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Un livre qui a changé votre vie (littéralement)

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Un livre qui a changé votre vie (littéralement)
Dariale 20 octobre 2020 à 22:15

Hello,

Demain, je m'en vais quelques temps vers d'autres cieux où je n'aurai pas Internet, mais avant de partir j'avais envie de lancer un sujet un peu léger (on ne rigole pas, je suis à mon maximum ^^). Et je me dis que s'il a de l'écho, ça ressemble à quelque chose de joli à partager.

Il est parfois au cours de nos vies un livre (rarement plusieurs, jamais beaucoup) dont la lecture nous offre une brulante remise en question qui se solde par un changement franc, une rupture avec la voie dans laquelle on s'était préalablement engagé·e, qu'elle soit professionnelle, amoureuse, sociale, etc. Un livre qui nous transforme et nous amène de la sorte à bouleverser très concrètement un ou des pans entiers de notre existence.

Je propose qu'on laisse ici de côté les livres sur les HP, TSA, etc. Et, plus généralement, le sujet n'est pas "quel livre avez-vous préféré ?", "quel ouvrage vous a le plus touché·e ?", "dans quel texte vous êtes-vous reconnu·e ?"... La bibliothèque que j'ai envie d'effeuiller sur ce fil répond à la question : y a t'il un livre, un jour, qui a concrètement modifié votre façon de vivre ?

Etre_enfinle 21 octobre 2020 à 02:14   •  

A peine arrivée et déjà, je réponds à côté de la plaque. Ce livre n'a pas à proprement parlé changer ma vie par contre, il m'a fait m'interroger sur notre nature profonde se voit-elle à notre physique ? (s'interroger n'est-ce pas déjà un peu changer ?)
Le livre en question c'est "Le Judas de Léonard" de Leo Perutz
Résumé :
"De qui le grand Léonard de Vinci pourrait-il bien s'inspirer pour représenter le Judas du grand oeuvre de sa vie, La Cène ? À bien y réfléchir, une canaille des milieux malfamés de Milan devrait faire l'affaire ! Après avoir arpenté en tous sens les tavernes de la ville, il lui vient une évidence : Jésus aurait absous ces pauvres hères, or à Judas il ne pardonna rien. Et si, plutôt qu'une brebis égarée, Léonard allait voir du côté des « honnêtes gens » ? "

Benjaminle 21 octobre 2020 à 18:49   •  

«L homme qui voulait être heureux» de Laurent Gounelle

Et dans un tout autre registre
«Le prophète» de Khalil Gibran

Merlinle 21 octobre 2020 à 19:09   •  

"L'heure de s'enivrer" de Hubert Reeves m'a sorti d'une ornière dont je ne voyais plus les bords...

Vanillele 21 octobre 2020 à 21:26   •  

''L'Ultime Alliance'' de Pierre Billon, il y a eu un avant et un après je n'en dis pas plus sauf que ce n'est pas un livre de développement personnel ( je n'en lis pas ). l'Attrape-coeur de Salinger parceque je m'y suis reconnu enfin, ''Au Bonheur des Dames'' de Zola m'a donné le goût des tissus et m'a fait honnir le polyester, j'en ai aussi retiré quelques leçons sociologiques et commerciales. Beaucoup plus jeune il y a eu '' Journal d'un monstre'' de Matheson , ''Cristal qui songe'' et ''les plus qu'humains'' de Sturgeon.Plus je creuse et plus il y a de livres, Boris Vian et ses poèmes, Bradbury et ses nouvelles ( bien meilleures que ses romans ) etc etc. Alors il n'y en a pas des milliers qui ont façonné ma vie mais des petites dizaines quand même 🙂

Abderianle 24 octobre 2020 à 14:22   •  

J'ai compris l'essence de la morale avec les livres de Gemmell. :ton-sentencio-mystérieux:
Et... j'imagine que j'ai compris comme agir et "être agi" avec Schopenhauer, et tout son Monde....
Maintenant, dire qu'un livre a changé ma vie, c'est comme dire dans un feu quelle partie de combustible brûle plus que les autres quand tout est fait... du même bois ^^.

Merlinle 24 octobre 2020 à 14:30   •  

@Abderian c'est légendaire ;)

Abderianle 24 octobre 2020 à 14:45   •  

😄

Janele 01 novembre 2020 à 12:06   •  

A ce jour, probablement "le loup des steppes" Hermann Hesse. Mais j'en ai quelques uns en cours, qui sûrement s'ajouteront.

Dariale 07 novembre 2020 à 12:36   •  

Bonjour !

Et merci pour vos bouquins :)
@Etre_enfin, je te rassure il n'y avait pas de bonnes ou mauvaises réponses. Le sujet de ce fil était seulement une proposition, fais-en ce que veux.
Et d'ailleurs, je vois que chacun·e l'a considéré depuis sa planète !

A mon grand regret je m'aperçois aussi que je n'ai lu qu'un seul des livres mentionnés : il y a du taf ^^ !

En même temps, je vous avoue également que je suis un peu restée sur ma faim... le sens de ma question était aussi : qu'est-ce que ce livre a changé pour vous ?

Je m'explique. J'ai lancé ce sujet après avoir entendu une interview d'Alain Aspect qui disait que ce qui a été déterminant pour son choix de carrière, ça a été la lecture dans sa jeunesse des oeuvres de Jules Verne.
Ca m'a permis de me souvenir que moi-même, vers 23 ans, suite à la lecture d'un traité d'éthique particulièrement clairvoyant, j'ai quitté l'homme avec lequel je vivais. Que l'un de mes amies à la fac, originaire d'Amérique centrale, avait choisi d'apprendre le français puis de traverser l'océan pour venir faire sa licence ici après avoir lu "L'écume des jours"* qui l'avait transporté.
Mon idée n'était pas seulement de penser ici à des livres qui nous ont permis d'évoluer (ça ferait sans doute beaucoup), mais plutôt, si la proposition du moins vous plaît, de partager le moment où un livre a permis d'opérer une bascule dans votre vie.

Voilà.
Passez une belle journée !


*Enfin, sa traduction espagnole pour être vraiment précise.

Pacaloule 07 novembre 2020 à 13:05   •  

ah le loup des steppes 😍

Hatsale 12 novembre 2020 à 19:26   •  

Je n'ai jamais vraiment su qui précédait qui : le livre ou le chemin.
Donc pas Un livre mais bien plusieurs.
Et certains d'entre eux ont eu un véritable impact sur des prises de décisions, comme s'ils arrivaient là comme un écho de ce que l'on savait déjà au fond...
Certains sèment des petits cailloux sur leur chemin d'autres des mots.

Pacaloule 13 novembre 2020 à 13:18   •  

"Je n'ai jamais vraiment su qui précédait qui : le livre ou le chemin." Très joli je trouve. On va vers ce que l'on est, et l'on retient cela. Le reste, notre mythologie personnelle ne le retient pas.
Petite digression, ce que dit @Hatsa me fait penser à autre chose de troublant, quand j'y repense il m'est arrivé à certaines périodes de ma vie d'écouter très souvent le même morceau, parce que je l'aimais beaucoup tout simplement, et puis soudain il se passe quelque chose, qui l'éclaire d'une manière très différente, tellement juste et profonde... La situation que je vis, que je "rejoins" donne un sens que je n'avais absolument pas soupçonné au titre, aux paroles, à l'atmosphère du morceau qui m'accompagnait innocemment jusqu'ici ...ou serait-ce le contraire. 😉
Donc, plus qu'un écho, une modeste prophétie qui me coulait dans l'oreille, sans (malheureusement ou heureusement) l'entendre, jusqu'à ce que....
Est-ce que ça vous est déjà arrivés ? Et est-ce que c'est grave, docteur 😄 ?

Hatsale 13 novembre 2020 à 17:12   •  

@Pacalou : tu as bien saisi l'essence de mes mots. Et ce que je décris avec le livre, que tu décris avec le morceau musical, ne vous l'est-il jamais arrivé avec d'autres âmes ? Ah n'est-il jamais arrivé dans vos vies que vous croisiez la ou les personnes qui "devai.ent" se trouver sur votre chemin à ce moment-là.
Nous connaissons tous le fameux : "Lorsque l'élève est prêt..." pour caricaturer car bon la notion de maître /élève sera ici laissée de côté, encore que les livres nous enseignent. Mais nous enseignent-ils vraiment ou ne sont-ils qu'un écho logique, une sorte de prolongement de ce qui est déjà là en germe, depuis oh... quelques temps... et qui n'attend.ait que de se déployer.
Ainsi que toutes rencontres, livresques musicales artistiques humaines...
🙂

Pacaloule 13 novembre 2020 à 18:16   •  

Oui. "La personne qui arrive est la bonne personne" comme l'on dit en Inde.
Et en général, on les voit arriver de loin et on choisit d'aller vers elles, parce qu'autour d'elles le désert se créé, comme les livres importants pour nous relèguent dans l'ombre tous les autres 😉

Hatsale 13 novembre 2020 à 18:34   •  

Voilà on se rejoint @Pacalou et je joins donc @Id41 à la discussion car cela rejoint sa question sur les idées et les auteurs philosophiques, il me semble.

Pacaloule 13 novembre 2020 à 18:57   •  

Cool @Hatsa. Je laisse @ld41 nous faire part de ses lumières sur le sujet. Moi, ça y est, j'ai (presque) tout donné 😄

Hatsale 13 novembre 2020 à 19:28   •  

Pareil 😋

Id41le 13 novembre 2020 à 22:54   •  

C'est plutôt les films qui m'inspirent et celui qui a boulversé ma vie c'était "The Matrix" au cinéma en 1999 : la sensation de se dire que le monde est autre que celui qu'on a devant les yeux. Cela a tué mon cortex, je suis devenu inapte et décalé. Plus la lecture du "Monde de Sophie" à la même période qui m'a donné la volonté de reconstruire le savoir.

Abderianle 13 novembre 2020 à 22:57   •  

Pfiou, petits joueurs !
Relisant la discussion, je m'étonne quand même d'une chose, et je la pose à @Daria et à vous tous : quels composants poussent exactement un individu à virevolter complètement à cause d'un livre ? Est-ce la forme, le style, les idées, les personnages, le fond ? Car si c'est une "révélation", pourquoi tel livre qui traite d'un thème épiphanique plutôt que tel autre ? Platon n'aurait-il pas raison de suspecter les outrages de la rhétorique et de nous plonger artificiellement dans des transes quand nous pourrions les éviter par une raison plus contenue et une réflexion suffisante ? Ne sommes-nous pas plutôt hypnotisés, happés, et ainsi, détournés ? Et, pour faire le Spinoza, quand on regarde en arrière, on parle de destin, alors que, finalement, ce n'était peut-être qu'un "accident" que l'on transforme en quelque chose de très signifiant ?
Oui, j'adore faire l'antithèse. C'est mon côté... anti-matière ? Mouais, chais, chuis punk. ^^

Id41le 13 novembre 2020 à 23:01   •  

@Abderian
On passe des degrés de conscience, on réalise comme dans le conte de Lewis Caroll. T'as sûrement eu aussi tes beaux moments de rêverie...😉

C'est la transmission d'un savoir à l'apprenti. (Et chacun est touché par un sujet qui lui est cher dans son développement.)

Abderianle 13 novembre 2020 à 23:06   •  

Rien n'indique objectivement que les degrés de conscience sont des degrés nécessaires, ou des inévitables de notre "essence" (rien ne prouve que l'on est fondamentalement essentiel). On pourrait avoir une vie totalement incroyable et transcendante par la frénésie d'un autre opus arrivé à un moment ad hoc d'une sensibilité antérieure ou postérieure à ce que l'on a connu. L'expérience de notre vie n'est pas reproductible, alors on peut facilement surinvestir le sens de nos "révélations", mais qui me dit que ce n'est point une illusion de la conscience, ou, pour faire le critique de l'Occident, une illusion de l'ego (moi j'en sais rien je suis Playmobil) ?

Id41le 13 novembre 2020 à 23:12   •  

D'une part, oui. Aspirer au savoir absolu (ou philosophique) c'est ouvrir une boîte de Pandore. Alors chiche, autant ne rien savoir. "Ignorance is bliss."

Et puis c'est vrai, si à l'origine le monde est double aucune vérité ne tient et tout est relatif.

Mais finalement, ce qui importe, c'est pour soi. S'ouvrir, se développer jusqu'à atteindre sa propre homéostasie (avoir répondu à toutes ses propres questions et finir apaisé, puis éventuellement transmettre et/ou mourir). En tout cas c'est ce à quoi j'aspire...

On pourrait profiter d'un train-train agréable, c'est à portée de main. Or notre monde ne l'autorise pas.

Sourceduventle 14 novembre 2020 à 10:17   •  

Une biographie de Baudelaire (de Claude Roy -sans doute pas la meilleure) -lue à 20 ans, d'un trait, en une nuit, comme une révélation : enfin quelqu'un dont je partageais les troubles (c'est peu dire) . Trois ans plus tard, je fus adoubé par Marcel Jullian (moi l'inculte prolo) et publié, dans sa revue Vagabondages (un poème écrit sous amphétamines) ... avant que de tourner le dos -définitivement- à la publication poétique pour des raisons essentiellement matérielles et cosmogoniques .

Un livre peut donc changer notre vie, et c'est tout le problème .

En exergue, ce mot de Niezsche qui se méfiait "des personnes n'ayant lu qu'un seul livre" -comme la bible, le coran ou le livre des morts tibétain ?

"Toute écriture est de la cochonnerie (sic)" disait Artaud : mais encore ?

Abderianle 14 novembre 2020 à 15:22   •  

Tous les cochons sont des tyrans ? (de quoi prendre du ferme)


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