Philosophie et spiritualité

quelle est votre conviction inébranlable malgré les preuves de son ineptie?

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quelle est votre conviction inébranlable malgré les preuves de son ineptie?
catile 18 novembre 2019 à 18:45

moi c'est la Lune.... Malgré des preuves bien étayées et des témoignages irréfutables, et bien avant les théories complotistes , je n'ai jamais cru à la conquête de la Lune.
D'où vient cette certitude ? impossible à dire...

Qu'est-ce qui fait que l'on croit viscéralement à une chose fausse ? une chose qui, lorsque vous en parlez, vous fait passer pour un(e) provocatrice ou un(e) imbécile ?

Avez-vous une conviction aberrante au point de vous disputer parfois avec vos proches?

( Etant donné que je suis certaine que personne n'est jamais allé sur la Lune, faire un tel topic est une gageure mais ça peut être drôle...)

PS: le but ici n'est pas de convaincre les personnes qui exposeraient leur conviction ( la mienne est discutée dans le topic "Apollo") mais de comprendre ce fonctionnement bizarre.

Juliette...le 18 novembre 2019 à 19:21

J'aurais bien participé @cati mais pour moi, une conviction est presque forcément inébranlable et, si en plus il est prouvé qu'il s'agit d'une ineptie...
Par contre, des interrogations tenaces, des doutes persistants, oui, notamment sur notre origine et notre devenir, on aurait tort de s'en priver 😄

Asacksle 18 novembre 2019 à 19:30

Cela m'arrive assez souvent oui, être persuadée de quelque chose sans pouvoir en apporter la preuve. Un fonctionnement purement intuitif !
Ça arrive sur tous types de sujets, banals ou plus importants. Souvent je ne me trompe pas, mais cela arrive quand même que je sois à côté de la plaque 😋
En général, je suis plutôt tentée de débattre avec la personne (lorsqu' elle le veut bien) et le plus souvent, je me rends compte qu'aucune personne n'a vraiment de preuve à apporter à son propos.
Cependant, il y a bien souvent, des vérités des deux côtés.
Par contre, lorsque la preuve m'est apportée, je ne persiste pas dans ma croyance, je reprends mon raisonnement avec les éléments que l'on m'a apportés.

Concernant la Lune peut-être te manque t-il des éléments plus approfondis sur la question pour te faire changer d'avis ? On n'en sait jamais assez sur un sujet aussi vaste.

Carolle 18 novembre 2019 à 19:34

j'évite de me mentir à moi même, c'est la base de la connaissance de soi. Je n'aime pas le mensonge. Le mensonge divise, le mensonge tue,....

Non mais vraiment, quand je pense qu'il y a des gens qui souffrent sous le coup du mensonge, tu nous propose d'en faire un sport...

Est-ce bien décent tout ça ????

C'est la base du discours de tout gourou de secte: susciter de l'empathie pour un discours aberrant et déstabilisant la sécurité émotionnelle, de part sa stupidité;

C'est un peu comme le syndrome de stockholm: on finit par avoir de la sympathie pour son persécuteur....on voudrait l'aider à se resaisir alors qu'il se moque de tout le monde...

Julienle 18 novembre 2019 à 19:50

J'ai la conviction, grandissante avec le temps, que l'humanité va se sortir de la situation pré-apocalytique qui est la sienne, et ce, sans guerre mondiale, ni catastrophe environnementale d'ampleur planétaire.

Je sais, c'est tout à fait irrationnel, voire délirant, comme croyance, mais j'y peux rien !

catile 18 novembre 2019 à 20:30

@Asacks: ta réaction est sage, tu lâches l'affaire dès que tu en sais assez... Mais alors c'est que ce n'était pas une conviction inébranlable, puisqu'une preuve a suffi à l'ébranler.

@Carol: je ne comprends pas bien ce que tu veux dire et m'en excuse...
c'est sain de ne pas aimer le mensonge, mais hélas il est employé dès le plus jeune âge par nos parents qui nous font croire que tous les 25 décembre un vieux monsieur bienveillant va nous apporter des cadeaux: comment faire confiance ensuite ?
Avoir une conviction n'est pas un mensonge si c'est cela que tu veux dire, mais une incompréhension, donc un fait qui dépasse l'entendement.
Ensuite je me perds dans ta réflexion qui exprime la notion d'emprise/domination comme si toi-même avais vécu un traumatisme à ce niveau , ce qui n'est pas le sujet ... Explique-moi, merci.

@julien: tu es positif, c'est bien... On espère tous s'en sortir sans trop de casse, et si c'est ta conviction alors tu t'en sortiras probablement car c'est comme avoir la Foi.

Asacksle 18 novembre 2019 à 20:44

@cati effectivement cati j'avais omis trop facilement le mot "inébranlable" dans la question , je reformulerai donc ma réponse en disant, que je pense que rien n'est inébranlable en cette vie, que tout peut être remis en question. Je n'en ai donc pas 😉

Carolle 18 novembre 2019 à 21:15

@cati je n'ai rien d'autre à expliquer. Je crois avoir été assez claire.

emanule 18 novembre 2019 à 21:56

heeeu,moi j'ai la conviction que le libéralisme est une catastrophe pour l'humanité.
Bon il fallait que je la fasse!
Beau et interressant topic @cati

Fropople 18 novembre 2019 à 22:12

La seule conviction que j'ai est qu'il n'y a rien après la mort, mais en même temps on ne peux pas, je pense, me prouver le contraire donc je suis pas sûr que ça compte

Strangerquarkle 18 novembre 2019 à 22:28

Moi je doute de tout. De moi, de ce que je perçois, de ce qu'on me dit. Je suis rationnelle et n'ai aucune certitude. Il y a seulement des probabilités, des faisceaux. Je pense que croire sans preuve est un biais cognitif, une erreur très commune. Une conviction est une illusion.

Attention, le doute est triste, angoissant et inconfortable. Je le déconseille fortement si votre esprit est capable de s'illusionner, profitez-en pour vivre dans la certitude, ça a l'air très rassurant. Moi je n'ai pas cette capacité, et je le regrette, car en plus ... douter ne sert à rien.

Enfin je crois. J'ai un doute, du coup ...

Fropople 19 novembre 2019 à 00:53

Très belle mise en abîme de l'abîme du doute, @Strangerquark ^^

Julienle 19 novembre 2019 à 09:52

@Strangerquark

Coucou !

Je te rejoins tout à fait (quand je parle de "certitude" que les choses vont aller mieux, c'est en vérité un constat, de multiples "forces" bienveillantes qui se développent et se répandent, mais j'ai utilisé le terme "certitude" pour coller au thème de cet espace de discussion).

Le bouddha aurait dit : "si tu croises un bouddha : coupe-lui la tête !" manière de dire : remet en question, critique, fais toi ton propre avis, sur tout, à tout moment, et ne prends aucune opinion ou croyance pour valide, par principe - même celle du bouddha.

Si l'on peut penser q'une conviction est une croyance, un produit de l'imaginaire (donc une "illusion" selon tes termes), je trouve dommage que ton doute à toi soit "triste, angoissant et inconfortable". Le doute, selon moi, est bien davantage que cela ! Et pour appréhender sa vastitude, pourquoi ne pas essayer de trouver un autre terme, moins "marqué", moins connoté, que ce "doute" si localisé ?

Ne pourrait-on pas avancer que vivre dans le doute, sans croyance, sans conviction, c'est finalement, vivre dans le moment présent ? Sans croyances liées au passé ou au futur ? Quand on vit dans le présent, on ne relie pas l'événement, ni avec ses sources, ni avec son devenir : on n'anticipe rien, on ne conclut rien, on ne déduit rien de rien. Ainsi, dans le vécu du moment présent, on vit dans ce "doute", mais un doute débarrassé de son coté "hésitation", "perplexité", "méfiance", "inquiétude", "vulnérabilité", des termes, souvent associés au doute, dans notre culture.

Un doute stimulant, vivifiant ?
Un doute, puissant ?
Un doute joyeux ?

Fropople 19 novembre 2019 à 11:15

D'après Wikipedia, on s'approche d'avantage de la croyance que de la conviction :

"La croyance est le processus mental expérimenté par une personne qui adhère à une thèse ou une hypothèse, de façon qu'elle les considère comme vérité, indépendamment des faits, ou de l'absence de faits, confirmant ou infirmant cette thèse ou cette hypothèse. Ainsi, les croyances sont souvent des certitudes sans preuve."

@Julien intéressante vision, mais j'aurais tendance a distinguer ce "doute vivifiant" du "doute" tel que je me le défini et qui se rapproche bien plus des qualificatif péjoratif que tu as évoqués, ainsi que d'autres plus "neutres" tels que "méthode", "rigueur", "recherche", "esprit critique"...
M'est avis qu'a partir du moment ou l'on vit pleinement l'instant présent, le doute disparaît au profit d'autre chose que j'ai du mal à décrire.
En fait le doute est pour moi un concept purement intellectuel, alors que vivre pleinement l'instant présent est quelque chose de bien plus corporel, mais peut être ma notion de doute est elle trop restrictive 🤔
J'aurais d'avantage envie d'appeler ton "doute vivifiant" "Hakuna Matata" 🤔

Strangerquarkle 19 novembre 2019 à 12:51

Merci @Julien pour ce message d'optimisme !
Tu as raison, par une (douteuse) complaisance pour la négativité, j'ai occulté cette conséquence du doute : il permet de se recentrer sur l'essentiel, les seules données incontestables qui sont les sensations de l'instant présent. Parce que peu importe que ce soit un rêve ou une réalité, la sensation est là, la douceur, la douleur, les couleurs, la chaleur (rimes indépendantes de ma volonté, enfin qui sait ...). j'ajoute que je vais vaillamment jusqu'à douter du passé, qui sait si ces gens qui occupent ma maison sont bien mes enfants, mon mari, jusque parce que mon cerveau, ce tas de chair inepte que je n'ai même jamais vu de mes yeux, m'assure qu'hier et les jours précédents c'était les mêmes personnes ? Parfois pour m'endormir je ferme les yeux et je me concentre sur les seules sensations disponibles : chaleur, légers bruits ... Je pourrais être n'importe où dans l'univers. Vertigineux.

Cela dit je rejoins aussi @Fropop car cet état de simple récepteur de sensualité sans intellectualisation ("Hakuna matata") est trop éloignée de ma nature réfléchie. Impossible pour moi de m'empêcher de me poser des questions. Et il m'est tout aussi impossible de trouver des réponses fermes, même temporairement. Je suis donc coincée dans une quête de sens vaine, une Sisyphe sur la montagne du doute. D'où la tristesse, l'angoisse et l'inconfort ...

emanule 19 novembre 2019 à 13:27

la tristesse, l'angoisse et l'inconfort ...
Ou le gout de savoir,d'apprendre,de se remettre en question pour aller mieux ?
Ton cerveau est bloqué sur "questionnement automatique"?
Alors met le sur des rails positives,saines.
Qu'il se questionne sur "qu'est ce que l'on va faire comme sortie ce weekend en famille ?
Ou "je suis quand même une bonne mère,je veux le meilleur pour mes enfants"
Ou "quelle tenue je vais porter pour surprendre mon mari?"
Force ton cerveau a positiver,jusqu'à ce que ca devienne automatique.
Il se questionnera toujours autant,mais en mode "bonheur"!

Julienle 19 novembre 2019 à 13:29

Yes, je crois comprendre, @Strangerquark. Dans ma perception du doute (dans sa qualite d'action, de questionnement de "réalités" ou de croyances ou de points de vues ou de convictions apportees, défendues par autrui), je ne vois pas pourquoi cette action de questionnement (comme par exemple, demander à quelqu'un de citer ses sources, lorsqu'il exprime une certitude, ou ne serait-ce qu'une opinion) engendrerait un quelconque sentiment négatif, ou triste, ou quelque autre sentiment à connotation"négative". C'est un attitude saine, stimulante, en tous points, me semble-t-il.

Aussi, il me semble, que nous sommes tous contraints à croire, en de nombreuses choses. La terre est ronde ; mon propre corps est rempli d'organes aux fonctions identiques à celles de n'importe quel autre humain ; la vie physique a une fin, appelee ici "mort" : je ne peux vérifier ces choses par moi-même. Un IRM de mon estomac est une image, c'est à moi de choisir, de croire ou non, à sa fidèle correspondance avec ma réalité organique interne. J'ai la possibilité de faire confiance aux recherches, informations, témoignages, délivrés par d'autres, par l'intermediaire de mots, d'images, de sensations partagés. Je fais ma selection de croyances. J'ai la certitude que je vais mourir, mais en fait, c'est une croyance. Quand ça m'arrivera, alors je pourrai parler de fait, reel, certain. Et encore ! :))

D'où mes affinités avec le taoisme : « Tchouang Tseu rêva qu'il était papillon, voletant, heureux de son sort, ne sachant pas qu'il était Tchouang Tseu. Il se réveilla soudain et s'aperçut qu'il était Tchouang Tseu. Il ne savait plus s'il était Tchouang Tseu qui venait de rêver qu'il était papillon ou s'il était un papillon qui rêvait qu'il était Tchouang Tseu. »

L'absence de toute certitude, ne doit pas, selon moi, mener à une attitude de méfiance, de peur, de tristesse, engendrée par notre impossibilite, d'avoir une quelconque certitude sur le reel et sur nous-même, aucune "prise" sur une quelconque "vérité absolue".

C'est là que "l'intuition" entre en jeu :

"Par-delà intelligence et instinct
L'oubli - l'Oubli - comme forme généralisée d'absence, évanescence à même l'environnement, Jean Levi l'explique d'abord en des termes bergsoniens. Bergson avait compris que pour se sortir du dilemme entre l'intelligence, qui recherche des objets abstraits sans jamais les trouver, et l'instinct, qui les trouve sans les rechercher, il faut qu'il y ait une possibilité pour une troisième voie, celle de l'intuition ; c'est elle qui fournit à l'intelligence la dose nécessaire de sympathie et qui lui permet d'entretenir une relation d'intimité à son objet. Bergson et le Tchouang-tseu partagent cet enthousiasme pour l'intuition. Loin, par contre, de gommer les différences qui existent entre leurs pensées, Jean Levi souligne astucieusement que le dernier, contrairement au premier, ne voue pas une « foi inébranlable » (p. 39) en la raison. Bergson, il est vrai, pouvait espérer un temps futur où l'intelligence primerait sur toute autre faculté. Tchouag-tseu, pour sa part, n'y croit pas et fait plutôt confiance à l'intelligence somatique comme lieu d'accomplissement de la liberté humaine, chose qui demeure étrangère à Bergson puisqu'il s'en tient aux données de la science de son époque. Le Tchouang-tseu s'en remet, au contraire, à l'expérience religieuse qu'est la sienne. Cette dernière lui permet de développer une conception de l'intuition plus immédiatement rivée sur le monde organique. Selon Jean Levi, cette distinction a d'importantes ramifications sur leurs systèmes philosophiques respectifs. À aucun moment, Bergson ne fait-il, selon l'auteur, l'expérience réelle de l'intuition, il ne fait que discourir sur celle-ci, de manière détachée, alors que le Tchouang-tseu, par le biais d'expériences mystiques, a pu éprouver l'intuition du dedans et non seulement du dehors, comme quelque objet de la connaissance. Ainsi, le discours au sens où l'entend généralement le Tchouang-tseu ne doit pas se construire sur la base stricte du raisonnement logique, mais plutôt dans ce que nous pourrions appeler notre capacité à tous de vivre la vie des autres, pour un moment, afin d'en pouvoir faire l'expérience intérieure. Selon cette capacité, nous serions tous capables de nous constituer en l'intérieur de toutes choses, de devenir le microcosme de l'univers."

https://journals.openedition.org/asterion/96

emanule 19 novembre 2019 à 14:45

@julien tu as le droit d'avoir tes convictions bien sur.
Le problème c'est quand un voisin en a d'autres,car il a un vécu et un ressenti différent du tiens.
Qui a raison,qui a tord?
Surement les deux.
Les deux apportent une part de vérité.
Le tout est d'arriver a s'écouter.

Fropople 19 novembre 2019 à 14:56

Tout à fait d'accords @emanu
et c'est en ça que je trouve tout l'intérêt du doute, ne pas être "coincé" dans une conviction ou croyances qui nous rend sourd à d'autres perceptions

Julienle 19 novembre 2019 à 15:51

@emanu
IL doit y avoir malentendu, je ne cherche à convertir personne, je voulais juste apporter un éclairage différent sur la question de la formation de nos opinions, certitudes, croyances : quelle pourrait être la pertinence de s'en remettre à l'intuition, pour ce faire ?

Dans l'extrait que j'ai proposé :

"Bergson avait compris que pour se sortir du dilemme entre l'intelligence, qui recherche des objets abstraits sans jamais les trouver, et l'instinct, qui les trouve sans les rechercher, il faut qu'il y ait une possibilité pour une troisième voie, celle de l'intuition ; c'est elle qui fournit à l'intelligence la dose nécessaire de sympathie et qui lui permet d'entretenir une relation d'intimité à son objet.

Tchouag-tseu fait plutôt confiance à l'intelligence somatique comme lieu d'accomplissement de la liberté humaine, chose qui demeure étrangère à Bergson puisqu'il s'en tient aux données de la science de son époque. Cette dernière ("intelligence somatique) lui permet de développer une conception de l'intuition plus immédiatement rivée sur le monde organique."

Je souhaitais juste apporter cet éclairage là, surtout en réaction aux écrits de @Strangerquark : "Et il m'est tout aussi impossible de trouver des réponses fermes, même temporairement. Je suis donc coincée dans une quête de sens vaine, une Sisyphe sur la montagne du doute. D'où la tristesse, l'angoisse et l'inconfort..."

Je suggère ici, qu'un développement de notre intuition, comme "outil" de relation au réel, en complément de l'intellect, pourrait apporter à l'attitude questionnante du doute (doute qui, s'il devient compulsif, peut générer angoisse, méfiance...), un espace dans lequel, justement, ne se pose plus aucune question : la manifestation de l'intuition tenant lieu de réponse. Un espace apaisé dans lequel on ne pèse pas le pour et le contre, on n'analyse pas les enjeux et conséquences, on n'anticipe pas intellectuellement les possibilités et les liens de cause à effet : on s'abandonne juste à l'intuition souveraine du moment, pour savoir si telle opinion, telle croyance, telle certitude, doit être considérée avec crédibilité, ou rejetée.

Juste une piste de réflexion :)

emanule 19 novembre 2019 à 15:58

Oui,laisser place a son intuition.
Je comprend et c'est intéressant @julien.
Et t'inquiète,il n'y a pas de malentendu,ma dernière phrase " le tout est d'arriver a s'écouter" ne t'étais bien sur pas destiné personnellement.
C'est une façon de penser général 😉

Strangerquarkle 19 novembre 2019 à 21:25

@Julien je suis une douteuse "compulsive" comme tu dis, donc pour moi qu'elle soit issue de la réflexion ou de l'intuition, aucune croyance ne trouve grâce à mes yeux. Je ne me sens pas du tout contrainte de croire sans preuve que la terre est ronde ou que mon corps fonctionne comme n'importe quel autre corps. Je remets volontiers en cause jusqu'à la moindre évidence. C'est un réflexe, une hygiène mentale, issue plus profondément d'une tendance qui fonde ma personnalité : je suis incapable de me mentir à moi-même. J'utilise comme tout un chacun des axiomes pour gérer mon quotidien puisque ça semble fonctionner la plupart du temps par exemple "selon toute probabilité le soleil se lèvera demain matin, je dois me préparer à une nouvelle journée de boulot" mais aussi pour mon plaisir d'apprendre des choses comme "jusqu'à preuve du contraire, un proton est constitué de deux quarks up et d'un quark down" mais je vis ces données comme les règles d'un jeu, probablement faux dans une réalité inaccessible, et j'ai en permanence conscience que c'est une illusion : l'accident, l'improbable, l'impossible peut arriver.

Oui, il y a de l'angoisse dans le doute, mais je ne cherche pas la tranquillité d'esprit à tout prix, en tout cas pas au prix de mon honnêteté envers moi-même 🙂

catile 20 novembre 2019 à 10:24

@ Carol: eh bien non, ... j'ai beau relire, je ne comprends pas mais la touche HP me fait défaut il est vrai ... Si c'était clair je ne te demanderais pas de clarifier ... comment échanger si c'est pas clair ??
Je ne sais pas si tu veux parler du mensonge, si tu me traites de gourou ou si tu t'es fait kidnapper récemment....
J'ai lu qqpart que tu es empathique et bienveillante donc je ne pense pas à une attaque personnelle, mais tu vois... ouh la la !! j'extrapole déjà tellement que c'est pas clair !!!!

@ Fropop: concernant ta conviction sur la mort, ça compte ... Je vais de ce pas chercher un médium pour valider ta réponse.
Concernant l'idée de croyance: la conviction se situe au niveau du coeur et peut-être même des entrailles ( attends je vérifie...) et non de la tête . Elle n'a donc pas sa source dans une hypo-thèse.
La conviction d'une sensation entraine une sensation de plénitude , agréable ou pas selon la conviction que l'on a.

@Strangerquark: je rectifie ( juste pour t'embêter) : la conviction n'est pas un mensonge que l'on se fait... Mais je sais pas la définir en fait... J'aime assez l'idée de douter qui pour moi n'est pas négative... Elle implique une notion de prudence donc de loyauté envers soi-même... Cela peut aussi être perçu comme avoir le cul entre 2 chaises ou la voie du milieu.
Donc... T'en penses quoi de la Lune ??

zebreperdule 21 novembre 2019 à 19:24

Bonsoir
J'ai la conviction que la religion et le culte sont les plus grandes de toutes les arnaques.
Voilou!

zebreperdule 21 novembre 2019 à 19:26

Zut!
Je suis hors sujet.... il n'y a aucune preuve que ma conviction est inepte 😂

Fanny-146le 21 novembre 2019 à 19:35

Si quelque chose peut être prouvé, pour moi, cela devient une connaissance, et cela n'a plus rien d'une conviction. On est dans deux domaines différents, du coup, la question posée n'a pas de sens. Il y a ce qui est prouvé, que ça me plaise ou pas, que j'aie envie d'y croire ou pas. Et il y a tout un tas de domaines dans lequel la preuve est soit impossible soit encore à venir. Et là, ma conviction peut varier, et elle a autant de valeur que la conviction de tel ou tel.

Strangerquarkle 21 novembre 2019 à 22:01

@cati non non tu ne m'embêtes pas, je sais bien que ma vision des choses est assombrie par mon trouble anxieux ... Je n'ai pas le doute joyeux 😋 La conviction nécessite, je pense, une bonne assiette de confiance personnelle, dont je suis visiblement dépourvue. mais j'y travaille 😇

Loisele 03 décembre 2019 à 08:59

Que la vie est belle...

Alors qu'elle ne l'est clairement pas. Elle est dure, elle est cruelle. Parfois elle apporte de petits moments de bonheur. Mais elle n'est pas belle, non.

Siryackle 03 décembre 2019 à 11:32

@Loise.
C'est quoi la Vie !?
La Vie du point de l'existence, humaine... biologique, minérale ?
Si non, la Vie est belle si on fait abstraction de la souffrance inhérente à toute existence. 😋

Loisele 03 décembre 2019 à 11:49

Donc la vie n'est pas belle si tu la prends dans sa dimension la plus brute. Pourquoi faut-il faire abstraction? C'est une démarche qui n'est pas logique. Je n'ai à faire abstraction de rien. La vie n'est intrinsèquement pas belle. Ce sont nos "constructions", relations, élucubrations humaines qui peuvent l'adoucir. Mais la rendre belle jamais.

Fropople 03 décembre 2019 à 13:52

@Loise la notion de "belle" est un concept purement humain, un mot chargé de multiples sens, et donc comme toutes chose que l'humain qualifie, ce jugement est personnel et n'est absolument pas intrinsèque.

Pour ma part, de la même façon que certaines oeuvres littéraire, artistique ou autre peuvent être belle, bien que remplie de noirceur, d'injustice et de tristesses, je considère que la Vie est belle.
N'est il pas beau de voir un oiseau voler librement dans le ciel ? Ou d'admirer un papillon aux ailes bariolées virevolter de fleur en fleur ? Pourtant cet oiseau, afin de vivre, s'est très certainement repus de divers insectes, comme une chenille qui aurait pu être le précédent papillon. Ou à l'inverse ce papillon que tu vois, c'est peu être un oiseau de moins dans le ciel qui est mort oisillon par faute de nourriture...
La Vie est par essence remplie de cruauté, l'Homme n'étant qu'un animal, n'est absolument pas exempte de ce travers. Je trouve admirable et captivant, tous ces liens qui régissent les espèces animales, végétale et même les matériaux entre eux, la Terre qui gronde tel un coeur qui bat, l'éclatant coup de foudre entre le sol et le ciel lors d'un orage. La Vie a été, est, et sera. Que pouvons nous faire d'autres que la partager pendant le temps qui nous est donné ?

Samsonle 08 mai 2020 à 16:41

Ma "conviction inébranlable malgré les preuves de son ineptie" est qu'il ne peut y avoir d'inepties vu que chacun est capable de se créer les preuves qu'il souhaite! ;)

Shangale 09 mai 2020 à 19:45

Cette question revient à demander à des gens dans le déni d'avoir la clarté d'esprit qui leur manque lol Elle est marrante cette question :D. Cest un truc impossible en fait haha !!
Je dis ça parce que la conviction à mon sens cest un truc de l'instinct, du coeur, un truc vrai. Si on se sent en rébellion vis à vis de sa propre conviction (malgré les preuves évidentes de son inepties) alors ça veut dire qu'on y introduit le doute et donc qui refuse d'écouter sa petite voix. Comme on refuse d'écouter sa petite voix, ben on n'est plus vraiment censé l'ériger au rang de conviction quoi. Cest le serpent qui se mort la queue. Lol

Par contre cest le genre de question qui peut en perturber plus d'un justement lol. De manière inconsciente du coup. Cest pas anodin à mon sens...

En revanche, je serais capable de parler des signes astro non sans gêne. Jadore les profils astro et chercher des concordances. Tout le monde dit que cest stupide et moi jai pas envie de dire que c'est stupide lol.

Cameleazebrale 09 mai 2020 à 22:10

Je te rejoins sur les signes astrologique, même si je ne le fait plus, à une époque je confrontais les caractères des personnes aux signes astro et même si c'est généraliste , cela se recoupait souvent... avec des exceptions bien sure... j'ai même tiré les cartes, j'avais étudié le tarot pendant mes études (art) par contre en mode loisir et non sérieux, c'est d'ailleurs ainsi qu'on y jouait entant... j'ai souvent confronté des intuitions avec des faits, mon côté cartésien. Mais jamais eu de conviction inébranlable, je remet toujours en cause mes certitudes avec l'âge, les avancées scientifique et l'expérience. Pourtant très têtue, il me faux vraiment des faits avérés pour modifier mes certitudes...
Mais parfois, j'ai des intuitions, qui se révèlent vrai sans que je puisse expliquer d'où elle me viennent. Nos cerveaux et notre inconscient parfois sont autonomes! Comme pour le non-dit qui nous fait comprendre l'état de notre interlocuteur sans pouvoir vraiment prouver comment on a pu le ressentir à moins d'être mentaliste et connaître tous les ficelles!

Shangale 10 mai 2020 à 00:20

Yes ! J'aime bien la formulation sur l'autonomie du cerveau. J'avais lu un article scientifique expliquant que nous pouvions flairer un danger sur un plan inconscient et agir en conséquence pour assurer notre survie. J'avais trouvé ça génial.
Et moi aussi j'ai essayé l'approche scientifique sur les thèmes ésotériques. C'est bon de retrouver son âme d'enfant, bonne soirée !


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