Philosophie et spiritualité

Science et croyance, même combat !

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Science et croyance, même combat !
albatrole 24 février 2026 à 15:24

Je me trompe ou les discussions seraient plus agréables et édifiantes (et moins ridicules) si on savait ne pas confondre soire et cravoir ? euh pardon... CROIRE et SAVOIR ?



A mon avis, croire sans douter est tout aussi impossible que de douter sans croire.

Or, le doute n'est-il pas un élément essentiel de la science?



Quand je vois des personnes autant savantes imposer des vérités au nom de la science, ça me laisse supposer une intolérance à l'incertitude, mais aussi de l'orgueil.

Et quand je vois des personnes autant croyantes ne pas tolérer d'être remises en question, ça me laisse supposer de l'orgueil, mais aussi une intolérance à l'incertitude.



Il parait que plus on sait, plus on sait que l'on ne sait pas.

Finalement, ceux qui sont les plus sur d'eux seraient les plus ignorants.

(Mais tout ceci reste à prouver)



Science VS Croyance ! 3... 2... 1... FIGHT !

Merlinle 24 février 2026 à 16:02  •   129766

La science élabore des théories basées sur les faits observés, constatés, mesurés. Les faits peuvent remettre en question les théories. Et toute théorie scientifique doit être réfutable (donc donner les éléments de son raisonnement ainsi que les faits sur lesquelles elle se base, de manière que d'autres scientifiques, avec les mêmes faits, puissent élaborer un raisonnement confirmant ou infirmant la théorie en question).

La croyance n'a besoin que de 5mn sous la douche...

Mettre les deux sur un pied d'égalité parce que certains scientifiques se prennent pour ce qu'ils ne sont pas est très dangereux. Cela alimente l'ère de la post-vérité et toutes les manipulations possibles.

Airbusle 24 février 2026 à 18:19  •   129767

(Science + Désinformation) VS (Croyance + Curiosité)

Ils sont passés où les médias scientifiques ?

Il y a 30 ans, le savoir était beaucoup plus accessible...

Savoir payant VS Croyance gratuite. #sophistes

L'Amerdique a tout monétisé.

Malkav_ATWle 24 février 2026 à 20:13  •   129768

Science VS Croyance ! 3... 2... 1... FIGHT !

Je ne comprends pas. Pourquoi ce besoin de comparer ? De trouver le meilleur ? Le truc que c'est le mieux, le plus productif, le plus efficace, le plus adapté ?
Pourquoi cette soif inextinguible du mélioratif ?

C'est justement ce qui est en train de saborder le monde dans lequel on "croit" vivre.
L'idée-même de civilisation, c'est cette idée un peu folle de se dire qu'on peut vivre ensemble, et accomplir des choses.
Le concept de civilisation, c'est le partage, l'entraîde.
On vit l'exact inverse aujourd'hui : la compétition à tout prix. Le "darwinisme social", un truc fait par des gens qui n'ont ni compris Darwin ni le fonctionnement de la nature. Et cette compétition, qui n'est pas juste une histoire de rivalité mais bien de mépris, et de refus de partage des richesses, c'est un sacré retour en arrière, et qui emporte toutes les fondations de ce qui fait "société" dans son sillage.

Dans une société organisée de façon profondément inégalitaire, la science ne résoudra et n'améliorera rien. Parce que la science reste un outil, au service de ceux qui s'en servent.

Il y a des moments, j'ai besoin de comprendre. Comment ça marche. Comment faire. Et là, la science est un outil précieux. Il y a des fois, j'ai besoin de ressentir, d'aimer, de rêver, de contempler. Et la science ne me sera d'aucun secours.
Rien n'est la réponse à tout. Certaines choses sont sans réponse. Certaines choses le resteront. Et c'est très bien comme cela.

paradoxle 25 février 2026 à 09:44  •   129772

Le savoir scientifique est une croyance. Mais une croyance vraie justifiée (c'est l'épistémologie qui le dit).

"Je me trompe ou les discussions seraient plus agréables ... si on savait ne pas confondre CROIRE et SAVOIR ?"
Le monde serait plus agréable en général.

Amarle 25 février 2026 à 16:56  •   129776

La science
J'aime bien les définitions d'Etienne Klein :
- Science : à aujourd'hui nous savons que ..
- Recherche : nous nous demandons si ....

La croyance
Ici j'ai juste ma petite vison de la définition :
- Croyance : nous pensons que ...

Après, comme @Malkav_ATW je pense que ce monde fonctionne avec de la science et de la croyance.
Peut-être même que l'un est parfois moteur de l'autre. Mais alors lequel !? 😵

Par contre est-ce que tu aurais des noms à balancer pour le passage ci-dessous ? Ca m'aiderait à comprendre 🤔

citation :
Quand je vois des personnes autant savantes imposer des vérités au nom de la science, ça me laisse supposer une intolérance à l'incertitude, mais aussi de l'orgueil.Et quand je vois des personnes autant croyantes ne pas tolérer d'être remises en question, ça me laisse supposer de l'orgueil, mais aussi une intolérance à l'incertitude.

albatrole 25 février 2026 à 19:45  •   129779

Merci à chacun d'avoir rejoint la discussion, et pour ce que vous y avez apporté ! 😀



Côté science, je trouve des éléments qui m'intéressent:

- "toute théorie scientifique doit être réfutable"

- "Dans une société organisée de façon profondément inégalitaire, la science ne résoudra et n'améliorera rien. Parce que la science reste un outil, au service de ceux qui s'en servent."

- "Il y a des moments, j'ai besoin de comprendre. Comment ça marche. Comment faire. Et là, la science est un outil précieux. Il y a des fois, j'ai besoin de ressentir, d'aimer, de rêver, de contempler. Et la science ne me sera d'aucun secours."

- "Le savoir scientifique est une croyance. Mais une croyance vraie justifiée (c'est l'épistémologie qui le dit)."

- "Etienne Klein : Science : [jusqu']à aujourd'hui nous savons que .."



Côté croyance, on est moins fourni

- "La croyance n'a besoin que de 5mn sous la douche..."

- "Croyance gratuite"

- "Croyance : nous pensons que ..."



Pour ce qui est de la relation entre les deux je rouve ça très intéressant :

- "Mettre les deux sur un pied d'égalité parce que certains scientifiques se prennent pour ce qu'ils ne sont pas est très dangereux."

- "Pourquoi ce besoin de comparer ? De trouver le meilleur ? [...] C'est justement ce qui est en train de saborder le monde dans lequel on "croit" vivre."

- "je pense que ce monde fonctionne avec de la science et de la croyance. Peut-être même que l'un est parfois moteur de l'autre. Mais alors lequel !? ?"



Aussi, j'ai quelques questions:

- @Merlin , salut à toi! Est-ce que tu pourrais développer ta dernière phrase? J'aimerais mieux comprendre ce que tu veux dire par "Mettre les deux sur un pied d'égalité". Tu veux dire que donner à la science la même valeur qu'aux croyances sous prétexte qu'il existe des faux scientifiques est dangereux ? Même si ce n'est pas le premier prétexte qui me vient en tête, je trouve que de toute façon, confondre croire et savoir ne peut être que problématique.

- @Airbus , salut à toi! Est-ce que tu pourrais m'expliquer ce que fait la curiosité dans "(Science + Désinformation) VS (Croyance + Curiosité)? Est-ce qu'il faut comprendre que tu penses que la croyance est pour la curiosité ce que la désinformation est pour la science?

- @Malkav_ATW , salut à toi! De quoi te sers-tu lorsque tu as besoin de ressentir, d'aimer, de rêver et de contempler? De croyances? De l'intuition?

- @paradox et @Amar , salut à vous! Comment dire que le savoir scientifique est une croyance vraie justifiée et que la science est ce qui dit "jusqu'à aujourd'hui nous savons que" si on considère que toute théorie scientifique doit être réfutable ?



Et, pour répondre à Amar, j'ai vraiment pas de noms en tête, et j'ai de toute façon pas envie de faire de dénonciation. Mais j'avoue que sur ce point, j'ai été pas mal déçu d'un nombre considérable de réactions sur ce site. J'espère que cette discussion fera un peu avancer les débats.

Airbusle 25 février 2026 à 21:08  •   129780

@albatro

La science étant inaccessible, c'est par la curiosité qu'on peut développer des croyances quasi scientifiques.

Merlinle 26 février 2026 à 03:53  •   129781

Je voulais simplement dire que considérer la science comme une croyance est dangereux. Et qu'on ne peut pas, sur un sujet donné, mettre sur le même pied une croyance et une théorie scientifique qui s'appuie sur des faits vérifiés. Ce qui se passe aux Etats-Unis lorsqu'on met en parallèle la croyance que le monde a été créé il y a 6.000 ans avec la théorie de l'évolution, par exemple.

Malkav_ATWle 26 février 2026 à 07:32  •   129782

Albatrop, je ne sais pas comment le dire poliment, mais c'est un peu comme si tu me demandais pourquoi je mange avec la bouche, plutôt que les narines (ou le trou du cul). Bah, c'est quand même vachement plus pratique...

Je n'ai pas la véracité des faits (notamment les noms des concernés), je n'ai donc pas vérifié. Mais je te propose ceci, vois-le donc comme un exercice de pensée.
Une équipe de trois scientifiques a remporté un prix Nobel de physique. Dans l'équipe, il y avait un musulman pratiquant. Comme l'exige sa religion, à toutes les heures attendues de la journée, et jusqu'à cinq fois par jour, il sortait son tapis de prière, le tournait vers la Mecque, et priait. Cela rendait absolument dingue un de ses collègues. Comment pouvait-on "perdre" son temps de la sorte, avec tous ces diplômes, ce niveau de savoirs, de réflexion, ces capacités intellectuels. Visiblement, le troisième collègue ne disait rien de spécial.
Lequel des trois a raison ?

Je reviendrai poster un gros pavé et je m'en excuse, hein, mais tu auras tes explications, si tu réponds correctement.


Merlinoux, les créationnistes ne sont pas une exclusivité états-unienne.
J'ai été en colloc avec une créationniste (évangéliste) quelques mois. Je n'étais pas au courant au début.
Elle est convaincu que les squelettes de T-Rex dans les musées sont des moulages en plâtre. C'est cocasse.

Amarle 26 février 2026 à 08:48  •   129783

Hello @albatro

citation :
- @paradox et @Amar , salut à vous! Comment dire que le savoir scientifique est une croyance vraie justifiée et que la science est ce qui dit "jusqu'à aujourd'hui nous savons que" si on considère que toute théorie scientifique doit être réfutable ?

Plusieurs choses ici :
1- science = savoir (ou connaissance), on est d'accord ici j'espère ?
2- la science est la conséquence d'une série d'expérimentation, ou de constation (ou obersvations), ok ?
3- ce savoir est appelé "science" car il n'a jamais pu être réfuté jusqu'à aujourd'hui, on est toujours d'accord ici aussi j'espère ?

Maintenant, la croyance :
Je réçois un constat ("les corps tombent tous à la même vitesse" par exemple). Je lui accorde soit :
a/ mon crédit total, sans vérifier => donc ici pas de science, mais de la pure croyance.
b/ mon discrédit total, sans vérifier => je suis aussi ici dans la pure croyance
c/ mon doute, et je vérifie => je suis ici dans la science, car je teste une allégation, car je ne me suffis pas du simple constat.
d/ mon indifférence => rien ne se passe.

Donc quand je lis lis "croyance scientifique", mon cerveau bug.
A mon humble avis :
- La science est une conséquence de multiples tests de refutation d'information
- La croyance est une acceptation ou un rejet inconditionnelle d'un constat ou d'une information.

En d'autres motes, je pense que la réfutation, ou l'absence de réfutation, nous dirige soit vers la science, soit vers la croyance.
Cela n'empêche pas de la croyance de générer de la science (voir petit c ci-dessus).

Aussi, jaime bien la théorie de la théière de Russel pour illustrer ce que j'essaye de dire. Et celle du rasoir d'Ockham aussi.

albatrole 27 février 2026 à 11:46  •   129791

@Airbus , merci pour cette précision enrichissante.

@Amar , merci pour ton développement si bien structuré!

Tu penses qu'on peut concidérer une science comme un savoir (ou une vérité) parce-qu'elle n'a jamais pu être réfutée jusqu'à aujourd'hui?

Dans ce cas, c'est sûr, la théière de Russel existe puisque l'hypothèse de son existence n'a jamais pu être réfutée ! Ou alors j'ai pas tout compris.

Pour moi, que ce soit un savoir ou une vérité, ça doit être irréfutable. Donc science pas égal savoir.

En fait, même si @Merlin pense que concidérer la science comme une croyance est dangereux, moi je mense que ce qui est dangereux c'est plutôt de concidérer la science comme un savoir.

Est-ce qu'on ne pourrait pas dire que toutes les croyances sont toutes plus ou moins probables, et que la science regroupe les croyances les plus probables (genre à 99,9%)?



@Malkav_ATW , j'en déduis que c'est une évidence pour toi que d'utiliser tes croyances et tes intuitions lorsque tu as besoin de ressentir, d'aimer, de rêver et de contempler. Ca te semblera peut-être bizarre, mais moi j'utilise surtout mes sens, mes émotions et mes sentiments. Comme quoi, on trouve de tout dans la savane. 😄



Le meilleur pour la fin: l'énigme intriguante de Malkav, avec une récompense (un gros pavé) à la clef ! 😋

Il y a donc dans cette histoire un savant musulman, un savant énervé, et un savant indifférent (Ca me rappelle le conte des trois hommes en prière de Rumi).

Lequel a raison? Ca sent le piège. Il n'est pas précisé sur quoi "lequel" a raison. 🤔

Le musulman a peut-être tort, mais si Allah existe (ce qu'on ne sait pas) et que Muhammad est son prophète (ce qui n'est pas une évidence pour tout le monde), alors c'est lui seul qui a raison.

Le nerveux a peut-être raison, 5 prières par jour, c'est du temps passé pour une cause peut-être inutile. Mais il a tort de s'énerver autant, car lui aussi perd son précieux temps en réagissant ainsi.

L'indifférent a probablement raison de ne pas s'énerver comme son collègue, et de rester concentré sur son travail. Mais il ferait peut-être mieux d'essayer de l'apaiser pour qu'il lui soit d'une plus grande aide.

Parce-qu'il ne faut pas l'oublier, ils sont tous les trois membres d'une mêmé équipe qui a malgré tout remporté un prix Nobel de physique ! Donc d'un certain point de vue, ils ont tous les trois raison !

Et toi tu veux que je te dise lequel des trois à raison ?!

Je choisis le savant indifférent.

Airbusle 27 février 2026 à 12:04  •   129792

Pas mal l'idée :

@albatro

Le science et croyance, mais la croyance n'est pas science.
(Une science réfutée/révolutionnée ne relèvait elle pas au final d'une croyance ? Donc au final, toute science est potentiellement une croyance.)

- Approximation (car jamais complète)
- Contextualisation (car les lois peuvent changer)

De plus avec une chance inouïe, la croyance peut se superposer à la science.

Merlinle 27 février 2026 à 13:39  •   129793

citation :
En fait, même si @Merlin pense que concidérer la science comme une croyance est dangereux, moi je mense que ce qui est dangereux c'est plutôt de concidérer la science comme un savoir.

Est-ce qu'on ne pourrait pas dire que toutes les croyances sont toutes plus ou moins probables, et que la science regroupe les croyances les plus probables (genre à 99,9%)?


Non. Tout simplement, non. Et ce n'est pas une opinion.

La science, c'est des tentatives faites pour expliquer les faits constatés de manière rationnelle. En fonction des faits, on établit des théories que l'on démontre. Logiquement. Lorsque des faits sont en contradiction avec la théorie, on modifie la théorie. Lorsqu'une théorie explique mieux les faits, on l'adopte, jusqu'à preuve du contraire. Mais on peut prouver, démontrer, réfuter. Avec des faits et des arguments (et souvent beaucoup de mathématiques).

La science peut donc se tromper. Avoir de mauvaises interprétations. Ne pas avoir tous les faits. Mais dans tous ces cas, on peut démontrer qu'elle s'est trompée, qu'elle a tort. Elle doit être ré-fu-table.

En gros, une croyance ne fait pas appel à l'intellect (sauf parfois pour se justifier a posteriori). C'est une émotion profonde, souvent. De l'imagination. La logique, la raison, ne valent rien contre une croyance. La science, elle, est sensible aux arguments étayés.

Ce qui ne veut pas dire que certains scientifiques ne sont pas poussés par leurs croyances, aveuglés parfois. Mais d'autres scientifiques peuvent alors leur mettre "le nez dedans"... car tout en revient toujours aux faits et aux démonstrations.
(et là, la théïère de Russell est utile, pour bien comprendre la différence science-croyance).

Airbusle 27 février 2026 à 16:04  •   129794

Cela dépend grandement des définitions que l'on donne également.

@Merlin

La science est notamment une convention par les pairs.

Si j'utilise les mêmes méthodes que la science (la logique ou l'expérimentation par exemple), mais individuellement en dehors du cadre institutionnel : est-ce de la science ? Je ne pense pas. (Sinon il existerait différents niveaux de science avec chacun un degré de précision.)

La science est avant tout un cadre (de précision, de méthodes, de communication, etc.).
Mais par exemple le fait de voir le soleil briller reste une croyance. La certitude est une croyance. La certitude en la logique est une croyance.
On lui donne ce statut de science, car elle ôte le caractère faux. Mais ne pas voir de cygnes noirs ne veut pas dire qu'il n'en existe pas.
Cela paraît tellement aberrant que cela soit faux qu'on postule que c'est vrai. Mais personne ne peut être sûr à 100.00%. Il restera toujours un pouième d'impossible. Ce qui définit la notion de croyance.

Mais effectivement si la science se permet une marge d'erreur, elle se détache de la croyance.

Du point de vue de la science, elle se distingue. Mais du point de vue de la croyance, elle est juste une discipline.

VS

La science est autre chose qu'un modèle de vérifiabilité ? (Et je pense que c'est là ce quiproquo).

Tout dépend donc de l'objectif que l'on donne à la science.

(Pour moi, le but ultime de la science est le savoir vers la vérité/réalité.)

La question serait donc : à quoi sert la science ?



On peut critiquer la science, c'est même sain.
La majorité continue de rejeter toutes les théories complotistes et cela changera difficilement, voire jamais. L'humain n'est pas si con.
S'il peut y avoir des conflits sur des vérités, c'est qu'elles sont teintées de positions politiques.

(Et un peu comme l'IA, il existe également un biais de la science envers elle-même.)

Crabe_Fantomele 28 février 2026 à 12:06  •   129797

Je crois qu'il y a un pont (trop à l'Est, c'est l'Ouest) entre science et croyance. "Rien ne nait de rien" semble être une base scientifique sur laquelle tout le monde semble d'accord. Et pourtant, nous sommes là. Et donc la croyance en un Créateur commence à germer dans les esprits scientifiques sous la forme de "on ne sait pas". C'est vrai qu'on ne sait pas, alors peut être qu'il existe un espace temps où quelque chose peut naitre de rien. Parce que si "rien ne nait de rien" alors le Créateur est lui même une créature...

En outre la science démontre le monde tel qu'il est, en fonction des capacités humaines et des outils que les humains ont pour l'expliquer. Ce qui me laisse penser que la science n'a pas vraiment à expliquer l'Univers mais plutôt à créer un univers de cohérence et de cohésion pour ses habitants. Ce qui peut expliquer l'enjeu des hyper croyants et des hyper scientifiques qui vont sur-réagir si on attaque leur vision de l'univers. La sur-réaction est généralement un aveu d'échec, une incapacité à être rassuré par notre propre construction mentale s'exprimant par de l'indignation (dont Nietzsche estime qu'elle est l'expression des impuissant, c'est à dire ceux qui réagissent au lieu d'agir.
Parce que c'est de ça qu'il s'agit à mon avis: une construction mentale. Une représentation du monde tel qu'on croit qu'il est à travers déjà nos sens limités (on ne voit ni l'infra rouge, ni l'ultra violet, on écoute entre 20 et 20kHz etc.) Et par dessus ces sens limités qui nous envoie malgré tout des millions d'informations du monde extérieur (11 millions de bits par seconde), nous ne pouvons en traiter qu'une poignée (environ 50 bits par secondes). Notre connaissance monde se limite donc à ces quelques données.

Pour bien enfoncer le clou: il y a un univers théoriquement infini autour de nous, nos sens sont limité à n'en capter "que" 11 millions de bits/s et nous n'en conscientisons "que" 50 bits/s.

Bien évidemment, la science est nécessaire pour établir que ces 50 bits/s soient cohérent pour chacun d'entre nous. On établi une linéarité temporelle ainsi que des objets autour de nous comme des tables, du béton, des écrans, de la terre, des végétaux etc. On peut les toucher et les mesurer objectivement, je peux poser ma main sur ma table en bois et la sentir, la cogner pour écouter sa résonnance ou la frotter et sentir sa douceur. Mais objectivement toujours, cette table et ma main ne sont que des atomes en vibration et jamais ma main n'a touché cette table. J'ai la croyance de toucher cette table parce que mon cerveauu m'en donne l'information, parce que la machine qui appuie dessus m'en donne aussi l'information, et la science m'aide à valider ma croyance. Mais ça reste une croyance, ou alors une vérité alternative si on préfère. Mais jamais ma main n'a pu toucher ma table... enfin si... mais non. Enfin ça dépend du point de vu qu'on décide d'adopter.

Dans monde concret la science est nécessaire, je disais, pour qu'on soit en cohérence entre nous même, sur le fait qu'on peut tous poser notre main sur notre table. Et ainsi éviter de bouleverser notre perception du monde en donnant du crédit à des gens qui estiment que la table est divine ou qu'elle a une conscience, ou qu'elle peut nous haper la main si on la caresse trop longtemps. C'est peut être l'intéret principale de la science: créer et préserver une cohérence et une cohésion entre nous.

Enfin, je crois...

Juliette.le 28 février 2026 à 14:28  •   129799

Je trouve que tu as parfaitement résumé les choses @Crabe_Fantome. Pour moi, c'est exactement tout et seulement tout ce qu'on est en mesure d'affirmer en tant qu'humains et aller plus loin, c'est entrer dans le domaine de la croyance. Et là, libre à celui qui a vécu certaines expériences d'être convaincu de certaines choses, tant qu'il laisse les autres cheminer librement avec ce qu'ils ont. Mais être persuadé que la science nous a tout révélé du pourquoi et du comment, ou même qu'elle pourrait le faire un jour, est à mon avis aussi farfelu que de boire cul sec n'importe quel catéchisme. A mon avis...

Malkav_ATWle 28 février 2026 à 19:54  •   129802

Je serais plutôt dans une lignée Ghost Crustacey - Juliette
Sinon je pose ça là.


"Nous, les scientifiques, ne savons pas faire cela."

"Je pensais que les problèmes les plus importants pour l'environnement étaient la perte de diversité biologique, l'effondrement des systèmes et le changement climatique.
Je pensais qu'avec 30 années de science bien faite nous pourrions résoudre ces problèmes.
Mais j'avais tort.
Les problèmes les plus graves sont l'égoïsme, l'avidité et l'apathie...
... et pour traiter ces problèmes il nous faut une transformation spirituelle et culturelle...
Et nous, les scientifiques, ne savons pas faire cela."
(je précise que je ne connais pas le monsieur)


"Le mieux que la plupart d'entre nous pouvons espérer d'accomplir dans les sciences physiques, c'est tout simplement de ne pas comprendre à un niveau plus profond."
(lui non plus je ne sais pas c'est qui)


Albâtre-Eau,
Je vais essayer d'expliquer plus clairement ce que j'ai voulu dire. Je me rends compte à voir ton retour que je n'ai pas assez étayé. Je m'en excuse.
Je te remercie aussi d'avoir joué le jeu.

Comme tu t'en doutais, il y avait un loup. Je suis un sale gosse, un incorrigible mâtru. J'ai posé un énoncé pour savoir comment tu allais le traiter. Voir déjà si tu es dans le respect strict d'un énoncé, une question appelant une réponse. Ou si tu peux élargir à autre chose. En plus je mettais une question à choix limité. Et, encore plus vache, j'ai mis une condition en plus (« si tu trouves la bonne réponse, je t'offre un message détaillé »). Je sais que ce n'est pas très correct de ma part. Mais ce n'est pas gratuit. D'une part, je rappelle ou précise que le nom « Malkav » est celui d'un être monstrueux, et en plus, fou. Qu'il entend des « choses » que d'autres n'entendent pas. Et les fous sont bien ces êtres qui bousculent notre réalité sans jamais dire « pardon ». D'autre part, cela me permet justement d'ajuster ce que je veux répondre. Je ne prétends pas savoir ce que d'autres ne savent pas, ni ridiculiser qui et quoi que ce soit.

Bon déjà, je vais tenter de préciser ce que je voulais dire au départ.
Là encore, j'ai l'impression de claquer des portes ouvertes, je m'en excuse.
Déjà si tu veux la liste des sens, je te propose ces termes-là.

Au-delà des cinq sens classiques, citons également, sur nos perceptions intérieures, l'équilibrioception, la thermoception, la nociception et la proprioception. En gros, l'équilibre, le ressenti de température, le ressenti de douleur, la conception de son positionnement dans l'espace.

Ensuite, les émotions, c'est un ressenti qui ne correspond pas à un « sens » à proprement parler, c'est-à-dire lié à un stimulus. Mais cela se joue dans le corps, en lien avec le système nerveux profond, et souvent c'est assez loin de la conscience. Une émotion se ressent, plutôt que « se sent ». Cela active des parties du corps, qui ne sont pas forcément les mêmes chez tout le monde. C'est parfois provoqué par des éléments externes, ou internes, et cela suit un « mouvement » (d'où le « motion » dans émotion). C'est quelque chose qui nous « bouge ». Des émotions peuvent advenir sans qu'il y ait stimulus. La définition est évidemment sujette à caution, dans les classiques on a souvent joie (l'émotion par défaut), colère, dégoût, surprise, tristesse, et peur. Mais là-aussi, liste sujette à débat.

Or, nous vivons dans une société qui dévalorise l'émotion. On est censé être des machines, l'humain c'est un corps, avec des muscles comme des élastiques, des articulations comme des boulons, les organes comme une machine à café, et c'est censé tourner comme un coucou suisse. Et le machin au milieu qui s'appellerait « conscience », alors là... Bref.

Les gens qui lorgnent du côté HPI, ont souvent un ressenti assez fin des émotions. Cela peut arriver souvent, faire beaucoup, et comme l'activité cérébrale est aussi intense, ça fait beaucoup à gérer. C'est pour cela qu'il y a souvent une tendance à se concentrer sur « le logique, le rationnel, le mental ». Ça c'est éprouvé, c'est calé, c'est rassurant.

Après, il y a les sentiments. En gros, ce sont des émotions qui durent, auxquelles on s'accroche. Comme je disais, l'émotion, ça nous met en mouvement « interne » ; on peut décider de s'en saisir, de juste la regarder passer, ou bien encore de la nier. Sauf que l'émotion niée, elle ne part pas. Elle reste. Tout comme l'émotion à laquelle on s'accroche. Après je ne dis pas, ce n'est pas simple de juste, écouter l'émotion qui passe (en conscience), lui faire un bisou, et la laisser s'en aller. Mais les sentiments liés aux émotions refoulées, ça donne souvent des choses pas glop. Genre la colère (au hasard, l'émotion la plus complexe à « gérer »), ça peut donner de la culpabilité, de la haine, de la vengeance... On pourrait se dire que quelque chose comme la surprise ne dure pas, mais il y a bien des gens qui restent en « stupéfaction » face à des événements. Et la réflexion est bien « bloquée » pour analyser ce qui a provoqué cet état.

Bon, si je reprends une autre liste, là-aussi facile, pas forcément exhaustive ni représentative, on pourrait parler « d'espaces » que notre conscience peut occuper.
Genre « ratio » (je raisonne), « intellectio » (j'intellectualise, je réfléchis), « imago » (j'imagine, je conçois), perceptio (« je ressens », genre des émotions), sensatio (« je sens », je fais usage de mes sens), intuitio (« je mobilise mon intuition »).

Personnellement, j'ai assisté, ici ou ailleurs, à moult débats « croyance vs. Science », et c'est toujours le même dualisme un peu bas de plafond que je constate.

Pour moi c'est une subsistance d'un vieux débat, qui est politique, ou, quelque part, idéologique, plutôt que « pratique ». Débat exacerbé à la révolution française, entre les nobles et catholiques, faisant reposer leur position « sur un ordre divin », contre les républicains et athées, « prônant un ordre nouveau ». Mais c'est une vieille rengaine, qui remonte probablement aux penseurs grecs (Aristote...) et même avant. La source du pouvoir faisant sa légitimité... on peut trouver cela passionnant ou ennuyeux, mais c'est un autre débat.

Si l'on prend, quelque part, la « croyance » comme une espèce de projection de notre « imago » (j'imagine que, je conçois que) et/ou de notre « intuitio » (je sens que c'est comme ça). Si l'on prend, quelque part, notre « raison » comme une espèce de projection de notre « ratio » (j'analyse, je déduis, je compare) et/ou de notre « intellectio » (je relie, je conceptualise, je mémorise). Bah on est bien dans des registres différents, en fonctionnement ou en « projection » de la « conscience ». Tu as bien évidemment le droit de dire « que toi tu es un être 100% raisonnable », garanti sans croyance ni théière volante.

Mais quelque part, cela revient à dire que tu es un être qui te prive d'une partie de toi-même. C'est comme si quelqu'un me disait « mon bras droit est super balaise et habile, je ne me sers que de lui, basta le bras gauche. » Cela n'a pas de sens. A différents moments de ta vie, devant différentes situations, ou absences de situations, tu activeras différents fonctionnements. Mais j'y reviens plus loin.

Donc pour recadrer ce que je voulais dire, bah faire du « imago », c'est faire du « imago ». Faire du « ratio », c'est faire du « ratio ». Faire du « imago » en disant « regardez-moi, je fais du ratio et je suis super balèze en ratio », c'est cela que je voulais mettre en exergue et dénoncer.

Une croyance reste donc une croyance. Il est tout-à-fait possible de prendre des faits ou raisonnements ou statistiques de source scientifique, et de triturer le truc pour en faire une croyance.

Et ce que je tiens à préciser aussi (ça sera utile pour la suite), c'est que la science n'est pas la vérité. La science est un outil, à visée de s'approcher au plus près du réel. Et elle y arrive globalement, assez bien. Mais dire que la science EST la vérité, là ça devient une croyance. Et la boucle, elle est bouclée.

Ceci étant précisé.


Oui je m'excuse encore pour mon énigme à la con.
Je cherchais bien à cerner ta capacité à relativiser un énoncé, ainsi que ton accrochement possible au degré « de vérité » de la science.

Il existe deux types de personnes.
1. Ceux qui sont capables de compléter un énoncé incomplet.

J'ai posé mon questionnement en présentant ces trois scientifiques. On pourrait dire un « scientifique croyant », un « scientifique athée et anti-religion », et un « scientifique neutre ». Je pense que je serais, moi, d'une non-humilité, d'une prétention, d'un égocentrisme, d'une arrogance intolérable si je devais dire que l'un ou l'autre a raison. Que l'un ou l'autre est dans le « vrai ».

« La vérité est comme le soleil. Elle éclaire tout, sans se laisser regarder en face ».

Victor Hugo

Je suis désolé, pour la suite, je vais rentrer dans le dur. Je m'excuse pour les personnes ayant une sensibilité exacerbée.

Je considère que l'être humain est un être du récit. Pas du discours. Pas du verbe. Du récit. Et l'on se construit, chacun, son propre récit.
Si l'on considère que l'univers, l'espèce de machin au-dessus de nos têtes, est « infini » (pas prouvé mais probable), voire multiple.
Si l'on considère que, dans notre intériorité, on est aussi face à un infini (et qui serait visiblement plus « grand » en proportion, à en croire les distances relatives entre les particules atomiques ou subatomiques).

Et bien, on a juste besoin de points de repère. De savoir où on est, d'où on vient, où on va. J'appelle cela les bornes du récit. Là où tu es, aujourd'hui, en ce moment, c'est juste un petit bout de la terre ; il y a peut-être un immeuble ou une maison aujourd'hui, il n'y avait peut-être rien il y a quelques années à peine, et il n'y aura peut-être rien dans quelques années. Seulement là il y a quelque chose. Probablement une rue, ou une place, ou un chemin, avec possiblement un numéro. Le tout dans une commune, appartenant elle-même à un découpage géographique... mais qui repose sur une convention, une création humaine. Tu peux toujours prendre une rivière pour délimiter un département, mais rien n'empêche que le cours de la rivière ne bouge...

De même pour le temps. Aujourd'hui, nous sommes le 28 février 2026 après JC(pasVD). Dans notre culture. On est peut-être le 14e jour du mois de Pharmouthi de la saison Peret de l'an 3308. L'heure locale pour moi quand j'écris, là, c'est 18h35. Un Haïtien ne serait pas d'accord...
Et tout cela est bien heureux. Si tu t'endors pris d'un malaise, et te réveilles après la sensation d'avoir dormi plusieurs jours. Et si tu te réveilles, dans un lieu inconnu, une pièce fermée, sans indication de l'heure qu'il peut être, je suspecte que tu serais pris d'un profond malaise. Tout comme moi.

La question de base, étant « qui on est ». La question de l'identité, toujours sensible. Notre prénom nous est souvent attribué avant que l'on naisse, ou à la naissance, ou peu après. Soit bien avant de pouvoir « l'intégrer » dans la conscience. Le nom, lui, nous précède souvent de plusieurs générations. Mais nous ne nous limitons pas à notre nom. Par contre, cela pose un jalon fort. Si tu annonces à une personne qui a toujours vécu « normalement » dans sa famille, et devenue adulte, que ses parents ne sont pas ses parents, qu'elle a été adoptée, et que son vrai nom n'est pas son vrai nom, je gage que ça risque de bousculer certaines choses. Eh, comme je dis, « il vaut mieux ressembler à son père qu'au facteur ». Remarque aujourd'hui, ça doit aussi marcher avec le livreur Amaz-one.

Pourquoi je parle d'identité, là ? J'y reviens.

Donc, le récit est nécessaire. Ce récit qu'on se raconte, tous, pour poser notre place au milieu de ces deux infinis bien vertigineux.
Maintenant, comme tu l'as compris avec mon énigme à la noix, moi je suis un sale gosse. Si j'aime les récits de toute sorte (mais un peu recherchés quand même), ce qui me fascine, ce sont les trous du récit. Car oui, le récit ne dit pas tout.

Nos récits occidentaux sont assez limités en la matière. Il faut toujours un début et une fin. Bon le début et la fin d'un conte ou d'un film ou d'un bouquin, ça va encore. Lorsque l'on parle du récit d'une existence, on est déjà dans autre chose. Lorsque l'on parle du récit de sa propre existence (et l'humain aurait cette particularité, à priori), ça devient vite coton. Lorsque l'on parle de notre « monde », ou notre « univers », là aussi il y a question.

Bref, c'est un exemple un peu fort de café, mais ça illustre bien ce que je veux dire.

On a notre récit, avec nos jalons et nos trous. Et le récit, comme tout récit, se fait à plusieurs niveaux, du plus matériel au plus symbolique. Il y a des choses qui se « jouent » dans les couches inférieures. Certains parlent par exemple d'inconscient ou de subconscient, ou de part d'ombre, ou que sais-je encore.

On est tous inégaux, de même, dans la gestion des « trous », et dans la malléabilité du récit.

Si je reprends mon exemple de l'adulte à qui tu annonces que ses parents ne sont pas ses parents. Certains peuvent le vivre plutôt bien, réagir de façon positive, peut-être après un choc quand même. D'autres vont partir pour des mois, des années de dépression. Cela dépend de la personne, de son tempérament, sa santé, son état de forme, mais également du contexte culturel. C'est peut-être plus délicat dans notre société occidentale où la cellule familiale représente la base. Cela l'est peut-être moins dans des sociétés où les enfants ne sont pas élevés stricto-senso par les parents, mais par les oncles, tantes, par un village entier.

Face à cette malléabilité de récit (ou absence de...) on a quand même besoin de jalons, de jalons solides, sur lesquels s'appuyer. Ce n'est pas une simple vue de l'esprit. Il s'y joue possiblement notre santé mentale.

Comme tu commences déjà à le deviner, le rôle de « bouche-trou » a été joué pendant longtemps, pour une majorité de personnes, par des approches comme la religion. D'où viens-je ? Où vais-je ? Que se passe-t-il après la mort ? Comment le monde a été créé ? Comment va-t-il finir ?

En plus, c'est vachement pratique. La religion a une part de mystère, intrinsèque, si je peux dire. Donc ça permet de négocier les « dissonances » du récit (« Papa, c'est quoi cette bouteille de lait).

Et en plus, cela permet de conforter un ordre social différent. Parce que, la personne en place a un pouvoir sur toi parce que tu « crois » (ahah, désolé pour le trollage) qu'elle l'a. On remarque d'ailleurs que des changements de religions ou croyances coïncident souvent avec des changements politiques. Que chaque cité ait sa divinité propre, sans empêcher l'autre d'être, ça va très bien pour des cités-états indépendantes. Ça devient plus compliqué pour un territoire qui doit être unifié derrière un seul pouvoir.
Mais cette histoire de pouvoir est bien un dévoiement du fait religieux, non un objectif et encore moins son essence. La spiritualité c'est un truc intime, personnel, et le pouvoir que l'on peut chercher c'est bien un pouvoir sur soi-même. Celui de vouloir s'élever, soi, d'être une "meilleure" personne (si ça veut dire quelque chose ?). Dès qu'on touche le pouvoir sur l'autre, on n'est plus dans le même registe. Mais quelque part, c'est un peu comme Nietzsche et son histoire de surhomme. Ce que ce cher Friedrich (et donc Jean-Claude aussi, pour ceux qui me suivent) prône, c'est le dépassement de soi-même. Donc le pouvoir sur soi-même. Donc, être quelque part, son propre maître. Mais dès qu'on prononce le mot pouvoir, les gens ont tendance à vriller. Et puis dans la famille ils ne semblent pas très sains, on ne remerciera pas sa chère soeurette (pour ceux qui ne connaissent pas l'histoire, elle avait un côté un peu beaucoup suprémaciste et a bien vendu le package Nietzsche aux tristes sires de son époque).

Cela peut sembler un peu lointain et périmé tout cela, mais je t'invite à y repenser. Pourquoi les petits chefs au boulot sont si agressifs, exigeant des objectifs décorrélés de tout bon sens et une loyauté sans faille (et sans contestation) ? Pourquoi vit-on une crise politique assez profonde ? Si ce n'est par une crise violente de la légitimité ?

Bon, on a des dirigeants qui auront eux-même bien savonnés la planche sur laquelle ils se plaignent de glissant en niant leur chute. A trop vouloir prendre les mots, les détourner de leur sens, ils ont pourri le langage par le bas. Et, à l'inverse, il y a eu une crise aussi du langage « par le haut », ces grands récits rassembleurs. Peut-être religieux à une époque, politiques ensuite. Pour simplifier, tous les -isme (fascisme, nazisme, communisme, capitalisme...). Si le sujet t'intéresse, je recommande fortement l'ouvrage de Johann Chapoutot « le grand récit ».

Tu me diras, « et la science dans tout cela » ? Parce que, quelque part, ce que je raconte, cela peut rester de la « croyance ».

Pour moi, et j'en parlais plus haut, la science est une tentative d'approximation du réel. A ce titre, c'est une démarche, avec des règles, très clairement exposées par Sieur Merlin. Et on peut dire, que par rapport à d'autres « récits », lorsque ces règles sont respectées, cela marche plutôt bien.

Aujourd'hui, on est capable de marcher sur la Lune, de sauver possiblement une personne qui fait un AVC, ou de stocker des terra-octets de données sur une seule feuille A4 en QR-code (et tu ne peux pas savoir à quel point cette idée de stocker des masses de données sur un support papier me fait sourire, dans le genre serpent qui se mort la queue, Ouroboros technologique).

Oui, globalement, la science, ça marche. Il n'y a pas lieu de remettre cela en cause. Ni de créer une hiérarchie de quoi que ce soit.

Mais, si je reprends mon schmilblick du récit, la science va pouvoir permettre de poser certains jalons. D'assurer des choses. Suis-je le fils de mon prétendu père ? Ou du cousin Hubert venu livrer un burger à ma mère ? Disons qu'un test génétique permet de lever certains doutes.

Mais, comme le rappelle Merlin, la base d'un fait scientifique, c'est de pouvoir être contesté. Dans le respect évidemment des protocoles scientifiques.
Cela est probablement très bête, ce que je vais dire ; je n'ai pas un profil scientifique à la base (les bons fous font en général des mauvais scientifiques, ou pire, des scientifiques dangereux). Donc vous me corrigerez. Mais par exemple, quelque chose qui semblait faire consensus peut se trouver démonté sans autre forme de procès. Je pense notamment à la gravité. Je serais le dernier des imbéciles si je disais que la gravité n'existait pas, que c'était un complot judéo-maçonnique (je reviens au complot plus tard. Quoi ? J'en suis à 5 pages sur mon logiciel de saisie de texte ? Accouche, Man). Par contre, on a pensé pendant des années que la gravité était une loi. Donc, un truc qui « marche comme cela, parce que ça marche comme cela, toujours, et pas autrement ». Je suppose que les scientifiques eux-mêmes ne sont pas forcément à l'aise avec cela. Aujourd'hui, il semblerait -vous corrigerez donc au besoin- que la gravité n'est pas une force. Mais une onde, et une onde qui produit des particules (les gravitons), ce qui en matière de science dure, est complètement différent.

Mais les gens du peuple ont toujours eu besoin d'un "diseur de vérité". C'est bien un rôle qui emmerde grandement un scientifique conscient et équilibré. C'est hélas un rôle qui ravit le scientifique dévoyé qui se rêve en sachant ultime de la vérité vraie unique et universelle (alors que tout le monde sait que c'est Skippy, le grand gourou). Eh, chaque époque a besoin de ses rock stars.

J'ai peut-être une vision alakon, mais je reste persuadé que la science est un outil. Un outil vaste, complexe, efficace, qui fonctionne. Mais un outil soumis aux contingences des humains qui s'en servent. Les intérêts particuliers, le business, l'argent, le pouvoir, la domination, la volonté de contrôler, diriger, modifier, faire du mal, tuer, ou même prétendre faire du bien...

Je comprends évidemment qu'un être ne soit pas à l'aise avec les « trous » de son récit. Je comprends qu'il ait besoin de jalons solides, pour s'accrocher. Mais, à partir où la science est prise pour combler, ce qui était comblé par autre chose à une époque (genre une religion) fait de la science une croyance comme une autre.

Croire que la science et la technologie vont sauver un monde, donner réponse à tout, ou diviser le monde en trois parties (ce qui existe, ce qui existe mais n'est pas encore prouvé, ce qui ne peut pas être prouvé et n'existe pas), cela reste pour moi une croyance.

Et, quelque part, ce n'est pas tant grave.

Parce que, si je reprends mon esprit humain à six facettes, on a tous besoin de croire. A des moments. On a besoin de rêver, d'espérer, de contempler. On a besoin de réfléchir, comparer, analyser. Mais pour moi, il y a des raccourcis qui ne sont juste pas possibles.

Après, on peut s'écharper comme on veut sur des gros mots. Du genre « divin », ou « âme », ou « spiritualité ». Je te rappelle que tu parles à un fou.
Mais, dans mon esprit, on ne peut pas résumer une démarche spirituelle, qu'elle soit reliée à des traditions reconnues et partagées par des groupes (des religions par exemple) au fait de croire. Il y a des démarches spirituelles qui sont des quêtes de connaissance (et là je n'ai pas dit savoir, mais bien connaissance), à l'opposé de prendre un texte pour « sacrer » et le réciter en boucle quarante mille fois comme un mantra. Ce n'est pas une histoire de croyance, et encore moins de foi.

Après, il y a évidemment des êtres « premier degré », avec un récit plein de trous bien flippants, qui auront bien besoins d'être rassurés, et c'est plus simple s'il y a un mode d'emploi tout prêt pour eux. Qu'en est-il après de leur « indépendance » d'esprit, de réflexion, et d'action, c'est un autre débat qui ne me regarde pas. Mais, quelque part, je les comprends.

De même, que d'autres fassent « déborder » la science de son registre, de son objet, pour les mêmes peurs, je les comprends également.

Donc moi, ce que je réclame, quelque part, c'est une espèce d'humilité. On peut croire, espérer, réfléchir, faire appel à la science, même ensemble ou à tour de rôle. L'essentiel est d'être dans la conscience de ce que l'on fait, et de ce que l'on ne fait pas ; et dans l'acceptation de ce que l'on sait, ce que l'on ne sait pas, et l'éventualité que notre question n'ait pas de réponse.

Qu'un scientifique soit par exemple, également, un religieux pratiquant, ne me choque dans aucune mesure. Lorsqu'il va publier son papier scientifique, ce sera dans une démarche et un contexte scientifique, il ne vas pas convoquer Allah pour expliquer la synchronicité en physique quantique. Lorsqu'il prie, il prie. Lorsqu'il tape des équations mathématiques, il fait des maths.

Bon après, je pourrais te dire que pour moi, le scientifique qui noircit des tableaux, le poète qui récite des vers ou le moine bouddhiste qui égrène son chapelet regardent dans la même direction (et que l'univers les regarde en retour), mais je te rappelle que cet écrit est celui d'un fou.

Après, résumer la condition humaine à une dualité « croyance » vs « raison », et « religion » vs « science », c'est se prendre les pieds dans un tapis cliché (mais rassurant pour ceux qui ont besoin d'être dans un camp, et s'y sentent bien).

Le truc c'est qu'on sera toujours cet être du récit, à « vivre » notre monde via notre caboche. Tout ce que l'on reçoit, en signaux, en informations, en éléments, passe par le truchement de nos méninges, et l'oeil de boeuf (déformant, donc) de notre conscience. On sera toujours seul quelque part avec ce truc qui nous est propre. Un Schopenhauer en parle très bien, il n'existe pas une vérité ultime et transcendante qui nous attend quelque part, masquée, planquée. Le monde reste le fruit de notre « volonté » et notre « représentation » (pour ceux qui aiment les pavés).

Est-ce que cela nous dispense de chercher ? Si les idéaux sont ces horizons qui toujours avancent et se dérobent à nos pieds, alors que l'on marche vers eux ? Et si la vérité, tout comme la paix, le partage, la connaissance, la volonté de vivre dans un monde meilleur, font partie de ces idéaux ?

Pour moi, oui, car ne pas avancer, rester sur place, immobile, c'est l'authentique définition de la mort. Parole de fou.

J'en profite pour conclure (purée, 6 pages mec. Accouche).

Je parlais complotisme plus haut. Pour moi, le complotisme est justement une « interpénétration » du récit personnel, entre ce qui se joue au niveau global et ce qui se joue au niveau identitaire. La personne « devient » ce qu'elle raconte, cela s'intègre à son identité. Elle devient « celui ou celle qui sait, à qui on ne la fait pas, qui a -compris- et qui détient la -vérité- vraie ». C'est déjà délicat de dénouer un complotisme car il y a toujours une base de vérité (ahah) ou de consensus (comment le mec se rattrape) à laquelle on mêle des éléments disons plus « exotiques ». Mais en plus, la personne s'attache à ces éléments, comme à son nom ou à son histoire personnelle. Et tout comme on ne va pas aller voir Bob-Emmanuel en lui disant que son vrai prénom c'est Gontran, on ne peut pas aller voir un complotiste en lui disant que 1 + 1 = 2 cash. On ne peut parler avec lui qu'en écoutant et comprenant son histoire, d'où il vient, ce qu'il a vécu, ce qui l'a blessé, bref les trous dans la raquette. Et une fois que la raquette est raccommodée, on peut passer aux faits. Mais bien évidemment, cela demande du temps, de l'échange, et souvent dans le débat il n'y a pas la place pour cela. Après, ces personnes sont bien aussi pour moi, symptomatiques du double démontage en cours du langage par le haut (crise des grands récits) et par le bas (détournement du sens des mots et mensonges en contre-vérité, tiens je n'étais pas arrivé à caler mon chouchou Franck Lepage).

Le truc (et le danger?), c'est qu'outre le côté « rassurant » des complotistes pour le complotisme (le monde est simple, on t'a menti, c'est un grand méchant qui est là, on va lui taper dessus), on se trouve également face à des bonimenteurs. Des gens qui se fichent de vérité ou de mensonge (au contraire d'un menteur, qui ment sciemment, et par intérêt souvent particulier). Le truc avec le bonimenteur c'est que son récit est à prendre à la lettre, sans ajustement ni négociation (niveau malléabilité, on est au zéro absolu). Et tout élément de récit discordant doit être détruit, avec la personne qui l'expose au passage.

Aujourd'hui, ce qui me sidère, c'est plus largement, qu'au-delà des complotistes et de bonimenteurs, on est dans un tel éloignement interpersonnel, qu'il n'y a plus les frottements « positifs » de récits (« ta différence, au lieu de me blesser, m'enrichit », c'est fini). Et donc, on se retrouve avec des récits figés, ou le récit différent de l'autre n'existe pas. Et quand un truc est figé, fixé sur place, immobile, c'est...

Bon je n'ai pas relu le bousin. Je déteste les pavés. Sauf Schopenhauer. Mes confuses.

Crabe_Fantomele 28 février 2026 à 20:54  •   129803

Oui en somme il y a une bonne place à prendre entre les ultra scientifiques et les ultra religieux. Une place pour ceux qui "ne savent pas" et qui savent que même en voulant savoir de toute leur force, ils n'en sauront pas plus, et finalement c'est ok. Le plus dur c'est la gestion émotionnelle des autres qui ne sont pas ok et qui flippent en ressentant cette fin des grands récits...

Sur le complotisme je comparre souvent ça à la jalousie: si j'appelle ma nana et qu'elle ne répond pas, elle est peut être occupé, aux toilettes, en rendez vous, sur la route. Je suis un être normal en sécurité avec lui même, je n'ai pas plus d'information et c'est ok, je m'inquièterais dans 24h. Mais si j'appelle ma nana et qu'elle ne répond pas, elle est avec un autre, je le sais!!! Son nouveau secrétaire tout beau, tout jeune, tout vigoureux! Et là je suis un complotiste en insécurité avec lui même qui va aller chercher toutes les informations qui vont corroborer mes croyances.
Ah, ma nana vient de me rappeller, elle était bien aux toilettes.

Rothle 01 mars 2026 à 01:32  •   129804

citation :
(lui non plus je ne sais pas c'est qui)


https://4.bp.blogspot.com/-PA2HL22Xylk/VIvk5dGW7KI/AAAAAAAAJ10/b-XzcYiZB54/s1600/The%2BSolvay%2BConference%2C%2Bprobably%2Bthe%2Bmost%2Bintelligent%2Bpicture%2Bever%2Btaken%2C%2B1927%2B(1).jpg

Donc rangée de derrière: 4ième en partant de la droite

contextualisation:
https://rarehistoricalphotos.com/solvay-conference-probably-intelligent-picture-ever-taken-1927/

Ça (me) fait un peu comme la première partie d'Oppenheimer de Nolan; du vertige et le poids de l'histoire.

A l'aube du XXIième siècle, on aurait pu avoir (dans le désordre et dans un autre genre), une photo sympa aussi avec:
Erdos (son orthographe correcte passe pas ...)
Tao
Mirzakhani (un peu jeune à l'époque, comme Scholze; mais lui avait déjà rencontré ou était sur le point de rencontrer Erdos, qui lui n'aurait pas pu être sur la photo en 2010, car mort)
Villani
Scholze
Perelman
Grothendieck

Merlinle 01 mars 2026 à 05:29  •   129805

Petite précision vu qu'il me semble que je n'ai pas été compris :

Je m'insurge contre la comparaison entre science et croyance parce qu'elles ne procèdent pas des mêmes mécanismes. Ce n'est pas un jugement de valeur. Pour moi, comparer science et croyance c'est un peu comme vouloir comparer les capacités d'une carotte et d'un bigorneau pour le saut en hauteur.

Maintenant, les opposer et/ou les mettre sur le même pied, c'est dangereux parce que cela permet déjà à des idéologies malsaines de mettre en doute la nature de la réalité consensuelle dans laquelle nous vivons. Et c'est la source des pires dictatures.

"2 et 2 font 5" (Orwell, 1984)

Malkav_ATWle 01 mars 2026 à 07:49  •   129806

T'es chiant Merlinoux.
Pourquoi tu résumes et dis mieux que moi en quelques lignes claires ce que je galère à exposer dans un pavé indigeste ? 😜

Crabe_Fantomele 01 mars 2026 à 10:08  •   129808

Je pense qu'on peut se pauser 2 minutes sur cette idée qu'il existe une vérité et qu'elle est scientifique et que cette vérité ne supporterait pas la concurrence des autres vérités, religieuses celles là. Et ce dans le noble but de nous préserver des dictatures.

Je souscris à cette idée mais je voudrais me faire l'avocat du diable le temps de ces 2 minutes. Utiliser la dictature et tout ce que ça porte comme sens derrière (privation de libertés, impunité des plus fort, maltraitances etc.) pour tenter d'établir un système qu'on va juger sain (et moi même je le juge sain aussi tant que la science garde son humilité), et bien je trouve qu'on est déjà dans la menace. Et donc ça fait un système qui mise sur la peur pour se préserver. C'est pas fifou d'une part et surtout ça indique une peur de disparaitre, et donc une fragilité du système. Pour reprendre une métaphore triviale, soit je suis dans une relation de confiance et ma nana n'est pas inquiète que je bosse dans une agence de mannequins et que je fini tard les soirs... soit je suis dans une relation de méfiance et ma nana me demande de me trouver un autre boulot sinon elle va me mettre la misère ou m'abandonner. J'ai donc le choix de vivre dans un monde rationnel et scientifique qui me déconseillerait ou m'interdirait de croire à mes fadaises (par peur de que mes fadaises contaminent les autres tellement elles sont géniales ces fadaises), ou bien de vivre dans un monde de fadaises et finalement d'être bien dans ma peau.

On atteint ici le Point Matrix et le choix d'une vie réelle dans un sous marin, habillé en guenilles sur le front d'une guerre contre les machines... ou une vie imaginaire à porter un beau costume et à manger un bon steak (ref au personnage de Cypher qui a trahi pour retrouver ce monde).

Qui honnêtement choisirait la vérité? On choisi la vérité quand elle nous libère, quand elle nous fait avancer, pas quand elle nous plonge dans une guerre qu'on ne peut pas gagner à moins d'avoir un élu de dieu parmi nous qui arrête les balles... Là j'ai une vie banale mais mon dimanche est un peu ensoleillé et je vais pouvoir faire mes banalités de dimanche. Dans l'absolu si on me propose une pillule pour retrouver mon vrai moi, mais que je me retrouve dans un lit d'hopital sans bras ni jambe et avec des douleurs lourdes et profondes dans le reste de mon corps, je me casse direct. Je l'emmerde la vérité! On veut SAVOIR mais seulement si ce savoir m'apporte un mieux être. Sinon on choisi les croyances. Y compris la croyance que si la Science tombe, la dictature va nous emmener au fond des oubliettes pour nous torturer jour et nuit.

C'est pareil pour les croyances traditionnelles: je crois au bouddhisme parce que je veux une âme qui survie au néant et me réincarner encore et encore... je crois en Jésus ou Allah parce que mon âme ira au paradis et que ces salopards de méchants iront souffrir leur race en enfer... Je crois en rael parce que les extra terrestre vont venir nous sauver et que ça vaut bien de lui payer un circuit automobile avec mon salaire... Toutes ont pour point commun de répondre à LA PLUS GRANDE TROUILLE DE L'HUMANITE : y a quoi après?! La science n'a pas la réponse, les croyances si. C'est sans doute faux mais le faux est souvent préféré (pas préférable). Le combat est perdu d'avance, surtout si en plus de ne pas avoir de réponse ni sur la mort, ni sur l'origine de l'univers, la science a besoin de nous effrayer en montrant les croyances comme des ennemis.

Ce que je veux dire par là, et je crois que c'est la même chose quand on consulte un psy, l'objectif n'est pas de voir le monde tel qu'il est, mais d'aller mieux. Or si je vais chercher des fadaises à croire, c'est que le monde ne me plait pas comme il est et que j'ai besoin de me raccrocher à quelque chose d'autre.

On pourrait s'arrêter là, mais je crois que ce "mieux être" est un point de départ sain et posé pour remettre en question nos croyances. Et peut être que si on réalise que nos croyances sont uniquement là pour nous aider à affronter la peur du VIDE, la peur de DISPARAITRE à travers la mort, on peut commencer à regarder ce VIDE plus sereinement.

paradoxle 02 mars 2026 à 09:46  •   129813

Je suis évidemment d'accord avec @Merlin.

Et l'actualité nous le prouve.
Opposer et/ou les mettre sur le même pied science et croyance, c'est confondre faits et opinion, c'est exactement ce que font les trolls professionnels sur tous les réseaux, c'est exactement ce qu'ont fait les stratèges de Trump avec les "vérités alternatives" et ont "inondé les médias de merde" (sic), c'est l'étape numéro 1 de la propagande fasciste.

Crabe_Fantomele 02 mars 2026 à 13:36  •   129814

@paradox alors où sont les faits: De quoi est composé l'univers? Comment la première cellule vivante est apparue? C'est quoi la conscience? A quoi sert le sommeil? Comment fonctionne l'effet placebo? Y a t'il une fin à l'univers et si oui ce sera quoi?

Je suis d'accord pour les trucs courant, l'eau bout à 100°C et les vaccins fonctionnent ultra majoritairement. Mais lorsqu'on est devant un vide, les 2 types qui vont chercher à le remplir ce sont les scientifiques (via des théories) et les religieux. Alors qu'on en sait rien et qu'il n'y a aucun moyen de savoir.

Enfin, je critique surtout l'approche scientifique populaire, matérialiste et focalisée sur les effets et non les causes. Si je tombe malade, la médecine va m'aider à guérir mais elle ne sait pas m'expliquer comment et pourquoi je suis tombé malade, pourquoi mon système immunitaire était faible à ce moment là... La médecine ne peut pas le faire, mais les médecines traditionnelles non plus. Parce que ne pas savoir nous pousse à aller quand même chercher des réponses alternatives et on va se satisfaire d'un "vous n'avez plus de voix parce que vous étiez chanteuse pour l'Empereur de Chine et il vous a fait décapiter, de là vous gardez les traces de votre trauma" et autres fadaises.

Je dis juste qu'accepter de ne pas savoir quand on ne le sait pas est une position plus sage. Inconfortable, mais plus sage.

paradoxle 03 mars 2026 à 11:38  •   129817

"Alors qu'on en sait rien et qu'il n'y a aucun moyen de savoir."
Dans ces cas-là, la science dit "on ne sait pas, on cherche...", et ça s'appelle plus science (le corpus de savoirs), c'est de la recherche.

"alors où sont les faits ?
De quoi est composé l'univers ? On sait plein de trucs à ce sujet.
Comment la première cellule vivante est apparue ? On sait comment sont apparus nucléotides, noyau, membrane, etc, mais on ne sait pas bien encore dans quel ordre.
C'est quoi la conscience ? C'est ce qui te permet de poser cette question.
A quoi sert le sommeil ? L médecine le sait?
Comment fonctionne l'effet placebo ? Depuis quarante ans que c'est étudié, on commence à sacrément bien connaître (effets contextuels).
Y a t'il une fin à l'univers et si oui ce sera quoi ? Y a-t-il une fin aux questions qu'on se pose ? (héhé !)


"pourquoi je suis tombé malade, pourquoi mon système immunitaire était faible à ce moment là."
Je ne vois absolument pas pourquoi la médecine n'aurait pas de réponse à cette question. Plusieurs me viennent en tête qui pourraient facilement être testées par des analyses de base.


"Je dis juste qu'accepter de ne pas savoir quand on ne sait pas est une position plus sage. Inconfortable, mais plus sage."
Et c'est la position des scientifiques.

(si on met de côité les scientistes, ceux qui croient que la science, c'est la vérité unique).

Crabe_Fantomele 03 mars 2026 à 23:41  •   129818

Pour le coup si on est sur un "Savoir et Croire plus ouverts" c'est plus compliqué pour choisir son camp en les opposant. Moi je crois que la vie est apparu sur Terre avec cette poésie de "poussière d'étoile" mais je n'en sais rien en réalité. Et si je veux aller plus loin: je sais que Charlemagne a été Empereur le 25 décembre de l'an 800. Mais en réalité je n'en sais rien parce que je n'ai pas vérifié moi même. C'est là aussi où c'est amusant ce "Croire et Savoir", c'est qu'on est pas à tous à même d'avoir expérimenté tout ce que nous croyons savoir, faute de temps, d'énergie et de moyens. Et qu'à un moment donné faut faire confiance.

Amarle 04 mars 2026 à 13:37  •   129823

@Crabe_Fantome ce que tu dis me fais penser à une phrase de Simone Veil, que Etienne Klein a cité il n'y a pas longtemps :

« La science est un monopole, non pas à cause d'une mauvaise organisation de l'instruction publique, mais par sa nature même ; les profanes n'ont accès qu'aux résultats, non aux méthodes, c'est-à-dire qu'ils ne peuvent que croire et non assimiler ».

Crabe_Fantomele 04 mars 2026 à 16:45  •   129830

@Amar oui je crois qu'il y a de ça aussi. Et finalement ça laisse entendre que la solidarité et la confiance doivent être des enjeux majeurs des sociétés. La perte de confiance qu'on vit en moment en est, me semble t'il, une illustration. On demande aux prof des explications sur pourquoi leur enfant a été puni, on consulte plusieurs médecins jusqu'à ce qu'on en trouve un bon (celui qui nous dira ce qu'on pense...), et la Science bien évidemment porte ses boulets et ses platistes.

Mais à la limite qui blamer? (faut il vraiment blamer quelqu'un? non. Mais c'est une manière aussi de revoir les choses) Les citoyens qui n'ont pas à être chimiste, médecin, informaticien, astronome ou les scientifiques qui se la joue "non mais nous on a raison alors fermez vos gueules! Et c'est valable pour vous aussi qui avalaient des granulés d'arnica, vous qui consultaient une voyante ou un astrologue, vous qui portaient des bracelets en labradorite et oeil de tigre... pour vous aussi les religieux... etc." Ce qui un peu ferme la porte à une relation apaisée de confiance il me semble.

Même en politique je trouve ça dangereux cette perte de confiance, parce qu'on finit par refuser le vote ou choisir un vote de contestation.

albatrole 06 mars 2026 à 13:26  •   129841

Salut @Malkav_ATW , j'avoue que je t'ai sous-estimé: le gros pavé que tu m'as promis était vraiment un GROS pavé. 😂 Dans tout ça, je ne suis fier que d'une chose, c'est de l'avoir lu du début jusqu'à la fin. 😜 Par contre, j'ai vraiment la flemme de le relire, même si c'était captivant la première fois. Surtout que tu dis toi-même que Merlin a tout résumé en une seule phrase. 😜



Salut @Merlin , je vais probablement te sembler lent à comprendre. En fait, je ne vois toujours pas où tu veux en venir. Peut-être que je comprendrais mieux si tu utilisais un exemple plus concret qu'un concours de saut en hauteur. 😄

Et salut @paradox ! Merci de nous avoir rejoint ! Je réagis à ce que tu as écrit:

"mettre sur le même pied science et croyance, c'est confondre faits et opinion"

Alors, là encore, ça dépend de ce qu'on appelle science. Si la science c'est juste des observations (Ce matin, dans ma cuisine, l'eau de m'a bouilleoire a commencer à bouillir au bout de 97 secondes) alors oui, la science se limite aux faits. Mais si on y ajoute toutes les théories qui en découlent (Ma bouilleoire a besoin de 97 secondes pour faire bouillir de l'eau) alors non, la science ne se limite pas aux faits, et elle donne son opinion (même si elle a très probablement raison).

Dixit Paradox: "(si on met de côté les scientistes, ceux qui croient que la science, c'est la vérité unique)." 👍

Pourquoi considérer comme vrai ce qui est réfutable? N'est-ce pas notre besoin de certitudes qui nous pousse à tenir pour vrai ce qui n'est que ce que la science à trouvé de plus probable jusqu'à aujourd'hui? La science n'est pas une croyance, ok. Mais croire en la totale fiabilité de ses théories réfutables en est une, forcément. Non?

Moi je considère mes croyances plutôt comme des hypothèses que je sais pas si elles sont vraies, mais que je fais comme si elles l'étaient, parce-que j'ai besoin d'être un minimum sûr de quelque-chose pour faire des choix (comme les axiomes). Ce sont des croyances, donc je peux me tromper, mais faute de mieux, j'y crois. Mes croyances sont donc réfutables, et en attente de toute explication plus crédibles (probables).

Je pense qu'il serait intéressant de faire la distinction entre croyance et superstition.



Salut @Crabe_Fantome ! J'aime bien ce que tu dis. Merci d'avoir rejoint la discussion !

"C'est peut être l'intéret principale de la science: créer et préserver une cohérence et une cohésion entre nous." 👍

"c'est qu'on est pas tous à même d'avoir expérimenté tout ce que nous croyons savoir, faute de temps, d'énergie et de moyens. Et qu'à un moment donné faut faire confiance." 👍

Salut @Juliette. , merci pour ton intervention 🙂

J'aimerais juste ajouter un bémole ce que tu as écrit:

"Pour moi, c'est exactement tout et seulement tout ce qu'on est en mesure d'affirmer en tant qu'humains et aller plus loin, c'est entrer dans le domaine de la croyance."

Moi aussi je trouve que Crabe Fantome a bien résumé les choses, mais je ne pense pas que la science nous permette affirmer absolument quoi que ce soit (à part des trucs du genre "ma mémoire me dit que mon oeil a vu que l'écran du thermoètre a affiché 19 °C"). Tout nous permet de croire que mon cacao en poudre se diluera dans mon lait chaud demain matin, mais rien ne permet de l'affirmer avec une absolue certitude (à mon avis).

Merlinle 06 mars 2026 à 17:52  •   129842

@albatro je veux dire par là que ce sont deux choses entièrement différentes qui ne procèdent pas des mêmes processus mentaux. La science met en jeu l'intellect, la logique (et souvent les mathématiques). On part de faits constatés et mesurés, et on tente d'y trouver des explications démontrables. On rassemble les pièces d'un puzzle. On compare. On débat. Mais toujours avec des constructions que l'on peut démontrer à chaque étape. Ou invalider.

La croyance, c'est davantage une sensation, qui se relie davantage à la partie "sentimentale" de notre esprit. Pas de logique dans la croyance. Aucun besoin de la démontrer. On croit ou l'on ne croit pas. Simplement, tu as le droit de croire qu'il y a un korrigan caché dans ta machine à laver. Un technicien peut la démonter pièce par pièce et te démontrer qu'il n'est pas là, tu trouveras toujours des raisons illogiques pour expliquer cette absence. Parce que tu y crois. Alors bon, la croyance dans le korrigan de la machine ne gêne personne. En revanche, si tu affirmes qu'il faut faire des sacrifices humains pour que le korrigan arrête de bouffer tes chaussettes, on va avoir un problème.

C'est le noeud du conflit science/croyance : vouloir imposer des croyances à égalité avec la science, ou même considérées comme supérieures à la science. C'est la base du roman 1984 (et de beaucoup d'autres). Les totalitarismes, religieux ou non, veulent imposer leur mode de vie en érigeant leurs croyances à l'égal de faits démontrés et de théories rationnelles basées sur ces faits. Un outil terrible d'oppression qui se dessine...

Le hic, à mon avis, c'est ce qui a été dit souvent : la plupart des gens n'ont pas les connaissances nécessaires pour comprendre la science et ses raisonnements. Ces gens ne peuvent donc pas voir pourquoi un fait scientifique a été établi et l'accepter comme tel (ou a contrario de comprendre en quoi il pourrait avoir des failles et les démontrer). Le "grand public" doit donc "croire" en la science, ce qui semble la mettre pour lui sur le même plan. Alors que ce n'est pas le cas.

Réponse ? Davantage de culture scientifique dès la plus tendre enfance. Et davantage d'histoire, aussi, afin de comprendre en quoi encourager l'ignorance en imposant des croyances peut mener au pire.

P.S. : je ne suis pas un scientiste. J'ai une grande part de mysticisme en moi. Mais mes croyances ne peuvent pas être en contradiction flagrante avec les connaissances scientifiques. Comme l'a un jour dit le Dalaï-Lama, "si l'on me démontre que le dogme a tort, je changerai le dogme".

En plus, j'ai tendance à garder mes croyances pour moi. Le prosélytisme, ça aussi, c'est l'ennemi de la liberté.

Agatele 06 mars 2026 à 19:51  •   129843

En tout cas science et croyance ont la même origine depuis la nuit des temps humains : combler l'inconnu.
C'est un peu comme vouloir comparer des réflexes au danger : attaque, fuite, ou sidération.
Ça n'a pas de sens, personne n'a tort ou raison. Science et croyance n'apportent juste pas la même chose, mais répondent au besoin propre de chacun.
Dans l'une comme dans l'autre, c'est l'utilisation qu'en font certains qui est dangereuse, à des fins de domination.
Et merci à toutes et tous pour cet échange qui permet de pousser sa réflexion dans un respect apaisant 😊

paradoxle 07 mars 2026 à 01:47  •   129846

Je réagis au fur et à mesure de ce que je lis.
"Alors, là encore, ça dépend de ce qu'on appelle science."
Oui, c'est un peu la base avant d'avoir un débat à ce sujet, c'est la définition, c'est de quoi qu'on parle ?

Ce que j'appelle science, c'est ce que les scientifiques appelent science, comme Étienne Klein aime à le rappeler, c'est ce truc de base :
Dans l'état actuel de nos connaissances, nous pouvons dire que... , jusqu'à preuve du contraire.
C'est le corpus de connaissance, c'est ce qu'on sait.

"Pourquoi considérer comme vrai ce qui est réfutable ?"
Pour deux raisons.
Parce qu'un moment, dans la vie, il faut bien considérer comme vrai des choses, pour évoluer dans du concret.
Et tant que c'est pas réfuté alors que c'est réfutable, y a pas de raison valable de remettre en question.

"La science n'est pas une croyance"
Si, le savoir est une croyance. Ce n'est pas moi qui le dit, c'est l'épistémologie, la philosophie des sciences, le "pourquoi croit-on ce qu'on croit ?".
Mais c'est une croyance vraie justifiée. On la dit "vraie" parce que justifiée, expliquée, démontrée, on peut la prendre pour vraie pour de bonnes raisons.
Alors non, ok, ce n'est pas La Vérité !!!
Mais y a un moment, faut bien se mettre d'accord sur la réalité, sinon on vit tous dans des mondes différents, et socialement, franchement, c'est fatigant.

"des hypothèses que je sais pas si elles sont vraies, mais que je fais comme si elles l'étaient,"
C'est là où il y a différence avec moi.
Je ne sais pas comment on fait ça. J'ai beaucoup plus d'hypothèses (de loin) que de certitudes, j'ai aussi des convictions, mais les hypothèses restent hypothèses, j'avance là où je sais, pas là où je crois. Je me suis trop perdu, j'arrête.

Agatele 07 mars 2026 à 10:47  •   129847

Salut Paradox,

Quand tu écris "Mais y a un moment, faut bien se mettre d'accord sur la réalité, sinon on vit tous dans des mondes différents, et socialement, franchement, c'est fatigant."
qu'est-ce qui est fatigant pour toi ?

Airbusle 07 mars 2026 à 20:53  •   129849

Mea Culpa

Précision, il y a croire en tant que conviction (100%) et croire en tant que supposition statistique (~50%).

Mon propos était de dire que science et religion postulent/"croient" (99.99%). (Pour ma part, je reste donc un sceptique convaincu de rien mais polycroyant. 😅)

Mais si on s'entend à ce que croire veut dire être convaincu, alors effectivement il y a opposition.
La science relève du fait (réel).
La conviction (ou croyance ici) relève de l'intuition (personnelle).
Elles peuvent éventuellement se joindre si les deux expériences (personnelle et réelle) se confirment, mais elles restent différentes par leurs essences (discipline perso/foi et discipline épistémique).

Juliette.le 07 mars 2026 à 21:11  •   129850

Albatro,
Pour moi, la science, en gros, ça commence à partir du moment où un être vivant se rend compte qu'en faisant tel truc, il parvient à attraper sa proie par exemple, et donc il réitère ce truc ensuite. Il faut donc un minimum de mémoire, et des expériences. La science, c'est intrinsèque au vivant. C'est la recherche des meilleurs moyens de survie, puis de vie. C'est tout le côté "pratique " de la vie. Et, bien qu'on finisse noyés par un tas toujours plus conséquent d'inventions inutiles ou en tous cas futiles, ou d'inventions qui nous amènent parfois à des dilemmes éthiques, le fait est que, sans la science dont la société s'est saisie et telle qu'elle opère, nous ne serions certainement pas tous là aujourd'hui pour en parler, ou en tous cas pas dans le même état de santé ni de confort. Bref, moi je n'ai absolument aucun problème à dire qu'on peut affirmer un nombre hallucinant de choses par la science, tant qu'on les "regarde" en tant qu'humains.
Par contre, s'il existe des entités complètement indétectables et même insoupçonnables pour un humain, là, il est tout à fait envisageable que notre science n'ait plus aucune valeur. Et les cailloux, eux aussi semblent se foutre des propriétés qu'on leur a assignées. Autrement dit, pour moi, la science telle qu'on la connaît et la pratique, n'a de valeur CERTAINE "qu'entre nous".
Et puis, elle ne répond absolument pas aux questions existentielles......

Caranaphorle 08 mars 2026 à 11:32  •   129861

Etant scientifique, et également croyant, je pense qu'opposer les deux conduit à une impasse : un peu comme si on comparait "mathématiques" et "musique" pour savoir laquelle apportait les "meilleures réponses". Ce n'est pas le même domaine, on n'y "cherche" pas les mêmes choses, les approches sont différentes, les méthodes également (quoiqu'en disent les obscurantistes religieux).
Je comprends l'irritabilité de certain.e.s face aux religions : "au nom de la religion", certaines horreurs ont été commises dans le passé, et le sont encore aujourd'hui. Mais "au nom de la science", il y a eu de sacrées dérives également (ce n'est pas pour rien que l'appellation "Asperger" est rejetée par certain.e.s concerné.e.s, quand on sait le rôle qu'a joué cet individu pendant le nazisme...) : pourtant, il ne viendrait l'idée à personne (enfin, j'espère) de rejeter la science en bloc en invoquant ces dérives.
Il faut également savoir que si "le doute n'est-il pas un élément essentiel de la science ?" (premier post d'Albatro), c'est aussi le cas pour des théologien.ne.s et des croyant.e.s (quoiqu'en disent les obscurantistes religieux).
En souhaitant à tout le monde une très belle journée.

paradoxle 08 mars 2026 à 12:55  •   129864

@Caranaphor Je suis en gros d'accord avec ça mais j'ai un petit bémol à formuler.
"comme si on comparait "mathématiques" et "musique".
Le truc, c'est que la musique, c'est aussi des maths (la gamme ocidentale nous vient de Pythagore, entre autre exemple,... ). héhé !

Aureoledaemonle 08 mars 2026 à 15:56  •   129865

Bonjour,

Petite intervention de ma part, (il va pleuvoir de la merde)

En même temps, on ne sait rien de la croyances et si on se base seulement sur la pourriture de la spiritualité et de ceux qu'ils en font .., C'est sur que ça maintient notre regard negatif sur la chose et ne pas chercher plus loin, se satisfaire de résumé un domaine et le simplifier en se basant sur ce qui est minable...
On ne sait rien, et si la spiritualité d'aujourd'hui est minable, alors il faut plutôt se demander à quoi elle a servi avant..., souvent ce sont les gens qui parlent haut et fort qui se font le plus remarquer pour leurs raisons personnelles. Mais croire à toujours été utile quand on c'est réfléchir sans se perdre.
Mais dire c'est la faute aux femmes, ou aux hommes, ça revient à la même chose que faire des comparaison entre 2 domaines qui ont tous leurs utilité mais qui sont différents.
Cela devient juste inutile quand chacun veut juger un domaine, une personne pour essayer de mettre cela dans une casse pour pouvoir la considérer comme importante pour se monde.
La haine attise la haine, et cela crée des malédiction qui n'en finissent jamais... De génération en génération.
Je ne veux pas me mettre dans une position neutre et dire je suis en dehors de toute "ça..." car se serait stupide puisque je fais parti de ce monde pour l'instant...
Mais il faudrait arrêté de vouloir comparer deux choses qui ne sont pas comparable, toute les choses qui disparaissent c'est parce qu'on a pas réussi à les nourrir et leurs faire une place utile et saine, à la place on laisse les gourou, les arnaqueurs de souillé le spirituelle et c'est bien de montrer du doigt cela, mais toujours dans la nuance et pas dans la colère ou dans le but de supprimer ou faire disparaître quelque chose de très humain.
Quand on porte un regard simplifié sur un domaine c'est qu'on ne sait pas de quoi on parle, et ça fait l'effet inverse de se qu'on voudrait pour ce monde en plus.
Tout est pas que noir ou blanc mais savoir comment utiliser cela pour que le meilleur sois valoriser c'est une autre histoire.
Je n'ai pas fait d'étude, je trouve la science et la connaissance rassurante et incroyable, et utile mais ce n'est pas pour autant que le reste est à bannir et chaque chose en se monde est utile, et vouloir supprimer quelque chose il faut toujours réfléchir aux conséquences et à ce qu'on laisse naître.
Je ne vois pas le mal de croire si on peut utiliser sa conscience avec l'exploration de ce monde qu'on ne connaît pas...
En vrai les deux sont ultra utile, vraiment.
Cela permet de se dire : on ne sait rien.
Mais c'est sur que voir la spiritualité égal aux problèmes de santé mental qui augmente, et à tout ce petit monde de secte ça fais peur.
Mais la spiritualité ça n'a jamais été ça.
Un mot est souvent confondu avec ce qu'il est réellement à cause de la première couche qu'on voit dans notre quotidien.
Mais le problème ce n'est pas ça, c'est un ensemble de choses et c'est sans fin, l'histoire se répète en racontant autre chose.
Bizarrement j'ai l'impression que l'histoire ne parvient même plus à se répèter, je ne sais pas ce que cela veut dire.
Je vois les haut en prenant de la hauteur tout le temps, et c'est encore plus douloureux.
Je ne suis pas hpi, ni personne.
Je suis juste quelqu'un qui constate et ressent car j'existe qu'on le veuille ou non.
Je ne sais pas si mes phrase sont compréhensible, mais je suis fatiguée, même notre intelligence joue sur notre fatigué et nos humeurs, nous sommes des humains...
Je n'ai pas lu le poste, je réponds a la personne qui a crée se poste donc j'ai lu le 1er message.

Mais je ne protège pas non plus la spiritualité d'aujourd'hui, mais j'encourage les gens à testé tous les domaines quitte à se faire du mal mais au moins se faire un avis réaliste...
J'ai toujours eu des facilité dans l'analyse et avec une sensibilité extra-sensorielle et ça avant les réseaux sociaux, et avant de me dire que je vais utiliser la spiritualité pour me faire des amis, l'être humain est un être social point et il peut lui arriver de confondre et d'être faible...
Ce n'est pas pour autant que essayé de démontrer et prouver que quelque chose est meilleur qu'un autre, c'est la vérité.
Vous voyez à quoi se résume la haine, et encore j'ai simplifié...
Et parfois quand on veut compliqué la chose, c'est pour mieux nous perdre. Puis quand on simplifié en faite c'est complexifier, car sortir de la norme c'est mal compris.

Désolé pour les fautes de grammaire et pas que..

Aureoledaemonle 08 mars 2026 à 16:20  •   129866

La vie, si on vit vraiment le truc à fond, en se respectant, la vie nous laisse des traces et c'est ces traces qui crée notre vérité et notre réalité...
Donc si des personnes se sentent bien dans cet éléments c'est qu'ils vivent en étant faux, mais si les gens serai en plein coeur d'une situation, ils comprendrais mieux le sens d'être adulte : savoir nuancé tout en restant sur ses garde, car par contre ce que l'on a appris comme leçon de vie, on l'a acquis et c'est la seule chose qu'on sait et personne ne doit nous mettre le doute sur un vécu qu'ils ont sûrement pas vu avec autant de sens profond.
Et comme nous sommes tous uniques, même si on vit avec notre coeur grand ouvert cela va nous séparer et nous permettre d'aller vers des rencontres différentes, avec qui notre liens affectif sera plus en accord, car l'affection ça ne se commande pas.
Donc vivre sans masque fais mal, et on est apeuré constamment, mais c'est ça vivre, la dureté de la vie.
Prenez simplement ce qu'il se passe toute les secondes dans l'espace et ce qu'il se passe sur terre comme haine semble déconcertant et désespérant.
Moi je n'ose plus rien faire, peur de perdre mon combat d'être loin des soins intensif...
Chacun réussi son combat à son niveau, et la suite, soi quelque chose nous redonne confiance soi on reste dans sa zone de confort plus ou moins confortable.
Mais la science c'est entre autre, observé la vie d'une manière très archaïque.. Et la sensibilité d'une manière plus intérieur.
Chacun a ses limites et se frustré pour ça, c'est pas intelligent...
D'où l'utilité de nourrir chaque chose, cela revient à réussir à nourrir chaque personne et ça évite la haine et la médiocrité.
Bonne journée..

Aureoledaemonle 08 mars 2026 à 16:39  •   129867

Je fais un exercice en se moment, cela consiste à agir, parler sans envoyer une forme de haine, ou crée une blessure chez l'autre mais en continuant de dire ce que je pense.
Croyez moi qu'avec les années dans ce monde, surtout virtuel me concernant c'est très difficile.
Mais cela me fais réaliser qu'on passe notre temps à agressé, ou à se protégé plutôt qu'à regarder dans le but de nourrir les choses qui devraient être apaisé...
Cela parait facile mais détrompez vous, et c'est la que je réalise pourquoi j'ai aussi peur de vivre dans ce monde.
Mais quand on touche à la science, forcément on ouvre des portes vers autre chose.
Nié, quand c'est la, c'est ce qui que les gens sont perdu, et son en quête d'eux même.
Savoir donné et recevoir, c'est plus possible car le système fonctionne vraiment bizarrement..
Je n'ai plus la patience pour personne, et je n'avais déjà pas la patience pour apprendre, et je me suis jamais senti en phase avec ce monde et malheureusement pour moi, je suis nulle dans cette logique.
Donc la nécessité n'est pas de croire ou d'être à fond dans ce qu'on crois de mieux..
L'objectif c'est de pouvoir se dire : je ne sais rien, juste pour voir ce qu'il y a à voir de beau et naturel en chacun.
Je crois que ça me ressemble mieux par rapport à mon état de fatigue.

Cecicelale 08 mars 2026 à 23:40  •   129869

J ai lu toooouuuut le fil et je l'ai trouvé très difficile à suivre. La problématique ne me semble pas très claire mais je tente quand meme une contribution.

La démarche scientifique, c est une ou un ensemble de méthode(s) pour vérifier la capacité d une theorie à décrire/prédire les choses et donc son utilité. On ne sait toujours pas avec certitude quelle est ""la vérité"", mais c'est une démarches qui fournit des critéres de confiance en une théorie plutot qu'en une autre, et donc minimiser le risque d'erreur.

Le complotisme, c est penser qu un complot est present et explique mieux que l explication officielle certains faits. L'existence de complot est réelle et a été révélé plein de fois dans l histoire, l' explication grand public était un mensonge au sercice d interet specifique (arme de destruction massive de la guerre en Irac par exemple)
Mais le complotiste est un doute raisonnable a partir du moment ou il s approche de la méthode scientifique, c'est a dire que si des faits viennent contredire l'existence d'un complot alors on renonce à l'hypothèse du complot et malheureusement c est tres rarement le cas.
De même pour l exemple de la tromperie, si j appelle mon conjoint et qu il ne répond pas (et si par exemple il m'a déjà trompé 3 fois), l'hypothèses qu il me trompe en ce moment est crédible mais il en existe d'autres. Ce n'est pas juste un problème de sécurité intérieure. Mais si malgré des preuves je continue à accuser de tromperie, alors c est que la vérité n est pas l enjeu. Et après il s agit de s agit de savoir si on veut rester dans un couple ou la confiance n existe pas (je digresse).
Une bonne méthode permet de faire le tri, de savoir quand l'hypothèse est fiable, et quand elle ne l'est pas, voire permet d 'exercer la justice.

Sur les croyances, elles sont peut etre la pour donner des explications au trou du récit, je ne sais pas sûrement : origine du monde, de la vie, de la mort, etc [ a noter sur cette histoire de nom de famille et en cette journée internationale des droits des femmes, visiblement l absence de nom de toutes les femmes de sa famille ne le touche pas plus que ca mais passons.]
Mais le plus souvent les croyances (religions ou systemes en isme) me semblent la pour définir un socle de valeurs morales. Elles servent souvent à les structurer et à stabiliser une organisation sociale. Elles legitiment une organisation, et donnent du sens aux actions, norment les comportements : ce qui est bien ou mal.

Voilà !

Airbusle 08 mars 2026 à 23:48  •   129870

Un manque de perspectivisme à voir le présent depuis le futur.

Nos sociétés ont possiblement un excès de morale pseudo absolue et manquent cruellement d'humilité relative.
(L'attaque est devenue la norme et on manque de prudence avec ses avantages.)
Système d'attaquants => Effacement de l'humilité => Surestimation morale => Impunité relative => Tord moral

D'où cette critique d'une science en partie dépassée (par des croyances qui restaurent une forme de moralité supérieure).

L'Amérique nous a appris à tapper fort et rapidement dans tous les domaines ouvrant l'ère à justifier toutes les fins.

Aureoledaemonle 09 mars 2026 à 07:02  •   129872

La norme sociale est également une forme de secte, à mes yeux ce mode est différente secte. Car le mal-être est omniprésent. Beaucoup prennent la disions de se ôté la vie alors que matériellement on évolue, et pourtant on ressens cette solitude même si on vis de la maltraitance car les gens qu'on peut croisé dans la rue ne savent plus observé j'ai l'impression.
Personnellement même la médecine je ne l'a vois pas comme du soin objectif, je parle de la médecine pour les gens qui naisse avec un comportement psy particulier, on nous met dans la casse et on suit un protocole toute notre vie même si, la maltraitance y ai.
La pyramide est ainsi, aujourd'hui se qu'on n'est doit être la norme où irréprochable.
On demande juste d'avoir un impact pour la société, et les problèmes qu'ils soi petit ou majeur on ne sait pas forcément les régler même avec nos connaissances actuelles.
Et avoir raison, ne permet pas de sauvé une vie.
Mais bon, il faut toujours attendre un certain pourcentage de morts pour agir, car tout coûte de l'argent, ou pour l'image et être sur que ce lieu est 100% dangereux etc...
Personnellement on parle de science mais même les gens qui on étudié le sujet doivent se battre, répèter encore et encore pour que enfin sa bouge en haut, dans tous les cas la mort est quand même au coeur de notre existence et cela nous donne du sens, le sens de se battre pour améliorer ça vie, et peut-être celle de quelques personnes qui sont concernées par cette forme de vie qu'on dois adhéré malgré nos efforts...
Donc on ne peux même pas parler de science si c'est difficile de modifier, ou écouté le travail de plusieurs personnes qui on étudié le sujet, car pour être sur d'une vérité et qu'elle soit acceptée, il faut que de nombreuses vies soi en jeux.
Quand on a très peur de mourir, et qu'il faut sauvé sa pomme ça fonctionne un peu mieux, quand cela ne nous concerne pas, le mouvement est plus lent et c'est cette lenteur qui fini par crée des guerres où fais régressé quelque chose.
Car quand des gens souffre et voient que d'autres se la cool douce, ce déséquilibre fais mal, je pense que la maltraitance peut être aussi bien physique que psychologique, les deux font le même effet et la durée fais le même effet : on abandonne par épuisement.
Je perçois le monde comme ça, car j'imagine en tant que hikikomori et psychotique que le changement dans un monde où on est énormément, ça coûte toujours à des gens, et ça apporte à d'autres donc tout est complexe même si, la science a su démontrer quelques choses, car justement tout changement apporte un déséquilibre ailleurs.
J'ai tellement subit d illogique/maltraitance car je suis étiqueté comme tel dès que j'ai eu mes troubles psychiatrie que ma vie n'est qu'un protocole qui m'a mater non stop, et j'ai était obligé de m'isoler et réagir pour sauvé le peu, avoir un minimum de contrôle sur des gens qui c'était approprié mes choix de vie, tout ce qui semble normal est souvent affreux.

Heureusement qu'il y a des personnes investi dans des choses humaine et qui cherche comment améliorer la vie humaine et même si cela prend du temps à s'installer, il faut se dire que notre vie sert à l'étude pour permettre à d'autres naissance d'avoir une vie normale...
Servir de cobaye pour la science et permettre d'améliorer par notre souffrance, c'est bien mais il ne faut pas se dire qu'on pourra tout recommencer pour avoir une vie à peu près normale.
Et gueulé, à par crée une dispute chez une personne qui en bave sûrement tout autant pour d'autres chose cela sert à rien.
Mais faire bouger le monde c'est plus facile quand tu as un peu de pouvoir et quand tu as des diplômes et quand tu n'es pas seul,et encore ça ne suffit pas toujours.
Donc parler pour se faire entendre c'est compliqué dans ce monde.

Aureoledaemonle 09 mars 2026 à 08:08  •   129874

Si la science est dépassé par la tonnes de problèmes, et ne peut répondre aussi vite aux questions il faut faire un choix, et priorité aux choses qui ont plus d'importance.. Qui concernent un pourcentage assez élevé de la population mais nous autres, on a pas d'importance et notre discours semble vraiment cohérent.
Dans ce monde il y a plusieurs monde, et quand la souffrance est tellement normale elle ne se voit même plus.
Mais une vie c'est pas grave, et quand la science ne peut pas comprendre tout sur ce qu'un cerveau peut faire quand la souffrance est tellement grande.., alors parfois la croyance peut sauvé même si tout est pas parfait.
Le but chez certain cesr de construire ça vie, moi ça ce n'est pas envisageable vu mon état.
Donc forcément que si les fausser sont trop grand, il y a plusieurs monde dans ce monde, et comme les témoignage doivent aussi être prouvé et analyser pour pouvoir agir, même dans la souffrance il faut y croire.
Mais parler pour parler c'est pas intéressant non plus.
Et une maltraitance ça dérange aussi donc on préfère minimiser cela et garder le reste.
Après tout, une vie comme la mienne ou d'autres ça ne vaut pas le coût qu'elle soit entendu.
Je n'ai pas vraiment peur de la suite, et trouver de l'aide c'est impossible de tombé sur la bonne personne du premier coup, et quand on souffre, on ne peut pas se permettre de perdre du temps.. d'être déçue une fois de plus.
Quand on est pas riche, idem, osé coûte et même si la vie reste encore un mystère, ma vie je commence à l'apprécier car moins on vis, plus on s'y fait.
Je ne sais pas si c'est ça la vrai maltraitance, s'habituer a se voir s'effacer, l'effet boule de neige c'est fatale quand elle est vers le négatif.
Et attendre que quelqu'un d'autre agissent c'est plus confortable comme espoir.
Et le temps que cela se ressentent dans la vie de tous les jours c'est long également.
Donc oui, la science est bien quand elle est écouté, sinon il faut s'en remettre à des choses moins terre à terre pour survivre c'est ce qui fais la pauvreté de ce monde j'imagine...?
Après je ne nie pas le domaine du paranormal et si des gens sont aussi isolé c'est peut-être juste que leurs destinations c'est l'enfer.
Arrêté d'espérer c'est impossible même si l'espoir fais mal.
Mais quand notre vie n'est pas en danger, on ne voit pas l'intérêt de bouger quoi que ce soi qui va dans se sens, car on ne comprend même pas de quoi peu bien souffre cette personne incohérente.
Voilà le résumé de ma vie, et un témoignage sera toujours plus intéressant que débattre sans fin, en fuyant ce qui dérange.
J'ai rien d'autre à ajouter sur ce poste

Cecicelale 09 mars 2026 à 08:38  •   129875

@aureoledaemon
En matière de santé mentale, la science peut permettre d identifier la meilleure therapie ou le meilleur protocole de prise en charge. Elle s interroge d abord sur comment identifier la meilleure prise en charge et définit des protocoles qui permettent de l'évaluer et peuvent apporter des résultats en fonction de cela. Mais cela semble peu pour lutter contre la violence psychiatrique, la psychophogie, l errance medicale et l exclusion sociale.
Comme pour le réchauffement climatique, la science peut montrer les impacts sur la biodiversité, sur le climat et plus globalement sur la vie. Mais le fait d y préférer la preservation de l' économie capitaliste, ce n'est plus du ressort de la méthode scientifique.

Force à toi dans ton parcours, j espère que tu pourras trouver des alliés pour t alléger ta souffrance.
Peut-être connais tu des initiatives comme la maison perchée autour de la pair aidance. Voici leur podcast : https://podcast.ausha.co/la-perche-maison-perchee/pair-aidance-cultiver-l-espoir

Aureoledaemonle 09 mars 2026 à 13:13  •   129878

"l'aide" j'ai arreté ces betise depuis peu et j'en ressors pire. Merci quand meme, mais je n'ai pas pas attendu pour testé tout se qui peu exsiter, qui est possible géographiquement.
Mais parler a des gens qui débattent non stop sans faire de liens, moi cela m'épuise, c'est comme faire du bricolage avec des clou ou du scotch, c'est du bricolage mais il y a aucun proffesionnalisme et la France bien que j'ai un grand respect pour mon pays, et quand on gueule c'est car on aiment et on veut du changement, comme dans l'amitié, meme si je ne sais pas se que c'est. Mais la.. France a par bricolé par ci par la et essayé de maintenir pour éviter l'éffondrement, a la fin il nous restera nos vieux monument et notre histoire, et le tourisme. Regardez la vieille antiquité.. Voila comment je ressens les choses de ma position.
Moi ca m'épuise de parler pour parler, et avec autant de souffrance qui sépare nos discours, je ne peux plus supporté cette chose qui est l'art de ramener tout dans le sens qu'on veux. Le pourcentage de personne méchante qui pensent qu'a leurs pomme est de 10% mais avec l'augmentation on ajoute 10 etc.. Et finalement se battre dans le vide moi je n'aime pas ça.
L'etre humain met a bout, et les valeurs qu'a porte en nous on réussi a faire l'impenssable a cause de cette monstruosité de choses.
Je sais que je suis foutu, d'ailleurs un psychiatre l'avais dis clairement a mes parents et j'avais pas 10ans.
J'ignore si vous etes autiste, mais je suis autiste avec une construction psychique psychotique et croyez moi se retenir c'est dur quand on percoi la normalité comme de la violence.
Je me suis faites des promesses et j'essaye de m'y tenir, le temps que ca dure...
Mais il faut etre un bon vivant et ne pase s'arreté face a une forme d'injustice pour avoir une bonne santé mental, ne pas etre trop sensible quoi.
On est tous unique mais plus l'intelligence et elever moins on peut se retrouvé dans un groupe, pourtant on attends la meme chose qui est humain.
Avec la souffrance c'est la meme chose, avec les memes blocages plus ou moins mais la différence c'est qu'il y a jamais de temps de repos a cette souffrance.
Et il faut s'imagine les gens en campagne, je vis en campagne.
Donc, c'est toujours bien le mouvement meme si c'est pas parfait, mais se croire etre capable de rendre heureux une personne avec un service qui sont limité eux aussi par rapprt a l'administration qui va bloqué a un endroit, il faut etre réaliste un peu.
Donné de l'espoir, c'est bien quand elle est réfléchis et réaliste.
Je suis un cas rare, et j'accepte de l'etre.
Par contre, quand je commence a dire un truc a haute voix je fini par la faire tot ou tard malheureusement..
Envoyez les suicidaire au front, au moins ils se sentiront a leurs place et utile, avant qu'il ne perdre la tete et passent 18 ans voir plus de leurs vie entre 4 murs entouré de maltraitance.
Quand sa nous concerne pas, on envoie le problème ailleurs, passe a ton voisin.
Mais ca ne règle rien.
Il y a une difference entre aider, et vivre la maltraitance, avant d'envoyé les gens chez les psy, peut etre s'occupé du vrai problème qui echape peut etre encore.
En quelque action si on a bien décortiqué le problème globale, on peut vraiment décoincé une souffrance qui stagne et qui pourri la.
Par contre reproché a quelqu'un une chose,se bougé le cul, guerir, mais en parallel dénigré une autres car elle est pas assez forte mais elle en n'ai pas au meme point.. C'est vraiment stupide de faire l'erreur a chaque fois sans jamais voir l'incohérence.
C'est sur que si on fait toujours le meme geste, la meme routine, on devient aveugle mais en plus la souffrance se repete.
Un exemple: vous vous brossé mal les dent 1 fois c'est pas grave, mais sur du long terme on a plus de dents en état, car notre geste est repete et pourtant insignifiant et simple...
C'est la meme chose avec les gens et l'aide qu'on nous apporte.., augmenté l'aide, crée de nouveau trouble pour pouvoir expliqué notre difference et permettre aux autres de faire plus attention ok mais concretement le fond c'est quoi ?
Je n'aime pas la façon de vivre, j'aime la vie c'est hyper beau mais, dans se monde j'ai rien a faire car sa me gave.
J'ai conscience de mes limites, par contre ceux qui aident n'on pas l'air d'avoir conscience, enfin sur papier ils savent point.
Sans amour on ne va jamais loin.

Aureoledaemonle 09 mars 2026 à 13:42  •   129879

Plutot que de crée de nouveaux trouble pour expliqué l'inexplicable, pourquoi ne pas inventé un "truc" qui viens tapé du poing.
Prevenir pour éviter de guérir, c'est bien mais se n'ai pas suffisant, la preuve avec le réchauffement climatique.
Après si tout le monde s'éveillé en conscience peut etre que les gens qui travail en abatoire ils ne pourrais plus supporté leurs métier.. Mais prendre vraiment conscience c'est ne meme plus pouvoir faire...
Mais cela ne dérange pas donc l'impact de prévention n'ai pas pris en compte en toute conscience encore faut t'il savoir se que c'est la conscience ...
Mais la c'est autre chose.
C'est une idée, le tout est d'agir sans se trahir et dans le respect des vis, hors c'est jamais se qu'ils se passent car les gens se laissent vivrent et en conclu que la vie est ainsi : il y a des gens malade et d'autre qui on eu plus de caractère.
Ce qui est devenu normal c'est ahurissant.
Et ce n'est pas moi avec mon qi gros comme un gland qui va pouvoir tapé du poing.
Mais je crois qu'en quelque coups bien précis tout est réalisble si on considère que la norme n'est plus adapté, meme si le pourcentage des gens en souffrance est minoritaire.. en vrai les autres ils suivront comme des moutons sans intelligence, donc je vois pas pourquoi on devrait laissé les moutons dicté alors qu'en vrai eux ils s'adapteront facilement meme si le changement prend du temps.
Mais je n'ai pas les pourcentage ... Mais il vaut mieux écouté la souffrances des gens sensible a la violance pour diminué les gens qui ne la ressentent pas au meme niveau mais avec un peu de legereté, je suis sur qu'ils ne s'en plaignerai pas.
Idem avec les animaux.
Enfin un truc pas bon et forcement pas bon pour tout le monde, en prenant l'exemple d'un poison.
Ce qui ne tuent pas rend plus fort : ou plus aveugle...
Si la science, ni les discours de prévention ne font rien comme impact, il faut réagir autrement car on a assez vécu pour voir qu'il faut s'affolé, maintenant et pas dans 10ans car tout va de plus en plus vite.
Avant que l'effet boule de neige ne soit trop grave, il faut bien commencé par tenté de changer les habitudes qui sont mauvaise, on ne se rend pas compte d'une habitude qui est mauvase, et quand on s'en rend compte c'est le burn out.
Plus de réalisme, cela permettrais aux gens de ne plus etre seul.
Si vraiment on ne pourra plus voir les étoiles... C'est triste, et je ne veux pas pensé a la suite.
Pourvu que ce monde cesse de bricolé, de toute façon je vous rassure a notre mort on se rend compte que notre souffrance, tout ce qu'on a perdu enfaite c'était une illusion mais la densité de la terre nous fait oublié la facilité...
Bonne chance aussi a vous tous.

Caranaphorle 09 mars 2026 à 15:22  •   129883

@paradox : hi hi hi ! Merci à toi pour cette explication de lien entre maths et musique, que j'ignorais !
En proposant cette comparaison, j'avais en fait en tête à la fois le "la 440" et les fréquences hertziennes (OK, c'est de la physique, pas des mathématiques) et le "math rock" (même si cette appellation reste une invention journalistique peu sérieuse, voire canularde).
Excusez-moi pour cette digression...

Airbusle 09 mars 2026 à 15:52  •   129885

Des algorithmes dans une société qui déconne, c'est kafkaïen.
D'où cette défiance envers les sciences...

Crabe_Fantomele 10 mars 2026 à 10:04  •   129894

@Merlin je pense au contraire que la Science a aussi besoin de Mysticisme et de Spiritualité au moins parce qu'elle gagnerait en humilité et ensuite parce que je crois que c'est mieux de partir de l'idée que tout est possible, plutôt que des lois scientifiques qui sont déjà été établies. Juste "essayons pour voir ce que ça fait": Mettons une caméra pour filmer les particules (ou ondes) dans les fentes de Young pour vérifier si le regard peut changer la direction des particules. Et par une extrapolation poétique on pourrait estimer que toutes les mesures et lois scientifiques sont biaisées par notre observation.

Comme le dit @paradox on peut librement estimer que ces observations sont provisoirement juste. Et ce "provisoirement" permet justement de préserver l'humilité il me semble, et donc éviter de tomber dans un autre système qui serait "autocratique technologique". Oui la science fait appelle à notre Raison, mais nous ne sommes pas que Raison et nous ne pouvons pas vivre dans un monde que de Raison. On a besoin de croyances, de poésies, de beautés... pour la même raison qu'à un moment de notre Histoire nos ancêtres ont commencé à fabriquer des figurines et des bijoux. Ce n'est absolument pas raisonnable, ça n'a aucun sens de perdre son temps à faire de la Culture (et/ou du Religieux: décorer une tombe n'a aucun sens non plus). Et pourtant on a ça en nous aussi.

C'est vrai qu'opposer Maths et Musique n'a aucun sens non plus comme le dit @Caranaphor et c'est vrai aussi comme le dit @paradox que la musique est mathématiques. Mais c'est une question d'observation: si en écoutant Lacrimosa j'ai des chiffres et zéro émotions, j'écoute des maths et je rate ce qu'est la musique. C'est souvent une déformation professionnelle quand on étudie la structure d'une oeuvre, on la dénature. C'est un peu comme si je voulais découvrir scientifiquement l'amour et que je découpais ma compagne en morceau. On pourrait en déduire que le simple fait de vouloir comprendre tel phénomène transformait (ou faisait disparaitre) le phénomène en question. Comme si je faisais une conférence sur le silence sans laisser le silence prendre sa place dans la conférence pour que le public puisse l'entendre et le ressentir.

Crabe_Fantomele 10 mars 2026 à 10:27  •   129896

@Aureoledaemon parfois la souffrance vient de l'enjeu qu'on y met. Si ton enjeu est de sauver l'humanité d'elle même alors tu seras forcément malheureux toute ta vie: Epictète t'explique qu'il y a des choses qui sont en ton pouvoir et d'autres non, et que si tu cherches à maitriser ce qui n'est pas en ton pouvoir, tu embrasse ton propre malheur. Autant pester contre la pluie qui tombe alors que tu voudrais qu'il fasse beau, pester contre la mort de ton ami dans un accident de voiture, pester contre la grippe qui te clou au lit...

Faut il accepter que l'humanité soit chaotique ? Il n'y a pas d'autres alternatives. Après tu peux faire les choses à ton échelle, écrire des poèmes, sourire aux gens, les aider... Ou aller chez Décathlon, t'acheter une chaise de rando avec un trou pour mettre une bière dedans, te poser en haut d'une montagne et regarder le monde bruler. Ou pourquoi pas participer à bruler le monde... C'est ta vie, c'est toi qui décide de ce que tu en fais. On a tous une capacité à nous mettre dans une paix intérieur, mais on peut refuser cette paix si on estime que si on est en paix on arrêtera de se battre pour un monde meilleur. Meilleur pour qui d'ailleurs?

Je pense qu'on a tendance à regarder le monde à travers notre propre prisme lequel s'est construit sur notre passé. Comme je le disais nos sens limités captent près de 11 millions de bits secondes et notre cerveau n'en garde que 50. La selection s'est faite sur ce prisme. Au moment où je vous parle j'ai mon écran de PC devant moi, à droite une télé, en face une fenêtre. C'est moi qui décide de regarder mon écran de PC pendant que j'écris. L'écran de TV est éteint mais je pourrais regarder la guerre et les morts, et les polllutions, et les malades et le monde qui vrille... Et là je regarde par la fenêtre: il y a un rouge gorge et des mésanges qui viennent picorer les boules de graisse que j'ai posé sur le balcon. ça piaille dans le jardin. Les péchers sont en fleurs. Les abeilles et les bourdons commencent à sortir.

Ainsi le monde ressemble à ce que j'ai envie qu'il ressemble. Tout est vrai... vous derrière vos écrans en train de me lire... la guerre au Moyen Orient... mon jardin... Tout existe en même temps.

paradoxle 10 mars 2026 à 11:03  •   129898

"nous ne sommes pas que Raison et nous ne pouvons pas vivre dans un monde que de Raison. On a besoin de croyances, de poésies, de beautés"
Ben oui, mais ce sont deux choses différentes, l'un n'empêche pas l'autre.
Mais, pour moi, ils doivent pas se mélanger, parce que ça devient de la confusion.

"j'ai des chiffres et zéro émotions, j'écoute des maths et je rate ce qu'est la musique"
Même chose, l'un n'empêche pas l'autre. On peut ressentir la musique et faire une analyse, ce sont deux choses différentes qui ne s'annulent pas.


Si je défends la science en général, c'est vrai qu'on peut toujours améliorer le bouzin.
Je reste assez persuadé que ce n'est pas la science en tant que telle qui est critiquée ici mais la façon dont on la conçoit.
Et c'est (encore et toujours) Edgar Morin qui en parle le mieux et qui propose qu'on aille plus loin.


LES TROIS PARADIGMES ÉPISTÉMOLOGIQUES

LE PARADIGME SCIENTISTE (celui que personne n'aime et qu'il est important de refuser) :
Réduction : On confond la réalité réduite pour/par l'analyse scientifique avec la réalité en soi.
Disjonction : On autonomise les différentes disciplines, les différents domaines, niveaux, problèmes...
Rationalisation : On cherche à construire une cohérence parfaite et totalisante autour d'un principe unique (paradigme copernicien).
On ne considère comme connaissance légitime que la connaissance précise et certaine.
On est certain de détenir la vérité.
On est persuadé d'être objectif.

LE PARADIGME SCIENTIFIQUE (celui dont on parle) :
Réductionnisme scientifique : On manipule un modèle réduit de la réalité.
Spécialisation : On distingue les différents domaines, niveaux, problèmes... pour analyser chacun séparément.
Rationalité : On recourt à la logique comme instrument de connaissance et de contrôle.
On cherche à éliminer l'imprécision, l'incertitude et la contradiction.
On recherche la vérité.
On s'efforce d'être objectif.

LE PARADIGME COMPLEXE (celui qu'il faudrait atteindre) :
Approche systémique : On cherche à tenir compte d'un maximum de données, en sachant que la réalité en soi nous échappe.
Union de la distinction et de la conjonction : On cherche à unir la distinction (nécessaire à la perception) et la conjonction (qui rétablit les interrelations, les articulations, les multidimensionnalités).
Rationalité ouverte : On est conscient des limites de la logique, des effets pervers de la fermeture théorique, de l'inexistence d'un principe unique de cohérence (paradigme hubbléen).
On travaille avec l'imprécision, l'incertitude et la contradiction.
On tourne autour du problème de la vérité en passant de perspective en perspective, de vérité partielle en vérité partielle.
On sait que le sujet est toujours présent dans l'observation de l'objet, et on recherche des procédures intersubjectives d'objectivation.

Tout petit résumé de
Edgar MORIN :
- La Méthode 3. La connaissance de la connaissance, Paris : Seuil, 1986, 256 p.
- Introduction à la pensée complexe, ESF éditeur, Paris, 1990, 160 p.

Aureoledaemonle 10 mars 2026 à 14:28  •   129904

Crabe_Fantome

Bonjour,
Si tu pouvais arrêter de dire "nous" en parlant de toi, ou de m'expliquer la vie se serait plus respectueux.
On a chacun sa vie, qui est unique, et je sais de quoi je parle la dessus.
Bonne continuation.

Crabe_Fantomele 10 mars 2026 à 15:01  •   129905

@paradox Je connais très mal Edgar Morin mais oui le monde est de plus en plus complexe (sens étymologique "qui est tissé ensemble") d'autant qu'il est devenu mondialisé et qu'on tisse des liens avec le monde entier, que ce soit matériel ou immatériel d'ailleurs. Les religions, croyances et spiritualités se mélangent aussi.

@Aureoledaemon Dans un premier temps je te répond "non". Si je veux parler de "nous" en parlant de moi, je peux faire ça jusqu'à la fin de ma vie. En revanche je te répond "oui je vais arrêter de te parler" parce qu'avec ton message un poil hostil, je n'ai pas l'impression que ça nous apporte grand chose d'échanger.

@ autres lecteurs. ça reste intéressant notre manière de concevoir ce qu'est le monde, notre croyance qu'on est dans la vérité alors qu'on est, comme Spinoza le dit, un caillou en train de voler après avoir été jeté... et que notre seule liberté est de savoir qu'on est ce caillou. La Science est peut être une autre illusion qu'on peut maitriser notre vol, choisir où on veut atterrir, choisir qui on est, ce qu'on veut... Parce que oui la Science est capable de définir la matérialité de ce monde au fur et à mesure des progrès scientifiques. Elle ne répond pas à notre essence ou à ce qui pourrait faire sens pour nous, mais déjà vivre ensemble dans un monde matériel défini, c'est bien je trouve.

Aureoledaemonle 10 mars 2026 à 15:29  •   129906

@Crabe_Fantome

Autant pour moi, mais quand il y a débat cela demande un peu de se torturé l'esprit, et si à la fin du débat une personne dit le principal c'est de vivre et être heureux car quand il y a débat on voit bien qu'il y a l'émotionnel des vécue qui parlent, alors oui la conclusion se serait de se sentir tout petit et d'essaye de vivre en société et atteindre le bonheur.
Mais malheureusement ce n'est pas comme ça.
Moi je veux que le monde change pour pouvoir me sentir un minimum protégé par tout se qui m'agresse au quotidien, et par rapport aux discours que je me prends je me construit et me fais une idée de mon inexistence et de ma place ici.
Donc si je perturbe le bien-être de la société, je ne m'excuserai pas tant que je ne serai pas morte.

Crabe_Fantomele 10 mars 2026 à 15:32  •   129907

Je comprends @Aureoledaemon . Et je pourrais te répondre que tu te tire une balle dans le pied en étant hostile vis à vis des autres tout en leur demandant de changer pour que toi tu te sentes bien, mais je t'ai promis de ne plus t'embêter à vouloir t'apprendre la vie. Du coup, fais toi plaisir et perturbe autant que tu veux.

Aureoledaemonle 10 mars 2026 à 15:40  •   129908

@Crabe_Fantome

Je ne demande pas de changer ce monde, je demande qu'on répondent à mes questions, ou me protégé hors personne en est capable.
Et ne t'inquiète pas, je ne perturbe pas autant que certain dans ce monde.
Et franchement, tu n'as pas idée de se que je vis, et d'ailleurs je n'ai pas mon mot à dire à des gens qui on trouver leurs raison de vivre ou ne se sont pas plus posé cette question et qui ont vécue juste parce qu'il grandissent.
Et j'ai 28ans mais je n'ai toujours pas commencé à vivre car personne n'ai capable de me protégé, pourquoi je risquerait de me faire embarqué par les autres sachant que je sais de quoi je souffre depuis la petite enfance.
Donc dit se qui t'amuse de moi, sauf s'il te plaît ne crée pas un lien toxique que je ressentirai plus longtemps que toi.
En reprenant ton discours, va vivre en haut d'une montagne avec une bière et profite de la manière qui te donnera le plus de bien, le but c'est d'être heureux, et clairement on ne peux pas être heureux avec tous les individus de cette terre, par contre on peut apprendre à ne pas dépasser les limites des autres afin de les respecter pour se qu'ils sont.
Et ce n'est clairement pas moi qui va changer se monde puisque je n'ai même pas commencé à vivre, et je ne peux pas commencé à vivre puisque je suis agressé par tout et n'importe, tu n'as même pas idée.
Je ne vais pas exposé plus mes souffrance ici aux risque d'être blessé par ta réponse, on ne se connaît pas donc stop.

Aureoledaemonle 10 mars 2026 à 16:24  •   129909

@Crabe_Fantome

Et je ne sais pas comment tu me vois mais : non je ne m'intéresse pas aux actualités, non je n'aime pas l'alcool car j'ai toujours vécu sous traitement donc l'alcool est interdit, et de toute façon je sais que les goûts est mauvais.

Donc t'es préjugés tu peux vraiment te l'ai gardé pour toi, tout mon mal-être concerne ma vie et pas se qu'il se passe à l'autre bout du globe.
Et je dérange moins car niveau impact sur la planète je ne fais rien, hormis des longue douche, niveau impacts sur la planète ça va je suis loin de la dégradé étant donné que je n'ai pas de voiture et que n'aime pas aller dans les magasins.
Et d'ailleurs 95% de mes fringues sont à ma cousine, ou à des gens...
Et je ne peux pas dire que je sois très chiante car je mange peu et je n'ai jamais été au fast-food, j'achète vraiment peu. Hormis des baskets que je m'achete pour mon plaisir, je n'ai vraiment rien à me reprocher par rapport au faite que j'existe, je ne vais pas au zoo car je ne supporte plus de voir des animaux enfermé.
Chacun sont bonheur, et je respecte tellement le bonheur des autres, que je me suis isolé et je continue à me demander si recevoir des insulte gratuitement c'est vraiment valable, surtout de la part de personnes que je ne connais pas et qui s'en fiche enfaite.

Je gêne car je ne consomme pas, je ne travail pas, je suis la sans vraiment être la, et je refuse de vivre.
Car se qui m'intéresse c'est juste de pouvoir dormir tranquille et personne n'ai capable de comprendre se que c'est de ne pas pouvoir se protégé quand on subis une maltraitance qui devient routinière et normale...

Mais clairement je n'ai aucune leçon à donné puisque je semble ne même pas connaître la vie du haut de mes 28ans.
Même si mon discours peut semblé incohérent, et que je possède plusieurs personnalités ou émotions, ou que je passe du coq à l'âne et on ne comprend plus ou je veux en venir, désolé si je dérange mais tant que je "vis" j'attend un minimum d'écoute autre que : tu te tire une balle dans le pied toute seule.

Vraiment j'ai le droit de dire quand je suis en colère, le minimum syndical ca me ferai tellement de bien.
Et je me plain car les gens sont limité puisqu'il me rejete et ne peuvent rien faire pour moi...

Donc tout dépend de comment on gêne dans ce monde, les fou n'ont pas l'air de gêner, au contraire ils sont souvent invisible et dépourvu d'humanité..
Et je suis une femme, je ne sais pas pourquoi je le précise...

Aureoledaemonle 10 mars 2026 à 16:45  •   129910

Je m'excuse de servir à rien, et d'avoir parler de moi dans un débat qui est important.
Je ne dis plus rien de stupide.
: je m'excuse de vivre.
Pardonnez moi, je suis petite face à la grandeur d'un coeur humain, clairement j'ai rien à apporter hormis me recevoir se que je sème, pas par maladresses, mais par folie...
Avoir honte n'a jamais tuer personne.
Bon débat.

Crabe_Fantomele 10 mars 2026 à 17:10  •   129911

@Aureoledaemon , non ne t'excuse pas, je pense qu'ici on est tous plus ou moins dysfonctionnels par rapport à la société en général; on est un peu comme des évolutions sporadiques de la nature. Et donc on est à même de comprendre que quelqu'un arrive sur un sujet pour craquer un peu. Aujourd'hui c'est toi, demain ce sera peut être moi ou un/e autre. Avec notre "particularité", soit on est vu comme des freaks, soit on se sent comme des freaks. C'est comme ça, on y peut rien, on a pas choisi notre QI, notre hypersensibilité ou notre atypisme. Tout ce qu'on peut te souhaiter c'est d'aller mieux et chacun ira de sa petite astuce personnelle. T'as eu la mienne, elle ne t'a pas plu et c'est ok.

On a pas idée de ce que tu vis concrètement mais comme toi aussi tu n'as pas idée de ce qu'on a vécu, et c'est ok aussi. Saches juste que tu es lu et que tu es comprise, et même respecté dans ton envie de ne pas avoir plus de conseils de vie. Je crois que les autres ne répondent pas pour la même raison que j'ai hésité à répondre et finalement j'ai décidé de mettre le sujet entre parenthèse; parce que je trouvais plus juste de te prendre en considération quitte à enfreindre les règles du forum de rester sur le sujet. ça m'a valu de prendre quelques coups de griffes de ta part mais c'est comme ça. Garde en tête que tu as la sympathie et la solidarité du groupe, même des plus silencieux.

Mais le mieux serait que tu ouvres un sujet autour du mal être afin que chaque forumeur puisse aussi participer, et ça peut aussi t'aider de réaliser que t'es pas seul/e dans ce cas.

Aureoledaemonle 10 mars 2026 à 18:50  •   129912

Me donné des conseils sur la vie ?
On a tous a apprendre des autres, ça s'appelle l'échange et la plus débile des personnes à quelques chose à nous apprendre même si on a un QI ou une hypersensibilité surdimensionné qu'on en oublie la simplicité, et quand on a 70ans de vécu, et l'autre à 7 ans de vécu, on peut aussi apprendre des animaux et de leurs profondeur si on se dit vraiment hypersensible.
J'aime pas voir la fausseté remplacé par de la gentillesse et non, je vois que tu comprends pas.
Non je ne veux pas de sympathie, et je m'en fiche de brisé les codes, je n'ai peur de rien contrairement aux autres qui n'osent pas perdre 1 plume de plus.
Je reçois, mais je n'ai pas l'impression qu'on puisse recevoir quelques chose qui viennent de moi, donc merci de t'être dévoué et risqué quelque chose en brisant les règle du forum pour moi...
Et si vraiment j'avais envie de te croire, je pense que tu serai venu me parler en privé pour éviter de brisé les règles.
Je n'ai plus rien à perdre personnellement.

Aureoledaemonle 10 mars 2026 à 19:17  •   129913

Quand on crois tout savoir sur comment vivre, c'est juste qu'on a appris à se limiter afin de ne plus se blessée quitte à blessée les autres.
Et d'ailleurs le meilleur conseil que je peux t'apporter ce serai d'écouter le silence, sans ton ouïe et prêter attention à des choses sur lesquelles tu t'es fermé car tu es sur un mode qui te convient.
Et ce n'est pas normale que je me sentent obligé de me rabaisser tout le temps face aux autres, de voir des thermes : hypersensibilité, hpi etc balancé mais je ressens que à la fois, ses personnes se sont déconnecté d'eux même, et on du se figé par survie, car je vois les incohérence h24, et c'est épuisant, donc essaye de t'ouvrir au silence pour pouvoir mieux écouter se qu'une personne veut dire, toi également, peut être que apprivoiser un animale cela revient au même avec une personne perdu telle que moi, et pour ça : il faut beaucoup d'humilité...
Expliquer comment je fonctionne je ne devrais pas le faire, d'autant plus qu'on ne me comprends toujours pas car les mots ne suffise jamais d'après mon expérience.
Écoute différemment et j'ignore si c'est bien de faire cela, car moi je n'ai plus d'identité propre.
Mais je me contente de respecter la vie autant que les morts même si les deux m'agresse constamment.
J'aime pas qu'on m apprenne la vie alors que je suis extrêmement mal, je n'ai plus beaucoup d'être mater pour être accepté, cela ne fonctionne pas dans ce sens, avec moi.
Et me laissé marché dessus, plus jamais...

Aureoledaemonle 10 mars 2026 à 21:46  •   129914

J'ai déjà médité, en discutant verbalement avec quelqu'un et se n'ai pas du pathologies ni une souffrance de vie ~ (par rapport à se qu'il c'est passé là)
Juste je suis trop pris émotionnellement.
Je ne supporte pas les débats car je cherche la perfection dans mes réponses et être contredit, cela me blesse car cest quelque chose qui viens de moi, je ne prend pas assez de recule, et quand je m'exprime il faut du concret, c'est tout ou rien.
J'aime chercher la petite bête pour titillé les esprits, je suis ainsi.
Mais je parle toujours avec authenticité, donc je comprends que participer par écrit à un débat ce n'est pas fait pour moi, car je me sens trop impacté par la précision du détail, et je fini par me dénigrer et l'émotionnel l'emporte et cela influence tout.
En même temps la question du poste est assez vague, chacun y va de son idée personnelle, et je n'aurai pas du prendre cela à coeur.
Et vous n'aurai pas du confirmé la façon dont je me voyais quand j'étais dans cet état émotionnelle.
Mais je pense que je suis tellement humaine que si on cherche bien, on peut y trouver un lien avec la personne qui a crée ce poste ?
Que se soit un minimum intéressant humainement, et cela peut faire une démonstration de cette guerre entre la science et le fait de croire ? Cherchez un peu.. ? (sauvé ma honte Haha)
Souvent cela va très loin et je fini par partir ou bien on me conseille le pire.
Vous savez qu'est ce que c'est l'hypersensibilité..
Mais je fini par rebondir, et analyser plus tard et mon discours devient plus cohérent et moins dépressif et moins pathologique. Vive l'émotionnel...
Je suis désolée pour les personnes qui s'attendaient a un débat par rapport au titre du poste.

Oups, j'ai gaffé Hahaha

albatrole 20 mars 2026 à 12:02  •   129971

Salut @ tout le monde ! 🙂



@Merlin J'aime bien ce que tu as dit là:

"Le hic, à mon avis, c'est ce qui a été dit souvent : la plupart des gens n'ont pas les connaissances nécessaires pour comprendre la science et ses raisonnements. Ces gens ne peuvent donc pas voir pourquoi un fait scientifique a été établi et l'accepter comme tel (ou a contrario de comprendre en quoi il pourrait avoir des failles et les démontrer). Le "grand public" doit donc "croire" en la science, ce qui semble la mettre pour lui sur le même plan. Alors que ce n'est pas le cas."



@paradox , c'est drôle, je te trouve un peu paradoxal 😄 (me dis pas qu'on te l'a jamais faite celle là)

"Et tant que c'est pas réfuté alors que c'est réfutable, y a pas de raison valable de remettre en question."

-> Bah, si c'est malgré tout réfutable, c'est déjà une raison valable de le remettre en question, non ?!

Tu as aussi écrit que la science est une croyance vraie justifiée, mais que ce n'est pas La Vérité

-> 😶

Comment je fais pour avoir des hypothèses que je sais pas si elles sont vraies mais que je fais comme si elles l'étaient...

😄 Je fais un peu comme les scientifiques: je ne vois rien de plus probable, donc jusqu'à-ce que je trouve une explication plus probable, je fais comme si c'était vrais.

Comme a dit @Cecicela (👍 ) : "La démarche scientifique, c est une ou un ensemble de méthode(s) pour vérifier la capacité d une theorie à décrire/prédire les choses et donc son utilité. On ne sait toujours pas avec certitude quelle est ""la vérité"", mais c'est une démarches qui fournit des critéres de confiance en une théorie plutot qu'en une autre, et donc minimiser le risque d'erreur."

Et, je trouve super intéressant ton truc sur le PARADIGME COMPLEXE



Salut @Agate ! Merci pour ton intervention, et de nous encourager à rester respectueux (c'est bien agréable).

Est-ce que science et croyance existent pour répondre au même besoin?

Je trouve cette question intéressante! Paradox y répond peut-être partiellement en ayant écrit :

"Parce qu'un moment, dans la vie, il faut bien considérer comme vrai des choses, pour évoluer dans du concret." et "Mais y a un moment, faut bien se mettre d'accord sur la réalité, sinon on vit tous dans des mondes différents, et socialement, franchement, c'est fatigant."

@Caranaphor (Salut à toi Caranaphor 🙂 ) semble ne pas être d'accord: "Ce n'est pas le même domaine, on n'y "cherche" pas les mêmes choses, les approches sont différentes, les méthodes également"

J'aimerais aussi citer @Cecicela : "Mais le plus souvent les croyances (religions ou systemes en isme) me semblent la pour définir un socle de valeurs morales. Elles servent souvent à les structurer et à stabiliser une organisation sociale. Elles legitiment une organisation, et donnent du sens aux actions, norment les comportements : ce qui est bien ou mal."



@Airbus je trouve ta distinction intéressante: "Précision, il y a croire en tant que conviction (100%) et croire en tant que supposition statistique (~50%)."

Pour moi, il n'y a pas de croyance dont on ne puisse pas douter ( 😉 @Caranaphor ) il n'y a pas de croyance certaine (on ne croit pas une évidence, on en prend connaissance), je pense que "croire en tant que conviction (100%)", c'est en fait de la superstition. Et là @Merlin , je comprend bien que ça n'a rien à voir avec la science!



Salut @Juliette ! J'aime bien ce que tu as écrit: "Autrement dit, pour moi, la science telle qu'on la connaît et la pratique, n'a de valeur CERTAINE "qu'entre nous". Et puis, elle ne répond absolument pas aux questions existentielles......"

@Crabe_Fantome , merci pour tes interventions ! Je suis pas fan, mais presque 😄

Merlinle 21 mars 2026 à 09:07  •   129978

Même besoin, oui, comprendre le monde qui nous entoure... Un élément de survie, je dirais.

Pour mieux illustrer la différence fondamentale science/croyance, si quelqu'un m'affirme que la Terre est plate, j'ai les moyens de démontrer que c'est faux, même sans passer par l'expérience d'Eratosthène. De même, cette personne n'a aucun moyen de me démontrer qu'elle aurait raison, vu que j'aurais les arguments rationnels pour réfuter les siens.

Si cette personne m'affirme que sa défunte grand-mère lui parle dans sa tête, je ne peux pas démontrer qu'elle a tort. A l'identique, elle n' aucun moyen de me démontrer qu'elle a raison.

Dans le premier cas, la science est une réponse. Dans le second, c'est de la croyance pure.

Après, il y a bien sûr des théories scientifiques qui peuvent être incomplètes, ou avoir tort. Mais d'autres scientifiques peuvent démontrer qu'une théorie n'est pas valable, ou en trouver une meilleure (Einstein vs Newton, par exemple). Mais ces démonstrations se baseront sur des faits observables et des expérimentations répétées dans les mêmes conditions... Alors que si j'affirme que ma religion lave plus blanc que la vôtre, aucun de nous ne pourra convaincre le monde qu'il a raison...

Pas de jugement de valeur, là, juste l'explication de ce qui, à mon sens, est une différence essentielle. La science est démontrable ET réfutable. La croyance, non.

Crabe_Fantomele 21 mars 2026 à 10:49  •   129979

@Merlin c'est peut être là le seul intéret de la science: définir une structure terrestre commune. Les croyances on en a tous, religieuses, spirituelles, amoureuses, psychologiques etc. Mais tant que ces croyances sont acceptables, qu'elles soient acceptées. Et à la limite le platiste vit dans le même monde que les autres, sauf qu'il croit que c'est différent. Mais il fait ses courses dans les mêmes supermarchés, il bosse dans les mêmes entreprises, il va draguer dans les mêmes bars et au final il ne fait de mal à personne. Il passe juste pour un con. Et pour les autres est ce que c'est si grave d'avoir un collègue platiste? Est ce que le fait qu'il existe des platiste ça met en danger notre savoir et notre connaissance scientifique du monde? Peut être oui, si les platistes deviennent 95% de la population et qu'ils interdisent tous les outils permettant de démontrer que la Terre est ronde. Mais là on est dans la science fiction.

@albatro qu'est ce que j'aurais dû faire pour que tu sois fan? 😉

Merlinle 21 mars 2026 à 12:11  •   129980

@Crabe_Fantome
citation :
Mais là on est dans la science fiction.


Non, dans l'histoire. Et les tyrannies imposant les dogmes religieux ne sont hélas pas de la science-fiction. Et peut-être plus proches de nous qu'on le pense, hélas.

Rothle 21 mars 2026 à 12:30  •   129981

@Merlin

Ça me fait à quelque chose.

Comment gérer scientifiquement, voire même philosophiquement, l'obtention d'un résultat (scientifique) et / ou d'une preuve (scientifique), qui tant dans sa signification que son improbabilité, rejoint certaines croyances déjà très minoritaires, tout en atteignant ou dépassant certaines idées de science-fiction (ou certaines hypothèses de science) parmi les plus osées, farfelues ?

Et qui, ça va de soit, d'une certaine manière remet ainsi en cause des principes établis, la vision des choses.


Définitions et précisions contextuelles, déportées ici pour ne pas trop alourdir la question déjà bien chargée:
résultat (scientifique) et / ou d'une preuve (scientifique): obtenu, obtenue, dans l'application d'un protocole, d'une analyse a priori non réfutable, sauf à remettre en cause la notion même de résultat / preuve / protocole d'une manière générale.
signification: via l'interprétation de son sens, interprétation non ambiguë et non contestable.
improbabilité: le résultat / la preuve pourrait théoriquement relever de la pure coïncidence. Mais plus de chance de réussir à toucher le centre d'une cible de 10cm de diamètre sur Pluton ou même la Lune en lançant une fléchette à la main, que ça ne soit une pure coïncidence.

Crabe_Fantomele 21 mars 2026 à 13:36  •   129982

@Merlin Il y a 3 conditions pour que celà puisse arriver:

- la puissance militaire.
- la puissance économique (controle des ressources et de leur gestion).
- la division des autres peuples.

Du coup même si les platistes rassemblaient 50 millions d'adhérants, ce serait toujours pas gagné pour eux.
Cependant la méfiance fabrique un sentiment d'insécurité vis à vis de ce qui s'oppose à un ordre établi. Ce qui explique qu'un débat puisse devenir virulent de part la peur de chacun de perdre sa structure ou son idéologie.

Merlinle 21 mars 2026 à 15:20  •   129983

@Crabe_Fantome les platistes, probablement pas. Mais le retour à "l'ordre moral" imposé par les religieux fanatiques est à l'ordre du jour aux USA, par exemple (et ce n'est que le début). Avec, pour rester dans le sujet, d'imposer le créationnisme face à la théorie de l'évolution. La Terre a été créée il y a 6.000 ans, tout le monde sait cela...
Et on en revient aux dangers que je dénonçais dans mon premier post de ce fil. Nier la science, c'est aussi laisser la place à des religions qui vont supprimer le droit à l'avortement, à la contraception, criminaliser l'homosexualité et, pour finir, vous mettront en prison pour ne pas aller à la messe du dimanche et cloîtrer la femme au foyer, comme en Iran. Deux fondamentalismes, une seule oppression.

Moi je m'en fous, je serai condamné au bûcher d'emblée...

Crabe_Fantomele 21 mars 2026 à 17:35  •   129984

@Merlin Oui j'avais retourné le problème dans tous les sens et la solution n'est pas blanc ou noir mais un équilibre.

- C'est à dire que si tire à boulets rouges sur les religieux fanatiques, tu leur donne du crédit et accessoirement t'en fais des martyrs. Tu n'ignores pas que les martyres chrétiens sont pour la plupart des gens venus piétiner les temples païens, et que ça a plus moyen moyen aux païens qui les ont torturés et tués. Résultat? Toutes les batiments chrétiens anciens ont été construit sur les anciens temples païens. Notre Dame est super belle, mais avant c'était le temple de Jupiter, et probablement qu'avant c'était un lieu culte Celte.
- Mais si on ne fait rien non plus, il est très probable que le fanatisme religieux grignote des âmes au fil du temps.

Du coup je pense que l'équilibre est à maintenir: les laisser croire librement mais poser clairement des limites sur nos propres libertés, montrer les dents si besoin, puis mordre après 3 sommations. Si tu mords tout de suite, tu ne rends pas service à ton clan quelque part.

paradoxle 22 mars 2026 à 12:13  •   129989

"les platistes, probablement pas. Mais le retour à "l'ordre moral""...
Ben justement, ici je propose de retourner voir le fil "Vérités alternatives". Qui justement, tentait de pointer du doigt que les croyances en des complots était une stratégie de despotes. Et Les USA nous le démontre.

Parce que croire en une Terre plate, en soi, c'est pas grand chose. Mais ça sous-entend que la science nous ment depuis les grecs, que la Nasa nous ment, "Ils" nous mentent et nous contrôlent, houhou... la science c'est le mal !!! C'est les juif-illuminati-chinois-satanistes !!!

C'est pas bon pour la santé mentale et c'est pas bon pour le vivre-quand-même-un--peu-ensemble-sans-se-taper-dessus.

L'une des causes de la montée de violence un peu partout, c'est le fait qu'on est infoutu de se mettre d'accord sur les faits.


@albatro
"Bah, si c'est malgré tout réfutable, c'est déjà une raison valable de le remettre en question, non ?!"
Ben non, justement. C'est l'apport de Russel. Le fameux, "jusqu'à preuve du contraire". C'est-à-dire qu'il serait possible de prouver le contraire et pourtant, personne n'y arrive. On a donc de très bonnes raisons d'y croire.
Il serait facile de démonter la théorie synthétique de l'évolution. En trouvant un fossile de lapin dans les couches du trias, par exemple. C'est une façon de réfuter cette théorie, elle est réfutable facilement, tout s'écroulerait d'un coup.
Pourtant, à chaque fois qu'on trouve un fossile, sa temporalité biologique correspond à celle de la géologie, ça colle, et ça permet de construire des arbres phylogéniques de plus en plus fiables.
Donc plus personne n'a de raison valable pour le moment de remettre en question cette théorie qui évolue vers toujours plus de connaissances solides.
La génétique aussi aurait pu réfuter l'archéologie de ce truc. Mais non, elle vient corroborer de façon magistrale.


"la science est une croyance vraie justifiée, mais que ce n'est pas La Vérité !".
La vérité vraie complète et totale nous sera à jamais interdite. C'est de la prudence épistémique.

Rothle 22 mars 2026 à 12:42  •   129990

citation :
L'une des causes de la montée de violence un peu partout, c'est le fait qu'on est infoutu de se mettre d'accord sur les faits.

Mon expérience perso de ça, c'est plutôt que pour de plus en plus de gens:

"La liberté des autres s'arrête là où commence la leur".

Comme pour beaucoup de choses, trop de choses, depuis 10-20 ans il y a peu à peu des inversions de paradigmes comme celle-ci (les "vérités alternatives" en font aussi partie) qui pourissent littéralement le vivre ensemble qui pourait exister, et donnent le pouvoir à des despotes et / ou des abrutis finis (mais qui connaissent les ficelles).

fin du HS.

paradoxle 22 mars 2026 à 13:18  •   129991

L'histoire aussi a son lot de croyance. Et ceux qui la défendent en insistant sur la méthode scientifique ont sacrément du boulot.
Ici un très bon exemple de ce que je veux dire par un prof d'histoire débunkeur en ligne. Il a bien trouvé les mots, je trouve, pour cerner le danger des croyances qui nie la science ou par simple ignorance.
(Avec un exemple grossier d'ailleurs mais qui fait des vues.)
https://www.youtube.com/shorts/-KDa-bG1LFI

Juliette.le 22 mars 2026 à 14:23  •   129993

@paradox, un lapin au trias 😂

Par rapport à ce que tu dis de Russel, tu dis qu'il serait possible de prouver le contraire. Non, pas forcément. Ce que tu veux dire, c'est que c'est permis. 😉 Si une théorie, un principe, a été admis, il est irréfutable jusqu'à preuve du contraire. Dans les strictes conditions du "laboratoire ". Si on ne prouve pas le contraire, toujours dans ces strictes conditions, le principe est validé. Mais, ce n'est pas parce qu'un principe est validé suite à protocole scientifique dans des conditions précises, qu'il n'existe pas des paramètres que nous ne "voyons" pas. Et que, si nous étions capables de les percevoir (ces paramètres), le principe s'en trouverait, peut-être, non pas faux, erroné ou je ne sais quoi, mais plutôt genre "nul et non avenu"... Dans le sens, inutile. Ce que je dis là ne vaut donc aucunement pour tout ce qui concerne toute "avancée", en tous cas toute trouvaille sur le plan humain, mais plutôt comme une "direction" que nous ferions prendre aux choses examinées, et dans le but de trouvailles ayant valeur universelle, sens universel. Là, pour moi, s'impose forcément la limite de "l'entité " qui mène l'expérience.
Tout çà pour revenir à ce que j'ai écrit plus haut: la science nous aide, et même nous tient en une vie de plus en plus longue et confortable. Mais d'une vie plus savante, qu'au filtre de nos propres capacités...

"Plus je vais, et plus je sais que je ne sais rien". C'est déjà vrai au niveau d'un Terrien au regard de tout ce que l'humain a collecté comme informations, mais alors, sortis de notre condition.....


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