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Thomas d'Ansembourg : Vivre avec nos peurs

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Thomas d'Ansembourg : Vivre avec nos peurs
Vizualle 28 octobre 2020 à 14:21

Je poste ici car à l'image de l'oeuvre de CG Jung, tout parcours de vie consiste à consider ces parts d'ombre pour les transcender en Lumière: transmutter le plomb en Or :)
Un immense merci à l'inventeur de la Communication Non Violente, Marsal Roosenberg ainsi qu'a Thomas d'Ansembourg qui partage cette conference pleine de bienveillance et de pédagogie <3

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Etre_enfinle 11 mars 2021 à 13:52   •  

Merci pour ce partage, j'ai trouvé cela très enrichissant.

paradoxle 04 septembre 2021 à 19:12   •  

@Ambre31 , j'en suis à la moitié et c'est vrai que c'est riche et plein de bonnes choses. Et que ça risque effectivement de te parler. (certains trucs m'énervent un peu quand il parle de l'âme qui a peur quand elle entre dans le corps du foetus, par exemple mais je fais abstraction, ce n'est qu'anecdotique).
Là où ça m'a parlé pour le moment, c'est le fait de réussir à parler de ses peurs pour mieux les appréhender, pour trouver en soi la façon de les dépasser pour mieux écouter ses envies, ses inclinations, son élan de vie. Ne pas avoir peur de parler de ses peurs puisque ça fait partie de la vie.
Pas en parler pour accaparer l'autre, l'écraser, pas non plus pour chercher la reconnaissance ni pour jouer la victime ou être consolé en restant sctocher à ses peurs vu que c'est comme ça qu'on a gagné de la reconnaissance, de la compassion ou de la consolation. Non, parler pour mieux la comprendre pour la transformer.
En parler à quelqu'un pas pour lui demander son aide ou des conseils mais juste parce que ça clarifie les choses de les mettre sur la table (un peu comme moi un moment ici où j'avais besoin de parler et que l'on croyait que j'avais besoin d'aide, non, j'avais juste besoin d'écoute).

Il parle des pièges à communication : les auto-jugements, les préjugés, les pensées binaires et les "il faut". C'est pertinent.
Avoir conscience de tout ça permet de vivre avec ses peurs, de les fréquenter, les interroger pour plus de vigilance sur le chemin et ne pas de rester bloquer.
(je continue à l'écouter)
........

Oui, il est vraiment bien.
Il en vient au rapport aux parents : "tu seras gentil, tu feras ça, s'il te plait", ça veut dire que je suis méchant si je le fais pas. C'est tordu. Ça revient à dire "je t'aime si tu ranges ta chambre", ce qui revient à je ne t'aime pas si tu le fais pas. Ça manque de clareté, faut faire la part des choses. "Je n'aime pas quand tu ne ranges pas ta chambre mais je t'aime quand même, toi !". Beaucoup de blocages viennent de là. Parce que ce conditionnement, si nous voulons être aimé, être reconnu, etc, nous amène à être performant, à produire des choses. Nous croyons que nous sommes aimé pour ce que l'on fait plutôt que pour ce que l'on est. Nous avons beaucoup plus appris à faire qu'à être.

Alors qu'être c'est aussi vivre avec ses peurs pour apprendre à les dépasser, les maîtriser. Apprenons aux enfants à dépasser leurs peurs parce que plus on attend, plus ce sera dur.
Plus ce sera dur de décrocher du regard de l'autre. Dépendance bien plus destructrice que la dépendance à la drogue ou au jeu. Peur de déplaire fait que nous vivons sans nous plaire, en mettant de côté nos propres élans de vie. Une difficulté à mettre l'estime de nous en nous. Mais ça se jardine, l'estime de soi.

En plus il a des très belles métaphores.

C'est chouette aussi ce qu'il dit de notre fantaisie, tellement éteinte par nombre de rabrouement de la part des adultes et que nous avons enfouie tant bien que mal pour gagner l'intégration. Et le piège c'est de rejeter la fantaisie des autres, l'altérité, la différence parce que toi, on t'a demandé dêtre pareil.
J'aime bien sa façon de parler de l'individu et de ses peurs et en rapport à l'autre et la société en général, en tant que membre de cette société.
Puis la peur du conflit, ça nous touche tous, il me semble. Apprendre à accepter le conflit en travaillant son estime de soi pour accueillir les reproches sans colère et apprendre à accepter la différence pour accueillir le discours de l'autre et vive-versa.
Ensuite apprendre à dire non (tiens, ça résonne avec un autre fil) et à savoir évidemment entendre non.
Et puis, savoir accueillir nos émotions.
Il parle bien de la peur du changement aussi.

Ne plus avoir peur d'avoir peur.

(Par contre je vois pas bien le rapport avec Jung vu qu'on est en pleine approche systémique ouvertement anti-psychanalyse. En fait, je n'avais pas regardé cette conférence une fois postée à cause de ce truc mystico-alchimique en présentation. Alors qu'on en est bien loin.)

Ce gars à aussi une conférence sur le net qui dit : Cessez d'être gentil, soyez vrai ! Je vais la poster, tiens !

paradoxle 04 septembre 2021 à 21:33   •  

Alors, j'ai regardé une heure de la conférence qui suit et je peux pas m'empêcher de déjà la partager, ça tue. C'est le même gars que plus haut, il y a des choses qui se répètent mais avec une autre perspective.
C'est un mélange réussi de psychothérapie systémique (psycho de la relation à l'autre et écologie de l'esprit de Bateson), de conscience non-violente avec exemples parlants, et d'une touche d'approche existentialiste (la relation avec la vie elle-même).
Cessez d'être gentil et soyez vous même. Contre intuitif, n'est-ce pas ? Je le laisse vous convaincre, je recommande chaudement.
C'est aussi une très bonne approche pour arriver à dire non (fil de @zozotte), parce que dire non à quelque chose, c'est dire oui à autre chose. Et donc de savoir entendre ce non. Allez, j'écoute la fin.
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paradoxle 04 septembre 2021 à 22:07   •  

C'est vraiment génial.
Combien de fois on entend "exprimer ses besoins". Sauf que dire, "j'ai besoin d'être aimé, de complicité" peut faire peur quand la relation chavire depuis un moment. Il faut faire une demande concrête : "ça te dira d'aller faire faire les courses main dans la main, y a longtemps qu'ona pas fait ça".
Juste un exemple parmi d'autres, il assure vraiment. En famille, au travail, etc. Choyer la relation, ça passe par le mental, l'émotion, le besoin, la démarche pour accorder tout ça.

Ambre31le 05 septembre 2021 à 02:05   •  

Alors, moi aussi, j'ai du mal avec l'âme, mais je ressens bien la notion qui va avec, ça me parle de la force du fantasme de toute puissance : infini, complétude, raison d'exister pour trouver ce que l'on va apporter comme participation au monde. Et pour moi, ce n'est pas une notion spirutuelle ou de déterminisme, mais juste une manière d'honorer ce truc merveilleux d'être vivant.

Bon, @paradox en a écrit déjà beaucoup, j'ai noté encore quelques autres moments que je jette en vrac ci-après, il y aura peut-être des redites.

Il parle de 3 niveaux de peur, les peurs circonstancielles (peur d'un truc précis lié à une circonstance comme peur de manquer d'argent en quitttant un boulot par ex), peur essentielle ( peur liée à des blessures enfantines, besoin de faire partie du groupe, peur de se montrer différent) et peur exstentielle ( peur de ne pas se réaliser pleinement, être heureux).

Il parle de 3 parties de soi à faire converser : l'élan de vie ( ce qui nous fait tressaillir), le moi profond ( sage), et les peurs ( ça me parle de ma recherche d'équilibre entre peur et envie 🙂)

Quitter la pensée binaire pour une pensée réconcilante et réconfortante.

Accepter l'inconfort de regarder ses peurs, de les comprendre, de comprendre ce qui les active, pour pouvoir les transformer.

"travailler, muscler, jardiner une juste estime de soi [...] sentir que nous sommes bien lestés d'amour par l'intérieur"
( réf au fil "apprendre à s'aimer soi-même").

Développer sa capacité d'accueil de la différence de l'autre.

Dire non à temps, parce qu'on ne dit pas non en attente de quelque chose, et qu'on risque de le faire payer si ce quelque chose ne vient pas.

"Tu as des besoin, j'ai des besoins, on compose" ( ah, ben, là je retrouve Mary Parker Follett)

"Ne plus avoir peur de ma peur [...] la peur n'est pas un accident dans ma vie [...] la peur est un ingrédient de la vie, elle fait partie du cheminement".

Merci @Vizual !

Juliette...le 07 septembre 2021 à 19:12   •  

Oui, très bénéfique cette écoute. Mais je me dis qu'il faudait se l'écouter tous les jours pour que ça prenne vraiment...

Ambre31le 08 septembre 2021 à 09:24   •  

J'ai enfin trouvé le temps de viosonner un petit bout de la vidéo sur "cessez d'être gentils soyez vrais" (reflexion personnelles ... par petits bouts ( 🙂 suis-je dans le "faire faire faire" ? ou ces visionnages ne sont ils pas des respirations pour vérifier que je suis bien sur le bon chemin, dans un moment inconfortable de changement ?).

Voici donc les premières perles qui me sont apparues. Je commence par un petit bout. Je poursuivrai peut-être par un autre bout plus tard, à voir...

Le plus souvent nous nous sommes construits avec des messages de nos parents que nous avons perçu comme nous indiquant que "l'amour qu'on nous portait était conditionnel", qu'il nous fallait y répondre "être conforme à la norme", "délivrer le résultat" "pour maintenir à tout prix l'amour"

Il parle de "conscience non violente" plus largement que communication non violente parce que "ça ne sert à rien de plaquer un jargon non violent sur une conscience pétrie de mécanismes violents"
Il parle d'un "tragique manque de discernement de cosncience pour nommer ce qui se passe en moi, mes sentiments et mes besoins". "les gens ne se comprennent pas dans leurs émotions" et du coup il y a des "malentendus" qui sont composés de combinaisons entre un "mal exprimé" avec un "mal écouté".

"Dans la conscience non violente nous aurons l'occasion de développer une relation plus paisible avec nous, avec l'autre et avec la vie".

"l'énergie est complètement différente, quand vous donnez par joie, par contribution, par plaisir de contribuer à la joie de l'autre au bien-être de l'autre, vous êtes dans un élan régénérateur, mais quand vous donnez par peur de perdre l'amour de l'autre, là, vous êtes dans un mouvement de perte d'énergie et c'est tout à fait différent".

"il est rare que si je m'écoute 3, 4, 5 jours de fil, dans mon doute ou dans ma peur, ou dans mon angoisse [...] il est rare que je n'ai pas une émergence si je fais de la place. Par contre si je bloque le doute, la peur, l'angoisse, je ne veux pas voir, alors là ça se maintient et ça dure. Donc moi je te propose qu'on en parle, à l'aise, on va aller voir. Et ils sont où les papas et les mamans qui ont appris ce langage de la vie intérieure pour tenter de rejoindre là où il est sans essayer de l'amener là où je voudrais qu'il soit ? " (22:30)

Ambre31le 11 septembre 2021 à 09:30   •  

Comme il le disait pour la peur, " le conflit ne semble pas être un accident de la vie mais un ingrédient, un ingrédient de croissance"
"Le conflit est une friction qui nous amène à enlever des couches pour aller a l'essence"
"à la fois travailler l'estime de soi et l'accueil de l'autre"
"Ce double enjeu est une clé pour la capacité de résoudre les conflits"
"Le conflit est nécessaire par moment pour entrer dans une nouvelle couche de conscience, ou un autre palier de conscience. Et ce que nous craignons, ce que l'ego craint ..., c'est le changement, c'est d'aller à un autre stade et donc de perdre une certaine forme. Alors il y a chez nous un grand attachement a une certaine forme. ' je suis comme ça, je ne changerai pas' (...) et c'est l'attachement qui nous fait souffrir."
Je m'arrête la pour ce matin (44'15").
J'y vois des clins d'oeil, notamment à nos discussions ailleurs sur l'égo, et à mon sens un peu dans tous les fils où il est parfois difficile de dépasser la simple juxtaposition de nos perspectives. Et surtout je retrouve texto ce que Mary Parker Follett appelle "conflit créateur" "friction" entre des "esprits" qui tant qu'elle est "evoking" (et la je bloque un peu pour traduire ça par un seul mot : tant qu'elle a une capacité à faire émerger des idées a susciter... Si vous avez une idée je suis preneuse 🙂) est une source d'avancée pour chacun.

Ambre31le 11 septembre 2021 à 10:49   •  

Je voudrais pour préciser la notion d'un conflit qui n'est en fait pas "conflictuel", qui n'est pas un affrontement chez MP Follett, comme chez d'Ansembourg, rajouter ici quelques citations de MP Follett.

Conflit : le conflit-différence est créateur d'intégration « la friction entre deux esprits [est] une bonne chose [...] pas comme une lutte, mais comme l'apparence d'une différence [...] d'opinions, d'intérêts" (Follet in Metcalf et al., 1941: 30-31). A l'inverse, le conflit-affrontement entre « deux alternatives exclusives » (Follett, 1970 : 10), résultant de l'évitement, la domination et le compromis réapparaîtront systématiquement un jour ou l'autre (Follet in Metcalf et al., 1941 : 35)


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