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Addictions
paradoxle 16 novembre 2021 à 23:55

Un petit mot sur les addictions : un fait, des questionements, des constats, des convictions.
Juste pour rappeler que plus une addiction commence tôt, plus c'est difficile de s'en débarraser.
Le café, que j'ai commencé à treize ans, j'ai mis deux ans à m'en défaire, dur. Le tabac, vingt-trois ans, je galère. L'alcool, vingt-cinq ans, je ne suis pas accro, loin de là. La télé, j'ai arrêté à vingt-deux ans quand j'ai fuis ce monde, dur au début, ça passe, il se passe autre chose. Le jeu, ça ne m'a jamais pris. Et il y a des addictions singulières, chacun ses manies.

Mais je pense aux jeunes, qui sont accros super vite puisqu'il n'y a plus rien où s'accrocher. Le sens étant en train d'exploser en vol.
Et aux marchands qui font tout pour les accrocher.
Je vous passe les noms de ces fils de chien et de leurs star-up, de jeux, de réseaux, de mode, de communautés, de marchés noirs, de nouveaux produits, d'une appartenance à un groupe puisque tant de gens recherchent ça en vain dans le vrai monde.
Une drogue, on apprend à s'en servir, elle ne doit pas se servir de toi.
Bref, une pensée pour les jeunes et l'éducation qui va avec.

zozottele 17 novembre 2021 à 07:47  •   69330

🤘 👍

Magda72le 17 novembre 2021 à 16:55  •   69352

Aïe aïe ! Je deviens addict d´APIE, d´Ambre31, Galatée, Paradox, Abderian, Jane et beaucoup d´autres! 😀

paradoxle 17 novembre 2021 à 17:22  •   69356

@Magda72 🙂 Tout va bien, tant que Apie ne se sert pas de toi.😉

Magda72le 17 novembre 2021 à 17:27  •   69359

@paradox merci, docteur! 😀

Galateele 17 novembre 2021 à 17:40  •   69360

@paradox, je m'apprêtais à faire une réponse à peu près identique à la tienne mais compte-tenu de l'ouverture de ce topic, qui est sérieux et mérite toute notre attention, je n'ai pas osé.

Mais comme tu as dégainé le premier ! 🙂

@Magda72, merci au demeurant pour cette charmante attention. N'oublions pas cependant @zozotte, présent dans ce fil, qui a toujours un mot, une pensée positive à l'égard de tous les membres.

Je reviendrai, dans un second temps, sur ce sujet qui mérite, bien entendu, des développements.

Merci @paradox pour ta pensée exprimée à l'endroit d'une jeunesse qui se (dé)bat, bien souvent contre des moulins à vent (avec les billes qu'on a bien voulu leur donner ou pas).

paradoxle 17 novembre 2021 à 17:45  •   69362

@Galatee Oui, j'ai osé parce que c'est toujours bien de détendre l'atmosphère dans les sujets sérieux. Dans la mesure où ça aide à aller plus loin. Hâte du coup de ta contribution.

Galateele 17 novembre 2021 à 17:49  •   69363

@paradox, tu as tout à fait raison mais pour le coup, je ne me suis pas sentie légitime 😉

Dès que j'aurai retrouvé toutes mes forces de guerrière, je n'y manquerai pas ! 😉

zozottele 17 novembre 2021 à 18:05  •   69368

@galatee merci,et encore une fois,il faut nous legitimiser nous même !😄
Bon j'arrête le Hors sujet oui, très beau sujet, très bien emmené par @paradox!

Galateele 17 novembre 2021 à 18:07  •   69369

(@zozotte, ah j'suis comme ça, on ne se refait pas ! 😂 )

Ambre31le 17 novembre 2021 à 23:18  •   69403

Tu crois qu'il existe des patchs ou des stages de désintox à Apie, @Magda72?

Magda72le 17 novembre 2021 à 23:21  •   69404

@ambre31 heureusement non, qu´est-ce que cela fait du bien à vous lire, vraiment, et je compte restée addict d´APIE longtemps. 😍

zozottele 18 novembre 2021 à 07:15  •   69419

Ça va Apie ce n'est pas déconseillé par son médecin je crois @Magda72!😄

Magda72le 18 novembre 2021 à 12:57  •   69428

@zozotte, comme je suis bien portante, je n´ai même pas vu mon médecin actuel, car je suis allée me faire vacciner ailleurs, mais je garde ton conseil à l´esprit et, au moindre rhume, je relirai - tiens! par exemple ce que tu as écrit - je suis sûre des bienfaits. L´APIEculture! 😀

Galateele 21 novembre 2021 à 14:35  •   69578

Il y a, à mon sens, deux façons d'aborder la notion d'addiction :

- d'un point de vue physiologique : activation du système de la récompense (dopamine) où la répétition conduit à l'addiction.

- d'un point de vue consumériste : l'activation du système de la récompense est couplée au besoin de reconnaissance et d'identification sociale.

Dans son sens premier, des substances actives psychotropes (drogues y compris médicamenteuses), des aliments (sucrés, salés et le super combo sucré/salé, bien compris dans la composition des sauces des fast-food, boissons énergisantes, sodas, produits transformés et même alimentation pour animaux), des additifs et exhausteurs de saveur (glutamate monosodique) vont activer ce circuit de la récompense.

Le but d'un dealer sera de rendre accroc le consommateur afin qu'il revienne se fournir chez lui, de plus en plus fréquemment, voire acheter des produits de plus en plus chers en basculant vers les drogues dures (il peut par exemple lui fournir un échantillon "cadeau" pour qu'il puisse goûter).

Ce même constat peut être dressé pour l'industrie agro-alimentaire, les chaînes de restauration voire dans la restauration, tout court. Leur objectif commun est celui de faire du business.

S'agissant des médicaments, leur but est précisément de pallier à un déficit en dopamine. Le risque d'addiction est donc maximal dans le cadre de pathologies (dépression, maniaco-dépression,...) puisque leurs manifestations sont précisément les effets de ce déficit ou que la cause première- qu'est la pathologie- provoque un tel déficit et donc, une dérégulation de l'humeur.

L' objectif des industries pharmaceutiques est également de faire du business bien que la fonction première d'un médicament soit de "soigner" une sémiologie ou d'en atténuer les effets.

On comprend alors l'enjeu tout particulier qu'est celui d'être suivi par un professionnel dédié, à savoir un psychiatre : les anti-dépresseurs, prescrits seuls, ne soignent pas. Ils peuvent même conduire à des addictions (l'arrêt d'un tel traitement suppose d'introduire un sevrage progressif, ce qui n'est d'ailleurs pas propre aux seuls anti-dépresseurs).

Il existe par ailleurs des personnes atteintes de troubles du comportement (boulimie, hyperphagie,..) dont le caractère répétitif permet d'apaiser des angoisses tout en s'affligeant un sentiment de dévalorisation.

Lorsque l'on en est atteint, on s'oriente généralement vers des produits transformés, d'ingestion rapide et massive afin de booster le système de la récompense, puis nourrir voir accentuer un sentiment de dévalorisation, lequel renforce lui même l'addiction. Et sachant, dans cet exemple, que ces produits transformés sont conçus de façon à les rendre addictifs, il devient alors très compliqué de combattre une addiction corrélée à d'autres addictions physiologiques.

Même constat pour les produits addictifs qui ne sont ni plus ni moins que des dérivatifs au stress (tabac, chocolat,...).

Mais il existe toutefois des addictions beaucoup plus pernicieuses : celles qui, sous leurs atours inoffensifs, ne nécessitent pas l'ingestion de substances ou de quelque aliment transformé.

Les réseaux sociaux donc chaque détail a été pensé pour créer une addiction en activant notre système de récompense (obtenir des like, des followers, des vues, des re-twits, des abonnés,...) en jouant sur le besoin primaire, pour ne pas dire instinctif, de l'Homme de s'identifier à un groupe mais aussi à celui de reconnaissance au sein même du groupe social.

Aussi, pour être reconnu, derrière son écran, l'utilisateur peut devenir un autre. Pour devenir cet Autre, dans son besoin d'identification ou de conformation, il ressentira le besoin de modeler son image conformément à ce que le Groupe attend de ses membres. Il va se travestir, s'uniformiser jusqu'à confondre sa propre image avec celle que lui renvoie celle d'un filtre snapchat dont la fonction première, rappelons-le, est de modifier les visages !

S'ensuit une addiction où la vie virtuelle prend toute la place et où l'utilisateur se doit toujours d'être un Autre (en pensant qu'il est cet Autre) et/ou finit par avoir honte de lui (il réalise qu'il n'est pas cet Autre ou ne le deviendra jamais), voire à ne plus accepter son image au point de vouloir la modifier définitivement (demandes de chirurgie esthétique pour modifier ses traits afin que son visage ressemble à celui d'un filtre snapchat par exemple).

Le problème étant que l'image fait partie de l'identité dans la construction de notre rapport aux autres et de la régulation de nos pulsions et de nos instincts.

Ce "clivage" peut naturellement conduire à effondrement psychique chez ceux ayant une fragilité narcissique plus importante (fort besoin de reconnaissance) et pouvoir conduire à une dépression voire un suicide. Il peut également provoquer, à mon sens, une hypertrophie du Moi et conduire à une mauvais régulation des conduites pulsionnelles et amener à des comportements déviants (perversions narcissiques, mauvaise régulations des pulsions).

Le plus difficile reste, bien évidemment, pour les adolescents, lesquels sont dans une période où ils construisent leur personnalité dans une forme d'opposition à l'autorité (identification sexuelle et construction de leur Moi dans leur rapports aux autres) et de conformation sociale (confortation de leur assise narcissique).

Les réseaux sociaux apparaissent alors comme incontrounables : pour s'identifier et être accepté dans un groupe, il ne suffit plus de traîner avec quelques copains dans la cour mais il faut pouvoir s'integrer dans le groupe, lui même intégré à un Groupe beaucoup plus large encore.

Au delà d'un style, de la mode, des idées il faut dorénavant prouver que l'on est capable de rester dans le groupe, que l'on le mérite : il faut pouvoir montrer et démontrer aux yeux du groupe mais également aux yeux d'autres observateurs que l'on est quelqu'un de cool, qu'on a une vide d'enfer, qu'on possède le dernier iphone,...bref, qu'on rentre dans les clous. Cela en deviendrait presque un baptême du feu voire une épreuve initiatique !

Il s'agit alors d'une fuite en avant que l'on peut retrouver dans les phénomènes d'entraînement classiques (fumer, faire quelques bêtises, sécher les cours, harcèlement,...) sauf qu'avec les réseaux sociaux, il est question de relever des challenges auxquels participent un public plus large alors même que le harcèlement dépasse la simple sphère scolaire pour s'inscrire dans la sphère privée, dans des traces numériques qui elles, vont perdurer et se soucient guère du nombre des années.

Quel ado peut se relever de cela alors même qu'il est en pleine construction, qu'il se cherche et doute ?

Le harcèlement scolaire, du point de vue de son impact sur son image, son intégrité et son identité, dépasse dorénavant les salles de cours et les murs de l'enceinte d'un établissement pour se poursuivre jusqu'à l'âge adulte (vidéos d'Amandine du 38 par exemple).

Sous le prisme du jeu social et d'une addiction supposant l'adhésion à ses règles, de jeunes vies peuvent être réduites à néant afin de les empêcher de vivre.

En réalité, ce que l'on peut observer est que l'idée même consumériste implique de créer un besoin non nécessaire. L'addiction fera précisément ressentir ce besoin comme essentiel, vital : on développe des atours attractifs, on use d'arguments marketing afin de convaincre de l'utilité de préférer un iPhone à tout autre portable, de comprendre et de jouer sur les mécanismes et les rouages des groupes sociaux pour vanter les mérites d'un réseau social, puis l'on attend que l'addiction prenne, addiction d'autant plus difficile à vaincre qu'elle est pleinement inscrite dans nos interactions sociales et corrolée aux propres besoins et addictions de ceux avec qui l'on interagit.

Ces nouvelles formes d'addictions sont plus pernicieuses et donc dangereuses car elles s'immiscent et s'enracinent dans une, des société(s) toute entière(s), dans notre intimité, notre identité, notre intégrité, ou encore dans notre façon de lire, de comprendre et de partager l'information.

Parce que ces nouvelles formes d'addictions opèrent comme une gangrène qui n'en porte pas le nom, derrière les façades sympa empreintes de bonhomie et d'une pseudo bienveillance, les interactions sociales sont instrumentalisées à des fins de contrôle (données personnelles et revente de ces dernières, algorithmes), de consommation (annonces sponsorisées poussées à la une en fonction de nos préférences, de notre profil; influenceurs et youtubeurs avec placements de produits à la clé).

Plus grave encore, les réseaux sociaux alors même qu'ils biaisent les interactions sociales tout en modifiant structurellement nos comportements (addiction, renforcement des biais sous l'effet du groupe et du partage des informations, hypertrophie du moi,..), sont eux-mêmes instrumentalisés pour manier l'information (fake-news, intrusmentalisation électorale, politique , idéologique,...).

En somme, le plus grave est de nous rendre addicts au regard social afin que nos décisions soient moins le fruit d'un choix que celui d'une soumission au diktat du regard des autres et cela même dans le rapport que nous entretenons avec nos propres addictions physiologiques.


Arrête-t-on de fumer parce qu'on le souhaite vraiment ou parce qu'il est dorénavant malvenu de fumer ?

Cesse-t-on de consommer des aliments à teneur en gluten parce que nous sommes allergiques au gluten ou alors parce qu'il s'agit d'une mode ou que l'on pense valablement que cela puisse être un facteur amaigrissant ?

Lynche-t-on une personne ou courbons-nous l'échine en faisant l'autruche parce que nous sommes des "monstres", des "individualistes" ou des "faibles" ?

Ne serait- ce pas davantage le fruit de notre conditionnement face au risque de sanction sociale et de notre peur d'être 'bannis de la cité" en subissant le même sort que celles et ceux que l'on condamne et ignore ?

Bien évidemment, le "on" n'est pas inclusif, mais il ne saurait être "exclusif" non plus.

Nous sommes à la fois irresponsables (addictions) et responsables (dans la conduite consciente de nos comportements et notamment de nos pulsions- cf les cyberharceleurs dans l'affaire Mila par exemple).

Ou plutôt, d'un point de vue Humain, nous devrions nous sentir pleinement responsables de cette situation, ce qui est précisément le sens de l'ouverture de ce fil.

Une fois donc encore, merci @paradox. 🙂

paradoxle 21 novembre 2021 à 16:41  •   69585

Ben merci à toi pour le développement @Galatee . J'peux pas mieux faire. 👍

Kobayashile 21 janvier 2022 à 20:53  •   73712

Ca c'est la partie visible de l'iceberg, malheureusement...
Le plus souvent un comportement addictif sert à compenser un déséquilibre intérieur, par exemple un état de stress. Chez les enfants, en regardant du côté des parents, on risque d'en trouver un avec un comportement abusif, par exemple narcissique (trop fréquent, surtout chez les CSP+), quand ce n'est pas les deux. Ces mêmes parents ont probablement un vécu similaire dans leur enfance, etc.
Une seule personne dans la famille a le pouvoir de briser ces chaines, souvent une grand-mère. Paradoxalement, elle va voir le mécanisme pour ses petits-enfants, mais ne va pas le comprendre ni pour elle, ni pour ses enfants.
En France, cela donne une accumulation de consommation d'anxiolitiques. Des études commencent à montrer qu'une partie de ces situations viendraient des traumastimes répétés des guerres depuis celle de 1870, jamais traités ni pris en compte dans la population.

Bon, j'arrète là, vous avez compris.

Galateele 10 février 2022 à 23:50  •   74392

Bonsoir @Kobayashi 🙂

S'agissant des comportements abusifs parentaux, ces derniers ne sauraient à mon sens être résumés ou essentialisés au "narcissisme".

Un parent défaillant peut être abandonnique, maltraitant (psychiquement et/ou physiquement) mais aussi surprotecteur et étouffant. Ces comportements puisent bien souvent, il est vrai, leurs sources au sein même des biographies familiales et, plus largement, des parcours de vie (stress et événements traumatiques induisant ou renforçant des mécanismes de défense).

Néanmoins toutes les névroses individuelles, familiales, pathologies, troubles de la personnalité et comportements déviants ne sont pas tous liés à des fragilités narcissiques; tout comme toute addiction ne saurait être corrélée ipso facto à un stress puisant ses origines dans le tissu familial.

Aussi, un comportement abusif en raison d'un trouble de la personnalité ou d'une pathologie en rapport avec une mauvaise assise narcissisme ne trouvent à mon sens que peu de liens avec les catégories sociologiques professionnelles les plus favorisées.

Dans l'affirmative, cela reviendrait à postuler que les familles plus favorisées socialement constitueraient un terreau plus fertile à l'émergence des addictions.

Les violences intra-familiales touchent en effet tous les milieux.

A ce titre, la précarité est aussi un excellent vecteur en matière d'addictions.

Par ailleurs, si un stress peut aboutir aux addictions, toute addiction n'est pas elle non plus l'effet d'un stress; elle engendre néanmoins toujours un stress qui la renforce et plonge dans un cercle vicieux.

Sur le fait d'affirmer qu'"une seule personne dans la famille a le pouvoir de briser ces chaines, souvent une grand-mère. Paradoxalement, elle va voir le mécanisme pour ses petits-enfants, mais ne va pas le comprendre ni pour elle, ni pour ses enfants.", cela s'apparente à un déni, non à un comportement résilient. Aussi, je doute qu'un déni puisse être de nature à anihiler une névrose familiale ou encore un atavisme.

J'éprouve par ailleurs beaucoup de difficultés à n'analyser un trouble que sous l'unique prisme des biographies famiales, qui plus est des "mémoires transgénérationnelles."

Tout comportement s'inscrit en effet dans un parcours de vie qui comprend l'éducation mais aussi plus largement les apprentissages, l'expérience (traumatique, confrontation aux échecs et aux réussites,...) mais aussi l'environnement (relations intra et interpersonnelles, milieu social, culture,...).

La question des tabous, des mensonges ou encore des secrets de famille dans leur rapport aux mémoires transgénérationnelles se doit d'être abordée avec beaucoup de recul sans pour autant être la seule explication ou grille de lecture possible.

Cela peut en outre avoir un effet encore plus pervers : conforter le sujet dans une déresponsabilisation de soi et in fine lui dénier toute possibilité d'agir.

paradoxle 11 février 2022 à 05:15  •   74405

👍 deux fois.

Mnemosunle 11 février 2022 à 07:55  •   74409

@Kobayashi, "Des études commencent à montrer qu'une partie de ces situations viendraient des traumastimes répétés des guerres depuis celle de 1870", tu aurais des documents sur ce sujet (de préférence disponibles en ligne) ? Ca m'intéresse

Kobayashile 13 février 2022 à 20:02  •   74516

@Mnemosun, regarde https://www.editions-harmattan.fr/livre-traumatismes_de_guerre_et_stress_pos_traumatiques_approche_interdisciplinaire_corentin_cartier_albert_ciccone-9782343197791-65505.html, il y une version eBook.
Nous avons un peu de retard en France sur ces sujets. Par exemple au Canada, c'est mieux connu et plus facile d'accès. Il est vrai que c'est un pays "neuf" qui n'a pas grand chose à cacher de son histoire.

Galateele 13 février 2022 à 21:10  •   74523

@Kobayashi, merci pour le lien vers cet ouvrage qui semble particulièrement bien documenté - que je vais lire personnellement - s'agissant de l'état de stress post-traumatique.

Le retard de la France dont tu fais état concerne moins la connaissance que les thérapeutiques proposées en la matière (à l'instar de celles proposées plus largement en victimologie pour les infractions à caractère sexuel), comme dans d'autres disciplines telle que la criminologie.

En revanche, je comprends mal l'illustration de ton propos par cet ouvrage traitant de l'état de stress post traumatique :

citation :
Des études commencent à montrer qu'une partie de ces situations viendraient des traumastimes répétés des guerres depuis celle de 1870, jamais traités ni pris en compte dans la population.

Kobayashile 14 février 2022 à 21:26  •   74567

Dans la présentation faite de l'ouvrage par ses co-auteurs, il été fait à plusieurs reprises référence à une "histoire" des traumatismes, dont les guerres depuis celle de 1870, particulièrement traumatisante pour la population de Paris et de la France.


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