Philosophie et spiritualité

Quelques réflexions sur l'égo

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Quelques réflexions sur l'égo
Malkav_ATWle 14 mai 2026 à 18:09

Avertissement : j'ai conscience que le sujet abordé est sensible. Car l'égo est un mécanisme omniprésent, toujours à l'oeuvre. Il participe à l'écriture de ces mots. Comme à la lecture que vous pouvez en avoir. Ce n'est ni bien, ni mal. C'est juste un état de fait, qui n'appelle pas de jugement (car juger c'est déjà activer l'égo), encore moins de culpabilisation. Il n'appelle pas non plus de fierté ni de hautainisme. Le but de ce texte est juste d'apporter quelques réflexions et se donner la possibilité de se considérer soi en conscience.

Notre société actuelle a une forte tendance à glorifier ce qui est projeté sur l'égo. Les "gros caractères", les "leaders", les "charismatiques", auraient donc un égo bien membré. Ils seraient de fait dans le camp des "forts". Les personnes réservées, timides, suiveuses, en retrait, auraient donc à l'opposé un "égo faible". Ce qui suit propose modestement de sortir de cette binarité.

Il y a également un fort enjeu entre égo et identité. Je pense notamment aux personnes ayant des troubles d'ordre narcissique. Pour eux l'égo est un mécanisme de survie, qui n'admet aucune "contestation", aucune remise en question. Si les propos suivants provoquent de la colère, de la rage, ou même un profond inconfort, je crois qu'il est mieux d'en rester là. Personne n'en sortira grandi. Le mieux c'est de respirer un bon coup, éteindre son écran, aller faire un tour, et passer à autre chose.


I. L'égo, un mécanisme
II. L'égo, pourquoi ça foire ?
III. Ego et souffrance
IV. L'égo, je fais quoi de ce truc ?


I. L'égo, un mécanisme

Je crois qu'il faut s'imaginer le truc, d'avoir un esprit humain. C'est assez vertigineux de détenir en soi une conscience. Une imagination. Une mémoire (et même plusieurs). Un mental. Des sensations. Des perceptions. Des émotions. Des rêves. Des désirs. Des besoins. Mais aussi un inconscient, un subconscient, bref l'iceberg inclus dans le package.
Si notre "esprit" est aussi vaste qu'un océan, qu'il faut donc pouvoir "contenir", il doit également faire avec les "océans" des autres, ces mondes intérieurs comme extérieurs. Il nous faut bien à la fois un "contenant" pour cela. Et un élément qui nous permette de gérer, limiter, accueillir tous ces "flux". Ca tombe bien, ce mécanisme existe, et il s'appelle l'égo. Il évite à notre point central, la conscience, de "se noyer dans l'océan". Mais il n'est pas "nous", ni notre identité. Il ne nous définit pas en tant qu'individualité. C'est juste un mécanisme, comme la mémoire de travail ou la perception olfactive.
Comment ce schmilblick marche-t-il ?
Il procède principalement en deux étapes.

1. Observation.
D'un fait, d'un mot, d'une intonation, d'une impression, d'une émotion, d'un constat.
Exemple : "Malkav est bizarre. Ce type est probablement fou.

2. Comparaison
Comparaison de soi. D'une partie de soi. Ou d'une qualité intrinsèque. Par rapport à ce qui a été observé.
Exemple : "Moi, je n'ai pas le comportement de Malkav. Donc, je ne suis pas fou."

Ce double jeu (ou double "je") d'observation et de comparaison, permet de définir une ébauche de ce que je peux être, ou pas. Il borne une limite entre le moi et l'extérieur, par effet de déduction plus ou moins logique.


II. L'égo, pourquoi ça foire ?

A la base, l'égo consiste en cela. Juste, cela. Un mécanisme de comparaison qui permet une approximation de notre identité, par sympathie ou antipathie ("qui je suis par et pour moi-même") et de notre altérité ("qui je suis, face à l'autre, dans son regard, ou face à ce qui m'est extérieur").
Sauf que l'égo a ses travers, et j'en vois deux notamment à préciser ici.

A. Le jugement.

"Réfléchir est compliqué. Les gens préfèrent juger."

Si je reprends mon exemple sur Malkav, mon égo me fait remarquer que sa santé mentale est contestable ("franchement, c'est quoi son délire du Malkav Institute of Bidule ?"). Alors que moi, je m'estime saine / sain d'esprit. Je vais pouvoir construire une hiérarchie, et donc une catégorisation, participant à mon élaboration identitaire. Je suis dans le camp des "biens, des bien-pensants, des gens normaux" et Malkav est dans le camp des "fous, tarés, demeurés, kassos".
Sachant que, si dans mon exemple, la catégorisation est valorisante, elle peut, au contraire, se trouver être dévalorisante.
Si j'ai entendu que je suis nulle / nul, et si mon égo "valide" ou "intègre" cette pensée (en fait, l'égo observe juste que cette remarque active quelque chose en moi), alors il va la saisir et la garder sous le coude. Pour la réactiver au besoin, quand il aura "envie" de fonctionner. En cela, l'égo n'a pas de jugement moral intrinsèque. Il ingère et valide tout jugement, du moment que cela produit un effet sur soi. Et cela me fait enchaîner sur le point suivant.

B. Un mécanisme qui fonctionne.

Si je reprends l'image du mécanisme, je tiens à la préciser un peu. L'égo serait semblable à un programme informatique. Il a un nombre de commandes défini (observer, comparer, juger), sans aucune moralité (pas de notion de bien ou de mal - avec toutes les limites que comporte cette binarité). Il n'est pas non plus programmé pour se soucier du bien-être, du bonheur, du développement de son hôte. Cela n'entre pas dans ses considérations. Car il n'a pas de considération autre que de fonctionner. Pas d'autres objectifs. Plus il fonctionne, plus il est content. Plus il est content, plus il fonctionne. Et plus ce qu'il active provoque une "réaction" chez son hôte (que ce soit fierté ou honte, etc.), plus cela lui convient.

Si je reprends l'exemple d'une personne qui a entendu un jour quelque chose du genre "tu es nulle / nul", et que cela a été intégré, alors c'est la petite voix interne qui va prendre le relais. Celle de l'égo. Elle va se le dire, se le répéter. Parfois face à une difficulté. Parfois, sans raison. Parfois, en "déduisant" d'une attitude, d'un non-dit en face (et sans réalité concrète, sans fait, juste une situation "fantasmée"). J'en profite pour rappeler au passage que l'échec est indispensable à l'apprentissage. N'en déplaise aux adeptes du perfectionnisme forcené (mais la perfection n'est-elle pas un projet pour l'égo ?).
Et donc, pour moi, cet être qui passe sa journée à se dévaloriser, à se trouver nul / nulle, douter de soi, se remettre en cause, entreprendre, n'aura pas un égo "faible". Mais bel-et-bien un égo fort, car il tourne à pleines balles. Et qui est, juste, content, de tourner, sans "considération" pour son hôte.
Et cela, tout autant que pour la personne qui se trouve géniale, super intelligente, très astucieuse, forte, super costaude, sans faiblesse aucune. Et qui dit que "cela fera de la très bonne télévision", mais c'est un autre débat.

En ce point, l'égo peut donc tout à fait provoquer des comportements dangereux, mortifères, et même auto-destructeurs, poussant jusqu'à des actes irrémédiables (mais dont il ne peut avoir "conscience", car, là encore, il n'est pas "programmé pour"). Cela m'emmène au point suivant.


III. Ego et souffrance

L'un des écueils est bien là avec l'égo. A force de fonctionner, il provoque évidemment des mécanismes forts d'identification. Et s'il peut nous aider, dans un premier temps, à gérer les océans pour nous aider à définir (ou plutôt, se rapproche de) "qui on est", le risque est bien de s'identifier à la petite voix qui susurre.
Lorsque les liens d'identification sont implantés, ils sont extrêmement durs à démêler, et encore plus à désamorcer.
"Je suis nul. Je suis faible. Je ne suis pas à la hauteur. Je n'ai pas le physique. Pas l'intelligence suffisante. Pas les compétences. Pas les diplômes. Je ne suis pas assez bien."
Juste un petit florilège.
Dans le miroir inversé de ce piège, alors c'est un narcissisme sans "faille", qui nous coupe de notre intérieur, et donc, des autres.
"Je suis fort. Je suis balèze. Je suis super-intelligent. J'ai un gros QI bien membré. Je suis Mensa (petite cace-dédi). Je suis musclé. Je suis invulnérable."

Il y a encore une autre dérive, pour certaines personnes qui souffrent de maux récurrents. De maladies longues ou chroniques. Car, à les "convoquer", à se présenter comme "cet être malade", ils finissent ce qui pourrait être appelé un "corps de souffrance".
"Bonjour, je m'appelle Malkav, et je souffre d'une cirrhose diabétique de l'humérus droit."
Ces personnes deviennent leur maladie. Et cette maladie devient leur personne. Procédé d'identification, encore. Ils sont la maladie. Ils se présentent par leur maladie. Ils se racontent en racontant leur maladie.
Lorsque ce stade est atteint, cela devient coton. Car, quelle serait la volonté, pour une personne vivant cela, de se séparer de sa maladie ? De guérir, lorsque c'est possible, ou même, en atténuer les effets ? Ou juste, se considérer et considérer le monde via un autre prisme ?

C'est là juste un exemple un peu poussé de processus d'identification. Si je m'appelle Bob-Edmond, et qu'un inconnu vient me dire "salut, tu ne me connais pas. Mais je te dis que tu as été adopté à 3 ans, tu t'appelles Gontran-Kévin, et je suis ton vrai père", il y a de fortes chances que je l'envoie bouler. Chaque atteinte à mon identité est une attaque à ma propre sécurité, un danger pour la construction de mon récit personnel. Celui qui donne sens à mon existence, ce "refuge" (au sens presque résilientesque) identitaire.
C'est exactement le même type de mécanisme qui rend les discussions compliquées avec les complotistes. Car, adhérer à certaines théories leur permet de rejoindre un groupe, une communauté. Et également de combler des vides ou des blessures narcissiques, de quelqu'un qui a peut-être été humilié à l'école, dans un contexte familial ou professionnel... avec un enjeu de ne pas avoir été parfait. En gros, le complot leur permet de se construire une identité.
Ils s'identifient à ce qu'ils pensent, à ce qu'ils croient. Ils deviennent "celui ou celle à qui on ne la fait pas. On ne la fait plus." Tout discours rationnel viendra irrémédiablement se crasher devant ce mur-là. Il sera vain, s'il n'est précédé d'échanges sur la personne, son parcours, ses blessures, sa construction égotique.
Mais alors ? L'égo, on en fait quoi de ce machin-là ?


IV. L'égo, je fais quoi de ce truc ?

C'est un "poncif" commun à plusieurs religions, ou plusieurs voies qui se prétendent "spirituelles", ou initiatiques.
Le discours est souvent pris au premier degré. Cet égo, il faudrait le "tuer". Le supprimer. Le faire disparaître totalement, comme un démon à sceller au plus profond des enfers.
Mais il s'agit d'un discours simpliste, premier degré, pour ne pas dire tarte-à-la-crème-iste. Déconnecté des subtilités spirituelles ou symboliques.
Quelque part, ce serait comme aller à la salle de sport, pour faire de la muscu, avoir de gros biscottos, gagner un concours. Oui, mais après ? Mais ensuite ?

Et puis, ce serait coton de tuer un mécanisme qui est en soi, implanté en soi. Qui nous permet, à un certain niveau, de gérer et contenir "nos océans" intérieurs comme ceux extérieurs. De naviguer à vue sans percuter notre indicible iceberg. C'est comme le chanteur Ren qui se bat contre son propre "Bad Ren" interne (dans sa chanson "Hi Ren", plus d'infos plus bas) : "tu dois te tuer toi-même si tu veux me tuer, moi".
Alors une piste possible, c'est de mettre de la conscience. Juste, un peu de conscience. Lorsque l'on bascule dans le jugement. Lorsque l'on va au-delà de la simple catégorisation. Lorsque la petite voie vient nous susurrer quelque chose à l'oreille. Lorsque Jiminy-Cricket prend la tangente et fait des siennes.
Lorsque l'on bascule dans des mots, des expressions, des phrases, des comportements ou des attitudes "en mode automatique". Face à des personnes, des situations, des faits, ou même des impressions. Juste, se poser, un instant. S'interroger. Questionner. "Est-ce bien moi qui penses cela ? Ou est-ce juste mon égo qui s'active ?"Car mettre de la conscience permet de désarçonner l'égo.

Bien évidemment, il ne s'agit pas d'atteindre un état précis, pérenne, et total. Et non, ce n'est pas simple. Ren le dit bien dans sa chanson. "It's an eternal dance". C'est une danse perpétuelle. Si cela n'a rien de facile ni d'évident, c'est un chemin possible, et beau. Vers plus de connaissance de soi, d'avancée dans ce mystère permanent, dans ce questionnement fondateur. Et, par là-même, vers plus d'authenticité. Si vous êtes arrivés jusqu'ici dans votre lecture, le chemin a déjà commencé.

Je renvoie donc vers quelques mots de Ren. Il évoque les troubles psychologiques, mais quelque part ces phrases peuvent être transposées dans ces questionnements-là. En tous cas, ça me parle.
Il n'y avait pas vraiment de gagnants. Ni vraiment de perdants.
[...]
Ce n'était pas le combat de David contre Goliath.
C'était un pendule, se balançant indéfiniment entre l'obscurité et la lumière.
Et plus la lumière brillait fort, plus l'obscurité convoquait une ombre épaisse.
Ce n'était jamais vraiment une bataille à remporter pour moi-même.
C'était une danse infinie.
Et comme toute danse, plus je me faisais rigide, plus c'était compliqué.
Plus je galérais avec mes pas maladroits, plus je me débattais.
Alors j'ai grandi, et j'ai appris... à me relâcher.
Et j'ai appris à adoucir. Et la danse est devenue plus facile.
C'est cette danse éternelle qui sépare les êtres humains des anges, des démons, des dieux.
Et je ne dois pas oublier,
Nous ne devons pas oublier,
Que nous sommes juste des êtres humains.

voir la vidéo

Pour ceux qui veulent aller plus loin, je recommande l'ouvrage "nouvelle terre" d'Eckhart Tolle. Juste, cet ouvrage. Pas un autre ou des vidéos de lui.

PomDofinele 17 mai 2026 à 11:08  •   130413

Je vais prendre le temps de bien lire.
Dans un premier temps: coup de coeur pour Ren ! Génial cet artiste.

PomDofinele 17 mai 2026 à 18:09  •   130416

Voici ce que je comprends :

Pas d'être humain sans Ego ( car c'est l'image que j'ai de moi et qui me vient de mon environnement)
Ego trop élevé= narcissisme
Ego trop faible= pas de confiance en moi ( qui est également une faille narcissique)
Ego équilibré= pas de rigidité, je reste souple et m'adapte à qui je suis au présent , à qui je deviens au fur et à mesure de ma vie. Je peux m'ajuster selon ma conscience de moi. Je peux me remettre en question. Et alors l'Ego n'est pas souffrance, n'est pas mon ennemi.

Donc, Ce n' est pas l'Ego notre ennemi, mais la rigidité de l'Ego.

?

Malkav_ATWle 17 mai 2026 à 18:24  •   130418

PomDofine, merci pour ton retour,

Ce qu'il me semble, si je dois résumer brièvement.
L'humain est quelque chose de bien plus "vaste" que son égo. Mais le mécanisme d'égo est comme une "articulation" qui nous permet quelque part de gérer notre rapport au monde et à nous-même.
Ego trop élevé = narcissime oui
Pas de confiance en soi = égo trop élevé aussi. C'est là où ce n'est pas forcément évident dans notre "image" de l'égo.
Dans les deux cas, l'égo carbure en pleine burre. Il se fiche de dire à son "hôte" -tu es génial- ou -tu es nul- car dans les deux cas l'hôte réagit, donc l'égo a fonctionné et provoqué une réaction, donc il est content.
Ego équilibré = euh dans l'esprit oui, mais je ne sais pas si on peut vraiment dire cela. Je dirais plus, pour faire un résumé un peu à la hache à deux mains (+12 contre les lapins-garous) que égo = jugement. Donc quelque part, l'équilibre, c'est de "penser" quand on est dans le jugement, de faire ce petit pas de côté. Pour se laisser la liberté de se dire "alors là c'est vraiment moi, donc on y va" ou bien "ah non là je suis en pilotage automatique, je reprends la main".
Après évidemment, être en conscience de soi, ça permet de désarçonner l'égo, ou au moins de modérer son effet. Donc de mieux se connaître soi, au-delà des schémas intégrés par l'égo. Te remettre en question oui.
Et non l'égo n'est pas un ennemi. Mais ne faire que l'écouter provoque une souffrance (et quand on prend goût à la souffrance, là c'est le corps de souffrance dont je parle aussi -assez maladroitement j'en conviens).

Mais là où ça devient méta (ou coton, ou drôle, suivant le point de vue), c'est qu'on a plusieurs égos. Dont un égo spirituel. Genre si je me dis "ah purée dans telle situation, j'ai senti mon égo me dire un truc, mais je ne l'ai pas écouté, j'ai fait autrement, je suis trop balèze" et bien "bing", c'est l'égo spirituel qui parle.
Donc, non ça n'a rien de simple. Ca ne doit pas devenir un objectif, une obsession, une fierté. Il s'agit "juste" (mais un "juste" qui est déjà en soi un cheminement de vie) de faire et d'être en conscience.

Et oui big up à Ren. J'ai vu plusieurs de ses reprises, il est vraiment "habité".

Selenale 17 mai 2026 à 19:46  •   130419

@Malkav_ATW
Merci d'avoir pris le temps d'expliquer tout ça d'une manière qui s'est avérée bien digeste pour moi.

J'associais effectivement l'idée d'avoir "peu d'ego" au manque de confiance en soi.

Là, j'ai bien compris en quoi ce n'est pas correct de raisonner comme ça.

Et le mental, c'est quoi par rapport à l'ego ?

Je n'arrive pas à me représenter le lien ni la différence entre l'un et l'autre.

"Nouvelle terre" parle d'ego ?

Pourquoi conseilles-tu uniquement cet ouvrages de cet auteur ?

Malkav_ATWle 17 mai 2026 à 21:06  •   130420

Selena,
Merci à toi d'avoir pris le temps de me lire. 🙂

citation :
Là, j'ai bien compris en quoi ce n'est pas correct de raisonner comme ça.

Et bien, je crois que c'est ton égo qui parle. 😅
Ce n'est pas simple, parfois un peu d'égo se glisse dans un mot, dans une expression, ou même dans un sous-entendu.
"ce n'est pas correct de raisonner comme ça".

Alors, je dis cela en vulgaire newbee de la vie. J'ai fait un peu de psycho-linguistique mais ça date.
Pour moi le mental est lié à la pensée verbale, ou logico-mathématique. Le fait de compter, comptabiliser, analyser, comparer. Ou tout ce qui est discours verbal.
D'ailleurs beaucoup de gens considèrent le mental comme l'esprit. C'est bien tristement oublier l'imagination, l'inconscient, le subconscient, les perceptions, les sensations, tout ce qui est de l'ordre du non-verbal...
On pourrait peut-être inclure l'égo dans le mental. Cela me semble logique. Mais il ne serait pas "tout" le mental, juste une petite partie.

Et oui l'ouvrage conseillé parle justement du mécanisme de l'égo.
Après j'avoue l'avoir lu depuis un moment, certains concepts ne sont plus très frais.
J'ai arrêté le sang frais pour le jus de tomate. Et ben cognitivement... c'est la cata.

Je ne conseille que cet ouvrage car je n'ai pas lu les autres. J'ai eu de bons retours du "pouvoir du moment présent" d'autres personnes. Et j'ai essayé des vidéos du bonhomme. J'ai du mal avec certaines choses (spoiler, beaucoup de choses) genre new age. Dès que je tombe sur une vidéo avec de la musique d'ascenseur avec des râles de yack, et des vidéos de galaxies spatiales en fondu avec un arc-en-ciel, mon mental se met en PLS.

Crabe_Fantomele 19 mai 2026 à 10:22  •   130426

Oui ça donne une petite impression de morcellement de personnalités avec le char à viande (le corps), le commandant (l'égo) dont l'objectif est la survie et/ou la procréation, et une instance psychique et/ou spirituelle qui va donner un sens plus profond que "ken et tuer" à la vie.

Et effectivement se mettre son égo à dos, c'est quelque part mettre en difficulté notre corps qui a besoin de manger, boire, dormir, bouger, rencontrer, procréer, se protéger, conquérir, ressentir des moments calmes etc. Si je craque pour la femme de mon voisin, moralement c'est mal, pragmatiquement je m'expose à la colère du voisin si je me fais prendre, il n'empêche que je ressens cette attirance pour elle (égo primaire? ça? ). Est ce que je vais tenter ma chance, ou non? C'est peut être un égo secondaire qui va me mettre en sécurité en disant non, parce qu'il a assimilé les règles (Surmoi?).

En somme l'égo est un stratège sans moralité qui va chercher à nous apporter un maximum d'avantages pour un minimum d'inconvénients. Quitte à se planter parce qu'il est dysfonctionnel, lorsque par exemple il survit à une enfance insécure et estime que s'il a survécu à cette insécurité, alors cette insécurité est sécure, puisqu'on a survécu !!!

Quand à l'instance psychique et/ou spirituelle, je la vois plutôt juste comme un passager clandestin qui souffle une idée de temps en temps, mais qui, la plupart du temps, profite juste du paysage à travers les sens du char à viande.

Malkav_ATWle 19 mai 2026 à 21:40  •   130432

Merci pour ton retour Crabe_Fantôme.
L'égo en commandant, c'est lui donner beaucoup de place.
Quelque part, c'est juste le levier de vitesse. 🤔

Ken et tuer, c'est joli, qu'en pensent Barbie et Klaus ?

Pour le char à viande, non, je ne rentrerai pas dans le débat science vs croyance. Je suis fou, mais pas taré. Chacun fera comme il le sent.
Quelque part, je préfère les athées qui doutent de tout et croient ne croire en rien. Que les fanzouz du Divin, qui n'est quelque part qu'un rire cosmique.

Non l'égo ce n'est pas une histoire de besoin. Et il ne s'agit ni de se le mettre à dos, ni d'en faire un poto.
Ton histoire d'attirance, il y a de l'égo, mais pas que. La gestion de la frustration, c'est autre chose (mais pour cela il faut souscrire au package de niveau II du Malkav Institute of Benchmark, que je peux te facturer pour une modique somme hors taxes).

Et non l'égo se fiche des avantages comme des inconvénients. Il n'est pas câblé pour cela.
Ton histoire d'un sait cure, ça me fait penser à Boris (Cyrulnik, pas celui des soirées discos). Il parait que ce pauvre homme, chantre de la résilience, se serait effondré sur lui-même lorsqu'il apprit l'invasion en masse de l'Ukraine par la Russie. Eh, quelque part, le cordonnier est le plus mal chaussé. Le boucher, le plus mal ficelé. Le peintre, le plus mal maquillé.

L'âme dessinée en vache qui regarde le TGV passer, j'adore. Ca me donne des idées de module complémentaire, tiens.

Crabe_Fantomele 20 mai 2026 à 09:13  •   130434

Je sais pas si mon idée du char viande, métaphoriquement un véhicule faible avec ses besoins pour survivre, influence le pilote pour lui apporter une sécurité, une assurance de survie pour son développement maximal. Où finalement l'égo, qui aurait pu être brillant en regardant les étoiles, se transforme en serviteur du corps. En croyant en être le commandant. Si je décide de me chercher un resto, ce n'est pas moi qui ait eu l'idée, c'est mon corps qui a faim et qui l'exige.

Malkav_ATWle 20 mai 2026 à 10:31  •   130436

J'ava prévenu que le sujet de l'égo est tarte à la crême.

"un véhicule faible" > jugement de l'égo

"influence le pilote pour lui apporter une sécurité, une assurance de survie pour son développement maximal" > je le redis, l'égo à la base c'est un programme. Ce n'est pas qu'il se fiche de la sécurité, l'assurance de survie, ou le développement maximal de son hôte. C'est qu'il n'est pas programmé pour. Il est programmé pour fonctionner, et plus il fonctionne, plus il est content. S'il va répéter "tu es nul, faible" à son hôte jusqu'à ce que la vie de ce dernier devienne un calvaire et qu'il se suicide, l'égo ne le verra pas. Tout comme s'il lui répète "tu es génial", le faisant passer à côté des autres et de lui-même, dans un narcissisme qui le conduira vers un autre mur. Son seul but est de fonctionner. S'il s'active et provoque une émotion ou un sentiment ou une impression sur son hôte, il est content. Le reste luji est inaccessible. Pas de morale, pas de valeurs, pas d'ambition, pas de souci de préservation ou de subvention aux besoins. Tu ne vas pas demander à des lignes de code java ce qu'elles pensent du mythe dionysiaque chez Nietzsche.

"Où finalement l'égo, qui aurait pu être brillant" > jugement de l'égo
"en regardant les étoiles" > poésie. Jolie. J'apprécie.

"se transforme en serviteur du corps" > non, je le redis. l'égo se fiche du corps et de ses besoins. Par contre, si une personne n'est pas à l'aise avec son corps (silhouette, couleur de cheveux ou d'yeux, forme de tel endroit, IMC, etc...) alors c'est du pain béni pour l'égo. Cela lui donne un levier parfait pour agir sur son hôte. Ce n'est pas pour rien que les moines bouddhistes ont le crâne rasé et portent un manteau à priori identique (et qui ne leur appartient pas, stricto-senso, les moines bouddhistes ne possédant normalement qu'un seul objet).
Et à l'inverse, que penser de ceux qui courrent après des casquettes made in NY ou des baskets en série limitée sur LODL qui partent pour des trouzaines d'euros sur le marché noir ?

"Si je décide de me chercher un resto, ce n'est pas moi qui ait eu l'idée, c'est mon corps qui a faim et qui l'exige." Je crois qu'il y a un certain amalgame dans ce propos.
Moi je distingue les besoins des envies. Même s'il y a interpénétration entre les deux parfois.
Avoir faim, c'est un besoin. Le corps a besoin de ressources, de nutriments, pour pouvoir fonctionner et faire tourner son système basal. C'est une évidence, c'est même une porte ouverte. Vouloir subvenir à ce besoin, c'est donc, juste, normal. Le subvenir en allant au restaurant, là il y a déjà un égo qui rentre en jeu. Parce que, tu peux y subvenir en allant chercher de quoi t'alimenter dans la nature (ça n'a jamais été simple, ça l'est de plus en plus). Fruits, fleurs, bourgeons, etc. En achetant des produits pour te préparer à manger. Ou en allant, comme tu dis, au restau. Et là, ça devient carrément bourdieusesque, car le choix de ton restaurant dira tout autant de quelle "classe" tu te référencies, au-delà des préférences alimentaires (carné ? non carné ? végétarien ? vegan ?) ou culturelles (japonais ? libanais ? cuisine "brasserie" ?...). Ce n'est pas la même chose d'aller au mac-radeau, au routier du coin qui fait des plats du jour à un tarif correct, à l'italien bien côté sur gogolmap avec des pizzas à vingt balles, ou au rooftop étoilé (ou pas ?) de l'Hôtel-Dieu. Je te rappelle au passage que même ici, en France, un nombre de plus en plus important de personnes ne peuvent pas s'en payer un, de restaurant. Ton égo fera ce qu'il veut de cette phrase.
L'envie c'est autre chose. C'est censé être la manifestation de notre individualité (tu me permets un gros mot ? notre âme). Si j'ai envie de faire du bateau à voiles, ou d'aller voir telle pièce au théâtre, c'est mon envie à moi. Que mon voisin aille à la pêche et se contrefiche du théâtre, c'est son choix, son intimité, cela lui appartient, tout comme je l'enverrai poliment bouler s'il me vanne sur le théâtre.

Maintenant, si tu me permets sur ce terrain, parce que c'est toi qui m'y amènes.
J'estime, à titre personnel, et c'est ma propre vision, qu'on a un souci à la fois d'immanence et de transcendance dans notre civilisation actuelle. J'ai vu passer un discours sur le fait qu'elle était devenue auto-référentielle, déniant justement tout ce qui va "au-delà" d'elle. Or en parlant de besoin, je pense qu'on est plusieurs à avoir besoin d'une certaine "transcendance", au sens strict de connexion à quelque chose qui dépasse la "simple" (sic) condition matérielle. Peut-être de rêver, croire, imaginer, avoir des rêves, des utopies. Le world 2.0 évacue tout cela. Il n'existe que la rentabilité, la vision à court terme, un immédiat qui est déjà trop tard pour la résolution d'un besoin qui ne se rassasie jamais (qui a dit "Diogène" ?). C'est parfait pour un financier (je n'ai pas dit économiste, mais bien financier) qui ne mise que sur le cash flow et se foue du reste. C'est délétère pour un monde qui souffre et se vide de sa susbtance sur tous les plans, une société basée non pas sur la consommation, la surconsommation, mais carrément le gaspillage, broyant au passage tout ce qui fait sens (et là je convoque Jean Baudrillard).
Cela peut paraître un discours également tarte-of-cream (j'ai dû être pâtissier dans une autre vie. Là je suis juste obèse > ego remarque bonus). Mais, j'en veux pour preuvre. Le développement des complotismes en tous genres. Un besoin de réconciliation envers le féminin sacré (figures des sorcières, chamanes, même si ça finit souvent au rayon développement perso de la FNIC qui refile des bougies parfumées). Un retour vers les religions et leur versant parfois le plus fondamentalisme (catholicisme, ou islam). Ou du moins une appétence pour des "disciplines" "empruntées" à des traditions religieuses, souvent orientales (méditation, yoga, qi gong, acupuncture, arts martiaux, ikebana...). Et une liste fichtrement non exhaustive.

Au milieu de tout cela, tu convoques le véhicule de chair. C'est bien là où je me sens gêné, car déjà j'ai dit un gros mot (l'âme), et Maman Malkav n'aime pas que je dise des gros mots. Mais continuons. Pour certains, l'être humain est un "animal" pouvant vivre une expérience spirituelle. Pour d'autres, c'est juste l'inverse. Pour d'autres encore, ces mots ne font aucun sens. Et c'est très bien, aucun de ces discours n'ayant vocation à être "vérité", sinon sa vérité propre. Intrinsèque. Intime. Keep on riding on the Russel théière. Well.
Quelque part, je ne dirai pas quelle est ma position dans ce débat, je crois que l'humanité s'en fiche foncièrement et que la planète tourne très bien, à raison de 2 000 km/h, sans.
Ce qui me travaille, c'est de prendre les lanternes à vessie pour des canards sots vagues. Le mix, l'amalgame. Alors qu'il s'agit juste, quelque part, comme pour l'égo, de mettre de la conscience dans des concepts plutôt clairement identifiés et séparés.

On a un corps, qui reste quand même une sacrée mécanique de précision dont tous les ressorts nous échappent encore en grande partie. D'ailleurs l'humain, en concevant des choses, des objets, ou même des robots, ne fait que s'inspirer de créations de la nature dans beaucoup de cas. Des ailes d'avion, pompées sur celles des oiseaux. Aux tissus modernes, basés sur l'étude de fil d'araignées. En passant par l'IA construite... sur un réseau de "neurones" virtuels.
Que le corps ait des besoins, c'est une évidence. Un système basal, ça s'entretient. Je n'ai aucun souci là-dessus, ça me semble être juste normal, comme respirer. La question porte plus sur la résolution de ces besoins, dans leur modalité comme dans leur temporalité. Un Diogène qui s'onanise en public, cela choquait la société antique grecque comme cela nous choquerait aujourd'hui, pour rester dans le thème.
Ce qui fait quelque part société, c'est notre capacité d'inhibation partielle, c'est-à-dire à pouvoir gérer et contenir nos besoins. Si j'ai envie d'écouter du doom métal à 110 dB dans mon appart, je vais dire que j'aurai foiré - enfin que cela n'a pas réussi (le Malkav Institute of Boom-boom vous conseille les sémillants Sunnn O))) !). Patrick Boucheron en parle très bien sur ses cours sur le pouvoir, lorsqu'il évoque la figure de Priape, ce demi-dieu ridicule pour ses congénères, car il a toujours le membre à bloc. Ce qui fait d'un homme un être civilisé (car les anciens avaient "remarqué" qu'il n'a pas assez de sang pour irriguer suffisemment le cerveau et la teub) c'est justement sa capacité à débander. A baisser le pavillon. Donc on peut rire ou frémir en voyant la tendance actuelle à jouer à qui pisse le plus loin, dans un virilisme toxique. Curieusement (ou pas), des études sociologiques ont montré que les femmes, en général, ont tendance à privilégier le bien commun et des solutions collectives en politique, là où les hommes favorisent plutôt leur position et leur "carrière".

Donc oui, on est dans cet être de chair, et c'est le fait d'être dans cet être de chair qui nous permet de vivre cette expérience-là, qu'on appelle "vie". Et d'accueillir donc, notre conscience. A la base, l'égo est donc un mécanisme sur lequel on viendrait s'emboîter pour se connecter à la fois au monde extérieur et à notre intériorité.
Après, se penser être de chair capable d'aller plus haut ("spiritualité", sous quelque forme qu'elle soit) a pour sérieux travers de se faire croire, au milieu des autres corps de chair, comme son supérieur. Et là c'est les deux pieds dans le spécisme, l'homo qui se prétend sapien, et même deux fois sapiens. Comme quoi certains scientifiques ont gardé du bon sens, ils ont supprimé le deuxième sapiens. Sans doute au vu du niveau de connerie ambiant.

Car la mise en conscience, que j'appelle de mon voeu, a une conséquence tout aussi délicate à gérer. Que s'appellerio l'acceptation. D'être cet être justement imparfait. Parfaitement imparfait. Avec ses besoins, ses envies, ses désirs, mais aussi ses faiblesses, ses défauts, ses contingences, et cet être justement soumis à une loi d'entropie qui se fait bien sentir à chaque dizaine d'année vécue quand il faut repasser de l'horizontal au vertical. Et que, ce n'est pas grave.
Et donc oui, on a cet égo, qui carbure à pleine barre. Qui parfois hurle tellement fort qu'on l'écoute, mais le plus souvent, se glisse juste dans un mot, juste dans une attitude, ou même un silence. Et, on fait ce qu'on peut, avec cela, ou malgré cela, ou contre cela si cela nous chante. Car, il nous faut bien cette invisible barre de pôle dance, connectée on ne sait pas trop à quoi au zénith sidéral, et on ne sait pas trop non plus à quoi, au nadir du creux de la terre, pour pouvoir, juste. Danser.

"Il faut avoir du chaos en soi pour accoucher d'une étoile qui danse." F. Nietszche.

Crabe_Fantomele 21 mai 2026 à 10:02  •   130440

Le jugement du corps faible est autant égo que objectif, l'humain a quand même le corps le plus faible de tout le vivant... Pas de poils pour tenir l'hiver, moins puissant qu'un gorille, pas de croc de félin, pas le flaire du chien, court moins vite, ne sait pas sauter d'arbre en arbre, a un bébé immature pendant des années alors que les autres animaux ont un petit sur patte en quelques minutes à quelques heures... Si on s'est réuni en tribu y a une raison, c'est qu'on est incapable d'affronter la nature autrement. Oui ok on est bon en informatique, mais je te rappelle qu'aux yeux de Dame Nature on est juste un plan B parce que les dinosaures ont été exterminé par un très improbable astéroïde. Sans cette improbabilité, on serait toujours de la bouffe en surcis.

Le resto c'est la bouffe le plus facilement accessible, c'est l'arbre fruitier dispo H24 toute l'année. Ton point de vu reste local parce que dans bien des pays aller au resto coute moins cher que cuisiner: Quand je m'achète un pad thai sur le marché de Chiang Mai, ça me coute 50 centimes. ça devient une démarche sociologique seulement si on regarde par ce prisme.

Mais juste pour définir l'égo dans l'exemple de Spinoza où on est juste une pierre lancée qui va attérir quelque part et que notre seul liberté est de savoir que nous ne sommes pas libre. Où est l'égo:
- Il croit qu'on est libre et en parfaite maitrise de trajection?
- Il sait qu'on est libre de rien mais qu'on peut quand même maitriser son attérissage?
- Il nous dit que c'est dramatique ou il nous réconforte que ce n'est pas si grave?

Parce que devant ce néant, des petites voix dans la tête on en a des milliards entre celle qui comprends la situation, celles qui balancent des émotions, celles qui nous rassurent, celles qui nous enfoncent, celles qui nous font prendre telle ou telle décision, en réaction ou apres coup... ? Parce que je ne vois pas l'égo comme juste un Surmoi féroce ou des pensées automatiques négatives. Chez moi je l'appelle mon petit facho. C'est pas mon égo c'est juste un glandeur qui n'a rien fait et qui se permet de critiquer mes pensées et mes actions. Généralement quand je lui demande à quoi il sert, il ferme sa gueule parce qu'il sait que s'il avait quelque chose à dire, il fallait le dire AVANT que je prenne une décision. Mais pour moi ce mécanisme c'est pas l'égo, c'est plus l'écho d'un parent de quand on était petit et qu'on a intériorisé: t'as pas rangé ta chambre, t'es dégueulasse tout plein de boue, tu cris trop fort, t'es empoté, t'as un gros nez, t'es lent, tu pues le caca etc.

Malkav_ATWle 21 mai 2026 à 12:11  •   130441

Je repasserai.

Crabe_Fantomele 21 mai 2026 à 20:26  •   130445

Oui mais faut le fer ... 😉

Kodachromele 29 mai 2026 à 18:30  •   130483

L'égocentrisme fonctionne indépendamment des autres.
Alors que l'égoïsme fonctionne de façon contre-productive pour soi.

C'est un double égoïsme qui permet à l'égoïsme de fonctionner.

Malkav_ATWle 29 mai 2026 à 18:40  •   130484

Rappel aux êtres nés libres et de bonne moeurs.
Avant d'entrer dans le temple, déposez tous vos métaux.


voir la vidéo

Crabe_Fantomele 30 mai 2026 à 11:17  •   130486

J'ai un bon parapluie 😉


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