'ai pu retrouver en termes d'origine provenait d'un site d'extrême-droite, sous la plume d'un "penseur" antisémite et homophobe. Le texte de ce monsieur est d'ailleurs intitulé "De la réalité cruelle de la pratique de l'homosexualité !", ça vous dira tout (si vraiment vous voulez lire ce torchon, je vous laisse le rechercher en ligne).
L'auteur, donc, est assez bien décrit dans un article du Point.

Tout ça pour dire que lorsqu'il s'agit des méfaits supposés de personnages historiques, c'est justement à l'histoire - et aux historiens -, ou dans ce cas les historiens de la littérature, qu'il faut s'en rapporter pour savoir s'il y a ou non un fond de vérité ou même une possibilité plus ou moins oubliée. Donc si vous vous intéressez vraiment à la vie sexuelle de Proust, je vous recommande plutôt la lecture de cette étude dans la revue française de psychanalyse, au moins elle est basée sur quelques recherches....

Heirrynnle 24 avril 2021 à 15:15   •  

Heu ton article ne fait que confirmer les dérives degeulasse dont je parle . Quand au fait que tu parle seulement de Céline , il existe aussi les mémoires d'une prostituée que j'ai lu . Qui parle des Soupeur , Céline n'étant en rien une référence. La sexualité quand a elle ne me passionne en rien , mais on ne peut pas séparer l'homme de l'écrivain ou de l'artiste comme je le dit plus haut .D'ailleurs on voit bien à la manière dont tu parles de Céline que toi mm tu ne peut t'empêcher de faire la même chose. Sur ceux je clos le sujet et ne reviendrait pas poster , merci à tous de votre participation

Salmale 25 avril 2021 à 01:02   •  

@Heidi
citation :
J'ai le souvenir d'un monde mouvant, immense, vu depuis l'intérieur confiné d'une conscience hypersensible et émotive qui ressent, pense, associe librement les idées, un monde d'illusions dans lequel les personnages n'ont pas de vérité fixe, deviennent brusquement l'opposé de ce qu'ils paraissaient.

C'est aussi exactement le souvenir que j'en garde. J'ai trouvé l'oeuvre fascinante, ne serait-ce que pour l'exploration qu'elle mène de l'infini déploiement des replis de la conscience et des myriades de visions du monde extérieur, insaisissable en lui-même, démultiplié et déformé par réfraction au travers du prisme du regard. La dimension narrative m'a bien moins passionnée que l'intérêt esthétique des descriptions visuelles et "l'étude" des mouvements de la conscience créant cette infinité d'univers.
Je ne sais pas pour vous, mais la lecture de Proust à 18 ans fut l'une des très rares expériences, si ce n'est la seule, à l'époque, qui m'ait donné la sensation d'être enfin dans mon élément, un vaste univers intérieur d'esthétique, de complexité, de dialogue entre la conscience et le réel, que je n'avais jamais pu partager avec quiconque ni aucun autre auteur jusqu'alors.

Je ne peux m'empêcher d'établir ici un lien entre la dimension phénoménologique de l'écriture de Proust et les nombreux sujets de discussion soulevés sur ce forum (interrogations et remise en question des perceptions du réel, hypersensibilité, hyperesthésie, créativité, capacité à habiter des univers singuliers et difficulté de les partager, etc...). Je m'étonne donc (remarque à prendre dans toute sa naïveté) que cette écriture ne trouve pas autant d'échos ici que j'aurais pu le penser.

Cette dernière remarque me permettra d'établir une transition avec la lecture que nous en livre @Beppe :
citation :
L'élitisme intellectuel par contre implique une conception de la culture qui favorise l'exclusion et l'injustice sociale, et c'est inadmissible.

Je ne sais pas si tu veux parler de l'élitisme qui gravite AUTOUR de l'oeuvre de Proust ou s'il s'agit de son écriture en elle-même que tu cibles. Dans le premier cas, je ne vois pas bien l'intérêt d'associer une oeuvre et sa critique.... on aurait parfois intérêt à faire l'inverse tant le discours critique recouvre de sa couche d'asphalte le contact direct du lecteur avec l'oeuvre, discours critique qui finit souvent par être lui, pour le coup, auto-référentiel ("Nous ne faisons que nous entre-gloser", disait Montaigne, quelle fraîcheur !). Dans le deuxième cas, certes Proust dépeint le fonctionnement frelaté de la haute bourgeoisie mais littérairement parlant, les auteurs abscons ne manquent pas au panthéon littéraire et l'on ne parle pas de leur hermétisme dans les mêmes termes. Par ailleurs, la quasi totalité de l'histoire littéraire, à l'exception des deux derniers siècles peut-être, n'est-elle pas AUSSI, à elle seule, une histoire de l'élitisme ? L'écriture ne fut-elle pas, longtemps, (sauf peut-être maintenant) le privilège des happy few... encore une résonnance avec notre forum 😉

Comme tu le dis @Beppe, l'oeuvre nous livre malgré tout cette
citation :
écriture magnifiquement réalisée

et je trouve dommage de frapper l'ensemble de la valeur de l'oeuvre au coin de la critique sociologico-politique (élitisme, nombrilisme, entre-soi, absence de conscience politique et de vision humaine de l'homme, etc...) et d'en marquer son chatoiement esthétique au fer rouge du "sociologiquement incorrect", quand bien même je souscrive entièrement à cette dernière.
Par ailleurs je trouve également réducteur l'argument d'une
citation :
vision trop auto-référentielle

car, si l'argument est indéniable, on pourrait dire aussi que c'est véritablement le propos propre de l'oeuvre que cet autoportrait au miroir d'une subjectivité, un projet qui porte un sens plein en soi. Dit-on des autoportraits picturaux qu'ils sont auto-référentiels ? C'est là que l'oeuvre de Proust, que j'aime comparer à une mosaïque exponentielle de visions kaléidoscopiques, car esthétisantes, du réel, ne devient plus qu'un petit élément, une petite pierre à l'édifice de la construction de l'humanité. Certains sont stratèges, d'autres architectes, d'autres joailliers, et chacun contribue à sa mesure à faire progresser les connaissances.
Désolée pour l'approximation de mes formulations et le manque de références mais il est un peu trop tard pour être dans le mood de combat pour une dissertation digne de ce nom ... 😬

paradoxle 26 avril 2021 à 00:19   •  

@Heirrynn désolé si je reviens là-dessus. Libre à toi de ne pas relever. Mais en quoi quelqu'un qui bouffe la pisse des autres te rebute ? Il ne fait de mal à personne. (voire, ils ne font de mal à personne, les soupeurs. Pratique encore usitée dans certains milieux). Moi non plus, je trouve ça pas très ragoutant, c'est même assez gerbax, j'avoue. Mais bon, c'est des enfantillages. Les sexualités dégueues, c'est quand il n'y a pas consentement. Sinon, c'est où le problème ?
Vous en faites du blabla pour un truc aussi anodin.

Derfle 26 avril 2021 à 02:59   •  

Je ne suis pas un grand lecteur, je ne connais pas vraiment mes classiques, mais l'oeuvre de Proust m'a totalement emporté ... un soir, par hasard : fuyant le brouhaha d'un mariage, je m'enfermais quelques heures dans les toilettes de mes logeurs, y saisit un petit livre ... "Un Amour de Swann", extrait le plus populaire de La Recherche du Temps Perdu, juste une partie du premier tome.
Un an plus tard, j'achevais cette traversée par le septième tome, "Le Temps Retrouvé". Totalement passionné (terme paradoxal ! un des principaux sujets, voire moteurs de la Recherche étant l'ennui, son propre ennui que l'on se surprend à observer ... moi aussi j'ai souvent baillé, avant de m'endormir en souriant), j'ai lu chaque matin, chaque soir, mes quelques phrases ou mes quelques chapitres. J'ai vécu parmi ces personnages peu engageants, dont aucun n'a de "beau rôle", avec la sensation de décortiquer pas à pas toutes les comédies humaines, toutes les psychologies, toutes les personnalités qui m'entouraient depuis toujours.
Le narrateur, ce petit Marcel, observe par exemple le monde des "perversions", des "invertis" (ce qui paraît avoir marqué ou dégouté certains, ici ou ailleurs, c'est si facile de le lire au premier degré). Proust observe le monde des humains, zigzague entre recherche du Beau, du sublime, et du médiocre, des bassesses simplement humaines. Alors oui, parfois, c'est pas très "comme il faut", Proust ne s'interdisant aucun sujet, l'orgueil, la pédanterie, l'antisémitisme, les rapports familiaux, l'homosexualité, son rejet, le mépris de classe, le déclassement social ...
Mais quoiqu'on pense du milieu, des travers de ces personnages, là n'est absolument pas le sujet. Cette oeuvre est totalement universelle, on peut tous y voir notre propre entourage comme son Moi intérieur. C'est un regard ultra pointu sur l'humanité.
Et puis ... j'allais presque oublier l'essentiel ... Cette écriture sublime, unique, fascinante, la "phrase proustienne" est inégalable. Lisez l'extrait de la madeleine, épiphénomène au niveau narratif, mais tellement bien écrit, moi ça me donne des frissons. Si ces quelques pages vous laissent de marbre, je comprends que les 3000 suivantes ne vous disent trop rien. Et ce n'est pas très grave.
Mais, sans être du tout un grand lecteur, je peux vous dire que je n'ai jamais rien ressenti d'aussi fort, mystique, drôle, émouvant, que rien ne m'a jamais autant éclairé sur le monde des humains ...

Heirrynnle 26 avril 2021 à 08:01   •  

Pour te répondre paradox , se n'ai pas la pratique en elle mm . Quand on fait se type de chose , je pense très honnêtement que la perversité ne s'arrête pas là. C'est tout se qui va avec je ne supporte pas la perversité , rien que de poser le mots me file des boutons. J'ai connu des gens atteints par c'est derive degeulasse et une perversion en amenant toujours un autre , sa termine jamais bien pour certain personnage impliqué dans la vie de c'est gens

Derfle 26 avril 2021 à 12:15   •  

Euh ... le sujet c'est Proust !! L'écrivain.
Si tu veux discuter des perversions ou autres perversités (ce n'est pas du tout la même chose), créé un fil sur ce sujet.
On t'a expliqué que ton lien entre Proust et la perversité était pour le moins très contestable, et relevait surtout d'une presse homophobe voire antisémite (Proust était Dreyfusard) du début XXème.
(ça ne m'étonnerait que ton approche des désirs inavouables fasse beaucoup réagir sur ce site, où l'on trouvera certainement un grand choix d'obsessions ou d'intérêts assez ... inhabituels ou hors norme ...)


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