Philosophie et spiritualité

De l'importance de travailler ?

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De l'importance de travailler ?
Sanjurole 16 janvier 2019 à 14:14

Il y a une question que je me pose relativement souvent et qui est la suivante:

Est-ce que travailler est néfaste pour l'homme ?

J'aime travailler, être occupé la journée dehors, prendre l'air, que ce soit pour de l'argent ou pas.. Mais est-ce indispensable ? Devons-nous travailler huit heures par jour ? Quelle serait la fonction, l'emploi, le travail, l'occupation parfaite pour l'humain si il y en avait une ? Un équilibre ?

Ne pas travailler ne serait certainement pas le début de l'obésité ou je ne sais quelle autre idioties, mais quelle serait l'évolution de l'homme si il s'était simplement contenté de survivre ?

Le film La belle verte par exemple propose une certaine vision de vie..

Merlinle 16 janvier 2019 à 14:57   •  

Je pense que le problème n'est pas de travailler en soi, mais l'obligation d'occuper un emploi afin de pouvoir subsister.

Dans un système hypothétique où l'économie ne serait plus l'idéologie dominante et où chaque individu aurait dès sa naissance la jouissance d'un toit, de la nourriture, des soins et l'accès à l'information et à la culture, cela ne veut pas dire que les gens seraient oisifs. Simplement ils choisiraient leur occupation librement et passeraient leur temps à effectuer des activités qui soient utiles ou agréables pour eux et/ou pour les autres.

Ce qui est néfaste selon moi, c'est l'esclavage de fait auquel est soumise une partie de l'humanité obligée d'occuper des emplois sous peine de crever... Je pense que cela n'aide pas à construire un monde meilleur ;)

Abderianle 16 janvier 2019 à 22:07   •  

Oh, un sujet de philo...
Mais si je réponds en mode philo, personne ne me lira, donc je vais essayer de proposer une réponse moins emmerdante que de coutume, dans le vague espoir d'être lu, et surtout pour montrer ma solidarité face au sujet. 🙂
Alors, Marx disait que le bonheur dans le travail c'est l'artisan. Tu vois, tu te lèves le matin, tu fais tout ton projet entièrement, tu ajustes tes outils, tu cherches ton matériel, tu conçois les plans... Bref, tu utilises ton INTELLIGENCE ! Marx trouvait à juste titre le travail moderne honteux et dégradant, puisqu'il n'utilise de l'homme que sa force motrice. Et l'abondance de normes, de règles, de fictions et de délais impose de plus en plus une négation de ses facultés les plus élevées pour un machinisme constant, et cela même pour les professions supérieures. Les cadres peuvent bien faire des PowerPoint créatifs et des conférences où ils s'investissent, cela reste une obsession quantitative plus que qualitative dans la plupart des structures qui reposent sur un management aussi débile que répandu. Dès lors, si le travail coïncidait avec une vision optimiste, créative et complète de l'homme, les journées seraient beaucoup, beaucoup moins néfastes... Comme la force dans Star Wars, c'est un outil, et c'est l'usage que l'on en fait qui délimite l'euphorie qu'on peut y exprimer.

petrle 16 janvier 2019 à 22:17   •  

C'est simple selon moi, si l'homme se serait contenté de "survivre" il n'y aurait ni ce forum, ni toi ni moi pour débattre.
D'une part le travail est une manière de conserver l'espèce (je veux dire il faut bien que quelqu'un collecte la nourriture...)
Je pense que le travail est simplement une manière de prendre ses responsabilités au sein d'une société interdépendante.

Pour ce qui est des 8 heures, alors là c'est une énigme totale, inexplicable, sauf en rabaissant notre modèle de l'humain à une absurdité où l'individu ne peut accomplir une tache que dans un lieu précis (au bureau), à un moment précis ( entre 9h et 17h) pour remplir sa responsabilité en tant qu'acteur de la société.
Auquel cas tout sela prend sens, mais j'ai comme du mal à m'identifier à cet humain là...

Abderianle 16 janvier 2019 à 22:47   •  

André Gorz ? Pour rappel : https://www.monde-diplomatique.fr/1993/03/GORZ/45105 (sur le temps de travail)

patrickle 16 janvier 2019 à 23:33   •  

il me semble qu'on a déjà un débat sur ce sujet. je reviens sur l'idée qu'on arrive à une période de l'humanité où, grace à la technologie, on pourrait se détacher du travail, et certainement du travail ennuyant et se retrouver dans un système où soit les personnes travailleraient très peu, soit seules qui veulent travailler travailleraient. a l'inverse, on pourrait aussi orienter la force de travail humaine là où le remplacement par des robots seraient plus complexe (les arts, l'enseignement, les social,...).

Sanjurole 16 janvier 2019 à 23:36   •  

Ok mais quelle aurait été l'évolution de l'homme si il n'y avait pas eu l'industrialisation, la mondialisation ? Le travail sur-exploité en quelques sortes..

Marx je crois (j'y connais rien je connais personne) disait que le salaire était ce que ça nous coûtait de travailler et non un genre de gratification.
Et le mot travail vient bien du nom d'un instrument de torture.

Alors est ce qu'on est présent sur Terre pour errer au gré des saisons, tout simplement ?

patrickle 17 janvier 2019 à 00:23   •  

d'une part, est-ce qu'on travaillait réellement plus que maintenant avant l'ère de l'industrialisation (je pose réellement la question, je n'en sais rien)
d'autre part, je pense qu'on est vraiment à l'aube d'un changement fondamental, qui va peut-être encore prendre quelques dizaines d'années qui permettre à l'humanité de ne plus devoir travailler pour exister. c'est un changement probablement presqu'aussi important que celui de l'invention de l'écriture ou du feu. il faudra alors que l'humanité se trouve une nouvelle raison d'être ou un nouvel objectif.

Abderianle 17 janvier 2019 à 15:28   •  

Tout le monde peut s'accorder à dire que le travail n'est pas un mal pour ce qu'il produit, mais pour les conditions dans lequel il est produit.
Ceci dit, si vous avez lu Harari, il a voulu montrer que l'Agriculture c'était la grosse entourloupe du siècle, le "travailler plus pour produire plus" qui s'est transformé en un asservissement total puisqu'il y avait de plus en plus de gens à nourrir, et donc de plus en plus de travail à fournir.
Donc, à rester pessimiste, à moins de massacrer une large partie de la planète, on est désormais tenu de rester les pieds dans ce ciment... social.
Comme la bureaucratie, "l'homme produit du travail pour augmenter la quantité de travail disponible".
(tiens pour une fois j'ai été moins chiant que de coutume... 😮)

Aluminele 20 janvier 2019 à 15:12   •  

À mon avis si on n'avait pas besoin de travailler pour vivre correctement, ça correspondrait à la situation d'un enfant avant d'entrer à l'école ou d'un adulte à la retraite. Si on écoute voltaire il nous dira qu'on finira par travailler quand même tant l'ennui est fort. Pour Platon c'est justement parce qu'il n'avait pas besoin de travailler qu'il pouvait se triturer le cerveau comme il l'a fait. Personnellement si je n'avais pas de travail j'aimerais apprendre (un de mes plus grands plaisirs), des compétences manuelles ou des connaissances sur le monde, voyager, rencontrer des gens... Mais c'est possible qu'au bout d'un moment on aie besoin d'un but pour continuer à faire des choses.

Sanjurole 20 janvier 2019 à 20:12   •  

"l'homme produit du travail pour augmenter la quantité de travail disponible"

Il y a aussi: "L'homme produit du chômage pour augmenter la quantité de chômage disponible"
---> Plus grande entreprise de France j'ai nommé: Pôle Emploi.


Je crois que c'est le système de rémunération qui me dérange finalement.


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